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jeudi 7 novembre 2019

Le président du Sénat dénonce des propos injurieux adressés à plusieurs sénateurs

Gérard Larcher (LR) a procédé à "un signalement" au procureur de la République 

Des sénateurs qui ont voté en conscience l'interdiction des signes religieux pour les accompagnantes voilées de sorties scolaires ont été 

victimes de "propos virulents, injurieux, voire violents" sur Internetrévèle le président du Sénat.

Il a également informé le Parquet "des menaces, y compris des menaces de mort, individuelles ou collectives", reçues par des sénateurs, apprend-on d'un communiqué publié par la présidence à l'issue de la réunion du Bureau du Sénat jeudi. Le président du Sénat les a "incités à porter plainte". 
L'enquête IFOP stigmatisant les mécréants, et la tribune publiée dans Libération dénonçant des "lois liberticides" qui sont votées "depuis des années" à l’encontre des musulmans tombent fort mal et se révèlent malveillantes: la première est commandée par la Dilcrah (dépendante d'Edouard Philippe), et par la fondation Jean-Jaurès (socialiste), qui tente d'accréditer les soi-disant discriminations et agressions des Blancs sur les musulmans et la seconde, à l'initiative du CCIF, Collectif contre l'islamophobie en France, appelle ce dimanche à un défilé communautariste et islamo-politique. Pendant la campagne présidentielle de 2012, lors d'un meeting le 11 mars, Nicolas Sarkozy, président sortant s'appuyant sur une note interne des renseignements généraux, déclara que le CCIF et Tariq Ramadan ont conjointement appelé à voter pour François Hollande. Le CCIF est clairement un acteur de l'islam politique. Marwan Muhammad, porte-parole du CCIF, considère que les raisons d'opposition à l'islam diffèrent selon les préférences politiques, mais sont toutes condamnables en France: "A droite, l'islamophobie est alimentée par un discours sur l'identité ou la sécurité ; à gauche, par la défense de l'égalité hommes-femmes et la laïcité." Tous sataniques au regard de la charia ? Lien PaSiDupes
Le président du  Sénat  a enfin signalé un message qui circule sur Facebook. 
Gérard Larcher demande au Parquet d'examiner si cet appel à la collecte d'informations sur des sénateurs s'étant exprimés en faveur du texte, "constitue un délit de provocation à commettre un délit". S'agit-il d'appels à intimidation, violences physiques ou assassinats ?

L'auteure de la proposition de loi adoptée en première lecture le 29 octobre au Sénat n'a pas attendu que Castener se bouge

La sénatrice LR Jacqueline Eustache-Brinio, a déposé plainte contre la publication de posts sur la page "HKM" de  Facebook  appelant à publier la liste des sénateurs ayant voté en faveur du texte "avec leur photo, leur fonction, leur ville de résidence"

Le président du Sénat a présenté au Bureau un "vademecum" à destination des sénateurs "afin qu'ils connaissent les procédures à leur disposition s'ils ont été l'objet de propos menaçants ou d'injures". Ils ne sont à l'évidence pas préparées aux nouvelles moeurs dans le "monde nouveau" de Macron, pour qui le voile islamiste n'est "pas son affaire"......

Interrogé lors des questions au gouvernement du Sénat, suite à des posts sur les réseaux sociaux appelant à "afficher au mur de la honte" les noms des sénateurs ayant voté en faveur du texte, Christophe Castaner avait dénoncé mercredi des "intimidations totalement inacceptables".

Le ministre de l'Intérieur avait indiqué avoir saisi la plateforme de signalements de contenus illicites en ligne, Pharos, et avoir adressé un signalement auprès du procureur de la République.

dimanche 12 mai 2019

Le lobby écolo appelle le CSA à criminaliser le climatoscepticisme

Avec 0 député, 3 sénateurs et 5 eurodéputés, les écolos sont-ils légitimes pour museler le débat ?

La mafia de l’écologie sectaire et punitive de Claire Nouvian compte sur le CSA pour imposer ses vues à la majorité des Français


Alliés au PS, ils plafonnèrent à 6,36% des voix exprimées à la présidentielle 2017, mais ils prétendent sanctionner les contestataires climatosceptiques de la télé: de quel droit imposeraient le silence à qui que ce soit ? 

Soutiens, pétition, montages, signalements : une polémique oppose l’écologiste à l’animateur Pascal Praud depuis son passage sur la chaîne CNews pour un débat sur le "refroidissement climatique".

La tentative télévisuelle de l'écologiste radicale pour faire taire la contestation a tourné court, mais elle ne cesse d'occuper les media. 
Après une semaine de controverse autour de la participation mouvementée de l’écologiste Claire Nouvian à une émission de CNews, l’heure est toujours à la mobilisation et à la contre-attaque. Une pétition a été lancée pour interpeller le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) qui, selon Le Monde, a reçu de la meute verte plus de 1.300 signalements.


Lundi 6 mai, Claire Nouvian, candidate – en position non éligible – aux élections européennes sur la liste PS-Place publique, était l’invitée de "L’Heure des pros", une émission de débat animée par Pascal Praud. Sur le plateau se trouvait aussi, notamment, l’éditorialiste du magazine Causeur, Elisabeth Lévy, au franc-parler, et quelques chroniqueurs tièdes. 

Le thème proposé est le changement climatique, ou plutôt "Le 'refroidissement' climatique ?", comme l’annonce un bandeau qui annonce clairement la couleur et comme le présente, franc-jeu, l’animateur, visiblement ironique: "Moins trois degrés ce matin dans les Yvelines (…), moins un degré hier à Troyes. Attention, sujet sensible, on ne rigole pas avec le réchauffement climatique"...

"Mais vous êtes rétrograde !", lance la 78e de la liste, sur 79


S’ensuit une discussion agitée, au cours de laquelle
la queue de liste accuse P. Praud et E Lévy de climatoscepticisme en remettant en cause les avancées scientifiques : un crime contre l'humanité, bien sûr. "Les climatosceptiques, ils n’ont pas le droit de parler quand on fait une émission ?", interroge alors Pascal Praud. "Le mot 'sceptique' en science n’est pas une insulte; au contraire, c’est une vertu, lance de son côté Elisabeth Lévy. Je pense qu’il y a un consensus sur la réalité du changement. Sur ses causes et sur son évolution, non," explique-t-elle. 

"Inculture scientifique crasse" des "individus" qui doutent, selon Nouvian. 
"Mais vous êtes rétrograde ! (…) Mais vous êtes dingue !", réplique Claire Nouvian, exaspérée d'avoir à débattre des "réactionnaires", dont Elisabeth Lévy, qu’elle invite à aller "se cultiver scientifiquement"..


L’émission a fait l’objet d’un montage vidéo diffusé sur Twitter. 

Il efface les injures de la candidate Place publique-PS, mais montre plusieurs séquences où l’écologiste est qualifiée à son tour de "folle", aussitôt rétracté en "dingue",  et de "très ridicule", degré zéro de l'insulte, et accusée de "donner une image hystérique de [sa] pensée", un constat que ne démentiraient ni un psychiatre, ni un témoin neutre, au vu des yeux exorbités et des mains brassant l'air de l'invitée survoltée.

Ce montage a été largement repris, en particulier des internautes de la meute  noir, rouge et rose soutenant par des politiques – amis ou adversaires – qui ont apporté leur soutien à Claire Nouvian. L’écologiste "a bien eu raison de dénoncer le guet-apens climatosceptique… et misogyne de Pascal Praud", a écrit Manon Aubry, tête de liste de La France insoumise (LFI) aux européennes. P. Praud " s’est lancé dans une diatribe négationniste sur le réchauffement climatique et a insulté de manière honteuse et misogyne son invitée", a considéré la maire (PS) de Lille, Martine Aubry, qui est de parti-pris, puisque Jean-Marc Germain est un de ses anciens collaborateurs. 

Elle a aussi reçu l’appui des socialistes Anne Hidalgo dont le mari (Jean-Marc Germain est candidat de la liste menée par Raphaël Glucksmann), et Najat Vallaud-Belkacem, bien qu'elle soit salariée de l'entreprise de sondages Ipsos depuis qu'elle a été rejetée aux dernières législatives. Ipsos donne la liste LREM derrière le RN, suivies par Les Républicains (rétrogradés à 13%), La France insoumise (redressée à 10%), Europe Ecologie-Les Verts (7%) et PS/Place publique/Nouvelle Donne (4,5%).

Pascal Praud a lui été soutenu par le maire de Béziers, Robert Ménard, qui voit en lui "un journaliste libre, qui goûte peu au sectarisme écolo ".

Et bien d'autres :







Libération lui a également apporté son soutien:

A Place publique, qui n'a aucun élu national, se sont alliés des mouvements politiques, tels Nouvelle Donne (Pierre Larrouturou) ou Le Rassemblement citoyen-Cap21 (présidé par Corinne Lepage,qui apporta son soutien au candidat Macron, il n'a aucun parlementaire), des partis Les Radicaux de gauche, Union des démocrates et des écologistes (trois parlementaires, dont Bennahmias) et le Parti socialiste.
Mais, le 16 mars 2019,
un cofondateur de Place publique, Thomas Porcher, a quitté le parti, dénonçant une "liste d'apparatchiks, pas de citoyens", qui n'a pas atteint ses objectifs de "rassembler du PS à La France insoumise". En fait, la moitié des 22 cofondateurs de Place publique s'est désengagée, déçue par le fonctionnement pyramidal du parti et l'alliance avec le PS. "D'un mouvement polyphonique, on est passés à un fan-club de Raphaël Glucksmann", indique une source à l'AFP.
Le magazine Marianne a lui aussi effectué un autre montage ayant pour ambition de "combler les séquences manquantes » dans la première vidéo diffusée.
VOIR et ENTENDRE la séquence réelle que la gauche a expurgée :



Pascal Praud a de son côté appelé à "se méfier des montages vidéo", en relayant un autre assemblage de séquences montrant davantage Mme Nouvian sortir de ses gonds. 


Une pétition au CSA


Claire Nouvian, elle, a répliqué sur les réseaux sociaux. "Oui, je suis folle de rage, a-t-elle déclaré dans une vidéo, mardi, lançant dans le même temps un hashtag avec cette expression. Je suis folle de rage que [les climatosceptiques] aient une tribune médiatique rétrograde, révisionniste et que ce soient des négationnistes qui aient accès à la télé pour transformer les cerveaux de nos concitoyens et les rendre plus bêtes et plus ignorants. Mais quelle irresponsabilité !" 


Elle a ensuite  lancé, jeudi, une pétition intitulée "CSA : protégez notre avenir !".

"Nous demandons au Conseil supérieur de l’audiovisuel d’appliquer dorénavant son mandat de “protection de l’environnement et de la santé humaine” (…). Le CSA doit rappeler les chaînes à leurs responsabilités : si le débat scientifique est légitime, les médias audiovisuels ne doivent pas servir de tribune à la négation du réchauffement climatique qui est un fait avéré." 

La liste de la furie s'intitule "Envie d'Europe écologique et sociale" : il faut en avoir envie, en effet...

vendredi 6 juillet 2018

Un selfie de Pascal Obispo et Brigitte Macron sidère les internautes

La presse institutionnelle s’est auto-censurée

blog -selfie Obispo et Brigitte Macron chez Line Renaud-juill2018.jpgLe 90e anniversaire de Line Renaud, ce lundi,  a été l’occasion d’une nouvelle réunion annuelle de nombreux amis, dont Brigitte Macron… ce qui a révolté de nombreux internautes.




Si, sur France 2, Stéphane Bern lui consacra un divertissement tourné une semaine plus tôt à Bobino, la vraie fête d’anniversaire de Line Renaud avait lieu, comme d’habitude dans sa grande propriété de l’ouest parisien, entourée de ses nombreux amis. Un anniversaire marqué toutefois par une absence, celle de son ami Johnny, toujours fidèle à sa "marraine de télévision" et son épouse, Laeticia, restée à Los Angeles avec ses filles, au coeur de la tourmente médiatique qu’elle suscite autour de l’héritage du rocker.
Chez Line, se trouvait cette année Pascal Obispo avec lequel elle est depuis plus de vingt ans impliquée dans le Sidaction, mais aussi Dany Boon, son « fils » dans La Ch’tite famille ! Si le Président Macron n’était pas de la party, pour cause d’obligation professionnelle, sa femme Brigitte, elle, était venue souhaiter un joyeux anniversaire à "sa grande amie".
Faisaient également la fête, Muriel Robin, Mimie Mathy, Jean Reno, venu accompagné de son épouse Zofia Borucka, la première dame de Côte d’Ivoire Dominique Ouattara
 et la maire PS de Paris, Anne Hidalgo

La présence à la fête de l’épouse sexagénaire a clairement indisposé certains « gens qui ne sont rien » mais refusent de la boucler.

Mais, lorsque, sur son compte Instagram, Pascal Obispo a posté une photo affichant les invités, les commentaires des internautes ont fusé, prenant une tournure imprévue. Si la côte de popularité de Line Renaud est toujours au top, en revanche "Ah le fric, vous êtes à genoux" , "Dégoûté", "Dommage de poser avec Macron" , " Que des gueules de cons " , " Quelle imbécile " … Si la musique de Pascal Obispo peut plaire, la coloc du président à l’Elysée commence à courir sérieusement sur le haricot des Français !

Pascal Obispo, lynché de tous les côtés, a fini par retirer bravement cette photo de son compte Instagram
, visiblement inquiet de son impact négatif sur son image et son business.
L'épouse Macron ne donne manifestement pas 24/24h dans le caritatif (soutien à Line Renaud), culturel (la chanteuse Rihanna et "Les Ch'tis") ou social (le logement avec "Ma Cabane au Canada") ou qui participeraient au rayonnement de la France...

mardi 30 janvier 2018

Macron et ses gardes du corps, cul et chemises

"Illettrés", "enfoiré", "salaud" : des rapports de camarades de chambrée

Un vocabulaire de corps de garde logique d’un garde du corps à l’égard d’un président de la République ? 

Résultat de recherche d'images pour "macron et gardes du corps"Emmanuel Macron et ses gardes du corps se tiennent un langage qui renouvelle les pratiques au sommet de l'Etat... Un agent de sécurité s’est fait surprendre tenant un langage peu respectueux de Jupiter
Résultat de recherche d'images pour "macron et gardes du corps"
Clairement, la tension intérieure du quadra est plus explosive qu'il y paraît, si on en croyait sa palpation systématique de ses interlocuteurs, ses mains dans le dos ou derrière la nuque, qui jette un doute sur la sincérité de ses marques ostentatoires de sympathie, doute corroboré par ses sourires retenus, voire crispés.  
Le nouveau venu en politique a besoin de soulever le couvercle de la marmite et verse volontiers dans la familiaritéPendant l’un des bains de foule du chef de l’Etat la semaine dernière à Clermont-Ferrand, les caméras de l’émission Quotidien de Yann Barthès sur TMC, le 26 janvier, ont surpris une scène stupéfiante de vulgarité, en présence d'enfants rassemblés autour de lui pour une séance de dédicaces "improvisée". 

Emmanuel Macron est-il vraiment un "enfoiré" ?

Résultat de recherche d'images pour "macron et gardes du corps"
Alors qu'il cherche un support rigide pour signer ses autographes, "donnez-moi un truc pour signer dessus", lance le chef de l’État à l’un de ses gardes du corps qui s’empresse alors de lui donner une mallette en kevlar, élément de la panoplie du parfait petit garde du corps matériel utilisé comme pare-balles. Dépliable en cas de danger ou de menace, la mallette peut parer aux tirs assassins d'un "déséquilibré". Mais non pas pour lui servir de table apparemment. 

Macron se moque de la mort pour l'exorciser. 
"C’est pas un truc blindé en fait, c’est de la daube !", réplique le gamin taquin, avant d’expliquer pourquoi son agent de sécurité ne dispose pas d’un super attaché-case de cinéma en guise d'..."écritoire", comme au 18e siècle. 
"En fait, ils n’en ont jamais trouvé un qui sait écrire", vanne l'hypertendu.
Ce à quoi l’agent de sécurité réplique, familièrement : "enfoiré", suivi d’un "oh, le salaud". Un moment d'intimité capté, précisons-le, à l’insu des carabins, provoquant le rire gras de la très raffinée conseillère communication Sibeth Ndiaye, bon public au diapason.
Un président à la "parole rare": pas assez ...

samedi 13 janvier 2018

Fake news: une traduction partisane et approximative enflamme les adversaires de Trump

Le problème de l'objectivité et de la décence des traducteurs des propos de Donald Trump est soulevé 

Il était temps que soit mise en cause la fidélité des traductions

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Les paroles traduites couvrent les propos rapportées: il doit bien y avoir une raison qui n'est pas seulement technique  et le harcèlement débridé de la presse de gauche sur le vainqueur de sa candidate Démocrate fournit l'occasion de démasquer les traducteurs engagés. Pourquoi ne fournit-il pas le texte des termes incriminés, si le correspondant de presse ne prend pas les lecteurs pour des ignares ?... 

En France, la presse est par ailleurs mal placée pour critiquer avec virulence tel ou tel  mot de Trump qui, nous dit-elle, ne passe pas, quand elle-même affiche des indulgences coupables pour les adjectifs méprisants et cinglants utilisés par le président Macron.

Dès le 29 juin 2017 à Paris, lors de l’inauguration jeudi 29 juin, du plus grand incubateur de start-up au monde, Station F, Emmanuel Macron a prononcé une phrase qui a aussitôt indigné : "Dans une gare, vous croisez des gens qui réussissent et d’autres qui ne sont rien", a lancé le président de la République, s’attirant une vague de protestations aussi bien à droite qu’à gauche. 
La droite exprima une forte indignation. Thierry Mariani (Les Républicains), dénonça un véritable "mépris". Au Front national, le vice-président Florian Philippot dénonce enfin des "propos honteux".
En revanche, Sud Ouest déclara : "C’est ce qu’on appelle une 'boulette' "...
 
Quand il traite d' "illettrées" les employées de Gad, le Huffington Post parle de "petite polémique du jour", le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, y voit un "mot malheureux" (bien qu' "extrêmement blessant", il prétend pourtant qu'il n'y avait "aucun mépris envers les salariés") et la féministe Caroline de Haas se roule-t-elle par terre ?
Si on se souvient que Macron a servi le socialiste Hollande pendant cinq années à l'Elysée, puis à Bercy), l'Etat PS était particulièrement blessant, puisqu'il y a récidive : le 18 février 2014, au Sénat, le ministre des Finances, Michel Sapin, à l'époque ministre du Travail, avait déjà employé ce terme, comme le rappelle le journaliste politique de L'Humanité Lio Venturi:
Les journalistes engagés de Rue89 [Nouvel Obs) avaient justifié les propos de Macron, dont ils ne soupçonneront pas les signes avant-coureurs d'une déficience mentale, indiquant que l'illettrisme représente "un vrai problème au sein de cette entreprise, où un salarié sur cinq serait concerné (20%, contre 7% dans toute la France). Depuis 2010, des formations sont même dispensées au sein des abattoirs". 

Les excuses que Macron avait présentées aux Bretonnes ne lui avaient guère coûté. "J'ai des regrets parce que j'ai blessé des salariées et que je ne le voulais pas. Je ne m'en excuserai jamais assez", avait-il déclaré sous les sifflets de l'UMP. 

Fort bien, mais Macron président avait repiqué.
En septembre 2017, depuis  la Grèce, il jugea les Français "fainéants, cyniques, extrêmes"... Le Figaro estima simplement que Jupiter "brocardait sévèrement" les adversaires de sa réforme sur le Code du travail, mais l'opposition dénonça "un mépris de classe". La presse était à nouveau du côté du manche.
Macron épingla encore les adversaires de sa réforme, ceux du front social des 12 et 23 septembre 2017, les désignant comme "les égoïstes" et "les pessimistes". Macron ne leur adressa pas de regrets...
Mélenchon réagit sobrement:
"Je pense à mon pays. Je trouve que c'est une situation, inouïe: Le chef de l'État s'en prend aux Français régulièrement, d'un pays à l'autre. En Roumanie, il les a traités d'une chose, en Angleterre d'autre chose, de même en Autriche... Mais là nous en sommes carrément réduits aux injures. Mais qui sont ces fainéants, ces extrémistes, ces cyniques?", s'est encore indigné Jean-Luc Mélenchon. Invité sur France 3 ce dimanche, il dit se sentir visé et souligne que le président de la République française ne doit pas commenter la vie politique française depuis l'étranger. C'est une règle que l'on s'est toujours donnée (…) Et je note que l'on dit de moi que je parle cru et dru (…), eh bien je n'ai jamais empilé les injures comme ils l'ont fait eux", selon le député parachuté sur Marseille.

Lors de son déplacement d'octobre à Egletons en Corrèze, les salariés de GM&S, qui manifestaient ce jour-là, en ont pris à leur tour pour leur grade. Le président s'est encore emporté, s'en prenant à "ceux qui foutent le bordel"...

Sur Mediapart, on lit : "Tel un seigneur de l'Ancien Régime, le Président de la République affiche son mépris pour les manants." Mais les commerçants du sondage servile sortiront des enquêtes (!) pour convaincre que les manants apprécient d'être insultés...

Bref, Macron peut se permettre d'insulter à tours de bras, que ce soit toute une catégorie socio-professionnelle, la masse des mécontents de sa politique sociale  ou l'ensemble de la population, la presse couchée devant les annonceurs et les instituts mercantiles de sondage lui apportent leur soutien obligé.  
Ce parti-pris d'indulgence des media participe du mépris général des salariés dans le parti du président. Plusieurs preuves nous ont été assénées en 2017. 
Dès les premiers jours du quinquennat, le 30 juin, Sibeth N'Diaye, la conseillère presse de l'Elysée, se fit épingler pour sa vulgarité dans le Canard Enchaîné. Elle avait envoyé un texto "un brin particulier", selon Closer, le jour de la mort de Simone Veil. "Yes, la meuf est dead." C'est en ces termes insolents que la pauvre femme avait confirmé à un journaliste la mort de Simone Veil. La protégée d'Emmanuel Macron, 37 ans, est devenue depuis la honte de l'Elysée. "Sibeth a pris l'habitude d'appeler les rédactions pour commenter les articles mais la campagne est terminée, une nouvelle ère commence, c'est fini la bande de potes qui dégomme tout ce qui bouge", raille un informateur dans les colonnes du Canard Enchaîné. Le journal satirique écrit que "le manque d'habileté de la jeune chargée de com'" commencerait sérieusement à "agacer" l'Elysée. Justement pas, puisque c'est l'atmosphère - jeune et branchée, voire vulgaire - qui y règne, et qu''elle est toujours en poste.
Closer osera écrire que la protégée de Macron est devenue une "cible" du fait de nombreuses critiques sur son manque de tact [sic] envers l'ancienne [sic] grande figure de la politique française" !

Côté traducteurs, la situation n'est pas plus brillante

L'expression 'shithole countries' employée par Donald Trump est dite délicate à traduire dans certaines langues, sans choquer la sensibilité des lecteurs, alors que plusieurs choix se présentent à eux, tel que "pays pourris". Mais l'intention des interprètes est-elle de restituer fidèlement les propos, d'épargner les âmes sensibles ou plutôt de braquer le plus grand nombre contre le tombeur de leur candidateHillary Clinton, victime d'une perte d'équilibre en public, lors de la cérémonie de commémoration du 11-Septembre à New-York en septembre 2016, suite à un AVC ?

Donald Trump est un président 
venu de la "société civile", ce qui a de quoi inquiéter les Français qui se sont mis dans le même cas de figure. Et on l'a vu, si on exclut du langage de Macron  la "poudre de  perlimpinpin", il reste le monceau d'injures qu'il nous a déversés dessus et qui n'ont rien de "croquignolesques", selon ses termes de quadra venu de la banque.

L'un et l'autre, Macron et Trump sont atypiques et souvent sujets à controverses. 
Trump a démentis les propos qui lui sont prêtés, jeudi à la Maison Blanche: s'ils ne correspondent pas à sa pensée, il ne peut les reconnaître et les assumer. A propos d'immigration, il aurait qualifié Haïti et les pays africains de "shithole countries". Une expression vulgaire qui fait référence au point d'évacuation naturelle des déchets du corps humain. A dessein, Les Echos est plus trivial et ajoute : "désignant un endroit bardé d'excréments". Et qu'on n'a pas l'habitude d'entendre dans la bouche d'un président. Sauf en 'off', car chaque pays possède son "trou du cul du monde", en France, entre Clermont-Ferrand et Limoges... Pour l'archaïque Brigitte Macron, ce serait Trifouillis-les-Oies.

Et pour certains media du monde - les merdia, en l'occurence - , le sujet n'était pas de trouver la meilleure équivalence possible à la trivialité du langage de Trump et surtout pas de ménager le public, mais bien de le choquer. Les traducteurs ont suivi leur pente jusqu'à l'insulte, quand ils auraient pu traduire par "trou perdu", trop 'clean' à leur narine...

Les pays où les choses de la vie sont les moins naturelles se pincent le nez.
C'est en Asie que la presse semble pousser le plus fort pour produire le mot juste et éviter d'évoquer ce sur quoi ils sont assis, comme tout un chacun. 
Au Japon, la chaîne NHK a choisi de parler de "pays crasseux", tandis que l'agence Jiji a osé un terme familier: "pays ressemblant à des toilettes", mais pas assez injurieux pour soulever le coeur des délicats
Les media chinois se contentent en général de parler de "mauvais pays", évitant d'évoquer la dégoûtante réalité de l'expression. 
Mais la version la moins allusive et la plus chic revient sans conteste à l'agence taïwanaise CNA, qui visualise des "pays où les oiseaux ne pondent pas d'oeufs". L'autre palme de la censure revient à la presse serbe usant de l'allégorie animalière - non pas "trou à rats" - avec l'expression "vukojebina", signifiant "l'endroit où les loups copulent"... Il est des traductions qui font obstacle à la transmission du message.

En France, les media - comprendre des media hostiles - semblent s'être accordés sur la traduction "pays de merde", les plus puritains - mais, par ailleurs, partisans du mariage pour tous - laissant parfois place à l'imagination du lecteur en remplaçant le mot vulgaire par des points de suspension. Cette traduction est proche du sens littéral et conforme au style souvent sans fioritures de Donald Trump, mais ne renvoie pas au 'trou de balle', 'asshole', en anglais. 

Les journalistes partisans - communément appelés "shithole sniffers" (renifleurs ou fouilleurs de m**de, justement) - ne veulent pas connaître les dictionnaires bilingues de référence qui offrent des alternatives moins provocantes. Ainsi le Harrap's propose-t-il "porcherie", "taudis" ou "trou paumé". Mais alors, pas de quoi créer la  polémique escomptée.
La presse espagnole est à l'unisson de ses confrères français avec "paises de mierda", des media grecs introduisant quant à eux une nuance : "pays de chiottes". 
Aux Pays-Bas, protestants, le grand quotidien Volkskrant et une bonne partie de la presse néerlandophone esquivent la vulgarité en utilisant le terme "achterlijke", ou "arriéré". 

Donald Trump fracture la presse en deux et tout est bon pour aider les journalistes à creuser le sillon "merdique" ou "merdeux". Ils pourraient s'interroger aussi sur la richesse de la langue française, en la matière, sur cette  zone innommable.

mardi 9 janvier 2018

LREM : Rayan Nezzar, contraint à la démission de sa fonction de porte-parole

Aux  couacs s'ajoutent les affaires au parti du président : renouvellement de la vie publique ?

Au cœur d'un scandale après des tweets injurieux à l'encontre de personnalités politiques, Rayan Nezzar a dû renoncer son poste de porte-parole ce lundi. 

Une faute de Castaner dans le casting du parti du président.
Rattrapé par des tweets injurieux vieux de seulement quatre ans à l'encontre de responsables politiques, le vulgaire Rayan Nezzar, un des porte-parole de La République en marche nouvellement désignés, a annoncé sa démission lundi 8 janvier.
Un registre révélateur d'une obsession dénotant une sexualité perturbée
Moins d'une semaine après sa nomination, Buzzfeed déterrait plusieurs tweets insultants adressés à des politiques dont Juppe traité de "fiotte" et à une journaliste qualifiée de "pouffiasse". "Ces derniers jours, des tweets que j'ai publiés entre 2011 et 2013, lorsque j'étais étudiant à Sciences Po, ont suscité une vive polémique [le terme est impropre puisque personne, hormis Castaner, n'approuve la vulgarité due son protégé], mais aussi des déceptions", écrit l'intéressé dans un communiqué publié sur Twitter. 
Dans certains de ces tweets, évidemment effacés depuis (quelque 5.000, car l'ENA n'est pas chronophage), le sectaire Rayan Nezzar injuriait d'autres responsables de droite, comme Valérie Pécresse ou Jean-François Copé, aussi bien que de gauche, tel Manuel Valls. Néanmoins devenu professeur d'économies à ...l'université Paris-Dauphine, R. Nezzar avait depuis exprimé ses regrets. En politique, on n'exprime pas d'excuses... Ses étudiant-e-s sont prévenu-e-s ! 


Le délégué général du parti, Christophe Castaner, lui avait apporté son soutien, plutôt que de reconnaître sa propre faute.
"Afin de préserver notre mouvement, mais aussi mes proches, j'ai indiqué à Christophe Castaner ma décision de démissionner de mes fonctions", a finalement annoncé lundi soir Rayan Nezzar, qui assure ne pas "minimiser la portée" de ces tweets orduriers. 
"Je regrette de n'avoir pu montrer l'homme que je suis devenu par mon parcours, par mes valeurs et par mes engagements associatifs, politiques et sociaux", raconte l'ancien porte-parole.

Avec les quartiers, la politique ouvre la porte aux injures publiques et frontales

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Cet espoir de La République en marche se tient à l'extrême gauche
Son compte Twitter précise qu'il a "grandi à Montreuil" (Seine-Saint-Denis), avant de "passer par l'ENA". Il nous précisera si c'est au bénéfice du troisième concours, ouvert aux personnes justifiant d'une ou de plusieurs activités en qualité de responsable, y compris bénévole, d'une association ou du deuxième concours lequel s'adresse aux agents publics ayant au moins 4 années de services publics.

Mais il y a tromperie sur la marchandise.
"Il a tendance à surjouer cette image du mec de ZEP qui a galéré", met en garde un ancien étudiant qui l’a côtoyé.

Pour compléter cet édifiant tableau, le journal allemand 'die Zeit' raconte que cet énarque de la promotion 'Winston Churchill' (2014-2015), à titre d'exemple pour les quartiers, affecté à Bercy à sa sortie de la prestigieuse école, a grandi à Montreuil en Seine-Saint-Denis dans une famille algérienne et qu'il serait un modèle d’ascension sociale d’un jeune issu de l’immigration. Mais il faut signaler la 'fake news' de die Zeit : la mère algérienne de Rayan Nezzar est médecin. Après avoir effectué sa scolarité primaire dans une école publique (classée ZEP) du XXe arrondissement de Paris, cet enfant peu défavorisé des quartiers a été inscrit dans un collège privé catholique du centre de la capitale...
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Nos  valeurs ne sont pas celles de LREM,
même quand ce parti met en scène un Beur, une Noire et un Juif !
Etoile filante, Rayan Nezzar, 27 ans, avait été nommé porte-parole de La République en marche jeudi dernier. Mais, dès lundi, moins d'une semaine après, il démissionnait​. Un passage éclair pour cet énarque exemplaire qui a travaillé en coulisses sur le programme social d’Emmanuel Macron, dès l’automne 2016. Les chercheurs d'emploi issus de l'immigration lui en savent gré...