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mardi 19 novembre 2019

Gilets Jaunes : Macron appelle les acteurs politiques à l'aide pour les municipales

Manu-le-tout-puissant accuse les silences "complices" des violences 

Macron condamne ceux qui, selon lui, "ont perverti" le mouvement des Gilets jaunes"

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Ses critiques s'adressent à tous lundi soir, après les affrontement de samedi qui ont inauguré la deuxième année de contestation sociale de sa politique par le mouvement des Gilets Jaunes soutenu par la majorité silencieuse,  s'en prend à tous, à la fois les adeptes du "nihilisme de la violence" et "les voix qui se taisent et deviennent complices". 

"Lorsque la haine s'abat et qu'au nom d'idéaux la destruction se joue dans la rue, trop de voix se taisent et deviennent alors complices, trop de voix laissent confondre des idéaux avec le nihilisme de la violence", a-t-il dit, sans plus de précision, lors d'une remise de décoration à l'ex-secrétaire national (1994-2001) puis président (2001-2003) du Parti communiste (PCF) Robert Hue, 73 ans, un proche des gouvernements de François Hollande qui s'est rangé au nombre des soutiens de Macron dès le premier tour de l'élection présidentielle de 2017.

"En même temps," il n'a pas hésité à flatter certains Gilets Jaunes

Dans une tentative démagogique de séduction, il a en effet loué la "fraternité sur les ronds-points" au début du mouvement, à l'occasion d'une autre remise de décoration, cette fois à un maire "dans les petits papiers de l'Elysée" et président de l'Association des maires ruraux de France, Vanik Berbérian. Un conflit d'intérêts politiques avec le maire de Gargilesse-Dampierre, 300 habitants dans le Berry, que Macron a chouchouté lors de plusieurs rencontres déjà, avant ce jeudi encore, dans le cadre du grand débat, et qui est soupçonné par certains de connivence. 
Evoquant avec aigreurs "la colère drapée dans le jaune de la détresse", il a salué un ami qui a su percevoir "l'aspiration française de nos concitoyens à la communauté" dans "ce mouvement spontané".
"Au-delà des revendications où nous devons apporter des réponses, les Français en sortant de chez eux, en se réunissant sur les ronds-points, ont retrouvé en bien des endroits la chaleur des liens, la fraternité, l'entraide". Même si "d'aucun ont perverti cela et recherchent l'anomie [désordre individuel consécutif au recul des valeurs conduisant à la destruction et à la diminution de l'ordre social], la violence", a dit le chef de l'Etat à Vanik Berbérian.

Dimanche, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye avait déjà ouvert la campagne de dénigrement de la contestation sociale, estimant que depuis plusieurs mois l'ensemble du mouvement des Gilets Jaunes est  "gangrené par des ultras" de l'extrême gauche.

Le numéro 2 de la France Insoumise Adrien Quatennens a quant à lui déploré
"un désordre sinon organisé, au moins maintenu" par le gouvernement qui a conduit, selon lui, aux violences samedi à Paris.

Le vice-président du Rassemblement national Jordan Bardella, a lui dénoncé un gouvernement qui "laisse les milices d'extrême gauche pourrir le mouvement des 'Gilets jaunes4 ", réclamant leur "dissolution".

Opération séduction de Macron à l'approche des municipales


Ce scrutin, dans quatre mois, pose à nouveau à la majorité présidentielle le problème de son absence de maillage de la France profonde. Avant d'ouvrir mardi le Congrès des maires de France, auquel il avait brillé par son absence en 2018, année des Européennes, Macron a donc distribué des hochets en décorant lundi soir quatre hommes politiques de peu de convictions qui l'ont soutenu, avec pour point commun leur mandat de maire allant de 19 à 32 ans: le communiste Robert Hue, 73 ans, sénateur du Val-d'Oise, les centristes Jean Arthuis  - élu de la Mayenne (Pays de la Loire) de 75 ans, ancien ministre de Juppé, UDI passé au conseil de LREM - et Vanik Berberian, 64 ans, maire dans l'Indre - cadet de Brigitte Macron, 66 ans- , et l'ex-socialiste  - ex-directeur adjoint du cabinet de Michel Delebarre, ministre d’Etat de Mitterrand - Dominique Baert, élu du Nord qui fut exclu du PS pour avoir soutenu des adversaires des candidats désignés par le parti.

C'est à Robert Hue qu'il a réservé son plus vibrant hommage, tombant dans la facilité en évoquant un communisme français bon-enfant bercé par Jean Ferrat et Aragon,
sans céder au "mirage soviétique", à la différence de l'un et de l'autre...
Macron n'a pas manqué de portraiturer Hue en contre-exemple de la gauche extrême actuelle qui lui cause tant de soucis... "Nous manquons de dirigeants comme vous aujourd'hui", lui a-t-il lancé, le félicitant d'avoir "mené toutes les luttes en ayant chevillé au corps ce qu'implique la République, la lutte contre la haine, le refus de la violence".
"Vous vous êtes rendu compte plus tôt que la plupart d'entre nous que le manège des partis (...) tournait à vide". "En 2014, dans votre livre, vous disiez 'les partis vont mourir et il ne le savent pas' ", en a extrait le chef d'un parti qui peine à naître et se développer. 

Président en campagne, Macron a observé qu'en 2002, "vous avez vu ceux qui dans "l'électorat populaire se détournaient du communisme pour donner leur voix au Font national, apporter leur suffrage à un candidat d'extrême droite négationniste, et vous l'avez dénoncé"... "Cela a renouvelé votre détermination (...) de dépasser les clivages pour faire front à mes côtés lors de la campagne de 2017", a-t-il ajouté.

Il a également remercié Jean Arthuis, ex-sénateur et ex-député européen, qui a été l'un des premiers hommes politiques français à le soutenir, affirmant devoir beaucoup à sa "capacité de prendre des risques". Pour la petite histoire, Jean Arthuis avait invité à la réception le compositeur-chanteur Laurent Voulzy dont il a été... le comptable. Avant de devenir celui de la France (août 1995- juin 1997) comme ministre de l'Economie et des Finances.


jeudi 13 juin 2019

Jean Arthuis (LREM) répond sèchement à la méchanceté de Nathalie Loiseau

Traité d’"homme aigri" par la tête de liste sexiste LREM aux européennes, Jean Arthuis (LREM rallié) lui répond sèchement

Loiseau, coucou LREM du parlement de Strasbourg
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I believe I can fly...
La néo-eurodéputée s’en est prise à plusieurs membres de l’ALDE lors d'un point presse "off" à Bruxelles, alors même que la tête de linotte brigue la présidence du groupe des libéraux au Parlement européen. Preuve que les électeurs de LREM voteraient même pour un tabouret à un pied.

Pour la délégation LREM à Bruxelles, Loiseau est un caillou dans la chaussure. 
Le 5 juin, Nathalie Loiseau, ex-tête de liste du mouvement présidentiel aux élections européennes, organisait un point presse en "off" pour quelques journalistes français. Durant son heure de prise de parole, l’eurodéputée fraîchement élue a vivement égratigné la plupart des dirigeants européens avec qui elle est pourtant censée s’allier au Parlement.

A  entendre l’ancienne ministre des Affaires européennes du gouvernement Philippe, l’ancien premier ministre belge et actuel président de l’ALDE, Guy Verhofstadt, aurait des "frustrations rentrées depuis quinze ans". 

Quant à sa collègue néerlandaise Sophie in ’t Veld (parti centriste Démocrates 66), elle aurait "perdu toutes les batailles qu’elle a menées". 

Enfin, pour la "romanichelle" de l'ENA, Manfred Weber, PPE, est pour sa part un "ectoplasme" qui n’a "jamais rien réussi", mais est pourtant pressenti pour la présidence de la Commission.

La macronie essaie de faire taire Loiseau

Dans sa diatribe, Nathalie Loiseau a également attaqué l’eurodéputé LREM sortant Jean Arthuis, premier député européen à soutenir Emmanuel Macron. L’ancienne directrice de l’ENA présenta pourtant cet ancien ministre de l'Economie et des Finances comme un "homme totalement aigri". 

A cette agression venue de son propre camp politique, Jean Arthuis - ancien soutien de Bayrou en 2007 - a  répliqué à sa collègue avec ironie. "Je salue l’intelligence politique de Nathalie Loiseau et la sincérité de ses démentis. Entrée prometteuse au Parlement européen", a-t-il lâché sur Twitter lundi soir. 
En langage non-diplomatique, une tourte faisandée...

Le comportement de cette protégée d'Alain Juppé - qui lui confia la direction générale de l'administration du ministère des Affaires étrangères en 2011 - jette le discrédit sur l'ensemble de ses affidés, de Fabienne Keller ou Gilles Boyer à Frédérique Lefebvre ou Jean-Pierre Raffarin, en passant par Edouard Philippe.

jeudi 14 mars 2019

Européennes : le parti Les Centristes d’Hervé Morin rejoint Les Républicains

Les Centristes (LC) entrent sur la liste menée par Bellamy

Cette décision confirme la division du centre entre le MoDem avec LREM et Les Centristes  avec Les Républicains aux européennes

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L'UDI de Borloo reste éparpillée depuis l'orientation donnée au parti UDF par François Bayrou et sa création du MoDem à la suite de l'élection présidentielle de 2007, suivie des départs de L'Alliance centriste, dont Jean Arthuis, pour rejoindre Macron en mars 2017, celui du Parti radical 'valoisien', présidé par Laurent Hénart, qui a fusionné avec le PRG de centre gauche et allié du PS pour créer le Mouvement radical, le 9 décembre 2017, et celui de Les Centristes (ex-Nouveau Centre), présidé par Hervé Morin, le 16 décembre 2017. Ces derniers se sont ainsi "affranchis" de l’UDI dont le président, Jean-Christophe Lagarde, mènera sa propre liste aux européennes.

L'apport de centristes à Bellamy, LR

Image associéeLe comité exécutif des Centristes a validé mardi soir le principe d’une alliance avec Les Républicains (LR) pour les élections européennes, a indiqué le parti. La motion proposée a été adoptée par 26 voix pour, deux abstentions et huit voix contre. Le président des Centristes, Hervé Morin, participera d'ailleurs au Conseil national de LR, samedi, à Lyon.

"Au-delà de la présence de centristes sur la liste, l’enjeu très important pour nous, c’est d’introduire des marqueurs centristes dans le projet européen que nous porterons ensemble", a expliqué Hervé Morin, qui juge "intelligente" la campagne menée par la tête de liste LR, François-Xavier Bellamy, lequel, pour le politologue Stéphane Rozès, est une "promesse d'avenir".

Deux candidates en position éligible sur la liste LR seront désignées. En adoptant mercredi dernier vingt nouveaux noms pour leur liste européenne, Les Républicains ont également acté de réserver aux Centristes deux places - la 6e et la 18e -, qui seront occupées par des femmes.

Notamment ministre de la Défense de 2007 à 2010, Hervé Morin dirige aujourd’hui la région Normandie et l’association Régions de France. En août, il plaidait pour "une troisième alternative" entre les listes Macron et Wauquiez, "celle de la droite modérée", en citant Valérie Pécresse, Xavier Bertrand ou Christian Estrosi. Elle ne verra donc pas le jour.
Mais les modérés s'associent au parti républicain de droite que la macronie et sa presse tentent de marginaliser et démontent ainsi la diabolisation qu'elles ont entreprise.

mardi 30 mai 2017

MoDem: Bayrou, Goulard, Arthuis ou Cavada ont couvert l'affaire de l'assistant parlementaire de Sarnez

Visée par une enquête, Sarnez porte plainte

L'actuelle ministre des Affaires européennes de Macron au gouvernement Philippe est suspectée par le Parquet de Paris

A la différence de Richard Ferrand qui bénéficie de protections au plus haut niveau, le bras droit de François Bayrou est soupçonnée d'"abus de confiance" lorsqu'elle était eurodéputée. Après l'opération immobilière de Richard Ferrand, c'est la ministre Marielle de Sarnez qui se trouve au coeur d'une enquête préliminaire. Actuellement ministre des Affaires ...européennes, elle  se défend farouchement de toute irrégularité.

Marielle de Sarnez, ministre des Affaires européennes du gouvernement Philippe voulu par le président Macron (En marche!), est soupçonnée par la justice française d'emploi fictif concernant son ex-attachée au Parlement européen rémunérée par l'UE pour un travail supposé pour son parti, le MoDem. 
Selon Le Parisien, celle qui se flatte de soutenir la loi de moralisation de vie publique est visée depuis le 22 mars par une enquête préliminaire du parquet de Paris pour "abus de confiance". Et pourtant nommée ministre du gouvernement...
De son côté, la ministre dément tout délit. Sur Twitter, elle a d'ailleurs annoncé avoir «saisi le procureur de la République d'une plainte en dénonciation calomnieuse contre Mme Sophie Montel [l'eurodéputée FN qui a signalé son cas]".



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D'après le quotidien, la ministre est la cible emblématique d'une enquête, comme 18 autres eurodéputés français, au même titre que des eurodéputés du Front nationale inquiétés pendant la campagne présidentielle de leur candidate, Marine Le Pen.

L'enquête intervient à la demande de l'eurodéputée Front national Sophie Montel

Cette élue frontiste a demandé à la justice de se saisir du cas de 19 eurodéputés de droite, de gauche et écologistes
, parmi lesquels Marielle de Sarnez, et d'une trentaine d'assistants. 
Une enquête similaire vise déjà certains des 24 eurodéputés FN, dont Marine Le Pen, accusés par le Parlement européen d'avoir versé frauduleusement des salaires d'un montant de près de cinq millions d'euros à des assistants parlementaires entre 2012 et 2017.

Dans un communiqué, M. de Saint Just confirme le SMS 
(qu'il date de 2013) saisi par le Parlement , disant l'intention de FN de faire des économies, mais en conteste l'interprétation et dénonce "une très grave diffamation".

C'est le contrat de Philippine Laniesse qui pose problème. 

Un contrat de travail validé par ...le Parlement, selon Sarnez



Marielle de Sarnez, députée MoDem d'Ile-de-France jusqu'à sa nomination au gouvernement, a affirmé lundi soir sur Twitter que le contrat de travail de son assistante parlementaire a été, "
comme celui de tous (ses) assistants, validé et approuvé par le Parlement européen, encadré par des règles européennes bien plus strictes que les règles en vigueur en France".


Cette assistante européenne basée en circonscription étant par ailleurs élue locale, conseiller régionale du MoDem, "sa situation a été déclarée et vérifiée par le Parlement européen", a ajouté Mme de Sarnez, qui assure que le travail en question "a été accompagné de rapports d'activité réguliers et consultables", rapporte Le Parisien. 

Philippine Laniesse, élue du 19e arrondissement de Paris, est née à Landerneau où son don d'ubiquité va faire du bruit... Située à 1.000 kms de Strasbourg et 10 heures de route, cette commune du Finistère est dans le département de Jean-Jacques Urvoas et ...Richard Ferrand.
 
Agée de 28 ans, elle est d'ailleurs la promesse du renouvellement de la vie publique, selon Macron et son allié Bayrou, patron du MoDem

Marine Le Pen ne fait que contre-attaquer dans l'affaire des assistants parlementaires

Au lendemain de la présidentielle, le Front national a engagé deux procédures distinctes auprès de l'Olaf (Office européen de lutte contre la fraude) et du Parquet national financier (PNF). Cette démarche concerne une quarantaine d'assistants parlementaires associés à une trentaine d'eurodéputés français représentant divers courants politiques.

L'objectif du FN est de faire respecter le "principe d'égalité de traitement". 
Le parti de Marine Le Pen souhaite que des "enquêtes préliminaires", des "perquisitions" et des "convocations d'élus" soient réclamées, au même titre que les procédures engagées à son encontre. De manière discriminatoire, la présidence du parlement européen avait en effet alerté l'Olaf et la justice française après avoir jugé que la fonction d'assistant parlementaire européen est incompatible avec d'autres fonctions hors du parlement. "En toute logique, le même traitement devrait s'appliquer à l'ensemble des députés," espère-t-on au FN.

Convoquée par la justice, Marine Le Pen - en campagne présidentielle - avait refusé de se rendre séance tenante à la convocation du juge et proposé de le rencontrer plus tard, après les élections, au nom de son immunité parlementaire de députée européenne. Elle avait fait valoir qu'elle n'avait pas à se soumettre au calendrier judiciaire en pleine période électorale.

Par leur silence, les élus du MoDem se sont rendus complices

"Il faut lever le doute sur cette dénonciation du FN calomnieuse", juge Castaner
Alors que le président Macron a fait notamment campagne sur le thème de la moralisation de la vie politique, cette affaire est très commentée.
Sur LCI, le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a cherché à minimiser cette enquête visant Marielle de Sarnez. Mais il souhaite que la justice aille au bout. "Il faut évidemment lever le doute sur cette dénonciation du FN, dont je suis convaincu qu'elle est calomnieuse", a-t-il préjugé. Bien que le FN qui en est à l'origine, soit lui-même visé pour les mêmes motifs par une enquête, "c'est quand même le Front national qui fait une lettre, s'est-il insurgé, avant d'évoquer, aussi  classiquement que facilement,  une époque lointaine, où "on avait des lettres anonymes; là au moins, elle est signée", notant aussi qu'à la suite de cette lettre "immédiatement, la justice européenne étudie cette demande", ce qui est "légitime", juge le porte-parole du gouvernement qui n'a pas hésité à rappeler, jugeant la démarche des juges démocratique, que la présidente du FN ne s'était pas rendue à leur convocation lancée en pleine campagne présidentielle. "Si Marielle de Sarnez était convoquée, elle s'y rendrait; c'est la vraie différence avec le FN", s'est-il risqué à avancer a priori, sans consulter l'intéressé. 

Florian Philippot ne cachait d'ailleurs pas sa satisfaction sur Europe 1. "Nous disons que ces cas ne sont pas illégaux, comme les nôtres ne le sont pas", a défendu le n°2 du FN, soulignant que "les foudres de la justice du parlement européen ne s'étaient abattues que sur le Front national". "Cela, a ajouté Philippot, ne préjuge pas du tout d'une culpabilité. Il n'y a rien d'illégal à faire travailler des militants comme assistants parlementaires. C'est même beaucoup plus sain".

Les collègues eurodéputés de l'élue MoDem ne pouvaient ignorer.
Sylvie Goulard (passée depuis à En marche!) était au MoDem au moment des faits reprochés. Elle est aujourd'hui ministre des Armées (et non de la Défense);Nathalie Griesbeck (qui supplée Jean-François Kahn qui lui cède sa place)
Jean-Luc Bennahmias;

Jean Arthuis est eurodéputé depuis 2004;
Jean-Marie Cavada siège aussi à Strasbourg depuis  2004;
Robert Rochefort : au cours de l'été 2016, Robert Rochefort est signalé par un agent de sécurité du magasin Castorama de Vélizy-Villacoublay pour, selon le journal Libération, s'être masturbé "à proximité d'enfants". Il est interpellé le 31 août pour exhibition sexuelle, condamné après avoir reconnu les faits reprochés, mais la peine n'est toutefois pas rendue publique...

Si la moralisation est en marche au MoDem, elle encore du chemin  à parcourir...

dimanche 26 mars 2017

Les UDI qui mangent à tous les râteliers s'inscrivent à la cantine de Macron

Bayrou recule, alors ils se donnent au candidat de Hollande

Jean Arthuis, "viré" de l'UDI pour son soutien à Emmanuel Macron

Que Macron va-t-il en faire ?
Le président-fondateur de l'Alliance centriste s'est fait exclure  de l'UDI, samedi 25 mars, pour trahison. Depuis plusieurs mois, Jean Arthuis affiche en effet son soutien à l'ex-conseiller élyséen de  Hollande, Emmanuel Macron, candidat attrape-tout de En Marche !, un mouvement conçu pour la présidentielle et dédié à sa personne, alors que sa famille politique roule officiellement avec François Fillon.
Se revendiquant de valeurs édifiantes "humanistes, sociales, libérales et européennes", l'Alliance centriste se situait jusqu'ici dans le prolongement de l'association 'Rassembler les centristes' dont elle est issue. Par son ralliement à la candidature d'Emmanuel Macron, après avoir décliné en juillet 2011 la proposition de rejoindre L'Alliance républicaine, écologiste et sociale (ARES) fondée notamment sous l’impulsion de Jean-Louis Borloo, ancien ministre, elle vient de provoquer son exclusion automatique par le bureau exécutif, puisque la mission de L'Alliance était de rassembler les Centristes (Mouvement démocrate de Bayrou, le Nouveau Centre -dont le secrétaire général est Philippe Vigier, tandis que Jean-Christophe Lagarde s'est rallié à Alain Juppé puis à François Fillon et Hervé Morin à François Fillon-, Avenir démocrate -de Jean-Marie Cavada, proche du MoDem, mais député européen du Nouveau Centre-, Parti radical -dit valoisien, présidé par Laurent Hénart-, etc...). Arthuis avait sans cesse tenté de détourner certains élus et militants, d'anciens membres de l'Union pour la démocratie française (UDF), au profit du MoDem de Bayrou.
Par sa défaillance, le maire de Pau a donc provoqué l'effritement officiel du Centre, attendu depuis 2007, au profit du candidat de l'Elysée où Hollande, lequel ne manifeste aucune volonté de soutien au candidat de La "Belle Alliance Populaire" sorti vainqueur de la primaire socialiste.Or, le compte des 17 sénateurs membres du groupe de sénateurs de l'Union centriste et républicaine, un député et quatre députés européens centristes, auteurs de l'appel du 21 mai 2008 pour "Rassembler les centristes", n'y est pas, en 2017.
"Viré parce que je soutiens Emmanuel Macron", a commenté, surpris, l'ancien ministre de l'Économie sur Twitter. 
Depuis novembre 2016, Jean Arthuis ne cache pas son penchant pour Emmanuel Macron. "Je ne me sens pas en porte à faux avec l'UDI", avait-il alors assuré, pensant entraîner un nombre plus important d'indécis sensibles au vent qui tourne. 
Il avait d'ailleurs prétendu que les valeurs d'Emmanuel Macron "convergent avec celles de l'UDI", se souvient Ouest France. 

Samedi 25 mars, l'ensemble d'Alliance centriste - 15 parlementaires- a suivi l'exemple d'Arthuis, appelant officiellement à voter Macron, par la voix de son président, l'UDIste Philippe Foliot, lequel avait annoncé qu'il était favorable à la candidature de François Bayrou pour la présidentielle de 2012. Samedi, l'Alliance centriste a donc choisi de se fondre dans un mouvement, s'excluant de l'UDI. 

Dans la foulée, afin de limiter la fuite en avant des élus sensibles aux pressions des entreprises de sondages (10 sénateurs de l'Alliance centriste) et préoccupés de retrouver un siège aux législatives (3 députés de l'Alliance centriste), l'UDI (Union des démocrates et indépendants), majoritairement alliée du parti Les Républicains, a demandé à ses effectifs de "garder le cap", alors que nombre d'entre eux semblent prêts à céder au mirage Macron. 

La sirène Macron, chimère de centristes mous

Une dizaine de sénateurs centristes, suiveurs de Michel Mercier, ont signé une tribune de ralliement à l'ex-ministre de l'Économie, ce dimanche dans le Journal du Dimanche. A défaut de programme, "Emmanuel Macron propose une méthode à laquelle nous sommes fondamentalement attachés : dépasser le vote paralysant droite-gauche qui a pour conséquence qu'à chaque élection nationale le camp vainqueur ne pense qu'à défaire ce que les prédécesseurs ont fait", écrivent ces sénateurs, généralement connus dans leurs seuls cantons.
Les 10 sénateurs signataires :Leila Aïchi, sénatrice (groupe écologiste) de Paris ; Michel Canevet, sénateur (UDI-UC) du Finistère ; Bernard Delcros, sénateur (UDI-UC) du Cantal ; Jean-Marc Gabouty, sénateur (UDI-UC) de Haute-Vienne ; Jacqueline Gourault, sénatrice (UDI-UC) de Loir-et-Cher ; Jean-Jacques Lasserre, sénateur (UDI-UC) des Pyrénées-Atlantiques ; Christian Namy, sénateur (UDI-UC) de la Meuse ; Gérard Roche, sénateur (UDI-UC) de la Haute-Loire ; Jean-Marie Vanlerenberghe, sénateur (UDI-UC) du Pas-de-Calais.
Une méthode qui, espèrent-ils, pourrait leur donner consistance aux girouettes
A ceci près qu'Emmanuel Macron a toujours dit qu'il prend les soutiens de droite comme de gauche, comme ils viennent, précisant aussi depuis plusieurs semaines qu'il ne promet aucun poste en cas de victoire. 
Ce sont d'ailleurs des 'has been' qui se distinguent.  Jean-Paul Delevoye, Jean-Jacques Aillagon et le sénateur Jean-Baptiste Lemoyne. Des ex-ministres chiraquiens avaient déjà rejoint l'aventure : les libéraux Renaud Dutreil - qui préside la filiale américaine du groupe de luxe français LVMH à New York et membre du fonds d'investissement de LVMH - et l'ultra-libéral Alain Madelin (71 ans aujourd'hui) - l'un des principaux fondateurs d'Occident, mouvement étudiant d'extrême droite. Du ralliement du Juppéiste Douste-Blazy, on parle à peine, tant il est grillé partout, mais il semble miser sur Macron dans sa candidature à la présidence de l'Organisation mondiale de la santé, OMS, dont le prochain président sera désigné en 2017.  A 71 ans, Dominique Perben renforce aussi l'aile droite de Macron, lequel en est pareillement encombré et ne s'en félicite pas : en effet, son positionnement devient de plus en plus incohérent et insoutenable par l'Elysée... Dans ce contexte ambigu, on observe d'ailleurs que Mélenchon reprend du poil de la bête et qu'il n'est plus question de Marine Le Pen, sur le sujet, tant Macron devient illisible. 
A ceci près encore que le bipartisme en vigueur veille à empêcher un retour au chaos de la IVe République entretenu par la proportionnelle.
 
Par ailleurs, selon les centristes déboussolés, "Emmanuel Macron est le seul à affirmer clairement, et avec force, que le destin de la France est étroitement lié à celui de l'Europe", ajoutent-ils, en dépit de la défiance des Français à l'égard d'instances européennes lointaines qui les prennent de haut et semblant donc s'être débranchés de la vie publique depuis les primaires, alors que la campagne est à un mois de son terme du premier tour. "La campagne électorale que nous vivons est certainement l'une des plus calamiteuses que notre pays ait connue. Notre soutien à Emmanuel Macron repose d'abord sur la moralisation de la vie publique", soulignent enfin les exclus. 
Du Bayrou, en langage subliminal : conçu pour être perçu au-dessous du niveau de conscience, il est reçu comme un coup bas, sous la ceinture. .

mercredi 19 août 2015

Le Foll nie l'impact sur nos éleveurs des sanctions occidentales contre la Russie

Le ministre socialiste pourrait se résoudre à réclamer à l'UE la levée de l'embargo russe sur le porc

Il suffirait que Hollande se retire de la ligue européenne anti-Poutine derrière Obama

Hollande sait rétropédaler, 
mais la crise dans l'élevage ne le motive pas suffisamment. Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll s'entête à ignorer les causes et se focalise sur les effets de la politique de Hollande et Valls sur lesquels ils n'ont pas prise: une manière d'enfoncer davantage les filières du porc et du lait. Il a donc assuré mercredi qu'il compte mener des "discussions solides et sérieuses" avec ses alliés européens pour tenter de venir à bout de l'embargo russe sanitaire sur le porc.

Dans l'embargo russe, la partie diplomatique est liée à la question des sanctions sur la Russie en soutien aux rebelles au pouvoir  l'Ukraine, "mais avant cela il y avait un embargo sanitaire lié à la peste porcine qui avait été détectée dans l'Est de l'Europe", a raconté le ministre interrogé sur France 2.
L'ambigu Le Foll ne dit pas tout
"En janvier 2014, la Russie a mis un embargo qualifié de "sanitaire" sur l'ensemble des produits issus de la viande porcine en provenance des États Baltes et de la Pologne en raison de cas de peste porcine africaine. Ces 4 pays représentent 10% environ des exportations porcines de l'UE vers la Russie. Or, à la différence des autres pays du monde, les échanges entre l'UE et la Russie ne se font pas sur une base de certificats vétérinaires nationaux, mais sur une base d'un certificat sanitaire européen. C'est alors l'ensemble du territoire européen qui est exclu d'exportation vers la Russie", a écrit Jean Arthuis,dans un courrier de sensibilisation d ministre de l'Agriculture. Et d'ajouter: "En août 2014 la Russie a introduit un embargo "politique" à l'encontre d'un certain nombre de produits agricoles en provenance de l'UE." Motif: les sanctions occidentales des Européens alignés derrière Obama sur la question controversée de la Crimée.
Le Foll réagit le 19 août 2015 à une suggestion de Jean Arthuis daté du 21 juillet.
Après une année et demie d'embargo, il est alors temps de reprendre la négociation entre la Commission européenne et les autorités russes. Il y a urgence à revoir les règles du certificat sanitaire européen qui condamne toute la filière porcine de notre continent. Or, le dossier s'étant politisé en janvier 2015, le Commissaire en charge de la santé et de la sécurité alimentaire, Monsieur Andriukaitis, ne semble pas avoir l'intention d'avancer dans cette direction. Seul un "feu vert" donné par le Conseil lui permettrait d'accomplir cette démarche.

Même les pays qui ne sont pas touchés par la peste porcine ne peuvent pas aujourd'hui exporter leur viande porcine vers la Russie

Dit comme cela, la responsabilité est rejetée sur le bouc émissaire. Rappelons donc encore ce que les "bac +5" de la presse taisent en connivence avec le pouvoir socialiste: 
Le 7 août 2014, la Russie a interdit pour un an les importations d'une liste nominative de produits comprenant les viandes, les produits de la pêche, les produits laitiers, les fruits et légumes et quelques autres types de produits préparés, en réplique aux sanctions mises en place par certains pays à la suite des événements en cours en Ukraine. Les pays concernés par l'embargo sont les États membres de l'Union européenne, les États-Unis, l'Australie, le Canada et la Norvège.
S. Le Foll n'a pas prévu de rencontrer ses homologues européens d'ici la fin août pour préparer le Conseil européen extraordinaire de l'agriculture sur la crise de l'élevage qui aura lieu le 7 septembre, va "essayer de faire en sorte qu'il y ait des discussions solides et sérieuses" sur le problème...

"Même si l'Europe a augmenté ses exportations vers la Chine, le fait que le marché russe soit fermé [et du fait de qui ?] fait qu'il y a 100.000 à 150.000 tonnes de porc supplémentaires [qui ne trouvent pas preneur] sur le marché européen", a-t-il noté, sans remonter aux causes réelles récentes.

S. Le Foll émet aussi le voeu que ce conseil européen soit l'occasion de "mobiliser l'Europe sur des actions de promotion à l'exportation" - ce que l'Espagne et l'Allemagne réussissent déjà parfaitement à réaliser, à la différence de la France qui refuse de s'adapter en condamnant l'élevage intensif, notamment ce que les archaïques qualifient de "fermes usines" - sur des "aides et des stockages à l'échelle européenne" et "de travailler sur les questions d'harmonisation sociales et fiscales", notamment pour les activités d'abattage, a-t-il ajouté, lors d'une conférence de presse à l'issue du conseil des ministres.

Le ministre s'est entretenu mardi au téléphone avec le Commissaire européen chargé de l'agriculture, Phil Hogan, dans une discussion qui "allait dans le sens de décisions qui seraient prises" pour soutenir l'élevage européen, a rapporté M. Le Foll.

"La commission est aujourd'hui mobilisée", a assuré le ministre qui a prévu d'avoir à nouveau un contact avec M. Hogan, commissaire à l'Agriculture et au Développement rural à la Commission européenne, la semaine prochaine.
Le 28 août, il se rendra au sommet (prévu avant les réactions de détresse des éleveurs français) à Madrid, réunissant l'Espagne, l'Italie, le Portugal et la France, et le 31 août à un sommet du "triangle de Weimar" à Berlin avec ses collègues allemand et polonais. Ce groupe, vieux de 23 ans, est un axe géopolitique Est-Ouest de l’Europe qui peine à s’affirmer depuis les années 2000, pâtissant d’intérêts divergents et incapable de surmonter le souvenir d’un passé historique douloureux.

A la liste de ses entretiens en vue d'hypothétiques décisions, le ministre a encore ajouté qu'il aura des contacts avec son collègue irlandais d'ici le conseil du 7 septembre.

La cotation au marché du porc breton (MPB) a repris mardi à Plérin, pour 18% de l'élevage français, 
après une suspension d'une semaine, suite à la fixation autoritaire d'un prix qui a essuyé le refus de deux des principaux acheteurs, Cooperl (qui approvisionne Carrefour, Auchan et Système U) et Bigard/Socopa de payer le prix "préconisé" par le gouvernement pour les éleveurs, 1,40 euro le kilo. Les deux entreprises ont indiqué qu'elles ne reviendraient pas au MPB tant que son fonctionnement n'aura pas été revu. Elles attendent du ministre Le Foll qu'il prenne enfin conscience de la réalité économique de la dégradation de la situation et réitèrent leur demande de mesures structurelles urgentes pour restaurer la compétitivité des élevages et de la filière porcine française.

Les deux industriels qui se sont retirés depuis le 10 août du Marché du porc breton (MPB) de Plérin, dans les Côtes-d'Armor, étaient reçus ce mardi au ministère de l'Agriculture, alors que la cotation a repris au marché du cadran en début de journée. Mais ils assurent qu' aucun accord n'a été trouvé à l'issue des discussions avec Stéphane Le Foll, le ministre de l'Agriculture. Le 27 août aura toutefois lieu une réunion de travail avec les professionnels et la distribution «afin de travailler sur les modalités pratiques de mise en oeuvre des promotions de septembre".

Il faut "faire baisser les impôts, les charges, le coût de la main d'oeuvre est trop élevé, a estimé Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes,ce qui est du pouvoit du gouvernement Valls. Et puis il y a aussi la question des normes qui pèsent sur les agriculteurs, la France est allée très loin, trop loin, et cela affaiblit aujourd'hui notre compétitivité".

Parmi les mesures que le syndicat national des industries de la viande (Sniv) réclame au gouvernement figure la demande d'"un engagement de reprise des négociations pour une exportation de gras et d'abats de porc (produits non soumis à l?embargo diplomatique) vers la Fédération de Russie". D'où la soudaine mise en branle du bras-cassé Le Foll qui promet enfin de tenter d' "oeuvrer" (sic) à une levée de l'embargo russe sur le porc.

Le Foll n'en a pas fini non plus avec la filière du lait

Dans un courrier interne, le fromager Bongrain explique ne pas être concerné par l'accord du 24 juillet dernier sur la revalorisation des prix du lait. Les agriculteurs et éleveurs ont eux déjà prévenus. Parmi les leaders mondiaux du marché connu pour ses marques de fromages Caprice des Dieux, Cœur de Lion, Bongrain relativise l'accord de revalorisation des prix du lait du 24 juillet dernier et précise qu' "aucun engagement de niveau de prix n'a été pris", révèle Le Parisien.
Des manifestations seront organisées début septembre à Paris et Bruxelles pour réclamer des mesures de soutien des prix.