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samedi 1 février 2020

Macron pose avec un tee-shirt dénonçant les violences... policières

Le dessinateur Jul a-t-il piégé le président hors-sol ?

Le tee-shirt polémique représente un Fauve
(les récompenses attribuées à Angoulême) éborgné : du premier degré !

Le festival de la BD d'Angoulême fait sa pub au détriment de Macron. 
Une certaine presse publie la photo de la photo
de 
Jul posant avec la photo de lui avec Macron
Le président déconnecté se compromet en posant avec un tee-shirt dénonçant les mutilations de manifestants commises par la police: sur le dessin, il est écrit : 'LBD 2020', référence au lanceur de balles de défense qui a crevé des yeux de manifestants. Le 'L' est écrit couleur sang et le pansement est ruisselant : redondance d'un goût - ou sadisme - raffiné ...

Macron alimente les accusations de provocation à la haine.
S’il faut retenir une seule image de la visite de Macron au Festival international de la bande dessinée (FIBD) d’Angoulême, jeudi 30 janvier, une sortie non prévue à son agenda, ce sera donc celle-ci : le chef de l'Etat tout sourire, tenant entre les mains un tee-shirt représentant la mascotte de la manifestation avec un sparadrap sur l’œil. 
L'humour noir de l'intitulé accompagnant le dessin - "LBD 2020" - enfonce le clou avec une double allusion au label 'BD 2020', placé sous l’égide du ministère de la Culture où Macron a posé la potiche Riester, et au lanceur de balles de défense (LBD), arme de guerre de force intermédiaire ayant provoqué de nombreuses blessures graves dans les rangs des Gilets Jaunes.


Lors de son déjeuner avec des auteurs de BD ce midi à Angoulême, @EmmanuelMacron s'est vu offrir par @jul_auteur un tee-shirt avec le Fauve du @FIBDASSO éborgné, surmontant l'inscription "LBD 2020" #BD



Au côté du président - soucieux de restaurer l'image du président - le dessinateur Jul jubile,
tout heureux que l'autoritaire président de la République tombe dans le panneau, exploit facile puisque Macron est accroc aux selfies, bien que ses expériences soient souvent désastreuses, que ce soit à Saint-Martin, ci-contre, aux côtés de jeunes délinquants noirs débraillés (pantalon descendu laissant apparaître le caleçon) et au comportement allusif douteux (doigt d'honneur), 

ou son DAB  - référence à la consommation de drogue : le 'dabbing' est une manière de se shooter, en inhalant les vapeurs d'huile de cannabis - avec le footballeur Paul Pogba à l'Elysée, en plus de celui avec Mendy. On se souviendra maintenant de ses photos de fin de repas au Festival d'Angoulême. La scène qui qui fait polémique se déroule dans le restaurant de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image où Macron déjeunait avec plusieurs auteurs et éditeurs, invités à évoquer la précarisation des professionnels du secteur.

Ce tee-shirt, "outil de propagande anti-police n’a rien à faire entre les mains du président de la République qui a le devoir d’être aux côtés de nos policiers," a observé le député LR Eric Ciotti, dans l'indifférence du PS et, à plus forte raison de LFI ou du PCF.
 
Le chat de Trondheim éborgné, une "blague" innocente

Parrain de la programmation du festival, le caricaturiste Jul avait pris la parole pour dire que, si 2020 serait l’année de la BD, 2019 avait été "celle du LBD".
A cela près que l'usage en France du LBD a été dénoncé par plusieurs groupes de défense des droits de l'homme, notamment Amnesty International, mais aussi et surtout par le Conseil de l'Europe, tandis que le Conseil d'Etat a approuvé sa suspension, et qu'il est désormais rangé au musée des horreurs.

Les acteurs du Festival soutiennent que ce t-shirt de la honte n'est qu'une " blague".
Résultat de recherche d'images pour "chat eborgné"
Le ministre de la Culture, Franck Riester, cautionne cette 'blague" lancée par Jul, au ministère, le 18 décembre 2019, lors de la conférence de présentation de l’année de la bande dessinée. Pourtant, Macron l'a-t-il oublié, une personne est morte et au moins 23 autres ont perdu l'usage d'un œil sous les tirs de la police.

Sur Internet, un collectif de dessinateurs avait ensuite détourné la mascotte du Festival d’Angoulême – un petit chat, héros de Bludzee, une bande dessinée créée par Lewis Trondheim – en l’éborgnant. Des copies du t-shirt arborant le dessin de Jul ont été vues sur un stand du festival, sans que Castaner, le chef de police, ne les fasse retirer: la liberté d'expression est aussi une mauvaise "blague" ?

Une fois que l'entourage du président a pris la mesure de la bulle de Macron, Jul s'est vu interdire l'accès au déjeuner présidentiel avec son tee-shirt imprimé du fauve mutilé. Un policier a en effet confisqué à Jul l'"objet, considéré comme séditieux", raconte-t-il : "J’ai dû gueuler pour le récupérer." Après le gueuleton présidentiel...

Au cours du repas offert par son hôte, Jul s’écarta du débat central sur le statut des auteurs pour jouer son rôle de trublion et rappeler une notion "tarte à la crème" selon laquelle "la bande dessinée est aussi une caisse de résonance du monde qui l’entoure". 
Reprochant à Macron de ne pas "être au rendez-vous de l’histoire [Histoire] et des promesses de changement que laissait entrevoir son élection, l’ancien caricaturiste de presse a notamment évoqué l’impuissance des pouvoirs politiques face aux enjeux environnementaux et la recrudescence des violences policières. "Vous êtes sûr de faire la photo ?", a-t-il demandé au chef de l’Etat après lui avoir offert son présent – juste avant d’alimenter son compte Twitter.

"Jul a voulu dire que les auteurs avaient leur liberté".
"C’est aussi parce que nous sommes une société libre que le président de la République peut accepter de poser avec un tee-shirt où il y a quelque chose avec lequel il n’est pas d’accord", a tenté d'expliquer Macron pour sa défense, en dénonçant "une société dans laquelle on est en train d’exiger de chacun le respect et la civilité, et où on peut dire que la violence est interdite": encore un "en même temps" qui autorise toutes les dérives. 
Résultat de recherche d'images pour "Macron LBD 2020"
France bleu choisit de zoomer sur le t-shirt,
technique quasiment stalinienne de trucage de photos
qui effacent certains personnages en disgrâce
Interrogé plus tard par la presse, le président s’est refusé à incriminer le dessinateur, puisqu'il a des fans : "Jul a voulu dire que les auteurs avaient leur liberté et le droit de dire ce qu’ils veulent en dehors de [leurs] problèmes."

Trois des principaux syndicats de policiers s’en sont indignés, jeudi

"Il y a beaucoup de colère et d’incompréhension. Ça ne passe pas du tout dans les rangs", a réagi Yves Lefebvre, secrétaire général de l’Unité SGP-Police-FO. Pour lui, le 'selfie' du chef de l’Etat est "une marque de défiance et de mépris à l’égard de ceux qui lui ont permis d’être encore président". 
Fabien Vanhemelryck, secrétaire général d’Alliance, a fait part également de la colère des policiers : "On attend autre chose d’un président de la République qu’il pose avec un tee-shirt insinuant que les forces de l’ordre éborgnent les gens." Pour lui, "ce signal" est "ce qu’il y a de pire dans le contexte actuel de chaos, au moment où la police et la gendarmerie sont les derniers remparts de la République".

vendredi 10 avril 2015

Vertu alternée, selon Anne Hidalgo: liberté d'expression, jours impairs, poursuites en justice, jours pairs

Âne Hidalgo: hier #JeSuisCharlie, aujourd'hui "#JeSuisKalach 

L'amère de Paris envoie un dessinateur au tribunal : pas très Charlie, ça !
 
Il n'a pas fallu trois mois pour qu'Âne Hidalgo rejoue la mûle du pape. Dans la foulée des attentats djihadistes français sur le sol de France, la maire de Paris s'exhibait en tête de troupeau en brayant "Je suis Charlie", précisant même, sur un tweet : "La liberté d’expression, la liberté de la presse sont des droits fondamentaux sur lesquels nous ne transigerons jamais." Le 12 janvier,  elle faisait même Charlie Hebdo citoyen d’honneur de la ville de Paris. Sans doute était-ce rendu possible du fait que Cabu, Charb, Tignous ou Wolinski y aurait vu un geste populiste plutôt qu'une distinction…

Or, Anne Hidalgo a déposé plainte contre le dessinateur Ri7, pour "des faits d’injure publique envers un citoyen chargé d’un mandat public". 
Qu’a donc osé dessiner cet artiste sur le site Riposte Laïque pour justifier l'ire de l'héritière de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris ? Aurait-il osé Marine Le Pen nue en train de se raser les zones humides représentant la moustache et la mèche d’Hitler ? Se serait-il permis de représenter une langue énorme, léchant les fesses de Sarkozy à poil ?

Parmi les républicains, cherchez l'erreur

Il y a les victimes solidaires par esprit républicain et les sectaires incohérents.
Irrité par la commémoration du ramadan à la mairie de Paris, pour un coût de 100.000 euros imposé à tous et en contradiction avec les grandes déclarations des principes de laïcité si chers à la gauche, s’agissant de toute autre religion que l’islam, le dessinateur avait représenté Anne Hidalgo, à quatre pattes, léchant une babouche musulmane avec volupté: un zèle qui  vaut à d'autres des poursuites criminelles en justice pour réflexologie plantaire extrême. Rassurons pourtant les âmes sensibles parmi les lecteurs de Charlie: dussions-nous décevoir certains amateurs  des dessins de positions et d'orifices de Charb et ses amis, aucune scène d'excitation des vieillards lubriques médicamentés de maison de retraite n’accompagnait l’illustration. L’intégrité physique du maire de Paris était préservée, ainsi que l’honneur de son époux, le chef des frondeurs socialistes dociles, Jean-Marc Germain. 

Précisons que ce dessinateur a déjà représenté dans cette posture Hollande, Juppé, Valls, Fourest, Delanoë, Plenel, Askolovitch et bien d’autres, suspectés de complaisance avec les disciples d’Allah. Aucun démocrate n'avait encore passé une langue baveuse sur l'enveloppe qui aurait scellé une poursuite judiciaire. C'est d'ailleurs heureux: quelle zone du corps et du droit à la caricature resterait-il alors aux dessinateurs frustrés opérant au Canard enchaîné ? 
Rappelons qu'en 2007, Nicolas Sarkozy, en soutien à Charlie Hebdo, lors du procès qui lui était intenté par l’UOIF et Boubakeur, suite à la publication des caricatures de Mahomet par des artistes danois publiées par l'hebdomadaire libertaire: "Plutôt un excès de caricature que pas de caricature du tout."

L'expression est-elle libre quand elle est contre le plus grand nombre?
mais au service de quelques uns, comme Anne Hidalgo, et des battus socialistes des quatre dernières élections en un an? Accordons à Guy Bedos l'excuse de la sénilité pour ses insultes à Nadine Morano parmi d'autres, mais le jeune Bedos est-il défendable lorsqu'il qualifie Marine Le Pen de "salope fascisante", et les dessinateurs de Charlie Hebdo qui salissent les Catholiques ou l’UMP de leurs crayons qui ont traîné partout… Flatter les plus bas instincts de la population en souffrance est-il un noble objectif à la Jaurès? 
Pas de liberté d’expression pour Jean Roucas, viré  du théâtre des 2 Anes pour un tweet satirique contre Hollande-Valls. Un tribunal "indépendant" a aussi sanctionné le dessinateur David Miège pour un dessin jugé crime de lèse-Taubira. Après plusieurs années d'audimat bon à prendre par le groupe Canal+, Éric Zemmour s'est vu priver d'émission sur i-télé pour des paroles qu’il n’a jamais prononcées. Hollande a rétabli le crime de mal-pensance. Plus de chanteurs étiquetés sarkozystes, plus de Robert Ménard sur cette chaîne, sinon, les intermittents du spectacle rétablissent l'ordre totalitaire et les sociétés de rédacteurs, qui représentent une minorité de journalistes, menacent de déclencher une grève !

En somme, la gauche réduit Charlie hebdo -et ses caricatures salaces, voire scatologiques, mais volontiers vulgaires- à un rôle de propagation d’une idéologie abêtissante des socialo-intello-bobo perchés, speedé et stressés. Pour la majorité des Français qui se respectent en même temps que les autres, l'humour avilissant les esprits est de plus en plus clivant et désormais liberticide. Les artistes - tels  Jamel Debbouze ou Sophia Aram, Stéphane Guillon ou Didier Porte, comme la paire de Bedos -  qui ne sont tolérés qu'en ce qu'ils participent à cet abaissement du jugement et des valeurs dont ils ne cessent de se réclamer sans les faire passer dans la réalité, à en juger par les raclées électorales subies en série, ces artistes-là n'ont bientôt plus d'autre fonction sociale et politique que la diffusion de la propagande de haine d’un Etat en marche forcée vers le totalitarisme, derrière la carotte des subventions publiques. Voyez notamment les acteurs Philippe Torreton, Sandrine Bonnaire, Jacques Weber, Macha Méril, Pierre Arditi, Sandrine Bonnaire, Denis Podalydes ou Viriginie Ledoyen et des directeurs de théâtre, tels Jean-Michel Ribes, qui dirige le Théâtre du Rond-Point, subventionné à parité par le ministère de la Culture et la mairie de Paris, ou Bernard Murat, propriétaire du théâtre Édouard VII depuis 2000 et qui ont pourtant prospéré librement sous la droite. 
Hidalgo incarne ainsi  l’imposture de toute l’opération "Je suis Charlie ". 

Un silence de plomb s'abattra-t-il sur la tonitruante rédaction de Charlie Hebdo ou les libertaires justifieront-ils l'idéologie qui les fait vivre par le désaveu public d'une Une bien sentiePour croire à un sursaut d’honneur des accapareurs  des droits de l'homme, il faut avoir une belle dose de confiance dans le genre humain. En spécialiste de la circulation alternée, comme Hollande est expert en reculades, Ane Hidalgo, se grandirait en retirant cette plainte qui offense la liberté d'expression ? D'un seul reset (Ri7) !

mercredi 25 février 2015

Esprit Charlie ? Liberté d'expression, mais pas de "Charpie Hebdo"

L'avocat de Charlie Hebdo s'est opposé au lancement d'un titre pastiche, baptisé Charpie Hebdo

"C'est la preuve que Charlie Hebdo veut fixer des limites à la liberté de la presse", gronde Julien Saint-Guillaume, qui est à la tête de ce projet...
Conseil de Dominique Strauss-Kahn dans l'affaire de proxénétisme de Lille, Me Richard Malka, l'avocat de l'hebdomadaire libertaire, s'est opposé par lettre recommandée au projet de lancement d'un titre pastiche baptisé 'Charpie Hebdo'. Les anarcho-révolutionnaires de Charlie hebdo font barrage à la création de Charpie Hebdo, alors qu'existe Le Monte, évoquant Le Monde et Le Connard rappelant Le Canard enchaîné... 
"Mi-janvier, on a eu l'idée de faire un pastiche de Charlie Hebdo. On a prévenu les MLP [distributeur des titres de presse] de notre projet, puis, le surlendemain on leur a dit qu'on ne le ferait pas finalement", a expliqué Julien Saint-Guillaume, directeur de la rédaction du Connard, un des deux titres édités par Sonora Media.

Dans un courrier recommandé daté du 30 janvier, Richard Malka, l'avocat de Charlie Hebdo a enjoint Sonora Média de renoncer avant le 8 février à cette publication prévue, selon lui, le 11 février 2015, soit "quelques semaines après les attentats terroristes qui ont été perpétrés le 7 et 9 janvier derniers (...) et qui ont causé la mort de dix-sept personnes".

"Indécent" 
Dans ce contexte, le titre Charpie Hebdo évoque évidemment de manière directe ces événements et les victimes, ce qui nous semble parfaitement indécent, étant précisé qu'il ne saurait revêtir un quelconque caractère humoristique, dépassant largement "les lois du genre" de l'humour satirique acceptable», argumente Me Malka.
Même si Charpie Hebdo n'est pas encore paru, la mise en demeure reste d'actualité, a-t-on laissé entendre de source proche du dossier.

"Il n'y a pas la satire acceptable et la satire pas acceptable"

"Il n'y a pas la satire acceptable et la satire pas acceptable. C'est la preuve que Charlie Hebdo veut fixer des limites à la liberté de la presse", a pour sa part déclaré Julien Saint-Guillaume qui dit utiliser le nom Charpie Hebdo pour désigner l'hebdomadaire depuis "au moins 5 ans" dans les deux titres de la maison d'éditions (Le Connard et Le Monte). "On y avait renoncé mais après le courrier de Malka, on va le faire un jour, bien sûr", a-t-il conclu.

dimanche 15 février 2015

Attentats islamistes à Copenhague d'où sont parties les caricatures de Mahomet

Après Paris, l'internationale djihadiste frappe à nouveau l'internationale anarcho-révolutionnaire 

Un débat autour de la liberté d'expression et de l'islamisme a fait 
un mort et trois blessés
dans l'attaque à l'arme à feu d'un centre culturel de Copenhague (Danemark), le 14 février 2015.
L'ambassadeur de France et la leader des Femen étaient présents au centre culturel de Krudttønden à Copenhague où ils participaient à  la conférence sur l'islamisme, la peur et l'auto-censure de la liberté d'expression, lorsque la fusillade a éclaté samedi vers 15h30. 
Quand les premiers tirs ont retenti, François Zimeray, l'ambassadeur de France, avait fini son discours et Inna Shevchenko, la meneuse de revue para-militaire Femen avait débuté son intervention. Depuis la salle où se tenait le débat "art, blasphème et liberté d'expression", en hommage à Charlie Hebdo, ils ont twitté en direct sur l'attentat.

Lors des premiers coups de feu, Inna Shevchenko était en train de prononcer son discours : "j'étais sur le point de dire que la liberté d'expression est une illusion en Europe, quand nous avons entendu les tirs". Et de twitter aussitôt: "tirs pendant notre réunion à Copenhague".
L'ambassadeur de France, qui buvait les paroles de la féministe aux seins nus comme du petit lait, a également réagi aussitôt sur son compte Twitter. François Zimeray rassure sa famille: "toujours vivant dans la pièce". "Ils nous ont tirés dessus de l'extérieur. C'était la même intention que Charlie Hebdo sauf qu'ils n'ont pas réussi à rentrer [ou simplement "entrer"], a ensuite commenté François Zimeray. "Intuitivement, je dirais qu'il y a eu au moins 50 coups de feu, et les policiers ici nous disent 200. Des balles sont passées à travers les portes et tout le monde s'est jeté à terre," a ajouté l'ancien ambassadeur pour les droits de l'homme.

Selon Reuters à l'Express, "Inna Shevchenko continue de son côté à commenter ce qu'il se passe ["ce qui se passe", en français] à l'intérieur de la salle", tout en citant son tweet indiquant pourtant que l'anarcho-révolutionnaire ukrainienne, adepte du close combat, a pris la poudre d'escampette:  "Je me suis enfuie en courant avec d'autres personnes par une porte de derrière; je n'ai rien vu, j'ai entendu 20 tirs à l'entrée du bâtiment". 

La police avait-elle pris les précautions élémentaires à Charlie hebdo ?

Selon les témoins, le tireur, grand et athlétique, masqué et "aux cheveux lisses" (BFMTV) - suggérant un blond yeux bleus? - serait
entré dans le centre culturel à l'accès filtré par un détecteur de métaux. L'assaillant - on est dans le ni-ni de bon aloi politiquement correct: ni islamiste, ni terroriste -   bloqué à l'entrée aurait commencé à tirer des coups de feu. "Les policiers présents auraient immédiatement riposté, mais l'homme (ni terroriste, ni djihadiste danois) a néanmoins réussi à d'enfuir." 

Dans la salle, la para-militaire Femen signale la présence de l'ambassadeur de France et du dessinateur des caricatures de Mahomet Lars Vilks: "dans la salle avec moi, il y a quelques dizaines de personnes, l'ambassadeur français François Zimeray , Lars Vilks". Or, cet artiste suédois est surtout connu pour ses œuvres provocatrices et notamment pour le (mauvais) dessin publié le 18 août 2007 par le journal suédois Nerikes Allehanda et représentant une tête identifiée par les musulmans comme celle de Mahomet sur un corps de chien (ci-contre) qui a provoqué plusieurs assassinats en Europe. Le 15 septembre, le chef de l'organisation de l'État islamique d'Irak a mis la tête de Vilks à prix.

Samedi soir, les victimes de l'attaque ont été entendues par les services de police, rapporte Inna Shevchenko qui continuait à commenter la suite de l'attentat du centre culturel danois sur son compte Twitter: "Maintenant, nous sommes tous au commissariat de police pour décrire l'attentat d'aujourd'hui à Copenhague". Sous la protection de la police bourgeoise !

Après Charb, il reste 9 des 10 cibles :
"Liste noire"des dix personnes à abattre, selon Al-Qaida
Ayaan Hirsi Ali : Activiste d'origine somalienne, citoyenne néerlandaise, elle s'est fait connaître pour ses positions contre l'excision, puis sur l'incompatibilité, selon elle, entre l'Islam et les valeurs occidentales. Elle était une proche de Theo van Gogh, cinéaste assassiné en 2004. Elle s'est exilée aux États-Unis.
Terry Jones : Ce pasteur américain s'est fait connaître pour ses attaques de l'islam. En 2010, c'est lui qui s'est livré à l'autodafé de 3.000 exemplaires du Coran, un pour " chaque personne tuée par l'Islam le 11-Septembre".
Molly Norris : Journaliste au Seattle Weekly, elle adopte un profil bas depuis 2010, quand Inspire l'a ajoutée à sa liste, après avoir voulu créer "le jour de la caricature de Mahomet". Selon l'association qui se bat pour elle, elle a changé d'identité et de métier, sous l'effet de la peur.
Carsten Juste : Journaliste danois, ancien rédacteur en chef du Jyllands-Posten, qui a publié, en 2005, les caricatures de Mohamet, reprises ensuite par Charlie Hebdo. Son journal a fait des excuses depuis, mais le journaliste vit sous de nombreuses menaces de mort.
Flemming Rose : Rédacteur en chef du service culture du Jyllands-Posten, il n'a pas cédé aux pressions et exerce toujours son métier de journaliste dans le journal danois, collaborant aussi au New York Times.
Kurt Westergaard : Le dessinateur danois qui a caricaturé Mohamet dans le Jyllands-Posten en 2005. Contrairement à son journal qui a présenté des excuses, Westergaard n'a exprimé aucun regret et a été l'objet de plusieurs tentatives d'assassinat.
Salman Rushdie : L'écrivain britannique d'origine indienne est le plus connu de la liste. Auteur des Versets sataniques, il est toujours l'objet d'une fatwa lancée par l'ayatollah Khomeini, en 1989.
Morris Sadek : Chrétien copte américain d'origine égyptienne, cet avocat a fait la promotion de L'Innocence des musulmans, le film qui a mis le feu aux poudres du Moyen-Orient en 2012.
Lars Vilks : Le dessinateur suédois s'est fait connaître en publiant plusieurs caricatures de Mahomet en 2007, le représentant sous la forme d'un chien. Il a fait l'objet de plusieurs tentatives d'assassinat, dont une fomentée par des citoyens américains et irlandais. Il vit sous protection policière.
Geert Wilders : Homme politique, il est le leader de l'extrême droite néerlandaise, qui a basé une partie de son argumentaire sur l'islamophobie, proposant de bannir le Coran des Pays-Bas, le comparant à Mein Kampf. Son parti a bénéficié d'un regain de sympathie après l'attaque contre Charlie Hebdo.

Malgré toute l'importance que la presse de gauche lui accorde en France, l'ancienne collaboratrice de Charlie hebdo, Caroline Fourest, qui 
écume les plateaux de radio (France Info, ce matin, et BFMTV, hier, entre autres) depuis deux jours, n'est pas "blacklistée", à la différence de Charb qui a été exécuté avec ses camarades dessinateurs du journal libertaire.

 

mercredi 11 février 2015

Ce qui arrive quand la gauche incite à taper sur les riches

La gauche extrême -ou non- incite-t-elle "les plus fragiles" à l'antisémitisme ? 

C'est dans le 16e arrondissement de Paris

L'esprit Charlie
qu'un homme a tagué le mot "juif" à la peinture blanche sur une vingtaine de véhicules, dans la nuit du lundi 9 au mardi 10 février, "à Paris", selon les flouteurs de la presse. Un suspect a été interpellé et mis en garde en vue.

Cet "homme" a opéré dans le même périmètre du quartier cossu de l'ouest parisien.

Bien qu'il soit aux mains de la police, la presse dissimule son profil

Il a fuité de source policière que l' "homme", âgé de 38 ans, est soupçonné d'avoir tenté de brûler un drapeau israélien devant l'Hyper Cacher de Paris où quatre juifs ont été tués par Amédy Coulibaly début janvier. 

On parle d'un "homme" connu de la police pour des affaires de "destructions volontaires", mais il a été écarté du circuit judiciaire par un placement en infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris (IPPP), car "il ne paraissait pas jouir de toutes ses facultés mentales", a-t-on appris de source policière mardi. Les policiers sont donc désormais qualifiés en médecine psychiatrique, à moins que ce ne soit le ministère de la Justice qui en décide souverainement.

L' "homme" reste donc un anonyme de la République
A Dijon, le 21 décembre 2014, les pompiers s'affairent autour de deux des treize personnes fauchées par Nesser Edin, 40 ans

Et, malgré les enquêtes diligentées par  les organes de presse, de L'Obs au Monde en passant par Libération, aucun journaliste d'investigation n'est parvenu à percer le mystère de cet inconnu. Les Français n'ont pas le droit d'en savoir plus sur cet individu, sinon que les ministères de l'Intérieur et de la Justice l'ajoute à la liste des "déséquilibrés", automobilistes faucheurs de piétons, ou tagueurs nocturnes. 
En trois jours, trois attaques, dont deux commises au nom d’Allah, ont visé des policiers ou de simples passants dans trois villes de France. Un homme de 25 ans est décédé des suites de ses blessures mardi, après avoir été fauché lundi soir par un automobiliste sur le marché de Noël de Nantes, Loire-Atlantique. On dénombra dix victimes et la procureure de Christiane Taubira décrivit l'énergumène: "l'auteur des faits, domicilié en Charente-Maritime, est âgé de 37 ans, il est sans emploi, il a été condamné en 2006 pour vol. Il n'est ni sous tutelle ni sous curatelle". Elle a aussi évoqué "certains problèmes d'alcoolisme" concernant le suspect avec "un comportement révélant un certain déséquilibre" sans qu'il soit pour autant "suivi sur le plan psychiatrique"...
Le 20 décembre, en plein après-midi, un "homme" d’une vingtaine d’années, né au Burundi et dont le frère était connu pour des actes terroristes, a pénétré dans le commissariat de Joué-lès-Tours, en Indre-et-Loire, et a blessé au visage un policier de l’accueil, puis deux de ses collègues. Un déséquilibré? Précision inutile, puisqu'il a été abattu.
Une agression du même type avait eu lieu, le 7 mai 2013, dans l’Isère. Nadir Louchène, un "Roussillonnais" de 32 ans, avait fait irruption dans les locaux de la gendarmerie, hurlant "Allah est grand !", frappant de trois coups de couteau le gendarme de l’accueil, avant d’être maîtrisé. L’individu avait effectué un séjour à La Mecque et fut décrit comme "déséquilibré"... 
Une satisfaction pour les excités d'extrême droite qui ne bénéficient jamais de ce statut de "déséquilibré"...

Le site trotskiste Mediapart manifesterait-il du désintérêt pour les Juifs du 16e arrondissement?

Le site du révolutionnaire trotskiste Edwy Plenel s'est-il penché sur cette affaire de tags ? Va-t-il sortir des révélations en soutien aux travailleurs juifs du 16e arrondissement, commerçantes, gardiennes d'immeubles ou employées de maison,  rien n'est moins sûr... Ces tags leur occasionneront pourtant des dépenses inutiles.

Mais c'est peut-être ce site qui tordra le cou à la légende mortelle selon laquelle tous les juifs sont riches. Ils sont en effet nombreux ceux qui assimilent les Juifs à l'argent, au pouvoir, au capitalisme, à la puissance cachée et c'est pourtant un fantasme : non seulement les Juifs ne sont pas plus riches que les autres, non seulement il n'existe pas plus de banquiers juifs, en proportion, que de banquiers athées ou catholiques, mais, si les Juifs sont devenus banquiers dans le passé, ce fut sous la contrainte de l'Eglise catholique et des princes musulmans, dont les religions interdisaient le prêt à intérêt.

Quand le lundi 1er décembre 2014, trois hommes encagoulés et armés s’étaient introduits dans l’appartement d'un jeune couple, qu'ils avaient ligoté le jeune homme de 21 ans et violé sa compagne de 19 ans, en demandant où se trouvait l’argent, les cartes bancaires et les bijoux, l'un des criminels expliqua que le couple avait été sélectionné parce que juif et que tous les Juifs sont riches.

Le père de François Rebsamen,
ministre du Travail du gouvernement Valls,
 a-t-il collaboré avec les nazis
 ?
Dans son "carnet" du 2 juillet 2008, qui entraîna son éviction de Charlie Hebdo, Siné distillait son antisémitisme avec l'art d'un orfèvre : "Jean Sarkozy, [...], est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! 
Ce n'est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d'épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit !" 
On peut ne rien vouloir y déceler de problématique. Mais derrière le parallèle avec le plaignant, on peut voir un renvoi - ou une importation - du conflit israélo-palestinien, où l'un serait injustement traité parce que arabe. On peut aussi y lire, et ce n'est pas la première fois pour ce dessinateur le retour de la vieille antienne antisémite : "Les juifs sont riches, donc se convertir au judaïsme permet de s'enrichir". C'est en soutien à ces dessinateurs-là que le monde occidental - impuissant face au terrorisme islamiste - a fait son show du 11 janvrier 2015, une erreur psychologique d'envergure. Et lourde de conséquences à venir.
Antisémitisme: des profanations classées 
"faits divers" en Alsace et à Melun (lien)
Qu'ils sévissent à Charlie hebdo ou à Siné mensuel, ces dessinateurs anarcho-révolutionnaires incitent-ils "les plus fragiles" à concrétiser leur antisémitisme ?  
Le député socialiste Philippe Bies possède sûrement la réponse... (lien PaSiDupes)

 

dimanche 8 février 2015

François Hollande est un "mauvais président" pour deux Français sur trois

Le sondage qui révèle l'intox de la presse sur "l'esprit du 11 janvier"


Pour 67% des personnes interrogées lors d'un sondage publié samedi dans le Parisien, François Hollande est un "mauvais président"


Malgré les efforts de l'Elysée pour reconquérir l'opinion et faire croire à sa popularité retrouvée dans... Le Monde, une majorité de Français reste mécontente.

L'effet Charlie n'aura été qu'un leurre et l'"esprit du 11 janvier" du pipeau médiatiques: les sondages sont toujours sans appel pour François Hollande.
Le 19 janvier 2015à peine le délai de décence écoulé, le baromètre IFOP-Fiducial s'empressait d'affirmer que "la cote de popularité du président de la République est en hausse de 21 points", Le Monde, journal socialiste du soir clamait en titre: " Bond de popularité pour François Hollande." Et de positiver : "40 % des sondés [qui] disent satisfaits de l'action de François Hollande, " quand six sur dix ne l'étaient pas... 
Les 5 et 6 février, une enquête Odoxa  publiée samedi dans Le Parisien annonçait,  deux semaines plus tard, que deux Français sur trois (67%) estiment qu'il est un "mauvais Président de la RépubliqueEn l'aggravant, ce dernier sondage confirme le précédent que Le Monde avait habilement présenté sous un angle "favorable". On peut, certes, considéré qui la cote présidentielle est "moins pire" qu'en juillet dernier, quand 77% des sondés estimaient qu'il n'était pas un bon chef de l'Etat, mais les pseudo "effet Charlie" ou "esprit du 11 janvier" est une vaste entourloupette qui ne fonctionne guère que parmi les lecteurs du Monde.

Testé sur les attributs présidentiels, le résultat est encore négatif 

Chute à l'Elysée d'Helle Thorning-Schmidt,
premier ministre du Danemark

 avant la marche républicaine"
du 11 janvier 2015 à Paris 
Si 54% des sondés le trouvent sympathique, une majorité de sondés ne le trouve ni charismatique (81%)ni dynamique, (78%)ni compétent (67%) ni courageux (58%).

Les personnes interrogées semblent regretter son prédécesseur. 
Plus de la moitié (56%) pense qu'il est "plutôt moins bon" que Nicolas Sarkozy, quand 41% penseraient qu'il est "plutôt meilleur". 

Le peuple de gauche n'a toujours pas trouvé mieux
69% des sympathisants gardent une bonne opinion de lui et presque autant trouvent qu'il est un bon Président (68%). Mais il peut encore mieux faire auprès d'eux : deux sympathisants sur trois ne le trouvent pas assez à gauche

Enquête réalisée les 5 et 6 février auprès d'un échantillon de 1.008 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, par internet, selon la méthode des quotas.