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mercredi 26 octobre 2016

96% des Français rejettent Hollande et sa politique

Record d'impopularité: Hollande ne convainc bientôt plus personne

Le président socialiste tutoie le zéro

4% seulement des personnes interrogées s'estiment "très satisfaites" de l'action du président de la République, révèle une enquête du Cevipof, Centre de recherches politiques de Sciences Po. 

Où s'arrêtera la déconfiture de François Hollande ? Jamais un taux aussi faible n'avait été enregistré pour aucun président de la République. Semaine après semaine, le chef de l'État constate dans les sondages que sa côte auprès des Français est en chute libre. 
Ce mardi, la septième vague de l'enquête électorale française du Cevipof (le centre de recherches politiques de Sciences-Po) n'accorde au président de la République que 4% de satisfaction dans l'opinion, rapporte Libération. 
"Un peu d'impopularité historique," selon BFMTV...

Encéphalogramme plat pour François Hollande 

Même Hillary Clinton, après sa commotion cérébrale, risque d'être moins impopulaire. 
Dans le détail, 46% des sondés ne sont "pas du tout satisfaits" de l'action du président de la République, 24% sont "plutôt pas satisfaits", 26% sont "ni satisfaits, ni insatisfaits", 3% sont "plutôt satisfaits" et 1% "très satisfaits".  

Une défiance record dans une enquête à fort crédit fondé sur un nombre important de personnes interrogées, précisément 17.047, toutes "inscrites sur les listes électorales, constituant un échantillon national représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus". 

C'est le taux le plus faible enregistré depuis le lancement de ce vaste sondage, en novembre 2015. Alors que le président était à 12% lors du premier sondage d'opinion, il oscillait entre 5 et 6% encore depuis mars dernier.

Et il compte, semble-t-il, se représenter...

samedi 9 juin 2012

Être de gauche rend intolérant et peu généreux…

Et donc ni "exemplaire" ni "vertueux" et ni ...social !

Les idées fausses ont la vie dure

C’est une personnalité de gauche qui le dit 



Anne Muxel, sociologue directrice de recherche au CNRS en science politique au CEVIPOF, dans son ouvrage Toi, moi et la politique, amour et conviction (2008).







Il suffit simplement parfois de parcourir les forums ou les commentaires de gauche pour en avoir la certitude…

mardi 8 mai 2012

Le vote blanc a porté F. Hollande à la présidence

Un taux historique de rejet du président du 6 mai 2012 par les électeurs

Hollande, président des votes nuls


A 57 ans, François Hollande devient le septième président de la Ve République et le deuxième socialiste, alors qu'il n'a jamais exercé de fonctions gouvernementales en trente années de carrière politique.

Le vote blanc et nul a atteint dimanche un record en volume pour une présidentielle. Même s'il est difficile de l'attribuer à une catégorie particulière, les électeurs de Marine Le Pen semblent avoir fourni une bonne partie de ces 2,15 millions de bulletins. C'est le second vainqueur du 6 mai.

Un avertissement à François Hollande ?

Les deux types de votes, blanc et nul, sont comptabilisés ensemble lors des dépouillements et ils représentent 5,8% des quelque 37 millions de suffrages du 6 mai. Le taux le plus élevé de blancs ou nuls pour un scrutin présidentiel - 6,42%, mais 1,3 million de voix - avait été atteint au second tour de l'élection de 1969, marquée par l'absence d'un candidat de gauche. Jacques Duclos, candidat du PCF malheureux au premier tour avec 21,2% des voix, avait qualifié le choix du second tour d'un célèbre "blanc bonnet et bonnet blanc".
Au second tour de la présidentielle de 1995, qui avait vu Jacques Chirac l'emporter sur Lionel Jospin, le vote blanc ou nul, choisi par 1,9 million d'électeurs, représentait 5,97% des votants.

Mais qui a déposé ces bulletins qui ont fait le jeu de la gauche ?
"15% des électeurs de Marine Le Pen au premier tour ont voté blanc ou nul au second tour", constate Bruno Jeanbart, politologue à OpinionWay. "C'est beaucoup plus que les autres bataillons qui ont fourni le vote blanc : les électeurs de François Bayrou, qui ont été 10% à faire ce choix, et les abstentionnistes et les électeurs qui ont déjà voté blanc au premier tour, 9%".

Jean-Daniel Lévy, de l'institut Harris Interactive, relève que dans les départements où le Front national avait réalisé un bon score au premier tour, la participation a été moindre et le vote blanc plus élevé. La tentative de Nicolas Sarkozy d'attirer les électeurs de Marine Le Pen a trouvé des limites, selon lui. Même diagnostic de Frédéric Dabi, de l'IFOP, et de Bruno Jeanbart.
Les électeurs marinistes ont suivi le choix de leur candidate
Les trois départements où le vote blanc a été le plus élevé, la Haute-Saône (8,31%), les Vosges (8,19%), et la Haute-Loire (7,66%) sont des départements où Marine Le Pen a réalisé le 22 avril certains de ses meilleurs résultats : 25,23%, 24,18% et 20,40% [pour un score national de 17,90%]. "Cela montre le lien assez fort qui lie les sympathisants du Front national à leur candidat et qui fait que son vote est reproduit par les électeurs", poursuit Frédéric Dabi, rappelant que Marine Le Pen avait annoncé le 1er mai qu'elle-même voterait blanc, tout en laissant ses électeurs choisir dans le duel Sarkozy-Hollande,

De son côté, l'Association pour la reconnaissance du vote blanc ne souhaite pas voir son action associée à celle de Marine Le Pen et relativise donc  l'importance du paramètre FN dans le niveau élevé de bulletins blancs.

Pour son président, Oliver Durand, "le vote blanc ou nul a augmenté dans des proportions classiques : il avait été multiplié par 2,93 entre les deux tours en 2007 et cette fois-ci il l'a été par 3,06". "Rien d'extraordinaire", insiste-t-il. En revanche, fait-il remarquer, ces 2,15 millions de bulletins blancs ou nuls signifient que François Hollande a été élu par moins de 50% "des électeurs qui se sont déplacés".

Un conditionnement médiatique au vote de "très mauvaise humeur"

"Au premier tour, si on fait le total de l'abstention, des blancs et nuls et de tous les candidats de la protestation, on arrivait presque à un Français sur deux. Ça veut dire qu'on est bien dans une phase de politisation négative",

Une situation anti-démocratique

Pascal Perrineau, chercheur au Cevipof, abonde.
Pour l'expert, si le second tour a marqué dimanche un apparent retour à un ordre politique bipolaire, cette réalité anti-républicaine n'est pas prête à se faire oublier. "Le nouveau président va avoir affaire avec un pays de très mauvaise humeur et comme ça ne peut plus s'exprimer dans les urnes, ça s'exprimera autrement", estime cet analyste.

Au-delà de la mauvaise humeur et des consignes de vote, les supporters de F. Hollande et les partisans de la VIe République tentent de convaincre pour nombre d'électeurs de dire leur malaise vis-à-vis de la bipolarisation gauche-droite de la vie politique française, particulièrement stigmatisée par F. Bayrou ces derniers mois. "Cela traduit l'embarras des électeurs du Front de gauche, du FN et de François Bayrou (ex-candidat du MoDem), qui n'ont pas voulu se reporter sur François Hollande, sur Nicolas Sarkozy ou sur l'un des deux", souligne Mariette Sineau, du CNRS.

"François Hollande ne doit pas se tromper sur la nature de sa victoire"

C'est la mise en garde du directeur du Cevipof.
"Ce n'est pas la gauche qui est à 51,6% des voix. Ce qui lui a permis de franchir la barre des 50%, ce sont des électeurs de droite et du centre." "François Hollande va-t-il être capable de bien entendre ce message ? S'il lit bien la nature de sa victoire, il devrait ouvrir. Mais est-ce que la gauche est capable d'ouvrir ? C'est une vraie question", conclut l'expert.
Hollande avait promis de ne pas pratiquer d'autre ouverture que celle des frontières. La désignation de Manuel Valls à Matignon serait un signe que le capitaine du pédalo a reçu le message.
A suivre.

 

vendredi 9 mars 2012

Le candidat Hollande (PS) ignore les Harkis

Le candidat Sarkozy va à leur rencontre

Sarkozy reconnaît une "dette" morale de la France envers eux


Le président Sarkozy a déjà décoré des Harkis
aux Invalides, le 25 septembre 2011

L'A*P discrimine les arabes
A dix jours du cinquantième anniversaire de la fin de la guerre d'Algérie, Nicolas Sarkozy a courtisé (A*P) vendredi les voix des rapatriés de 1962 en déclarant que la France avait une "dette" vis-à-vis des harkis, sans aller jusqu'à annoncer les excuses et réparations promises il y a cinq ans. "Courtiser quelque chose" est en soi étrange, mais que l'Agence de presse française soit aussi vile inspire le mépris, lorsque'il s'agit de personnes, et l'insulte raciale, lorsqu'il s'agit de musulmans.
Les Harkis sont-ils toujours des sous-hommes ?
Lien PaSiDupes sur le jugement du socialiste Frèche (bientôt : cf. libellé)

A la différence du candidat socialiste

Comme à Toulon en 2007, Nicolas Sarkozy s'est exprimé à Nice sur le sujet à l'occasion d'un déplacement de campagne, mais cette fois comme président sortant, "avec pour cible les suffrages d'une communauté qui a toujours majoritairement voté à droite" mais qui a surtout choisi d'être française, et qui selon les entreprises commerciales de sondages, serait maintenant partagée.

Dans un discours devant des représentants d'associations, il a rappelé le sort des quelque 200.000 harkis, supplétifs arabes de l'armée française que la France a accueillis en métropole à la fin des hostilités en Algérie,où ils ont été victimes de représailles de la part du FLN.

La France a finalement fait face à l'arrivée de 40.000 d'entre eux dans l'hexagone,
en plus des Pieds Noirs rapatriés.
"Ils ne furent pas accueillis avec la générosité qu'ils étaient en droit d'attendre", a dit Nicolas Sarkozy, faisant allusion à leur installation dans des camps d'urgence surveillés par les forces de l'ordre.
"A l'époque, les autorités de la République française ne se sont pas bien comportées à l'égard de ceux qu'elles auraient dû protéger", a-t-il indiqué.

"Nous, les autorités, avons une dette vis-à-vis des Harkis (...), mais je ne veux pas qu'elle soit portée par une communauté nationale qui n'y était pour rien", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy avait entamé son déplacement par la visite d'une entreprise de déménagement recréée par des Pieds-noirs près de Nice en 1962, année de l'indépendance de l'Algérie.


Des activistes d'extrême gauche ont créé du désordre

Des incidents ont opposé une trentaine de manifestants à la police

Ce sont des communistes se réclamant du Front de gauche et de Jean-Luc Mélenchon. Ces démocrates ont tenté d'empêcher le président sortant de prendre la parole près du Centre universitaire méditerranéen, sur la promenade des Anglais.

Sarkozy a dit aux Harkis ce que le candidat Hollande refuse de leur dire



Hollande étreint Ben Bella



Sans suite, le candidat socialiste François Hollande avait adressé en octobre un "message" aux Harkis et aux rapatriés, dans lequel il s'est engagé, en cas d'élection, à "ouvrir l'ensemble des archives concernant cette période et en particulier celle qui a suivi la signature des Accord d'Evian et le cessez-le-feu du 19 mars 1962".

Hollande veut culpabiliser la France et les Français

"Il nous faut reconnaître la part de responsabilité de la France dans l'abandon de nos concitoyens rapatriés et Harkis en particulier dans les mois qui ont suivis cette date", avait-t-il ajouté. En 2007, le futur président avait déclaré que, s'il était élu, il reconnaîtrait "officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois".

Sarkozy va au devant des Harkis

"Je suis venu porter témoignage de cette injustice pour qu'au fond de vous-mêmes, les descendants des Harkis, vous puissiez pardonner ce qui est arrivé à vos parents", a-t-il encore déclaré.

"Pour que vous puissiez pardonner, il faut que la République reconnaisse qu'il y a eu une injustice, qu'il y a eu une forme d'abandon, c'est fait. Maintenant, pardonnez parce que la République a besoin de vous", a-t-il conclu.

Selon une "étude" du CEVIPOF publiée en janvier, les Pieds-noirs ou les personnes revendiquant une ascendance pied-noir représenteraient 3,2 millions de votants, soit 7,3% de la population française figurant sur les listes électorales. D'autres, les estiment sur France Info à 4 millions.
En 2007, ils avaient voté à 31% pour Nicolas Sarkozy, 18% pour le candidat du Front national, Jean-Marie Le Pen, et 20,5% pour la candidate socialiste, Sa Cynique Majesté Royal.

Pour la présidentielle à venir, c'est Marine Le Pen qui serait en tête de ses intentions de vote avec 28%, Nicolas Sarkozy étant à égalité avec François Hollande, à 26%.
Au second tour, le président sortant et son rival socialiste seraient aussi à égalité dans cette communauté.

On a compris que le CEVIPOF est partisan: c'est une émanation de l'Ecole Sciences Po où Pascal Perrineau est chargé du domaine " Fait politique " aux Presses de Sciences Po, avec Janine Mossuz-Lavau, l'une des signataires en avril 2007 de l'appel "Avant qu'il ne soit trop tard" en faveur de l'ex-concubine de François Hollande...

jeudi 1 mars 2012

Présidentielle 2012 : les challengers de Sarkozy font illusion dans les sondages

Etude: Bayrou souffre de "solitude"

Les candidats d'appoint démocratique perdent du terrain

PaSiDupes a déjà souligné que la campagne de Hollande marque le pas et s'enlise dans les injures, les reculades, les improvisations et les approximations.
Lien PaSiDupes : "
Idéologie et irréalisme isolent Hollande, candidat de la gauche assoiffée de pouvoir "
Il s'est également intéressé à la courbe de Bayrou.
Le blog revient encore sur les difficultés du Béarnais.

Le sentiment d' "une véritable solitude du candidat"
explique le recul des intentions de vote en faveur de François Bayrou dans les sondages, selon une enquête qualitative de Ipsos-Logica Business Consulting (LBC).

Les électeurs (appelés "changeurs") qui ont modifié leur intention de vote par rapport à l'enquête précédente (début février) au détriment du leader centriste ont "le sentiment d'une véritable solitude du candidat, sans équipe visible, sans soutien apparent et sans machine électorale derrière lui " , souligne cette enquête.


Transfert de votes à Sarkozy et Hollande

Cette étude
a consisté à réinterroger en ligne (elles l'avaient déjà été début février) 4728 personnes recrutées dans un panel constitué spécialement pour l'élection présidentielle. Elle a été menée pour le CEVIPOF (Sciences Po, proche du PS), Le Monde (propriété des soutiens financiers du candidat Hollande), la Fondapol (Fondation pour l'innovation politique, cercle de réflexion de centre-droit) et la Fondation Jean Jaurès (devinez son orientation politique !)
.

Entre le début et la mi-février, François Bayrou a régressé de 1,5 point (de 12,5% à 11%) dans les intentions de vote mesurées par Ipsos-LBC (la perte atteint même 3 points par rapport à la mi-janvier). Ce reflux s'explique pour 1 point par des transferts de vote au profit de Nicolas Sarkozy et François Hollande (+ 0,5 point chacun), et pour un demi-point par "une baisse de mobilisation" d'électeurs qui ne sont désormais plus sûrs d'aller voter le 22 avril.


"Une faiblesse intrinsèque"

Outre sa "solitude", François Bayrou souffre d'une autre "faiblesse intrinsèque": les "changeurs" ont "le sentiment de ne pas vraiment savoir où il se situe politiquement" et ce, au moment où la campagne est entrée dans une phase forte de bipolarisation. Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen souffrent moins du duel Hollande-Sarkozy car ils sont "plus clivants" et donc plus visibles, note IPSOS qui a mené dix entretiens qualitatifs.

Selon l'institut, "l'ambiguïté politique de François Bayrou agace chez les électeurs de droite" qui l'ont délaissé et lui préfèrent aujourd'hui "le candidat naturel de la droite, qui semble le mieux placé", en l'occurrence Nicolas Sarkozy. Quant aux "changeurs" qui ont opté désormais pour François Hollande, ils le font parce que celui-ci apparaît "le candidat le mieux placé pour battre le président sortant, même par défaut". Entre-temps, Nicolas Sarkozy est entré en campagne.

De cette étude qualitative, Ipsos tire la conclusion que "l'effet du vote utile est dévastateur". "Le retour vers François Bayrou apparaît peu probable. Les craintes de victoire du camp d'en face sont trop importantes pour éparpiller ses voix", analyse l'institut.
L'autocrate François Bayrou paie le prix fort ses difficultés à travailler en équipe.

jeudi 19 mars 2009

Le PS uni, en rangs dispersés, le 19 mars...

Si tous les partis étaient unis comme le PS…

Six semaines après avoir exhibé leurs muscles, les six courants socialistes participent à la nouvelle journée de mobilisation sociale en ordre dispersé. Contrairement à la manifestation du 29 janvier dernier, il n'y aura pas non plus de rencontre entre le PS et les dirigeants syndicaux, qui veulent éviter toute récupération politique du mouvement social.
"Nous n'avons jamais dit que nous voulions être dans le carré de tête", a déclaré mardi Martine Aubry, qui avait pris la tête d'une importante délégation PS le 29 janvier dans le cortège parisien, attirant manifestants et photographes en grappes.


En ce jeudi 19, le premier secrétaire a assisté ce matin à la rencontre des partis socialistes européens à Bruxelles
, en marge du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement, avant de prendre part à la manifestation de …Lille, dans l'après-midi.
Elle est allée affirmer à l'étranger dès son arrivée en Belgique qu’ "aujourd'hui nous nous enfonçons dans la crise comme sur un toboggan sans avoir un effort de relance", comme elle . Elle évoquait probablement le plan alternatif de relance du PS qui est évalué à sa juste valeur par les Français:
"J'attends que le président de la République comprenne enfin l'ampleur de la crise, les inquiétudes des Français, leurs difficultés en matière de pouvoir d'achat et d'emploi, et que la France ait enfin un vrai plan de relance à l'instar d'autres pays européens", a-t-elle ajouté, sans les nommer….

Dans la matinée, le porte-parole du PS, le gracieux Benoît Hamon, s'est rendu à Compiègne pour manifester aux côtés des salariés de l'usine Continental de Clairoix (Oise), promise à la fermeture.
Sur tous les fronts, le Don Juan socialiste devait ensuite conduire la délégation socialiste dans la manifestation parisienne, de Bastille à Nation. Comme le 29 janvier, le PS s'installera devant le Cirque d'hiver, où il avait dressé une banderole "Agir vraiment contre la crise".

"I have a dream…" (Martine Luther Aubry)

Pendant sa campagne pour prendre la tête du PS, à l'automne dernier, Martine Aubry rêvait d'un PS "de retour dans les manifs" sous ses propres banderoles et non celles du Mouvement des jeunes socialistes (MJS). "A mon âge, ça le fait pas", plaisantait la maire de Lille.

"Le parti avait un peu perdu son âme lorsqu'il n'était pas auprès des Français qui souffrent", avait-elle déclaré à la presse le 29 janvier, adressant une critique à peine voilée à son prédécesseur, François Hollande.
Elle était apparue entourée de nombreux dirigeants, tous courants confondus deux mois après les déchirements du congrès de Reims.

La Ch’tite Aubry accomplit un devoir…
"Je pense qu'il ne faut pas récupérer le mouvement social mais il faut être à ses côtés quand il est légitime et lorsqu'il peut déboucher sur quelque chose de positif pour le pays. Aujourd'hui, nous avons des responsables syndicaux extrêmement responsables", a-t-elle déclaré sur RTL.

Le 'vent de révolte' : Royal gonfle les joues

Jeudi, la candidate socialiste battue à la présidentielle, la rivale de la maire de Lille pour le poste de Premier secrétaire, Désirdavenir Royal se retranche dans la région qu'elle préside en intermittente et a annoncé sa présence dans la manifestation de …Poitiers. Elle n’aime pas la promiscuité tiède des foules et les bousculades populaires.

Sa Cynique Majesté Royal est très sensible et s'est dite "très choquée d'entendre un chef de gouvernement, avant même un grand mouvement social, déclarer que rien ne changera".
"Il y a trois hypothèses: soit ce gouvernement est totalement méprisant, soit il est incompétent, soit il est obstiné (...) Ce défilé est légitime et utile. Il est utile au pays parce que, peut-être, grâce à ce défilé, le pouvoir va enfin bouger pour répondre aux préoccupations des Français", a ajouté l’amère Royal qui compte sur la pression de la rue quand les urnes la refoulent.

Royal est-elle un homme ? …

Dans "L'hebdo des socialistes" dédiés aux femmes, la chronologie retraçant les grandes dates de la lutte pour les droits des femmes, une absence a bien failli passer inaperçue : celle de Désirdavenir Royal, première femme candidate par défaut du PS à la présidentielles et première femme battue au poste de Premier secrétaire du PS. On pouvait donc légitimement s'interroger sur cette volonté d’oubli de l’amère Royal ou se demander si le PS n'avait pas commis un couac en la prenant pour un homme !
Le PS fait amende honorable et répare même cet oubli mineur en le banalisant parmi quelques autres...

La direction aggrave son cas. Une analyse de Mariette Sineau, politologue au Cevipof et chercheur au CNRS étudie le genre et la citoyenneté. Elle explique pourquoi «le vote femme» n'a pas forcément avantagé Sa Cynique Majesté Royal.


"Il faudra attendre les résultats détaillés du second tour, mais j'ai déjà pu dégager des points précis grâce à l'enquête préélectorale PEF. Il existe un «gender generation gap», c'est à dire une différence de vote entre hommes et femmes
qui joue de manière inversée selon les tranches d'âges. Chez les 18-24 ans, 32 % des femmes votent Royal, contre 25 % des hommes. Chez les 65 ans et plus, les femmes sont plus conservatrices que les hommes. Au premier tour, elles ont voté Nicolas Sarkozy à 44 %, contre 33 % des hommes. Or, du fait du vieillissement de la population et de la surreprésentation des femmes dans la population des 65 ans et plus, on peut dire qu'elles font le Président en terme de vote marginal."
(
Lien 20Minutes )

samedi 22 novembre 2008

Le PS se déchire ... pour offrir du "pain béni" à l’UMP

La Ségo-star voulait la rupture : elle l’a !
Le matraquage médiatique éhonté de Sa Cynique Majesté Royal pour arriver à ses fins a réussi à anesthésier l’esprit critique des journalistes, politologues et autres fatigués de la politique. L’élection inattendue de Martine Aubry les a soudainement sortis de leur béatitude, tandis que l’équipe trop confiante de l’amère Royal est tombée de tout son haut, avec fracas, comme tout ce qu’elle fait.
Mais tant de suffisance et d’arrogance ont enfin produit l’effet de rejet salutaire qui peut permettre au PS de se dégager de cette emprise maléfique qui avait déjà conduit le PS à la défaite une première fois. L’insolente d’hypocrisie, la manipulation des esprits et le rentre-dedans des ambitieux soutiens de la Ségo-star, ces dernières années, sont cette fois désavoués en interne.

Les malheureux battus ne sont pas contrits.
L’élection de Sa Cynique Majesté Royal au poste de premier secrétaire paraissait tellement évidente à ces démocrates totalitaires, que la gueule de bois du réveil leur est insupportable. Les agressions, verbales pour l’heure, se multiplient, d’autant plus violentes que les parieurs sur la Ségo-star avaient misé gros. Les ‘escort boys’ de Royal sont les plus véhéments. Fraîchement promus, Peillon et Valls, risquent de retourner à la pénombre d’où Désirdavenir Royal les a tout juste tirés pour rafraîchir sa propre image de quinqua.

Valls fait de la résistance
Le phénomène Royal est une catastrophe pour la démocratie française.


  • Valls déclare la guerre civile au PS
    Au nom de Royal, qui n’exhibe plus son sourire 'ultra bright' rectifié, le second couteau a averti qu’elle contestera le résultat de l'élection au PS par "tous les moyens politiques, juridiques et judiciaires", samedi sur France 2.
  • Guerre aux camarades voleurs
    "Nous sommes très déterminés à ne pas nous laisser voler cette victoire. Nous utiliserons tous les moyens politiques, juridiques et judiciaires pour contester cette victoire", a-t-il lancé, hors de lui. (Lien video LCI)
  • Appel à la révolte militante
    "J'appelle à une révolte des militants", a encore dit M. Valls, pour qui "il n'y a pas de victoire de Martine Aubry" et qui a renouvelé son exigence d'un nouveau vote.
  • VOIR et ENTENDRE



    Le clan Royal veut faire régner sa loi et imposer la terreur Rue de Solférino et dans les fédérations.

    La personne de Sa Cynique Majesté Royal divise le PS
    > Devoir de mémoire
    Lionel Jospin a déclaré jeudi : "Au congrès s'est dessinée une majorité potentielle très large pour une orientation politique, même si elle n'a pas été malheureusement concrétisée. Je pense donc qu'il vaut mieux que le Premier secrétaire qui dirigera le parti dans les trois ans qui viennent soit à l'unisson de cette orientation qui a été dégagée par les militants".
    Au passage, l'ancien Premier ministre, dont les relations sont très mauvaises avec son ancienne sous-ministre Royal, a répliqué aux attaques de la candidate contre le "vieux parti". Attaque qui n’avait pas fait de vagues dans la presse. "Dans le socialisme, les 'néos', ceux qui ont été contre le vieux et pour le neuf, n'ont pas toujours laissé de très bons souvenirs", a-t-il lâché. Une allusion à la théorie néo-socialiste (Lien Wikipedia) apparue dès les années 20 et visant justement à renouveler la pensée socialiste. Vingt ans plus tard, leur recherche de solutions nouvelles conduisit une partie de ses promoteurs, tel Marcel Déat, à regarder favorablement l'Allemagne nazie, tandis que d’autres, choisirent la Résistance. Curieusement, les amis de Sa Cynique Majesté susnommée l’ont associée aux premiers…"Le sujet n'est pas vieux ou nouveau, le sujet, c'est à mon avis plutôt une question d'authenticité" socialiste, a conclu Lionel Jospin.
    > La metteuse en scène Ariane Mnouchkine, fille du producteur de cinéma Alexandre Mnouchkine, né en
    Russie et mort à Neuilly-sur-Seine, et soutien de la Ségo-star au Zénith, a dénoncé vendredi "l'ignominie" du sous-entendu de Lionel Jospin.
    Proche de la féministe Hélène Cixous, cette signataire en 2007 avec 150 « intellectuels » de gauche d’un texte qui appellait à voter pour Désirdavenir Royal, « contre une droite d’arrogance [ !] », pour « une gauche d’espérance », n’est ni neutre, ni … manichéenne. "Voilà jusqu'où, prisonnier d'une hostilité devenue pathologique, Lionel Jospin pousse l'intoxication. Voilà jusqu'où Lionel Jospin est prêt à aller dans la falsification. Voilà jusqu'où il tente d'entraîner ceux qu'il influence encore", s'est exclamée la non-influençable Ariane Mnouchkine dans un communiqué transmis par le service de presse …Royal.
    > Réaction de Vincent Peillon, second couteau Royal
    "Si cela est vrai (j'ai beaucoup d'amitié pour Lionel Jospin, chacun le sait), ce n'est pas à son honneur. Donc, je préfère croire que cela n'est pas vrai et j'ai constaté que dans le XVIIIe arrondissement et y compris dans la section de Bertrand Delanoë, c'est Ségolène Royal qui était arrivée en tête."
    "Je pense que ce genre d'arguments, mais vous savez à commenter les choses qui sont reprises (je n'ai pas eu Lionel Jospin au téléphone, je n'ai pas eu de discussions avec lui) mais effectivement, ça n'est pas - si cela est vrai - une bonne chose."
    L’ancien premier ministre Jospin ne devrait donc pas être exclu du PS, pour délit d’opinion ! Peut-être tondu par la camarade Mnouchkine?

    Désirdavenir Royal fait obstacle à l’alternance

    >
    "Un bon droite-gauche, assez équilibré, est la meilleure des choses. Ca nous évite d'avoir des troisièmes voies que représenteraient celle de Bayrou, au centre, ou celle de Besancenot, à l'extrême gauche", estime Benoist Apparu.
    Il faut donc "deux partis d'alternance qui peuvent succéder l'un à l'autre sans difficulté et sans drame". Deux partis "qui tiennent bien la route, l'UMP d'un côté et le PS de l'autre", à l'exemple de "toutes les grandes démocraties qui fonctionnent bien", résume-t-il.

  • "La droite joue sur du velours", selon P. Perrineau : selon lui, la battue et rebattue sert les intérêts de Sarkozy en affaiblissant toujours plus le PS : le "grand vainqueur" du Congrès de Reims, c'est "incontestablement Nicolas Sarkozy", et cette bataille fratricide du "pain béni" pour sa majorité.
  • La majorité relative de Martine Aubry au deuxième tour est contestée par l’amère Royal, qui ne tire pas les conséquences d’une nouvelle défaite, malgré les media serviles qui la portent et ont tenté de l’imposer. Les journalistes n’acceptent donc pas de reconnaître leur erreur de jugement et continuent, à ses côtés, leur combat d’arrière garde, recourrant toujours aux mêmes canulars lassants.

    Contre toute vraisemblance au regard de la dernière présidentielle, une certaine presse lance ainsi l’idée culpabilisante que Sa Cynique susnommée aurait pu être, encore en 2012, l’adversaire le plus redoutable pour Nicolas Sarkozy, bien qu’elle ait réalisé à la présidentielle de 2007 le plus mauvais score, dans un duel gauche droite, depuis celui de François Mitterrand en 1965.

    Que les Ségogos se rassurent néanmoins, avec Pascal Perrineau, directeur du Cevipof (Centre de recherches politiques de Science Po), selon lequel, pour le malheur de l’opposition française, rien «n'empêchera Mme Royal de continuer à jouer sa petite musique"…
    A moins qu’elle n’enchaîne les « couacs » et ne disjoncte !
  • Pour le "pain béni", on murmure dans les confessionaux, que Bayrou est demandeur et que le trotskiste Besancenot mangerait bien de ce pain-là: pour cette paire-là, tout çà vaut bien une messe !

    samedi 3 février 2007

    Sarkozy: de la considération pour les professeurs.

    Sarkozy exprime son respect des profs.
    Nicolas Sarkozy charge Xavier Darcos, ancien ministre à l'Enseignement scolaire, d'une mission sur le salaire et la carrière des enseignants, au moment où se développe une grogne provoquée à la fois par le ministre UDF de l'Education actuel Gilles de Robien et la prétendante socialiste aux plus hautes responsabilités de l’Etat.

    Dans une lettre à X. Darcos publiée hier vendredi, le candidat UMP à la présidentielle demande un bilan sur
    - la "mission" des enseignants,
    - leur "rémunération" et
    - leur "progression de carrière".

    Faisant allusion au décret récent de l'élève Gilles de Robien (à droite) qui supprime des décharges horaires pour économiser 2.800 équivalents temps plein, Sarkozy qualifie d'"injuste, toute mesure qui demanderait aux enseignants de travailler davantage sans revenu supplémentaire". Avant de Robien et les départs massifs à la retraite, les décharges horaires prenaient en compte le fait que la charge de travail n’est pas la même en sixième et en première ou terminales, d‘autant que la responsabilité de l’enseignant est notoire dans la réussite de leurs élèves, aux épreuves du bac et également dans les classes de BTS. Tout cela pour le même salaire, désormais ! Sarkozy démontre donc sa compréhension de leur situation et sa bonne écoute du monde enseignant. Sa Gracieuse Majesté Royal envisage, en revanche et sous le sceau du secret…, d’alourdir la charge de travail des profs. C’est une application de ses principes d’ « ordre juste » et de « respect ».


    Ainsi près de 50.000 enseignants seront touchés dès la rentrée par la suppression des décharges et sa conséquence : l’allongement du temps de travail. Aussi pour compenser les départs à la retraite et le déficit dans le recrutement de jeunes profs bien formés. Pour encourager l'embauche dans l'E.N., ils perdraient en outre 1.000 à 1.500 euros de revenus net par an -avec la loi Robien, dont ne veut pas Sarkozy- s'ils ne recourent pas aux heures supplémentaires.
    Vendredi soir, lors d'une réunion publique à Maisons-Alfort (Val-de-Marne), Nicolas Sarkozy a déclaré que les enseignants "ne devaient pas être les boucs émissaires de la faiblesse de l'école". "Je m'engage, si je suis élu, à
    - leur donner la considération qui leur est due,
    - revaloriser leur carrière (...)
    - multiplier les passerelles avec les autres administrations publiques de sorte que leurs perspectives de carrière soient élargies",
    - permettre à ceux "qui voudront travailler davantage, de gagner plus"
    "Je m'engage à ce que les gains de productivité qui pourraient être réalisés leur soient redistribués pour moitié. Je m'engage à ce qu'ils soient mieux formés, mieux accompagnés, mieux soutenus et par conséquent moins isolés", a-t-il ajouté.

    Dans une vidéo-pirate de janvier (lien-piqure de rappel), Miss Boulettes s’était révélée sous son vrai jour : sournoise et malintentionnée. Elle avait proposé que les enseignants assurent "35 heures de présence dans les collèges".



    Dans l'idée, la manière et la terminologie ('paquet global'), la diffusion de cette vidéo avait suscité de réactions naturelles d’indignation dans le milieu enseignant et de l’inquiétude chez tous les Français. Nous serions tous soumis aux rancoeurs personnelles et aux accès d’autoritarisme de la Maréchale-Me-Voilà-M’As-Tu-Bien-Vue.

    Un baromètre politique du Centre d'étude de la vie politique française (Cevipof) de Sciences-Po de décembre révèle ainsi que si 36 % des enseignants ont l'intention de voter pour M.-S. Royal, 18 % se prononcent pour N. Sarkozy, 8 % pour F. Bayrou et 5 % pour J.-M. Le Pen. C’était ... AVANT la video-pirate ...de janvier: le Cevipof peut recommencer son estimation qui ne serait plus autant favorable au PS.
    La lettre du ministre à Xavier Darcos (ci-contre) a été publiée alors que la FSU, une des fédérations de l’E.N. clôturait vendredi son congrès à Marseille.
    "Ce n'est pas un hasard si cette lettre est publiée aujourd'hui, à la fin du congrès de la FSU, une fédération de l'Education et à quelques jours d'une journée de mobilisation", jeudi dans le cadre d'un appel commun à toute la Fonction publique, ironise le secrétaire général de la FSU Gérard Aschieri (ci-contre) .
    "Si Nicolas Sarkozy veut montrer son intérêt pour les enseignants, il doit se désolidariser de son collègue Gilles de Robien et faire en sorte que soit retiré le décret", a-t-il suggéré. Le meilleur moyen pour cela est de lui en donner les moyens ! Il ne reste donc plus aux enseignants qu’à suivre l’exemple de Gérard Aschieri et à voter utile à leurs intérêts…