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dimanche 2 février 2020

Xavier Bertrand dénonce la politique sécuritaire de Macron

Le président n'a pas "réconcilié les Français" mais les a "dressés les uns contre les autres". 

Macron ne tient pas ses promesses, notamment la réconciliation des Français 

Image associéeDe l'avis général, la politique et les comportements de Macron développent la haine, contre sa personne et ses soutiens, au premier rang desquels ses ministres et élus, au point que les membres du gouvernement rechignent à se présenter comme têtes de liste aux municipales ou, à l'inverse, pour échapper au guêpier LREM dans lequel ils se sont fourrés, et encore,  en dissimulant leur appartenance derrière des sigles flous. Une douzaine de députés a plaqué le parti du président, singulièrement des femmes qui, pour nombre d'entre elles, reprochent l'autoritarisme ambiant qui dénie à tous le droit de penser et agir par eux-mêmes.

"En même temps", la politique sécuritaire d'Emmanuel Macron est "un fiasco", déplore le président (ex-LR) de la Région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, dans le JDD. 
"Le pays est sous tension, divisé comme rarement," met en garde l'ancien ministre des Affaires sociales
"Nos rues sont le théâtre de violences depuis plus de quinze mois,"déplore-t-il encore  dans un entretien avec le Journal du Dimanche.

"Attention ! Le tissu français se déchire sous nos yeux et vous en êtes responsable, Monsieur le Président"

"Pendant les deux ans de mandat qu'il vous reste, votre priorité doit être de protéger les Français", demande Xavier Bertrand, un possible candidat à la présidentielle de 2022.
Le chef de l'Etat est "mal à l'aise avec ces questions régaliennes," constate-t-il. 

Il pointe aussi la responsabilité du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et celle de la garde des Sceaux Nicole Belloubet, qui devrait "donner des directives claires et fortes en matière de justice pénale".

Il faut changer de politique

"Nous avons un triste record en matière de non-recouvrement des amendes et de non-exécution des peines", déplore-t-il en demandant que ne soit pas appliquée la nouvelle échelle des peines prévue par la loi sur la justice.

"Il y a en France un numerus clausus carcéral qui ne dit pas son nom", dénonce  Xavier Bertrand, et "la garde des Sceaux veut vider les prisons car la promesse de Macron de construire 15.000 places ne sera pas tenue," explique-t-il.

Faut-il remplacer ces deux ministres clés ? Oui, "car il faut changer de politique" et "il faut pour cela que le Président change, et déjà de comportement".

Le président des Hauts-de-France condamne le selfie de Macron exhibant cette semaine un T-shirt dénonçant les violences policières: "c'est une insulte aux forces de l'ordre, une remise en cause de ce qu'elles sont : les derniers remparts de la République".

samedi 1 février 2020

Macron pose avec un tee-shirt dénonçant les violences... policières

Le dessinateur Jul a-t-il piégé le président hors-sol ?

Le tee-shirt polémique représente un Fauve
(les récompenses attribuées à Angoulême) éborgné : du premier degré !

Le festival de la BD d'Angoulême fait sa pub au détriment de Macron. 
Une certaine presse publie la photo de la photo
de 
Jul posant avec la photo de lui avec Macron
Le président déconnecté se compromet en posant avec un tee-shirt dénonçant les mutilations de manifestants commises par la police: sur le dessin, il est écrit : 'LBD 2020', référence au lanceur de balles de défense qui a crevé des yeux de manifestants. Le 'L' est écrit couleur sang et le pansement est ruisselant : redondance d'un goût - ou sadisme - raffiné ...

Macron alimente les accusations de provocation à la haine.
S’il faut retenir une seule image de la visite de Macron au Festival international de la bande dessinée (FIBD) d’Angoulême, jeudi 30 janvier, une sortie non prévue à son agenda, ce sera donc celle-ci : le chef de l'Etat tout sourire, tenant entre les mains un tee-shirt représentant la mascotte de la manifestation avec un sparadrap sur l’œil. 
L'humour noir de l'intitulé accompagnant le dessin - "LBD 2020" - enfonce le clou avec une double allusion au label 'BD 2020', placé sous l’égide du ministère de la Culture où Macron a posé la potiche Riester, et au lanceur de balles de défense (LBD), arme de guerre de force intermédiaire ayant provoqué de nombreuses blessures graves dans les rangs des Gilets Jaunes.


Lors de son déjeuner avec des auteurs de BD ce midi à Angoulême, @EmmanuelMacron s'est vu offrir par @jul_auteur un tee-shirt avec le Fauve du @FIBDASSO éborgné, surmontant l'inscription "LBD 2020" #BD



Au côté du président - soucieux de restaurer l'image du président - le dessinateur Jul jubile,
tout heureux que l'autoritaire président de la République tombe dans le panneau, exploit facile puisque Macron est accroc aux selfies, bien que ses expériences soient souvent désastreuses, que ce soit à Saint-Martin, ci-contre, aux côtés de jeunes délinquants noirs débraillés (pantalon descendu laissant apparaître le caleçon) et au comportement allusif douteux (doigt d'honneur), 

ou son DAB  - référence à la consommation de drogue : le 'dabbing' est une manière de se shooter, en inhalant les vapeurs d'huile de cannabis - avec le footballeur Paul Pogba à l'Elysée, en plus de celui avec Mendy. On se souviendra maintenant de ses photos de fin de repas au Festival d'Angoulême. La scène qui qui fait polémique se déroule dans le restaurant de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image où Macron déjeunait avec plusieurs auteurs et éditeurs, invités à évoquer la précarisation des professionnels du secteur.

Ce tee-shirt, "outil de propagande anti-police n’a rien à faire entre les mains du président de la République qui a le devoir d’être aux côtés de nos policiers," a observé le député LR Eric Ciotti, dans l'indifférence du PS et, à plus forte raison de LFI ou du PCF.
 
Le chat de Trondheim éborgné, une "blague" innocente

Parrain de la programmation du festival, le caricaturiste Jul avait pris la parole pour dire que, si 2020 serait l’année de la BD, 2019 avait été "celle du LBD".
A cela près que l'usage en France du LBD a été dénoncé par plusieurs groupes de défense des droits de l'homme, notamment Amnesty International, mais aussi et surtout par le Conseil de l'Europe, tandis que le Conseil d'Etat a approuvé sa suspension, et qu'il est désormais rangé au musée des horreurs.

Les acteurs du Festival soutiennent que ce t-shirt de la honte n'est qu'une " blague".
Résultat de recherche d'images pour "chat eborgné"
Le ministre de la Culture, Franck Riester, cautionne cette 'blague" lancée par Jul, au ministère, le 18 décembre 2019, lors de la conférence de présentation de l’année de la bande dessinée. Pourtant, Macron l'a-t-il oublié, une personne est morte et au moins 23 autres ont perdu l'usage d'un œil sous les tirs de la police.

Sur Internet, un collectif de dessinateurs avait ensuite détourné la mascotte du Festival d’Angoulême – un petit chat, héros de Bludzee, une bande dessinée créée par Lewis Trondheim – en l’éborgnant. Des copies du t-shirt arborant le dessin de Jul ont été vues sur un stand du festival, sans que Castaner, le chef de police, ne les fasse retirer: la liberté d'expression est aussi une mauvaise "blague" ?

Une fois que l'entourage du président a pris la mesure de la bulle de Macron, Jul s'est vu interdire l'accès au déjeuner présidentiel avec son tee-shirt imprimé du fauve mutilé. Un policier a en effet confisqué à Jul l'"objet, considéré comme séditieux", raconte-t-il : "J’ai dû gueuler pour le récupérer." Après le gueuleton présidentiel...

Au cours du repas offert par son hôte, Jul s’écarta du débat central sur le statut des auteurs pour jouer son rôle de trublion et rappeler une notion "tarte à la crème" selon laquelle "la bande dessinée est aussi une caisse de résonance du monde qui l’entoure". 
Reprochant à Macron de ne pas "être au rendez-vous de l’histoire [Histoire] et des promesses de changement que laissait entrevoir son élection, l’ancien caricaturiste de presse a notamment évoqué l’impuissance des pouvoirs politiques face aux enjeux environnementaux et la recrudescence des violences policières. "Vous êtes sûr de faire la photo ?", a-t-il demandé au chef de l’Etat après lui avoir offert son présent – juste avant d’alimenter son compte Twitter.

"Jul a voulu dire que les auteurs avaient leur liberté".
"C’est aussi parce que nous sommes une société libre que le président de la République peut accepter de poser avec un tee-shirt où il y a quelque chose avec lequel il n’est pas d’accord", a tenté d'expliquer Macron pour sa défense, en dénonçant "une société dans laquelle on est en train d’exiger de chacun le respect et la civilité, et où on peut dire que la violence est interdite": encore un "en même temps" qui autorise toutes les dérives. 
Résultat de recherche d'images pour "Macron LBD 2020"
France bleu choisit de zoomer sur le t-shirt,
technique quasiment stalinienne de trucage de photos
qui effacent certains personnages en disgrâce
Interrogé plus tard par la presse, le président s’est refusé à incriminer le dessinateur, puisqu'il a des fans : "Jul a voulu dire que les auteurs avaient leur liberté et le droit de dire ce qu’ils veulent en dehors de [leurs] problèmes."

Trois des principaux syndicats de policiers s’en sont indignés, jeudi

"Il y a beaucoup de colère et d’incompréhension. Ça ne passe pas du tout dans les rangs", a réagi Yves Lefebvre, secrétaire général de l’Unité SGP-Police-FO. Pour lui, le 'selfie' du chef de l’Etat est "une marque de défiance et de mépris à l’égard de ceux qui lui ont permis d’être encore président". 
Fabien Vanhemelryck, secrétaire général d’Alliance, a fait part également de la colère des policiers : "On attend autre chose d’un président de la République qu’il pose avec un tee-shirt insinuant que les forces de l’ordre éborgnent les gens." Pour lui, "ce signal" est "ce qu’il y a de pire dans le contexte actuel de chaos, au moment où la police et la gendarmerie sont les derniers remparts de la République".

vendredi 28 septembre 2018

L'avocat d'Alexandre Benalla annonce qu'il lâche l'affaire

Un largage décidé ... "en accord" avec son client

Maître Laurent-Franck Liénard renonce à la défense de l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron




L'avocat a choisi Facebook - et non la presse - pour faire cette annonce, mercredi 26 septembre : il n'assurera plus la défense de l'ancien chargé de mission de l'Elysée. "En accord avec Monsieur Benalla, j'ai décidé de quitter sa défense pour les faits du 1er mai. Je lui souhaite beaucoup de courage pour affronter la suite", écrit l'avocat, sans donner plus de précisions.

Cette annonce intervient alors que son client doit pourtant être entendu par les magistrats, qui l'ont mis en examen pour violences en réunion : son premier interrogatoire doit avoir lieu vendredi 28 septembre.


Cette décision pourrait être en lien avec le selfie de son client s'exhibant avec  une arme au poing dans un restaurant de Poitiers, alors que le candidat Macron se trouve dans un salon privatisé voisin.

L'intime du président n'était pas censé détenir une arme. La question est même celle de la preuve qu'il avait un port d'armes. Pour autant, mardi 25 septembre, Laurent-Franck Liénard avait fait part de son agacement concernant le traitement médiatique de cette scène par le site révolutionnaire trotskiste Mediapart.

"Alors qu'il y a des choses sérieuses à traiter dans ce dossier, je m'étonne, qu'on continue à chercher des éléments tous azimuts pour nuire à la réputation de Monsieur Benalla. Lâchez-le !", avait-il lancé, exaspéré par l'enquête parallèle menée par la presse. 

Le timing de cette annonce par la presse d'investigation, qui intervient à moins de 48 heures d'une audition décisive, n'est pas anodin, mais apporte une pièce utile au dossier, quand l'enquête policière semble au point mort.

Que cet avocat spécialisé dans la défense des membres de forces de l'ordre abandonne son client en rase campagne est une autre source d'étonnement.

jeudi 27 septembre 2018

Selfie avec Benalla, arme au poing : la serveuse parle

Le garde du corps du candidat Macron en campagne était armé dans un espace public privatisé 

"Je pense que c'était pour lui quelque chose de drôle".

Benalla était armé lors de sa protection rapprochée du candidat Macron
En début de semaine, Mediapart avait diffusé un selfie d'Alexandre Benalla arme à la main dans un restaurant de Poitiers, pendant la campagne de Macron dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle, alors que ce proche du candidat n'avait pas encore l'autorisation de porter une arme en dehors du QG de campagne d'Emmanuel Macron.
Mercredi 26 septembre, Mediapart a retrouvé la jeune serveuse qui a demandé ce selfie. Celle-ci a raconté sa version de l'histoire au site d'investigation.

"On nous avait demandé de privatiser le restaurant, raconte Laura, à visage découvert dans une vidéo publiée par Mediapart. C'est Emmanuel Macron, ses élus et ses gardes qui devaient venir. C'est moi qui me suis occupée des gardes et policiers. Macron et ses élus étaient dans une salle à côté."

"Quand ils ont commencé à partir, les gardes ont suivi derrière. C'est là que j'ai demandé la photo, avec les vigiles d'abord, puis avec Macron. Quand la photo a été prise avec Benalla, je me souviens avoir vu Macron en face de moi à 1,50 m. Je pense que personne n'a vu l'arme être sortie [une tournure de phrase qu'on peine à attribuer à la jeune serveuse : ses propos ont-ils été calibrés ?]. On était beaucoup, dans un tout petit hall, une quarantaine de personnes", ajoute la jeune serveuse du restaurant poitevin.

Elle rapporte aussi les quelques mots échangés avec Alexandre Benalla après ce selfie: "Juste après le selfie, Alexandre Benalla m'a précisé, en me regardant, qu'il fallait que je reprenne le temps après mon service de regarder la photo. On sentait que ce n'était pas une blague, mais c'était aussi avec un sourire, donc je pense que c'était pour lui quelque chose de drôle."

Ouverture d'une enquête préliminaire 

Mardi, le Parquet de Poitiers a ouvert une "enquête préliminaire" après la publication du selfie. L'enquête sur l'ancien garde du corps devenu chargé de mission de l'Elysée a été confiée par le procureur de la République de Poitiers, Michel Garrandaux, à la sûreté départementale, précisant que le magistrat avait estimé que les faits relatés par Mediapart sont "susceptibles de recevoir une qualification pénale".

Dans un entretien avec Le Monde, le 26 juillet 2018, Alexandre Benalla avait donné des précisions sur le port d'arme qui lui aurait été accordé par "on"... Il avait expliqué s'être vu refuser une première demande par le ministère de l'Intérieur en 2016, année où il était déjà au service du candidat Macron, mais qu'il reçut finalement une autorisation de la préfecture de police, mais valable "dans le QG (d'En Marche) uniquement".

Et ce n'est qu'après l'élection d'Emmanuel Macron, une fois à l'Elysée, donc après cette date du 28 avril 2017 et le selfie avec le pistolet dégainé dans le restaurant poitevin, que, "considérant que (sa) fonction est exposée, on (l)'autorise [pourtant] à acquérir un Glock et à le détenir dans l'exercice de (sa) mission".

mardi 25 septembre 2018

Alexandre Benalla dégaina son arme à feu pour un selfie

Mediapart diffuse un selfie de Benalla, arme au poing

Le site révolutionnaire trotskiste a publié une photo de l'ex-collaborateur de Macron, arme à la main... qu'il ne pouvait détenir hors du QG d'En Marche! 

Il n'était pas autorisé à la détenir hors du QG d'En Marche! 


Cette photo, révélée par Mediapart lundi, aurait été prise la nuit du 28 avril 2017. Elle présente l'ex-chargé de mission arme à la main. Or, à cette époque, Emmanuel Macron est candidat à la présidentielle et Alexandre Benalla chargé "de la sûreté et de la sécurité" d'En Marche!. Il aurait dit ce soir-là à la jeune femme, auteure du selfie, qu'une "surprise" l'attendait sur la photo. 

S'il s'agit de son arme, cela pose un problème majeur, car à cette date, Alexandre Benalla n'a pas d'autorisation de port d'armes. Ce selfie, dans un restaurant de Poitiers, met également à mal la parole de l'ancien collaborateur de l'Elysée. 

"On fait la demande d'acquérir et de détenir des armes dans le QG. Et on obtient finalement de la préfecture de police l'autorisation de détenir des armes, des Glock 17, de mémoire, mais dans le QG uniquement," expliquait tranquillement Benalla dans un entretien exclusif au Monde en date du 26 juillet. Et d'insister lorsqu'on lui demande s'il est déjà sorti avec son arme, "non, jamais. On n'est pas mabouls, il y a un risque pour la réputation du candidat...

"Je ne me suis jamais fait prendre en photo avec une arme"


Contacté par Mediapart, l'ancien intime d'Emmanuel Macron a assuré n'avoir "jamais porté à la ceinture une arme à feu à l'extérieur du QG de campagne". "Je ne me suis jamais fait prendre en photo avec une quelconque arme pendant la campagne", "encore une fake news", "je ne pense pas que vous ayez une spécialité technique en photomontage", s'est-il défendu. 

Qui est le vrai Benalla ?

Alexandre Benalla, ex-collaborateur du président Emmanuel Macron.

Mediapart affirme que les métadonnées de la photo confirment qu'elle a bien été prise le 29 avril 2017 depuis la caméra frontale d'un iPhone SE, aux coordonnées GPS qui indiquent bien à l'adresse du restaurant où Emmanuel Macron avait fait escale durant sa campagne
Mediapart affirme également que le selfie n'est pas retouché, car "l'image est uniforme et ne fait pas apparaître de zone avec un niveau de compression différent." L'avocat d'Alexandre Benalla dénonce pourtant une publication "erronée". 

Alexandre Benalla, ancien chargé de mission de l'Elysée est en outre accusé d'avoir violenté deux militants d'extrême gauche lors des manifestations du 1er mai, nous a offert un véritable feuilleton cet été. Visiblement, la série n'est pas terminée, d'avoir fait accélérer le bus des Bleus à leur retour du Mondial, frustrant la foule sur son passage, et d'avoir utilisé l'image du chef de l'Etat à son insu sur un site de rencontres...  

Avec ce selfie, Mediapart exulte : "Cette fois, Alexandre Benalla est pris en flagrant délit de mensonge," à Poitiers, dans une alcôve fermée occupée par des membres du service d’ordre du candidat, proche du salon privé réservé au candidat des riches. A la fin du repas, vers minuit et demi, une jeune serveuse sollicita un selfie avec trois autres personnes.

"Pourquoi Alexandre Benalla était-il armé pour ce déplacement du candidat et de quelle autorisation bénéficiait-il ce jour-là pour porter cette arme ? Impossible de le savoir. L’Elysée se retranche derrière l'enquête judiciaire ouverte et Alexandre Benalla a annulé au dernier moment le rendez-vous prévu avec Mediapart."

vendredi 6 juillet 2018

Un selfie de Pascal Obispo et Brigitte Macron sidère les internautes

La presse institutionnelle s’est auto-censurée

blog -selfie Obispo et Brigitte Macron chez Line Renaud-juill2018.jpgLe 90e anniversaire de Line Renaud, ce lundi,  a été l’occasion d’une nouvelle réunion annuelle de nombreux amis, dont Brigitte Macron… ce qui a révolté de nombreux internautes.




Si, sur France 2, Stéphane Bern lui consacra un divertissement tourné une semaine plus tôt à Bobino, la vraie fête d’anniversaire de Line Renaud avait lieu, comme d’habitude dans sa grande propriété de l’ouest parisien, entourée de ses nombreux amis. Un anniversaire marqué toutefois par une absence, celle de son ami Johnny, toujours fidèle à sa "marraine de télévision" et son épouse, Laeticia, restée à Los Angeles avec ses filles, au coeur de la tourmente médiatique qu’elle suscite autour de l’héritage du rocker.
Chez Line, se trouvait cette année Pascal Obispo avec lequel elle est depuis plus de vingt ans impliquée dans le Sidaction, mais aussi Dany Boon, son « fils » dans La Ch’tite famille ! Si le Président Macron n’était pas de la party, pour cause d’obligation professionnelle, sa femme Brigitte, elle, était venue souhaiter un joyeux anniversaire à "sa grande amie".
Faisaient également la fête, Muriel Robin, Mimie Mathy, Jean Reno, venu accompagné de son épouse Zofia Borucka, la première dame de Côte d’Ivoire Dominique Ouattara
 et la maire PS de Paris, Anne Hidalgo

La présence à la fête de l’épouse sexagénaire a clairement indisposé certains « gens qui ne sont rien » mais refusent de la boucler.

Mais, lorsque, sur son compte Instagram, Pascal Obispo a posté une photo affichant les invités, les commentaires des internautes ont fusé, prenant une tournure imprévue. Si la côte de popularité de Line Renaud est toujours au top, en revanche "Ah le fric, vous êtes à genoux" , "Dégoûté", "Dommage de poser avec Macron" , " Que des gueules de cons " , " Quelle imbécile " … Si la musique de Pascal Obispo peut plaire, la coloc du président à l’Elysée commence à courir sérieusement sur le haricot des Français !

Pascal Obispo, lynché de tous les côtés, a fini par retirer bravement cette photo de son compte Instagram
, visiblement inquiet de son impact négatif sur son image et son business.
L'épouse Macron ne donne manifestement pas 24/24h dans le caritatif (soutien à Line Renaud), culturel (la chanteuse Rihanna et "Les Ch'tis") ou social (le logement avec "Ma Cabane au Canada") ou qui participeraient au rayonnement de la France...

dimanche 28 juin 2015

Yassin Salhi a envoyé en Syrie son selfie avec la tête de son patron décapité

Salhi avait tenté de se présenter en victime de racisme

Un destinataire en Syrie a reçu le macabre selfie

Yassin Salhi, escorté par des policiers, alors qu'il vient de récupérer son passeport
dans son appartement de Saint-Priest avant d'être transféré à Paris, le 28 juin 2015
Yassin Salhi, l’auteur présumé du meurtre et de la décapitation de son employeur, vendredi matin, à Saint-Quentin-Fallavier (Isère) a reconnu les faits, tout en précisant qu’il s’en serait pris à Hervé Cornara sur "un parking", sur le trajet entre son entreprise et l’usine Air Products, théâtre des faits.


Cet "abject" cliché de Yassin Salhi avec la tête de son patron décapité vendredi a été envoyé depuis le portable de Yassin Salhi vers un numéro canadien, par l'application de messagerie instantanée WhatsApp, a-t-on appris dimanche, "de source proche du dossier".
Depuis qu'ils avaient repéré cette photo samedi, les enquêteurs étaient convaincus que le destinataire était en fait dans les zones de djihad irako-syriennes.

Les enquêteurs pensent avoir identifié un djihadiste français

Il aurait été repéré parmi les 473 actuellement présents dans les zones de combats, selon une autre fuite bien informée.
Bien que signalé  par les services de renseignements comme radicalisé dans sa ville de Pontarlier (Doubs) depuis le milieu des années 2000, soit une dizaine d'années,  aucune de ces sources n'a fait état d'éléments de preuves que Yassin Salhi se serait lui-même rendu en Syrie.

L'individu se dirait victime de racisme

Yassin Salhi se serait alors montré "confus" sur ses réelles motivations. Les enquêteurs de la sous-direction antiterroriste (Sdat) qui ont recueilli ses aveux, ont en effet également tenté de déterminer un mobile.  "Il a notamment évoqué des difficultés personnelles liées, à la fois, à son travail et à sa vie de famille qui auraient pu le pousser à commettre son geste, confie une source proche de l’affaire. Mais tout cela reste à préciser." 
Quelques jours avant l'attentat, un différend d'ordre professionnel s'est produit entre cet homme de 35 ans et son employeur. Selon l'AFP et i-télé, le ton est monté entre les deux hommes, après que Yassin Salhi avait fait tomber une palette de matériel informatique de prix.

Le barbare devait quitter Lyon dans l'après-midi pour être transféré dans les locaux de la Sdat à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), près de Paris.

vendredi 17 avril 2015

Et un doigt d'honneur pour François Hollande, un !

Le 'selfie' avec Hollande tourne en insulte au président de la République 

Le président Hollande se croyait-il respecté de la diversité? 

Visiblement épanoui, François aime les 'selfies'
La réponse tient en un selfie. 
Un jeune métis qui avait la sympathie automatique du président français a trompé sa confiance béate en lui adressant un doigt d'honneur bien ferme et déterminé, clairement orienté vers sa personne présidentielle, sous l'oeil d'un sbire sensé veiller à l'intégrité de ses arrières. Le cliché a été pris, mercredi, lors de la visite du président socialiste à Berne en Suisse. 

La presse tente de minimiser banaliser l'insulte en plaisanterie
Le journal helvète "Le Matin" considère qu'un doigt d'honneur à Monsieur P'tite Blague ne peut être que le geste d'un "plaisantin", mais a lancé un appel à témoins pour retrouver l'auteur du crime de lèse-majesté étrangère en visite officielle. 

Le président "normal" n'est pas non plus expert en selfies
Le chef de l'Etat ne rechigne pourtant pas à se faire prendre en photo avec des badauds et il en a encore fait la démonstration, mercredi 15 avril, lors de ce déplacement en Suisse.

L'image présidentielle prend un nouveau coup 

Le président de la République est sorti tout ébranlé de son bain de foule de la Münsterplatz de Berne, capitale helvétique.  François Hollande apparaît désormais comme le premier chef d'Etat outragé sur un "egoportrait" par un doigt d'honneur intrusif. Hier, grâce à Hollande, le livre des Records a ouvert une nouvelle rubrique.
Le journal Le Matin a, depuis, lancé un appel à témoin, aujourd'hui inaccessible, pour retrouver "l'homme au selfie provocateur", un "plaisantin".

Auteur du cliché diffusé par les media, le photographe de l'agence Keystone minimise aujourd'hui la gravité de l'offense et s'étend sur les circonstances de cet egoportrait insultant. "La scène a duré trois secondes, explique-t-il. Un agent de sécurité, qui se trouvait juste à côté de François Hollande, a remarqué la situation. Il a saisi la main du jeune homme et le président a continué sa route." Le photographe n'est pas en mesure de dire si ce geste était offensif et prémédité. Peut-on dire qu'il était délicat ?

Hollande crée un nouveau contentieux avec la Suisse


Le président socialiste s'était rendu en Confédération helvétique pour rétablir le contact rompu par Jérôme Cahuzac, son ministre fraudeur du Budget, mais il repart avec le stigmate d'un doigt pointé profond sur son honneur.

Le rapport du 'Matin' ne dit pas si le toucher vaut bulletin de santé. Mais la Loi renseignement de Valls prévoit toutes sortes d'investigations de "protection" de notre territoire, du 'selfie' au TR, mieux qu'aux Etats-Unis: c'est le 'Patriot act' de Manu (militari).