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vendredi 3 mai 2019

"Attaque" de l'hôpital parisien: Castaner avoue son exploitation de la panique des manifestants face aux policiers

Le ministre de l’Intérieur a fait marche-arrière dans son offensive médiatique de diabolisation de la contestation sociale

"Je n'aurais pas dû employer le terme "attaque", concède le ministre de l'Intérieur, 
suite aux accusations de mensonge qui le visent

Image associée
Diabolisation contre mesures sociales: la prochaine fois,
Macron se jette dans les buissons du Jardin de l'Observatoire
(une nuit d'octobre 1959 à Paris, François Mitterrand avait tenté de faire croire à un attentat contre sa personne d'ancien ministre de l'Intérieur )
L'hôpital de la Pitié-Salpêtrière n'a pas été attaqué, comme Castaner l'a prétendu. 
Ce vendredi matin, le Marseillais a reconnu sa faute politique dans son emploi vindicatif du mot "attaque" inapproprié à la situation réelle pour qualifier - dans un tweet quasiment instantané - les événements de la Pitié-Salpêtrière. Le ministre a répliqué à chaud, ravi de diaboliser une situation globalement respectueuse de l'ordre public. 

Christophe Castaner a fait machine arrière, deux jours après la date des événements du 1er-mai. Les dizaines de manifestants qui ont pénétré dans l'hôpital n'avaient pas connaissance de la nature du lieu. S'ils ont forcé une grille de l'établissement hospitalier, c'est en croyant qu'il s'agissait du CROUS. Ils ont ensuite battu en retraite quand des infirmières leur ont expliqué leur erreur à l'entrée d'une sortie de secours de l'hôpital. Et enfin, leur intrusion s'explique par un mouvement de foule prise de panique face aux forces de police qui les gazaient.

Le ministre n'a pas hésité à dénoncer une "attaque"des manifestants. Son descriptif apocalyptique malveillant a fait polémique, lorsque de nombreuses vidéos et témoignages diffusés ce jeudi ont montré qu'il s'agissait d'une fuite désorganisée et d'une demande d'asile.

Le gouvernement a joué le jeu dangereux de la diabolisation

Résultat de recherche d'images pour "dessin Castaner hopital"
Le ministre a sauté sur l'occasion de nuire aux mouvements sociaux condamnant la politique de Macron. 
Ex-socialiste radicalisé au tout sécuritaire, Castaner n'a pas pris la peine de s'informer avant de tenir ses propos aventureux. 
Alors que les rares violences de rues étaient le fait de quelques anarcho-révolutionnaires formés au black bloc, le joueur de poker de la Place Beauvau s'est fié à son nouveau préfet de police, Didier Lallement, un ancien secrétaire général du ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement, puis de Manuel Valls, dans le gouvernement Ayrault.

Castaner est tombé dans le piège de la presse manipulatrice. 
Résultat de recherche d'images pour "dessin Castaner hopital"Alors que, dans un souci de ménagement des syndicats, la consigne était à la fois de minimiser la participation à la mobilisation, ainsi que ses débordements, les forces de l'ordre appelées par le président à une "grande fermeté" ont créé un mouvement de panique à l'origine de l'intrusion à l'arrière de l'hôpital que le ministre menteur a exploitée avec l'intention d'abuser l'opinion.

Le fêtard bat en retraite la queue entre les jambes.
"J’entends le reproche sur le mot "attaque"", a déclaré le ministre de l’Intérieur, s'attachant au mot plutôt qu'à l'état d'esprit. 
"Je n’aurais pas dû l’employer", a concédé Christophe Castaner, estimant après réflexion que le terme d'"intrusion violente" était "mieux adapté". 

Le ministre de Macron minimise sa faute.
Résultat de recherche d'images pour "dessin Castaner hopital"
"Quoi qu’il en soit, cet incident [sic], au lieu d’être nié dans une polémique absurde, devrait tous nous émouvoir", a-t-il enfin raconté, sombrant dans le pathos.

Le numéro  12 du gouvernement Philippe,
Castaner s'est déconsidéré par ses méthodes irrespectueuses de la République, de ceux qui lui ont fait confiance, Edouard Philippe et les membres de la majorité présidentielle, à commencer par le président Macron.

Considérant les preuves accablantes de sa volonté de manipulation politicienne de l'opinion, le député Adrien Quatennens (LFI) a appelé ce président à prononcer la démission de ce ministre inapproprié à la fonction.

jeudi 2 mai 2019

1er mai à la Pitié-Salpêtrière : les mensonges des autorités confirmés par une nouvelle vidéo

La version officielle est une dramatisation politicienne malsaine
"A la Pitié-Salpêtrière, on a attaqué un hôpital," avait grondé Castaner

Image associéeLe ministre de l'Intérieur Christophe Castaner est désormais accusé de "mensonge", un an après l'affaire Benalla, ancrant dans les esprits la notion de mensonge permanent au sommet de l'Etat

Dans les deux cas, des documents et des témoignages contredisent en effet les allégations macroniennes qui désignent à la vindicte populaire les deux bêtes noires du gouvernement, gilets jaunes et black bloc.
"Ici, à la Pitié-Salpêtrière, on a attaqué un hôpital. On a agressé son personnel soignant. Et on a blessé un policier mobilisé pour le protéger. Indéfectible soutien à nos forces de l’ordre : elles sont la fierté de la République", a ainsi tweeté le premier flic de France. "Nos forces de l'ordre sont intervenues pour sauver le service de réanimation", a même insisté le ministre devant la presse.
Or, tous les éléments réunis dès le lendemain des faits indiquent que l'intrusion n'a rien de commun avec l'ampleur décrite par les histrions au pouvoir. Les infirmiers et urgentistes de La Pitié-Salpêtrière tentent d'empêcher l'accès à des manifestants à leur service
Si un petit groupe de manifestants a effectivement pénétré dans l'hôpital, il n'est pas entré dans le service de réanimation de public, les vidéos et témoignages rassemblés, ainsi que le bilan des dégâts, en font fois et contredisent la version d'un raid.

Dans la chaîne officielle des accusateurs,
citons un médecin, le professeur Mathieu Raux, qui accuse les "réfugiés" d'un vol de "l'ensemble du matériel informatique du service":

Résumons : le professeur Mathieu Raux de la Pitié-Salpêtrière atteste que l'ensemble du système informatique d'un service a été vandalisé, mais ce serait tout de même une fake news de dire que des manifestants s'en sont pris à cet hôpital ? Ce pays va mal.https://t.co/rZIqOEd5yr
on trouve aussi la directrice de l'hôpital, Marie-Anne Ruder, qui n'a pas mieux à faire que de formuler son faux-témoignage à l'antenne de RTL:
Puis Martin Hirsch, patron de l'AP-HP : 

Et d'ajouter :

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a été plus circonspecte.

L'AFP transforme des tentatives en actes délictueux. 
"Plusieurs personnes ont tenté de pénétrer, via une passerelle, au sein du service de réanimation chirurgicale. Une cinquantaine d'entre elles étaient montée sur cette passerelle, selon des témoins [qui ne sont pas identifiés !]. Le secret des sources autorisent aux journalistes toutes les manipulations...

Un interne de l'hôpital infirme les accusations d'attaque, selon Castaner :

L'AFP colle toujours à la thèse officielle, évoquant "la confusion [qui] règne toujours au lendemain de l'intrusion d'individus dans l'enceinte de l'hôpital parisien. Edouard Philippe s'est élevé contre un acte "totalement irresponsable", et l'agence de presse n'hésite pas à dénoncer "des membres de l'opposition [qui] accusent le gouvernement d'instrumentaliser l'incident".

Pour quelles raisons des individus ont-ils pénétré dans l'enceinte de l'hôpital de la Pitié Salpêtrière? 
L'enquête déterminera s'il y a eu volonté d'envahissement d'un hôpital ou nécessité pour des manifestants "nassés" de chercher refuge contre les forces de l'ordre et leurs grenades lacrymogènes. 
Ce qui est avéré par l'AP-HP, c'est que l'accusation de vols d'ordinateurs à l'intérieur de l'hôpital est pure diabolisation visant à donner des manifestants l'image de délinquants. Or, "à ce stade aucun lien ne peut être fait" avec l'intrusion de manifestants lors du défilé du 1er mai, a commenté la direction de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) dirigée par Martin Hirsch.
Suite à la dénonciation par Castaner d'une "attaque" de l'hôpital, Jean-Luc Mélenchon accuse le ministre de l'Intérieur de "mensonge". 

Une nouvelle vidéo, filmée depuis l'intérieur du service, a depuis été publiée jeudi 2 mai dans l'après-midi.
Résultat de recherche d'images pour "1er mai pitié salpetriere"
Les "attaquants" ne sont visiblement pas agressifs
La vidéo montre des manifestants fuir soudainement vers des soignants, installés sur la passerelle, alors que des policiers entrent sur le site. Le personnel de l'hôpital se replie en quelques secondes dans le bâtiment et s'emploient à plusieurs pour bloquer la porte d'accès à leur service. Les premiers manifestants, sur une vingtaine au total (entre dix et cinquante, selon d'autres versions), arrivent déjà sur la passerelle et tirent sur la poignée pour entrer. Parmi eux, quelques Gilets jaunes, certains âgés, mais aucun personne encagoulée, ni masquée. Au bout d'une minute, des policiers arrivent sur la passerelle et commencent à les évacuer dans le calme.

"Monsieur Castaner doit démissionner", estime Adrien Quatennens
Jeudi soir sur Europe 1, le député La France insoumise du Nord a demandé à Christophe Castaner de "partir sans délai".

Des mauvais traitements, voire des brutalités policières, et l'urgence de se protéger ?






lundi 26 novembre 2018

Mobilisation populaire du 24 novembre : polémique sur le cynisme du ministère de l'Intérieur

Gilets jaunes : un exécutif en pleine parano complotiste

Christophe Castaner accuse Marine Le Pen d'avoir encouragé les violences

Cynisme de la dramatisation :
Castaner en vareuse à épaulettes et cravate noires !
Alors que des heurts ont éclaté sur les Champs-Elysées, samedi 24 novembre, jour de mobilisation des gilets jaunes, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a dénoncé ces violences en accusant la présidente du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, d'être l'instigatrice : "fake news" ET manipulation politicienne de l'opinion à l'approche des Européennes ?

Christophe Castaner a dénoncé "les séditieux" parmi les Gilets jaunes

VOIR et ENTENDRE
le ministre insensé débiter des propos injurieux facteurs de colère ajoutée, à l'origine de violences en marge d'un mouvement qualifié de "bon-enfant" avant son intervention provocatrice :
Le bouffon affirme que "nos forces de sécurité avaient parfaitement anticipé" !

Darmanin, ministre, désigne l'ultra-gauche et le "peste brune"

EN IMAGES. Mobilisation des gilets jaunes, violences à Paris
Dimanche, le ministère de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a repassé une couche de diabolisation du mouvement citoyen, assimilant les manifestants des Champs-Élysées à la "peste brune"...

La comparaison ne passe pas. Après Macron qui avait évoqué la "lèpre nationaliste" pour stigmatiser les électeurs qui ont démocratiquement porté des anti-européens  au pouvoir en Autriche ou Italie, mais aussi en Pologne ou en Slovénie, son ministre a développé la thèse  d'une montée du nazisme tendant à décrédibiliser les 'Gilets jaunes' et à démobiliser la population.

Mais le ministre des surtaxes n'a réussi qu'à se placer sous le feu de la critique ce lundi, après avoir affirmé que "la peste brune" avait manifesté samedi sur les Champs-Élysées, à Paris.

Hollande (PS) n'en croit pas ses oreilles
Cette référence au fascisme a suscité des critiques acerbes de l'opposition. "Comment peut-on utiliser des mots comme ça ? Cela déconsidère celui qui le dit", a condamné François Hollande, ce lundi sur RTL.  

Même l'extrême gauche dénonce ces propos.
 
"Il ne faut pas faire croire que des milices fascistes ont déferlé sur Paris. C'est bien plus compliqué que cela. Et cela évite de parler du fond. Les "gilets jaunes" n'égalent pas quelques abrutis d'extrême-droite très minoritaires", a de son côté affirmé ce lundi sur France Info le député LFI Alexis Corbière, abruti qui a dû abandonner le logement social de la Ville de Paris qu'il squattait. 

Marine Le Pen a enfin démonté ce lundi l'analyse de Gérald Darmanin et de Christophe Castaner, qui avait attribué dès samedi les violences à des "séditieux" de l'ultradroite". Des Français qui brandissent le drapeau français et chantent la Marseillaise, ce seraient des "séditieux ?" Pour Gérald Darmanin, les gilets jaunes sont la "peste brune", donc des nazis..." 

Aucun des interpellés n'appartient à l'ultra-droite. Peut-on en dire autant de l'ultra-gauche ? 
Alors, maintenant, le préfet de police, Michel Delpuech, et le demi-ministre de l'Intérieur assurent que des "gilets jaunes" ont pu être ...manipulés par cette ultra-droite !

Casseurs en marge du rassemblement de "gilets jaunes" à Paris : comment se sont-ils infiltrés sur les Champs-Elysées ? 

Le pouvoir a laissé l’acte 2 de la mobilisation des gilets jaunes tourner au chaos à Paris ce samedi. Des milliers de manifestants se sont rendus sur les Champs-Elysées malgré l’interdiction et de nombreux affrontements ont eu lieu avec les forces de l’ordre car des casseurs se sont infiltrés par les gilets jaunes, alors que l'exécutif se flattait de maîtriser habituellement les mouvements de foule sur les Champs. Les explications de Sibylle Delaitre.

Les forces de police ont reçu l'ordre de laisser entrer les manifestants sur les Champs-Elysées

Cette video l'atteste,
en même temps que le désordre dans les rangs policiers :


Une témoin assure en outre avoir assisté à l'arrivée d'un groupe de 'Black bloc", c'est-à-dire des internationalistes anarcho-révolutionnaires. Les journalistes avaient en effet indiqué que des cars venus d'Allemagne avaient été signalés, ce qui accrédite la thèse du cynisme de l'exécutif.

L'ultra-droite était-elle à la manoeuvre sur les Champs-Elysées ?

L'Heure des Pros (1ere partie) du 26/11/2018 :



Marine Le Pen conclut que Castaner traite les "Gilets jaunes" de nazis :


vendredi 11 décembre 2015

Le diabolique Valls dramatise: " le FN peut conduire à la "guerre civile," assure ce Premier ministre

Le premier ministre joue avec les peurs dans une insupportable charge anti-républicaine

Le Premier ministre de la gauche a dit son sentiment surjoué

"Le Front national peut conduire à la "guerre civile" et son programme est une "arnaque" qui "trompe les gens", a affirmé Manuel Valls ce vendredi, dans la matinale de France Inter, chaîne de service public où il est chez lui.

Dans une manipulation digne des régimes où sévit un pouvoir absolu, il a utilisé les moyens de propagande de l'Etat.  "Il y a deux options pour notre pays. Il y a une option qui est celle de l'extrême droite qui, au fond, prône la division. Cette division peut conduire à la guerre civile et il y a une autre vision qui est celle de la République et des valeurs, qui est le rassemblement", a estimé le  binaire Kiki, à deux jours du second tour des régionales.

"L'extrême droite est au fond dans l'arnaque, parce que son projet, c'est une arnaque, (le Front national) trompe les gens, (est) toujours dans l'outrance, tient des propos insupportables", a-t-il martelé peu après, en fustigeant "le clan Le Pen qui, en plus, est poursuivi par la justice". Sont-ils présumés coupables ?
40% des Français voteraient-ils pour une arnaque ?doute la journaliste. 

"Oui, oui, il faut leur dire", maintient le socialiste manichéen, avant d'ajouter: "
Les Français qui font ce choix, bien sûr, je les respecte, parce que quand il y a un vote de colère, il faut l'entendre, mais ils votent pour un parti antisémite, raciste, qui n'aime pas la République... et qui en plus trompe les Français", a poursuivi le Premier ministre.

Un tableau apocalyptique qui tient l'intelligence des Français en piètre estime
"Si l'extrême droite l'emportait dans le Nord-Pas-de-Calais, dans le Grand Est ou en Paca, mais aussi en Franche-Comté-Bourgogne (...), l'image de ces régions serait détruite, beaucoup d'entreprises partiraient, on supprimerait en plus des projets et des programmes, là pour les femmes, je pense au planning familial, là le soutien à un certain nombre de projets pour les lycées", a insisté Manuel Valls.

"A tous ceux qui sont tentés aujourd'hui par le vote extrême parce qu'ils en ont assez, je leur dis, pour ces petits retraités, ces ouvriers, ces citoyens dans la précarité, cette jeunesse qui ne voit pas l'avenir [après près de quatre années de socialisme], ça serait un désastre, ça serait pire. Le programme du FN, c'est la division", a encore discriminé le chef partisan du gouvernement de Hollande.

mardi 1 juillet 2014

Presse militante: Aymeric Caron, suppôt du Front !

J.-F. Kahn partage l'opinion de Naulleau : "Dans Caron, il y a deux lettres de trop."
Pourquoi le protégé de Ruquier suscite-t-il tant de haine?
Au bal des imbéciles heureux
Voyez-le chercher le regard de son maître et guetter son approbation
Donc Natacha Polony quitte On n’est pas couché (ONPC), de son plein gré, mais lassée par les agressions de son acolyte pourtant végétarien: elle est remplacée à la rentrée par Léa Salamé (i-télé, groupe socialiste Canal+), mais il faudra encore subir l'autre. Il semblait en effet difficile de redémarrer avec deux bleus comme faire-valoir
"Dans la foulée, Laurent Ruquier et sa productrice Catherine Barma annoncent una voce le nouveau rôle assigné à leurs chroniqueurs: "Finies les polémiques, place aux interviews !" Moi je veux bien, même si ça risque d’affadir encore un peu l’ensemble. 

Mais dans ce nouveau dispositif, il sert à quoi, Aymeric Caron ?
À force de vouloir exister comme un grand, ce gland [sic] s’est mis à dos tout le monde, y compris le Tout-Paris qu’il croyait séduire. Saura-t-il renoncer à son statut de polémiste autoproclamé pour celui de simple journaliste ? Poser des questions sans imposer ses réponses ? Interviewer sans japper [Et il n'avale pas que des croquettes : je vois d'ici Caron ourler ses babines]? Si un tel miracle devait se produire, il faudrait encore à Aymeric [seraient-ils du dernier bien?], pour être crédible, changer au moins de nom et de brushing [et de confectionneurs de fiches]. Mais à en croire sa récente charge héroï-comique contre Jean-François Kahn, il n’en prend pas le chemin.

L’autre samedi, Jean-François, héraut vibrionnant de la "révolution centriste" au côté de François Bayrou, est invité pour défendre son tout nouveau bouquin, Marine Le Pen vous dit merci ! (Plon). Comme le titre l’indique, Kahn JF y dénonce l' "antifascisme" incantatoire pratiqué en France 

Anti-fascisme en action
depuis trente ans, de Jean-Marie à Marine, avec le succès que l’on sait.

Après tant d’imprécations, d’exorcismes et de diabolisation, non seulement le Front national n’a pas disparu, mais il est en passe de devenir le premier parti de France. Et pour cause, diagnostique le bon Dr Kahn; les mêmes élites qui dénoncent le FN lui dégagent un boulevard, à force de mépriser les angoisses de la France d’en bas : immigration incontrôlable, capitalisme mondialisé, excès sociétaux en tout genre…

"Complice toi-même !", rétorque en substance Aymeric. Depuis sa cour de récré, il accuse Kahn d’ "accréditer les thèses du Front national" sous prétexte que l’autre ne dénonce pas assez le "drame" des 25 %. "Mais on l’a dit vingt-cinq fois, que le FN c’est mal, et tout le monde sait ce que j’en pense ! Mais avec ça, où en sommes-nous ?" interroge Basile de Koch.

"Au fond, conclut l’invité à l’adresse de Caron, dans ce livre, je parle de vous et ceux que vous représentez. Vous expliquez aux gens que leurs problèmes sont des fantasmes et qu’ils sont fous ! Résultat : quand vous dites "populiste", ils entendent "populaire"." Pas mieux !

En fin d’entretien, c’est le jeu, Jean-François doit répondre à un tweet au hasard (ou pas). Celui-là lui rappelle une saillie coupable : au lendemain de l’arrestation de DSK, le journaliste co-fondateur de L'Evénement du jeudi, puis de Marianne résumait un peu vite l’affaire de tentative de viol sur employée noire immigrée à un "troussage de domestique". Mais dès le lendemain, Kahn regrette publiquement ces propos, n’hésitant pas à les qualifier de "connerie". Une de plus.

Apologie de la violence
"Reconnaissons-le, quand on dit une connerie !", conclut-il avec légèreté, en regardant Aymeric dans les yeux. Peine perdue ! Depuis ses débuts à Canal Plus, jamais l’autre n’a reconnu la moindre “connerie”. On est comme ça de Canal+ à i-télé. Dans ce domaine, décidément "le temps ne fait rien à l’affaire", comme disait Brassens."
Tout de même, Caron n'apparaît même pas au "mur des cons" du SM: la gauche extrême à ses têtes du même nom. 
Et Polony rejoint Canal+... Après tout, Laurent Mouchard-Joffrin a bien fait la navette entre Libération, le Nouvel Obs et retour pendant 40 ans !

lundi 24 mars 2014

Municipales: les socialistes tentent d'escamoter le vote sanction de la politique du gouvernement

Les socialistes hégémoniques appellent à un front républicain face aux triangulaires 

Le Parti socialiste appelle à faire barrage au Front national  

Au lendemain de leur cuisant revers dimanche au premier tour des municipales, les arrogants dirigeants humiliés tentent de faire oublier le vote sanction de la politique du gouvernement, car c'est au travers de triangulaires avec le parti d'extrême-droite que le PS pourrait sauver un certain nombre de villes. 

La demande est osée et l'exercice malaisé après des années de mensonges et d'insultes adressées à la droite et de stigmatisation du Front national, objet de la haine assumée de Harlem Désir et de ses semblables. 
D'un côté, lors d'une conférence de presse au siège du parti, le patron coopté du PS a déclaré lundi qu'il faut "tout faire pour empêcher que le FN ne prenne des villes".
Mais de l'autre, le Premier secrétaire du Parti socialiste s'en est aussi pris dimanche aux dirigeants de l'UMP qui, selon lui, "n'ont pas été capables de tirer les leçons de leur défaite" aux élections présidentielle et législatives de 2012. 

Sur qui compte-il pour dresser son "front républicain" ? Le pseudo-républicain sembla donner l'exemple en annonçant le désistement de la liste socialiste dans deux villes où le FN est arrivé en tête : Saint-Gilles et Tarascon. L'opinion ne pouvait qu'être impressionnée par tant de détermination vertueuse. 


Gaffe ou tromperie grossière ?

Le coup passa si près du PS que la tête de Harlem Désir en fut chavirée dès le 1er tour.
 
A Tarascon, la liste PS est de toute façon disqualifiée... Il s'agit d'un "appel à voter pour faire battre le Front national", a peu après corrigé l'entourage de l'incapable. 
En revanche, le premier secrétaire n'a pas évoqué le cas de Béziers où Robert Menard, soutenu par le FN, est largement en tête. Il est aussi resté vague sur Perpignan, où l'UMP réclame le désistement du PS pour éviter la victoire du frontiste Louis Aliot. "La décision sera prise dans la journée" pour Perpignan, a précisé Christophe Borgel, le monsieur élections du PS. Sont étudiés aussi Béziers et Fréjus. 

Un bureau national (exécutif) du parti était prévu à 16h00
"Le PS est dans une posture morale classique. Il joue le front républicain. C'est pour sauver la face. Mais concrètement, dans plein de villes, le poids du FN va l'aider à préserver ses intérêts électoraux", a résumé le professeur de sciences politiques Rémi Lefebvre, spécialiste du PS, proche de l'aile gauche du parti. 

Depuis dimanche, les arrogants socialistes ont officiellement repris un travail de "large rassemblement" des listes de gauche avec Europe Ecologie-les Verts et le Parti communiste, là où chacun était parti de manière dispersée au premier tour. "C'est la condition de la mobilisation dimanche prochain, c'est la condition de la victoire", a estimé Désir. 

Mais les candidats PS cherchent à sauver leur peau à la faveur de triangulaires dans plusieurs municipalités: le PS pourrait ainsi conserver Strasbourg, Metz, Besançon, Rouen, sauf si les quatre listes se maintiennent. Avignon est prenable. Le FN est aussi arbitre à Reims

Le nombre et la liste des listes d'union et des triangulaires ne seront connus que mardi soir après 18h00, date-limite prévue pour le dépôt des candidatures au 2e tour. 

Suffit-il de diaboliser les électeurs du FN ? 

Sonnés, les socialistes était réfugiés lundi dans le déni de la sanction
La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem a confirmé qu'il ne faut pas s'attendre à un "changement" de politique du gouvernement, qui doit "tenir le cap" malgré les mauvais résultats. 

Le chef de file des députés PS n'a pas fait dans la dentelle. Bruno Le Roux a en effet promis "des larmes" aux habitants des municipalités qui seront dirigées par le FN après les municipales.
"Un peu partout en France, la jeunesse nous a manqué; les couches populaires se sont détournées ; les classes moyennes nous ont évités ; les banlieues et les campagnes se sont terrées. Il faut savoir entendre les silences", a commenté sur son blog Claude Bartolone, président morose de l'Assemblée rose, en remettant à l'après deuxième tour les "enseignements" à tirer du scrutin. 

Député de la gauche du PS, Christian Paul,a jugé que "le barrage face au FN est nécessaire mais pas suffisant. On ne peut pas s'en contenter. Il faut montrer que le message politique très fort a été entendu".  
"Il faudrait déjà montrer à ceux qui ont voulu nous donner une claque qu'on l'a bien reçue et ne pas se contenter des appels à faire barrage au FN et à la mobilisation pour le second tour", a estimé un député anonyme, pilier de la majorité. A ses yeux, les résultats du premier tour nécessitent de réfléchir rapidement à "quelques ajustements de notre politique vers les couches modestes et populaires", les entrepreneurs étant laissés sur le bas-côté, avant de s'attaquer à "la question des équipes" après le second tour. 

Plusieurs petites follettes socialistes des media, comme le député Yann Galutont aussi tenté de mobiliser sur le thème: "la sanction" de la majorité, c'était au premier tour, maintenant "votez pour un maire" au deuxième.
Le député socialiste de Saône-et-Loire, Thomas Thévenoud, devra retrousser les manches et lâcher ses parties de scrabble sur sa tablette pendant les séances de l'Assemblée.Un deuxième joueur compulsif, Jérôme Guedj, député PS de l'Essonne, ayalollah du PS et proche de Marie-Noëlle Lienemann, est tout aussi bien capable de monter au front sur le projet de réforme des retraites et la ...pénibilité du travail.

mercredi 12 février 2014

Plus d'un Français sur trois a dédiabolisé le FN

Les dommages d'une presse partisane contre-productive

Le PS est-il en train de gagner son pari machiavélique ?


La majorité présidentielle est tellement impopulaire que toute attaque contre l'extrême droite renforce le FN 
Plus d'un tiers des Français (34%) assume son adhésion "aux idées du Front national", un chiffre en constante hausse, selon le baromètre d'image du FN réalisé par TNS Sofres pour Le Monde, France Info et Canal+". Tous les organes de presse commanditaires du sondage sont ...socialistes ! 
A l'inverse, ils sont près de six sur dix (59%) à ne pas adhérer aux idées du FN, selon cette étude, rendue publique mercredi et réalisée chaque année depuis 1984.
"C'est la première fois en 30 ans que ce baromètre existe que 34% des Français admettent soutenir les idées du Front national", explique Emmanuel Rivière, directeur de l'unité opinion de TNS-Sofres.

Cette progression de l'image du Front national se fait principalement chez les ouvriers et les jeunes, priorités de Hollande.
Pour la première catégorie, c'est la première fois que les idées du FN deviennent majoritaires. "Pour la jeunesse, c'est une partie qui souscrit aux idées du parti. Une jeunesse la plus fragilisée et sans doute la moins diplômée (...) en perte de maîtrise sur son propre destin", ajoute Emmanuel Rivière, journaliste du service public de France Info, mais condescendant  envers la jeunesse peu cultivée, notammentdans les quartiers.

L'enquête montre l'échec de la stratégie de diabolisation engagée par la presse aux ordres

Antifa, à Rennes,
le  9 février 2014
La consigne est de beaucoup exposer Marine Le Pen et celle-ci ne se plaint d'ailleurs plus guère d'être zappée par les media. 
Dans le même temps où ils lui accordent plus de place, les "décrypteurs" font mine de dénoncer sa rupture avec l'ancienne idéologie du parti et un lissage des positions radicales qu'ils acceptent de l'extrême gauche, notamment anarcho-révolutionnaire, dont les manifestations violentes se multiplient dans la rue. Les citoyens français ont observé que plus Valls  voit partout des "factieux", moins ils sont en fait répréhensibles, y compris à la marge. Le ministre de l'Intérieur a dû rétropédaler: après avoir stigmatisé les "forces sombres" de l'opposition de droite, il a admis que le dernier rasemblement de la droite déterminée s'était bien passé. En revanche, le ministre de l'Intérieur n'a pas encore sauté le pas et vilipendé les forces "noires et rouges" qui amalgament PS et FN... La presse s'inquiète néanmoins que le FN s'approprie les nouvelles thématiques sociales et économiques, comme par exemple ceux de l'emploi ou de la laïcité, abandonnés par la majorité socialo-écolo au profit du sociétal et dont le Front national a fait l'un de ses chevaux de bataille.

Les choix politiques de Hollande pourraient profiter au FN lors des prochaines élections, municipales ou européennes. Là aussi, il progresse avec 35% des sondés, soit quatre points de plus qu'il y a un an.

Le niveau d'adhésion n'a cessé toutefois de croître ces dernières années  

40% des personnes interrogées la trouvent "sympathique et chaleureuse""honnête, inspirant confiance", et pensent qu'elle a de "nouvelles idées pour résoudre les problèmes de la France", précise l'enquête.
La part des sondés qui n'adhèrent "ni aux critiques ni aux solutions de Marine Le Pen" recule de trois points par rapport à 2013, mais reste prépondérante à 43%. Elles sont 14% (+2 points) à adhérer aux "critiques et solutions" et 35% (=) à souscrire seulement aux critiques formulées par Mme Le Pen, sans approuver ses solutions.

L'image de la présidente du FN recueille de plus en plus d'opinions favorables
L'image de Marine Le Pen s'améliore d'ailleurs de façon générale
Le niveau d'adhésion était de 22% en 2011, lors de la prise de fonction de Marine Le Pen à la tête du parti. Il a atteint 31% en 2012 et 32% en 2013.
Ils sont 58% qui jugent qu'elle est "capable de rassembler au-delà de son camp" (+5), 56% qu'elle "comprend les problèmes quotidiens des Français" (+7) et 40% qu'elle "a de nouvelles idées pour résoudre les problèmes de la France" (+5).
Pour 46%, Marine Le Pen est "plutôt la représentante d'une droite patriote attachée aux valeurs traditionnelles" ("2), contre 43% qui la rattachent à "une extrême droite nationaliste et xénophobe".

Pour 54%, le FN reste un parti protestataire 
Il pourrait participer à un gouvernement pour 35% des personnes interrogées.
Deux points clés du programme du FN sont cependant rejetés à une très large majorité : la sortie de l'euro (64% y sont opposés contre 29%) et la préférence nationale en matière d'emploi (72% la rejettent contre 24%).
Mais c'était avant la votation suisse favorable à un contrôle de l'immigration
Sondage réalisé du 30 janvier au 3 février auprès d'un échantillon représentatif de 1.021 personnes interrogées en face à face, selon la méthode des quotas.