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mercredi 4 avril 2018

Démagogie : les mouvements gauchistes revendiquent la réussite du plus grand nombre des étudiants

Le vent libertaire de Mai 2018 se lève

De Nancy à Montpellier, les facs se mobilisent contre la réforme de l’université

Après tir à la Kalach ou égorgement ?
Les incidents et blocages se multipliaient, fin mars, dans les universités, à l'approche des partiels et des examens de fin d'année, alors que la délicate réforme de l’enseignement supérieur commence à s’appliquer.

Les mouvements étudiants ont pris de l’ampleur après l'altercation à l’université de droit de Montpellier entre des opposants trotskistes à la réforme et des libérateurs de la fac bloquée par quelques squatteurs. "Pour le moment, le mouvement reste très localisé sur certains sites, avec des motivations différentes. La situation est en constante évolution", a déclaré le secrétaire général adjoint du Sgen-CFDT, première organisation du personnel de l’enseignement supérieur, Franck Loureiro.

A Toulouse, des sites de l’université Jean-Jaurès (Sciences humaines) sont bloqués depuis mars pour protester contre le projet de fusion avec d’autres établissements de la ville et contre la loi sur les modifications d’accès à l’université (loi ORE, Orientation et réussite des étudiants), accusée par ses détracteurs d’instaurer un système de sélection dès l'entrée à l'université, par le biais de la réforme de Parcoursup.

Le campus de la Victoire, en plein centre de Bordeaux, est bloqué depuis la mi-mars. 
Blocage également de la faculté de lettres de Nancy "jusqu’à ce que Macron retire la loi" ORE, a indiqué Romane Mayer, porte-parole de l’Unef, 2e syndicat étudiant et opposé à la réforme. 
Même chose pour l’université Paul-Valéry (Humanités) de Montpellier où le blocage a été reconduit en AG "pour une durée illimitée".


A Paris, le site de Tolbiac
(université Panthéon-Sorbonne) est fermé depuis lundi. Ainsi cette zone de contestation permanente maintient-elle sa réputation de fac rouge entre les mains de professeurs gauchistes qui transmettent de génération en génération le flambeau révolutionnaire. 

A Nantes, en revanche, le blocus a été levé vendredi, a indiqué l’université. Deux amphis restent occupés à la fac de lettres et les cours ont été transférés sur un autre site.
Toulouse : université Jean-Jaurès
Alors que les blocages continuent et que les examens se profilent, à l’université Jean Jaurès de Toulouse, au Mirail, mais aussi sur le site également radical de Tolbiac, à Paris 1, dès le 22 mars dernier, les étudiants ont voté le principe d’une note "minimum améliorable", comme le rapporte BFMTV, le 4 avril 2018.
"Parce que si le déblocage nous tombe dessus, que ce soit par un vote ou par la ministre, si on reprend les cours, on va être grave dans la merde, parce que les partiels, c’est dans un mois et demi ou deux mois", aurait déclaré Adélie, une jeune étudiante en cinéma, selon le site d’informations en ligne Actus.fr.
VOIR et ENTENDRE la revendication, notamment par le syndicat Solidaires (les trotskistes de SUD, qui sont parmi les instigateurs des blocages), pour une EMIAG (note minimale inter-universités améliorable garantie), sorte de nouvel avantage acquis des étudiants,  sac-à-dos universitaire, en négociation :

Félicitée par le journal L'Humanité pour sa lutte féministe aux côtés de 34 autres associations et organisations syndicales pour le droit des femmes, Pauline Raufaste, vice-présidente du syndicat étudiant UNEF et membre du comité d'animation du FFJeunesse, Forum Français de la Jeunesse (ex-Conseil national de la jeunesse), composé de 15 organisations membres réparties en 4 collèges (dominés chacun par l'UNL, l'association PDE, un centre de formation des élus et des responsables associatifs étudiants conformément à la Loi Jospin d'août 1994, l'UNEF ou Coexister - association critiquée pour sa participation au congrès de l'UOIF et sa signature de l'appel 'NousSommesUnis' avec le Parti des indigènes de la République et des militants réputés proches des Frères musulmans, avec le soutien d'Edwy Plenel, fondateur du site trotskiste Mediapart, et de Cécile Duflot, passée à Oxfam - et le MJS ou les communistes du MJCF), à qui BFMTV donne la parole ci-dessus, est une illettrée" chère à Macron. 
Titulaire d'un master, elle est pourtant capable de faire quarante fautes sur deux pages d'un dossier de presse, révèle Patricia Balme, présidente du cabinet de conseil en communication politique PB Com International et intervenante à l'émission L'Heure des pros, le mercredi 4 avril 2018 
Soit la note minimale est donc déjà mise en oeuvre, soit les militants gauchistes reçoivent sans peine leurs diplômes internes, simple gratification pour services rendus à la cause révolutionnaire...
Serait-le cas de la "Femme du Jour" dans L'Humanité, Pauline Raufaste, après avoir reçu son diplôme de l'IEP de Bordeaux ?
On imagine mal pourtant que les facs de médecine bradent ainsi les diplômes aux chirurgiens. 
Mais c'est moindre mal, certes, si la braderie est ouverte aux étudiant-e-s en master de spécialisation en études de genres... 

Une certaine presse ne manqua pas de reprocher à Pascal Praud son indignation aux jérémiades de la 'masterisée' qui se plaint qu'on n'apprenne pas en fac à des bacheliers (largement gratifiés d'une mention !) comment prendre des notes... Parmi les critiques de Pascal Praud sur Cnews (groupe Canal+), on note Buzzfeed France News ("un bric-à-brac de potins racoleurs", selon Le Monde diplomatique, dont Le Monde est actionnaire avec Verizon (détenteur de Oath, Huffington Post, AOL et Yahoo). Buzzfeed est la propriété du site d'information américain HuffingtonPost, avec filiale française.

Ce site de l’université de Toulouse-Le Mirail (sciences humaines) est bloqué depuis plusieurs semaines pour protester contre le projet de fusion avec d’autres établissements de la ville et contre la loi sur les modifications d’accès à l’université (loi ORE, Orientation et réussite des étudiants), accusée d’instaurer un système de sélection.

Les examens préoccupent nombre de étudiants studieux dont l'accès au cours est empêché, autant que la réforme de Parcoursup qui les mobilise depuis plusieurs semaines. Aussi, l’idée d’une note minimum aux examens a-t-elle fait son chemin jusqu’à la faculté de Tolbiac (université Paris 1), bloquée depuis maintenant une semaine.
"Je sais qu’à Toulouse, ils ont voté une motion en assemblée générale pour que tous les étudiants aient au moins 10 à leurs partiels", a certifié jeudi 29 mars un étudiant à la tribune, lors d’une assemblée générale (AG).
Côté direction de la faculté, c’est la douche froide : "Concrètement, peut-être que dans certaines filières, la question se posera sérieusement, mais pour un certain nombre d’autres, il n’en est évidemment absolument pas question", s'est défendu au micro de BFMTV Florian Michel,  enseignant en histoire et directeur du Centre Pierre-Mendès-France, surnommé 'Tolbiac', une annexe de l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, et où, pendant l'occupation des lieux, un local de l'Union des étudiants juifs (UEJF) saccagéses murs étant souillés d'inscriptions antisémites ('A mort Israël', Vive Arafat', ce qui a eu moins de retentissement dans la presse que la libération des salles de travail de Montpellier.

Le mardi 3 avril, le site de Tolbiac en AG a voté le blocage illimité du site. Jusqu'à la fin de l'année. Par 497 voix contre 407.
Le site Saint-Denis de Paris 8 bloqué "pour la première fois". En région parisienne, est également bloqué le site Saint-Denis de Paris-8, "pour la première fois" depuis le début du mouvement, a indiqué l'université Vincennes-Saint-Denis. 
Ailleurs en France, le mouvement de protestation contre la réforme Vidal a notamment touché ces derniers jours l'université Paul-Valéry de Montpellier, Jean-Jaurès à Toulouse, le campus de la Victoire à Bordeaux, ou encore la faculté de lettres de Nancy.
La fac de droit de Montpellier a, en revanche, réouvert.

mardi 5 janvier 2016

Charlie hebdo, exsangue, fait sa pub sur les attentats islamistes qui l'ont vidé de sa substance

La surchauffe désespérée des rotatives de "Charlie Hebdo" 

Avant l'attentat, l'hebdomadaire libertaire était déjà porté pâle.



"Charlie" ne tirait plus qu'à environ 30.000 exemplaires par semaine, avant son expiation. Depuis la tuerie islamiste, il en a sorti "300.000 exemplaires chaque semaine", assura son directeur commercial, qui garde l'anonymat, à la suite de l'émotion des attentats qui fauchèrent les dessinateurs (Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, Honoré) et quand l'émotion était encore de règle. Mais la compassion n'est plus ce qu'elle était.
Actuellement, le journal ne se vendrait plus qu'à environ 100.000 exemplaires en kiosques, selon Le Monde.

Chez l'imprimeur de la feuille anarcho-révolutionnaire, les rotatives tournaient à plein lundi
pour sauver ce mort en réanimation. Dans un dernier sursaut, il sort le numéro anniversaire, dont il espère vendre un million d'exemplaires, un an après le châtiment dont les croisés de l'anarchie veulent croire qu'il fut divin. 

Sa stratégie d'apaisement n'était pas crédible: Charlie retombe dans ses provocations

Ce numéro spécial affiche en une un dieu barbu, armé d'une kalachnikov et couvert de sang, car les impies ne sont jamais coupables de rien: seul dieu peut l'être, selon les incohérents caricaturistes libertaires qui se veulent émancipés de toute tutelle suprême.
Des éléments extérieurs s'associent à l'entreprise, dont la ministre de la culture Fleur Pellerin, qui citera probablement Patrick Modiano dont elle ne soupçonnerait toujours pas l'existence s'il n'avait reçu le Nobel de litérature, des comédiennes comme Isabelle Adjani, Charlotte Gainsbourg, Juliette Binoche, des intellectuels et écrivains, tels qu’Elisabeth Badinter, la Bangladaise Taslima Nasreen, l’Américain Russell Banks, et le musicien Ibrahim Maalouf. Manquent Jamel Debbouze ou Sophia Aram, Stéphane Guillon et... Christophe Alévêque au nombre des artistes et intellectuels...

Un an après, les irresponsables
 refusent d'assumer
Plutôt que de s'en prendre à lui-même, l'hebdo accuse le ciel : "1 an après, l'assassin court toujours", et le dessinateur Riss, patron du journal sectaire et agressif, se croyant au Bataclan, décharge sa haine laïque en rafales, arrosant large ses victimes,  tous des "fanatiques abrutis par le Coran" et, pour le même prix, les "culs-bénits venus d'autres religions" qui, selon le "déséquilibré" (dirait Cazeneuve), souhaitaient la mort du journal qui "ose rire du religieux". Les victimes de l'intolérance laïque auront-elles le coeur à rire de leurs pitoyables agresseurs ? 

L
a République doit-elle commémorer un "acte militant" criminel ? 

Pendant les mois qui ont suivi la tuerie perpétrées par des djihadistes français (ou bi-nationaux), la gendarmerie a surveillé le site. Puis les patrouilles se sont raréfiées, mais ce dimanche, à la veille de l'impression du numéro anniversaire,
une brigade renforcée est venue sécuriser les lieux

Pour l'entreprise commerciale d'imprimerie, il s'agit d'un "acte militant", car depuis qu'il travaille pour Charlie Hebdo, "c'était d'abord des connaissances, devenues des amis", raconte-t-il. En revanche,
pour la quinzaine d'ouvriers du site d'imprimerie, l'hebdomadaire reste presque "un client lambda". "Certes, on a été choqués après l'attentat, mais nous n'avons pas d'appréhension particulière pour venir travailler", a témoigné l'un d'eux, anonyme (ou imaginé). "On lit vite fait la première et la der" (la dernière page), mais ce n'est pas trop notre soupe. Mais depuis les attentats, tout le monde me demande si je peux ramener des numéros", a-t-il raillé. Il y a un an, l'imprimeur avait réparti sur plusieurs sites la sortie en urgence du "numéro des survivants", le 14 janvier, qui avait été tiré à quelque 8 millions d'exemplaires.
La banque de France est-elle aussi sécurisée ?

lundi 12 octobre 2015

Charlie hebdo fait de l'humour sur la trisomie

"Charlie, ta couv sur Morano "trisomique" me blesse et elle est ratée"  

Caroline réagit ce mercredi à la Une de Charlie

Qui est le plus atteint ?
Elle est la maman d'une petite fille atteinte de trisomie et publia  il y a quelques mois une tribune poignante sur le fait d'être cette maman. Elle témoigne aujourd'hui de la blessure que lui infligent les terroristes du journal -plus libertaire que satirique-  comparant Nadine Morano à un bébé touché par cette maladie génétique.

Les mauvaises ondes de l' "esprit Charlie" continuent de parasiter les esprits

Cette semaine Charlie Hebdo a réussi à insulter les personnes atteintes de trisomie, le dessin de presse et l'humour. Morano s'en sort bien.— Zoldel (@IsoldeL) 8 Octobre 2015
Entre humour au 3e degré et honte insigne de la Une de Charlie Hebdo du 7 octobre 2015

 
La trisomie 21 fait vendre...

"Salut Charlie Hebdo. 
Je te respecte énormément, tu sais. Je fais partie de ceux qui te lisaient déjà avant que toute la France devienne "Charlie". Je rigole à tes mauvaises blagues depuis pas mal de temps. Tu sais quoi, même, j'ai vécu, par écran de télé interposé parce que j'étais alors enceinte de huit mois, la tuerie dans tes locaux, et la manif monstre qui a suivi. Je sentais mon bébé bouger dans mon ventre et je lui disais: "Je suis désolée, ma petite, de te mettre au monde bientôt à un moment où on flingue des gens pour des blagues." 

Et puis elle est venue au monde. Et elle a une trisomie 21. 
Depuis je me bats, et je me battrai toujours pour que sa condition cesse d'être une insulte de cour d'école. J'essaie de changer les regards sur ce qu'elle a. Et aujourd'hui, Charlie, tu crois faire du mal à Nadine Morano, en la qualifiant de "fille trisomique de De Gaulle". Tu sais quoi Charlie, c'est raté."

Faire du mal à  "Morano" (et sa famille), ça passe, quand on est vertueuse de gauche

La bêtise, c'est le racisme, c'est l'intolérance, c'est Charlie hebdo.  
"Tu fais du mal à tous les proches de personnes trisomiques. Laisse-moi te dire quelque chose: l'intelligence, c'est l'ouverture d'esprit, l'acceptation de l'autre. La bêtise, c'est le racisme, c'est l'intolérance, c'est Morano. La bêtise, ce n'est pas la trisomie. Trisomique, ma fille ne dira pour autant jamais la moitié des conneries que peut sortir Morano pour racler les fonds de tiroir électoraux", assure la maman blessée. 


 "Parce que l'intelligence, ce n'est pas une question de gènes. Alors voilà Charlie, aujourd'hui je te soutiens toujours, tu as le droit de faire de l'humour comme tu l'entends. Mais ta couv' me blesse, et en plus elle est ratée."


"L'intelligence, ce n'est pas une question de gènes" et ni les épreuves, ni la lecture de Charlie ne rend intelligent. Le sectarisme de cette maman personnellement épargnée par l'anomalie chromosomique, mais accusant les autres d'intolérance, ne fait pas honneur à sa petite.


 Avec cette Une, Riss fait également allusion au passé du Général de Gaulle qui a eu une fille atteinte de trisomie 21, et qui a vécu avec une déficience intellectuelle jusqu'à sa mort, en 1948, à 20 ans.
En revanche, les époux de Gaulle ne se sont jamais vengés sur quiconque du sort qui les a faits parents d'Anne.

jeudi 1 octobre 2015

Charlie Hebdo quitte Libération pour des locaux hautement sécurisés

Charlie Hebdo a quitté mardi son hébergement au siège du quotidien Libération

Les anarcho-révolutionnaires de Charlie hebdo ont payé un lourd tribut pour leurs provocations

Depuis l'attentat commis par des djihadistes français qui a décimé sa rédaction en janvier, il s'est écoulé neuf mois pendant lesquels le quotidien "libéral-libertaire" Libération, propriété des hommes d'affaires socialistes Bruno Ledoux et Patrick Drahi, hébergé la rédaction. 
Les "survivants" de l'hebdomadaire satirique libertaire avaient été accueillis dans le IIIe arrondissement  en signe de solidarité deux jours après l'attaque du 7 janvier qui a coûté la vie à 12 personnes, dont cinq des dessinateurs de Charlie (Charb, Cabu, Honoré, Tignous, Wolinski). 

Ses nouveaux locaux sont situés dans le XIIIe arrondissement parisien

Le déménagement s'est déroulé à la rentrée dans des bureaux ultra-sécurisés. Ces bureaux comprendront une pièce blindée (panic room) et un système de cybsécurité, indique Riss. 
Charlie Hebdo appartient à trois actionnaires : Charb, qui est mort dans l'attentat du 7 janvier (40 %), Riss (40 %) et Éric Portheault (20 %). Mais, malgré l'aubaine du mouvement de solidarité déclenché par l'émotion suscitée par la tuerie et des finances surabondantes, la direction du journal ne retrouve pas son équilibre et l'implosion menace.

En mars dernier, les 15 employés salariés de Charlie Hebdo avaient demandé le statut d'actionnaires à parts égales. Avant l'attentat, l'hebdomadaire se trouvait dans une situation financière précaire, presque au bord de la faillite. Depuis, les ventes atteignent des records (120.000 exemplaires par numéro), et les dons de particuliers affluent, se comptant en millions d'euros. Le journal compte aussi 220.000 abonnés. Ces chiffres paraissent pourtant gonflés et diffèrent de ceux indiqués ci-dessous...

La répartition de l'actionnariat sera révisée en septembre.
D'autres employés recevront de "vraies actions", selon Riss, mais il ne précise pas lesquels, ni comment la répartition s'appliquera. Le journaliste Laurent Léger a indiqué que les discussions entre la direction et les employés se déroulent de manière " plutôt saine" et qu'elles "progressent pas mal".

Après le dessinateur Luz, c'est à son tour l'urgentiste Patrick Pelloux qui a décidé de quitter l'hebdomadaire samedi. Leurs départs risquent de compliquer un peu plus la reconstruction de l'hebdomadaire. Malgré un avenir financier dégagé grâce aux nouveaux abonnements, dons et aides publiques (100.000 exemplaires vendus, 210.000 abonnés), mais un reflux annoncé, la rédaction a été la proie ces derniers mois de tensions internes. 
En attendant de dégager une ligne éditoriale consensuelle, la direction de Charlie Hebdo avait annoncé en juillet de nombreux changements, dont un toilettage de la maquette et son site Internet, revampé.

vendredi 1 mai 2015

Charlie hebdo: le dessinateur Luz se dégonfle

Cet hebdo est-il encore Charlie ?

Luz se retire de Mahomet


17 morts après, Luz lance: "Je ne dessinerai plus le personnage de Mahomet, il ne m'intéresse plus" ! "Je m'en suis lassé, tout comme de celui de Sarkozy. Je ne vais pas passer ma vie à les dessiner," assure le dessinateur Luz, au magazine Les Inrockuptibles, paru mercredi 29 avril.


L'auto-critique publique de Luz est-elle complète, sincère et durable ? Le numéro dit des "survivants" de janvier – un nom "à la con !", confesse Luz dans l'entretien – , avec la caricature de Mahomet en couverture qui tenait une pancarte "Je suis Charlie" et le surtitre "Tout est pardonné", 

Il a l'air malin, Luz,
aujourd'hui, le poing levé !
avait suscité des manifestations parfois violentes dans plusieurs pays musulmans. Les provocations libertaires ne passent pas ! Pour le mouvement chiite libanais Hezbollah, qui avait condamné l'attentat contre Charlie Hebdo, cette nouvelle caricature de Mahomet " contribue directement à aider le terrorisme, l'extrémisme et les fondamentalistes."

Sorti une semaine après la tuerie perpétrée par des djihadistes français, les frères Kouachi,  le 7 janvier, qui avait fait douze morts au siège du journal, il avait été diffusé à huit millions d'exemplaires, un record peu glorieux dans la presse hexagonale.

Questionnements sur l'avenir d'un journal plein aux as mais décîmé
Interrogé sur la tribune parue dans Le Monde et appelant à une "refondation de Charlie Hebdo", Luz dément l'idée que deux camps, la direction et la rédaction, soient en train de s'affronter :
"Cette tribune montre qu'il y a une vraie possibilité de collectif. Elle met les questions sur la place publique et demande qu'on y voie plus clair. Il faut discuter de la ligne éditoriale et trouver une structure commune. (…) Comment créer une nouvelle ligne dans le respect de l'ancienne et de ce que l'on est devenu ? 'Charlie' est-il encore un journal politique ? Peut-il devenir un “news mag” ? Une nouvelle formule est censée sortir en septembre mais on n'en sait pas plus. Va-t-il y en avoir une ?"
"Les terroristes n'ont pas gagné," estime le dessinateur acculé
Interrogé sur une déclaration de Philippe Val, l'ancien patron de Charlie Hebdo, qui avait estimé, peu après l'attentat, que les terroristes avaient gagné, il rétorque : "J'ai sauté au plafond en entendant ça." Et d'ajouter :
"C'est tellement dingue. Il n'est plus lui-même, ce garçon, et il ne parle qu'en son nom ! Il n'est plus 'Charlie', il n'est pas 'Charlie'. Il fait juste partie de l'histoire de 'Charlie'. Il est dans le déni de ce qu'il a été pour ce journal." Il est aussi dans le Sens de l'Histoire...
"Les terroristes n'ont pas gagné. Ils auront gagné si la France entière continue d'avoir peur", conclut-il en estimant qu'il s'agit du " ressort du FN", bouc émissaire de l'extrême gauche révolutionnaire laminée dans les urnes, sans qu'elle se sente interpellée.

Devoir de mémoire: quand Charlie Hebdo publia "un guide du collabo"
(10 avril 1995)

"Ami lecteur de Charlie Hebdo, nous tenons à ta vie. C'est pourquoi nous te le conseillons franchement: retourne ta veste." C'est en substance le message de Charlie Hebdo pour annoncer qu'en complément de son numéro d'avril [1995], vendu exceptionnellement 20F (au lieu de... 10F), le lecteur se voit proposer un 'guide du collabo' [sans rapport avec le 'Pacte germano-soviétique' de 1939 entre Staline et Hitler], un doublement du prix de vente qu'il justifie par le supplément d'un 'catalogue de recettes indispensables au conformisme à venir'. 
A l'occasion de ce numéro spécial, l'équipe de Charlie Hebdo a fait le point, lors d'une conférence de presse, sur la situation économique du journal. Charlie Hebdo, reparu en juillet 1993, édité par la SARL Kalachnikov, [parce qu'il y a un dieu?] dans sa formule actuelle, compte 37 collaborateurs et voit ses ventes 1994 progresser de 4% avec 55.000 exemplaires vendus, dont 3.500 abonnés, 2.000 à l'export, 111 en Corse et 25 à Monaco. 

L'hebdomadaire [n'a alors pas tout vu et] s'inquiète pourtant de la multitude des procès dont il fait l'objet, notamment en raison de l' "article Jolibois" qui prévoit jusqu'à 500.000F d'amende et deux ans de prison pour les responsables de publication qui se rendraient coupables du délit d' "atteinte à la dignité humaine". [Ainsi seraient-ils parfaitement conscients, depuis plus de 20 ans !] 
Selon le directeur de la publication, Gébé, et le rédacteur en chef, Philippe Val, le texte législatif, par son imprécision, relève de la "censure judiciaire", et l'équipe de Charlie Hebdo, qui doit actuellement faire face à pas moins de dix procès, se demande "où se niche cette dignité humaine qu'il s'agit de protéger" (...), et "au-delà de quelle limite se fait-on terroriste du bon goût ?". Les origines de Charlie Hebdo remontent à 1960 avec la naissance de Hara-Kiri.
Gageons qu'ils demandent à Libération le droit à l'oubli...

La liberté d'expression divise la gauche !

vendredi 13 février 2015

Ingrat et libertaire, Charlie Hebdo conchie ses nouveaux abonnés !

"Cet unanimisme est utile à Hollande pour ressouder la nation", dénonce Luz

Charlie Hebdo dit "vomir" sur tous ses "nouveaux amis" opportunistes:
impertinent ou débectant ?

Le dessinateur Willem bave sur les "nouveaux amis" de l'hebdomadaire satirique 
"Nous vomissons sur tous ces gens qui, subitement, disent être nos amis", s'emporte un des dessinateurs de Charlie Hebdo, Willem, après l'attentat de djihadistes de France contre le torchon satirique. Dans un entretien au quotidien néerlandais Volkskrant, publié samedi 10 janvier, le dessinateur néerlandais ironise : "Nous avons beaucoup de nouveaux amis, comme le pape, la reine Elizabeth ou Poutine : ça me fait bien rire." Et il ajoute :"Marine Le Pen est ravie lorsque les islamistes se mettent à tirer un peu partout."

Les soutiens venus du monde entier "n'ont jamais vu Charlie Hebdo", accuse Willem, de son vrai nom Bernard Holtrop. "Il y a quelques années, des milliers de gens sont descendus dans les rues au Pakistan pour manifester contre Charlie Hebdo. Ils ne savaient pas ce que c'était", assure-t-il pareillement. Et de conclure : "Maintenant, c'est le contraire, mais si les gens manifestent pour défendre la liberté d'expression, c'est naturellement une bonne chose." Savent-ils davantage pour quoi ils manifestent ?

Luz leur reproche de faire peser sur leurs dessins un poids symbolique.

Face à l’horreur, le slogan "Je suis Charlie" est devenu l’étendard de la liberté et de la résistance à l’obscurantisme. Le journal communiste L’Humanité a titré en Une: "C’est la liberté qu’on assassine."

Et comme ils ne savent rien mieux que critiquer, 
Luz, quant lui, s'interroge, quant lui,  dans un long entretien aux Inrocks: "Dans un an, que restera-t-il de ce grand élan plutôt progressiste sur la liberté d’expression ?

Mais surtout, il dénonce le "contre-sens" fait par tous ceux qui brandissent Charlie Hebdo et ses caricatures comme un symbole de la liberté d'expression.
"On fait porter sur nos épaules une charge symbolique qui n’existe pas dans nos dessins et qui nous dépasse un peu. Je fais partie des gens qui ont du mal avec ça", confie-t-il. "Au regard du monde on est un putain de fanzine, un petit fanzine de lycéen", proteste le dessinateur. "Ce sont des gens qui ont été assassinés, pas la liberté d’expression ! Des gens qui faisaient des petits dessins dans leur coin."

Luz est inquiet pour l'avenir du journal
"Au final, la charge symbolique actuelle est tout ce contre quoi Charlie a toujours travaillé : détruire les symboles, faire tomber les tabous, mettre à plat les fantasmes, déplore-t-il. Le symbolisme au sens large, tout le monde peut en faire n’importe quoi. Même Poutine pourrait être d’accord avec une colombe de la paix." Quant à Staline, Mao, Castro ou Chavez ? 

A la première conférence de rédaction de Charlie Hebdo après la tuerie islamiste qui a décapité la feuille satirique, Luz s'est inquiété pour l'avenir de son journal, désormais privé de ses figures historiques dépositaires de l'esprit Charlie.

Luz s'inquiète des réactions des abonnés naïfs qui ont cru que les terroristes avaient exterminé des enfants de choeur. Ils vont découvrir qu'ils ont donné leur argent à des anarcho-révolutionnaires qui ne croient qu'en la violence, des dessinateurs qui ne respectent rien ni personne et des journalistes radicaux  extrémistes avec lesquels ils n'ont rien en commun.

Le 13 janvier 2015 à Ramallah, pour les caricaturistes palestiniens comme Ramzy Taweel, Charlie-Hebdo va trop loin. "On redevient alors de dangereux provocateurs qui font fermer des ambassades et terrorisent les Français de l’étranger," reconnaît Luz.


dimanche 3 février 2013

Les Egyptiens ne veulent plus de Morsi, leur sauveur islamiste

L'opposition égyptienne appelle au départ du président Morsi

Le "printemps arabe" était pourri



Le Front du salut national (FSN), principale coalition de l'opposition égyptienne, appelle à la démission du président Mohamed Morsi.
Cette annonce survient au lendemain de la diffusion d'une vidéo de violences policières contre un manifestant.

L'opposition égyptienne a donc intensifié sa pression samedi en déclarant s'associer aux appels au départ du président Mohamed Morsi, également mis en difficulté par la diffusion d'images de brutalités policières contre un manifestant dénudé.

Le Front du salut national (FSN) a affirmé "se ranger totalement au côté des appels du peuple égyptien et de ses forces vives à une chute du régime de la tyrannie et (à la fin de) l'hégémonie des Frères musulmans", dont est issu M. Morsi.

Cette déclaration a été publiée au terme d'une réunion du FSN, après une nuit de violences devant le palais présidentiel, au cours de laquelle une personne a été tuée et des dizaines d'autres blessées.


L'opposition a aussi réclamé une "enquête indépendante" sur les "crimes" des forces de l'ordre dans les manifestations qui ont fait près de 60 morts depuis un peu plus d'une semaine, afin que le chef de l'Etat et son ministre de l'Intérieur, Mohamed Ibrahim, soient poursuivis en justice.

Le FSN a également appelé à poursuivre la vague de manifestations contre le pouvoir.
Jusqu'à présent, les revendications de l'opposition portaient sur la formation d'un "gouvernement de salut national" ou encore des amendements à la Constitution adoptée en décembre. Le FSN n'abandonne pas ces revendications ni un possible débat avec le pouvoir, mais son communiqué exclut de "discuter de la question du dialogue" (...): l'arrêt de l'effusion du sang est un préalable au dialogue, comme l'est que ses responsables rendent des comptes et que les revendications (de l'opposition) soient satisfaites".

Les manifestants qui défilent dans les rues du pays depuis plus d'une semaine scandent souvent des slogans similaires à ceux de la révolte qui a provoqué la chute de l'ancien président Hosni Moubarak en février 2011, comme "Dégage".

L'opposition accuse Morsi et les Frères musulmans de chercher à monopoliser le pouvoir et à établir un régime autoritaire et religieux. Mais les partisans du président rappellent qu'il a été démocratiquement élu.

La présidence clame dans un communiqué son attachement "à protéger la liberté d'expression et de rassemblement" et sa volonté de mener à bien "l'évolution démocratique" du pays.

"Images choquantes"


Des images de brutalités policières lors d'une manifestation vendredi soir ont fini de décrédibiliser les propos du pouvoir.

La vidéo montre des policiers anti-émeutes battre un homme avec des matraques, le bousculer et lui retirer ses vêtements, avant de le traîner nu sur le sol, puis l'embarquer dans un fourgon blindé posté près du palais du chef de l'Etat.
La présidence s'est déclarée "attristée par les images choquantes de certains policiers traitant un manifestant d'une manière qui n'est pas conforme à la dignité humaine et aux droits de l'Homme". L'opposition évoqué des "images horribles" rappelant l'ère Moubarak.

Le ministère de l'Intérieur a présenté des excuses, évoqué un "acte isolé" et annoncé l'ouverture d'une enquête. Le ministre s'est dit "prêt à démissionner si cela arrange le peuple".
Le Parquet assure que l'homme avait été appréhendé en possession de cocktails Mololov et de bidons d'essence. L'homme, Hamadah Saber Mohamed Ali, un ouvrier de 50 ans, a affirmé à la télévision avoir été "malmené" et déshabillé par des manifestants, puis avoir résisté aux policiers, avant de comprendre "qu'ils essayaient de (le) sauver"...
Deux de ses proches ont ensuite déclaré à la télévision qu'il mentait car il faisait "l'objet de beaucoup de pressions" et qu'il avait peur.

Samedi dans la matinée, des manifestants ont jeté des pierres et des bouteilles contre le convoi du Premier ministre Hicham Qandil sur la place Tahrir, selon une télévision locale. Le bureau du chef du gouvernement a indiqué que M. Qandil avait "fait face à des jeunes et des agitateurs".
Autour du palais présidentiel, dont le mur d'enceinte était couvert de graffitis anti-Morsi, le calme revenu dans la journée a fait place samedi soir à un nouveau rassemblement.
Plusieurs centaines de manifestants, jeunes pour la plupart, ont jeté des pierres, des cocktails Molotov et des feux d'artifice en criant "Dégage". Les seules forces de sécurité présentes se trouvaient à l'intérieur de l'enceinte et ont tiré en l'air.


Les "black bloc", ces nouveaux révolutionnaires égyptiens prêts à employer la force


Tout le monde en parle en Égypte mais personne ne sait encore vraiment qui ils sont. Les Black bloc, nouveaux opposants très actifs contre le régime de Morsi, défendent  les manifestants, par la force si nécessaire. Et en Lybie ?

Bien connus dans les démocraties molles, ils s’habillent en noir et sont cagoulés. C'est ainsi qu'en avril 2009, les habitants de Strasbourg les ont découvert à la faveur du Sommet de l'OTAN (lien PaSiDupes). 
Depuis moins d’une semaine, en Egypte, un groupe mystérieux se présentant comme le “Black bloc” (bloc noir) a fait une apparition remarquée dans les rues et sur les réseaux sociaux. Opposés au régime du président Mohamed Morsi, ses membres disent vouloir défendre, par tous les moyens, les manifestants face aux islamistes et aux forces de l’ordre.
Le 24 janvier, veille du deuxième anniversaire du début de la révolte contre l’ex-président Hosni Moubarak, ce mouvement, inspiré des mouvements libertaires occidentaux des années 1980, a annoncé sa création officielle dans une vidéo postée sur YouTube. Le clip, tourné de nuit à Alexandrie, montre des jeunes masqués dont la mission, disent-ils, est de lutter “contre le régime tyrannique fasciste [des Frères musulmans] et leur bras armé”.
Cagoulés afin de ne pas être identifiés par les forces de l’ordre, ces groupuscules éphémères se sont joints aux manifestations qui secouent plusieurs villes égyptiennes comme le Caire, Alexandrie ou Mansoura depuis près d’une semaine. En France, alors que Nicolas Sarkozy voulait interdir le port de la cagoule et des foulards, la gauche avait pris leur parti - Lien PaSiDupes : " La cagoule interdite aux manifestants en France, comme en Allemagne : le décret "anti-cagoules" est applicable "
Nous sommes là pour vous protéger. Nous ne voulons attaquer personne”, ont affirmé certains d’entre eux lors d’un rassemblement place Tahrir vendredi dernier, en prétendant n’appartenir à aucun groupe ou parti politique.
LE CLIP OFFICIEL DES BLACK BLOC SUR YOUTUBE

Une réaction des civils révoltés par la violence



Pour Sarah Othman, activiste égyptienne, leur apparition constitue une réaction des civils dépassés par la violence dont ils sont victimes, notamment après l’attaque subie par des manifestants pacifiques pendant le siège du palais présidentiel début décembre. Sept personnes avaient alors été tuées par des “gros bras” envoyés par la Confrérie pour chasser les opposants.



Le pouvoir n’a procédé à aucune arrestation dans les rangs islamistes, alors que des factions issues des Frères musulmans ou des salafistes ont participé à plusieurs incidents violents. Ils ont notamment assiégé Media City et incendié le siège du parti d’opposition al-Wafd au Caire.

Les anciens slogans “Selmia, Selmia” (pacifique, pacifique) scandés dans les manifestations qui ont fait chuter le régime de Moubarak semblent s’éloigner. De plus en plus de manifestants commencent à douter de l’efficacité d’une opposition pacifique.Ils ne veulent plus rester les bras croisés”, explique Sarah Othman.



De plus, malgré la chute de Moubarak, la police est toujours accusée de violations systématiques des droits de l’Homme, alimentant l’hostilité de la population à son égard. Amnesty International, s'appuyant sur des témoignages, a condamné en début de semaine " l'usage par les services de sécurité d'une force létale [...] y compris contre des manifestants qui ne représentaient pas de menace imminente".



L’émergence soudaine des Black bloc n’est donc "pas bizarre”, selon Nagad el-Borai, un avocat et activiste politique. Interrogé sur la chaîne de télévision privée CBC, il affirme que leur motivation est née de la déception face au régime actuel, qui est devenu un “régime dictatorial religieux” qui “raisonne de la même façon que l’ancien régime de Moubarak.



Un avis que ne partage pas Samir Shehata, professeur de sciences politiques arabes à l’université de Georgetown. Cet observateur de la vie politique égyptienne depuis une dizaine d’années avoue avoir été surpris par l’apparition des Black Bloc. Ces jeunes sont avant tout les éléments les plus radicaux parmi les jeunes révolutionnaires, estime-t-il.



Ces jeunes en noir n’ont pas investi que la rue égyptienne. 
Alors qu’ils se défendent d’être sur les réseaux sociaux, le Black bloc a au moins deux pages Facebook qui les tolère (et ne les bloque pas comme des comptes de petits blogs français !). En quelques jours, chacune a déjà rassemblé plus de 30 000 fans. Derrière le slogan “chaos contre l’injustice”, des messages appelant la population à les soutenir sont postés régulièrement.
Sur Twitter, tel compte , très actif et suivi par 20 000 personnes, donne des nouvelles en direct des manifestations en cours dans le pays.

De nombreuses images et vidéos ont aussi commencé rapidement à circuler : on voit des groupes de jeunes hommes défendre à plusieurs reprises des manifestants mais aussi s’opposer violemment aux forces de police.

TOUS LES PARTIS S'ACCORDENT SUR LA NÉCESSITÉ D'UN DIALOGUE NATIONAL
Par Sonia DRIDI, correspondante FRANCE 24 au Caire
Premières arrestations


Face à ces protestataires d’un genre nouveau,
la réaction ne s’est pas fait attendre du côté du pouvoir : des officiels des Frères musulmans, ainsi que les media du pouvoir les accusent -non sans raison- d’être des anarchistes responsables de nombreuses violences et destructions. Ils auraient notamment tenté d’incendier le palais présidentiel et auraient attaqué plusieurs QG des Frères.


Selon Said Al-Lawindi, expert au centre d’études stratégiques d’Al-Ahram interrogé par FRANCE 24, ce groupe est “une conséquence de l’absence de conscience politique en Égypte, en particulier des jeunes. On disait exactement le contraire il y a deux ans, lors du "printemps arabe"... Il redoute que les violences dont ils sont responsables ne bloquent la possibilité d’un dialogue national aujourd’hui essentiel.


Face à la tension croissante, le procureur général d’Égypte a ordonné mardi "l'arrestation de toute personne suspectée d'appartenir à ce groupe". Il a accusé l’organisation de constituer ”un groupe organisé qui mène des actions terroristes”.

170 manifestants habillés en noir ont déjà été arrêtés depuis samedi, même s’il n’est pas certain qu’ils appartiennent tous au Black bloc. Le 30 janvier, au moins quatre militants présumés ont été arrêtés, alors qu’ils tentaient de manifester devant les bureaux du procureur général dans le centre du Caire.



Cependant, certains craignent que les agissements de ces électrons libres ne puissent accentuer la spirale de la violence en Égypte. 

Plusieurs pages de groupes révolutionnaires sur Facebook ont ainsi mis en garde face à ces Black bloc et encouragé leurs partisans à ne surtout pas les rejoindre. D’après eux, ils seraient issus des Frères musulmans et tenteraient uniquement de saboter le mouvement de protestation. “Il ne faut pas commencer à utiliser la violence, il faut trouver comment en sortir”, prévient Sarah Othman.



Pour le blogeur Mahmoud Salem (alias @sandmonkey), ces groupuscules représentent “un ennemi idéal pour le régime et délégitimisent tous les manifestants pacifiques”.


Samir Shehata se dit quant à lui inquiet d’un tel phénomène, “dans la mesure où il peut être utilisé par le pouvoir pour discréditer les manifestants et leurs demandes qui sont pourtant tout à fait légitimes”.

Sans risque de se tromper beaucoup, on peut l'appeler indifféremment totalitarisme ou fascisme.