Le dessinateur Jul a-t-il piégé le président hors-sol ?
Le tee-shirt polémique représente un Fauve (les récompenses attribuées à Angoulême) éborgné : du premier degré !
Le festival de la BD d'Angoulême fait sa pub au détriment de Macron.
Une certaine presse publie la photo de la photo de Jul posant avec la photo de lui avec Macron
Le président déconnecté se compromet en posant avec un tee-shirt dénonçant les mutilations de manifestants commises par la police: sur le dessin, il est écrit : 'LBD 2020', référence au lanceur de balles de défense qui a crevé des yeux de manifestants. Le 'L' est écrit couleur sang et le pansement est ruisselant : redondance d'un goût - ou sadisme - raffiné ...
Macron alimente les accusations de provocation à la haine.
S’il faut retenir une seule image de la visite de Macron au Festival international de la bande dessinée (FIBD) d’Angoulême, jeudi 30 janvier, une sortie non prévue à son agenda, ce sera donc celle-ci : le chef de l'Etat tout sourire, tenant entre les mains un tee-shirt représentant la mascotte de la manifestation avec un sparadrap sur l’œil.
L'humour noir de l'intitulé accompagnant le dessin - "LBD 2020" - enfonce le clou avec une double allusion au label 'BD 2020', placé sous l’égide du ministère de la Culture où Macron a posé la potiche Riester, et au lanceur de balles de défense (LBD), arme de guerre de force intermédiaire ayant provoqué de nombreuses blessures graves dans les rangs des Gilets Jaunes.
Lors de son déjeuner avec des auteurs de BD ce midi à Angoulême, @EmmanuelMacron s'est vu offrir par @jul_auteur un tee-shirt avec le Fauve du @FIBDASSO éborgné, surmontant l'inscription "LBD 2020" #BD
Au côté du président - soucieux de restaurer l'image du président - le dessinateur Jul jubile,
tout heureux que l'autoritaire président de la République tombe dans le panneau, exploit facile puisque Macron est accroc aux selfies, bien que ses expériences soient souvent désastreuses, que ce soit à Saint-Martin, ci-contre, aux côtés de jeunes délinquants noirs débraillés (pantalon descendu laissant apparaître le caleçon) et au comportement allusif douteux (doigt d'honneur),
ou son DAB - référence à la consommation de drogue : le 'dabbing' est une manière de se shooter, en inhalant les vapeurs d'huile de cannabis - avec le footballeur Paul Pogba à l'Elysée, en plus de celui avec Mendy. On se souviendra maintenant de ses photos de fin de repas au Festival d'Angoulême. La scène qui qui fait polémique se déroule dans le restaurant de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image où Macron déjeunait avec plusieurs auteurs et éditeurs, invités à évoquer la précarisation des professionnels du secteur.
Ce tee-shirt, "outil de propagande anti-police n’a rien à faire entre les mains du président de la République qui a le devoir d’être aux côtés de nos policiers," a observé le député LR Eric Ciotti, dans l'indifférence du PS et, à plus forte raison de LFI ou du PCF.
Le chat de Trondheim éborgné, une "blague" innocente
Parrain de la programmation du festival, le caricaturiste Jul avait pris la parole pour dire que, si 2020 serait l’année de la BD, 2019 avait été "celle du LBD".
A cela près que l'usage en France du LBD a été dénoncé par plusieurs groupes de défense des droits de l'homme, notamment Amnesty International, mais aussi et surtout par le Conseil de l'Europe, tandis que le Conseil d'Etat a approuvé sa suspension, et qu'il est désormais rangé au musée des horreurs.
Les acteurs du Festival soutiennent que ce t-shirt de la honte n'est qu'une " blague".
Le ministre de la Culture, Franck Riester, cautionne cette 'blague" lancée par Jul, au ministère, le 18 décembre 2019, lors de la conférence de présentation de l’année de la bande dessinée. Pourtant, Macron l'a-t-il oublié, une personne est morte et au moins 23 autres ont perdu l'usage d'un œil sous les tirs de la police.
Sur Internet, un collectif de dessinateurs avait ensuite détourné la mascotte du Festival d’Angoulême – un petit chat, héros de Bludzee, une bande dessinée créée par Lewis Trondheim – en l’éborgnant. Des copies du t-shirt arborant le dessin de Jul ont été vues sur un stand du festival, sans que Castaner, le chef de police, ne les fasse retirer:la liberté d'expression est aussi une mauvaise "blague" ?
Une fois que l'entourage du président a pris la mesure de la bulle de Macron, Jul s'est vu interdire l'accès au déjeuner présidentiel avec son tee-shirt imprimé du fauve mutilé.Un policier a en effet confisqué à Jul l'"objet, considéré comme séditieux", raconte-t-il : "J’ai dû gueuler pour le récupérer." Après le gueuleton présidentiel...
Au cours du repas offert par son hôte, Jul s’écarta du débat central sur le statut des auteurs pour jouer son rôle de trublion et rappeler une notion "tarte à la crème" selon laquelle "la bande dessinée est aussi une caisse de résonance du monde qui l’entoure".
Reprochant à Macron de ne pas "être au rendez-vous de l’histoire [Histoire] et des promesses de changement que laissait entrevoir son élection, l’ancien caricaturiste de presse a notamment évoqué l’impuissance des pouvoirs politiques face aux enjeux environnementaux et la recrudescence des violences policières. "Vous êtes sûr de faire la photo ?", a-t-il demandé au chef de l’Etat après lui avoir offert son présent – juste avant d’alimenter son compte Twitter.
"Jul a voulu dire que les auteurs avaient leur liberté".
"C’est aussi parce que nous sommes une société libre que le président de la République peut accepter de poser avec un tee-shirt où il y a quelque chose avec lequel il n’est pas d’accord", a tenté d'expliquer Macron pour sa défense, en dénonçant "une société dans laquelle on est en train d’exiger de chacun le respect et la civilité, et où on peut dire que la violence est interdite": encore un "en même temps" qui autorise toutes les dérives.
France bleu choisit de zoomer sur le t-shirt, technique quasiment stalinienne de trucage de photos qui effacent certains personnages en disgrâce
Interrogé plus tard par la presse, le président s’est refusé à incriminer le dessinateur, puisqu'il a des fans : "Jul a voulu dire que les auteurs avaient leur liberté et le droit de dire ce qu’ils veulent en dehors de [leurs] problèmes."
Trois des principaux syndicats de policiers s’en sont indignés, jeudi
"Il y a beaucoup de colère et d’incompréhension. Ça ne passe pas du tout dans les rangs", a réagi Yves Lefebvre, secrétaire général de l’Unité SGP-Police-FO. Pour lui, le 'selfie' du chef de l’Etat est "une marque de défiance et de mépris à l’égard de ceux qui lui ont permis d’être encore président".
Fabien Vanhemelryck, secrétaire général d’Alliance, a fait part également de la colère des policiers : "On attend autre chose d’un président de la République qu’il pose avec un tee-shirt insinuant que les forces de l’ordre éborgnent les gens." Pour lui, "ce signal" est "ce qu’il y a de pire dans le contexte actuel de chaos, au moment où la police et la gendarmerie sont les derniers remparts de la République".
Soupçons de détournement de fonds publics en janvier, gardes-à-vue levées en octobre
Les gardes à vue du président LREM de la Région, Ary Chalus, et de sa vice-présidente juppéiste, Marie-Luce Penchard, ont été levées
Convoqués dans les locaux de la police judiciaire aux Abymes mercredi matin, Ary Chalus, un ex-socialiste RRDP, membre du GUSR qui apporta son soutien à Macron dès le premier tour de la présidentielle de mai 2017et Marie-Luce Penchard, maire de Basse-Terre, s'étaient vus notifier leurs gardes-à-vue le 30 octobre 2019 à 8h50 (13h50 heure de Paris), a indiqué le procureur de la République de Basse-Terre, Jean-Luc Lennon, lequel a annoncé leurs levées, le jour même en fin d'après-midi. Elle peut être de 24 heures et de 48 heures maximum.
A. Chalus, tombeur de Victorin Lurel, ministre des Outre-Mer de Hollande, est membre du bureau exécutif de LREM. Ancienne ministre de l'Outremer dans les gouvernements Fillon, M.-L. Penchard a soutenu Alain Juppé à la primaire présidentielle des Républicains de 2016. Elle est la fille de Lucette Michaux-Chevry, 90 ans, ancienne ministre de Jacques Chirac et ancienne présidente de la collectivité d'agglomération Grand Sud Caraïbe (Guadeloupe).
L'enquête porte sur des soupçons de détournement de fonds publics
L'affaire concerne l'embauche de l'ancien directeur financier de la collectivité de Saint-Martin, où Macron s'est rendu il y a un an, en octobre 2018,quasiment jour pour jour, et où plusieurs clichés le montrent faisant une nouba torride avec des délinquants aux gestes explicitement obscènes, dont un doigt d'honneur (ci-dessous) qui a circulé partout à travers le monde.
En Afrique, le geste de l'index et de l'auriculaire
faisant les cornes appelle une malédiction
L'embauche controversée du successeur de Jean-Paul Fischer concerne l'actuel directeur général de la SEM Patrimoniale en Guadeloupe, Pascal Averne. Ces gardes-à-vue intervenaient un peu moins de 15 jours après la perquisition du domicile, à Saint-François, de Pascal Averne, et surtout son placement en garde à vue dans les locaux de la DIPJ (direction interrégionale de la police judiciaire). Il est ressorti libre.
En effet, entre janvier 2015 et le 30 avril 2018, Pascal Averne a occupé les fonctions de directeur de cabinet de Mme Penchard à la mairie de Basse-Terre et d'inspecteur général des services au Conseil régional de Guadeloupe. "Deux emplois à temps plein cumulés (...) sauf à établir que l’un des deux était fictif", écrivait Guadeloupe la 1ère en marsdans cette affaire de faits présumés de détournements de fonds publics et de concussion (le fait pour un élu ou une personne chargée d'une mission de service public de percevoir des fonds indus).
Averne se tient ci-dessus à la droite de l'Edouard, le 4 novembre 2017
Ce cumulard de deux emplois à temps plein percevait, d'une part, un traitement mensuel de 8.000 euros en sa qualité de directeur de cabinet de Marie-Luce Penchard à la mairie de Basse-Terre, et d'autre part, un salaire de 4 000 euros par mois en tant que collaborateur au sein du cabinet du président Chalus, entre juillet 2016 et avril 2018. Le hic ? L'absence d'heures de travail effectives sur ses feuilles de paie…
Mais, entre janvier 2015 et avril 2018, A. Chalus et M.-L. Penchard, elle-même cumularde à la mairie et à la région, se sont ralliés à la majorité présidentielle, ce qui semble arranger leur situation commune.
"C'est le chevauchement de ces recrutement qui interpelle", souligne M. Lennon, ainsi que "les modalités des recrutement."
L'enquête se poursuit, car il faut "mener des analyses notamment sur la reconstitution de carrière de M. Averne, car l'enquête porte uniquement sur le volet du double emploi et la double rémunération par les collectivités", a précisé le procureur.
Après cette scène indécente à Saint-Martin, Macron à nouveau la main dans le sac..
"La main de ma soeur dans la culotte d'un zouave", version "monde nouveau" de Macron
Nul ne sait encore si Macron parvient à maîtriser ses pulsions dans le secret de l'Elysée, mais les clichés de ses contacts avec le public jeune placé sur son passage commencent à faire jaser.Au XXIe siècle, Jupiter ne peut pas tout se permettre sur un militant sélectionné pour approcher le dieu grec.
Au cours d'un arrêt prévu pour les caméras à Saint-Denis de la Réunion, Macron s'est pris un râteau d'un jeune habitant. L'adolescent n’a pas apprécié le geste familier du président de la République qui a posé sa main sur son épaule en lui parlant.
Le voyage officiel d’Emmanuel Macron dans l’océan Indien n’a pas été un succès
En arrivant sur l'île de la Réunion, où le mouvement social des Gilets Jaunes a eu un fort retentissement, l'ex-banquier n'est gère populaire, n'en déplaise à BFMTV qui sans cessecommande de nouveaux sondages à Elabe - qui apparaît de plus en plus comme une arrière-salle de la chaîne macronienne - mais ne parvient pas à convaincre du moindre sursaut positif, même "léger", comme en octobre, quand tout contredit les efforts de cette officine de l'Elysée : les "gens qui ne sont rien" l'ont accueilli avec une grève générale qui avait pour but de souligner la colère de la population réunionnaise face aux difficultés économiques et sociales. Un rebond du mouvement des Gilets Jaunes : Macron entretient le mal qui ronge son quinquennat.
Jeudi 24 octobre, des heurts avaient éclaté dans la soirée sur les communes du Port et de Saint-Denis, alors que le visiteur se trouvait toujours sur l’île. Ce même jeudi, il avait d’ailleurs décidé de se rendre dans un quartier populaire de la préfecture pour tenter de comprendre le mécontentement de la population.
A Saint-Martin, ci-dessus, il avait trompé la vigilance de sea suite pour aller s'encanailler auprès de délinquants au pantalon tombé sur le "boule" (ci-contre) et qui lui ont adressé quelques doigts d'honneur.
Lors de cette visite, il s'est fait remettre à sa place par un jeune homme qui a jugé perverse l'audace du président de la République.
Dans une vidéo diffusée sur Le Monde et Le Figaro Twitter, on peut voir le geste que le jeune Réunionnais réprouve et qui appelle Macron au respect de son intégrité corporelle. Visiblement, tous deux ne partagent pas les mêmes principes moraux et l'adolescent ne permet pas au quadra d'abuser de sa position dominante.
Au bout d’un moment, se sentant humilié, l'importuné décide de se saisir de la main du président, de la retirer de son épaule et de prendre les journalistes accrédité et blasés à témoins : "Eh, la presse !", lance le jeune homme - qui n'est pas un zouave - en secouant la main de Macron.
Visiblement, le jeune homme n’a pas apprécié les manières débridées du président et ne comptait pas se laisser abuser… Le chef de l’Etat ne se démonte pourtant pas et accuse aussitôt le plaignant, assurant qu’il "fait un cinéma". L'entourage présidentiel met un terme à l'altercation et à la séquence.
VOIR et ENTENDRE la version "hard" d'un certain "Touche-moi pas !" revisitée aux dépens de Macron en "Enlève ta main !":...
Les commentaires publiés sur cet échange en dessous de la séquence vidéo sur Twitter sont divers. Une partie des internautes comprend que, bien qu’il s’y prenne mal, le jeune homme a raison de ne pas manger de ce pain-là et de se dégager de l'intrus, jugeant qu’il n’a pas à imposer une telle forme de familiarité aux gens avec qui il échange. D’autres, à La République en Marche, estiment à l’inverse que, pour arriver, il ne faut pas être bégueule et que ce jeune Réunionnais est bien susceptible: devrait-il se sentir honoré de la main de Macron sur lui ? Certains en rêvent-ils au Palais Bourbon ? D'autres ont-ils pour ça été récompensés d'un maroquin ?
Les plus désincarnés y voient un affront à... l’autorité des élus: les élus macroniens auraient-ils acquis une sorte de droit de cuissage ?
Plan d'action contre les violences en milieu scolaire ou gesticulation médiatique ?
Interpellés et présentés à un juge des enfants - bien qu'ils aient plus de 16 ans
Le doigt d'honneur est-il poursuivi ? Une association féministe a-t-elle porté plainte ?
Les deux élèves du lycée Edouard-Branly à Créteil (Val-de Marne) se sont rendus coupables (présumés, malgré les photos) de menaces sur l'enseignante braquéeavec une arme factice dans ce lycée mi-octobre par un élève de 15 ans qui a déjà été mis en examen, a-t-on appris jeudi auprès du Parquet.
L'un des deux scolaires est celui qui avait enregistré et diffusé sur les réseaux sociaux la vidéo, qui avait suscité l'indignation. Agé de 17 ans, il a été interpellé à son domicile mardi, puis présenté à un juge au tribunal de Créteil mercredi, avant d'être remis en liberté.
Le deuxième agité, également déféré, est lui poursuivi pour avoir rediffusé la vidéo, a précisé la source. Ils ont été placés sous contrôle judiciaire avec l'obligation d'un suivi éducatif.
Un troisième "sauvageon", soupçonné d'avoir interpellé l'enseignante pour qu'elle note "présent" l'élève qui l'avait braquée, avait été interpellé mardi et remis en liberté à l'issue de sa garde à vue.
Des interpellations sans mises en examen
Le doigt d'honneur à Macron est-il bien passé ? Devenu exemplaire ?
L'élève qui avait tenu sa professeure en joue en plein cours a certes été mis en examen le 21 octobre pour "violences aggravées" et remis en liberté avec des mesures de contraintes provisoires. Il a interdiction d'entrer en contact avec l'enseignante, ne peut plus séjourner dans le Val-de-Marne, mais doit poursuivre sa scolarité. Une mesure d'évaluation éducative a été ordonnée. Il sera jugé ultérieurement par le juge des enfants.
Mais un autre adolescent de 16 ans, suspecté de complicité (?) pour avoir introduit l'arme factice dans l'établissement, avait lui aussi été interpellé, puis remis en liberté sans poursuites, l'arme de la vidéo s'avérant être un pistolet à billes. Interpellé pour avoir introduit l'arme, mais relâché au motif que l'arme n'était pas létale : pourquoi, alors, une interpellation, puisque que, depuis la première interpellation, le Parquet savait l'arme factice ?
Cette vidéo, filmée le 18 octobre dans ce lycée de Créteil, a suscité l'indignation jusqu'au sommet de l'Etat et conduit le gouvernement à annoncer un "plan d'actions" contre la violence dans les établissements scolaires, qui doit être présenté d'ici la mi-décembre.
Dernier rempart pour empêcher les bêtises, Mamie Macron s'avoue dépassée par le petit
La sexa (septua inavouée pour d'autres) n'en peut plus !
Lâché par certains de ses proches, comme Collomb, Emmanuel Macron conserve un garde-fou en la personne de son épouse Brigitte, maîtresse d'école retraitée. Mais celle qui se rêve en femme d'influence ne peut être toujours derrière lui : elle avoue qu'elle ne parvient plus à assumer son rôle...
L'adage qui voudrait que "derrière chaque grand homme, se cache une femme" se serait incarné en Brigitte Macron, à l'en croire. La duègne serait la seule à savoir parler au président. Dans l'entourage de Macron, les jeunes gens de la promotion Senghor à l'ENA ne savent par quel bout le prendre, comment le raisonner sans le froisser et maîtriser ses pulsions.
Dans un long article consacré à la pratique du pouvoir et aux "risques de l’isolement" du président, paru le 14 octobre, le journal Le Monde s'interroge : qui peut encore dire la vérité au chef de l’Etat ?, alors que beaucoup lui reprochent son manque d’écoute, mais aussi son style, jugé arrogant et auto-satisfait.
Les courtisans du prince reprochent à Gérard Collomb d’avoir mis Emmanuel Macron dans le pétrin. "Tu ne pouvais pas lui parler plutôt que de démissionner dans un entretien avec Le Figaro ?", se serait insurgé l’un de ses amis. Alors,attablé dans un café de Lyon, Gégé campe la scène où ce lundi 1er octobre, il a, assure-t-il, annoncé au président son départ du ministère de l’intérieur. "Je lui ai dit : "Je veux partir maintenant, avant le conseil des ministres. Cela ne sert à rien d’attendre plus longtemps." "
Mais Gégé ne sait sur quel ton jouer le rôle d'Emmanuel : faut-il le jouer autoritaire, inquiet, lucide, perché ? Comment caractériser cette 'hubris', cet orgueil démesuré dont Collomb assurait encore, il y a un mois, que Macron pouvait y succomber ? Au fond, ce septuagénaire roué ne sait plus très bien si le jeune chef de l’Etat a fait la sourde oreille ou s'il était une fois de plus coupé du monde, comme hors sol. "Le président a usé de son charme… a dit oui, mais non… Emmanuel Macron contredit rarement, mais il se place toujours sous un autre angle et s’acharne à vous convaincre… Sans doute a-t-il cru qu’il m’avait convaincu… On s’est quittés sur quelque chose de flou…"Peut-être Macron a-t-il même caressé le bras du vieillard : Manu aime palper jeunes et vieux, avant de réclamer ses lingettes et se caresser les mains...
Le lendemain, Gérard Collomb a dissipé le flou en explicitant dans la presse le message qui avait glissé sur le président, sans pénétrer sa bulle. Un mois plus tôt, Nicolas Hulot avait, lui aussi, annoncé à Emmanuel Macron : "Je vais démissionner." Mais le président n'écoute que ce qu'il veut entendre. Les avertissements ne l'atteignent pas. Les critiques et les sondages, il les "assume" !
Du Monde, on apprend donc notamment que certains s'agacent des sautes d'humeurs d'Emmanuel Macron. Ca va mal, alors "il n'écoute plus personne", "Qui ose encore lui dire la vérité ?", regrette son clan.
Face à ses échecs, Emmanuel Macron s'est isolé, se croyant incompris de la masse.
Recroquevillé sur lui-même, il ne compte plus que sur son dernier cercle d'amis qui gèrent dans l'ombre depuis qu'ils l'ont fait élire, et qu'il récompense généreusement pour les conserver à ses côtés. Le président de la République peut aussi compter sur Brigitte Macron.
Selon Le Monde, elle serait la seule à pouvoir lui taper sur les doigts lorsqu'elle n'est pas d'accord avec lui ou qu'elle trouve qu'il a dérapé. Ce qu'elle n'hésite pas à faire quand elle le pense nécessaire. "Il n'y a souvent que Brigitte Macron pour oser lui reprocher un propos maladroit", écrit Le Monde. Ainsi la Première dame l'épouse fut-elle particulièrement blessée que tous les conseillers ont accepté le doigt d'honneur glissé à son mari par un jeune Noir de Saint-Martin. Les photos affichent sa honte dans le monde entier.
Brigitte n'a pas laissé passer ce doigt. Elle s'est insurgée "de cette série de photos prises à Saint-Martin où le président tenait par la taille deux jeunes gens torses nus, dont l'un venait d'avouer être un ancien braqueur, sans qu'aucun des deux chargés de la communication présents ait vu que le jeune homme faisait un doigt d'honneur", et sur lequel revient Le Monde.
A Saint-Martin, on baisse tous son pantalon pour Macron
"Des politiques pourtant aguerris font souvent passer des messages par l'épouse du président", banalise toutefois Le Monde. C'est "elle qui rattrape un ministre que son mari vient, sans y prendre garde, d'humilier." Depuis son accession à la tête de l'Etat, l'image d'Emmanuel Macron, celle qui l'avait fait élire, s'est rapidement écornée. Trop "au-dessus de la mêlée" pour y prêter attention, Jupiter peut compter sur la seule dont le destin est mêlé au sien.
France Culture a mis à l'index (si on ose dire) Michel Onfray et s'est exposée à une riposte cinglante
A-t-on jamais vu une étreinte aussi chaude entre Manu et Brigitte ?
Le philosophe s'est fait plaisir dans une lettre ouverte au président de la République, publiée le 4 octobre sur son site personnel. Des démocrates aussi vigilants qu'exemplaires se refusent à y voir une détermination du pouvoir à faire taire les voix fortes d'opposition, tant Onfray se lâche et fait fi des règles de l'"ancien monde" en matière de moeurs privées. Onfray n'hésite pas en effet à souligner que c'est Macron, par son comportement 'no limit', qui autorise, voire appelle cette promiscuité gravement irrévérencieuse.
Fin septembre, dépité par la décision de France Culture de ne plus diffuser ses conférences l'été prochain, Michel Onfray annonçait qu'il renonçait à sa participation à l'Université populaire de Caen. "Je n'ai même pas été prévenu directement. C'est mon éditeur, Patrick Frémeaux, qui m'a transféré un mail qu'il avait reçu de la directrice de France Culture", explique-t-il au Figaro. "Sandrine Treiner met fin unilatéralement à [cette] collaboration sur la chaîne qu'elle dirige - avec pour tutelle un ministre nommé par Emmanuel Macron", écrit-il dans son communiqué, dénonçant l'inélégance de la méthode et laissant entendre que la décision est de nature politique.
France Culture a réagi sèchement à sa mise en cause par le philosophe
"Il n'y a aucune pression politique; c'est ridicule. Nous l'avons énormément soutenu, mais il n'y a pas de passe-droit à France Culture et, en termes de pluralisme, la question se posait de diffuser chaque été un seul et même essayiste. Notre antenne est libre de tout pouvoir, du pouvoir politique, mais aussi du pouvoir de Michel Onfray," affirme la directrice, contactée par Le Figaro.
"Evidemment, personne n'admettra de pression politique", gronde Onfray.
Il estime que la liberté d'expression est en péril dans notre pays. "Certains en ont marre de Zemmour ou de Finkielkraut. Quand il y a une pensée critique, on préfère déconsidérer le penseur plutôt que d'affronter sa pensée. Il faut qu'Eric Zemmour soit raciste. Je ne sais pas ce qu'on va me trouver", lâche-t-il, indigné.
Ce 4 octobre, le philosophe publie un écrit accablant
Certains refuseront de noter une volonté politique manifeste de mise à mort médiatique, au prétexte du populisme d'Onfray, tant ses allusions aux préférences homophiles de sa cible sont limpides. D'autres se réjouiront de le voir larguer les amarres, rompant définitivement avec le politiquement correct. Tout est possible dans le "monde nouveau"...
Message de Michel Onfray à @EmmanuelMacron : "Comme je dispose de plus de temps pour moi depuis que mes cours à l’@UPCaen sont passés dans la moulinette de ton rectum citoyen, je t'annonce que je t’écrirai plus souvent..."
La lettre entière à lire ici : https://t.co/folH4BrtUs
— Michel Onfray TV (@MichelOnfrayTv) 4 octobre 2018
Je me permets en effet cette familiarité, mon cher Manu, car des photos t’ont récemment montré partout sur la toile aux Antilles enlaçant un beau black, bodybuildé en prison, luisant de sueur tropicale, ce qui semblait te ravir jusqu'au plus profond – si tu me permets l’expression… Ton sourire béat montre en effet que ta dilection va plus facilement à qui accompagne son selfie avec toi d’un doigt d’honneur qu’aux intellectuels qui n’ont pas l’heur de te plaire parce qu’ils ne te font pas la cour. Décidément, tu sembles n’aimer que ceux qui te font savoir leur amour d’une façon qui ne prête pas à confusion : il faut t’enlacer torse nu pour te plaire, essuyer sa transpiration sur ta chemise blanche, et passer plus de temps en salle de sport qu’en bibliothèque. Je comprends dès lors que le philosophe Etienne Balibar, avec lequel tu dis avoir rédigé un mémoire universitaire sur Machiavel, n’ait plus le souvenir de toi. Il n’est probablement pas assez couvert de sueur, trop âgé et trop intellectuel à ton goût.
A ceux qui voudraient augmenter un peu leur culture, ce qui n’est pas de trop ces temps-ci, consultons l’encyclopédie en ligne Wikipédia, soyons fous ! Elle nous donne cette signification du doigt d’honneur : "Le majeur dressé autour des autres doigts baissés évoque un phallus et le reste de la main, un scrotum". Traduction pour qui ne maîtriserait pas toutes ces subtilités lexicales, il s’agit tout bonnement d’un "doigt dans le cul". Le doigt, on voit bien à qui il appartient, le cul, on se tâte – si je puis dire ! Est-ce le tien personnellement ? Auquel cas c’est ton affaire, mais n’en fais pas un étalage public : un président, ça ne devrait pas faire ça comme dirait l’autre… Ce cul, est-ce le nôtre en tant que tu incarnes la souveraineté populaire ? Est-ce celui de la France dont tu es le corps mystique ? On ne sait. Mais cette fois-ci, ça nous concerne. Et permets qu’on puisse ne pas jouir d’une pareille intromission dans notre intimité sans notre consentement. Demande à madame Schiappa : c’est la définition légale du viol.
Quoi qu’il en soit de ce fondement et de son propriétaire, c’est proprement manquer de doigté envers la République que de se laisser mettre de la sorte en arborant ce sourire radieux qui témoigne de ton contentement. Pareil goût relève de ta vie privée qui est celle du second corps du roi, elle ne devrait pas affecter ton premier corps qui est politique et républicain. Ce sourire, c’est le même que tu arborais sur les marches de l’Elysée le jour de la fête de la musique en compagnie d’une brochette d’individus, eux-aussi férus de ce très subtil langage des signes. On ne dira pas que tu caches ton jeu. Il n’y a que les crétins pour feindre que tu dissimules. Tu es du genre à nous le mettre bien profond, pour dire clairement ce qui ne devrait pas te choquer sous forme de mots, puisque la chose te ravit quand elle se trouve exprimée sous forme de geste. Mais mettre ou ne pas mettre, là est la question…
Or, cette question, tu l’as franchement résolue. Car, depuis quelque temps, tu montres en effet que, toi ou tes services, vous n’avez pas grand souci de la légalité (je ne parle plus de moralité, on sait désormais dans quelle estime tu tiens toute morale…), je parle de légalité. En adoptant cet angle de vue, on voit bien comment tu nous la mets, tu nous le mets, tu nous les mets…
D’abord, premier doigt, il y eut cette étonnante évaporation de tes bénéfices en tant que banquier chez Rothschild : tu sembles en effet avoir habilement fait disparaître cette somme considérable de ta déclaration de patrimoine avant les présidentielles. Quid en effet des cinq millions d’euros que tu as engrangés comme banquier pendant huit ans et dont personne ne retrouve la trace ? (source : "Cinq millions d’euros en huit ans, où est l’argent, Emmanuel Macron ?" dans Economie Matin du 16 février 2017). Cinq millions, ça en fait des billets de cinq euros que tu voles dans la poche des étudiants qui reçoivent l’APL !
Ensuite, deuxième doigt, il y eut cette soirée de levée de fonds à Las Vegas qui a permis, via des facturations de Havas-Business, le prestataire de service de cette soirée apparemment effectuée sans appel d’offre, donc illégalement, de dégager de considérables marges, en dizaines de milliers d’euros, pour le candidat que tu étais alors. Qui organisait ce genre de soirée fort peu légale ? Muriel Pénicaud, ton actuelle ministre du travail (source : "Déplacement de Macron à Las Vegas : la très chère soirée organisée par Havas" dans Le Parisien du 8 juillet 2017). Fillon est tombé pour trois costumes : cette seule soirée t’aurait permis d’acheter des pardessus et des pantalons pour tout ton gouvernement et leurs cabinets pendant de longues années. Or, ce ne fut pas la seule soirée ayant permis des largesses à ton endroit.
Troisième doigt, devenu président, il y eut l’affaire Benalla. Chacun a eu le loisir, durant ce feuilleton de l’été débordant sur la rentrée, de voir combien et comment tu couvrais qui te couvre. Entre mensonges, stratégies de communication, enfumage, intoxication, désinformation, instrumentalisation, bien malin qui peut désormais savoir où se trouve la vérité. Dans cette affaire, je veux n’en retenir qu’une. C’est une affaire dans l’affaire. Quand ton petit protégé s’est retrouvé en garde à vue, la police n’a pu effectuer une perquisition à son domicile pour cause de légalité : elle n’intervient pas la nuit. Comment se fait-il qu’une équipe ait pu être diligentée pendant ce temps-là au domicile de Benalla pour ouvrir son coffre et faire disparaître son contenu, dont des armes à feu ? Qui a dit quoi, et à qui, pour que ce forfait qui entrave la bonne marche de la justice ait été commis ? Et par qui ? Il faudrait demander à feu Gérard Collomb et lui demander si ça n’a pas un peu à voir avec sa récente démission… On ne fera croire à personne que ce faux cambriolage ait pu avoir lieu à cette heure, dans ce lieu, dans cet endroit de l’appartement d’un homme que tu protèges contre vents et marées, sans que tu sois un peu au courant ! Qu’y-a-t-il entre lui et toi pour que se trouvent détruites les preuves des coups tordus de cette affaire ? De quels doigts et de quels fondements symboliques, ou non, est-il ici question ? (source : "Affaire Benalla. Compagne introuvable, coffre-fort disparu… les zones d’ombre subsistent" dans Ouest-France du 23 août 2018)
Puisque nous sommes dans la cambriole, ajoutons un autre forfait, ce sera le quatrième doigt, nous ne sommes pas bien loin de toute la main. Chacun sait désormais que la communication de monsieur Benalla, qui mettait tant dans l’embarras monsieur Collomb (un nom qui, je le jure sur ta tête, n’entre en rien dans ma métaphore filée du doigt et du fondement…), est pilotée par la Reine Mimi.
Qui est Mimi ? Laissons parler les éditions Grasset qui publient bientôt une biographie non autorisée du personnage. Voici la quatrième de couverture du livre en question : "On l’appelle 'Mimi'. Michèle Marchand, la papesse des paparazzis, la gardienne des rumeurs, des secrets de la politique et des affaires. Elle collectionne les scoops sur les puissants mais elle a compris que le plus utile n’était pas de les vendre. Les posséder suffit. Et en parler, ici ou là. Elle ne dispose d’aucun titre officiel mais 'Mimi' se rend tous les jeudis à l’Elysée. Son agence de presse, Bestimage, a l’exclusivité de l’image de la Première Dame et de celles, privées, du couple Macron. (sic !) Une manne. Et une première. Jamais un couple présidentiel n’avait concédé un tel passe-droit à une 'petite marchande de photos'. Comment 'Mimi' a-t-elle pris le contrôle des secrets de Paris ? Pourquoi lui est-il accordé tant de privilèges ? Que sait-elle ? Que tait-elle ? Difficile d’enquêter sur cette femme, puissante et redoutée. Ses amis se taisent et ses obligés ont peur." Et puis ceci, qui ne manque pas de piment : "Garagiste, tenancière de boîte de nuit, mariée à des braqueurs puis à un policier, championne de ski, reine de la presse people… avant d’arriver au cœur du pouvoir. La vie de 'Mimi' est une énigme et un vertige."
On comprend que ce vertige en donne à d’autres. Voilà pourquoi, fort étrangement, l’appartement de l’un des journalistes a été cambriolé. Par qui ? Toi seul le sait me semble-t-il. Ou Monsieur Collomb, qui a récemment fait ses valises… comme un voleur ! Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que l’équipe de monte-en-l’air qui a œuvré sur le coffre fort de Benalla était aussi de service chez l’un des biographes de la désormais fameuse Mimi. (source : "Un des biographes de 'Mimi' Marchand mystérieusement cambriolé" dans L’Obs du 26 septembre 2018).
Pour les besoins de ma démonstration, je sais que tu me comprendras, j’ai besoin d’un cinquième doigt. De sorte qu’ainsi, nous pourrons franchement parler d’un "Fist Fucking" – autrement dit, pour ceux qui se trouveraient autant déroutés par cette expression formulée dans la langue de Shakespeare que par les subtilités lexicales du corps humain, voici une libre traduction de mon cru : "La main, puis tout le bras dans le cul". Tu m’excuseras toutes ces variations proctologiques, mais c’est toi qui m’y contrains, après avoir commencé aux Antilles…
A plusieurs reprises, celui qui te sert de Benalla pour tes discours, Sylvain Faure, a fait savoir que tu n’appréciais pas un certain nombre d’intellectuels - dont ma pomme ! Il fut dit un temps qu’un genre de "cellule riposte" allait être mise en place pour répondre aux idées "nauséabondes", bien sûr, de ces personnes dont j’étais et dont je suis. Notre Sylvain avait alors sorti du chapeau les noms de Michel Serres et de Pierre Nora : tu voulais du sang neuf et rajeunir la société française, ces académiciens totalisent 174 ans à eux deux, c’est réussi. (source : "Le devoir de mémoire de Macron" dans Le Parisien du 11 juin 2017).
Tout le monde a pu voir que tu étais capable de changer la loi pour récompenser Philippe Besson qui est à ta personne ce que Heidegger fut à Hitler, Sartre à Staline, Sollers à Mao puis à Balladur… Tu as en effet décidé de faire voter un texte permettant d’ouvrir une vingtaine de postes de consuls généraux supplémentaires à des fonctionnaires comme à des non-fonctionnaires afin de rendre possible ce hochet à offrir à ton ami avec l’argent de la République. (source : "Ce décret qui permet de nommer Philippe Besson consul à Los Angeles" dans Le Parisien du 30 août 2018).
Un homme qui est capable de passer par-dessus la loi pour récompenser un intellectuel qui le…, qui le…, disons, qui chante ses mérites, n’aurait pas à se forcer beaucoup pour faire savoir combien il lui plairait que ce philosophe, qui lui déplaît, cesse de voir ses cours diffusés sur le service public ! Je dis ça comme ça ! Après la fraude fiscale, trois doigts, les cambriolages, deux doigts, la promotion d’un ami comme avers d’une médaille dont le revers est l’éviction d’un ennemi, cinq doigt, voilà, le compte est bon : la main est passée tout entier, le bras peut suivre…
Voilà un an que Votre Altesse, Votre Excellence, Votre Sérénité, Mon cher Manu, Mon Roy, mais aussi : Mon Chéri, tu es au pouvoir. Et tu nous régales chaque semaine avec de nouvelles aventures. Il te reste quatre ans de règne.
Je t’annonce une bonne nouvelle : comme je dispose de plus de temps pour moi depuis que mes cours à l’Université populaire sont passés dans la moulinette de ton rectum citoyen, je me réjouis de pouvoir t’annoncer que je t’écrirai plus souvent que je ne l’avais prévu lors de ma première lettre. Cette perspective nouvelle me donne le même sourire que toi, mais pour d’autres raisons : je suis ravi !
On sait que le sage montre la lune et que l’imbécile regarde le doigt : pour ma part, j’en prends le ferme engagement, je ferai part égale entre la lune et le doigt…
Michel Onfray fait allusion à une autre lettre ouverte adressée à "Manu" Macron; en date de début septembre, on peut la lire ici, ou l'écouter, lue par son auteur : "On dirait du Dieudonné"...
Ses "métaphores scatologiques", ses "blagues homophobes" et son "humour sur le viol" n'ont pas pas manqué d'être dénoncées, notamment par Marilyn Maeso, enseignante en philosophie et "autrice" (!) du livre 'Conspirateurs du silence' (notamment sur la piètre qualité du débat), doctorante et monitrice en philosophie à l'Université Paris IV (Paris-Sorbonne):
Entre les clichés homophobes, l'overdose de ressentiment et la boutade lourdingue sur le viol, on réalise en effet, à lire cette lettre, le degré d'élévation intellectuelle dont l'absence de Michel Onfray sur France Culture nous prive.
Tristesse.https://t.co/hESbzS1n6d
— Marylin Maeso🕯 (@MarylinMaeso) 4 octobre 2018
Florilège de quelques autres réactions de même teneur :
"Onfray, toujours plus bas dans l'immonde (et je n'ai lu qu'une qz de lignes).
Dommage que le délit d'offense au chef de l'Etat n'existe plus
Il y a ici matière à condamnations pénales nombreuses.
Cet homme m’inspire un profond dégoût. Sa lettre est à son image, immonde.
On dirait du Dieudonné.
Je suis d'accord avec toi Marylin. Je suis triste que Michel Onfray use de telles méthodes pour sa démonstration. Ça ne lui ressemble pas. La lecture de cette lettre m'a fait penser à un intellectuel à bout de souffle. Juste aigri.
Comment en est il arrivé là ? les suites de l'AVC ? c'est possible ? en tout cas c'est très loin des conférences qu'il a pu donner il y a quelques années...
Pauvre Michel Onfray qui se noie de plus en plus dans sa haine putride. J'ai pas continué la lecture plus loin que la 1ère allusion grassement homophobe ("jusqu'au plus profond") digne des pires fachos de Twitter. Sidérant. On est bien loin du Onfray du début allant chez Pivot. »
A l'inverse, la lettre d'Onfray a ravi (mais aussi inquiété quelque peu) le journaliste Clément Weill-Raynal (candidat n avril 2018, sur la liste Force ouvrière pour la commission de première instance de la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels, CCIJP):
Michel Onfray se lâche et cogne très, très fort sur Macron. Il y a un peu du Jean-Edern Hallier dans le fond et la forme. Le philosophe finira-t-il enlevé - lui aussi - à la "Closerie des Lilas" par les barbouzes de l'Elysée ?
Public différent, réactions différentes... Petit aperçu :
"A lire absolument. C'est du très très lourd. Et c'est très drôle.
Merveilleux et drolissime ! Et remarquablement écrit ! J'ai peur pour lui... Effectivement !
Génial merci mr Onfray de nous offrir ce fist fuking du fondement présidentiel un grand moment orgasmique.
Magnifique lettre j'applaudis des 10 doigts... bravo Mr Onfray de lutter contre cette dictature digne de l'URSS.
Une Vérité crue. Des mots assassins et sans concession. Un président mis au pilori. L'histoire est en marche."
Laissant chacun libre de son jugement, je finirai sur un tweet qui renvoie les deux hommes dos à dos, à leur commun narcissisme :
Règlement de compte entre narcissiques ?🤨 Onfray critiquait déjà Macron sur le fait que cela faisait petit garçon de tenir la main de sa femme.🙄Lire cette lettre et se dire que Montaigne avait raison en disant que l'affirmation et l'opiniâtreté sont signes exprès de bêtises. https://t.co/VxIq3sxKkz