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dimanche 3 novembre 2019

Présidentielle 2022: en octobre 2019, Macron et Le Pen seraient au coude à coude au premier tour

Macron ne voit-il son salut que dans "un duel" avec Marine Le Pen en 2022 ?

Emmanuel Macron et Marine Le Pen recueilleraient chacun 27 à 28% d'intentions de vote au premier tour de la présidentielle de 2022

Macron le bipolaire, dans son élément
avec la bipolarisation de la vie politique
Le JDD n'est pas en retard pour formater les esprits avec un sondage Ifop. 
Organisant la bipolarisation de la campagne à venir, ces résultats affichés dimanche les placent loin devant  les autres candidats.

Les chouchous du JDD, groupe Lagardère, recueilleraient 28% au premier tour dans l'hypothèse d'une candidature de Valérie Pécresse pour la droite.

Le président sortant ne recueillerait que 27% si le candidat de la droite était Xavier Bertrand ou François Baroin, alors que la présidente du RN demeure à 28% quelles que soient les cas de figures, des résultats contenus dans la marge d'erreur.

Jean-Luc Mélenchon arriverait en troisième position, ex-aequo avec François Baroinà 11%, mais devant Xavier Bertrand (10%) ou Valérie Pécresse (7%), selon les différents scénarios testés par l'entreprise commerciale de sondage.
Mais l'IFOP fait l'impasse sur la tendance droitière du parti Les Républicains, en dépit de ses chances de reconstitution en deux ans et plus. 

Le leader d'EELV, Yannick Jadot, se chercherait entre 7,5 à 9% des intentions de vote, devant Nicolas Dupont-Aignan (6 à 7%) et le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure (2,5 à 3%).

Hypothèse d'un second tour opposant Marine Le Pen à Emmanuel Macron.
Dans ce cadre privilégié par le groupe Lagardère, le sortant recueillerait 55% des intentions de vote (seulement 2 points de moins par rapport à mai 2017), contre 45% à la cheffe du parti de la droite radicale (+2 points), désignée comme l'adversaire idéale.

Macron et Le Pen sont également les choix d'Elabe, officine de BFMTV.
font jeu égal au premier tour avec 27% à 29% des voix chacun, loin devant Jean-Luc Mélenchon, troisième avec environ 13%, dans une précédente étude parue mercredi. Alignement des planètes sondagières...

L'enquête Ifop a été réalisée en ligne du 28 au 30 octobre, auprès d'un échantillon représentatif de 1.503 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.


Ce qui fait dire que Macron s'affaire à la préparation de ses 'noces sanglantes'

Dans le thriller et film d'épouvante 'Noces sanglantes' d'Armand Mastroianni (1980), revisité par les entreprises macroniennes de sondages, un tueur en série traque des femmes lors de leur nuit de noces. Alors qu'une nuit, il s'attaque à une nouvelle victime, le mari d'une femme qu'il a tuée jadis cherche à se venger. La jeune mariée du jour, a des doutes sur l'avenir de son couple et s'interroge sur la réalité des événements
Ainsi le Moi de Macron tente-t-il sans cesse le compromis avec son Ca chaotique et son Surmoi instable qui perturbe son rapport aux femmes, dans lequel l'initiatrice Brigitte Macron joue un rôle central. Marine Le Pen, exutoire à ses troubles divers ?

Yannick Jadot dénonce la création d'un "couple maudit" Marine et Manu.
Résultat de recherche d'images pour "bipartisme"
Jadot se voit en troisième position
Le député européen EELV a démonté dimanche la stratégie élyséenne "d'organisation de la victoire" de Marine Le Pen à la présidentielle de 2022 en fabriquant "un couple maudit" et orchestrant "un duel" avec la cheffe du Rassemblement nationalPour Yannick Jadot, en jouant au Dr Jekyll avec Mr Hyde-Macron, Manu "est en train d'organiser la victoire" de la cheffe d'extrême droite. 

"Emmanuel Macron, aujourd'hui, ne fait pas que souffler sur les braises: il est en train de mettre le feu à notre société", a déploré Y. Jadot sur LCI. 
"Il reprend ses thèmes et il précarise la société" et "continue à participer des fractures sociales et territoriales de notre pays", "ça, c'est faire monter Marine Le Pen à 100%" pour 2022, a souligné le député écologiste.
"Emmanuel Macron cherche au fond à reprendre les sujets de Marine Le Pen et parfois potentiellement ses propositions pour essayer de construire un duel, un couple maudit pour la prochaine présidentielle", a-t-il encore dénoncé.

Résultat de recherche d'images pour "manicheisme"
Au second tour, le président ne l'emporterait pas dans un fauteuil : avec 55% contre 45% pour Marine Le Pen, en 2022, Macron perdrait de l'ordre de 10 points sur mai 2017 quand il avait obtenu 66,1%  contre 33,9% pour sa rivale.

Jadot livre son analyse du bilan de Macron à mi-mandat : "Simplement, la faute majeure qu'il fait, c'est que son mandat, ce doit être apaiser, réconcilier, porter un projet qui nous emmène tous". Or, il "revient sur le pire de ce que dit la droite," estime le représentant de l'écologie radicale.

jeudi 18 octobre 2012

Le PS dévalue son Premier secrétaire coopté par Hollande

Les militants instrumentalisés dans la désignation du candidat Harlem Désir



Harlem,
Désir de Hollande...



La base entérinera: retour au totalitarisme démocratique 

Un vote sans suspense en "république bananière" socialiste
Le successeur "élu" de Martine Aubry devrait être Harlem Désir ("Touche pas à mon pote"), candidat officiel du Président de la République. Tous les ténors socialistes devraient également l'emporter largement sur Emmanuel Maurel, candidat marginalisé de l'aile gauche du parti, représentant Benoît Hamon et Henri Emmanuelli.

Quelque 173.000 adhérents sont appelés à cette mascarade de scrutin.
Il se déroulera de 17h00 à 22h00 dans toutes les sections socialistes, à quelques jours du Congrès du PS à Toulouse, du 26 au 28 octobre, appelé à entérine définitivement les résultats du vote de jeudi.
Le processus de désignation (et non d'élection) du successeur de Martine Aubry, qui ne souhaitait pas briguer un nouveau mandat au congrès de Toulouse, sera alors terminé.

Le PS craignait de nouvelles élections truquées

Cinq motions virtuelles ou lignes d'orientation politique ont été présentées aux militants en vue du congrès de Toulouse. Plus personne ne prétend plus que leur choix du 11 octobre a été libre. Pas plus que le vote en faveur du candidat du président, puisque le préféré de la sortante, Jean-Christophe Cambadélis, a été écarté par l'Elysée.

Selon les nouveaux statuts du PS, seules les deux motions arrivées en tête - la motion 1 d'Harlem Désir (avec Guillaume Bachelay) et la motion 3 d'Emmanuel Maurel (avec Gérard Filoche, Marie-Noëlle Lienemann (maire-adjointe de Dalongeville à ...Hénin-Beaumont), Jérôme Guedj et le mouvement Utopia, dont certains membres sont présents au sein du Parti de Gauche) - peuvent présenter leur premier signataire au scrutin de ce jeudi.

Ont été écartés du scrutin bi-polaire:

Motion 2
, " Question de principes ", présentée par Juliette Méadel37 ans,conseillère du XIVe arrondissement de Paris,
garde du corps de François Hollande, qui lui a confié un groupe de travail sur la lutte contre les discriminations, est soutenue par Gaëtan Gorce.

Motion 4
, " Oser. Plus loin. Plus vite ",
présentée par Stéphane Hessel et soutenue par Pierre Larrouturou : cette motion s'inspire du collectif Roosevelt 2012 (Colette Gros, Jean-Paul Chidiac, Bertrand Laforge).

Motion 5 " Toulouse, mon congrès ",présentée par Constance Blanchard (1987), agitatrice précoce proche de Didier Guillot, Christine Priotto, présidente de l'Union nationale lycéenne (UNL), ex- administratrice de La Mutuelle des étudiants (LMDE, successeur de la MNEF, salie dans des affaires: cf. libellé ci-dessous) et candidate aux municipales de mars 2008 sur la liste de Bertrand Delanoë dans le ...20e arrondissement de Paris: cette motion défend un Parti ouvert sur la société et ses sympathisants, plus innovant et plus démocratique. Elle ambitionnait de surfer sur les valeurs de jeunesse, de la diversité et de l'exemplarité du Parti, trois thèmes portés par François Hollande le temps de sa campagne présidentielle de 2012.

Le résultat ne fait pas de doute

La motion 1,Mobiliser les Français pour réussir le changement ", celle que Jean-Marc Ayrault a imposée fin août à Martine Aubry a recueilli le 11 octobre 68,44% des voix, et la motion 3, " Maintenant la gauche ", représentée par Emmanuel Maurel et soutenue par des opposants au traité budgétaire européen comme la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, les députés Henri Emmanuelli, Barbara Romagnan, députée du Doubs, Jérôme Guedj, énarque, ancien assistant parlementaire du sénateur Jean-Luc Mélenchon, Liêm Hoang-Ngoc, député européen, et le ministre délégué Benoît Hamon, a obtenu, elle, 13,28% des suffrages.

L'enjeu pour Harlem Désir , ancien président de l'association SOS Racisme, qui assure à nouveau l'intérim du poste de premier secrétaire du PS, depuis le départ avancé de la sexagénaire Martine Aubry en septembre, est plutôt de bénéficier d'une participation et d'un score les plus forts possibles, pour tenter de se légitimer dans le parti.

De même que Hollande n'a jamais été ministre avant d'être président de la République, de même Désir H., ancien député européen (scrutin de liste) et membre nommé (déjà !) du Conseil économique et social, n'a jamais été élu à aucun scrutin nominal.

Processus "opaque" et "verrouillé"

Désir H. essuie en effet de nombreuses critiques, notamment pour avoir reçu le privilège de l'onction présidentielle, aux dépens de Jean-Christophe Cambadélis  dans un processus de désignation du premier secrétaire jugé en interne "opaque" et "verrouillé": totalitaire. 

Alors que le vote n'est pas encore terminé, l'indésirable Désir a reconnu qu'une modification du mode de désignation du premier secrétaire du PS était nécessaire. Il souhaite qu'une fois désigné et bien en place "à l'avenir (...), il n'y ait pas de limitation des candidatures", dans un entretien au Monde de mercredi. "Rien ne doit donner le sentiment d'un verrouillage ou de combinaisons internes", clame-t-il. Une façon d'admettre, en creux,  le bien-fondé des critiques à l'encontre de sa désignation,  et qu'il ne sera pas légitime aussi longtemps que le premier secrétaire ne sera pas démocratiquement élu... . 

De son côté, E. Maurel, résigné,  s'est dit "lucide" quant à l'issue du scrutin. 
Objectif complice: sauver les apparences  "Faire en sorte qu'il y ait un choix, jeudi, pour les militants. Ancrer le PS à gauche. Ou encore faire des propositions fortes sur la rénovation du parti", propose ce secrétaire national du Parti Socialiste de bientôt quarante ans, élu du Val-d'Oise et vice-président du Conseil régional d’Ile-de-France chargé de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de ...l’alternance.

Car si au premier tour, l'accent a été mis, par lui et ses amis, sur la revendication d'une renégociation du traité budgétaire européen, au second tour, Maurel met en avant sa volonté d'être "intraitable" sur la parité ou le non-cumul des mandats


Déjà installé dans son statut de prochain opposant interne, il réclame aussi que le PS "prépare l'opinion" à travers "trois grandes campagnes sur les licenciements boursiers, l'égalité salariale homme-femme et le droit de vote aux étrangers". 


Désir se la joue déjà  premier secrétaire


D'ici au vote jeudi, il se rend mardi à La Seyne-sur-Mer (Var) pour défendre contre Marisol Touraine un hôpital menacé de fermeture, rencontrera le réseau Education sans frontière (RESF), rendra visite mercredi aux salariés d'une fonderie en Picardie, avant de tenir, le soir, un banquet dans une brasserie de Saint-Quentin dans l'Aisne: des déplacements en jet? Un Falcon, comme cemui de la sous-ministre Yamina Benguigui ? 

Il assistait, mardi, au petit-déjeuner de la majorité et animait le bureau national. Mercredi soir, il tiendra un meeting dans le Val-de-Marne.


lundi 28 mai 2012

Bayrou fait l'expérience du " sectarisme " du PS

Bayrou: si le PS répond à mon choix pour Hollande par du "sectarisme", la France ne s'en sortira pas"

D'autres avaient dénoncé l'hégémonisme socialiste


Que vaut la parole d'un socialiste ? 

Sur sa gauche, les communistes en on fait les frais dans les années 80, mais les Verts en ont depuis tiré les conséquences. La vraie question pour ces altermondialistes est celle de la proportionnelle et de la fin de l'hégémonie du PS et de l'UMP, en clair de la bipolarisation, mais Bayrou qui a les mêmes soucis existentiels en politique, s'est laissé dominer par son ego et sa vanité l'a poussé à faire cavalier seul, puis à miser sur la vertu morale socialiste dont se pare le PS à tout propos. Il a clamé qu'il voterait Hollande et le président de la "république exemplaire" n'en a eu cure !


Le Parti de gauche (PG) avait déjà critiqué la conduite des discussions par le PS dès mars 2010, estimant que "malheureusement", il y a  "des réflexes un peu hégémoniques qui reviennent" côté socialiste

VOIR et ENTENDRE François Delapierre, alors délégué national du PG et directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, candidat des communistes à la présidentielle 2012, a dénoncé une "ambiance de cache-cache", en déplorant la tenue en parallèle d'une rencontre PCF-PS. C'est une atmosphère qui me fait penser "à un congrès du PS", a-t-il déclaré:

Au bout du compte, le Front de gauche (PCF et PG) n'est arrivé que 4e avec seulement 11%. 

Les turpitudes socialistes ?

VOIR et ENTENDRE la nuit des dupes, quand François Hollande -en Louis XIII- refuse d'honorer les engagements du parti avec Cécile Duflot:

La parole socialiste n'a d'autre valeur que celle qu'on veut bien lui donner.

Mai 2012: Jean-Michel Baylet a accusé les socialistes d'"attitude hégémonique"

qualifié d'"erreur politique" l'absence d'accord entre le PS et le Front de gauche pour les législatives, .

"Les Radicaux de gauche ont accepté de retirer certains de leurs candidats dans les circonscriptions à risque FN ou à risque d'élimination de la gauche au premier tour. Ils regrettent que l'attitude hégémonique du Parti socialiste ne permette pas à la future majorité de présenter des candidatures uniques là où c'est nécessaire", a déclaré le président du Parti radical de gauche.


François Bayrou est la 5e roue du tracteur






François Bayrou va au charbon,
à la différence de Taubira ou Vallaud-Belkacem



Arrivé bon 5e à la présidentielle, le président du MoDem a culminé à 9,14%.

Et, à la droite du PS, Bayrou est maintenant en difficulté pour les législatives face à des candidats UMP et PS.

Alors que le candidat du MoDem avait annoncé entre les deux tours son intention de voter pour François Hollande, sans donner de consigne de vote, il  a réclamé la réciprocité au Parti socialiste.  A la suite de l' appel de détresse du centriste,  la première secrétaire du parti a indiqué, mardi 29 mai, que le PS appellerait à voter pour le dirigeant centriste dans le cas où il serait confronté à un duel avec l'UMP au second tour. A lui d'arriver à passer le cap ! "Si François Bayrou se retrouve face à l'UMP au second tour, bien évidemment, nous ferons un choix", a déclaré, implacable, la Ch'tite Brochen-Aubry sur BFM TV et RMC. "Voilà", a-t-elle répondu, en guise de sanction à la réussite, si courte soit-elle, de F. Hollande.


Bayrou croit incarner la France

Le Béarnais estime que si le PS répondait à son vote pour François Hollande à la présidentielle par "du sectarisme et des intérêts d'appareil, la France se s'en sortira pas".


"J'ai fait un choix qui a été regardé par tout le monde comme un choix sans précédent. C'est la première fois qu'un responsable politique du centre dit: cette ligne que vous essayez de tracer entre les Français comme un mur infranchissable, cette ligne-là, nous devons la franchir", s'est félicité Bayrou sur France Inter, à propos de son vote pour François Hollande à la présidentielle.



"Ensemble", c'est sans la droite


"Et j'ai fait un pas, tendu la main au-dessus de cette ligne pour une raison certaine, c'est que nous n'arriverons pas à nous sortir de la crise si nous ne sommes pas en mesure de travailler ensemble entre Français. Si c'est une majorité coupée en deux avec en face, une opposition agressive décidée à la faire perdre, alors c'est le pays qui va s'enfoncer", a prédi l'oiseau de mauvais augure.


"Alors, à ce choix sans précédent dont on voit bien qu'il est difficile, si on ne répond que par du sectarisme, que par les intérêts d'appareil, alors on est sûr que la France ne s'en sortira pas et la majorité actuelle, moins encore", a prévenu le maître-chanteur.



François Bayrou a également donné des gages au PS, jugeant "extrêmement choquants" les propos de Christine Lagarde sur la Grèce car, a-t-il dit, la patronne du FMI "a mis en accusation le peuple grec comme s'il était coupable", oubliant pudiquement que la fraude était organisé, mais considérant néanmoins qu'il a été "entraîné dans un aveuglement" par ses dirigeants... socialistes. "J'ai trouvé les propos de Christine Lagarde extrêmement choquants parce qu'elle a mis en accusation le peuple grec comme si il était coupable et responsable", a expliqué François Bayrou sur France Inter.

Et d'enfoncer son clou tordu, malgré ses prétentions à rejeter la langue de bois. "Mme Lagarde a mis le feu aux poudres en estimant dans un entretien avec The Guardian que "les Grecs devraient commencer par s'entraider collectivement" [quasi pléonasme?], et ce, en "payant tous leurs impôts". Elle s'est dite moins préoccupée par leur sort que par celui des enfants d'Afrique qui n'ont pas mérité le sort qui les accable.

"Il y a, dans la société grecque, dans le pouvoir grec et son organisation, des responsabilités mais il n'est pas vrai que ce soit le peuple grec qui soit responsable de ce qui lui arrive. Il a été entraîné dans un aveuglement, il avait un bandeau sur les yeux et on lui a fait croire qu'on pouvait continuer vivre en empruntant", a estimé, contre toute évidence, le patron démagogue du MoDem.

"Mais, a-t-il encore pesamment insisté, il n'est pas le seul peuple en Europe a qui on ait mis un bandeau sur les yeux et à qui on ait raconté qu'on pouvait continuer à vivre en s'endettant"
Aigri, Bayrou a le peuple français dans le collimateur...

Le Cassandre aggrave encore son cas 


"J'en connais d'autres qui auront aussi leur rendez-vous", a-t-il insinué, évitant de prononcer le nom de la France.
"C'est pourquoi j'ai trouvé que le Fonds monétaire international et Christine Lagarde devraient s'exprimer de manière différente pour des peuples en souffrance. Je n'aime pas qu'on mette les peuples, et les plus fragiles, en cause. Ce sont eux qui paient les pots cassés des crises que d'autres ont décidées. Les gouvernements grecs de gauche et de droite sont éminemment responsables de la situation qui a été créée" a-t-il conclu. Enfin ! 
Quand les bègues se lâchent, ils ne savent plus s'arrêter.


mardi 8 mai 2012

Le vote blanc a porté F. Hollande à la présidence

Un taux historique de rejet du président du 6 mai 2012 par les électeurs

Hollande, président des votes nuls


A 57 ans, François Hollande devient le septième président de la Ve République et le deuxième socialiste, alors qu'il n'a jamais exercé de fonctions gouvernementales en trente années de carrière politique.

Le vote blanc et nul a atteint dimanche un record en volume pour une présidentielle. Même s'il est difficile de l'attribuer à une catégorie particulière, les électeurs de Marine Le Pen semblent avoir fourni une bonne partie de ces 2,15 millions de bulletins. C'est le second vainqueur du 6 mai.

Un avertissement à François Hollande ?

Les deux types de votes, blanc et nul, sont comptabilisés ensemble lors des dépouillements et ils représentent 5,8% des quelque 37 millions de suffrages du 6 mai. Le taux le plus élevé de blancs ou nuls pour un scrutin présidentiel - 6,42%, mais 1,3 million de voix - avait été atteint au second tour de l'élection de 1969, marquée par l'absence d'un candidat de gauche. Jacques Duclos, candidat du PCF malheureux au premier tour avec 21,2% des voix, avait qualifié le choix du second tour d'un célèbre "blanc bonnet et bonnet blanc".
Au second tour de la présidentielle de 1995, qui avait vu Jacques Chirac l'emporter sur Lionel Jospin, le vote blanc ou nul, choisi par 1,9 million d'électeurs, représentait 5,97% des votants.

Mais qui a déposé ces bulletins qui ont fait le jeu de la gauche ?
"15% des électeurs de Marine Le Pen au premier tour ont voté blanc ou nul au second tour", constate Bruno Jeanbart, politologue à OpinionWay. "C'est beaucoup plus que les autres bataillons qui ont fourni le vote blanc : les électeurs de François Bayrou, qui ont été 10% à faire ce choix, et les abstentionnistes et les électeurs qui ont déjà voté blanc au premier tour, 9%".

Jean-Daniel Lévy, de l'institut Harris Interactive, relève que dans les départements où le Front national avait réalisé un bon score au premier tour, la participation a été moindre et le vote blanc plus élevé. La tentative de Nicolas Sarkozy d'attirer les électeurs de Marine Le Pen a trouvé des limites, selon lui. Même diagnostic de Frédéric Dabi, de l'IFOP, et de Bruno Jeanbart.
Les électeurs marinistes ont suivi le choix de leur candidate
Les trois départements où le vote blanc a été le plus élevé, la Haute-Saône (8,31%), les Vosges (8,19%), et la Haute-Loire (7,66%) sont des départements où Marine Le Pen a réalisé le 22 avril certains de ses meilleurs résultats : 25,23%, 24,18% et 20,40% [pour un score national de 17,90%]. "Cela montre le lien assez fort qui lie les sympathisants du Front national à leur candidat et qui fait que son vote est reproduit par les électeurs", poursuit Frédéric Dabi, rappelant que Marine Le Pen avait annoncé le 1er mai qu'elle-même voterait blanc, tout en laissant ses électeurs choisir dans le duel Sarkozy-Hollande,

De son côté, l'Association pour la reconnaissance du vote blanc ne souhaite pas voir son action associée à celle de Marine Le Pen et relativise donc  l'importance du paramètre FN dans le niveau élevé de bulletins blancs.

Pour son président, Oliver Durand, "le vote blanc ou nul a augmenté dans des proportions classiques : il avait été multiplié par 2,93 entre les deux tours en 2007 et cette fois-ci il l'a été par 3,06". "Rien d'extraordinaire", insiste-t-il. En revanche, fait-il remarquer, ces 2,15 millions de bulletins blancs ou nuls signifient que François Hollande a été élu par moins de 50% "des électeurs qui se sont déplacés".

Un conditionnement médiatique au vote de "très mauvaise humeur"

"Au premier tour, si on fait le total de l'abstention, des blancs et nuls et de tous les candidats de la protestation, on arrivait presque à un Français sur deux. Ça veut dire qu'on est bien dans une phase de politisation négative",

Une situation anti-démocratique

Pascal Perrineau, chercheur au Cevipof, abonde.
Pour l'expert, si le second tour a marqué dimanche un apparent retour à un ordre politique bipolaire, cette réalité anti-républicaine n'est pas prête à se faire oublier. "Le nouveau président va avoir affaire avec un pays de très mauvaise humeur et comme ça ne peut plus s'exprimer dans les urnes, ça s'exprimera autrement", estime cet analyste.

Au-delà de la mauvaise humeur et des consignes de vote, les supporters de F. Hollande et les partisans de la VIe République tentent de convaincre pour nombre d'électeurs de dire leur malaise vis-à-vis de la bipolarisation gauche-droite de la vie politique française, particulièrement stigmatisée par F. Bayrou ces derniers mois. "Cela traduit l'embarras des électeurs du Front de gauche, du FN et de François Bayrou (ex-candidat du MoDem), qui n'ont pas voulu se reporter sur François Hollande, sur Nicolas Sarkozy ou sur l'un des deux", souligne Mariette Sineau, du CNRS.

"François Hollande ne doit pas se tromper sur la nature de sa victoire"

C'est la mise en garde du directeur du Cevipof.
"Ce n'est pas la gauche qui est à 51,6% des voix. Ce qui lui a permis de franchir la barre des 50%, ce sont des électeurs de droite et du centre." "François Hollande va-t-il être capable de bien entendre ce message ? S'il lit bien la nature de sa victoire, il devrait ouvrir. Mais est-ce que la gauche est capable d'ouvrir ? C'est une vraie question", conclut l'expert.
Hollande avait promis de ne pas pratiquer d'autre ouverture que celle des frontières. La désignation de Manuel Valls à Matignon serait un signe que le capitaine du pédalo a reçu le message.
A suivre.

 

jeudi 1 mars 2012

Présidentielle 2012 : les challengers de Sarkozy font illusion dans les sondages

Etude: Bayrou souffre de "solitude"

Les candidats d'appoint démocratique perdent du terrain

PaSiDupes a déjà souligné que la campagne de Hollande marque le pas et s'enlise dans les injures, les reculades, les improvisations et les approximations.
Lien PaSiDupes : "
Idéologie et irréalisme isolent Hollande, candidat de la gauche assoiffée de pouvoir "
Il s'est également intéressé à la courbe de Bayrou.
Le blog revient encore sur les difficultés du Béarnais.

Le sentiment d' "une véritable solitude du candidat"
explique le recul des intentions de vote en faveur de François Bayrou dans les sondages, selon une enquête qualitative de Ipsos-Logica Business Consulting (LBC).

Les électeurs (appelés "changeurs") qui ont modifié leur intention de vote par rapport à l'enquête précédente (début février) au détriment du leader centriste ont "le sentiment d'une véritable solitude du candidat, sans équipe visible, sans soutien apparent et sans machine électorale derrière lui " , souligne cette enquête.


Transfert de votes à Sarkozy et Hollande

Cette étude
a consisté à réinterroger en ligne (elles l'avaient déjà été début février) 4728 personnes recrutées dans un panel constitué spécialement pour l'élection présidentielle. Elle a été menée pour le CEVIPOF (Sciences Po, proche du PS), Le Monde (propriété des soutiens financiers du candidat Hollande), la Fondapol (Fondation pour l'innovation politique, cercle de réflexion de centre-droit) et la Fondation Jean Jaurès (devinez son orientation politique !)
.

Entre le début et la mi-février, François Bayrou a régressé de 1,5 point (de 12,5% à 11%) dans les intentions de vote mesurées par Ipsos-LBC (la perte atteint même 3 points par rapport à la mi-janvier). Ce reflux s'explique pour 1 point par des transferts de vote au profit de Nicolas Sarkozy et François Hollande (+ 0,5 point chacun), et pour un demi-point par "une baisse de mobilisation" d'électeurs qui ne sont désormais plus sûrs d'aller voter le 22 avril.


"Une faiblesse intrinsèque"

Outre sa "solitude", François Bayrou souffre d'une autre "faiblesse intrinsèque": les "changeurs" ont "le sentiment de ne pas vraiment savoir où il se situe politiquement" et ce, au moment où la campagne est entrée dans une phase forte de bipolarisation. Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen souffrent moins du duel Hollande-Sarkozy car ils sont "plus clivants" et donc plus visibles, note IPSOS qui a mené dix entretiens qualitatifs.

Selon l'institut, "l'ambiguïté politique de François Bayrou agace chez les électeurs de droite" qui l'ont délaissé et lui préfèrent aujourd'hui "le candidat naturel de la droite, qui semble le mieux placé", en l'occurrence Nicolas Sarkozy. Quant aux "changeurs" qui ont opté désormais pour François Hollande, ils le font parce que celui-ci apparaît "le candidat le mieux placé pour battre le président sortant, même par défaut". Entre-temps, Nicolas Sarkozy est entré en campagne.

De cette étude qualitative, Ipsos tire la conclusion que "l'effet du vote utile est dévastateur". "Le retour vers François Bayrou apparaît peu probable. Les craintes de victoire du camp d'en face sont trop importantes pour éparpiller ses voix", analyse l'institut.
L'autocrate François Bayrou paie le prix fort ses difficultés à travailler en équipe.

jeudi 7 juin 2007

Chacun pour soi, à gauche

Le PS achève le PCF dans les Bouches-du-Rhône
A Marseille, le coup de grâce au PCF
ne sera donné ni par le Front national, qui a réalisé 24,44% des voix lors du premier tour de l'élection de 2002, ni la droite classique, dans ce secteur de la ville. C’est l'ancien allié socialiste, le PS de Sa Cynique Majesté Royal, qui -pour sauver la sienne- veut se faire la peau du député sortant Frédéric Dutoit lors des élections législatives des 10 et 17 juin, dans ce fief populaire du nord de Marseille où le PC a été élu sans discontinuité depuis 1936.
"De tous temps, on a fait des cadeaux au PC dans cette circonscription. Maintenant, notre parti a décidé de partir à la bataille sous ses propres couleurs", affirme Henri Jibrayel, Libanais d'origine né en 1951, ancien syndicaliste aux PTT, conseiller Général des Bouches-du-Rhône depuis 2001. Pas de quartier, donc !
"On ne va pas laisser tout le temps le PC sous perfusion, d'autant qu'il n'a plus les moyens d'influer ou de faire barrage à la politique de Nicolas Sarkozy. Le vote utile, c'est aujourd'hui le mien", ajoute le candidat socialiste. Faire obstacle à Sarkozy tient donc d’unique politique au PS : c’est obsessionnel ! L’électeur dans cette chasse à l’homme est quelque peu négligé.

Agé de 51 ans aussi , le dernier député communiste de Marseille estime aussi incarner le "vote utile" et pose sa candidature pour "rassembler bien au-delà de la gauche antilibérale". "Je suis le meilleur rempart face aux idées extrêmistes (sic!) que l'on tend à vouloir effacer de la scène politique. Voter pour moi, c'est conforter ce vote de gauche qui s'est exprimé sur Ségolène Royal lors de l'élection présidentielle", dit-il. Et le PCF qui tente de récupérer pour lui la dynamique présidentielle du PS, c’est pathétique…
Déjà, en 2002, la bataille avait été rude pour le maire des 15 et 16e arrondissements de la ville qui avait été confronté à la candidature de Patrick Mennucci, le porte-bagages de Sa Cynique Majesté Royal, avant que le futur codirecteur de la campagne de Sa Cynique susnommée ne se retire de la course au second tour sur l'insistance du puissant patron local du PS Jean-Noël Guérini (lequel, désormais, est très affaibli et absent).
Depuis, le PC n'a pas réussi à enrayer son déclin sur ce territoire où Marie-George Buffet a obtenu 4,54% des suffrages lors de l'élection présidentielle. "En 2002, la situation du PC n'était guère plus brillante et j'ai été élu avec près de 65% des voix au second tour", rêve encore Frédéric Dutoit, qui s'était finalement imposé dans son duel avec le candidat du FN ,

alors que cette gauche dénonce la bipolarisation, tout en y travaillant activement.











Décharge d'Entressen

Dans la 13° circonscription des Bouches-du-Rhône (Istres (PS) et Port-de-Bouc-Martigues (PCF)), le scénario est tout aussi fratricide : LIRE l’article de PaSiDupes déjà consacré à ce problème de la mort annoncée d’un parti historique sous les coups de la gauche, de la main du PS René Raimondi, 47 ans, maire de Fos-sur-Mer à la faveur de la condamnation du dénommé Bernard Granié (ci-contre à droite), et de l'interminable affaire politique intercommunale de l'incinérateur des déchets de la ville de Marseille (UMP)