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samedi 9 septembre 2017

Contrats aidés: le déplacement de Philippe à Pau perturbé par des manifestants

Le premier ministre de Macron, hué et sifflé par des Français mécontents  

Une centaine de personnes a manifesté son mécontentement des mesures prises par le gouvernement

Des membres des Calendreta (écoles immersives en langue occitane) ont dénoncé la fin "brutale" des contrats aidés décidée par l'exécutif pour 2018, lors de l'inauguration samedi de la foire de Pau par le premier ministre Edouard Philippe"Nous déplorons l'arrêt brutal des contrats aidés à la veille de la rentrée," a déclaré Nathalie Cazenave, membre de la fédération, défendant "un des maillons indispensables pour assurer notre mission".

Le Premier ministre,
proche d'Alain Juppé, accompagné de 
François Bayrou, maire de la ville, ex-ministre démissionnaire de son gouvernement, le patron du MoDem ont été fraîchement accueillis par des opposants rassemblés à l'entrée de la foire annuelle de Pau
 
Dans le groupe hétéroclite de manifestants figuraient des élus du Bassin d'Oloron protestant contre la fermeture de la maternité d'Oloron-Sainte-Marie programmée en 2018, des représentants de la FDSEA réclamant la mise en place d'un plan d'accompagnement des éleveurs de palmipèdes, ainsi que des militants de la CGT. "On est tous des fainéants !", a lancé l'un des extrémistes de gauche, faisant ainsi allusion aux propos polémiques du président Macron en Grèce. 
"Le Premier ministre nous a dit qu'il faut convaincre Bruxelles d'autoriser la France à verser ces aides", a-t-il poursuivi. "Il semble conscient de ces enjeux. N'oublions pas que les agriculteurs sont depuis plusieurs mois sans revenu", a-t-il ajouté.

Philippe et son escorte ont été accueillis par des huées et des sifflets

A l'intérieur de la foire, d'autres manifestants ont scandé des slogans hostiles à son encontre. "Loi Travail, non non non ! Rendez-vous le 12 !", a lancé l'un d'entre eux, en référence à l'appel à une manifestation le 12 septembre contre le projet de réforme de droit du travail. 

19 délégations avaient demandé un rendez-vous à Edouard Philippe. 
Seule celle de la FDSEA a été reçue par le Premier ministre, en rendez-vous "au débotté" à son arrivée à l'aéroport de Pau, samedi matin. 

Des élus ruraux de Pyrénées-Atlantiques avaient également décidé de boycotter la visite d'Edouard Philippe, mécontents de ne pas avoir obtenu de rendez-vous avec lui pour évoquer leurs inquiétudes sur l'avenir des petites communes. L'ancien candidat à la présidentielle et toujours député des Pyrénées-Atlantiques, Jean Lassalle, a suivi Edouard Philippe et son ancien compagnon François Bayrou dans les allées de la foire. "Je vais voir si le Premier ministre me reconnaît. J'ai été député avec lui", a-t-il raillé.

Le vendredi 01 septembre 2017, a
lors qu'il se montrait à la Foire agricole de Châlons-en-Champagne, parce que son maire est Benoist Apparu, un juppéiste, comme Edouard Philippe, le premier ministre avait déjà été copieusement sifflé à son arrivée par des représentants de la CGT.

VOIR et ENTENDRE
les huées - dont des "assassin" - et les sifflets pendant le face à face tendu avec une représentante de la CGT :  
"Qu'est-ce que vous nous cachez ? Il y en a ras-le-bol !" l'a interpellé la cégétiste ajoutant : "on a souffert avec Hollande. On a souffert avec Sarkozy. Ça suffit ! Les gens sont en colère. Ça suffit".
"Calmez-vous madame" a débord demandé le Premier ministre avant de lui expliquer : "Madame, vous dîtes : "Qu'est-ce que vous nous caché ? Rien. On ne va rien cacher. On va à l'objectif qu'on s'est fixé".

lundi 15 février 2016

Les agriculteurs votent socialistes, mais se mettent en colère à Vannes

Les incohérences des Bretons, ça va bien !

Jeudi soir à la télé, le président Hollande avait solennellement promis que "les choses allaient bouger." Elles bougent !


Fantôme et pourtant reconduit- le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, ne se fera finalement pas représenter par l'ambassadeur lors de ce Conseil européen, où la France compte notamment demander "un plan européen de stockage" pour désengorger le marché de la surproduction de lait et de porc.
Dès 06h00 lundi, les agriculteurs méfiants, qui réclament que leur production soit payée au juste prix, dénoncent les sanctions européennes contre la Russie et les cours trop bas de leurs productions et les pressions de la grande distribution française. 
Samedi 13 février, de nouvelles actions ont été menées en Ille-et-Vilaine à Saint-Grégoire, Saint-Malo, Fougères et Vitré, et dans les Côtes-d'Armor à Saint-Brandan, Ploufragan, Pléneuf-Val-André, Lamballe et Pluduno. Le centre Leclerc de Quimperlé, dans le Finistère, a lui aussi été bloqué. Ce lundi matin, ils ont répliqué à la promesse présidentielle en encerclant Vannes, peu avant le début d'un Conseil européen sur l'agriculture, à Bruxelles.

A 08h45, les agriculteurs occupaient environ six échangeurs d'accès à la ville, selon le préfet du Morbihan. Ils ont mis en place des barrages bloquants ou filtrants qui laissent possible l'accès à la ville. Dimanche, le préfet du Morbihan avait pourtant pris un arrêté pour interdire la circulation des véhicules agricoles lundi de 06h00 à 19h00 dans la commune de Vannes.
Arrivés en opérations escargot, ils se sont donc positionnés aux échangeurs conduisant à la ville, tandis que les forces de l'ordre filtraient les entrées de la ville pour empêcher le passage des engins agricoles, au risque de ralentir le trafic.
VOIR et ENTENDRE un reportage sur le blocage de la laiterie Laïta à Créhen, dans les Côtes-d'Armor :


Créhen. La laiterie Laïta bloquée par des... par Letelegramme

L'un des tracteurs de la manifestation, qui arbore un drapeau breton, arborait une pancarte de désespoir:  "La mort est dans le pré".

Le centre E. Leclerc de Quimperlé à nouveau 
bloqué ce lundi
Les agriculteurs multiplient depuis un mois les actions de sensibilisation des pouvoirs publics, principalement en Bretagne, mais aussi dans l'Ain, ce lundi. Sur les barrages routiers de Bretagne, ils ont brûlé des pneus et déversé des tonnes de déchets, encerclant Lorient et Rennes le 27 janvier lors d'une journée où ils ont mis en place près d'une trentaine de barrages en Bretagne. Des barrages qui ont tenu parfois plusieurs jours.

Ils ont aussi manifesté devant des permanences d'élus, puis leur colère s'est tournée il y a plusieurs semaines vers les plateformes logistiques de la grande distribution, tandis que ni Valls, ni Hollande n'a fait le déplacement en Bretagne pour écouter leurs appels au secours.
En septembre dernier, Stéphane Le Foll, ministre intermittent de l'Agriculture, avait annoncé qu'il ne se rendrait pas au Salon international des production animales (Space), à Rennes. "Il y a une volonté que le Space se déroule dans de bonnes conditions", avait déclaré Le Foll, justifiant ainsi son absence au deuxième salon agricole de France, pour la première fois depuis 2012. Il s'était fait tirer les oreilles et s'était finalement ravisé pour deux heures de visite, comprenant une rencontre avec les organisations syndicales, les élus et les institutionnels et une déambulation dans les travées du salon: à 10h30, l'ex-député de la Sarthe n'était plus là.

VOIR et ENTENDRE les ostréiculteurs justifier leur soutien aux agriculteurs:
 


Les agriculteurs sont étranglés par les prix qui leurs sont imposés à la production,
alors qu'à la vente ils ne baissent pas dans la grande distribution. Ils réclament donc, entre autres, de meilleurs prix d'achat de leurs produits.
Les ministres de l'Agriculture et de l'Economie ont alors accentué la pression sur la grande distribution, vendredi, afin d'amener les grandes enseignes du secteur à revoir leurs pratiques de fixation des prix auprès des industriels et producteurs agricoles, asphyxiés par des rémunérations trop basses.

Sur 5 départements, 3 ont voté PS et la Bretagne est entre les mains du cumulard Le Drian, ministre et président de région intermittents

Le Drian reste transparent en Bretagne. 66 départements ont voté pour la droite, 30 pour la gauche en France, dont le Finistère, l'Ille-et-Vilaine et la Loire Atlantique: particularisme breton ?
Ayrault en a tiré sa leçon: il est entré au gouvernement, comme ministre de voyages à l'étranger. Quand les élus socialistes de Bretagne et les Bretons vont-ils exprimer leur soutien aux agriculteurs de leur région ?


lundi 1 février 2016

Les agriculteurs en colère seront demain à Chartres: ils y attendent Hollande et Le Foll

Les agriculteurs poursuivent leurs actions dans l'ouest de la France

Les éleveurs tiraient, depuis des mois, la sonnette d'alarme en raison des cours trop bas

Ces prix sont inférieurs aux coûts de production, auxquels le porc, le lait et la viande bovine sont achetés par les industriels de la transformation. De nombreux agriculteurs en faillite sont contraints de mettre la clé sous la porte. 
Or, malgré leur mobilisation, la situation des agriculteurs n’a pas vraiment évolué en dehors des quelques rustines proposées le 3 septembre, à la suite de la manifestation des éleveurs et céréaliers normands à Paris].
Le gouvernement doit prendre en compte l’urgence de la situation, insiste Yves Bazy, producteur de lait dans les Côtes-d’Armor et secrétaire général de la FDSEA. Et il doit prendre, par exemple, ses responsabilités par rapport aux conséquences de l’embargo russe. "Cette décision politique nous a touchés par effet de domino. Les Allemands, qui vendaient beaucoup aux Russes, ont perdu de gros marchés, donc ils se sont rabattus sur notre marché national. Sauf qu’ils sont plus compétitifs que nous et vendent mieux. "Je ne produis pas encore à perte mais ça ne saurait tarder ! Il me manque six centimes d’euros par litre de lait pour couvrir mes dépenses et faire un minimum de bénéfice. Le prix payé au producteur pour son travail est bien en dessous de son coût de production. Certains d’entre nous ont vraiment du mal à s'en sortir", explique-t-il depuis des mois.

A l'appel des Jeunes agriculteurs (JA) et de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA), mercredi 20 janvier, une centaine d'agriculteurs des Côtes d'Armor et une quarantaine de tracteurs a donc commencé, à bloquer la N12, qui relie Rennes et Brest, à la sortie de Saint-Brieuc. Les éleveurs voulaient ainsi attirer l'attention du gouvernement sur les milliers d'emplois menacés par la crise du secteur.

Le blocage de la Nationale 12 le 22 janvier dans l'après-midi ou le rassemblement dans les rues de Rennes ce matin attestent de la volonté des producteurs de lait et de viande de continuer à faire pression sur le gouvernement. A Quimper, la situation avait été très tendue, avec des poubelles incendiées et des déchets déversés devant la préfecture.
Et les actions se sont multipliées. Au même moment, devant la préfecture de Laval, des agriculteurs sont venus avec des panneaux de leurs villages, comme pour montrer qu'ils craignent d'être rayés de la carte. "Les consommateurs continuent de payer, voire même plus cher, et pourtant nos produits sont de moins en moins chers", explique ainsi un éleveur aux autres manifestants. Des actions sporadiques se propagent dans tout l'ouest de la France.

En pleine manifestation devant la préfecture de Rennes (Ille-et-Vilaine), les autorités se résolvent à organiser une réunion de conciliation. Mais boycottée par la principale fédération agricole, son échec symbolise du difficile dialogue entre les éleveurs et les pouvoirs publics. 

Jeudi 28 janvier, les autoroutes ont été bloquées à une vingtaine d'endroits. Une semaine maintenant que les agriculteurs en colère sont mobilisés, comme dans la Manche. "C'est pas la première fois malheureusement, donc on espère que ce sera la dernière mais si on doit revenir, on reviendra", assure Aurélie Cauchard, agricultrice.


La table ronde a été reportée en Bretagne et Stéphane Le Foll a été hué et sifflé par les céréaliers à Reims. Le ministre intermittent de l'Agriculture a reçu une salve de remarques hostiles telles que "vous avancez en reculant !", "au travail !" ou "démission !" 
Bruno Le Maire interpelle même François Hollande sur l'agriculture qui se meurt. Les éleveurs ont poursuivi la mobilisation. 

Après un "mercredi noir", le 27 janvier, les manifestants ont poursuivi leur mobilisation
le jeudi 28 en Bretagne, en Normandie et dans les Pays de la Loire.

VOIR et ENTENDRE 
le patron de la FNSEA réclamer "un ministre à temps plein"...


Ils demandent au premier ministre de leur accorder un peu d'intérêt et de considération
et réclament la venue de Manuel Valls.

Les agriculteurs d'Eure-et-Loir ont appelé à la "mobilisation générale," le mardi 2 février

La FDSEA et les Jeunes agriculteurs d’Eure-et-Loir attendent une "mobilisation générale", demain mardi, à Chartres "pour la survie des exploitations agricoles d'Eure-et-Loir". Les agriculteurs d'Eure-et-Loir ont déjà démontré ni de détermination, ni d’imagination pour mener des actions marquantes et spectaculaires lorsqu'ils doivent défendre leur avenir. 

A partir de 6h15, à l’appel de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs d'Eure-et-Loir, les manifestants se rassembleront, avec leurs engins agricoles, sur trois points de rendez-vous de la périphérie chartraine

- Le grand parking du restaurant "Mon idée" près du rond-point de la route d'Illiers-Combray.

- La ferme des Quatre Vents entre Bonville et Gellainville.

- Face au magasin Baobab, à Lèves. 

Les tracteurs convergeront, ensuite, vers la cité administrative, à Chartres, afin d’en bloquer les accès: les cortèges devraient s'y retrouver pour 7 heures. Jean-Michel Gouache, président départemental de la FDSEA, en explique le motif : "L’État nous empêche de travailler. Nous allons donc empêcher l’État de travailler."
Une délégation devrait être reçue par le préfet d'Eure-et-Loir. "Nous souhaitons, également, rencontrer les parlementaires, pour leur exposer nos difficultés," insiste aussi les agriculteurs en colère.

Depuis le début des manifestations des agriculteurs, dans l'ouest de la France, ceux d'Eure-et-Loir étaient restés plutôt discrets. Mais des représentants de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs d’Eure-et-Loir se sont déplacés au Mans, ce mercredi 27 janvier 2016, pour manifester avec leurs homologues de la Sarthe.
Ce vendredi 29 janvier, les secrétaires généraux de la FDSEA et Jeunes agriculteurs d’Eure-et-Loir cosignent l'appel à mobilisation "pour la survie des exploitations agricoles d'Eure-et-Loir". 

Etrangement, les agriculteurs de la Confédération paysanne
(gauche altermondialiste) et du MODEF (anarcho-communistes) ne semblent pas souffrir
En revanche, Bertrand Petit, secrétaire général FDSEA 28, et Pierre Manent, secrétaire général JA 28 l'affirment: "Nos productions souffrent. Ce n’est malheureusement pas nouveau pour l’élevage, mais la situation est loin de s’améliorer malgré les fortes mobilisations de l’an passé et la crise s’étend désormais aux productions végétales."
"[...] La pression ne doit pas tomber si l’on veut se faire entendre. [...] Les organisations professionnelles agricoles, les coopératives, les centres de gestion et les concessionnaires doivent se sentir concernés par cette mobilisation et devront se montrer solidaires en rejoignant le mouvement. Tenez-vous prêts, nous comptons sur votre présence pour la survie de notre agriculture !"


Le ministre de l'Agriculture devait rencontrer les éleveurs dans les prochains jours.
Sous la pression, Stéphane Le Foll a finalement consenti ce dimanche à rencontrer des agriculteurs (triés sur le volet) mardi prochain. En compagnie du président François Hollande, il rencontrera la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs, a-t-il annoncé à l'occasion du Grand Rendez-Vous Europe 1/i-télé/Le Monde.
Le ministre de l'Agriculture a également fait savoir qu'il déposera un texte la semaine prochaine à l'Union européenne "pour faire bouger les lignes":
Sur la question de l'endettement des éleveurs, Stéphane Le Foll a rappelé qu'"un délai supplémentaire est accordé aux éleveurs. L'année blanche se poursuit jusqu'à la fin juin".

Après que la France ait été moteur pour des sanctions contre la Russie sur le sujet de l'Ukraine, le ministre de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement s'est à nouveau déclaré favorable à la levée des "sanctions sur la Russie qui touchent en priorité la filière porcine". Au vu des effets désastreux de leur politique étrangère, les matamores de l'exécutif a rétro-pédalé. "Bien sûr, je souhaite une levée des sanctions; le président de la République le souhaite également. Je suis allé en Russie pour négocier avec les Russes à ce sujet", a-t-il déclaré. Cette position est partagée par l'ensemble du gouvernement, selon le ministre. "Emmanuel Macron, qui est allé en Russie il n'y a pas longtemps, souhaite que les sanctions soient levées d'ici l'été; je suis d'accord", a-t-il ajouté, quoiqu'un peu tard. 

Ce revirement et ces propos pour que Stéphane Le Foll souligne au final que "ce n'est ni le ministre de l'Agriculture ni même la France qui négocie avec la Russie", mais l'Union européenne. Or, Le Foll ne précise pas qu'il y sera absent: il se fera représenter par l'ambassadeur...

jeudi 21 janvier 2016

Les exploitants agricoles bretons votent PS, puis bloquent les routes et veulent Valls qui file à Davos

Les éleveurs bretons, délogés de la N12 - sans voir Valls -veulent continuer leurs actions

Depuis mercredi 14h, les éleveurs 
de Saint-Brieuc d'abord, puis des Côtes-d'Armor et du Finistère, 
ne décolèrent pas. 

Les éleveurs souhaitent rencontrer le Premier ministre Manuel Valls samedi. La disparition et la menace sur des milliers d'emplois, ainsi que la précarisation du métier attisent leur colère. Dans cette attente, ils bloquent la RN12 dans les deux sens sur la commune d'Yffiniac, à environ 10 km de Saint-Brieux (orthographe de L'Express: comprendre Saint-Brieuc), selon Le Télégramme.
En septembre, le gouvernement avait pourtant annoncé trois milliards d'euros d'aides en trois ans. Une mesure jugée "insuffisante et inefficace" par les professionnels, rapporte Le Parisien. Le Préfet des Côtes-d'Armor a dit faire remonter leurs doléances, mais a demandé leur départ de la RN12, ce jeudi. 

Ils ont levé les blocages, contraints et forcés par les forces de police

Des éleveurs brûlent des pneus sur la RN 12,
le 20 janvier 2016, près de Saint Brieuc
"Dans le calme", selon L'Express, malgré les images, environ 300 éleveurs ont levé  le blocage de la N12, dans les deux sens ce jeudi à l'aube. Ils demandaient à rencontrer Manuel Valls samedi et dénonçaient la disparition de milliers emplois et un étranglement financier. 

"Une nuit sur la N12" 
Cette tournure donne à croire que L'Express pourrait avoir partagé cette nuit-là, mais l'hebdo cite constamment Le Télégramme et fait donc illusion à partir des dépêches de l'AFP et de la presse régionale. Il n'a manifestement été qu'un observateur distant, voire indifférent, tant la qualification du journaliste anonyme est peu apparente... 
"Cela faisait bientôt 20h que 300 éleveurs occupaient la N12. Une quarantaine de tracteurs étaient stationnés [accord de proximité] sur le bas-côté, précise le Télégramme, repris par L'Express depuis Paris. La glissière de la sécurité qui séparait la chaussée aurait été arrachée [on n'est pas sûr, vu de Paris !] et des objets et détritus étaient jonchés au milieu des voies [sic]. 
Les éleveurs "regrettent" [simplement] de ne pas gagner assez leur vie et assurent [ils ne sont pas crédibles?] que des milliers d'emplois sont menacés. Leur objectif : obtenir la vue [sic] du premier ministre Manuel Valls en Bretagne [passons sur la qualité de la langue: comme s'ils ne le voyaient pas assez à la télévision...]. Ils ont finalement à la demande du Préfet accepté ce jeudi matin de lever dans le calme le barrage [absence de ponctuation], qu'ils avaient tenu toute la nuit, dans des conditions climatiques difficiles. La FDSEA espère que le gouvernement mettra en place des réformes structurelles, car "la compétitivité française est plombée par une sur-réglementation et des charges sociales qui ne cessent de croître", rapporte Le Télégramme ." [L'Express n'a pas dépêché de journalistes et n'a rien vu.]

"Ras les bottes" à Quimper 
La grogne ne fait que monter dans le reste de la région. Une centaine d'agriculteurs a aussi manifesté [accord correct, cette fois, avec le sujet [le hasard fait bien les choses] à Quimper mercredi à l'appel des Jeunes Agriculteurs, avec un mot d'ordre: "Nous en avons plein les bottes" [ce qui est non pas un mot d'ordre, mais un slogan]. Ils ont souhaité symboliser la disparition des emplois, à l'aide de bottes vides, comme on le voit sur cette vidéo, qu'ils ont ensuite lancées dans le jardin de la Préfecture. Les jeunes agriculteurs ont aussi brûlé des pneus et de la paille pour marquer leur mécontentement. 

Les éleveurs bretons de Saint-Brieuc, délogés de la RN12 par les forces de l'ordre jeudi matin restent déterminés à continuer leurs actions

Des éleveurs de la FDSEA des Côtes-d'Armor ont aussi fait barrage aux deux entrées d'une cité administrative, dans la soirée, rapporte encore Le Télégramme [sans lui, que deviendrait L'Express!].  La veille, une centaine d'agriculteurs du pays de Quimper dans le Finistère s'était aussi retrouvés à Guengant [il doit probablement s'agir de Guingamp (Côtes d'Armor): le rédacteur n'a donc aucune notion d'orthographe ni de géographie: il est donc bien journaliste, mais n'appartient ni au service Education, ni au service des sports], à environ 40 km au sud est de Vannes, dans le Morbihanà l'appel du collectif SOS Elevage en danger.  La veille aussi, ce sont des éleveurs laitiers dans le Morbihan toujours, qui avaient bloqué un rond point. Ils ont d'ailleurs l'intention de poursuivre leur "action routière", le week-end prochain à Vannes et à Lorient.

"On va continuer. Si on nous déloge, on va sur un autre endroit: il faut qu'on nous entende", a expliqué Didier Lucas, président de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles, qui a appelé à cette mobilisation avec les Jeunes agriculteurs (JA). 

L'évacuation de plusieurs dizaines d'éleveurs présents sur la RN12 (Rennes-Brest) ce matin peu avant 08h00 s'est déroulée dans le calme, selon un correspondant de l'AFP, qui ne mentionne pas l'intervention de la police: selon la terminologie de France Info, "les forces de l'ordre lèvent le blocage"...
Mais l'axe reste coupé à la circulation et les déviations sont toujours en place, le temps de remettre en état les voies et si les éleveurs se laissent impressionner. La préfecture espère rouvrir la RN12 sur une voie dans chaque sens d'ici 17h00.

Pendant ces longues journées,
où est le président de Région Bretagne que les Bretons ont reconduit ? Le Drian n'arrive pas, dit-on, à être sur tous les fronts: la guerre au Proche Orient et en Afrique et la paix en Bretagne. 

mercredi 19 août 2015

Le Foll nie l'impact sur nos éleveurs des sanctions occidentales contre la Russie

Le ministre socialiste pourrait se résoudre à réclamer à l'UE la levée de l'embargo russe sur le porc

Il suffirait que Hollande se retire de la ligue européenne anti-Poutine derrière Obama

Hollande sait rétropédaler, 
mais la crise dans l'élevage ne le motive pas suffisamment. Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll s'entête à ignorer les causes et se focalise sur les effets de la politique de Hollande et Valls sur lesquels ils n'ont pas prise: une manière d'enfoncer davantage les filières du porc et du lait. Il a donc assuré mercredi qu'il compte mener des "discussions solides et sérieuses" avec ses alliés européens pour tenter de venir à bout de l'embargo russe sanitaire sur le porc.

Dans l'embargo russe, la partie diplomatique est liée à la question des sanctions sur la Russie en soutien aux rebelles au pouvoir  l'Ukraine, "mais avant cela il y avait un embargo sanitaire lié à la peste porcine qui avait été détectée dans l'Est de l'Europe", a raconté le ministre interrogé sur France 2.
L'ambigu Le Foll ne dit pas tout
"En janvier 2014, la Russie a mis un embargo qualifié de "sanitaire" sur l'ensemble des produits issus de la viande porcine en provenance des États Baltes et de la Pologne en raison de cas de peste porcine africaine. Ces 4 pays représentent 10% environ des exportations porcines de l'UE vers la Russie. Or, à la différence des autres pays du monde, les échanges entre l'UE et la Russie ne se font pas sur une base de certificats vétérinaires nationaux, mais sur une base d'un certificat sanitaire européen. C'est alors l'ensemble du territoire européen qui est exclu d'exportation vers la Russie", a écrit Jean Arthuis,dans un courrier de sensibilisation d ministre de l'Agriculture. Et d'ajouter: "En août 2014 la Russie a introduit un embargo "politique" à l'encontre d'un certain nombre de produits agricoles en provenance de l'UE." Motif: les sanctions occidentales des Européens alignés derrière Obama sur la question controversée de la Crimée.
Le Foll réagit le 19 août 2015 à une suggestion de Jean Arthuis daté du 21 juillet.
Après une année et demie d'embargo, il est alors temps de reprendre la négociation entre la Commission européenne et les autorités russes. Il y a urgence à revoir les règles du certificat sanitaire européen qui condamne toute la filière porcine de notre continent. Or, le dossier s'étant politisé en janvier 2015, le Commissaire en charge de la santé et de la sécurité alimentaire, Monsieur Andriukaitis, ne semble pas avoir l'intention d'avancer dans cette direction. Seul un "feu vert" donné par le Conseil lui permettrait d'accomplir cette démarche.

Même les pays qui ne sont pas touchés par la peste porcine ne peuvent pas aujourd'hui exporter leur viande porcine vers la Russie

Dit comme cela, la responsabilité est rejetée sur le bouc émissaire. Rappelons donc encore ce que les "bac +5" de la presse taisent en connivence avec le pouvoir socialiste: 
Le 7 août 2014, la Russie a interdit pour un an les importations d'une liste nominative de produits comprenant les viandes, les produits de la pêche, les produits laitiers, les fruits et légumes et quelques autres types de produits préparés, en réplique aux sanctions mises en place par certains pays à la suite des événements en cours en Ukraine. Les pays concernés par l'embargo sont les États membres de l'Union européenne, les États-Unis, l'Australie, le Canada et la Norvège.
S. Le Foll n'a pas prévu de rencontrer ses homologues européens d'ici la fin août pour préparer le Conseil européen extraordinaire de l'agriculture sur la crise de l'élevage qui aura lieu le 7 septembre, va "essayer de faire en sorte qu'il y ait des discussions solides et sérieuses" sur le problème...

"Même si l'Europe a augmenté ses exportations vers la Chine, le fait que le marché russe soit fermé [et du fait de qui ?] fait qu'il y a 100.000 à 150.000 tonnes de porc supplémentaires [qui ne trouvent pas preneur] sur le marché européen", a-t-il noté, sans remonter aux causes réelles récentes.

S. Le Foll émet aussi le voeu que ce conseil européen soit l'occasion de "mobiliser l'Europe sur des actions de promotion à l'exportation" ce que l'Espagne et l'Allemagne réussissent déjà parfaitement à réaliser, à la différence de la France qui refuse de s'adapter en condamnant l'élevage intensif, notamment ce que les archaïques qualifient de "fermes usines" - sur des "aides et des stockages à l'échelle européenne" et "de travailler sur les questions d'harmonisation sociales et fiscales", notamment pour les activités d'abattage, a-t-il ajouté, lors d'une conférence de presse à l'issue du conseil des ministres.

Le ministre s'est entretenu mardi au téléphone avec le Commissaire européen chargé de l'agriculture, Phil Hogan, dans une discussion qui "allait dans le sens de décisions qui seraient prises" pour soutenir l'élevage européen, a rapporté M. Le Foll.

"La commission est aujourd'hui mobilisée", a assuré le ministre qui a prévu d'avoir à nouveau un contact avec M. Hogan, commissaire à l'Agriculture et au Développement rural à la Commission européenne, la semaine prochaine.
Le 28 août, il se rendra au sommet (prévu avant les réactions de détresse des éleveurs français) à Madrid, réunissant l'Espagne, l'Italie, le Portugal et la France, et le 31 août à un sommet du "triangle de Weimar" à Berlin avec ses collègues allemand et polonais. Ce groupe, vieux de 23 ans, est un axe géopolitique Est-Ouest de l’Europe qui peine à s’affirmer depuis les années 2000, pâtissant d’intérêts divergents et incapable de surmonter le souvenir d’un passé historique douloureux.

A la liste de ses entretiens en vue d'hypothétiques décisions, le ministre a encore ajouté qu'il aura des contacts avec son collègue irlandais d'ici le conseil du 7 septembre.

La cotation au marché du porc breton (MPB) a repris mardi à Plérin, pour 18% de l'élevage français, 
après une suspension d'une semaine, suite à la fixation autoritaire d'un prix qui a essuyé le refus de deux des principaux acheteurs, Cooperl (qui approvisionne Carrefour, Auchan et Système U) et Bigard/Socopa de payer le prix "préconisé" par le gouvernement pour les éleveurs, 1,40 euro le kilo. Les deux entreprises ont indiqué qu'elles ne reviendraient pas au MPB tant que son fonctionnement n'aura pas été revu. Elles attendent du ministre Le Foll qu'il prenne enfin conscience de la réalité économique de la dégradation de la situation et réitèrent leur demande de mesures structurelles urgentes pour restaurer la compétitivité des élevages et de la filière porcine française.

Les deux industriels qui se sont retirés depuis le 10 août du Marché du porc breton (MPB) de Plérin, dans les Côtes-d'Armor, étaient reçus ce mardi au ministère de l'Agriculture, alors que la cotation a repris au marché du cadran en début de journée. Mais ils assurent qu' aucun accord n'a été trouvé à l'issue des discussions avec Stéphane Le Foll, le ministre de l'Agriculture. Le 27 août aura toutefois lieu une réunion de travail avec les professionnels et la distribution «afin de travailler sur les modalités pratiques de mise en oeuvre des promotions de septembre".

Il faut "faire baisser les impôts, les charges, le coût de la main d'oeuvre est trop élevé, a estimé Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes,ce qui est du pouvoit du gouvernement Valls. Et puis il y a aussi la question des normes qui pèsent sur les agriculteurs, la France est allée très loin, trop loin, et cela affaiblit aujourd'hui notre compétitivité".

Parmi les mesures que le syndicat national des industries de la viande (Sniv) réclame au gouvernement figure la demande d'"un engagement de reprise des négociations pour une exportation de gras et d'abats de porc (produits non soumis à l?embargo diplomatique) vers la Fédération de Russie". D'où la soudaine mise en branle du bras-cassé Le Foll qui promet enfin de tenter d' "oeuvrer" (sic) à une levée de l'embargo russe sur le porc.

Le Foll n'en a pas fini non plus avec la filière du lait

Dans un courrier interne, le fromager Bongrain explique ne pas être concerné par l'accord du 24 juillet dernier sur la revalorisation des prix du lait. Les agriculteurs et éleveurs ont eux déjà prévenus. Parmi les leaders mondiaux du marché connu pour ses marques de fromages Caprice des Dieux, Cœur de Lion, Bongrain relativise l'accord de revalorisation des prix du lait du 24 juillet dernier et précise qu' "aucun engagement de niveau de prix n'a été pris", révèle Le Parisien.
Des manifestations seront organisées début septembre à Paris et Bruxelles pour réclamer des mesures de soutien des prix.

mercredi 29 juillet 2015

Le Daily Mail déconseille les vacances en France

La France serait devenue un pays dangereux, selon le tabloïd anglais de mardi soir

A cause des incendies et des éleveurs.

Un reportage sur son site, illustré de nombreuses photos,explique aux vacanciers britanniques que la France est un pays à risques, notamment à cause des incendies et des éleveurs. Le journal propose une sélection d'images chocs montrant les derniers événements ayant secoués la France comme les barrages routiers des agriculteurs en Bretagne et dans l'Est, les incendies en Aquitaine et dans le Var ou encore les photos inquiétantes de migrants tentant de rentrer sur le site d'Eurotunnel depuis Calais. 

La liste noire des régions sinistrées est longue, tandis que le prolixe Bernard Cazeneuve assure que l'Etat fait tout ce qu'il faut...

"Les touristes affrontent embouteillages, barrages routiers, feux de forêts près des campings, 2.000 migrants dans le tunnel sous la Manche..."

C'est en ces termes dissuasifs que la Perfide Albion décrit le chaos de la situation sociale en France à ses lecteurs "Vous songez toujours à passer vos vacances en France ? et maintenant les agriculteurs pulvérisent du fumier sur les voitures." (traduction du sur-titre au photo-reportage ci-dessus)

Les photos publiées des vacanciers évacués des campings du Var incitent les Anglais à réfléchir à deux fois avant de se rendre dans le Sud Ouest cet été ou sur la Côte d'Azur, comme ils en ont l'habitude chaque année.

L'article conclut avec un reportage apocalyptique sur la mobilisation des éleveurs français en expliquant que les exploitants agricoles jetés dans la détresse par l'Union européenne déversent du fumier sur les voitures des touristes. Ainsi le Daily Mail dresse-t-il un panorama complet de la France du Nord au Sud en expliquant qu'il serait dangereux de s'y rendre cet été.

Tout comme le journal anglais, la chaîne américaine Fox News avait mis en garde les Américains en les informant de l'existence de "No go Zone" à Paris pendant les attentats de janvier 2015.