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dimanche 30 juin 2019

Sea-Watch: les migrants débarqués à Lampedusa, en violation des frontières

L'Union européenne garantie-t-elle toujours la paix dans ses frontières ?

L'ouverture de ces hostilités exige que Merkel sanctionne ses ressortissants

Résultat de recherche d'images pour "Des policiers italiens aux côtés de migrants après leur débarquement du navire Sea-Watch 3 à Lampedusa dans la nuit de vendredi à samedi"
Ces Africains sont-ils des migrants ou des activistes politiques ?
Le Sea-Watch 3, navire enregistré aux Pays-Bas, état-membre de l'UE, a accosté de force et de nuit, entre vendredi à samedi, dans le port de Lampedusa en Sicile, Italie. Sa jeune capitaine Carola Rackete a été arrêtée, avant que ne débarquent 42 migrants interdits de débarquement depuis 17 jours. Une période de quarantaine a-t-elle été ordonnée pour prévenir tout risque d'infection par isolement sanitaire ?

Elle a osé défier le ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, qui parle "d’acte de guerre" 

Carola Rackete, la capitaine allemande du navire de l'association allemande Sea-Watch, abusivement présentée comme une ONG, qui a participé au passage de dizaines de migrants au large de la Libye début juin - une saison favorable qui n'évoque pas des "sauvetages" - a accosté de force tôt samedi 29 juin dans le port de Lampedusa en Italie, en présence d’une vedette de police chargée de faire valoir les droits de l'Italie et d'observer le déroulement des opérations. Au bord du navire battant pavillon néerlandais, 42 migrants attendaient depuis 17 jours d’être débarqués. 47 étaient d'abord annoncés, au lancement de cette opération médiatique des internationalistes.
Résultat de recherche d'images pour "Carola Rackete dreadlocks"
La commandante n’a pas toujours été engagée dans des missions humanitaires. Née dans le nord de l’Allemagne, à Kiel, au bord de la Baltique, celle dont les longues dreadlocks ne passent pas inaperçues a d’abord été largement engagée dans la cause environnementale. Elle a principalement navigué pour la recherche polaire en Arctique et en Antarctique, après des études en sciences nautiques et en protection de l’environnement en Allemagne puis en Angleterre. "J’ai toujours vraiment aimé les zones polaires, parce qu’elles sont très belles et inspirantes. Mais travailler là est parfois triste parce qu’on y voit directement ce que les humains font à la planète", raconte-t-elle à qui veut l'entendre, dans une vidéo tournée par l’ONG. La médiatisation est, semble-t-il, plus gratifiante...
Un risque théorique de peine de prison
Son engagement humanitaire prend désormais une tournure politique qu’elle assume pleinement: "Nous, les Européens, avons permis à nos gouvernements de construire un mur en mer. Il y a une société civile qui se bat contre cela et j’en fais partie", susurre-t-elle.
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Rackete pose dans le poste de commandement
du bateau de pêche, mais
est-elle détentrice d'un brevet de pilotage ?
Après cette arrivée controversée, qui ne respecte pas les droits des Italiens, les migrants ont pu débarquer peu après 5h30, pour être conduits dans le centre d’accueil de l’île. La capitaine allemande de 31 ans, a elle, été arrêtée.

Un peu avant 3h00, la police était en effet montée à bord du Sea-Watch pour arrêter la jeune pirate pour résistance et violence envers un navire de guerre, ainsi que pour aide à l’immigration clandestine. 
Le crime de trafic d'être humains n'est pas retenu contre elle, tant qu'il n'est pas prouvé que ni elle, ni son association ne reçoivent de l'argent pour effectuer ce passage et cette infiltration de frontières

Celle qui risque jusqu’à 10 ans de prison et une amende de 50.000 euros conformément au décret pris par Salvini (amende supportée par l'association et les dons qu'elle collecte) est descendue du navire encadré par des agents, sans menottes, avant d’être emmenée en voiture. "Je suis prête à aller en prison pour cela et à me défendre devant les tribunaux s’il le faut [les avocats militants se pressent au portillon], parce que ce que nous faisons est juste", a-t-elle décrété, puisque Sea Watch ne reconnaît que ses propres lois. 

Au classement 2019 des pays les plus riches, l'Italie se situe au 8e rang des PIB mondiaux (juste derrière la France). Sur le quai, des habitants et militants sont venus acclamer l’arrivée du navire, tandis que d’autres ont applaudi l’arrestation aux cris de "Les menottes!", "Honte!", "Va-t’en!". Dans la matinée, Carola Rackete a été placée aux arrêts domiciliaires. Elle doit être entendue par le parquet dans les 48 heures, a expliqué à la presse son avocat, Leonardo Marino, assurant l’avoir trouvée "fatiguée et stressée". Mais déterminée ? Selon des sources policières citées par certains media italiens, elle s’est montrée très calme au poste de police, demandant pardon pour les risques que sa manoeuvre a fait courir à la petite vedette et à ses occupants...

"Les raisons humanitaires ne peuvent pas justifier des actes inadmissibles de violence envers ceux qui portent l’uniforme en mer pour la sécurité de tous", a commenté le procureur d’Agrigente (Sicile)

Matteo Salvini a été plus clair, dénonçant "un acte de guerre" et réclamant la prison ferme pour l’Allemande.








Vidéo intégrée

🔵 Statement of our Captain, , before entering Port with the .


“We are proud of our captain, she did exactly the right thing. She upheld the law of the sea and brought people to safety." – chairman Johannes Bayer


Le ministre allemand des Affaires étrangères a demandé une "clarification rapide" des accusations pesant contre Carola Rackete. 
"Sauver des vies est une obligation humanitaire. Le sauvetage en mer ne doit pas être criminalisé", a rappelé, en termes diplomatiques, Heiko Maas, samedi après-midi, tout comme son homologue luxembourgeois, Jean Asselborn, tandis que, Jean-Yves Le Drian, leur homologue, étant indisponible, le ministre français de l’Intérieur, Christophe Castaner, estimait que la politique italienne de fermeture des ports est contraire au droit maritime. 

Mardi dernier, Carola Rackete avait accordé un entretien au quotidien La Repubblica , centre gauche, dans laquelle elle affirmait sa volonté de forcer le blocus italien. Avant cela, elle avait dit vouloir attendre la décision de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), saisie par l’ONG, afin de prendre des "mesures provisoires" pour recueillir les migrants politiques. 
Mais, mardi, la juridiction internationale a refusé d’intervenir, tout en demandant à l’Italie de "continuer de fournir toute assistance nécessaire" aux personnes vulnérables à bord. 

Résultat de recherche d'images pour "Carola Rackete"

En dépit de ce refus, comme du droit maritime et de l'entente cordiale entre états membres de l'UE, les activistes ont décidé de forcer le blocus des eaux territoriales italiennes décidé par le ministre de l’Intérieur, mercredi, après avoir été bloquée dans le canal de Sicile durant deux semaines. "J’ai décidé d’entrer dans le port de Lampedusa, a lancé la trentenaire. Je sais ce que je risque, mais les 42 naufragés [ce qui reste à démontrer] à bord sont épuisés. Je les emmène en lieu sûr", avait déclaré sur Twitter la capitaine. Le navire avait dû s’arrêter à un mille en face de Lampedusa sur ordre de la police. "Ceux qui se foutent des règles doivent en répondre, je le dis aussi à cette emmerdeuse de capitaine du Sea-Watch qui fait de la politique sur la peau des immigrés, payée par on ne sait qui", avait grondé en direct le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini dans une vidéo sur Facebook.

Prétentions supranationales et solidarité

Le 12 juin dernier, le bateau des activistes altermondialistes avait effectué le relais avec les passeurs libyens pour 53 migrants abandonnés à bord d’un canot pneumatique au large de la Libye. Enjointe par l’Italie, maîtresse de ses eaux territoriales, de "faire route vers Tripoli", capitale de la Libye, l’association avait décidé que ce n'était pas un "port sûr". "Il est criminel de renvoyer des gens secourus vers un pays en guerre" (civile contre de multiples composantes islamistes) avait argué l’association. Tripoli est à 4h par ferry de Lampedusa. 

Matteo Salvini avait ainsi été poussé à publier un décret ordonnant aux forces de l’ordre de prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher l’entrée ou le transit du bateau dans les eaux territoriales. Le navire n’avait alors pas hésité à faire route vers Lampedusa, en désobéissant aux consignes d’une vedette de la guardia di finanzia (police douanière et financière) lui signifiant d’arrêter sa course. Carola Rackete avait prétexté l’état de santé des migrants recueillis pour refuser d'obtempérer, la polémiste estimant que "leurs vies sont plus importantes que les jeux politiques". Voyant la polémique enfler, Matteo Salvini avait autorisé, le 15 juin, le débarquement de onze personnes jugées vulnérables: enfants, femmes, malades.

L'essentiel est-il de contrecarrer Salvini ?

Image associéeLa situation du Sea-Watch 3 a provoqué une vague de solidarité des bonnes âmes que la perte par la Libye de ses forces vives laissent de marbre. 
Le curé de Lampedusa, fief de la Ligue de Salvini - il y avait obtenu 45% des voix lors des européennes de mai dernier - a très tôt réclamé le débarquement des 42 autres migrants empêchés de poser le pied sur la terre ferme. Symboliquement, ce dernier campait depuis plusieurs jours sur le parvis de son église.
L’archevêque de Turin, Cesare Noviglia, avait aussi proposé de prendre en charge ces hommes, tout comme des dizaines de municipalités allemandes. Quitte à les laisser disparaître ensuite dans la nature. Les bons sentiments ne coûtent rien à ceux qui s'en parent.

Malgré cette épreuve de force, Macron a annoncé samedi être prêt à accueillir 10 des 42 migrants qui ont débarqué. 
"La France est prête à déployer une nouvelle fois dans les tous prochains jours, comme elle l’a déjà fait à plusieurs reprises depuis un an, une mission du ministère de l’Intérieur et de l’Office de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) pour identifier 10 personnes en besoin de protection qui pourront être transférées sans délai sur notre territoire", a affirmé la place Beauvau dans un communiqué. Sans garantie que les conditions requises seront rassemblées : c'est la méthode Macron... 

Juste avant l’arrivée en force du navire dans le port de Lampedusa, le ministre italien des Affaires étrangères, Enzo Moavero, avait annoncé vendredi après-midi que cinq pays européens (France, Allemagne, Portugal, Luxembourg et Finlande) étaient disposés à accueillir les migrants. La Commission européenne exigeait qu’ils soient à terre avant d’organiser la répartition, tandis que Salvini refusait de les laisser descendre avant d’avoir l’assurance qu’ils seront immédiatement transférés aux Pays-Bas, en Allemagne ou dans d’autres pays européens. Sans garantie qu'ils ne choisiront pas ensuite le pays le mieux offrant, socialement...

Dans plusieurs tweets publiés hier matin, Matteo Salvini se félicite de l’arrestation de la capitaine du navire et de la réquisition du bateau.

Matteo Salvini
@matteosalvinimi
🔴🔴🔴 Comandante fuorilegge arrestata.
Nave pirata sequestrata.
Maxi multa alla ONG straniera.
Immigrati tutti distribuiti in altri Paesi europei.
MISSIONE COMPIUTA.#SeaWatch3

10,7 k
08:02 - 29 juin 2019

"Je suis avec les forces de l’ordre; je suis avec la loi; je suis avec l’Italie", a-t-il également martelé par tweet. Mais malgré la fermeté affichée par le ministre de l’Intérieur italien, le centre d’accueil de Lampedusa n’est jamais vide: il a vu débarquer plus de 200 migrants pendant les deux semaines où le Sea-Watch est resté bloqué au large de l’île, bien que le redressement économique du pays ne soit pas encore réalisé. Et plusieurs embarcations de fortune ont déjà été signalées cette nuit au large.

Le Sea-Watch n'a pas été arraisonné : les garde-côtes l'ont escorté sous le contrôle de la police, pour aller s’ancrer au large, afin de ne pas encombrer le petit port ! Deux autres navires dits "humanitaires", l’Open Arms de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms et l’Alan Kurdi de l’ONG allemande Sea-Eye étaient samedi en route vers la zone des secours au large de la Libye.
Les passeurs ne prennent pas de vacances...

mercredi 4 avril 2018

Démagogie : les mouvements gauchistes revendiquent la réussite du plus grand nombre des étudiants

Le vent libertaire de Mai 2018 se lève

De Nancy à Montpellier, les facs se mobilisent contre la réforme de l’université

Après tir à la Kalach ou égorgement ?
Les incidents et blocages se multipliaient, fin mars, dans les universités, à l'approche des partiels et des examens de fin d'année, alors que la délicate réforme de l’enseignement supérieur commence à s’appliquer.

Les mouvements étudiants ont pris de l’ampleur après l'altercation à l’université de droit de Montpellier entre des opposants trotskistes à la réforme et des libérateurs de la fac bloquée par quelques squatteurs. "Pour le moment, le mouvement reste très localisé sur certains sites, avec des motivations différentes. La situation est en constante évolution", a déclaré le secrétaire général adjoint du Sgen-CFDT, première organisation du personnel de l’enseignement supérieur, Franck Loureiro.

A Toulouse, des sites de l’université Jean-Jaurès (Sciences humaines) sont bloqués depuis mars pour protester contre le projet de fusion avec d’autres établissements de la ville et contre la loi sur les modifications d’accès à l’université (loi ORE, Orientation et réussite des étudiants), accusée par ses détracteurs d’instaurer un système de sélection dès l'entrée à l'université, par le biais de la réforme de Parcoursup.

Le campus de la Victoire, en plein centre de Bordeaux, est bloqué depuis la mi-mars. 
Blocage également de la faculté de lettres de Nancy "jusqu’à ce que Macron retire la loi" ORE, a indiqué Romane Mayer, porte-parole de l’Unef, 2e syndicat étudiant et opposé à la réforme. 
Même chose pour l’université Paul-Valéry (Humanités) de Montpellier où le blocage a été reconduit en AG "pour une durée illimitée".


A Paris, le site de Tolbiac
(université Panthéon-Sorbonne) est fermé depuis lundi. Ainsi cette zone de contestation permanente maintient-elle sa réputation de fac rouge entre les mains de professeurs gauchistes qui transmettent de génération en génération le flambeau révolutionnaire. 

A Nantes, en revanche, le blocus a été levé vendredi, a indiqué l’université. Deux amphis restent occupés à la fac de lettres et les cours ont été transférés sur un autre site.
Toulouse : université Jean-Jaurès
Alors que les blocages continuent et que les examens se profilent, à l’université Jean Jaurès de Toulouse, au Mirail, mais aussi sur le site également radical de Tolbiac, à Paris 1, dès le 22 mars dernier, les étudiants ont voté le principe d’une note "minimum améliorable", comme le rapporte BFMTV, le 4 avril 2018.
"Parce que si le déblocage nous tombe dessus, que ce soit par un vote ou par la ministre, si on reprend les cours, on va être grave dans la merde, parce que les partiels, c’est dans un mois et demi ou deux mois", aurait déclaré Adélie, une jeune étudiante en cinéma, selon le site d’informations en ligne Actus.fr.
VOIR et ENTENDRE la revendication, notamment par le syndicat Solidaires (les trotskistes de SUD, qui sont parmi les instigateurs des blocages), pour une EMIAG (note minimale inter-universités améliorable garantie), sorte de nouvel avantage acquis des étudiants,  sac-à-dos universitaire, en négociation :

Félicitée par le journal L'Humanité pour sa lutte féministe aux côtés de 34 autres associations et organisations syndicales pour le droit des femmes, Pauline Raufaste, vice-présidente du syndicat étudiant UNEF et membre du comité d'animation du FFJeunesse, Forum Français de la Jeunesse (ex-Conseil national de la jeunesse), composé de 15 organisations membres réparties en 4 collèges (dominés chacun par l'UNL, l'association PDE, un centre de formation des élus et des responsables associatifs étudiants conformément à la Loi Jospin d'août 1994, l'UNEF ou Coexister - association critiquée pour sa participation au congrès de l'UOIF et sa signature de l'appel 'NousSommesUnis' avec le Parti des indigènes de la République et des militants réputés proches des Frères musulmans, avec le soutien d'Edwy Plenel, fondateur du site trotskiste Mediapart, et de Cécile Duflot, passée à Oxfam - et le MJS ou les communistes du MJCF), à qui BFMTV donne la parole ci-dessus, est une illettrée" chère à Macron. 
Titulaire d'un master, elle est pourtant capable de faire quarante fautes sur deux pages d'un dossier de presse, révèle Patricia Balme, présidente du cabinet de conseil en communication politique PB Com International et intervenante à l'émission L'Heure des pros, le mercredi 4 avril 2018 
Soit la note minimale est donc déjà mise en oeuvre, soit les militants gauchistes reçoivent sans peine leurs diplômes internes, simple gratification pour services rendus à la cause révolutionnaire...
Serait-le cas de la "Femme du Jour" dans L'Humanité, Pauline Raufaste, après avoir reçu son diplôme de l'IEP de Bordeaux ?
On imagine mal pourtant que les facs de médecine bradent ainsi les diplômes aux chirurgiens. 
Mais c'est moindre mal, certes, si la braderie est ouverte aux étudiant-e-s en master de spécialisation en études de genres... 

Une certaine presse ne manqua pas de reprocher à Pascal Praud son indignation aux jérémiades de la 'masterisée' qui se plaint qu'on n'apprenne pas en fac à des bacheliers (largement gratifiés d'une mention !) comment prendre des notes... Parmi les critiques de Pascal Praud sur Cnews (groupe Canal+), on note Buzzfeed France News ("un bric-à-brac de potins racoleurs", selon Le Monde diplomatique, dont Le Monde est actionnaire avec Verizon (détenteur de Oath, Huffington Post, AOL et Yahoo). Buzzfeed est la propriété du site d'information américain HuffingtonPost, avec filiale française.

Ce site de l’université de Toulouse-Le Mirail (sciences humaines) est bloqué depuis plusieurs semaines pour protester contre le projet de fusion avec d’autres établissements de la ville et contre la loi sur les modifications d’accès à l’université (loi ORE, Orientation et réussite des étudiants), accusée d’instaurer un système de sélection.

Les examens préoccupent nombre de étudiants studieux dont l'accès au cours est empêché, autant que la réforme de Parcoursup qui les mobilise depuis plusieurs semaines. Aussi, l’idée d’une note minimum aux examens a-t-elle fait son chemin jusqu’à la faculté de Tolbiac (université Paris 1), bloquée depuis maintenant une semaine.
"Je sais qu’à Toulouse, ils ont voté une motion en assemblée générale pour que tous les étudiants aient au moins 10 à leurs partiels", a certifié jeudi 29 mars un étudiant à la tribune, lors d’une assemblée générale (AG).
Côté direction de la faculté, c’est la douche froide : "Concrètement, peut-être que dans certaines filières, la question se posera sérieusement, mais pour un certain nombre d’autres, il n’en est évidemment absolument pas question", s'est défendu au micro de BFMTV Florian Michel,  enseignant en histoire et directeur du Centre Pierre-Mendès-France, surnommé 'Tolbiac', une annexe de l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, et où, pendant l'occupation des lieux, un local de l'Union des étudiants juifs (UEJF) saccagéses murs étant souillés d'inscriptions antisémites ('A mort Israël', Vive Arafat', ce qui a eu moins de retentissement dans la presse que la libération des salles de travail de Montpellier.

Le mardi 3 avril, le site de Tolbiac en AG a voté le blocage illimité du site. Jusqu'à la fin de l'année. Par 497 voix contre 407.
Le site Saint-Denis de Paris 8 bloqué "pour la première fois". En région parisienne, est également bloqué le site Saint-Denis de Paris-8, "pour la première fois" depuis le début du mouvement, a indiqué l'université Vincennes-Saint-Denis. 
Ailleurs en France, le mouvement de protestation contre la réforme Vidal a notamment touché ces derniers jours l'université Paul-Valéry de Montpellier, Jean-Jaurès à Toulouse, le campus de la Victoire à Bordeaux, ou encore la faculté de lettres de Nancy.
La fac de droit de Montpellier a, en revanche, réouvert.

lundi 13 juillet 2015

Grèce: un accord arraché "un revolver sur la tempe", selon Mélenchon

Ce proche de Tsipras met en cause Hollande et attaque Merkel frontalement

François Hollande n'était qu'un "simple assesseur" de la chancelière allemande, Angela Merkel,
explique Jean-Luc Mélenchon, PG, en rupture totale avec les éléments de langage initiés par Valls et Sapin et repris en choeur par la presse aux ordres. A cet égard, BFMTV aura manqué de la plus élémentaire pudeur et de l'objectivité élémentaire qu'impose la déontologie professionnelle aux media qui se respectent. 

Co-fondateur du Parti de gauche, proche de Syriza, le parti d'extrême gauche de Tsipras, Mélenchon a critiqué lundi un accord arraché à Alexis Tsipras "un revolver sur la tempe", dans lequel François Hollande n'est qu'un "simple assesseur" de Mme Merkel.
VOIR et ENTENDRE Mélenchon dénoncer ce compromis et les efforts des Européens condamnés à garder l'enfant prodigue grec dans la famille:

VOIR et ENTENDRE comment, en revanche, le pompeux Valls glorifie le rôle prêté à Hollande, aux limites du ridicule de l'outrance:


Dans une tribune publiée par le Journal du dimanche,
F. Fillon  (LR) accuse Hollande : "une solution aurait peut-être été possible plus tôt si vous n'aviez pas joué un trouble jeu : rigoureux en compagnie d'Angela Merkel, complaisant en coulisses avec Alexis Tsipras", écrit Fillon. "Votre activisme pour sauver Athènes éclipse temporairement nos propres échecs économiques, sociaux et financiers.
Et Alain Juppé, quant à lui, ne juge "pas étonnant que les Français fassent plus confiance à Merkel qu'à Hollande."




"Telle est dorénavant l'Union européenne, poursuit le leader d'extrême gauche. Un revolver sur la tempe, une nation déjà asphyxiée et placée sous blocus financier doit conclure un 'accord' après treize heures de 'discussion' ", a dénoncé l'admirateur de Castro et Gargamel de la BD (ci-dessus), ennemi déclaré des Schtroumpfs européens.

Sur quelle base, les membres de la zone euro auraient-ils retrouvé la confiance perdue en Tsipras ?
Alain Juppé  (LR) écrivait le 6 juillet :
"La Grèce n’est plus en mesure aujourd’hui d’assumer les disciplines de la zone euro. Chercher à l’y maintenir à tout prix, par des arrangements de circonstance, fragiliserait l’ensemble du système. Nous devons l’aider à organiser sa sortie, sans drame."
"Le gouvernement d'Alexis Tsipras a résisté pied à pied comme nul autre ne l'a aujourd'hui fait en Europe," considère Mélenchon mais, sans illusions sur la capacité du premier ministre à réformer et sur la volonté des Grecs de se responsabiliser, le patron radical du Parti de gauche estime, entre autres, qu' "il [Tsipras] accepte donc un armistice dans la guerre qui lui est menée."
L'ancien candidat à l'élection présidentielle de 2012 a également reproché à Hollande d'avoir "beaucoup trop tardé à intervenir" et "beaucoup trop tardé à envoyer ses experts aider les experts grecs". "Le résultat le voilà: c'est l'agenda de Mme Merkel qui sert de base aux discussions", a-t-il aussi dénoncé sur i-télé.

A l'inverse d'Alain Juppé,
Nicolas Sarkozy (LR) a apporté son soutien à la stratégie de l'actuel chef de l'État. Au 20 heures de TF1, il a tout de même tenu à apporter une condition sine qua non :
"Tout doit être fait pour trouver un compromis. Je partage ce point de vue exprimé par monsieur Hollande et par monsieur Valls. Mais il y a une ligne rouge, c'est que le compromis qui doit être trouvé ne doit pas détruire la crédibilité des 18 autres pays membres de la zone euro."
Cela dit, le président de Les Républicains juge qu'actuellement, il n'y a "que des mauvaises solutions". "La moins mauvaise étant de trouver un compromis acceptable", selon lui. Car, affirme-t-il, l'objectif n'est "pas seulement d'éviter la faillite de la Grèce, c'est d'éviter la destruction de la zone euro."

Pour Eric Woerth, "l'appel de Nicolas Sarkozy n'est pas resté lettre morte" dans les négociations visant à maintenir la Grèce dans la zone euro.

Dimanche, le président des Républicains a en effet appelé François Hollande à "se ressaisir" et a jugé "préférable" d'atteindre un "compromis". "L'appel d'un ancien président de la République est important", souligne Eric Woerth.
VOIR et ENTENDRE Eric Woerth mettre en évidence le lien entre l'accord trouvé et l'appel de Sarkozy:

Après avoir fustigé la chancellière allemande, quand l'eurogroupe exprimait son manque de confiance en Tsipras, maintenant qu'un compromis à l'arraché est obtenu hors limites, les socialistes vantent le couple Merkel-Hollande... 
Clairement, Valls est un bouffon. Grave.

mardi 3 mars 2015

Réservoir de Sivens: Ségolène Royal s'engage à faire indemniser le Tarn par les... Français

La ministre de l'Ecologie encourage le département à abandonner le projet initial de barrage de Sivens

Ségolène Royal s’est engagée à faire payer les Français


Dans un courrier -hors micros et caméras- la socialiste s'engage pour la population.  Dans l'esprit du président Hollande qui considère que rien ne coûte jamais aux Français quand c'est l'Etat qui paie, la ministre a passé un deal:  le département du Tarn s'engage à abandonner définitivement le projet initial de barrage de Sivens et renonce à tout recours contre l’Etat, et moi, ministre, j'indemnise. Il est donc désormais difficile aux "décodeurs" (sic) du journal socialiste Le Monde d'affirmer que, lors de l'émission "En direct avec les Français", le 6 novembre 2014, Hollande n'a jamais dit que "Ça ne coûte rien, c'est l'Etat qui paye".
-"Non, c'est l'Etat qui paye", rétorque alors François Hollande, avec aplomb.
-"Ca coûte trois milliards d'euros pour 150.000 emplois d'avenir", précise Gilles Bouleau.
-"Oui, mais c'est l'Etat qui paye", insiste Hollande.
-"Ben, l'Etat, ce sont les contribuables...", rappelle Gilles Bouleau.
- "Oui, mais c'est pas la collectivité marseillaise ou le département ou la région. Mais, je vais y revenir, c'est l'Etat qui fait l'effort", maintient François Hollande.
VOIR et ENTENDRE la vidéo qui s'interrompt sur l'affirmation de Hollande que "c'est l'Etat qui fait l'effort"...

Dans cette lettre, datée du 27 février et adressée au président du Conseil général, Thierry Carcenac (PS), la ministre rappelle sa position : "La réalisation du projet initial" de retenue d’eau d’1,5 million de m3, à 50 km au nord de Toulouse, "doit être définitivement abandonnée".

Blocus d'accès au site de Sivens
par des occupants illégaux
Or, les activistes altermondialistes qui squattent les parcelles rejettent tout en bloctandis que les agriculteurs ne veulent rien d'autre que le projet initial. Les exploitants se sont donc organisés, faisant appel à des renforts venant d'autres départements pour empêcher que le nombre des occupants n'augmente, dans l'hypothèse où les barrages du gouvernement -et de S. Royal- seraient malencontreusement poreux... Ce qu'ils veulent, c'est être entendus d'ici vendredi, date à laquelle le Conseil général socialiste du Tarn va se réunir et donner sa décision."

La potiche de Manille opte pour l'adoption d'un scénario bâtard  "alternatif"

La police ne rétablit pas le droit de passage:
le gouvernement cède aux squatteurs
Vendredi, à Albi, le Conseil général doit "organiser un débat" sur la base de "deux scénarii qui s’écartent sensiblement du projet initial", décide-t-elle depuis Paris. Il s’agira de choisir entre des versions allégées du projet, puisque les "experts" - libres, puisque désignés par le ministère - ont évalué les besoins de stockage en eau à 750.000 m3, soit moitié moins que ce qui était prévu.

Ca ne coûte rien de "s'engager": Montebourg l'a fait avant elle...
"Je me suis engagée à ce que l’Etat vous accompagne pour solder financièrement les opérations déjà mises en œuvre au titre du projet initial et qui ne pourront pas être redéployées pour réaliser le nouveau projet", écrit la ministre, ajoutant qu’elle demandera à ses services "d’élaborer un protocole transactionnel permettant d’indemniser le département - bien que l'Etat soit endetté et les contribuables accablés d'impôts - pour les dépenses engagées dans le cadre de l’autorisation [du projet initial], en contrepartie de l’abandon définitif et irrévocable des travaux et de tout recours indemnitaire contre l’Etat, en cas de l’annulation de [l’autorisation]".

L’autorisation du projet initial serait, selon la ministre, "soumise à un risque élevé d’annulation" par la justice administrative française. Elle fait valoir en outre que l’abandon des travaux déjà engagés "devrait, de plus, permettre d’éteindre la procédure pré-contentieuse européenne".