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jeudi 1 octobre 2015

Charlie Hebdo quitte Libération pour des locaux hautement sécurisés

Charlie Hebdo a quitté mardi son hébergement au siège du quotidien Libération

Les anarcho-révolutionnaires de Charlie hebdo ont payé un lourd tribut pour leurs provocations

Depuis l'attentat commis par des djihadistes français qui a décimé sa rédaction en janvier, il s'est écoulé neuf mois pendant lesquels le quotidien "libéral-libertaire" Libération, propriété des hommes d'affaires socialistes Bruno Ledoux et Patrick Drahi, hébergé la rédaction. 
Les "survivants" de l'hebdomadaire satirique libertaire avaient été accueillis dans le IIIe arrondissement  en signe de solidarité deux jours après l'attaque du 7 janvier qui a coûté la vie à 12 personnes, dont cinq des dessinateurs de Charlie (Charb, Cabu, Honoré, Tignous, Wolinski). 

Ses nouveaux locaux sont situés dans le XIIIe arrondissement parisien

Le déménagement s'est déroulé à la rentrée dans des bureaux ultra-sécurisés. Ces bureaux comprendront une pièce blindée (panic room) et un système de cybsécurité, indique Riss. 
Charlie Hebdo appartient à trois actionnaires : Charb, qui est mort dans l'attentat du 7 janvier (40 %), Riss (40 %) et Éric Portheault (20 %). Mais, malgré l'aubaine du mouvement de solidarité déclenché par l'émotion suscitée par la tuerie et des finances surabondantes, la direction du journal ne retrouve pas son équilibre et l'implosion menace.

En mars dernier, les 15 employés salariés de Charlie Hebdo avaient demandé le statut d'actionnaires à parts égales. Avant l'attentat, l'hebdomadaire se trouvait dans une situation financière précaire, presque au bord de la faillite. Depuis, les ventes atteignent des records (120.000 exemplaires par numéro), et les dons de particuliers affluent, se comptant en millions d'euros. Le journal compte aussi 220.000 abonnés. Ces chiffres paraissent pourtant gonflés et diffèrent de ceux indiqués ci-dessous...

La répartition de l'actionnariat sera révisée en septembre.
D'autres employés recevront de "vraies actions", selon Riss, mais il ne précise pas lesquels, ni comment la répartition s'appliquera. Le journaliste Laurent Léger a indiqué que les discussions entre la direction et les employés se déroulent de manière " plutôt saine" et qu'elles "progressent pas mal".

Après le dessinateur Luz, c'est à son tour l'urgentiste Patrick Pelloux qui a décidé de quitter l'hebdomadaire samedi. Leurs départs risquent de compliquer un peu plus la reconstruction de l'hebdomadaire. Malgré un avenir financier dégagé grâce aux nouveaux abonnements, dons et aides publiques (100.000 exemplaires vendus, 210.000 abonnés), mais un reflux annoncé, la rédaction a été la proie ces derniers mois de tensions internes. 
En attendant de dégager une ligne éditoriale consensuelle, la direction de Charlie Hebdo avait annoncé en juillet de nombreux changements, dont un toilettage de la maquette et son site Internet, revampé.

lundi 4 mai 2015

Hollande fait le beau au Qatar, troisième client du Rafale

A Corbeil-Essonnes, la vente du Rafale fait sortir S. Dassault des radars des communistes 

Les guerres socialistes ont fait la promotion de l'avion de combat 
dénigré

Hollande, socialiste et...
...marchand d'armes
Le Qatar vient d'annoncer l'achat effectif de 24 chasseurs bombardiers Rafale de Dassault. A propos du Rafale, LE spécialiste des questions militaires et de renseignement du magazine Le Point parle encore de malédiction commerciale, bien que la liste des commandes s'élève désormais à 84 appareils et leur armement enregistrées par le GIE Rafale (Dassault pour la cellule, Thales pour l'électronique, Safran pour les moteurs) et le missilier MBDA. Mais la gauche se plaît toujours à évoquer les déboires d'un avion en avance de trente ans sur son temps et jugé trop cher, jusqu'à ce que les Etats du Proche Orient, investissent leurs pétrodollars dans une technologie moderne adaptée à leurs conflits religieux entre Sunnites et Chiites.
Le contrat avec le Qatar  (sunnite) s'ajoute en effet à celui de l'Égypte sunnite (24 exemplaires), effectivement signé, et dont les premiers acomptes ont été versés, et celui de l'Inde (36 exemplaires), dont le contrat reste à conclure concrètement, mais qui est en bonne voie. Les chiffres annoncés par le ministère de la Défense pour le contrat qatari, soit 6,3 milliards d'euros, donnent une idée de l'intérêt économique de ce succès.

 L'intérêt de ce contrat dépasse une "simple" vente d'avions de guerre

Sachant que chaque Rafale "sec" est facturé environ 100 millions d'euros au client, ce chiffre variant selon les options choisies, les armements retenus et la nature du service après-vente, chaque appareil vendu au Qatar est en fait comptabilisé pour 262,5 millions d'euros. 

Ce ratio de un à trois est habituel, puisqu'il intègre généralement les pièces détachées sur la première partie de la vie de l'avion, le ministère de la Défense donnant d'ailleurs une information complémentaire : c'est l'armée de l'Air française qui formera les pilotes qataris, en précisant qu'ils seront 36. C'est d'ailleurs l'un des problèmes que cette succession de ventes pose au gouvernement: l'armée de l'Air ne dispose pas des capacités humaines ou des infrastructures techniques pour faire face à de telles exigences commerciales.

Le gouvernement récolte les fruits 
Une telle avalanche de commandes d'armes françaises - à ce jour, 15 milliards d'euros sont attendus à l'export pour 2015, soit pratiquement une demi-annuité budgétaire pour la Défense - est une excellente nouvelle pour les industriels, mais aussi une manne pour un gouvernement incapable de maîtriser ses dépenses et ses déficits publics. Ces ventes d'armes de guerre -inespérées il y a un an- vont doper le secteur industriel, les exportations et les rentrées d'argent pour tous. Elles dégageront aussi des moyens pour les études et les recherches et feront tourner les chaînes. Le problème de Dassault sera notamment de trouver les moyens d'accélérer la cadence.

Bercy va trouver son compte dans ces ventes en rafales. Il ne regrette pas en effet d'être devenu actionnaire de Dassault Aviation, le 2 juillet 2013. L'Etat en était déjà indirectement actionnaire, puisqu'il détient 12 % d'EADS, la maison-mère d'Airbus. Il avait déjà obtenu un droit de préemption sur la participation d'EADS dans Dassault Aviation lors de la réorganisation de la gouvernance du groupe européen entrée en vigueur début avril. Les contrats d'études et de développement passés par les armées pour financer le Rafale depuis trente ans sont en outre assortis d'une clause de remboursements partiels en cas de ventes à l'exportation, qui va pouvoir être honorée. Si elle ne passe pas toutefois à la trappe, comme c'est généralement le cas...
L'État trouvera également un profit direct en n'ayant pas à acheter à Dassault les 11 Rafale qu'il produit chaque année, cadence minimale de sa chaîne de production, nécessaire au maintien de l'emploi. La loi de programmation militaire 2014-2019 prévoit l'achat de 26 avions par l'armée de l'Air française, mais l'État avait garanti à Dassault l'achat de 40 avions supplémentaires, au cas où ses difficultés à l'export dureraient. Cette option ne pèse donc plus et c'est une dépense en moins pour le ministère de la Défense. 
Autre profit indirect pour l'État: ses dividendes d'actionnaire des trois principaux industriels concernés. Au fil des années, les actionnariats des industries de défense ont évolué. L'État français est actionnaire d'Airbus Group à hauteur de 11,6 %, l'avionneur européen détenant lui-même 23,6 % de Dassault. Il est également propriétaire de 18 % de Safran (contre 30% en 2007). Les ventes de Rafale contribueront sans aucun doute positivement aux résultats de ces groupes et l'État en bénéficiera à due proportion. 

La presse gouvernementale pavoise

Après plusieurs espoirs déçus (Maroc en 2007, le Brésil du président Lula en 2010, les Emirats arabes unis en 2012) et un marasme général à l'export, le Rafale a fait la démonstration de ses qualités au cours de la guerre d'Afghanistan (2001-2014), lors de l'opération Serval au Mali, l'opération Chammal contre l'état islamique en Irak et l'intervention militaire de 2011 en Libye

Qualifiée de discrète, la méthode Hollande-Le Drian aura en fait été celle du perdreau qui tombe tout cuit dans le bec. François Hollande est à Doha le 4 mai, à l'invitation du Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, pour assister à la signature du contrat.  

Le Rafale doit son succès à ses mérites propres d'avion de combat
Ce fleuron de l'industrie aéronautique française a bénéficié d'un faisceau de conditions favorables, mais c'est avant tout un appareil et des armements  au meilleur standard mondial. Ceux qui hier décriaient son prix le justifient aujourd'hui par ses capacités multiples (défense aérienne, attaque au sol, renseignement, etc.). Deuxième atout : un soutien politique acharné aux efforts commerciaux des industriels. Troisième avantage : les trois pays clients n'ont pas attendu Hollande pour être des utilisateurs de matériels Dassault. Depuis des décennies, le Qatar lui  achete des Mirage F1, des Alpha Jet et des Mirage 2000. Quatrième avantage en faveur des armes françaises : elles ne sont pas... américaines. 

Hollande n'a pas d'états d'âme à faire affaire avec des pays sulfureux

Les trois pays acheteurs sont en froid avec les USA. 
En achetant français, ces pays rappellent à l'oncle Sam qu'ils savent aussi aller voir ailleurs. De plus, les conditions sécuritaires de la planète évoluent. Les États-clients savent que les conflagrations déjà nombreuses - notamment religieuses, opposant Sunnites et Chiites - vont se multiplier et s'y préparent à la guerre. Hollande a visiblement choisi le camp sunnite et prépare les déconvenues de demain avec l'Iran - majoritairement chiite - au moment où la levée des sanctions internationales décrétée par Obama il y a un mois va permettre la reprise des échanges économiques dans lesquels la France pouvait espérer tirer son épingle du jeu.

Disant cela, il faut ajouter pour être honnête, à la différence de la presse gouvernementale, qu'alors que le Qatar que Hollande est allé remercier ce lundi affirme combattre le djihadisme et a rejoint la coalition contre l'Etat islamique, différents rapports sur le terrorisme du département d'Etat américain montrent que des Qataris financent, avec l'aval de l'émirat, le mouvement djihadiste en Irak et en Syrie. 



Le gouvernement Valls a en outre fait une mauvaise opération
Deux mois avant la dernière signature de contrat pour des avions de combat, le lundi 2 mars 2015,  le premier ministre a lancé -dans l'urgence- le processus de cession d'une partie de sa participation dans le groupe industriel et technologique Safran. Hollande a par la même démontré son manque de confiance dans l'avenir lorsqu'il a cédé 3,96% du capital du groupe industriel et technologique, soit quelque 16,5 millions d'actions: une stratégie à la petite semaine dont il se mord aujourd'hui les doigts. Le mois précédent, la France avait pourtant signé au Caire la vente de 24 exemplaires, le premier contrat d'exportation de son avion de combat Rafale. Alors que l'Hexagone continue de perdre des parts de marché en Europe, le gouvernement veut enfin simplifier la vie des exportateurs et cible les classes moyennes des émergents. En attendant, l'embellie vient d'où les socialistes ne l'attendait pas: une multinationale familiale, le groupe industriel Marcel Dassault, ou GIM Dassault, un holding de sociétés basées en France et qui paie ses impôts en France...

dimanche 12 avril 2015

Rafale: Dassault vole au secours de l'économie socialiste

Le député UMP Serge Dassault, maire de Corbeil-Essonnes, crée de l'emploi

Trois choses à savoir sur la vente attendue de 36 avions Rafale à l'Inde


Le Rafale de Dassault Aviation va apporter environ 4 milliards d'euros, selon l'AFP. Moins de deux mois après l'annonce de la vente de 24 appareils à l'Egypte, l'annonce est une deuxième bonne nouvelle pour les locataires socialistes de Bercy, après une ouverture des négociations en février 2012. Le Premier ministre indien Narendra Modi a profité de sa visite à Paris, vendredi 10 avril, pour officialiser l'achat de 36 de ces avions de chasse français. 

Ce n'est pas le contrat attendu
Depuis trois années
 pleines, Paris et New Dehli négocient âprement un accord portant sur la vente de 126 avions, dont 108 fabriqués en Inde, pour un montant initialement évalué à 12 milliards d'euros. Ce coût serait en fait plus proche des 20 milliards d'euros, en raison des frais supplémentaires liés à un transfert partiel de technologie pour sa production.

a précisé que Ce nouveau contrat porte sur "36 Rafale, clé en mains", c'est-à-dire fabriqués en France et livrés à New Dehli, a précisé Modi vendredi, en conférence de presse. Une solution qui a l'avantage de donner un sérieux coup de fouet à l'activité aéronautique dans notre pays

presque entièrement "made in France", l'avion Dassault fait travailler près de 500 PME dans plusieurs régions françaises", précise Le Parisien. Le montant du contrat n'a pas été officiellement dévoilé, mais la somme avoisinant les 4 milliards d'euros circule.

La vente des 126 avions n'est pas enterrée
Cette vente ne marque pas la fin des négociations du premier contrat, promet-on à Paris. Le ministre de la Défense a ainsi indiqué que "les négociations sur l'accord initial (entre la France et l'Inde) continuent". Côté indien, on explique que ce nouveau contrat se justifie par un "besoin opérationnel crucial" des forces aériennes locales.

Narendra Modi a de toute manière intérêt à poursuivre les pourparlers concernant la vente initialement prévue. Samedi, la presse de son pays a jugé que les 36 Rafale étant assemblés en France, le pouvoir actuel est le seul gagnant de l'affaire.

 
Ce premier contrat devrait ouvrir la voie à des accords avec d'autres pays
Après une série d'échecs à l'export, la vente officialisée vendredi constitue un deuxième succès en quelques semaines pour le constructeur français Dassault. Trois autres acquéreurs potentiels au moins sont maintenant sur les rangs pour s'offrir l'avion de chasse : le Qatar - avec lequel des discussions se poursuivent pour 36 appareils - les Emirats arabes unis, pour le remplacement à terme de 60 Mirage 2000-9, et la Malaisie, qui doit encore lancer un appel d'offres pour l'acquisition de 16 appareils.


Gérard Longuet: "Je suis très satisfait de voir ce nouveau contrat pour Rafale"

VOIR et ENTENDRE Gérard Longuet, sénateur UMP et ancien ministre de la Défense de Nicolas Sarkozy, s'exprimer notamment sur les 36 Rafale commandés par l'Inde:

Du dénigrement à la flagornerie pour le "savoir faire de l'exécutif"
Les media sont vraiment extraordinaires
De même que - au nom de la protection des libertés individuelles - la gauche (Martine Aubry, en 2011, à l'inverse de Manuel Valls, alors maire d'Evry) se flattait de faire trébucher la video-surveillance 
lorsqu'elle fit ses premiers pas dans nos villes, mais fait aujourd'hui le dos rond face à la loi liberticide sur le renseignement, de même cette même gauche vante-t-elle en 2015 le "savoir faire de l'exécutif" en matière de vente du Rafale de Dassault, après n'avoir eu de cesse que de le dénigrer pendant près de dix ans, depuis 2006.

A la vérité, le succès socialiste doit beaucoup au terrorisme, notamment à Daesh. Les acheteurs du Rafale sont en première ligne et les terroristes islamistes les poussent désormais à signer en urgence leurs contrats d'achat du Rafale, seul avion polyvalent de combat au monde. L'Inde doit se protéger contre la pression permanente exercée par les Taliban afghans et du Pakistan, outre la Chine ? Elle achète 36 avions Rafale, non pas à la France mais à Dassault Aviation. L'Egyte doit s'armer contre les djihadistes sur sa frontière avec la Lybie au Maghreb, fragilisée par le "printemps arabe" et l'élimination de M. Kadhafi ? Elle achète 24 appareils , après une ouverture des négociations en février 2012.

Dassault espère bientôt vendre des Rafale aux Emirats arabes unis.
Laurent Fabius s'active maintenant pour retirer, pour Hollande, tout le bénéfice de contrats en négociations depuis plus de trois ans. Evoqué il y a déjà plusieurs années, le projet d’achat de 60 Rafale par les Emirats arabes unis semblait pourtant au point mort. La récente vente de 24 exemplaires de l’avion de chasse conçu et fabriqué par Dassault à l’Egypte et de 36 autres appareils à l’Inde, annoncée le 10 avril, pourrait avoir réactivé l’intérêt des émirats du Golfe, engagés dans une guerre avec le Yémen au sein d’une coalition sunnite et confrontés à une montée des menaces inter-religieuses régionales.
 

dimanche 15 février 2015

Attentats islamistes à Copenhague d'où sont parties les caricatures de Mahomet

Après Paris, l'internationale djihadiste frappe à nouveau l'internationale anarcho-révolutionnaire 

Un débat autour de la liberté d'expression et de l'islamisme a fait 
un mort et trois blessés
dans l'attaque à l'arme à feu d'un centre culturel de Copenhague (Danemark), le 14 février 2015.
L'ambassadeur de France et la leader des Femen étaient présents au centre culturel de Krudttønden à Copenhague où ils participaient à  la conférence sur l'islamisme, la peur et l'auto-censure de la liberté d'expression, lorsque la fusillade a éclaté samedi vers 15h30. 
Quand les premiers tirs ont retenti, François Zimeray, l'ambassadeur de France, avait fini son discours et Inna Shevchenko, la meneuse de revue para-militaire Femen avait débuté son intervention. Depuis la salle où se tenait le débat "art, blasphème et liberté d'expression", en hommage à Charlie Hebdo, ils ont twitté en direct sur l'attentat.

Lors des premiers coups de feu, Inna Shevchenko était en train de prononcer son discours : "j'étais sur le point de dire que la liberté d'expression est une illusion en Europe, quand nous avons entendu les tirs". Et de twitter aussitôt: "tirs pendant notre réunion à Copenhague".
L'ambassadeur de France, qui buvait les paroles de la féministe aux seins nus comme du petit lait, a également réagi aussitôt sur son compte Twitter. François Zimeray rassure sa famille: "toujours vivant dans la pièce". "Ils nous ont tirés dessus de l'extérieur. C'était la même intention que Charlie Hebdo sauf qu'ils n'ont pas réussi à rentrer [ou simplement "entrer"], a ensuite commenté François Zimeray. "Intuitivement, je dirais qu'il y a eu au moins 50 coups de feu, et les policiers ici nous disent 200. Des balles sont passées à travers les portes et tout le monde s'est jeté à terre," a ajouté l'ancien ambassadeur pour les droits de l'homme.

Selon Reuters à l'Express, "Inna Shevchenko continue de son côté à commenter ce qu'il se passe ["ce qui se passe", en français] à l'intérieur de la salle", tout en citant son tweet indiquant pourtant que l'anarcho-révolutionnaire ukrainienne, adepte du close combat, a pris la poudre d'escampette:  "Je me suis enfuie en courant avec d'autres personnes par une porte de derrière; je n'ai rien vu, j'ai entendu 20 tirs à l'entrée du bâtiment". 

La police avait-elle pris les précautions élémentaires à Charlie hebdo ?

Selon les témoins, le tireur, grand et athlétique, masqué et "aux cheveux lisses" (BFMTV) - suggérant un blond yeux bleus? - serait
entré dans le centre culturel à l'accès filtré par un détecteur de métaux. L'assaillant - on est dans le ni-ni de bon aloi politiquement correct: ni islamiste, ni terroriste -   bloqué à l'entrée aurait commencé à tirer des coups de feu. "Les policiers présents auraient immédiatement riposté, mais l'homme (ni terroriste, ni djihadiste danois) a néanmoins réussi à d'enfuir." 

Dans la salle, la para-militaire Femen signale la présence de l'ambassadeur de France et du dessinateur des caricatures de Mahomet Lars Vilks: "dans la salle avec moi, il y a quelques dizaines de personnes, l'ambassadeur français François Zimeray , Lars Vilks". Or, cet artiste suédois est surtout connu pour ses œuvres provocatrices et notamment pour le (mauvais) dessin publié le 18 août 2007 par le journal suédois Nerikes Allehanda et représentant une tête identifiée par les musulmans comme celle de Mahomet sur un corps de chien (ci-contre) qui a provoqué plusieurs assassinats en Europe. Le 15 septembre, le chef de l'organisation de l'État islamique d'Irak a mis la tête de Vilks à prix.

Samedi soir, les victimes de l'attaque ont été entendues par les services de police, rapporte Inna Shevchenko qui continuait à commenter la suite de l'attentat du centre culturel danois sur son compte Twitter: "Maintenant, nous sommes tous au commissariat de police pour décrire l'attentat d'aujourd'hui à Copenhague". Sous la protection de la police bourgeoise !

Après Charb, il reste 9 des 10 cibles :
"Liste noire"des dix personnes à abattre, selon Al-Qaida
Ayaan Hirsi Ali : Activiste d'origine somalienne, citoyenne néerlandaise, elle s'est fait connaître pour ses positions contre l'excision, puis sur l'incompatibilité, selon elle, entre l'Islam et les valeurs occidentales. Elle était une proche de Theo van Gogh, cinéaste assassiné en 2004. Elle s'est exilée aux États-Unis.
Terry Jones : Ce pasteur américain s'est fait connaître pour ses attaques de l'islam. En 2010, c'est lui qui s'est livré à l'autodafé de 3.000 exemplaires du Coran, un pour " chaque personne tuée par l'Islam le 11-Septembre".
Molly Norris : Journaliste au Seattle Weekly, elle adopte un profil bas depuis 2010, quand Inspire l'a ajoutée à sa liste, après avoir voulu créer "le jour de la caricature de Mahomet". Selon l'association qui se bat pour elle, elle a changé d'identité et de métier, sous l'effet de la peur.
Carsten Juste : Journaliste danois, ancien rédacteur en chef du Jyllands-Posten, qui a publié, en 2005, les caricatures de Mohamet, reprises ensuite par Charlie Hebdo. Son journal a fait des excuses depuis, mais le journaliste vit sous de nombreuses menaces de mort.
Flemming Rose : Rédacteur en chef du service culture du Jyllands-Posten, il n'a pas cédé aux pressions et exerce toujours son métier de journaliste dans le journal danois, collaborant aussi au New York Times.
Kurt Westergaard : Le dessinateur danois qui a caricaturé Mohamet dans le Jyllands-Posten en 2005. Contrairement à son journal qui a présenté des excuses, Westergaard n'a exprimé aucun regret et a été l'objet de plusieurs tentatives d'assassinat.
Salman Rushdie : L'écrivain britannique d'origine indienne est le plus connu de la liste. Auteur des Versets sataniques, il est toujours l'objet d'une fatwa lancée par l'ayatollah Khomeini, en 1989.
Morris Sadek : Chrétien copte américain d'origine égyptienne, cet avocat a fait la promotion de L'Innocence des musulmans, le film qui a mis le feu aux poudres du Moyen-Orient en 2012.
Lars Vilks : Le dessinateur suédois s'est fait connaître en publiant plusieurs caricatures de Mahomet en 2007, le représentant sous la forme d'un chien. Il a fait l'objet de plusieurs tentatives d'assassinat, dont une fomentée par des citoyens américains et irlandais. Il vit sous protection policière.
Geert Wilders : Homme politique, il est le leader de l'extrême droite néerlandaise, qui a basé une partie de son argumentaire sur l'islamophobie, proposant de bannir le Coran des Pays-Bas, le comparant à Mein Kampf. Son parti a bénéficié d'un regain de sympathie après l'attaque contre Charlie Hebdo.

Malgré toute l'importance que la presse de gauche lui accorde en France, l'ancienne collaboratrice de Charlie hebdo, Caroline Fourest, qui 
écume les plateaux de radio (France Info, ce matin, et BFMTV, hier, entre autres) depuis deux jours, n'est pas "blacklistée", à la différence de Charb qui a été exécuté avec ses camarades dessinateurs du journal libertaire.

 

mardi 10 février 2015

Chanter l'Internationale à l'enterrement de Charb ou des chants nazis ailleurs

Aliot (FN) dresse une comparaison

Quelle différence entre l'Internationale chantée à l'enterrement du dessinateur Charb et des chants nazis ?

Le vice-président du Front national s'est interrogé sur la différence de traitement accordée à ces deux expressions extrémistes. C'était lors d'une récente intervention devant des militants FN des Hauts-de-Seine dévoilée dans une vidéo publiée sur le site d'Europe 1.

"J'ai été un peu 'espanté' [étonné], comme on dit chez moi, de voir sur BFM l'enterrement de Monsieur Charb au son de l'Internationale, le poing levé, au moment où nous commémorions le suicide de Jan Palach, jeune qui, contre l'URSS, 
 Auto-immolation du Tchèque Jan Palach
s'était immolé par le feu en Tchécoslovaquie pour contester ce système totalitaire", explique Louis Aliot, le compagnon de Marine Le Pen dans ces propos remontant au 1er février, selon Le Lab.

A Prague, le jeune étudiant protestait contre l'indifférence de la population à l’invasion de son pays par les forces du Pacte de Varsovie signé en août 1968 par la plupart des États du bloc communiste. Cette référence historique autorise-t-elle un autre parallèle, entre l' "invasion" de la Tchécoslovaquie par l'URSS et de l'Ukraine par la Russie ?
Homme de  Tiananmen seul face aux chars

Evoquons aussi "l’homme de Tian'anmen" qui, le 4 juin 1989, tenta de bloquer la progression d’une colonne d’au moins 17 chars de l’Armée populaire de libération lors des manifestations de la place Tian'anmen, en République populaire de Chine. Cette photo de devint rapidement célèbre comme symbole de manifestation contre la répression armée.

"Est-ce que vous imaginez l'inverse?" 

Présence de trois ministres de Hollande:
N. Vallaud-Belkacem, Ch. Taubira, F. Pellerin
"A la télévision, un enterrement avec des chants nazis, des drapeaux nazis, des anciens nazis." "Parce que moi, dans mon esprit, je ne fais pas la différence entre l'un et l'autre [entre l'Internationale et des chants nazis]. C'est pour ça que je suis choqué d'ailleurs", a-t-il ajouté.

"Pour être tout à fait franc, moi je ne suis pas Charlie, je ne l'ai jamais été, je ne le serai jamais", avait-il dit auparavant dans cette vidéo.
Il a aussi expliqué qu'il ne peut être accusé d'"une haine particulière contre les communistes", faisant valoir qu'au FN, "il y a beaucoup d'anciens communistes".