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jeudi 27 février 2020

Macron va défier le coronavirus à Naples

Ce sommet est prévu de longue date et il ne peut plus reculer

Le président hypocondriaque sera présent au 
sommet franco-italien de Naples, avec masques et lingettes



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Va-t-il se frotter à l'italien ?

Ce sommet franco-italien 
à Naples ce jeudi doit acter "la relance" des relations bilatérales
, fortement ébranlées ces deux dernières années à la suite du rejet français du vote populaire qui a envoyé à Rome un gouvernement qui ne sied pas à Macron. Il s'agit pour Paris comme pour Rome de "relancer une relation bilatérale approfondie et de confiance", explique la présidence française.


Il y a un an, les relations s'étaient tendues entre les deux capitales, engagées dans une guerre des mots qui avait dégénéré avec les déclarations d'hostilité de Macron aux électeurs italiens lors de la formation d'un gouvernement conduit parla Ligue du Nord (extrême droite) et le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème).

La crise avait culminé début 2019 quand le vice-président du Conseil italien, Luigi Di Maio, avait rencontré en France un militant des Gilets Jaunes. Peu avant, le ministre de l'Intérieur Matteo Salvini avait appelé le président français à la démission.
Les deux vice-présidents du Conseil italien avaient critiqué la France de Macron, observant notamment que Paris "appauvrit" l’Afrique et de se sert du franc CFA pour poursuivre leur œuvre colonisatrice en Afrique.
"L’Italie mérite des gouvernants à la hauteur de son histoire", avait lancé Macron, visant les deux vice-présidents du Conseil italien, Matteo Salvini (LN) et Luigi Di Maio (M5S), dimanche 27 janvier 2019.
Devant la presse au Caire, à la condamnation, Macron avait ajouté le mépris: "Bon courage et bonne agitation, bonne route; moi je parle au président (du Conseil Giuseppe) Conte", bien qu'il soit proche du Mouvement 5 étoiles.
Pour protester, Jupiter avait rappelé temporairement son ambassadeur en Italie, la plus grave crise diplomatique transalpine depuis 1945.

Les relations se sont progressivement normalisées depuis le départ, à l'été 2019, de la Ligue de Matteo Salvini, un journaliste, et l'arrivée d'un nouveau gouvernement Conte de coalition entre les 5 étoiles et le Parti démocrate, de centre-gauche. L'Opinion (Bey Media Presse Internet, Agence de presse photographique, d'information détenue par la société BEY MEDIA - Bey comme Beytout -, présidée par Nicolas Beytout, ancien des Echos) souligne cependant qu'au regard des sondages, "l’immigration, le cheval de bataille de La Ligue, reste un problème important pour la population italienne" et que "la politique anti-immigration de Salvini était plébiscitée".

La rencontre a été maintenue par les autorités italiennes en dépit de l'épidémie de pneumonie virale dans la péninsule, le pays européen le plus touché, avec 12 décès et 400 cas recensés, selon le dernier bilan des autorités.

"Il est important d'être présent" aux côtés des Italiens "dans ce contexte difficile" d'épidémie, raconte l'Elysée, comme si Mani 1er pouvait guérir les écrouelles - fistules tuberculeuses - par imposition des mains.

Macron sera protégé par un cordon sanitaire de onze ministres - pas moins - pour ce 35e sommet franco-italien, qui se tiendra jeudi après-midi au Palais royal de Naples en présence du président du Conseil italien Giuseppe Conte et douze membres de son gouvernement, alors que, fin décembre 2019 et malgré les manifestations de la gauche, les sondages montrent  qu'il continue d'engranger des opinions favorables.
"Nous avons traversé une période de crise", mais elle n'a "pas laissé de stigmates" et "la coopération est aujourd'hui bonne", affirment aujourd'hui les piqueurs de crises de l'Elysée, qui souligne de surcroît que Paris et Rome sont désormais "alignés" sur de nombreux dossiers, notamment européens, dont celui des migrants, sur lequel s'étaient cristallisées les tensions. Reste à soigner l'Europe de la Santé...

Les deux capitales veulent relancer le Traité du Quirinal 

Sur le modèle du traité franco-allemand, ce traité annoncé en 2017 devrait donner "un cadre plus stable et ambitieux" à la coopération franco-italienne.

Seront évoqués les grands dossiers économiques bilatéraux: la coentreprise Naviris, créée par l'italien Fincantieri et le français Naval Group; la future alliance PSA-Fiat; la ligne ferroviaire Lyon-Turin, dont le chantier a débuté.

Les discussions porteront aussi sur la situation en Libye, un dossier où les divergences se sont apaisées, et au Sahel, la France espérant que l'Italie s'engage davantage dans la lutte contre les groupes islamistes en guerre.

Avant la tenue du sommet, Macron fera une escapade culturelle dans le centre historique de Naples, à 2h30 de Rome. 

"C'est une ville très particulière, qui m'est chère", n'avait-il pas hésité à déclarer,
comme une starlette de cinéma, dans un entretien accordé à la RAI Uno, en mars 2019.
Après avoir visité la chapelle Sansevero, il se rendra avec le maire Luigi de Magistris au théâtre San Ferdinando, associé à la mémoire du dramaturge socialiste Eduardo de Filippo, auteur de la pièce... "l'Art de la comédie", qui valut à son auteur d'être accusé d'outrage à l'Etat !
Dans un entretien accordé à Elle en 2017, Brigitte Macron avait raconté que c'est "en travaillant" sur cette pièce que s'était nouée la relation amoureuse entre la professeur et l'élève Macron.

Le sommet se terminera par un
dîner de gala offert par le président social-démocrate  Sergio Mattarella, qui pourrait effectuer une visite d'Etat en France d'ici la fin de l'année. 
Personne à risque en espace peuplé confiné, nul ne sait si l'épouse sexagénaire sera du voyage et du banquet. Eventuellement avec ses touffes d'extensions capillaires ramenées un peu plus sur le nez ?

 


lundi 19 août 2019

Les migrants mettent en difficultés leurs passeurs associatifs et les pays d'accueil humanitaire



Le bateau "Open Arms" ('Bras ouverts' !) rejette l'invitation de l'Espagne

Le gouvernement de Pedro Sanchez lui ouvrait le port d'Algésiras
 
Open Arms: Madrid hausse le ton contre Salvini et propose les Baléares comme port
C'est l'Italie la cible les activistes politiques de l'Open Arms
a
u large de l'île italienne de Lampedusa
L'Open Arms refuse de bouger, malgré la présence d'encore une centaine de migrants à son bord au large de Lampedusa, port de Sicile. Bien que l'association qui gère ce navire soit catalane,  les activistes ont rejeté l'offre humanitaire  de l'Espagne qui leur propose d'accueillir à Algésiras, les Africains qui cherchent à s'imposer à l'Union européenne.
L'association espagnole Proactiva Open Arms fait la fine bouche, estimant "absolument irréalisable" de transporter jusqu'à ce port espagnol proche de Gibraltar les passagers qu'ils ont pris en charge. Ces associatifs avouent qu'ils ne sont pas en capacité d'assumer leur responsabilité dans le passage depuis la Libye de ces migrants abandonnés par leurs passeurs.  jusqu'au sud de l'Espagne, à côté de Gibraltar, les passagers qu'ils ont pris en charge. 
 
Face à l'"urgence humanitaire" après 17 jours de mer,  Laura Lanuza, la porte-parole de Proactiva Open Arms, dénonce la proposition de l'Espagne à la radio COPE. Quant au fondateur de POA, en 2015, Oscar Camps, il réalise qu'il faudrait cinq jours au bateau pour parcourir les 950 miles nautiques jusqu'à Algésiras. L'homme a acquis de l'expérience en mer Egée (depuis l'île de Lesbos, principal relais des personnes fuyant le Moyen-Orient en 2015, quand "deux mille, trois mille immigrants et réfugiés affluaient chaque jour," assure-t-il. Il estime à "quelque 75.000" les "réfugiés" arrivés cet hiver-là.) et, ensuite, en Méditerranée. 
Résultat de recherche d'images pour "oscar camps Bardem cruz"Une situation actuelle qui interpelle, si on sait que son entreprise de sauvetage est la plus prospère d’Espagne, avec 600 employés répartis sur quatre sites. Le 31  mai 2018, à Barcelone, il levait des fonds avec la participation de Javier Bardem et Penelope Cruz au cours d'un dîner de bienfaisance (avec homards et vins fins ?). 
Comment O. Camps a-t-il donc pu lancer cette opération sans une marge de sécurité adaptée à un chargement humain dont il sait qu'il n'est pas le bienvenu en Europe. Lampedusa et l'Italie pauvre du sud ont déjà fourni un effort considérable qu'un homme responsable ne pouvait ignorer puisque ce quinquagénaire se targue lui-même d'avoir passé à lui seul plus de 60.000 migrants.   

Le ministre italien de l'Intérieur,  Matteo Salvini, s'est indigné du refus de POA. "Incroyable et inacceptable. Ils organisent des croisières touristiques et ils décident où ils débarquent ?" a-t-il taclé sur Twitter. 
Résultat de recherche d'images pour "carte  Lampedusa Majorque"
Madrid ne fait pas mieux en proposant de débarquer les clandestins... aux Baléares, non sans se livrer à une récupération politicienne: la ministre socialiste de la Défense espagnole a conspué le ministre italien de l'Intérieur en le traitant de "honte pour l'humanité" !, tout en proposant aux migrants une plus longue distance en mer sur l'Open Arms... Conjointement, le ministère espagnol des Affaires étrangères a lancé un dernier appel "aux autorités italiennes pour qu’elles autorisent le débarquement" des migrants... en Italie !
Djerba (Tunisie) tendrait les bras à distance raisonnable, en revanche... La ville libyenne de Zouara, à 120 kilomètres à l’ouest de Tripoli, est à 2h40 de Djerba, par la route.

"Situation d'urgence" créée par les Catalans de POA et hypocrisie espagnole 
Plus tôt ce dimanche, le chef du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, avait "ordonné aujourd'hui l'habilitation du port d'Algésiras pour recevoir le bateau Open Arms", en raison de "la situation d'urgence" à bord. Et, à son offre irrecevable, le gouvernement socialiste ajoute le cynisme de sa récupération politique dénonçant, dans un communiqué, "l'inconcevable décision des autorités italiennes de fermer tous leurs ports ". Le ministère espagnol des Affaires étrangères avait lancé parallèlement, dans un communiqué, un dernier appel "aux autorités italiennes pour qu'elles autorisent le débarquement" des migrants, garantissant que ceux-ci seraient répartis entre pays européens "comme cela a été convenu".

La France s'est flattée de pouvoir accueillir... 40 migrants



Le gouvernement espagnol s'attaque à l'Italie. Il conteste l'attitude de l'Italie. S'en prenant à des partenaires européens, les socialistes au pouvoir ont indiqué "étudier la possibilité de se pourvoir devant l'Union européenne ou devant les institutions garantes du respect des droits humains et du droit maritime international".

Vendredi, Marc Reig, le commandant du navire, avait exprimé son inquiétude de ne pas rester maître du bateau. Il décrivait une situation "explosive" à bord. 
Dimanche, Oscar Camps a également participé personnellement à l'opération de communication visant à dramatiser la situation. Il a fait monter en effet la pression en mettant l'accent sur le "désespoir" des migrants, une appréciation subjective peu vérifiable et mesurable sur une quelconque échelle: dans un tweet, il a posté une vidéo où il monte en épingle la mise à l'eau d'un groupe de quatre passagers pour tenter de rallier Lampedusa à la nage. 

Oscar Camps
@campsoscar
17 días secuestrados en #OpeArms llevamos días avisando. Lo ordenó el Tribunal Adminitrativo Italiano, desembarco y asistencia urgente.@JunckerEU@EP_President#AngelaMerkel@sanchezcastejon
@EmmnuelMacron
¿Que más necesita @matteosalvinimi para su camapaña política?¿Muertos?

Les  nageurs ont pu être ramenés sur le navire, mais aucun tweet ne le montre. La scène n'est pas jugée suffisamment médiatique...

Le ministre de l'Intérieur italien, Matteo Salvini, avait accepté samedi  de laisser débarquer 27 migrants mineurs non accompagnés. Mais il continue à refuser le débarquement du reste des passagers. Veillant à se donner une image humaniste, la presse engagée en profite pour pointer l'élu italien et ses électeurs. A la vérité, les pays européens ont pris entre eux des engagements et Salvini respecte ces accords. "La Commission (européenne) a eu des contacts intensifs au cours de la semaine écoulée et nous sommes très reconnaissants de la coopération de la France, de l'Allemagne, du Luxembourg, du Portugal, de la Roumanie et de l'Espagne", avait commenté vendredi Vanessa Rock, une porte-parole de la Commission en vacances, bien qu'il ait accepté de recueillir 27 migrants mineurs non accompagnés de l'Open Arms, dont le nombre de passagers est ainsi passé de 134 à 107. Mais "aucun pays européen n'a fait de pas formels pour accueillir les migrants se trouvant à bord", avaient d'ailleurs souligné le même jour le ministère de l'Intérieur italien, réclamant des engagements concrets.

Des motivations moins humanitaires que politiques 
 
Cet affrontement entre un navire d'internationaliste du type 'No border' et le ministre de l'Intérieur italien est le énième, alors que se multiplient les opérations de sauvetage de migrants comptant sur les associations pour prendre le relais des passeurs qui les abandonnent en haute mer.  
Les associations sont elles-mêmes entrées en rivalité. L'Ocean Viking, le navire de SOS Méditerranée et Médecins sans Frontières (MSF), cherche également un port pour débarquer 356 migrants secourus, pour certains, il y a 10 jours. Il navigue désormais au ralenti à mi-chemin entre Malte et, encore une fois...Lampedusa, port sicilien décidément très recherché.

Côté espagnol, également confronté à une crise politique à laquelle l'afflux de migrants n'est pas étranger, Pedro Sanchez, a fait marche arrière ces derniers mois sur la politique migratoire accueillante de ses débuts en juin. Après avoir recueilli l'Aquarius et ses plus de 600 migrants, puis trois fois l'Open Arms, en août, le dirigeant socialiste en sursis avait brusquement refusé de recevoir l'Aquarius et n'avait depuis permis aucune arrivée de bateau d'associations de passeurs, parallèlement au navire Ocean Viking, tandis que le décret lui interdisant les eaux territoriales italiennes est toujours en vigueur et que les autorités maltaises restent sourdes à ses demandes.

Le gouvernement français fait sa pub.
Le ministère français de l'Intérieur a fait savoir dimanche que la France s'est engagée à accueillir 40 migrants de l'Open Arms.

samedi 3 août 2019

Une subvention de la Ville de Paris à SOS Méditerranée provoque l'indignation

Cette faculté d'indignation ne provient ni de France, ni des Parisiens

Un don de 100.000 euros de la Ville de Paris est passé inaperçu en France

Subventions au faciès d'Anne Hidalgo à la Mairie de Paris
Un petit parti italien, Frères d'Italie, a manifesté devant l’ambassade de France à Rome, pendant la réception pour le 14-Juillet. 
Une vingtaine de membres de 'Fratelli d’Italia', un parti (32 députés et 18 sénateurs élus) de Centre droit national, qualifié d'extrême droite par les "No border" et la presse progressiste, ont manifesté en fin d’après-midi devant l’ambassade à Rome, au moment où arrivaient à la réception des personnalités politiques italiennes.
Sa présidente, Giorgia Meloni, ex-ministre pour la Jeunesse (2008 -2011) a pour sa part boycotté la réception officielle pour protester contre l'action menée par les activistes de SOS Méditerranée, une association surclassée en ONG, qui prend le relais de passeurs vénaux de migrants candidats aux systèmes sociaux généreux d'Europe.

Elle a dénoncé de "nouvelles provocations intolérables de Paris".
"Outre le fait d’honorer la commandante du Sea Watch, Paris donne 100.000 euros à l’ONG SOS Méditerranée pour de nouvelles missions de sauvetage. Bien, je présume que ces missions se concluront toutes dans les ports français, c’est juste ?", a ironisé  Giorgia Meloni sur son compte Facebook. 

Soutien implicite de Macron à Salvini

La Ville de Paris va remettre la médaille Grand Vermeil aux deux capitaines du bateau Sea Watch 3, Carola Rackete, 31 ans, et Pia Klemp, 36 ans, biologiste allemande, mais capitaine de navire et militante pour les droits de l'homme, pour réaffirmer son "soutien aux femmes et hommes qui oeuvrent au sauvetage des migrants au quotidien", avait-elle annoncé. 
La mairie versera en outre une aide d’urgence de 100.000 euros à l’association SOS Méditerranée "pour une nouvelle campagne de sauvetage en mer des migrants", des clandestins.

Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, a réitéré de vives critiques, dénonçant l' "hypocrisie française"
Sur son compte Twitter, il a souligné que la France n’a répondu à aucun des appels à l’aide lancés par l’Allemande Carola présentée désormais comme une "héroïne". 
En 2018, Carola Rackete a pris part à des recherches de naufragés depuis un aéronef, le Colibri, pour l'ONG l'association française "Pilotes volontaires".
Or, alors que, dans les Hautes-Alpes, des membres du mouvement "Génération Identitaire" menaient une action de protection de nos frontières  en tentant d'empêcher le passage de clandestins par le col de l'Echelledeux pilotes locaux d'avion, toujours dans les Alpes, ont décidé, eux, d'aller secourir en Méditerranée ces illégaux qui bénéficient d'une chaîne de solidarité "humanitaire" pour faire pénétrer des Africains et Proches-Orientaux en Europe. José Benavente, 49 ans, un humanitaire né à Lyon qui a grandi à Vénissieux, et Benoit Micolon, 34 ans, résidant à Chamonix, ont acheté avec leurs économies un petit avion de 4 places, un MCR 4S, baptisé 'le Colibri' (en référence à une légende amérindienne et en hommage au mouvement de Pierre Rabhi) pour pouvoir repérer les embarcations de migrants abandonnés en haute mer par leurs passeurs au large des côtes libyennes.
Créée en janvier 2008, cette association à but non lucratif - qui ont lancé en avril une collecte de fonds (300.000 euros) pour pouvoir survoler la Méditerranée à la recherche d'embarcations de migrants - est constituée d'activistes qualifiés de "bénévoles" qui effectuent des recherchent de clandestins, décollant de l'aérodrome d'Annemasse pour Malte, d'où ils survolent quotidiennement la Méditerranée - à une heure de la bande de 150 km de long sur 50 km où ils patrouillent, au large de Tripoli - pour leurs missions d'observation aérienne.
Egalement en 2018, lors de la crise migratoire en Europe, le col de l'Échelle, proche de la gare de Bardonnèche, sert aux migrants à franchir la frontière franco-italienne à pied. Le 26 avril 2018près de 180 jeunes militants du groupe Génération identitaire interviennent au col de l'Echelle avec d'importants moyens (deux hélicoptères, une banderole de 30 × 30 mètres, un avion, un drone) pour faire barrage aux clandestins attirés en France par les associations militantes.
Et la gare de Bardonnèche est une gare ferroviaire italienne de la Ligne du Fréjus dans le Piémont. C'est la dernière gare de la ligne, avant la frontière entre l'Italie et la France située dans le tunnel du Fréjus, et prolongée par la Ligne de Culoz à Modane, dans la vallée de la Maurienne.
Cédric Herrou risque d\'être condamné pour avoir transporté des migrants chez lui.
Or, la vallée de la Roya qui descend du Col de Tende en France à Vintimille en Italie, est un axe important de circulation routière et ferroviaire, tantôt en France, tantôt en Italie,
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et c'est justement dans cette vallée, à Breil-sur-Roya, qu'on retrouve Cédric Herrou, le militant anarchiste appelé  "le passeur de migrants"... En janvier 2017, il fut poursuivi pour aide à l'immigration clandestine. La justice lui reprochait d'avoir transporté des Erythréens, des Soudanais et des Maliens entre l'italie et la France. Le parquet avait requis huit mois de prison avec sursis contre Cédric Herrou, qui ne regrettait rien.
Résultat de recherche d'images pour "cedric herrou POING LEV2"Le 12 décembre 2018, la Cour de cassation annula partiellement l'arrêt de la cour d'Appel d'Aix-en-Provence d'août 2017. Le producteur de volaille devra comparaître à nouveau en appel à Lyon au regard des nouveaux éléments de loi à disposition, sur la base du nouveau Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il s'agit d'un élargissement des exemptions pénales à destination des personnes venant en aide aux migrants dans un but exclusivement humanitaire...
Carola Rackete a été arrêtée fin juin pour avoir accosté illégalement à Lampedusa, en Italie, et pour avoir fait débarquer de force 40 migrants. Accusée d’aide à l’immigration clandestine, l'activiste - qui a travaillé aussi bien pour pour une entreprise de croisières de luxe que pour Greenpeace - a été déclarée libre, le 2 juillet 2019, de deux chefs d'arrestation : "résistance avec violence envers un navire de guerre" et "obstruction à la force publique", par une juge du tribunal d’Agrigente en Sicile, contre l'avis du procureur d’Agrigente qui avait placé la capitaine aux arrêts domiciliaires, qualifiant son action de "violence inadmissible", avant le lancement d’une procédure de flagrant délit, mais elle reste sujette à une enquête pour "aide à l'immigration clandestine". L'autre capitaine, Pia Klemp, reste également poursuivie par la justice italienne.

dimanche 30 juin 2019

Sea-Watch: les migrants débarqués à Lampedusa, en violation des frontières

L'Union européenne garantie-t-elle toujours la paix dans ses frontières ?

L'ouverture de ces hostilités exige que Merkel sanctionne ses ressortissants

Résultat de recherche d'images pour "Des policiers italiens aux côtés de migrants après leur débarquement du navire Sea-Watch 3 à Lampedusa dans la nuit de vendredi à samedi"
Ces Africains sont-ils des migrants ou des activistes politiques ?
Le Sea-Watch 3, navire enregistré aux Pays-Bas, état-membre de l'UE, a accosté de force et de nuit, entre vendredi à samedi, dans le port de Lampedusa en Sicile, Italie. Sa jeune capitaine Carola Rackete a été arrêtée, avant que ne débarquent 42 migrants interdits de débarquement depuis 17 jours. Une période de quarantaine a-t-elle été ordonnée pour prévenir tout risque d'infection par isolement sanitaire ?

Elle a osé défier le ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, qui parle "d’acte de guerre" 

Carola Rackete, la capitaine allemande du navire de l'association allemande Sea-Watch, abusivement présentée comme une ONG, qui a participé au passage de dizaines de migrants au large de la Libye début juin - une saison favorable qui n'évoque pas des "sauvetages" - a accosté de force tôt samedi 29 juin dans le port de Lampedusa en Italie, en présence d’une vedette de police chargée de faire valoir les droits de l'Italie et d'observer le déroulement des opérations. Au bord du navire battant pavillon néerlandais, 42 migrants attendaient depuis 17 jours d’être débarqués. 47 étaient d'abord annoncés, au lancement de cette opération médiatique des internationalistes.
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La commandante n’a pas toujours été engagée dans des missions humanitaires. Née dans le nord de l’Allemagne, à Kiel, au bord de la Baltique, celle dont les longues dreadlocks ne passent pas inaperçues a d’abord été largement engagée dans la cause environnementale. Elle a principalement navigué pour la recherche polaire en Arctique et en Antarctique, après des études en sciences nautiques et en protection de l’environnement en Allemagne puis en Angleterre. "J’ai toujours vraiment aimé les zones polaires, parce qu’elles sont très belles et inspirantes. Mais travailler là est parfois triste parce qu’on y voit directement ce que les humains font à la planète", raconte-t-elle à qui veut l'entendre, dans une vidéo tournée par l’ONG. La médiatisation est, semble-t-il, plus gratifiante...
Un risque théorique de peine de prison
Son engagement humanitaire prend désormais une tournure politique qu’elle assume pleinement: "Nous, les Européens, avons permis à nos gouvernements de construire un mur en mer. Il y a une société civile qui se bat contre cela et j’en fais partie", susurre-t-elle.
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Rackete pose dans le poste de commandement
du bateau de pêche, mais
est-elle détentrice d'un brevet de pilotage ?
Après cette arrivée controversée, qui ne respecte pas les droits des Italiens, les migrants ont pu débarquer peu après 5h30, pour être conduits dans le centre d’accueil de l’île. La capitaine allemande de 31 ans, a elle, été arrêtée.

Un peu avant 3h00, la police était en effet montée à bord du Sea-Watch pour arrêter la jeune pirate pour résistance et violence envers un navire de guerre, ainsi que pour aide à l’immigration clandestine. 
Le crime de trafic d'être humains n'est pas retenu contre elle, tant qu'il n'est pas prouvé que ni elle, ni son association ne reçoivent de l'argent pour effectuer ce passage et cette infiltration de frontières

Celle qui risque jusqu’à 10 ans de prison et une amende de 50.000 euros conformément au décret pris par Salvini (amende supportée par l'association et les dons qu'elle collecte) est descendue du navire encadré par des agents, sans menottes, avant d’être emmenée en voiture. "Je suis prête à aller en prison pour cela et à me défendre devant les tribunaux s’il le faut [les avocats militants se pressent au portillon], parce que ce que nous faisons est juste", a-t-elle décrété, puisque Sea Watch ne reconnaît que ses propres lois. 

Au classement 2019 des pays les plus riches, l'Italie se situe au 8e rang des PIB mondiaux (juste derrière la France). Sur le quai, des habitants et militants sont venus acclamer l’arrivée du navire, tandis que d’autres ont applaudi l’arrestation aux cris de "Les menottes!", "Honte!", "Va-t’en!". Dans la matinée, Carola Rackete a été placée aux arrêts domiciliaires. Elle doit être entendue par le parquet dans les 48 heures, a expliqué à la presse son avocat, Leonardo Marino, assurant l’avoir trouvée "fatiguée et stressée". Mais déterminée ? Selon des sources policières citées par certains media italiens, elle s’est montrée très calme au poste de police, demandant pardon pour les risques que sa manoeuvre a fait courir à la petite vedette et à ses occupants...

"Les raisons humanitaires ne peuvent pas justifier des actes inadmissibles de violence envers ceux qui portent l’uniforme en mer pour la sécurité de tous", a commenté le procureur d’Agrigente (Sicile)

Matteo Salvini a été plus clair, dénonçant "un acte de guerre" et réclamant la prison ferme pour l’Allemande.








Vidéo intégrée

🔵 Statement of our Captain, , before entering Port with the .


“We are proud of our captain, she did exactly the right thing. She upheld the law of the sea and brought people to safety." – chairman Johannes Bayer


Le ministre allemand des Affaires étrangères a demandé une "clarification rapide" des accusations pesant contre Carola Rackete. 
"Sauver des vies est une obligation humanitaire. Le sauvetage en mer ne doit pas être criminalisé", a rappelé, en termes diplomatiques, Heiko Maas, samedi après-midi, tout comme son homologue luxembourgeois, Jean Asselborn, tandis que, Jean-Yves Le Drian, leur homologue, étant indisponible, le ministre français de l’Intérieur, Christophe Castaner, estimait que la politique italienne de fermeture des ports est contraire au droit maritime. 

Mardi dernier, Carola Rackete avait accordé un entretien au quotidien La Repubblica , centre gauche, dans laquelle elle affirmait sa volonté de forcer le blocus italien. Avant cela, elle avait dit vouloir attendre la décision de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), saisie par l’ONG, afin de prendre des "mesures provisoires" pour recueillir les migrants politiques. 
Mais, mardi, la juridiction internationale a refusé d’intervenir, tout en demandant à l’Italie de "continuer de fournir toute assistance nécessaire" aux personnes vulnérables à bord. 

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En dépit de ce refus, comme du droit maritime et de l'entente cordiale entre états membres de l'UE, les activistes ont décidé de forcer le blocus des eaux territoriales italiennes décidé par le ministre de l’Intérieur, mercredi, après avoir été bloquée dans le canal de Sicile durant deux semaines. "J’ai décidé d’entrer dans le port de Lampedusa, a lancé la trentenaire. Je sais ce que je risque, mais les 42 naufragés [ce qui reste à démontrer] à bord sont épuisés. Je les emmène en lieu sûr", avait déclaré sur Twitter la capitaine. Le navire avait dû s’arrêter à un mille en face de Lampedusa sur ordre de la police. "Ceux qui se foutent des règles doivent en répondre, je le dis aussi à cette emmerdeuse de capitaine du Sea-Watch qui fait de la politique sur la peau des immigrés, payée par on ne sait qui", avait grondé en direct le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini dans une vidéo sur Facebook.

Prétentions supranationales et solidarité

Le 12 juin dernier, le bateau des activistes altermondialistes avait effectué le relais avec les passeurs libyens pour 53 migrants abandonnés à bord d’un canot pneumatique au large de la Libye. Enjointe par l’Italie, maîtresse de ses eaux territoriales, de "faire route vers Tripoli", capitale de la Libye, l’association avait décidé que ce n'était pas un "port sûr". "Il est criminel de renvoyer des gens secourus vers un pays en guerre" (civile contre de multiples composantes islamistes) avait argué l’association. Tripoli est à 4h par ferry de Lampedusa. 

Matteo Salvini avait ainsi été poussé à publier un décret ordonnant aux forces de l’ordre de prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher l’entrée ou le transit du bateau dans les eaux territoriales. Le navire n’avait alors pas hésité à faire route vers Lampedusa, en désobéissant aux consignes d’une vedette de la guardia di finanzia (police douanière et financière) lui signifiant d’arrêter sa course. Carola Rackete avait prétexté l’état de santé des migrants recueillis pour refuser d'obtempérer, la polémiste estimant que "leurs vies sont plus importantes que les jeux politiques". Voyant la polémique enfler, Matteo Salvini avait autorisé, le 15 juin, le débarquement de onze personnes jugées vulnérables: enfants, femmes, malades.

L'essentiel est-il de contrecarrer Salvini ?

Image associéeLa situation du Sea-Watch 3 a provoqué une vague de solidarité des bonnes âmes que la perte par la Libye de ses forces vives laissent de marbre. 
Le curé de Lampedusa, fief de la Ligue de Salvini - il y avait obtenu 45% des voix lors des européennes de mai dernier - a très tôt réclamé le débarquement des 42 autres migrants empêchés de poser le pied sur la terre ferme. Symboliquement, ce dernier campait depuis plusieurs jours sur le parvis de son église.
L’archevêque de Turin, Cesare Noviglia, avait aussi proposé de prendre en charge ces hommes, tout comme des dizaines de municipalités allemandes. Quitte à les laisser disparaître ensuite dans la nature. Les bons sentiments ne coûtent rien à ceux qui s'en parent.

Malgré cette épreuve de force, Macron a annoncé samedi être prêt à accueillir 10 des 42 migrants qui ont débarqué. 
"La France est prête à déployer une nouvelle fois dans les tous prochains jours, comme elle l’a déjà fait à plusieurs reprises depuis un an, une mission du ministère de l’Intérieur et de l’Office de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) pour identifier 10 personnes en besoin de protection qui pourront être transférées sans délai sur notre territoire", a affirmé la place Beauvau dans un communiqué. Sans garantie que les conditions requises seront rassemblées : c'est la méthode Macron... 

Juste avant l’arrivée en force du navire dans le port de Lampedusa, le ministre italien des Affaires étrangères, Enzo Moavero, avait annoncé vendredi après-midi que cinq pays européens (France, Allemagne, Portugal, Luxembourg et Finlande) étaient disposés à accueillir les migrants. La Commission européenne exigeait qu’ils soient à terre avant d’organiser la répartition, tandis que Salvini refusait de les laisser descendre avant d’avoir l’assurance qu’ils seront immédiatement transférés aux Pays-Bas, en Allemagne ou dans d’autres pays européens. Sans garantie qu'ils ne choisiront pas ensuite le pays le mieux offrant, socialement...

Dans plusieurs tweets publiés hier matin, Matteo Salvini se félicite de l’arrestation de la capitaine du navire et de la réquisition du bateau.

Matteo Salvini
@matteosalvinimi
🔴🔴🔴 Comandante fuorilegge arrestata.
Nave pirata sequestrata.
Maxi multa alla ONG straniera.
Immigrati tutti distribuiti in altri Paesi europei.
MISSIONE COMPIUTA.#SeaWatch3

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08:02 - 29 juin 2019

"Je suis avec les forces de l’ordre; je suis avec la loi; je suis avec l’Italie", a-t-il également martelé par tweet. Mais malgré la fermeté affichée par le ministre de l’Intérieur italien, le centre d’accueil de Lampedusa n’est jamais vide: il a vu débarquer plus de 200 migrants pendant les deux semaines où le Sea-Watch est resté bloqué au large de l’île, bien que le redressement économique du pays ne soit pas encore réalisé. Et plusieurs embarcations de fortune ont déjà été signalées cette nuit au large.

Le Sea-Watch n'a pas été arraisonné : les garde-côtes l'ont escorté sous le contrôle de la police, pour aller s’ancrer au large, afin de ne pas encombrer le petit port ! Deux autres navires dits "humanitaires", l’Open Arms de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms et l’Alan Kurdi de l’ONG allemande Sea-Eye étaient samedi en route vers la zone des secours au large de la Libye.
Les passeurs ne prennent pas de vacances...