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mardi 19 novembre 2019

Gilets Jaunes : Macron appelle les acteurs politiques à l'aide pour les municipales

Manu-le-tout-puissant accuse les silences "complices" des violences 

Macron condamne ceux qui, selon lui, "ont perverti" le mouvement des Gilets jaunes"

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Ses critiques s'adressent à tous lundi soir, après les affrontement de samedi qui ont inauguré la deuxième année de contestation sociale de sa politique par le mouvement des Gilets Jaunes soutenu par la majorité silencieuse,  s'en prend à tous, à la fois les adeptes du "nihilisme de la violence" et "les voix qui se taisent et deviennent complices". 

"Lorsque la haine s'abat et qu'au nom d'idéaux la destruction se joue dans la rue, trop de voix se taisent et deviennent alors complices, trop de voix laissent confondre des idéaux avec le nihilisme de la violence", a-t-il dit, sans plus de précision, lors d'une remise de décoration à l'ex-secrétaire national (1994-2001) puis président (2001-2003) du Parti communiste (PCF) Robert Hue, 73 ans, un proche des gouvernements de François Hollande qui s'est rangé au nombre des soutiens de Macron dès le premier tour de l'élection présidentielle de 2017.

"En même temps," il n'a pas hésité à flatter certains Gilets Jaunes

Dans une tentative démagogique de séduction, il a en effet loué la "fraternité sur les ronds-points" au début du mouvement, à l'occasion d'une autre remise de décoration, cette fois à un maire "dans les petits papiers de l'Elysée" et président de l'Association des maires ruraux de France, Vanik Berbérian. Un conflit d'intérêts politiques avec le maire de Gargilesse-Dampierre, 300 habitants dans le Berry, que Macron a chouchouté lors de plusieurs rencontres déjà, avant ce jeudi encore, dans le cadre du grand débat, et qui est soupçonné par certains de connivence. 
Evoquant avec aigreurs "la colère drapée dans le jaune de la détresse", il a salué un ami qui a su percevoir "l'aspiration française de nos concitoyens à la communauté" dans "ce mouvement spontané".
"Au-delà des revendications où nous devons apporter des réponses, les Français en sortant de chez eux, en se réunissant sur les ronds-points, ont retrouvé en bien des endroits la chaleur des liens, la fraternité, l'entraide". Même si "d'aucun ont perverti cela et recherchent l'anomie [désordre individuel consécutif au recul des valeurs conduisant à la destruction et à la diminution de l'ordre social], la violence", a dit le chef de l'Etat à Vanik Berbérian.

Dimanche, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye avait déjà ouvert la campagne de dénigrement de la contestation sociale, estimant que depuis plusieurs mois l'ensemble du mouvement des Gilets Jaunes est  "gangrené par des ultras" de l'extrême gauche.

Le numéro 2 de la France Insoumise Adrien Quatennens a quant à lui déploré
"un désordre sinon organisé, au moins maintenu" par le gouvernement qui a conduit, selon lui, aux violences samedi à Paris.

Le vice-président du Rassemblement national Jordan Bardella, a lui dénoncé un gouvernement qui "laisse les milices d'extrême gauche pourrir le mouvement des 'Gilets jaunes4 ", réclamant leur "dissolution".

Opération séduction de Macron à l'approche des municipales


Ce scrutin, dans quatre mois, pose à nouveau à la majorité présidentielle le problème de son absence de maillage de la France profonde. Avant d'ouvrir mardi le Congrès des maires de France, auquel il avait brillé par son absence en 2018, année des Européennes, Macron a donc distribué des hochets en décorant lundi soir quatre hommes politiques de peu de convictions qui l'ont soutenu, avec pour point commun leur mandat de maire allant de 19 à 32 ans: le communiste Robert Hue, 73 ans, sénateur du Val-d'Oise, les centristes Jean Arthuis  - élu de la Mayenne (Pays de la Loire) de 75 ans, ancien ministre de Juppé, UDI passé au conseil de LREM - et Vanik Berberian, 64 ans, maire dans l'Indre - cadet de Brigitte Macron, 66 ans- , et l'ex-socialiste  - ex-directeur adjoint du cabinet de Michel Delebarre, ministre d’Etat de Mitterrand - Dominique Baert, élu du Nord qui fut exclu du PS pour avoir soutenu des adversaires des candidats désignés par le parti.

C'est à Robert Hue qu'il a réservé son plus vibrant hommage, tombant dans la facilité en évoquant un communisme français bon-enfant bercé par Jean Ferrat et Aragon,
sans céder au "mirage soviétique", à la différence de l'un et de l'autre...
Macron n'a pas manqué de portraiturer Hue en contre-exemple de la gauche extrême actuelle qui lui cause tant de soucis... "Nous manquons de dirigeants comme vous aujourd'hui", lui a-t-il lancé, le félicitant d'avoir "mené toutes les luttes en ayant chevillé au corps ce qu'implique la République, la lutte contre la haine, le refus de la violence".
"Vous vous êtes rendu compte plus tôt que la plupart d'entre nous que le manège des partis (...) tournait à vide". "En 2014, dans votre livre, vous disiez 'les partis vont mourir et il ne le savent pas' ", en a extrait le chef d'un parti qui peine à naître et se développer. 

Président en campagne, Macron a observé qu'en 2002, "vous avez vu ceux qui dans "l'électorat populaire se détournaient du communisme pour donner leur voix au Font national, apporter leur suffrage à un candidat d'extrême droite négationniste, et vous l'avez dénoncé"... "Cela a renouvelé votre détermination (...) de dépasser les clivages pour faire front à mes côtés lors de la campagne de 2017", a-t-il ajouté.

Il a également remercié Jean Arthuis, ex-sénateur et ex-député européen, qui a été l'un des premiers hommes politiques français à le soutenir, affirmant devoir beaucoup à sa "capacité de prendre des risques". Pour la petite histoire, Jean Arthuis avait invité à la réception le compositeur-chanteur Laurent Voulzy dont il a été... le comptable. Avant de devenir celui de la France (août 1995- juin 1997) comme ministre de l'Economie et des Finances.


dimanche 9 juin 2019

Charlotte Girard quitte la France insoumise de Mélenchon pour retourner à la démocratie

Elle était co-rédactrice du programme de LFI pour la présidentielle de 2017 

Le mouvement fondé par Mélenchon a pris la nouvelle de plein fouet
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Quadra réunionnaise, Charlotte Girard s'est investie dans l'humanitaire, 
puis auprès de Montebourg

Charlotte Girard a publié un post sur Facebook pour annoncer son départ après des mois de divergences avec les têtes pensantes de la France insoumise. "Je n’ai jamais voulu déranger. J’ai été élevée comme ça. Quand les désaccords sont venus, j’aurais beaucoup donné pour pouvoir partir sur la pointe des pieds", écrit-elle, samedi 8 juin. La co-rédactrice du programme 'L'Avenir en commun' lors de la dernière présidentielle, a toujours été discrète, sauf lorsqu’elle animait les meetings du candidat Mélenchon, où elle se transformait en bête de scène.

Cette insoumise était une pionnière respectée et son départ est un coup dur.  L’universitaire tire la sonnette d’alarme depuis des mois, depuis qu'elle observe un virage à gauche de LFI.  A plusieurs reprises,  elle a réclamé aux militants, aux figures du mouvement et aux intellectuels de la gauche radicale une réorganisation du mouvement qu’elle ne jugeait pas assez démocratique
Charlotte Girard avait fait le choix de partir au combat et de changer le mouvement de l’intérieur, mais en vain. Dans son post Facebook, elle développe : "Tant qu’on est d’accord tout va bien. Mais il n’y a pas moyen de ne pas être d’accord. Or, une dynamique politique – surtout révolutionnaire – dépend de la capacité des militants à s’approprier des raisonnements, c’est-à-dire potentiellement à les contester. Cette option est obstruée pour le moment, d’autant plus que dernièrement, on a eu parfois du mal à identifier avec quoi être d’accord ou pas. Le reproche d’inefficacité se confond finalement avec celui du manque de démocratie."

Charlotte Girard a longtemps été au cœur du dispositif. Son compagnon, François Delapierre, mort en 2015, était le plus fidèle des camarades de route de Jean-Luc Mélenchon. L’été dernier, la maîtresse de conférences en droit public a décliné la tête de liste pour les européennes. Une décision qui a chagriné plusieurs militants. Ils espéraient la voir jouer un rôle aux municipales et après. 

Image associéeMais, cette semaine,
une note critique qu’elle a cosignée avec une quarantaine de cadres du mouvement a été révélée dans les colonnes du Monde. Charlotte Girard n’a pas apprécié qu'on l'ait faite fuiter dans la presse. Elle voulait, une fois de plus, laver le linge sale en famille. Or, plusieurs têtes pensantes du mouvement l'ont prise violemment à partie pour lui demander des comptes.
Certains réclament plus de démocratie dans le mouvement, d’autres s’affrontent sur la ligne politique : plus de gauchisme ou plus de populisme ?
Depuis la naissance du mouvement en février 2016, c'est la première crise étalée sur la place publique, tandis que Mélenchon reste discret depuis la défaite des européennes (6,31 %) contre 19% à la présidentielle, deux ans plus tôt.  Le 'lider minimo' s’est contenté de publier une note sur son blog pour prévenir les curieux : aucun mot de sa part avant le 6 juin. Mais son silence s'éternise malgré la fronde, laissant place aux rumeurs. Il faut laisser "retomber la poussière", a-t-il souvent répété, à chaque  turbulence. La seule question qui vaille est de savoir si Mélenchon va - ou non - se mettre totalement ou un peu en retrait de son mouvement.

Lundi 27 mai, ses proches se retrouvaient au siège parisien pour analyser les mauvais résultats. Certains, dont Jean-Luc Mélenchon, 67 ans, tentent de minimiser, choisissant de se concentrer sur l’essentiel : il y aura six députés insoumis à Strasbourg. Une analyse qui hérisse le poil d’un cadre : "On ne peut pas dire que c’est toujours la faute des autres. Notre résultat est mauvais et nous devons faire le bilan." 
Dans la foulée, Clémentine Autain, 46 ans, met les pieds dans le plat : elle critique publiquement la ligne politique de LFI qui, selon elle, doit "s’ouvrir à la gauche". Pire, la députée de Seine-Saint-Denis met en cause l’état d’esprit "polémique et clivant" du chef. En interne, la ligne Autain est minoritaire. Les stratèges insoumis ne souhaitent plus entendre parler du mot "gauche", mais la parole se libère et les comptes se règlent. La tête de liste aux européennes, Manon Aubry est épargnée. Tous s’accordent à dire qu’elle a mené une belle bataille et qu’elle a été victime d’un double contexte : politique nationale et tensions au sein du mouvement.

Mercredi matin, posté en terrasse d’un café, Adrien Quatennens revient sur la campagne. Le député du Nord tente de comprendre le fiasco du 26 mai et considère que la stratégie du duel autour du référendum anti-Macron a bénéficié au Rassemblement national de Marine Le Pen. Il argumente sans détour : "Durant la campagne, Macron disait : "Si vous êtes pour l’Europe, votez pour moi." Le Pen, c’était : "Si vous êtes contre Macron, votez pour moi." Jadot y allait avec : "Si vous êtes écolo, votez pour moi." Et nous, on demandait : "Vous avez dix minutes, le temps qu’on vous explique ?" " 
Son camarade parlementaire Alexis Corbière, 50 ans, partage cette analyse qui accrédite l'idée que l'électorat est inapte au raisonnement : l'électeur ne s'y retrouve que dans le binaire.

Très impliqué durant la campagne, Quatennens assume sa part dans la déroute mais se projette vers l’avenir. Pour lui, à 29 ans, le futur ne se trouve pas à gauche, mais à la fois parmi les abstentionnistes et les électeurs d’extrême droite, ces "fâchés pas fachos" qui remettent leur colère entre les mains de Marine Le Pen, puisqu'il ne semble y avoir d'autre offre depuis plusieurs présidentielles. 
Dans les semaines à venir, Adrien Quatennens jouera de nouveau les premiers rôles. En région, comme candidat à la mairie de Lille ? Pourquoi pas, à Paris : président du groupe parlementaire LFI ou responsable du mouvement ? Alors que Manuel Bompard devrait piloter les eurodéputés insoumis, à Paris, Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne, est également appelée à prendre plus de responsabilités. Les paris sont ouverts.

Au trouble, un fuitage ajoute le chaos

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Jeudi, alors que la délégation insoumise était en route pour la Belgique, une note interne a été publiée par le Monde. Travail d'investigation, nous dira la presse... Signé par une quarantaine d’élus insoumis quelques lignes, ce texte virulent de six pages dénonce un "fonctionnement dangereux pour l’avenir du mouvement". L'extrait suivant révèle l’ambiance : "Les positions politiques publiques proviennent essentiellement du groupe parlementaire, qui a bien entendu toute légitimité pour prendre des positions, mais qui n’a pas reçu de mandat de la part du mouvement pour le faire en son nom. Ne pas reproduire les travers des partis traditionnels est évidemment une problématique cruciale ; mais si nous n’y prenons garde, notre mouvement finira par tomber dans les excès de ceux qu’on a appelés des "partis d’élus"."

Une critique visant Mélenchon lequel souligne volontiers que La France insoumise est un outil politique révolutionnaire: un mouvement et non pas un parti. Les signataires, dont Charlotte Girard, co-rédactrice du programme du programme de 2017 et Manon Le Bretton, qui dirige l’école de formation de LFI, soulignent "l’affaiblissement du réseau militant et le départ de plusieurs responsables dus en grande partie au mode de fonctionnement du mouvement depuis sa création". Les dépités oeuvrent pour que de "véritables débats contradictoires puissent avoir lieu". Un député glisse : "Les insoumis se battent pour plus de démocratie dans le pays; on doit faire le maximum et vite pour satisfaire tout le monde en interne, sinon ça serait incompréhensible."

Les paroles de Jean-Luc Mélenchon sont attendues comme la pluie en période de sécheresse, alors que les deux tendances avancent leurs pions et que progresse la demande de démocratie interneLa France insoumise est à un tournant et, cette fois, dire que "rien ne me sera épargné" ne suffira pas. Mélenchon le sait.  
Les "têtes dures", comme il appelle ses frondeurs, attendent un signe d'ici le week-end du 22 juin. Les Insoumis se retrouveront  alors en assemblée représentative, à Paris, pour faire le "bilan" d’étape du mouvement et rédiger le texte "stratégique et programmatique" pour les municipales de l’an prochain. 
La semaine suivante, toujours à Paris, c’est Clémentine Autain qui organise une après-midi à Paris, avec plusieurs figures politiques non-insoumises un "big-bang" de la gauche. Certains anticipent un 'pschitt'.

Le claquement de porte de Charlotte Girard annonce-t-il un festival d'été à la Feydeau ? 

Jean-Luc Mélenchon et Charlotte Girard lors de la «Marche pour la VIe Republique» le 18 mars 2017 à Paris.
En fin de semaine, vendredi plus précisément, l’universitaire a quitté les réseaux sociaux, elle a également prévenu certains de ses proches de son envie de quitter le mouvement. Samedi, un de ses camarades a confié que Charlotte Girard souhaite "contribuer modestement à être utile". Mais ça se fera loin de la France insoumise. 
Un autre de ses proches : "Elle avait un statut particulier; elle aurait pu ne rien dire, se contenter de suivre et jouer les premiers rôles. Elle a préféré prendre des risques, Charlotte ne souhaitait pas rompre, elle ne le fait pas par plaisir." Il ne s'agit donc pas d'une simple prise de distance, mais d'une rupture. 

Pour le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, l’heure est grave. Les fidèles du tribun en veulent à Girard de ne pas s'être effacée sur la pointe des pieds. Aucun cadre n’a commenté le départ publiquement; tous opposent une apparente indifférence.

C'est qu'ils ont fort à faire: depuis la raclée aux européennes, les conflits s’accumulent. 
L'irascible tribun devrait prendre la parole dans les prochaines heures pour "proposer un chemin" de traverse, entre plus de gauche ou moins de populisme. Les observateurs s’impatientent, mais nombre de militants s’inquiètent. Un député insoumis admet : "Il y a des problèmes, c’est vrai; nous devons les régler, mais tant que Jean-Luc est présent on avance, car il tient les deux bouts, le chef rassure, calme." Une sérénité qu'on ne lui connaît pas... 

jeudi 2 mai 2019

1er mai à la Pitié-Salpêtrière : les mensonges des autorités confirmés par une nouvelle vidéo

La version officielle est une dramatisation politicienne malsaine
"A la Pitié-Salpêtrière, on a attaqué un hôpital," avait grondé Castaner

Image associéeLe ministre de l'Intérieur Christophe Castaner est désormais accusé de "mensonge", un an après l'affaire Benalla, ancrant dans les esprits la notion de mensonge permanent au sommet de l'Etat

Dans les deux cas, des documents et des témoignages contredisent en effet les allégations macroniennes qui désignent à la vindicte populaire les deux bêtes noires du gouvernement, gilets jaunes et black bloc.
"Ici, à la Pitié-Salpêtrière, on a attaqué un hôpital. On a agressé son personnel soignant. Et on a blessé un policier mobilisé pour le protéger. Indéfectible soutien à nos forces de l’ordre : elles sont la fierté de la République", a ainsi tweeté le premier flic de France. "Nos forces de l'ordre sont intervenues pour sauver le service de réanimation", a même insisté le ministre devant la presse.
Or, tous les éléments réunis dès le lendemain des faits indiquent que l'intrusion n'a rien de commun avec l'ampleur décrite par les histrions au pouvoir. Les infirmiers et urgentistes de La Pitié-Salpêtrière tentent d'empêcher l'accès à des manifestants à leur service
Si un petit groupe de manifestants a effectivement pénétré dans l'hôpital, il n'est pas entré dans le service de réanimation de public, les vidéos et témoignages rassemblés, ainsi que le bilan des dégâts, en font fois et contredisent la version d'un raid.

Dans la chaîne officielle des accusateurs,
citons un médecin, le professeur Mathieu Raux, qui accuse les "réfugiés" d'un vol de "l'ensemble du matériel informatique du service":

Résumons : le professeur Mathieu Raux de la Pitié-Salpêtrière atteste que l'ensemble du système informatique d'un service a été vandalisé, mais ce serait tout de même une fake news de dire que des manifestants s'en sont pris à cet hôpital ? Ce pays va mal.https://t.co/rZIqOEd5yr
on trouve aussi la directrice de l'hôpital, Marie-Anne Ruder, qui n'a pas mieux à faire que de formuler son faux-témoignage à l'antenne de RTL:
Puis Martin Hirsch, patron de l'AP-HP : 

Et d'ajouter :

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a été plus circonspecte.

L'AFP transforme des tentatives en actes délictueux. 
"Plusieurs personnes ont tenté de pénétrer, via une passerelle, au sein du service de réanimation chirurgicale. Une cinquantaine d'entre elles étaient montée sur cette passerelle, selon des témoins [qui ne sont pas identifiés !]. Le secret des sources autorisent aux journalistes toutes les manipulations...

Un interne de l'hôpital infirme les accusations d'attaque, selon Castaner :

L'AFP colle toujours à la thèse officielle, évoquant "la confusion [qui] règne toujours au lendemain de l'intrusion d'individus dans l'enceinte de l'hôpital parisien. Edouard Philippe s'est élevé contre un acte "totalement irresponsable", et l'agence de presse n'hésite pas à dénoncer "des membres de l'opposition [qui] accusent le gouvernement d'instrumentaliser l'incident".

Pour quelles raisons des individus ont-ils pénétré dans l'enceinte de l'hôpital de la Pitié Salpêtrière? 
L'enquête déterminera s'il y a eu volonté d'envahissement d'un hôpital ou nécessité pour des manifestants "nassés" de chercher refuge contre les forces de l'ordre et leurs grenades lacrymogènes. 
Ce qui est avéré par l'AP-HP, c'est que l'accusation de vols d'ordinateurs à l'intérieur de l'hôpital est pure diabolisation visant à donner des manifestants l'image de délinquants. Or, "à ce stade aucun lien ne peut être fait" avec l'intrusion de manifestants lors du défilé du 1er mai, a commenté la direction de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) dirigée par Martin Hirsch.
Suite à la dénonciation par Castaner d'une "attaque" de l'hôpital, Jean-Luc Mélenchon accuse le ministre de l'Intérieur de "mensonge". 

Une nouvelle vidéo, filmée depuis l'intérieur du service, a depuis été publiée jeudi 2 mai dans l'après-midi.
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Les "attaquants" ne sont visiblement pas agressifs
La vidéo montre des manifestants fuir soudainement vers des soignants, installés sur la passerelle, alors que des policiers entrent sur le site. Le personnel de l'hôpital se replie en quelques secondes dans le bâtiment et s'emploient à plusieurs pour bloquer la porte d'accès à leur service. Les premiers manifestants, sur une vingtaine au total (entre dix et cinquante, selon d'autres versions), arrivent déjà sur la passerelle et tirent sur la poignée pour entrer. Parmi eux, quelques Gilets jaunes, certains âgés, mais aucun personne encagoulée, ni masquée. Au bout d'une minute, des policiers arrivent sur la passerelle et commencent à les évacuer dans le calme.

"Monsieur Castaner doit démissionner", estime Adrien Quatennens
Jeudi soir sur Europe 1, le député La France insoumise du Nord a demandé à Christophe Castaner de "partir sans délai".

Des mauvais traitements, voire des brutalités policières, et l'urgence de se protéger ?






jeudi 13 décembre 2018

Après l'attentat à Strasbourg, la vie du mouvement des "gilets jaunes" continue

Sous les pressions de la classe politique, les "gilets jaunes" s'interrogent 

Les "gilets jaunes" sont toujours autant mobilisés sur de nombreux sites en France

même si l'attentat islamiste de Strasbourg (Bas-Rhin) est dans tous les esprits. 

Après l'attaque à Strasbourg, les "gilets jaunes" vont-ils poursuivre la mobilisation ?"On comprend la douleur de ces gens à Strasbourg tout à fait, mais notre mouvement doit continuer parce qu'il est légitime", déclare un manifestant. Ils veulent continuer le mouvement et manifester samedi 15 décembre, malgré tout. A Auxerre (Yonne), le message a été entendu et les "gilets jaunes" restent déterminés. A chaud, les avis sont partagés.

Le service public de France Télévisions insiste sur le fait que tous ne sont pas sur la même ligne. 
"Pour certains "gilets jaunes", l'heure est grave et samedi prochain, la mobilisation doit s'adapter," assure France Info.  "Nous n'appelons pas à manifester dans les centres-villes pour ne pas perturber le dispositif 'urgence attentat'. Samedi, nous invitons tous les 'gilets jaunes' à porter un brassard noir", a déclaré Christophe Chalençon, un "gilet jaune" du Vaucluse, que les media diabolisent de l'étiquette d'extrême droite. 
Comme Karl Toquard de l'Eure, d'autres porte-parole craignent des débordements et recommandent de ne pas manifester dans la capitale. Mercredi 12 décembre, en milieu de semaine et après quatre semaines de mobilisation dans le froid, la mobilisation est en baisse : ils sont 4.600 manifestants contre 6.700 il y a une semaine en France, selon le ...ministère de l'Intérieur.

"A ce stade, nous n'avons pas décidé d'interdire les manifestations qui se tiennent samedi", a fait savoir Griveaux, le porte-parole du gouvernement.
Sur CNews jeudi, le gouvernement appelle les "gilets jaunes" à être "raisonnables" après l'attentat de Strasbourg et à "ne pas manifester". "Il n'est pas raisonnable de manifester", a-t-il insisté, car "nos forces de l'ordre et de sécurité ont été mises à contribution énormément ces dernières semaines", et "au regard" de l'attentat de Strasbourg, "il serait préférable que ce samedi chacun puisse, de manière apaisée, vaquer à des occupations d'un samedi avant les fêtes de famille de fin d'année plutôt que de manifester et mettre à nouveau à contribution nos forces de l'ordre".


La ministre de la Justice Nicole Belloubet avait estimé mercredi que "le mouvement d(evait) cesser", compte tenu de l'"événement dramatique" de Strasbourg et des "réponses apportées par le président de la République"aux revendications des "gilets jaunes". "Ce n'est pas à nous de de dire si un mouvement doit cesser ou pas", avait ensuite rappelé Benjamin Griveaux, tout en estimant que l'exécutif avait "mis sur la table de quoi permettre l'ouverture d'un dialogue".

La vie des habitants de Strasbourg doit continuer, mais le mouvement des 'Gilets jaunes' devrait cesser : cohérent ?

Manifestations : les "gilets jaunes" s'interrogent
"Il ne faut pas avoir peur et il faut continuer notre action, lance une manifestante habillée de sa veste fluo. Si on s'arrête là-dessus, Macron va être content". Même détermination sur les réseaux sociaux où s'affichent côte à côte appels à manifester et messages de compassion pour les victimes, l'un n'empêchant pas l'autre. 
Laëtitia Dewalle, une des figures du mouvement en Ile-de-France, ira, elle, manifester. "Ils ont déjà la peur au ventre tous les mois à cause de leur compte en banque, c'est pas un terroriste qui va leur faire peur et qui va les empêcher de vivre", argumente-t-elle. 
Dans le Sud-Est,  autre porte-parole médiatisé, Christophe Chalençon,appelle à manifester, mais "ni à Paris, ni dans les centres-villes, pour ne pas perturber le dispositif 'urgence attentat'", on l'a vu. Toutes les nuances se font entendre.

La police ne sait plus gérer la période à risque de Noël ?
Membre du parti Les Républicains, l'ancien directeur de la police nationale (juin 2007- mai 2012), estime par ailleurs que l'appel à témoins diffusé pour retrouver Chérif Chekatt, fiche d'appel à témoins ci-contre, l'auteur présumé de l'attaque sur le marché de Noël de Strasbourg, va "mettre sur lui une pression importante". Ce tueur avait été mis en examen en 2016 pour "apologie du terrorisme", avant qu'un non-lieu soit rendu. En même temps, il est "évidemment nécessaire", selon Frédéric Péchenard, que le mouvement des "gilets jaunes" soit "au moins suspendu", alors que pas loin de 1.000 policiers s'occupent de traquer le terroriste de Strasbourg.

Les responsables politiques s'opposent

M
aire pro-Macron de Bordeaux, 
Alain Juppé, tente de diviser les citoyens en lutte pour leur pouvoir d'achat, appelant les "gilets jaunes de bonne foi, ceux qui ont des revendications concrètes et pas la révolution", à "prendre leurs responsabilités". "Je leur lance un appel. Ils savent qu’en organisant une nouvelle manifestation samedi prochain, prétendu acte V de la revendication, ils convoquent ou invitent les casseurs à casser".
L'ancien premier ministre appelle aussi à "combattre" les responsables politiques qui appellent à un acte V de la mobilisation des "gilets jaunes", le 11 décembre. Sans quoi les violences "se reproduiront inévitablement", a ajouté le battu de la primaire présidentielle de la droite et du centre en 2016.
Pour l'ancien premier ministre, "certains veulent renverser les principes mêmes de notre état de droit et ce sont des adversaires clairement désignés". Ce proche de Macron estime en effet que l'ennemi n'est pas l'islamisme terroriste mais l'extrême gauche anarcho-révolutionnaire intérieure : il appelle en effet à "combattre avec la plus grande énergie" les responsables "entre guillemets politiques qui veulent faire la révolution", "parce qu'ils font courir à notre pays un risque grave".

Mélenchon appelle à "un acte V de la révolution citoyenne"
Jean-Luc Mélenchon a été le premier responsable politique à réagir à l’allocution du président de la République, ce lundi 10 à 20h00. Pour le leader de La France Insoumise, les mesures d’Emmanuel Macron ne sont qu’une "distribution de monnaie". 
"Une partie considérable de la population n'est concernée par aucune des mesures annoncées par le président”. Jean-Luc Mélenchon cite notamment "les chômeurs, les fonctionnaires, les salariés à temps partiels, les retraités pour lesquels la désindexation des retraites est maintenue" mais aussi "la jeunesse scolarisée".

Et de regretter que "les mesures annoncées seront payées par le contribuable [et non] par les grandes fortunes", tout comme les exonérations des heures supplémentaires qui devront être payées "par la Sécurité sociale ou l’État", tandis que "les actionnaires sont protégés", puisque "l’impôt sur la fortune n’est pas rétabli".
Enfin, Mélenchon s’inquiète, en tant que député, d’un "budget complètement désorganisé" : "Le projet de loi de finances actuel est désarticulé". A ses yeux, il y a, dans le discours d'Emmanuel Macron, "des bonnes intentions, des réponses non".
En conséquence, Jean-Luc Mélenchon appelle à une nouvelle journée de mobilisation samedi 15 décembre:
“Je crois que l'acte 5 de la révolution citoyenne dans notre pays sera un moment de grande mobilisation. Mais bien sûr, comme tout un chacun, je m'en remets à la décision qui sera prise par tous ceux qui sont dans l'action”, a-t-il conclu.
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Adrien Quatennens confirme qu'il prendra part à l'Acte V de la mobilisation des 'gilets jaunes', samedi 15.
En réponse à la question de Jean-Jacques Bourdin, sur RMC, l'élu 'La France insoumise' (LFI) du Nord a maintenu ce matin sa participation samedi.

VOIR et ENTENDRE
 cet ancien salarié d'EDF (comme son père) et ex-associatif d'aide aux sans-abri et chez Attac, qui s'exprimait depuis l'attentat islamiste de Strasbourg :


dimanche 16 septembre 2018

Les migrants divisent communistes et LFI

La position de la France insoumise sur l'immigration provoque des tensions avec les communistes

Les députés LFI vont boycotter le discours de Pierre Laurent, 
secrétaire national du Parti communiste, à la Fête de l'Humanité samedi.

Ils se sont tant aimés...
Les députés 'insoumis' Eric Coquerel, Adrien Quatennens ou encore Clémentine Autain devaient se rendre à La Courneuve. "En 2017, Pierre Laurent a consacré son discours à attaquer Jean-Luc Mélenchon devant une délégation de dirigeants de LFI. Cette année, c'est avant même la Fête de l'Humanité que la tête de liste aux européennes du PCF, Ian Brossat, nous insulte", se sont-ils souvenus jeudi soir dans un communiqué.

Rédigé par l'adjoint au Logement à la mairie de Paris, un tweet de Ian Brossat critiquant la position de LFI sur l'immigration qui est à l'origine de la discorde. "En 1939, mon grand-père juif a fui la Pologne pour échapper à l'antisémitisme. Heureusement pour lui, il est tombé sur des gens qui lui ont ouvert la porte, et non sur des doctes qui auraient disserté sur les 7 plaies d'Egypte avant de lui tendre la main.
Ian Brossat répondait à un tweet d'Adrien Quatennens qui expliquait que "les grandes causes des mouvements de populations [étaient] connues : les conflits et guerres, les accords commerciaux inégaux et le changement climatique". Ils assurait même  pouvoir "agir sur ces causes."

"Macron et Le Pen" pour adversaires
"La porte est ouverte aux provocations et incidents. Nous n'en voulons pas. A quoi bon, alors, répondre à l'invitation à écouter Pierre Laurent samedi, si c'est un traquenard ?", écrivent les députés LFI dans leur communiqué jeudi. "Nous voulons protéger ce qui reste de possibilités de dialogue serein. Nos adversaires doivent rester Macron et Le Pen", ajoutent les députés, avant de décider de retrouver leurs camarades à La Courneuve. Les venues individuelles de certains Insoumis pour des débats autres que sur le stand national du PCF ne sont pas exclues, précise LFI.

"Quand on est sûr de ses arguments, on ne fuit pas le débat", a polémiqué le totalitaire Ian Brossat sur Twitter jeudi soir. "La gauche est traversée de débats, et je regrette qu'il ne soit pas possible de débattre sur cette question avec LFI, alors que la Fête de l'Humanité est le lieu pour en débattre à des milliers de voix", a-t-il aussi prétendu.

Ces échanges s'inscrivent dans le sillage des critiques dont la France insoumise fait l'objet depuis le discours à Marseille de Jean-Luc Mélenchon fin août. 
Résultat de recherche d'images pour "PCF immigration""Honte à ceux qui organisent l'immigration par les traités de libre-échange et qui l'utilisent ensuite pour faire pression sur les salaires et les acquis sociaux!", avait lancé le candidat à la présidentielle de 2017. 

Image associéeAu gouvernement comme à l'extrême gauche, plusieurs voix se sont élevées depuis pour dénoncer cette prise de position. 
Ministre chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau a notamment qualifié la France Insoumise de "parti nationaliste qui ne dit pas son nom" dans une tribune aux Echos, fin août.

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Image associée"Ce qui m'inquiète, c'est qu'à bas bruit, sans s'en apercevoir, nous nous retrouvions les deux pieds englués dans la vase idéologique", dénonçait également le  trotskiste Olivier Besancenot (NPA)

En juillet déjà, l'ex-croupion du PS Benoît Hamon (Génération.s) avait émis des critiques similaires à l'encontre du "nationalisme de gauche" du populiste Jean-Luc Mélenchon : "Ça finit en nationalisme tout court, ce n'est pas bon, surtout à un moment où on a besoin de cohésion et de solidarité."
Et l' "humanisme totalitaire", alors ?
 
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Le débat interne reprend...

Vendredi, Ian Brossat a repassé une couche sur Sud Radio. "On ne comprend pas quelle est la position de la France insoumise sur la question de l'accueil des réfugiés", a-t-il déclaré. Face à "la montée de l'extrême droite très importante dans toute l'Europe", "la responsabilité de la gauche, c'est d'être claire sur ce sujet. Or, quand j'entends un certain nombre de responsables de La France insoumise, je dis que leur position est nébuleuse". 

F
ils de communistes, le jeune Brossat a la mémoire courte lien PaSiDupes "La CGT gaze ses clandestins; le PCF les chassait au bulldozer"
VOIR et ENTENDRE : le témoignage d'un Malien victime de gaz et de coups (Rue 89) en 2009 :

VOIR et ENTENDRE : réactions aux violences de la CGT COLLABO (bakchich):

Si les camarades peinent à recouvrer la mémoire, voici une nouvelle piste, au départ de Vitry, en 1981, quand la mairie PCF accusait les migrants de la rage (de trafic de drogue) en sorte de s'en débarrasser, en les chassant vers la commune voisine, de droite...  :

Et voilà les justifications de Georges Marchais :
(Quand mon fournisseur d'accès cessera de me faire des misères...)
Et ça ?
 

Début septembre, 
coordinateur des campagnes de LFI et l'une des deux têtes de liste pour les élections européennes, Manuel Bompard dénonçait des "caricatures grossières". "On ne peut pas traiter la question par un discours simpliste qui est d'accueillir tout le monde à chaque fois, il faut comprendre pourquoi les gens partent de leur pays. [...] Mais nous, on ne fait pas de lien entre l'immigration et le chômage", assurait-il.

Signe que le sujet fait débat dans les rangs du parti, Mélenchon a pris ses distances jeudi avec Djordje Kuzmanovic. Dans un entretien avec L'Obs, le porte-parole de la France insoumise explique en effet  que "la bonne conscience de gauche empêche de réfléchir concrètement à la façon de ralentir, voire d’assécher les flux migratoires". C'est nébuleux, ça ? 
"Le point de vue qu’il exprime sur l’immigration est strictement personnel. Il engage des polémiques qui ne sont pas les miennes", s'est désolidarisé Jean-Luc Mélenchon.