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vendredi 23 novembre 2018

Griveaux, le macronien qui veut expliquer aux gens, mais n'a pas les idées claires

Le porte-parole du gouvernement  confond Marc Bloch et ...Maurras

L'inculte cite l'intellectuel d'extrême droite mais ose encore montrer sa face


L'impardonnable gaffe d'un pédant qui prétend "expliquer" aux "gens qui ne sont rien" et que son patron prend pour des "illettrés".

Macron s'est entouré d'amateurs, comme chacun sait, mais ils ne s'améliorent pas. Ce sont de jeunes arrogants prétentieux qui ne connaissent ni la vie, ni leur culture, et on n'avait encore pas tout vu.

Griveaux les accumule et ça fait peur, si on songe qu'il fut collaborateur du socialiste Dominique Strauss-Kahn (2003-2007), puis fut conseiller municipal de Chalon-sur-Saône (2008-2015), vice-président de l'agglomération de Chalon-sur-Saône, vice-président du conseil général de Saône-et-Loire) et membre du cabinet de la ministre de la Santé Marisol Touraine (2012-2014), puis directeur de la communication et des affaires publiques d'Unibail-Rodamco (2014-2016), premier groupe de l'immobilier commercial au monde (au CAC 40), dont le patron fut directeur général marketing et produits de la Fnac pour PPR, Pinault-Printemps-Redoute, de François Pinault. En même temps, il a échoué au concours d'entrée de l'ENA...

Dans la matinale de France Inter du jeudi 15 novembre, Benjamin-Blaise Griveaux n'a pas fait de différence entre Marc Bloch, historien juif et résistant, et Charles Maurrasintellectuel d'extrême droite, et, dans sa prise de parole suivant l'entretien donné par le chef de l’Etat sur TF1 la veille, le benêt a cité ce dernier en croyant se prévaloir du premier

L'ancien socialiste et proche de Macron depuis 2015 affirmait que les ministres se rendraient plus souvent sur le terrain, jugeant que les administrations centrales "ont parfois une vision un peu parisienne, un peu jacobine" des affaires régionales.
Et puis, avec assurance, Griveaux a alors déclaré : "C'est le pays légal qui rencontre le pays réel, pour reprendre les propos de Marc Bloch il y a bien longtemps", à deux jours des manifs des gilets jaunes, contre la hausse du prix du carburant.
Libé s'est rendu compte de la bourde mais, contacté, l'entourage du porte-parole du gouvernement n'a pas tenté d'expliquer cette "étrange association". En milieu de journée, le cancre s'est montré au-dessous de tout sur Twitter, avouant sa stupidité. "Pas réveillé ce matin, je ne comprends pas comment j'ai pu commettre une telle erreur", a-t-il raconté. 
Pour tenter de reprendre l'avantage, il ajoute : "Mais j'invite chacun (et moi le premier !) à relire L'étrange défaite de Marc Bloch. Ses leçons restent malheureusement très actuelles". Il a lu, mais n'a manifestement pas retenu la leçon, ni tout compris...
Ce livre posthume, qu'il présente comme le témoignage d'un historien, est publié en 1946 et accrédite l'idée que l'échec de l'armée française face aux troupes d'Hitler est imputable aux plus hauts niveaux de commandement, autant à l'égard de la préparation qu'à celui des combats. Il ouvre ainsi la question de savoir dans quelle mesure les élites auraient préféré une victoire du nazisme en France et en Europe face à la montée du communisme.
En particulier, il exprime son écœurement devant l'attitude d'une partie de
la bourgeoisie française, qui, à son avis, avait contribué de manière décisive à la défaite et ensuite s'était alliée au fascisme en collaborant activement avec les Allemands.Ainsi Griveaux accuse-t-il la majorité de ses concitoyens de contribution à la montée du nationalisme.
Un marqueur de la pensée d'extrême droite
Tandis que Macron établit un parallèle - également intelligent - entre les populations de Hongrie ou d'Italie qui rejettent l'Union européenne et confient leur destin à la droite radicale, d'une part, et la montée du nazisme dans l'entre-deux guerres, d'autre part, et que Darmanin fera écho à sa condamnation de la "lèpre nationaliste" en y ajoutant la "peste brune", l'âne bâté Griveaux se prend dans le tapis se réfère au théoricien du nationalisme intégral !

Libé doit faire un peu de pédagogie avec le pédagogue du gouvernement

"La distinction entre un 'pays légal' et un 'pays réel' est un argument majeur de la pensée maurrassienne, qui désigne, avec le premier concept, une superstructure étrangère aux véritables intérêts nationaux. (...) La distinction est restée à ce jour un marqueur de la pensée d'extrême droite, qui oppose 'establishment' et 'peuple', raisonnable et vertueux par essence".
Pas réveillé ce matin, je ne comprends pas comment j’ai pu commettre une telle erreur. Mais j’invite chacun (et moi le premier !) à relire «L’étrange défaite» de Marc Bloch. Ses leçons restent malheureusement très actuelles.
«L’erreur est humaine»@franceinter


Sa place était à la Culture, à la place du garagiste Riester : on n'y aurait vu que du feu...
Mieux, à l'Education nationale, à la refonte des programme ...




lundi 19 février 2018

Pétition d'écrivains contre Hidalgo pour l'inhumation à Paris de Michel Déon


La maire socialiste tente de poursuivre les morts de sa haine

Une centaine d'écrivains et éditeurs demandent à la maire socialiste de Paris de donner une sépulture à l'écrivain et académicien français Michel Déon

Pétition d'écrivains pour l'inhumation à Paris de Michel Déon"Son oeuvre, sa personnalité, son rayonnement international ne méritent pas cette situation déplorable", écrivent, parmi d'autres, Emmanuel Carrère, Irène Frain, Antoine Gallimard,  Amélie Nothomb et l'académicien Erik Orsenna.
"Nous demandons donc à Anne Hidalgo et au Conseil de Paris de faire en sorte que l'auteur des 'Poneys sauvages', d' "Un taxi mauve' et de tant de grands romans puisse bénéficier d'une sépulture dans les meilleurs délais", ajoutent les signataires, répondant à l'initiative du Figaro.

L'auteur de La Montée du soir est mort le 28 décembre à 97 ans, à la clinique de Galway, en Irlande, où il résidait pendant une partie de l'année. Il a été incinéré. Ses cendres ont été rapatriées en France par sa famille qui souhaitait les faire inhumer à Paris. Il a été secrétaire de rédaction à L'Action française auprès de Charles Maurras et, dans le même temps, collabora à Marie Claire, avant de devenir journaliste à Paris Match.

En réponse à la demande des proches de Michel Déon, Anne Hidalgo a expliqué,  le 15 février, qu'une dérogation aux règles d'inhumation en vigueur à Paris n'avait pas été possible, faute de place, selon Pénélope Komitès-Valadares, ancienne dirigeante de Greenpeace-France (candidate des Verts à Paris aux élections législatives de 2002 dans la 7e circonscription, recueillant 5,87 % des suffrages exprimés) et adjointe à la maire de Paris, Anne Hidalgo, chargée des affaires funéraires et proche de Vincent Peillon.

La maire de Paris avait cependant souligné qu'elle souhaite "faire évoluer" le règlement "pour permettre à de grandes personnalités parisiennes de cœur, si ce n'est de résidence, par exemple à des artistes du monde entier, d'être enterrées dans notre ville".
Hidalgo proposera "au prochain Conseil de Paris la création d'une commission intégrant des conseillers de Paris de toutes les formations politiques pour définir les conditions dans lesquelles, malgré le petit nombre de places disponibles, nous pourrions accueillir exceptionnellement à Paris la sépulture de personnalités qui n'y résidaient pas administrativement", avait-elle dit.

Selon les écrivains et éditeurs signataires de la pétition, la présence de Michel Déon à Paris, "comme celle de Proust, Stendhal, Baudelaire, Sartre, contribuera au prestige déjà grand d'une ville indissociable de notre histoire intellectuelle et littéraire".

Le monde des lettres a largement répondu présent
 
Des esprits aussi divers que Kundera et Sempé, Antoine Gallimard et Yasmina Reza, Bernard-Henri Lévy et Tatiana de Rosnay, Michel Houellebecq et Delphine de Vigan, Amélie Nothomb, Philippe Sollers et Pierre Nora, Michel Onfray et Jean-Christophe Rufin ont voulu dire leur incompréhension face à une situation indigne d'une capitale culturelle européenne et leur espoir d'une issue rapide et heureuse.
Citons encore Didier Decoin, Guillaume Musso et Eric-Emmanuel Schmitt qui ont également signé le texte, ainsi que des auteurs moindres, Bernard Pivot ou Franz-Olivier Giesbert, qui ont saisi l'occasion de se grandir.
Les signataires : Eliette ABÉCASSIS, Mohammed AÏSSAOUI, François ARMANET, Ingrid ASTIER, Christian AUTHIER, Isabelle AUTISSIER, Jean-Michel BARRAULT, Frédéric BEIGBEDER, Patrick BESSON, Dominique BONA, de l'Académie française, Pascal BRUCKNER, Jean-Christophe BUISSON, Laure BUISSON, Bertrand BURGALAT, Belinda CANNONE, Emmanuel CARRÈRE, François CÉRÉSA, Bernard CHAPUIS, Georges-Olivier CHATEAUREYNAUD, Jérôme CLÉMENT, Thierry CLERMONT, Jean-Luc COATALEM, Bruno CORTY, Teresa CRÉMISI, Michel CRÉPU, Marie DABADIE, Françoise DARGENT, Kéthévane DAVRICHEWY, Didier DECOIN, de l'Académie Goncourt, Jean-Michel DELACOMPTÉE, Grégoire DELACOURT, Guillaume DERVIEUX, Jean DES CARS, Patrick DEVILLE, Alain DUAULT, Richard DUCOUSSET, Clara DUPONT-MONOD, Benoît DUTEURTRE, Francis ESMENARD, Nicolas D'ESTIENNE D'ORVES, Alice FERNEY, Hélène FILLIÈRES, Loïc FINAZ, Alain FINKIELKRAUT, de l'Académie française, Eric FOTTORINO, Irène FRAIN, Patrice FRANCESCHI, Dan FRANCK, Olivier FRÉBOURG, Marc FUMAROLI, Antoine GALLIMARD, Isabelle GALLIMARD, Jérôme GARCIN, Francis GEFFARD, Franz-Olivier GIESBERT, Adrien GOETZ, Anne GOSCINNY, Patrick GRAINVILLE, Denis GROZDANOVITCH, Olivier GUEZ, Arnaud GUILLON, Karina HOCINE, Michel HOUELLEBECQ, Alexandre JARDIN, Alexis JENNI, Pierre JOANNON, Christine JORDIS, Milan KUNDERA, Philippe LABRO, Laurent LAFFONT, Arnaud DE LA GRANGE, Gilles LAPOUGE, Michel LE BRIS, Arnaud LE GUERN, Bernard-Henri LEVY, Gilles MARTIN-CHAUFFIER, Carole MARTINEZ, Frédéric MITTERRAND, Guillaume MUSSO, Eric NEUHOFF, Pierre NORA, de l'Académie française, Amélie NOTHOMB, Véronique OLMI, Michel ONFRAY, Erik ORSENNA, de l'Académie française, Jean-Noël PANCRAZI, Xavier PATIER, Daniel PICOULY, Bernard PIVOT, de l'Académie Goncourt, Patrick POIVRE D'ARVOR, Yann QUÉFFELEC, Jean RASPAIL, Yasmina REZA, Philippe ROBINET, Jean ROLIN, Daniel RONDEAU, Tatiana DE ROSNAY, Jean-Marie ROUART, de l'Académie française, Jean-Christophe RUFIN, de l'Académie française, Bertrand DE SAINT VINCENT, Boualem SANSAL, Josyane SAVIGNEAU, Eric-Emmanuel SCHMITT, de l'Académie Goncourt, SEMPÉ, Philippe SOLLERS, Isabelle SPAAK, Sébastien SPITZER, François SUREAU, Laurence TACOU, François TAILLANDIER, Matthieu TAROT, Chantal THOMAS, Didier van CAUWELAERT, Jean-René VAN DER PLAETSEN, Delphine DE VIGAN, Frédéric VITOUX, de l'Académie française.

On notera les absents de la pétition.
Ainsi, les lauréats français du prix Nobel de littérature Gao Xingjian, Jean-Marie Le Clézio et Patrick Modiano n'ont pas signé...
Des académiciens, notamment Dany Laferrière, Jean-Denis Bredin, Amin Maalouf , François Cheng, Marc Lambron, François Weyergans.
Et des petits absents tels que Pascal Quignard, Pierre Bergougnioux, Gabriel Matzneff, Virginie Despentes ou Christine Angot, Claire Gallois ou Mona Ozouf.