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mercredi 26 février 2020

Municipales - Dati fédère Les Républicains : ils serrent les rangs derrière elle à Paris

Baroin, Sarkozy et maintenant Bertrand lui apportent leurs soutiens

Jeudi, Rachida Dati, la candidate Les Républicains à Paris, a reçu aussi le soutien de Xavier Bertrand


Ils se sont affichés ensemble lors d'un déplacement de campagne, à trois semaines des municipales, ajoutant un nouveau trophée, après François Baroin et avant Nicolas Sarkozy, deux poids lourds de la droite républicaine.
Le président de la région Hauts-de-France a rejoint Rachida Dati à la gare du Nord, objet d'un vaste projet de transformation, où ils ont rencontré agents de sécurité et voyageurs avant d'aller à la rencontre des commerçants du quartier.
"Si les gens veulent que ça change à Paris ils ont compris une chose: c'est Dati", a affirmé X. Bertrand, saluant "le courage" et "l'énergie" de la candidate, avec qui il a "un point commun: on ne sort pas du moule préfabriqué de la politique".
Mardi soir déjà, lors d'un café politique, Rachida Dati avait reçu François Baroin, le maire de Troyes, donné comme un possible candidat de la droite à la prochaine élection présidentielle.

Le 9 mars, c'est Nicolas Sarkozy qui sera présent lors de l'unique meeting de campagne de la candidate. 

Le 11 mars, elle-même participera à un atelier de Force républicaine, le mouvement du patron des sénateurs LR Bruno Retailleau, a-t-on appris auprès de son équipe.

La dynamique de Dati ne faiblit pas 


"Cela montre une chose: elle sait rassembler", a souligné X. Bertrand.
Si ce soutien à Rachida Dati lui "fait plaisir", l'ancien ministre et président de région a précisé qu'il ne participera pas au meeting du 9 mars, auquel il a été invité, ayant "d'autres engagements".
Bertrand, qui a pris ses distances du parti mais est lui aussi régulièrement évoqué pour 2022, n'honore que rarement de sa présence les personnalités LR, ce qui donne d'autant plus de valeur à la confiance qu'il accorde à la candidate à la mairie de Paris.
Lors d'un meeting, fin janvier à Saint-Quentin, il avait ainsi répondu positivement à l'invite du numéro 2 des Républicains, Guillaume Peltier,  et avait en février adressé un message vidéo de soutien sur les retraites aux députés LR.

"Ce qui me touche chez lui est cette volonté de ne pas tourner le dos aux classes populaires, a-t-elle ajouté.
Bertrand a été ministre du Travail a deux reprises de mai 2007 à janvier 2009 et de novembre 2010 à mai 2012.

Quant à une apparition avec Valérie Pécresse, la présidente du mouvement Libres!, avec qui un accord a échoué à Paris, R. Dati a assuré qu'"elle ne nous l'a pas proposé et on n'a pas discuté de cela". 
"Ce n'est pas parce qu'à un moment vous pouvez prendre des distances avec une vision politique que vous vous éloignez de votre famille politique", a affirmé Mme Dati, précisant: "je n'ai jamais considéré qu'il s'en était éloigné".

Pas sûr que les instituts de sondage rendent justice de la remarquable percée de l'ancienne garde des Sceaux au sommet.
1.000. Le comité de soutiens de Rachida Dati affiche déjà plus d’un millier de membres, révèle Le Parisien en juillet dernier. Un message de mobilisation de la maire du 7e arrondissement à ses troupes avait alors exhorté à ce que Paris "ne soit plus une ville qu’on quitte, mais redevienne une ville où chacun peut se réaliser." "Je veux que vous trouviez toute votre place dans cette campagne".
Parmi ses 1.000 soutiens, on retrouve notamment Arnold Munnich, pédiatre-généticien, chef du département de génétique médicale de l’hôpital Necker-Enfants malades de Paris, Hugues Gall, ancien directeur de l’Opéra de Paris ou encore Carla Bruni, épouse de l’ancien président Nicolas Sarkozy, détaille le quotidien. 
La Commission nationale d’investiture de LR désignera le candidat à la mairie de Paris à la rentrée. Actuellement, Rachida Dati, Jean-Pierre Lecoq, maire du VIe, et Marie-Claire Carrère-Gée, élue du XIVe, sont en lice.

lundi 10 février 2020

Présidentielle : Macron compte occuper l'espace laissé vacant par la droite

Macron opère déjà son virage à droite pour 2022

Repoussé par les gauches, le président sortant ne bave plus sur la droite républicaine
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Président désabusé : au bord du 'burn out' ?
Macron estime que sa réélection tiendra davantage à ses efforts sur les sujets régaliens que sur les baisses du chômage et des impôts. Un pari inspiré de ses résultats économiques en trompe l'oeil. "Ce n'est pas sur l'économie qu'on sera jugé, mais sur les questions régaliennes, la sécurité, l'immigration et le communautarisme". C'est du moins ce qu'il voudrait, croyant que le chômage et le pouvoir d'achat sont le cadet des soucis des Français : réaction de riche !

Le sortant envisage désormais que Marine Le Pen puisse l'éliminer.
"Si je suis battu par Marine Le Pen, ce sera sur le terrain du régalien," répète en boucle le président de la République depuis six mois, selon des proches. Un ministre résume plus concrètement : "Il a certes fait baisser les impôts et le chômage. Mais si ta fille ne peut pas rentrer du cinéma après 22 heures sans risquer de se faire agresser, eh bien, tu votes Le Pen". C'est donc sur ces sujets que Macron va "mettre le paquet", assure "un habitué" (!) de l'Elysée.

C'est en juillet 2019 dans le parc du palais présidentiel, lors d'un dîner avec sa garde rapprochée, quelques ministres et "hauts dirigeants" (!) de La République en marche  - si basse qu'elle ait pu tomber - que le président de la République aurait confié sa conviction. "Il n'a pas échappé à Emmanuel Macron que de sondages en sondages les questions plus générales de sécurité et d'ordre public figurent en tête des sujets de préoccupations des citoyens. Si on n'y répond pas, ce sont nos adversaires qui vont occuper le terrain", confie un cadre - encore un, et tout aussi anonyme - de LREM. 

Macron corrèle sécuritaire et communautarisme

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Ainsi, jeudi 6 février à l'Elysée, le président a discuté (avec un haut dignitaire du régime ?) d'un plan de guerre contre le communautarisme qui doit être lancé avant les élections municipales avec une dizaine de maires et plusieurs ministres. 

"Ça vaut pour la planète comme pour la sécurité des Français"

Cette semaine, Macron présidera par ailleurs un Conseil de défense écologique et parlera biodiversité en Haute-Savoie. "La présidentielle de 2022 se jouera sur la protection", assure un ministre, dont l'identité reste aussi protégée que celle d'un islamiste. "Macron, c'est le Clemenceau de 1906", lance un collaborateur (et ne demandez pas qui est l'auteur de cette comparaison hasardeuse: l'évocation du "premier flic de France", ex-maire de Montmartre pendant la Commune, briseur de grèves, renvoie à l'affaire de Draveil-Villeneuve-Saint-Georges (1908).
En 1906, après la catastrophe de la mine de Courrières, des grèves de mineurs ont secoué le Nord et le Pas-de-Calais. Pour tenter de les briser, Clemenceau, alors ministre de l'Intérieur, envoya la troupe. En 1907, alors qu'il était depuis plusieurs mois président du Conseil, eut lieu la révolte des vignerons dans le midi de la France. Cinq manifestants furent tués, et si le bilan ne fut pas plus lourd, c'est parce que le 17e régiment d'infanterie décida de mettre "la crosse en l'air" et de se ranger au côté des vignerons insurgés.En mai-juin 1908, les travailleurs du bâtiment et des carrières de Draveil-Villeneuve-Saint-Georges se mirent en grève. La troupe réprima une manifestation en tirant sur les ouvriers, tuant deux d'entre eux. Il y eut deux morts aussi à Vigneux, où les gendarmes tirèrent à bout portant dans la salle où se tenait une réunion. Plusieurs dirigeants de la CGT furent arrêtés, ainsi que de nombreux grévistes.A Vigneux, des gendarmes ouvrirent le feu sur des grévistes, réunis dans leur permanence, en tuant deux. Hollande est allé déposer une gerbe au pied de la statue de Clémenceau. Et Macron aussi ! .C'était avant l'usage du LBD 40...)
En 1908, Clémenceau avait fait arrêter 31 dirigeants de la Confédération générale du travail (CGT) après les manifestations du 30, dont notamment le secrétaire général, Victor Griffuelhes, le rédacteur en chef de La Voix du Peuple, Emile Pouget, le secrétaire de la Fédération des Bourses du travail, Georges Yvetot, le secrétaire de la fédération des Cuirs et Peaux, Henri Dret, qui est amputé d'un bras. Pierre Monatte, responsable de l'imprimerie, s'exile quant à lui en Suisse. La CGT est ainsi décapitée et les réformistes prennent le dessus peu après, en s'appuyant notamment sur l'adhésion de la Fédération des mineurs. L'Histoire se répète : ça vous rappelle qui ?
Un autre héros de la nation auquel le président désire qu'on l'identifie, surtout l'électorat de droite, c'est Charles de Gaulle. Et l'année 2020 est riche en hommage au général : sa naissance, sa mort et l'appel du 18 juin.

La stratégie d'Emmanuel Macron semble validée par la récente attaque de Xavier Bertrand, ex-LR, sur BFMTV.
"J'ai compris que les missions régaliennes ce n'est pas le truc de Macron. Il est mal à l'aise avec ça". "Si Bertrand s'empare de la sécurité, c'est qu'il voit qu'il y a un sujet. Donc, nous devons y répondre", estime "un collaborateur" (mystérieux) du premier ministre Edouard Philippe.

Le risque - pour cette droite - , c'est de pousser l'électorat de droite, déjà piqué par la réforme des retraites, encore un peu plus à droite, d'autant plus qu'une ministre ( ) amère rappelle : "Tous ceux qui ont couru après l'extrême droite, on a vu ce que ça a donné : les Français choisissent [préfèrent: une ministre qui parle aussi mal qu'un journaliste, ça pourrait bien être un journaliste inventif] toujours l'original à la copie".

dimanche 2 février 2020

Xavier Bertrand dénonce la politique sécuritaire de Macron

Le président n'a pas "réconcilié les Français" mais les a "dressés les uns contre les autres". 

Macron ne tient pas ses promesses, notamment la réconciliation des Français 

Image associéeDe l'avis général, la politique et les comportements de Macron développent la haine, contre sa personne et ses soutiens, au premier rang desquels ses ministres et élus, au point que les membres du gouvernement rechignent à se présenter comme têtes de liste aux municipales ou, à l'inverse, pour échapper au guêpier LREM dans lequel ils se sont fourrés, et encore,  en dissimulant leur appartenance derrière des sigles flous. Une douzaine de députés a plaqué le parti du président, singulièrement des femmes qui, pour nombre d'entre elles, reprochent l'autoritarisme ambiant qui dénie à tous le droit de penser et agir par eux-mêmes.

"En même temps", la politique sécuritaire d'Emmanuel Macron est "un fiasco", déplore le président (ex-LR) de la Région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, dans le JDD. 
"Le pays est sous tension, divisé comme rarement," met en garde l'ancien ministre des Affaires sociales. 
"Nos rues sont le théâtre de violences depuis plus de quinze mois,"déplore-t-il encore  dans un entretien avec le Journal du Dimanche.

"Attention ! Le tissu français se déchire sous nos yeux et vous en êtes responsable, Monsieur le Président"

"Pendant les deux ans de mandat qu'il vous reste, votre priorité doit être de protéger les Français", demande Xavier Bertrand, un possible candidat à la présidentielle de 2022.
Le chef de l'Etat est "mal à l'aise avec ces questions régaliennes," constate-t-il. 

Il pointe aussi la responsabilité du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et celle de la garde des Sceaux Nicole Belloubet, qui devrait "donner des directives claires et fortes en matière de justice pénale".

Il faut changer de politique

"Nous avons un triste record en matière de non-recouvrement des amendes et de non-exécution des peines", déplore-t-il en demandant que ne soit pas appliquée la nouvelle échelle des peines prévue par la loi sur la justice.

"Il y a en France un numerus clausus carcéral qui ne dit pas son nom", dénonce  Xavier Bertrand, et "la garde des Sceaux veut vider les prisons car la promesse de Macron de construire 15.000 places ne sera pas tenue," explique-t-il.

Faut-il remplacer ces deux ministres clés ? Oui, "car il faut changer de politique" et "il faut pour cela que le Président change, et déjà de comportement".

Le président des Hauts-de-France condamne le selfie de Macron exhibant cette semaine un T-shirt dénonçant les violences policières: "c'est une insulte aux forces de l'ordre, une remise en cause de ce qu'elles sont : les derniers remparts de la République".

vendredi 8 novembre 2019

Proposition de loi pour interdire les "listes communautaristes", déposée par Retailleau (LR)

Quand les sénateurs prennent l'initiative que refusent les députés de la majorité présidentielle

Les listes communautaristes vont devoir avancer voilées


Les parlementaires vont devoir se dévoiler.
Le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau a déposé une proposition de loi visant à interdire les "listes communautaristes" aux élections, a-t-on appris de son entourage, vendredi 8.

Déposée à quatre mois et demi des municipales, cette proposition de loi "tendant à assurer le respect des valeurs de la République face aux menaces communautaristes" avait été annoncée il y a quelques semaines par B. Retailleau, qui doit être reçu la semaine prochaine par le ministre apparent de l'Intérieur, Christophe Castaner.

Le texte vise notamment à empêcher le dépôt de listes ou le financement de candidats soutenant des revendications "fondées sur l'origine ethnique ou l'appartenance religieuse" et menant une "campagne communautariste", selon l'exposé des motifs.
Concrètement le matériel électoral devra bannir toute revendication communautariste, et le préfet pourra "faire procéder au retrait des affiches" contrevenant à ce principe, précise la proposition de loi. 
L'élu aura aussi "obligation de respecter les valeurs de la République". Ce qui semble être le minimum, mais qui valait d'être précisé.

Déposée avant LE dimanche 10, jour de la "marche contre l'islamophobie" dont sont accusés les mécréants blancs de France et les auteurs de "lois liberticides" contre les musulmans, selon l'extrême-gauche et les agitateurs de l'islam politique, cette proposition de loi attendue arrive, alors que le débat s'enflamme sur les sujets du port du voile et d'une certaine idée de la laïcité, revisitée par les musulmans intégristes. 

"Si la religion musulmane a naturellement toute sa place dans notre pays, le fondamentalisme islamique ne saurait en aucun cas trouver la sienne dans notre vie politique", détaille l'exposé des motifs.

Castaner devra recevoir B. Retailleau, accompagné du président de la région Hauts-de-France (ex-LR), le franc-maçon Xavier Bertrand qui a lui aussi appelé à interdire les listes de ce type.

Le texte s'inquiète de "l'essor de l'islam radical", projet "ouvertement sécessionniste" visant notamment "à isoler les musulmans du reste de la communauté nationale et à substituer des lois religieuses [la charia] aux lois de la République".

Retailleau a appelé le chef de l'Etat à "sortir de l'ambiguïté"

Suite au rejet de ses responsabilités par le chef de l'Etat qui s'est dédouané en ces termes : "ce n'est pas mon affaire !", le patron des sénateurs Les Républicains fait valoir, dans un entretien avec Le Figaro vendredi, qu"'il vaut mieux prévenir que guérir car lorsque nous aurons des listes communautaristes élues, il sera trop tard". 

Objets de toutes les inquiétudes, les listes communautaristes restent en France un phénomène marginal selon certains experts, dont on attend pas, semble-t-il, qu'ils soient vigilants. Ils estiment que personne ne revendique ce terme et que le risque n'existe donc pas... 
Ces "experts" anonymes inventés par la presse partisane (sous couvert du "secret des sources"?) ne peuvent pourtant pas ignorer que l'Union des démocrates [alors, tout va bien!] musulmans français, UDMF, se revendique anti-impérialiste, anticolonialiste et antisioniste, et souhaite le développement du halal, ainsi que le droit au port du voile à l'école, et on en passe et des meilleures (telles la PMA et la GPA) 

Ô surprise, l'UDMF réfute cette étiquette dont elle s'est affublée. Il reste que, dès sa création en 2012, ce parti a suscité une opposition radicale des différents partis de droite comme de gauche (lien PaSiDupes).

dimanche 3 novembre 2019

Présidentielle 2022: en octobre 2019, Macron et Le Pen seraient au coude à coude au premier tour

Macron ne voit-il son salut que dans "un duel" avec Marine Le Pen en 2022 ?

Emmanuel Macron et Marine Le Pen recueilleraient chacun 27 à 28% d'intentions de vote au premier tour de la présidentielle de 2022

Macron le bipolaire, dans son élément
avec la bipolarisation de la vie politique
Le JDD n'est pas en retard pour formater les esprits avec un sondage Ifop. 
Organisant la bipolarisation de la campagne à venir, ces résultats affichés dimanche les placent loin devant  les autres candidats.

Les chouchous du JDD, groupe Lagardère, recueilleraient 28% au premier tour dans l'hypothèse d'une candidature de Valérie Pécresse pour la droite.

Le président sortant ne recueillerait que 27% si le candidat de la droite était Xavier Bertrand ou François Baroin, alors que la présidente du RN demeure à 28% quelles que soient les cas de figures, des résultats contenus dans la marge d'erreur.

Jean-Luc Mélenchon arriverait en troisième position, ex-aequo avec François Baroin, à 11%, mais devant Xavier Bertrand (10%) ou Valérie Pécresse (7%), selon les différents scénarios testés par l'entreprise commerciale de sondage.
Mais l'IFOP fait l'impasse sur la tendance droitière du parti Les Républicains, en dépit de ses chances de reconstitution en deux ans et plus. 

Le leader d'EELV, Yannick Jadot, se chercherait entre 7,5 à 9% des intentions de vote, devant Nicolas Dupont-Aignan (6 à 7%) et le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure (2,5 à 3%).

Hypothèse d'un second tour opposant Marine Le Pen à Emmanuel Macron.
Dans ce cadre privilégié par le groupe Lagardère, le sortant recueillerait 55% des intentions de vote (seulement 2 points de moins par rapport à mai 2017), contre 45% à la cheffe du parti de la droite radicale (+2 points), désignée comme l'adversaire idéale.

Macron et Le Pen sont également les choix d'Elabe, officine de BFMTV.
font jeu égal au premier tour avec 27% à 29% des voix chacun, loin devant Jean-Luc Mélenchon, troisième avec environ 13%, dans une précédente étude parue mercredi. Alignement des planètes sondagières...

L'enquête Ifop a été réalisée en ligne du 28 au 30 octobre, auprès d'un échantillon représentatif de 1.503 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.


Ce qui fait dire que Macron s'affaire à la préparation de ses 'noces sanglantes'

Dans le thriller et film d'épouvante 'Noces sanglantes' d'Armand Mastroianni (1980), revisité par les entreprises macroniennes de sondages, un tueur en série traque des femmes lors de leur nuit de noces. Alors qu'une nuit, il s'attaque à une nouvelle victime, le mari d'une femme qu'il a tuée jadis cherche à se venger. La jeune mariée du jour, a des doutes sur l'avenir de son couple et s'interroge sur la réalité des événements. 
Ainsi le Moi de Macron tente-t-il sans cesse le compromis avec son Ca chaotique et son Surmoi instable qui perturbe son rapport aux femmes, dans lequel l'initiatrice Brigitte Macron joue un rôle central. Marine Le Pen, exutoire à ses troubles divers ?

Yannick Jadot dénonce la création d'un "couple maudit" Marine et Manu.
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Jadot se voit en troisième position
Le député européen EELV a démonté dimanche la stratégie élyséenne "d'organisation de la victoire" de Marine Le Pen à la présidentielle de 2022 en fabriquant "un couple maudit" et orchestrant "un duel" avec la cheffe du Rassemblement national. Pour Yannick Jadot, en jouant au Dr Jekyll avec Mr Hyde-Macron, Manu "est en train d'organiser la victoire" de la cheffe d'extrême droite. 

"Emmanuel Macron, aujourd'hui, ne fait pas que souffler sur les braises: il est en train de mettre le feu à notre société", a déploré Y. Jadot sur LCI. 
"Il reprend ses thèmes et il précarise la société" et "continue à participer des fractures sociales et territoriales de notre pays", "ça, c'est faire monter Marine Le Pen à 100%" pour 2022, a souligné le député écologiste.
"Emmanuel Macron cherche au fond à reprendre les sujets de Marine Le Pen et parfois potentiellement ses propositions pour essayer de construire un duel, un couple maudit pour la prochaine présidentielle", a-t-il encore dénoncé.

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Au second tour, le président ne l'emporterait pas dans un fauteuil : avec 55% contre 45% pour Marine Le Pen, en 2022, Macron perdrait de l'ordre de 10 points sur mai 2017 quand il avait obtenu 66,1%  contre 33,9% pour sa rivale.

Jadot livre son analyse du bilan de Macron à mi-mandat : "Simplement, la faute majeure qu'il fait, c'est que son mandat, ce doit être apaiser, réconcilier, porter un projet qui nous emmène tous". Or, il "revient sur le pire de ce que dit la droite," estime le représentant de l'écologie radicale.

vendredi 22 février 2019

Ascoval et l'"itinérance mémorielle" ont donné naissance au mouvement des Gilets jaunes

Le Maire se fait berner, Xavier Bertrand la joue volontariste et Macron a les Gilets jaunes 

Octobre 2018 : l'offre d'Altifort jugée "solide" par Bruno Le Maire

Emmanuel lors de sa visite à Vallourec en 2015 alors qu'il était ministre de l'économie. / © FRANCOIS LO PRESTI / AFP
Macron, en visite à Vallourec en 2015,
alors qu'il était ministre de l'économie.
Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire avait fait confiance au groupe belge Altifort, qui proposait un "projet crédible et viable", selon lui, pour la reprise de l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord), même si des fragilités persistent, selon le gouvernement, qui a dit vouloir régler ces sujets d'ici "début décembre". Le maître de Bercy redonnait ainsi un nouvel espoir aux salariés, avant Noël. 

Interrogés en fin de réunion à Bercy, plusieurs responsables syndicaux avaient même fait part de leur soulagement. "On a franchi un pas aujourd'hui", avait commenté Bruno Kopzcinski, CFDT, porte-parole de l'intersyndicale d'Ascoval : "Cela va permettre de rechercher des financements. Cela va prendre plus de temps que prévu et il reste encore pas mal de choses à valider. On peut dire que c’est un nouveau sursis qui est accordé à Ascoval avec une nouvelle physionomie et des nouveaux acteurs autour de la table. Je regrette que l’on ait perdu énormément de temps et aujourd’hui nous redémarrons à zéro."

La question restait de savoir si les salariés allaient reprendre le travail ?
"Il va y avoir une assemblée générale dans l’après-midi pour prendre l'avis de tous les salariés." En effet, les sidérurgistes d'Ascoval ne travaillaient plus depuis le 23 octobre et avaient bloqué le site de production de Vallourec à Aulnoye-Aimeries (Nord) pour mettre la pression sur le groupe et le gouvernement.

Altifort avait présenté une offre de reprise de l'usine de production d'aciers de moyenne et haute gamme
Ce qui impliquait que Vallourec, principal client et désormais premier actionnaire d'Ascoval, maintiendrait pendant un an et demi son niveau de commandes. Or, spécialiste des tubes en acier sans soudures, près de Valenciennes, Vallourec avait refusé cette demande, alors que l'Etat est actionnaire à 17%. Ses comptes étaient dans le rouge, avec une perte nette de 307 millions d'euros sur le premier semestre, pour un chiffre d'affaires de 1,09 milliard.
Cette décision a obligé le gouvernement et Altifort à travailler sur une proposition alternative, sans Vallourec. 150 à 200 millions d'euros sont nécessaires pour que le projet d'Altifort tienne la route, ce qui oblige à rechercher de nouvelles sources de financement, que ce soit auprès des banques ou bien auprès d'investisseurs. Ce qui paraissait fort délicat, les financiers n'ignorant pas que la production ne trouve pas preneurs. 

Présent à la réunion, le président LR de la région des Hauts-de-France Xavier Bertrand avait rappelé que la région mettrait "12 millions d'euros" dans l'opération, et Valenciennes métropole "10 millions d'euros" : "L’Etat a changé de regard et de position sur le dossier : tant mieux. Sans l’Etat, on ne pourra pas sauver l’avenir de l’industrie de l’acier. Ce n’est pas encore gagné quand même."
A propos de Vallourec, il précisait aussi que "le gouvernement dit 'laissez Vallourec en dehors', mais dans ces cas là, que Monsieur Crouzet, président du directoire de Vallourec depuis 2009, se taise. Ce qu’il a dit dans le Journal du Dimanche est scandaleux. Si tout le monde joue le jeu, l’usine pourra être sauvée."
Tout ce mépris a donné le mouvement des Gilets jaunes
Du 5 au 11 novembre, le président de la République a parcouru les lieux marquants de la Grande Guerre pour le
Centenaire de la guerre 14/18: une "itinérance mémorielle" qui se révéla une déroute dans le contexte social et politique déjà tendu de début novembre et qui conduisit au mouvement des Gilets jaunes. Le parcours du combattant du quadragénaire qui n'a pas les casernes traversa la Moselle, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, la Marne, les Ardennes et enfin les Hauts-de-France. L'Elysée voulait "briser la vitre qui sépare traditionnellement le président du pays"...
Une erreur d'appréciation a fait que le "souverain républicain" s'est trouvé face à un peuple incontestablement remonté contre sa politique et contre sa personne même. Venu célébré la paix, il ne récoltera que trouble et agitation. Dès Pont-à-Mousson, la situation a commencé à se tendre : les premiers manifestants ont fait leur apparition sur le parcours du "président des riches", élu par défaut. A Albert, dans la Somme, une semaine avant son arrivée, nombre de citoyens ignoraient pourtant encore tout de son passage.
Mais à Verdun, il était attendu et une nouvelle difficulté fit son apparition : les interpellations directes. Par un retraité sur la hausse du carburant qui cristallisait déjà la majorité des mécontentements : "vous sentez le malaise en France qui monte?" 
A Charleville-Mézières, devant la préfecture des Ardennes, des centaines de personnes hostiles sont accoudées aux barrières de sécurité qui les tiennent à distance respectable. En visite à l'usine PSA toute proche, Emmanuel Macron finit à pied les quelques mètres, et c'est à ce moment que Josiane, cheveux courts grisonnants, aide-soignante de 57 ans, lui lâche un "Pourquoi vous nous massacrez ? Je suis jamais descendue dans la rue, jamais. Mais maintenant, avec vous, je suis obligée". Les reproches pleuvent comme obus à Verdun, par un syndicaliste à l'usine MCA de Maubeuge dans le Nord, par des retraités avant d'entrer dans un EPHAD de Rozoy-sur-Serres dans l'Aisne : "j'ai travaillé pendant 44 ans et je n'ai pas 1100 euros de retraite", explique l'un d'eux à qui Macron explique que tous doivent faire des efforts. Toutes les premières doléances étaient énoncées.
A Albert, vendredi 9 novembre,  Macron préféra ne pas entendre les manifestants : les gendarmes mobiles les avaient évacués avant son arrivée. Il n'hésitera pourtant pas à déclarer : "J'ai été élu en me faisant secouer et ça continuera jusqu'au bout", se félicitant d'avoir "senti le pays en profondeur", dans "ses attentes, ses envies, ses angoisses, ses colères"...
Dans une usine Renault près de Maubeuge, Macron trouvera même le moyen de tenir des propos controversés sur le maréchal Pétain, mais s'emportera contre la "boîte à folie" des "polémiques inutiles", assurant qu'encore une fois il n'a pas été compris.
Macron contournera Valenciennes et Vallourec, après s'être rendu sur le site de production de Toyota à Onnaing, près de Valenciennes (Nord), en janvier, en marge du sommet "Choose France" organisé au château de Versailles.
S'adressant au personnel de l'usine Renault, le chef de l'Etat a eu la surprise de se faire prendre à partie par un syndicaliste de Sud, par ailleurs hué par des camarades syndiqués à la CFDT. Un échange musclé s'en est suivi :

- Samuel Beauvois : « Vous n’êtes pas le bienvenu monsieur Macron ici.

Emmanuel Macron : Bonjour monsieur. Vous n’êtes pas apparemment majoritaire.

- Vous prenez dans la poche des ouvriers aujourd’hui monsieur Macron. Ce que monsieur Ghosn nous donne d’une main, vous allez reprendre dans notre poche.

- Je vais vous expliquer que non, mais restez là monsieur.

- Votre service d’ordre est en train de me sortir.

- Venez avec moi si vous voulez. Je vous écoute. Donc il faut que vous ayez la courtoisie de m’écouter.

- Mais on réussit sans vous, monsieur Macron. Les salariés ici, ça fait 40 ans qu’ils sont ici. Ils ont réussi sans vous. Aujourd’hui, vous êtes en train de prendre aux salariés, vous êtes en train de prendre aux retraités, aujourd’hui monsieur Macron.

- Si vous êtes venu faire un meeting politique, c’est autre chose.

- Non, je ne fais pas un meeting politique. Vous n’êtes pas le bienvenu ici. Ça fait 27 ans que je suis chez Renault, 27 ans. C’est Renault qui me nourrit aujourd’hui. Ce n’est pas monsieur Macron.

- Soit vous avez la courtoisie d’écouter, on peut y aller. Je vais essayer de vous expliquer pourquoi je suis là et pourquoi je crois à l’inverse de ce que vous dites, et pourquoi j’ai le sentiment que dans cette salle, il y a une large majorité qui croit l’inverse de ce que vous dites. »
"Je suis le premier à dire lorsqu’un site industriel n’a pas d’avenir. Je l’ai fait en un autre temps pour Whirlpool à Amiens. Et on a trouvé une solution de reprise et une autre option de développement. Là, je pense qu’il peut y avoir un avenir pour le site d’Ascoval", affirma le président de la République à la veille de son "itinérance mémorielle" dans le Grand Est et les Hauts-de-France.

Février 2019 : le repreneur d'Ascoval avoue ne pas avoir les fonds 

Des salariés de l'aciérie d'Ascoval à Saint-Saulve (Nord), le 19 décembre 2018, après la validation par le Tribunal de grande instance de Strasbourg du plan de cession de l'entreprise au groupe Altifort.
Le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, veut toujours y croire : "ça se tend mais ce n'est pas fini", assure-t-il, à propos de l'entreprise actuellement en redressement judiciaire.

Altifort a en effet admis jeudi ne pas disposer des financements nécessaires pour son projet de reprise de l'aciérie de Saint-Saulve, dans le Nord, pourtant validé en décembre.

"Altifort nous a confirmé qu'il ne pourrait verser aucun des fonds sur lesquels il s'était engagé, ni les dix millions de fonds propres, ni les 25 millions de levée de fonds", a précisé une source anonymée au cabinet du ministre de l'Economie, Bruno Le Maire. "Même les dix millions de fonds propres, ils ne sont pas en mesure de les donner", a ajouté cette source: "On a pris acte de cela. En l'espèce, Altifort a trompé tout le monde", avoue l'entourage de l'ancien candidat à la présidentielle. 

Résultat de recherche d'images pour "Macron ascoval""La décision que nous avons prise avec tous les salariés, c'est de travailler à une nouvelle reprise en démarchant tous les industriels qui peuvent être intéressés", a dit Bercy. "Nous referons un point en début de semaine prochaine dans le même format, avec les salariés, les députés, le président de la région Xavier Bertrand, pour voir où nous en sommes." 

Les élus de la région, bien que déçus de l'annonce d'Ascoval, continuent cependant à les mener en bateau.   Bertrand clame qu'il veut toujours y croire. "Je continue à me battre pour sauver Ascoval" en cherchant "d'autres repreneurs", "soit en plus d'Altifort, soit à la place d'Altifort", a déclaré le don Quichotte. 

"Tout doit être fait pour intégrer de nouveaux partenaires", a renchéri le communiste Fabien Roussel (PCF).  

Le patron d'Altifort, Bart Gruyaert, a, lui, assuré qu'il "ne jette pas l'éponge" et qu'il "se concentr[ait] à trouver une solution" financière d'ici à l'audience du tribunal de Strasbourg, le mercredi 27 février. 

Les 281 salariés, dont les emplois devaient être sauvés, ont laissé éclater leur colère

© Ascométal" 

Et je veux que les habitants du Valenciennois, et tout particulièrement de Saint-Saulve, le sachent : j’y veille tout particulièrement. Les choses seront faites, tout simplement parce que celles et ceux qui travaillent là le méritent", se vanta encore le chef de l’Etat, le 5 novembre.
Et de mettre en cause au passage "l’irresponsabilité collective", qui consiste selon lui à "être toujours du côté de ceux qui crient et de ne jamais essayer d’expliquer" les raisons des difficultés économiques. Macron expliqua donc encore que, concernant Ascoval, " il y a un vrai travail à faire pour consolider (les) débouchés, trouver des partenaires et des financements".
Il était intarissable, passant de la pommade à tous, en assurant qu’il "sait ce que l’on doit au maire de Valenciennes, au maire de Saint-Saulve, à l’ensemble des élus du territoire et aux salariés et à leurs organisations syndicales, à qui (il) veut rendre hommage". Repassant constamment son oral manqué du concours d'entrée à l'Ecole normale supérieure (ENS) - il faut en effet commencer par réussir l'écrit, auquel il échouera à deux reprises - , il  poursuivit : "Lorsqu’on a montré qu’il y avait un avenir possible, ils ont tous voté la reprise du travail dès le lendemain. C’est le signe de leur responsabilité et de leur attachement à leur outil de travail. Donc, c’est ce qu’on leur doit ", insista le bonimenteur.

Quatre mois plus tard : "On nous l'a fait à l'envers" !

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Devant l'usine, les salariés ont appris la nouvelle avec sidération, souvent par la presse. "J'aimerais comprendre comment un dossier appuyé par trois cabinets d'experts différents a pu valider un plan avec des fonds non présents", s'est interrogé Bruno Kopczynski, porte-parole de la coordination syndicale et élu CFDT. 

"On est dépités ! On nous avait promis monts et merveilles (...) et au final on n'aura rien (...) Altifort nous l'a fait à l'envers; en réalité il n'y a rien, rien de concret", a lâché Vincent, 51 ans, agent de maintenance. "Je ne sais pas ce qu'on va devenir maintenant." 

Le 19 décembre, la justice avait mis fin à un interminable suspense en validant la reprise par Altifort pour un montant de 152 millions d'euros, avec le sauvetage de 281 emplois à la clé. La reprise se décomposait ainsi : 47 millions d'euros de fonds publics "sous forme de prêt" (Etat, Région et Valenciennes-Métropole), 35 millions d'apport d'Altifort, 40 millions de crédit-bail pour le financement d'un futur train à fil et 30 millions d'affacturage. Selon l'avocat d'Ascoval, Guilhem Bremond, trouver une autre solution pour Altifort d'ici l'audience du 27 février relèverait du "miracle".
Le groupe Altifort avait repris l'aciérie de Saint-Saulve le 1er février 2019.

En plus d'Ascoval, le Belge 
Asco Industries opère des usines à Dunkerque (Nord), Hagondange (Moselle), Fos (Bouches-du-Rhône), Le Marais (Loire) et Custines (Meurthe-et-Moselle). 
La fermeture de l'aciérie d'Hagondange est annoncée "dans moins de deux ans", les sites du Marais et de Custines devraient rattachés au site belge Steeltec et le groupe suisse d'acier Schmolz et Bickenhbach a ajouté le site Ascométal de Fos-sur-Mer, en redressement judiciaire, à son offre de reprise.
Et les principaux clients d'Asco sont l'européen Airbus, l'Américain Boeing, le Canadien Bombardier Aéronautique et le brésilien Embraer. Et pourtant, Ascoval se meurt.
Dans le détail, Asco est, notamment, l'un des partenaires des projets Airbus A400M, Lockheed Martin F-35 et de l'Airbus A380, dont le programme est un échec commercial et dont Airbus a annoncé, le 14 février 2019, la fin de la production pour 2021.

Le volontarisme de notre élite politique, fantasme ou fumisterie ultime ?