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dimanche 17 février 2019

Alain Finkielkraut, visé par des insultes racistes et antisionistes de manifestants musulmans de l'Acte XIV des Gilets jaunes

L'académicien a été  insulté  au nom de l'anti-racisme vertueux de manifestants racistes de l'Acte XIV des "gilets jaunes"

Le philosophe Alain Finkielkraut a été agressé verbalement dans une rue de son quartier à Paris, le 16 février 2019

Les images ont été tournées, samedi, à Paris, dans le 14e arrondissement de la capitale.
"Les injures antisémites dont il a été la cible sont la négation absolue de ce que nous sommes," selon Emmanuel Macron, qui a vivement réagi, samedi 16 février. Mais à côté de la plaque.

Le président n'a pas compris que les injures adressées au penseur ne sont pas de nature antisémite, mais racistes, sous couvert d'anti-racisme. Comme les pro-palestiniens de France et d'ailleurs, les groupes et associations politiques extrémistes font en effet le procès aux sionistes - comme aux antisionistes -  d'être les agresseurs du peuple palestinien.

Les images ont été tournées et diffusées par Yahoo Actualités, boulevard du Montparnasse, dans le 14e arrondissement de la capitale : une précision qui ne respecte pas la vie privée du philosophe et constitue une menace sur sa personne... "Sale sioniste de merde !", et non pas "sale Juif", "dégage", ont hurlé des manifestants. "Nique ta mère", lance un autre, tandis que des personnes crient "Palestine". Dans le brouhaha, on entend d'autres insultes proférées qui sont orduriers. 


"Espèce de raciste, t'es un haineux, tu vas mourir, tu vas aller en enfer, espèce de sioniste", a crié l'un des manifestants en kéfié. 
"Il est venu exprès pour nous provoquer", a affirmé un autre, équipé d'un masque et kéfié, et répétant après un autre que "la France est à nous...".
Le philosophe n'a pas répliqué et s'est éloigné tristement. 
Dans un entretien accordé au Figarosamedi matin, il s'est montré critique envers les animateurs médiatisés du mouvement, estimant que "les différents leaders de cette révolte protéiforme (...) sont devenus les stars du petit écran. Cette promotion leur est montée à la tête et l'arrogance a changé de camp."

"Méthodes fascistes d’intimidation" des islamo-gauchistes

"Une honte absolue. Des méthodes fascistes d’intimidation", a réagi la LICRA sur Twitter. Le philosophe a également reçu, sur le même réseau social, le soutien de ses confrères. "Total soutien à Alain Finkielkraut, et surtout : totale admiration pour le calme qu'il a su garder face à cette pisse mentale", a écrit Raphaël Enthoven.

De son côté, Bernard-Henri Lévy a condamné des "nazillons". 
"Puisse cette scène hallucinante pulvériser les derniers restes de l’impunité médiatique dont jouissaient les gilets jaunes", a-t-il ajouté, politisant le sujet.

"Déferlement de haine à l'état pur"

"La haine à l’état brut dans les rues de Paris", a écrit l'inculte Benjamin Griveaux (il confond Maurras et le résistant Marc Bloch, mais se permet de la ramener). Et de menacer : "Ceux qui insultent ont le visage découvert. J’espère qu’ils seront identifiés, poursuivis et lourdement condamnés." C'est ce porte-parole du gouvernement français qui, sur les ondes de Europe 1, se plaint par ailleurs des "attaques frontales" de Matteo Salvini et Luigi Di Maio, n’hésitant pas à agiter les chiffons bruns de la haine en affirmant que la France, au nom de la santé du "peuple européen", combat "la lèpre nationaliste". 
Or, le Parlement de Strasbourg a voté une résolution mettant en garde le président Macron contre les dérives sécuritaires et les violences en cours contre les Gilets jaunes et le droit de manifester.

"Un déferlement de haine à l’état pur que seule l’intervention de la police a interrompu, a écrit le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, occultant l'interposition de quelques Gilets jaunes. Assister à une telle scène à Paris, en 2019, est tout simplement INTOLÉRABLE."

"Fils d’émigrés polonais devenu académicien français, Alain Finkielkraut n’est pas seulement un homme de lettres éminent mais le symbole de ce que la République permet à chacun", a également souligné Emmanuel Macron sur Twitter.

Auprès du Journal du Dimanche, Alain Finkielkraut dit avoir "ressenti une haine absolue".
Mais le philosophe rend hommage aux policiers : "J'aurais eu peur s'il n'y avait pas eu les forces de l'ordre, heureusement qu'ils étaient là." 
L'académicien souligne également que tous les manifestants n'étaient pas agressifs. Il précise que l'un d'eux a salué son travail et qu'un autre lui a proposé de revêtir un gilet jaune et de rejoindre le cortège. Castaner ne sait pas tout et n'a pas tout vu...


mardi 27 novembre 2018

"Gilets jaunes": Hollande tacle le gouvernement et demande plus de redistribution

L'ancien président préconise le renforcement de l'assistanat de l'"ancien monde"

'Réchauffer un serpent dans son sein', puis le renier

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L'ancien président s'en est pris lundi au gouvernement, et notamment au ministre du Budget Gérald Darmanin qui a parlé de "peste brune" à propos des "gilets jaunes".
"Comment peut-on utiliser des mots comme ça ? Ca déconsidère même celui qui l'emploie, ce mot-là, pas ceux qu'il vise", a déclaré l'ancien président de la République sur France Inter.
Sur les Champs-Elysées, "ce ne sont pas des gilets jaunes qui ont manifesté, c'est la peste brune", avait affirmé G. Darmanin, dimanche sur RTL.

Pour François Hollande, les "gilets jaunes" sont le signe d'une "aspiration populaire à être regardés (...), entendus (...), compris"

Il a en revanche passé sous silence la métaphore de Macron sur la "lèpre nationaliste"
L21 juin 2018, lors d'une allocution à Quimper en Bretagne, Emmanuel Macron avait agressé ses voisins italiens, dénonçant la "lèpre qui monte" en Europe, allusion au nationalisme. Le président français s'était emporté contre "le nationalisme qui renaît, la frontière fermée que certains proposent", ainsi que ceux qui "trahissent même l'asile". Le ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini y a vu des "insultes" à son pays. "Si Macron cessait d'insulter et pratiquait concrètement la générosité qui emplit sa bouche, en accueillant les milliers d'immigrants que l'Italie a accueillis ces dernières années, ce serait mieux pour tout le monde", a riposté, lors d'une visite à Terni, le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini, selon l'agence de presse italienne AGI.

Macron met en garde contre la "lèpre nationaliste" et un retour aux années 1930
Macron est "frappé" par la ressemblance entre la situation actuelle en Europe et celle des années 1930, a-t-il déclaré à Ouest-France, quatre mois plus tard, mercredi 31 octobre 2018. "Dans une Europe qui est divisée par les peurs, le repli nationaliste, les conséquences de la crise économique, on voit presque méthodiquement se ré-articuler tout ce qui a rythmé la vie de l'Europe de l'après Première Guerre mondiale à la crise de 1929", a élucubré le président en campagne des Européennes de mai prochain, dans la crainte d'une contamination, conscient que sa politique implacable puisse être désavouée au profit de l'extrême droite qu'il installe, dans l'opinion, au rang de premier parti d'opposition.

Une leçon de démocratie  qui irrite le Japon.
La comparaison médicale utilisée à plusieurs reprises par Macron a fait réagir un ambassadeur de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Yohei Sasakawa, ambassadeur de bonne volonté de l’OMS pour l’élimination de la lèpre et pour le droit des personnes qui en sont atteintes, a envoyé une lettre au président français regrettant l’utilisation de la "lèpre" comme métaphore négative. 
Il rappelle qu’il lui avait déjà écrit à ce sujet au mois de juin après son discours à Quimper dans lequel il avait déjà parlé d’une "lèpre qui monte" en Europe pour parler du retour du nationalisme. Bis repetita. Cette piqûre de rappel aura-t-elle un effet cette fois-ci? Macron n'entend rien, ni personne.

Le produit des taxes sur les carburants doit être davantage redistribué

C'est le conseil du président qui a renoncé à se représenter à l'issue de son quinquennat. Interrogé sur un éventuel abandon par le gouvernement des hausses de taxe prévues en janvier, Hollande a suggéré que l'exécutif se réaligne sur la trajectoire carbone fixée sous son propre quinquennat ou qu'il y ait une "réallocation" des recettes supplémentaires pour accompagner la transition énergétique (chèque énergie, isolation des logements). Un retour à l'"ancien monde" de l'assistanat.

"L'égalité, la justice fiscale, elle n'est pas au rendez-vous. Sur la même ligne que le PCF, Hollande a estimé que ce qui marquera le début de ce quinquennat, c'est la suppression de l'impôt sur la fortune",  qui avait déjà qualifié Emmanuel Macron de "président des très riches" il y a quelques mois.

Le mentor de l'actuel président de la République a invité son successeur à davantage considérer "les corps intermédiaires", et notamment les organisations syndicales.
Il a notamment critiqué le refus du Premier ministre Edouard Philippe de prendre en compte la proposition du patron de la CFDT Laurent Berger de réunir les acteurs sociaux pour construire un "pacte social de la conversion écologique".
"On a la chance d'avoir une proposition qui vient d'un partenaire social [proche du PS] qui est le premier syndicat dans le secteur privé et qui vient vous dire 'est-ce qu'on [ne] peut pas se mettre autour d'une table pour trouver ensemble des solutions ?'. On n'envoie pas le Premier ministre un dimanche soir à la télévision pour repousser d'un revers de main une proposition qui part avec un bon esprit, qui cherche une issue et qui aurait empêché si elle avait été reprise d'avoir une semaine de manifestations, et le samedi assez cruel dont nous avons eu le spectacle sur les Champs-Elysées", a-t-il cinglé.

Dans un communiqué publié le 14 novembre, le Parti socialiste a souhaité un "gel des augmentations des taxes sur le carburant prévues en janvier".

lundi 26 novembre 2018

Mobilisation populaire du 24 novembre : polémique sur le cynisme du ministère de l'Intérieur

Gilets jaunes : un exécutif en pleine parano complotiste

Christophe Castaner accuse Marine Le Pen d'avoir encouragé les violences

Cynisme de la dramatisation :
Castaner en vareuse à épaulettes et cravate noires !
Alors que des heurts ont éclaté sur les Champs-Elysées, samedi 24 novembre, jour de mobilisation des gilets jaunes, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a dénoncé ces violences en accusant la présidente du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, d'être l'instigatrice : "fake news" ET manipulation politicienne de l'opinion à l'approche des Européennes ?

Christophe Castaner a dénoncé "les séditieux" parmi les Gilets jaunes

VOIR et ENTENDRE
le ministre insensé débiter des propos injurieux facteurs de colère ajoutée, à l'origine de violences en marge d'un mouvement qualifié de "bon-enfant" avant son intervention provocatrice :
Le bouffon affirme que "nos forces de sécurité avaient parfaitement anticipé" !

Darmanin, ministre, désigne l'ultra-gauche et le "peste brune"

EN IMAGES. Mobilisation des gilets jaunes, violences à Paris
Dimanche, le ministère de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a repassé une couche de diabolisation du mouvement citoyen, assimilant les manifestants des Champs-Élysées à la "peste brune"...

La comparaison ne passe pas. Après Macron qui avait évoqué la "lèpre nationaliste" pour stigmatiser les électeurs qui ont démocratiquement porté des anti-européens  au pouvoir en Autriche ou Italie, mais aussi en Pologne ou en Slovénie, son ministre a développé la thèse  d'une montée du nazisme tendant à décrédibiliser les 'Gilets jaunes' et à démobiliser la population.

Mais le ministre des surtaxes n'a réussi qu'à se placer sous le feu de la critique ce lundi, après avoir affirmé que "la peste brune" avait manifesté samedi sur les Champs-Élysées, à Paris.

Hollande (PS) n'en croit pas ses oreilles
Cette référence au fascisme a suscité des critiques acerbes de l'opposition. "Comment peut-on utiliser des mots comme ça ? Cela déconsidère celui qui le dit", a condamné François Hollande, ce lundi sur RTL.  

Même l'extrême gauche dénonce ces propos.
 
"Il ne faut pas faire croire que des milices fascistes ont déferlé sur Paris. C'est bien plus compliqué que cela. Et cela évite de parler du fond. Les "gilets jaunes" n'égalent pas quelques abrutis d'extrême-droite très minoritaires", a de son côté affirmé ce lundi sur France Info le député LFI Alexis Corbière, abruti qui a dû abandonner le logement social de la Ville de Paris qu'il squattait. 

Marine Le Pen a enfin démonté ce lundi l'analyse de Gérald Darmanin et de Christophe Castaner, qui avait attribué dès samedi les violences à des "séditieux" de l'ultradroite". Des Français qui brandissent le drapeau français et chantent la Marseillaise, ce seraient des "séditieux ?" Pour Gérald Darmanin, les gilets jaunes sont la "peste brune", donc des nazis..." 

Aucun des interpellés n'appartient à l'ultra-droite. Peut-on en dire autant de l'ultra-gauche ? 
Alors, maintenant, le préfet de police, Michel Delpuech, et le demi-ministre de l'Intérieur assurent que des "gilets jaunes" ont pu être ...manipulés par cette ultra-droite !

Casseurs en marge du rassemblement de "gilets jaunes" à Paris : comment se sont-ils infiltrés sur les Champs-Elysées ? 

Le pouvoir a laissé l’acte 2 de la mobilisation des gilets jaunes tourner au chaos à Paris ce samedi. Des milliers de manifestants se sont rendus sur les Champs-Elysées malgré l’interdiction et de nombreux affrontements ont eu lieu avec les forces de l’ordre car des casseurs se sont infiltrés par les gilets jaunes, alors que l'exécutif se flattait de maîtriser habituellement les mouvements de foule sur les Champs. Les explications de Sibylle Delaitre.

Les forces de police ont reçu l'ordre de laisser entrer les manifestants sur les Champs-Elysées

Cette video l'atteste,
en même temps que le désordre dans les rangs policiers :


Une témoin assure en outre avoir assisté à l'arrivée d'un groupe de 'Black bloc", c'est-à-dire des internationalistes anarcho-révolutionnaires. Les journalistes avaient en effet indiqué que des cars venus d'Allemagne avaient été signalés, ce qui accrédite la thèse du cynisme de l'exécutif.

L'ultra-droite était-elle à la manoeuvre sur les Champs-Elysées ?

L'Heure des Pros (1ere partie) du 26/11/2018 :



Marine Le Pen conclut que Castaner traite les "Gilets jaunes" de nazis :


vendredi 23 novembre 2018

Griveaux, le macronien qui veut expliquer aux gens, mais n'a pas les idées claires

Le porte-parole du gouvernement  confond Marc Bloch et ...Maurras

L'inculte cite l'intellectuel d'extrême droite mais ose encore montrer sa face


L'impardonnable gaffe d'un pédant qui prétend "expliquer" aux "gens qui ne sont rien" et que son patron prend pour des "illettrés".

Macron s'est entouré d'amateurs, comme chacun sait, mais ils ne s'améliorent pas. Ce sont de jeunes arrogants prétentieux qui ne connaissent ni la vie, ni leur culture, et on n'avait encore pas tout vu.

Griveaux les accumule et ça fait peur, si on songe qu'il fut collaborateur du socialiste Dominique Strauss-Kahn (2003-2007), puis fut conseiller municipal de Chalon-sur-Saône (2008-2015), vice-président de l'agglomération de Chalon-sur-Saône, vice-président du conseil général de Saône-et-Loire) et membre du cabinet de la ministre de la Santé Marisol Touraine (2012-2014), puis directeur de la communication et des affaires publiques d'Unibail-Rodamco (2014-2016), premier groupe de l'immobilier commercial au monde (au CAC 40), dont le patron fut directeur général marketing et produits de la Fnac pour PPR, Pinault-Printemps-Redoute, de François Pinault. En même temps, il a échoué au concours d'entrée de l'ENA...

Dans la matinale de France Inter du jeudi 15 novembre, Benjamin-Blaise Griveaux n'a pas fait de différence entre Marc Bloch, historien juif et résistant, et Charles Maurrasintellectuel d'extrême droite, et, dans sa prise de parole suivant l'entretien donné par le chef de l’Etat sur TF1 la veille, le benêt a cité ce dernier en croyant se prévaloir du premier

L'ancien socialiste et proche de Macron depuis 2015 affirmait que les ministres se rendraient plus souvent sur le terrain, jugeant que les administrations centrales "ont parfois une vision un peu parisienne, un peu jacobine" des affaires régionales.
Et puis, avec assurance, Griveaux a alors déclaré : "C'est le pays légal qui rencontre le pays réel, pour reprendre les propos de Marc Bloch il y a bien longtemps", à deux jours des manifs des gilets jaunes, contre la hausse du prix du carburant.
Libé s'est rendu compte de la bourde mais, contacté, l'entourage du porte-parole du gouvernement n'a pas tenté d'expliquer cette "étrange association". En milieu de journée, le cancre s'est montré au-dessous de tout sur Twitter, avouant sa stupidité. "Pas réveillé ce matin, je ne comprends pas comment j'ai pu commettre une telle erreur", a-t-il raconté. 
Pour tenter de reprendre l'avantage, il ajoute : "Mais j'invite chacun (et moi le premier !) à relire L'étrange défaite de Marc Bloch. Ses leçons restent malheureusement très actuelles". Il a lu, mais n'a manifestement pas retenu la leçon, ni tout compris...
Ce livre posthume, qu'il présente comme le témoignage d'un historien, est publié en 1946 et accrédite l'idée que l'échec de l'armée française face aux troupes d'Hitler est imputable aux plus hauts niveaux de commandement, autant à l'égard de la préparation qu'à celui des combats. Il ouvre ainsi la question de savoir dans quelle mesure les élites auraient préféré une victoire du nazisme en France et en Europe face à la montée du communisme.
En particulier, il exprime son écœurement devant l'attitude d'une partie de
la bourgeoisie française, qui, à son avis, avait contribué de manière décisive à la défaite et ensuite s'était alliée au fascisme en collaborant activement avec les Allemands.Ainsi Griveaux accuse-t-il la majorité de ses concitoyens de contribution à la montée du nationalisme.
Un marqueur de la pensée d'extrême droite
Tandis que Macron établit un parallèle - également intelligent - entre les populations de Hongrie ou d'Italie qui rejettent l'Union européenne et confient leur destin à la droite radicale, d'une part, et la montée du nazisme dans l'entre-deux guerres, d'autre part, et que Darmanin fera écho à sa condamnation de la "lèpre nationaliste" en y ajoutant la "peste brune", l'âne bâté Griveaux se prend dans le tapis se réfère au théoricien du nationalisme intégral !

Libé doit faire un peu de pédagogie avec le pédagogue du gouvernement

"La distinction entre un 'pays légal' et un 'pays réel' est un argument majeur de la pensée maurrassienne, qui désigne, avec le premier concept, une superstructure étrangère aux véritables intérêts nationaux. (...) La distinction est restée à ce jour un marqueur de la pensée d'extrême droite, qui oppose 'establishment' et 'peuple', raisonnable et vertueux par essence".
Pas réveillé ce matin, je ne comprends pas comment j’ai pu commettre une telle erreur. Mais j’invite chacun (et moi le premier !) à relire «L’étrange défaite» de Marc Bloch. Ses leçons restent malheureusement très actuelles.
«L’erreur est humaine»@franceinter


Sa place était à la Culture, à la place du garagiste Riester : on n'y aurait vu que du feu...
Mieux, à l'Education nationale, à la refonte des programme ...




vendredi 2 novembre 2018

Européennes : le clip propagandiste de l'Elysée

L'exécutif "assume" la provocation anti-démocratique du clip controversé

Son clip pour inciter les Français à se rendre aux urnes le 26 mai respecte le Code électoral

Telle est la posture du gouvernement, alors que l'opposition dénonce un outil de propagande dont les images à charge sont insidieuses et la tonalité volontairement alarmiste.

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Un clip qui se veut vertueux, mais de fait discriminant et haineux
Mis en ligne le 26 octobre, ce clip ne cesse de susciter de très vives réactions. La vidéo commandée par le gouvernement, et diffusée sur Internet, suscite un tir groupé de critiques indignées d'une très large part de la classe politique, qui dénonce un outil de propagande binaire.

"Europe, union ou division ?"
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Manichéisme primaire
Une musique anxiogène et des interrogations rhétoriques en incrustation comme "immigration, maîtriser ou subir ? ""climat, agir ou ignorer ?", le tout sur des images ciblant, sans les nommer, plusieurs chefs de gouvernement européens voisins, démocratiquement élus, comme Matteo Salvini, le ministre de l'Intérieur italien, issu de la droite radicale, ou encore le Premier ministre hongrois Viktor Orban, tous deux chantres du nationalisme européen. La caricature épargne la Pologne, sans qu'on sache pourquoi...
Macron prend les Français pour des crétins

Honte à ceux et celles qui voudraient rejeter Macron et les siens 
En trente secondes, le ton est donné et la charrette constituée. Le sort des "lépreux" est scellé : ils sont désignés comme les nouveaux nazis. Le message est simpliste : dénoncer la menace populiste qui pèse sur l'Europe. 
Ce clip, qui s'achève par un appel aux Français à voter le 26 mai prochain, est jugé tendancieux et incitateur à la haine de peuples partenaires.

Mais la Ligue des Droits de l'Homme n'a pas encore bronché...
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Clip populiste
Sa raison sociale est pourtant de combattre l'injustice, l'illégalité, l'arbitraire, l'intolérance, toute forme de racisme et de discrimination fondée sur le sexe, l'orientation sexuelle, les mœurs, l'état de santé ou le handicap, les opinions politiques, philosophiques et religieuses, la nationalité, et plus généralement toute atteinte au principe fondamental d'égalité entre les êtres humains, etc, etc...
Dans la majorité présidentielle, on estime que tous les moyens sont bons pour combattre les dirigeants et les peuples "déviants" !


Rappelons que Macron a été élu président par défaut, par rejet de la candidate FN...

jeudi 1 novembre 2018

Le chevalier Macron, sus à la "lèpre nationaliste"

Macron s'oppose à la volonté des peuples souverains

Macron se livre à des parallèles effarants
, illuminé et grave.


Il se dit "frappé [c'est le mot] par la ressemblance entre le moment que nous vivons et celui de l'entre-deux-guerres". 
Ainsi, à la veille du centenaire de la fin de la Grande Guerre, le président français juge-t-il, sans appel, les électeurs qui ont rejeté ses semblables dans les urnes, estimant que l’Europe n’a pas tiré toutes les leçons de cette période.


On avait cru faire un bond en avant, mercredi, avec le retour en trombe dans l’actualité de Nicolas Sarkozy tourné vers l'avenir, d’un côté, suivi du retour retour vers le passé d'une  Ségolène Royal, plus aigrie et vindicative que jamais, de l’autre. Mais la machine à remonter le temps d’Emmanuel Macron a violemment tiré le débat vers le bas et bien plus profond...

Selon le président, qui a eu une entretien avec Ouest-France publié pendant  ses vacances forcées pour cause de santé fragile, l’Europe serait actuellement en train de revivre une situation comparable à celle des années 1930. Celle de la montée du nazisme, rien de moins, malgré un contexte historique sans aucun rapport avec le "monde nouveau" actuel, notamment du fait de la construction de l'Union Européenne qui a apporté la paix. Mais le chef de l’Etat, homme du passé, réveille de vieilles peurs en appelant pourtant les citoyens à "être lucide", comme lui, et à "résister" à ce retour en arrière.

Un marathon de la mémoire ?

Il faut dire qu’Emmanuel Macron s’apprête à célébrer le centenaire de la fin de la Première guerre mondiale en s’imposant un "parcours du combattant singulier," selon la presse. Pour autant, aucune commémoration officielle n'est prévue à Paris...

Quand le p'tit gars se sera refait une santé en "soufflant" plusieurs jours en Normandie ce weekend  (à compter de mercredi), il entamera dimanche un marathon de commémorations de l’Armistice du 11 novembre.
Le président visitera d’abord les différents champs de bataille de la Grande Guerre, dans dix départements du Grand Est et des Hauts-de-France. Il animera ensuite la cérémonie dans la clairière de Compiègne (Oise), le 10 novembre (et pas le 11), au côté de la chancelière allemande Angela Merkel. 

Un programme qui, aurait-on pu espérer, aurait dû lui inspirer des pensées profondes et justes sur les leçons tirées - ou non - du passé.
"Je suis frappé par la ressemblance entre le moment que nous vivons et celui de l'entre-deux-guerres", a-t-il lâché, une bourde dénotant un possible surmenage, alors qu’il visitait en début de semaine l'exposition consacrée à Georges Clémenceau au Panthéon. 


Et de décrypter à sa façon le ras-le-bol des peuples pour la politique européenne qu'ils subissent, mais que Macron veut néanmoins incarner : "Dans une Europe qui est divisée par les peurs, le repli nationaliste, les conséquences de la crise économique, on voit presque méthodiquement se réarticuler tout ce qui a rythmé la vie de l'Europe de l'après Première Guerre mondiale à la crise de 1929. (...) Il faut l'avoir en tête, être lucide, savoir comment on y résiste", en "portant la vigueur démocratique et républicaine". Sur d'aussi frêles épaules, c'est mort !


Qui, mieux que Macron, peut "comprendre les leçons de l’Histoire" ?

Lors de ses rendez-vous à venir dans le Grand Est et les Hauts-de-France, Emmanuel Macron dit ne pas vouloir  "simplement regarder l'Histoire". "Je veux rendre hommage et essayer de comprendre les leçons de cette Histoire. C'est un message de célébration, de mémoire et d'avenir". Le président compte ainsi promouvoir une Europe "plus souveraine et plus multilatérale". Ce que les peuples réclament,  mais en interne...

Et le président de s'enferrer. 

"L'Europe est face à un risque : celui de se démembrer par la lèpre nationaliste et d'être bousculée par des puissances extérieures. Et donc de perdre sa souveraineté. C'est-à-dire d’avoir sa sécurité qui dépende des choix américains et de ses changements, d'avoir une Chine de plus en plus présente sur les infrastructures essentielles, une Russie qui parfois est tentée par la manipulation, des grands intérêts financiers et des marchés qui dépassent parfois la place que les Etats peuvent prendre", prévient Emmanuel Macron. 

Le  parano lance ainsi des anathèmes, s'en prenant au monde entier, sept mois avant les élections européennes, décidant de se positionner en rempart contre les "nationalistes" hongrois, Viktor Orban, et italien, Matteo Salvini. Eux mêmes remparts contre la gauche radicale, mais aussi contre leurs propres droites, plus extrémistes qu'eux, à y bien regarder. Sans démagogie, ni populisme.