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lundi 15 mai 2017

Des élus LR et du centre appellent leurs familles politiques à trahir pour Macron

J.-L. Borloo (UDI) et N. Kosciusko-Morizet (LR) ralliés à une vingtaine de petits élus renégats

Les 25 félons appellent  à "répondre à la main tendue" par Macron 

Ce lundi 15 mai, quelques heures seulement après la nomination du juppéiste Edouard Philippe à Matignon, plusieurs personnalités de l'opposition républicaine sont sorties du bois pour saluer la nomination à Matignon du député-maire du Havre,  "un acte politique de portée considérable", selon eux, appelant "la droite et le centre" à "répondre à la main tendue" par le candidat de Hollande, le président déchu par son propre renoncement à un second mandat.

Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet se sont joints aux vingt-trois élus LR et UDI qui souhaitent que leurs partis prennent "la mesure de la transformation politique qui s’opère sous [leurs] yeux", écrivent-t-ils. C'est probablement cette perspective politicienne qui a motivé Emmanuel Macron à choisir Edouard Philippe au poste de Premier ministre.

Macron, un miroir aux alouettes

Conscients de la menace qu'ils font planer sur l’unité de leurs formations politiques, les "Macron compatibles" auraient posé leurs conditions. Parmi les signataires, on trouve des députés proches de Bruno Le Maire (Thierry Solère, Franck Riester, Arnaud Robinet), de rares sarkozystes comme le maire de Tourcoing (Nord), Gérard Darmanin, et le maire de Nice, Christian Estrosi, ou encore des élus juppéistes (Christophe Béchu, Benoist Apparu, en plus de Philippe et NKM, 4e à la primaire de la droite et du centre de 2016 (avec 2,6  % des voix, elle avait soutenu Alain Juppé pour le second tour), présidente du groupe Les Républicains au Conseil de Paris, laquelle déclara lors des Régionales de 2015 : "Pour moi, il y a un adversaire, le PS").
S’y ajoutent Laurent Degallaix, député et maire UDI de Valenciennes (Nord), le maire LR de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, et le maire de Mulhouse, Jean Rottner, un ...médecin urgentiste.

Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet ont rejoint les signataires dans l’après-midi. 
Les vingt-cinq s'estiment meilleurs que les autres à être. "Plutôt que les anathèmes, les caricatures, les exclusions, nous demandons solennellement à notre famille politique d’être à la hauteur de la situation de notre pays et de l’attente des Français, qui, au lendemain de l’élection d’Emmanuel Macron, attendent de nous d’être au rendez-vous de l’intérêt général". A la Convention nationale du 15 janvier 1793, les vingt-cinq auraient voté la mort de Louis XVI, guillotiné le 21 janvier 1793.

Signataires contre leur camp et les programmes de leur formation politique
La République en marche (LRM), l’étiquette d’En marche ! pour les législatives, a laissé ouvertes quelques circonscriptions. Ainsi, des personnalités de droite pourront candidater sous le label présidentiel et empêcher le retour d'une opposition de droite et du centre à l'Assemblée nationale. Ces élus ont-ils été mandatés à cet effet par le peuple ? 

En effet, des élus anonymes auraient posé en préalable à leur collaboration avec le mouvement d’Emmanuel Macron le choix d’un premier ministre de leur camp. Dans la liste de candidats que LRM a dévoilée jeudi, aucun candidat n’a pour l’heure été désigné dans les circonscriptions d'hommes de peu de convictions :
- Franck Riester (43 ans, patron de plusieurs concessions automobiles Peugeot, député-maire de Coulommiers,favorable à un rassemblement des sociétés de l'audiovisuel public en un groupe unique, soutien de Jean-François Copé au congrès de l'UMP de novembre 2012 et de Bruno Le Maire au premier tour de la primaire présidentielle des Républicains de 2016, parrain d'Alain Juppé), en Seine-et-Marne,
- Thierry Solère (franc-maçon de 46 ans, dissident et poursuivi en justice par l'UMP dont il sera exclu pendant trois ans, soutien de Bruno Le Maire) dans les Hauts-de-Seine, 
- de Benoist Apparu (48 ans, proche du maire de Bordeaux, Alain Juppé, secrétaire d'État au Logement, auprès de Jean-Louis Borloo, ministre d’État, puis ministre délégué au Logement -en février 2011, il déclara sur RMC vouloir faciliter "la construction de mosquées", y compris avec l'aide de l'État, après modification de la loi de 1905- dans les gouvernements Fillon, favorable au mariage homosexuel, maire de Châlons-en-Champagne), 
- et d’Arnaud Robinet (42 ans, député-maire de Reims et soutien de Bruno Le Maire à la primaire présidentielle des Républicains de 2016), ces deux derniers dans la Marne.
Leurs électeurs diront s'ils sont, mieux que d'autres comme ils le prétendent, "à la hauteur de la situation de notre pays et de l’attente des Français."

samedi 14 novembre 2015

Attentats du vendredi 13: la liberté de parole contestée à l'opposition

A droite et à l'extrême droite, ça dérape", selon Libération, presse supplétive de l'Elysée

Presse d'information ou organe politique ?


La fusion droite-gauche aux Régionales, un coup tordu de Valls.
A lire Libération, le terrain n'est pas prêt: la presse PS n'y travaille pas !
"Les porte-flingues de Sarkozy, Laurent Wauquiez ou Eric Ciotti, exigent [sic] "un centre d'internement" pour les individus suspectés de terrorisme, pendant que Philippe de Villiers et Gilbert Collard dénoncent un pouvoir complice du drame de Paris de vendredi soir," selon les petits supplétifs indépendants du pouvoir socialiste, partie prenante de l'Etat-PS.  La presse socialiste tente d'imposer l'unanimisme d'opinion: on attendrait de démocrates qu'ils militent pour le pluralisme, à commencer dans les media... 
   
Ils ont dérapé, juge le journaliste Matthieu Ecoiffier, accusateur public  

"Dès" 8h40, alors que Paris se réveille du cauchemar après la série d’attentats perpétrés par des terroristes islamistes dans la capitale qui a fait plus de 120 morts et que l’enquête est en cours, Laurent Wauquiez, secrétaire général de LR, premier parti de la droite républicaine, fait une déclaration qui n'a pas l'heur de plaire à la bande à Joffrin. Il suggère que "les 4.000 personnes vivant sur le territoire français, fichées pour terrorisme", soient "placées dans des centres d’internement antiterroristes spécifiquement dédiés"
Alors qu’on ne connaît pas le profil [islamiste] des huit assaillants, dont sept se sont fait sauter, Wauquiez [Laurent, pour les plus courtois] assure "déjà" [sic] qu’il s’agit d’individus repérés par les services de renseignement. Ce qui n'est pas faux, quoi que puisse en penser Antoine Krempf (France Info) au terme d'un raisonnement tortueux dont il a le secret. Des centres d’internement d’individus fichés S ? 

Libération semble avoir une ligne directe avec le Conseil Constitutionnel
Nul besoin de recours, cette proposition serait "inconstitutionnelle" avant même d'être une décision (d'arrêter et détenir un individu qui n’a commis aucun forfait). A ce détail près que, n'en déplaise à Libération et ses journalistes idéologues à la solde du pouvoir, jusqu'à plus ample informé, les attentats djihadistes doivent bien avoir des auteurs anti-républicains et violents et que Hollande a décrété l'état d'urgence.

La proposition est reprise et appuyée par Eric Ciotti, qualifié de "monsieur sécurité de Nicolas Sarkozy" lors de la matinale de France Inter, ce qui s'appelle de la désinformation sectaire, puisqu'il soutient François Fillon depuis juillet 2014, l'informe PaSiDupes. Si Eric Ciotti explique depuis des mois qu’il demande ("exige" ?) cette mesure, c'est que Fillon partage cette position que Matthieu Ecoiffier se garde bien de reprocher à l'ancien premier ministre. Libération serait-il de parti-pris ?
Certes, l’état d’urgence permet au ministre de l’Intérieur d’assigner à résidence "toute personne dont l’activité s’avère dangereuse pour la sécurité et l’ordre public", concède le journaliste manipulateur de l'opinion. Mais regrouper ces personnes dans des centres nécessiterait une modification législative. 
Donc, on ne fait rien en attendant le prochain carnage. 
Ecoiffier, portrait-type de l'écolo-bobo nanti,
bénéficiaire d'un régime fiscal spécial
"Dans la quasi-totalité des attaques terroristes que nous avons connues, il s’agissait d’individus qui étaient déjà surveillés. On ne peut plus attendre qu’ils passent à l’acte", souligne encore Laurent Wauquiez, candidat de la droite et du centre en Auvergne-Rhônes-Alpes aux régionales. Il ajoute : "On éprouve tous un sentiment d’effroi et de révolte. Toute la France est en communion profonde avec les familles des victimes. On ne peut pas continuer comme ça, on ne peut pas accepter passivement ce monde de terreur pour nos enfants et il faut clairement dire : ça suffit", "sous-entendant", selon le polémiste de Libération, "que le gouvernement accepte la situation et reste les bras croisés", ce qui ne l'avait pas encore effleuré ! "De la basse démagogie", assène Matthieu Ecoiffier (ci-dessus) quijusqu'à preuve du contraire, n'est ni chroniqueur chez Ruquier, ni commentateur politique. Mélange des genres à Libé: qui dirige ? 

"C’est à la droite ultra et à l’extrême droite que la récupération du drame est la plus odieuse." 

La danseuse des  hommes d'affaires multimillionnaires, Bruno Ledoux et Patrick Drahi, a les chevilles trop faibles pour ses pointes. L'impopularité de la gauche la rend agressive. 
Philippe de Villiers, le président du Mouvement pour la France, avait ouvert le banc par un tweet posté un peu avant minuit vendredi : «Immense drame à Paris, voilà où nous a conduit le laxisme et la mosqueïsation de la France." 
Un peu avant 23h14, Louis Sarkozy, le dernier fils de Nicolas Sarkozy, poste ce tweet : "La faiblesse et l’incompétence du président Hollande devient un danger mortel pour la France", avant de s’excuser un quart d’heure plus tard. 

"C'est au Front National que la récupération politique est la plus décomplexée," assure le journal qui hébergea les libertaires de Charlie hebdo. A l’instar de Jean-Marie Le Pen qui, en pleine double prise d’otages, avait appelé à voter pour sa fille, l’avocat et député Rassemblement bleu Marine Gilbert Collard balance sur son blog dès le matin un appel à voter frontiste intitulé "Identité nationale Marine au pouvoir, vite !" s'inquiète Ecoiffier, attaché à son statut de nanti de la presse opulente.
Où le 'frontiste', qui en a entendu bien d'autres, accuse "ceux qui gouvernent directement ou par leurs idées aujourd’hui en France" d’être "des traîtres à notre nation, et désormais à nos vies". Les électeurs jugeront dans une quinzaine.
Gilbert Collard s'était déjà distingué dans la nuit sur son compte Twitter. D'abord en demandant à l'armée de tirer à balles réelles - ce que fit la section antiterroriste- "en appui aux forces de l'ordre : on ne va pas attendre 200 morts", puis en accusant "à tort" [sic, selon le journaliste solidaire, jugulaire-jugulaireun journaliste du Monde d'avoir filmé l'évacuation du Bataclan plutôt que de "prévenir la police"Libération est juge et partie. 

Benoît Apparu participe à la polémique

Alors que Sarkozy ne dit rien qui ne serve les intérêts de la République, mais se voit assimilé aux cibles de la presse caviar, Benoît Apparu a rendu hommage aux victimes des attentats de Paris : "Nous avons beaucoup de compassion vis-à-vis des victimes et de leurs familles." Le petit journaliste de Ledoux et Drahi ne mentionne pas que le député-maire Les Républicains de Châlons-en-Champagne a  affirmé son soutien à l’exécutif socialiste : " J’ai une confiance totale en notre gouvernement pour gérer au mieux cette situation." Le député-maire est également revenu sur la nécessité de ne pas faire d’amalgame : " Ceux qui font ça, donc a priori Daesh, sont des terroristes, ce sont des salauds. Ça ne reflète absolument pas la réalité du monde musulman," estime le  maire de Chalons-en-Champagne soumis à une forte pression musulmane: sa ville de 45.000 habitants ne compte pas moins de 4 lieux de culte musulmans, au moins, alors que la communauté islamique de Dijon, 152.000 habitants, possède trois mosquées.
Benoît Apparu soutient François Fillon (LR), lequel appelle à prier pour Paris.

lundi 24 février 2014

Ayrault s'en prend aux vandales écologistes pour sauver son aéroport de Nantes

Notre-Dame-des-Landes: Ayrault somme les écologistes de sortir de l'"ambiguïté"

Le premier ministre supporte le flou de Hollande, mais déteste l'"ambiguïté" des écologistes de son gouvernement

Qui respecte encore Ayrault ?
La mise en demeure du Premier ministre socialiste à l'encontre des écologistes d'EELV fait suite aux scènes de guérilla urbaine  dimanche à Nantes, à l'occasion de la manifestation des opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Porteur du projet controversé en tant qu'ancien député-maire PS de la ville saccagée, Jean-Marc Ayrault, a sommé les ministres Duflot et Canfin de "sortir de l'ambiguïté".

C'est un nouvel épisode du feuilleton des relations tumultueuses entre partenaires socialistes et écologistes du gouvernement.
Ayrault a réaffirmé que les saccages  perpétrés au cours de la manifestation écologiste sont "inacceptables dans un Etat de droit". Dans une tentative d'autorité, le premier ministre défié par la rue a adressé un rappel  à leurs devoirs aux organisateurs et aux élus EELV présents sur les lieux, Mélenchon (Front de gauche), Eva Joly (ex-magistrate et candidate EELV à la présidentielle), Joseph Bové (EELV), Jean-Vincent Placé (EELV) et Jean-Luc Benhammias (MoDem):  "Tous ceux qui exercent des responsabilités publiques doivent condamner les squatteurs de la ZAD (zone d'aménagement différé dédiée à l'aéroport], organisateurs délibérés de ces violences", a déclaré le Premier ministre dimanche à Presse-Océan.
"EELV doit sortir de l'ambiguïté", a en outre lancé Ayrault à l'attention de ses ministres Cécile Duflot et Pascal Canfin.

L'opposition s'est étonnée de l'absence de réaction du gouvernement aux déclarations de la ministre écologiste Cécile Duflot

Le Premier ministre s'est associé samedi matin à leur condamnation de la ministre Duflot qui se disait "de tout coeur" avec la mobilisation,  rappelant de surcroît son opposition "ancienne" au projet d'aéroport.

"Ce qui me choque, ce n’est pas qu’elle reste au gouvernement", mais qu'"un président de la République et un Premier ministre laissent faire ça", a commenté sur RCJ le député UMP Benoist Apparu, prédécesseur de C. Duflot au ministère du Logement.
"Donc elle soutient aussi les casseurs si elle ne les condamne pas", a conclu la présidente du Front national Marine Le Pen sur France 3, "ça va être sympathique le prochain Conseil des ministres, il va y avoir de l'ambiance!".

Arnaud Montebourg prend le parti de la sniper écolo
Plusieurs fois en désaccord avec elle comme avec tant d'autres, le ministre de l'Industrie en faillite est venu à son secours de Duflot au Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro. "Je ne pense pas qu'elle aurait dit la même chose si elle avait vu ce qui s'était passé, on peut lui prêter quand même cette intelligence-là, cette délicatesse-là quand même", a déclaré le ministre du "Redressement productif". Ainsi, Montebourg n'a donc pas manqué l'occasion de tacler son Premier ministre. 

Côté écologistes, Duflot garde le silence 
C'est la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-les Verts qui a pratiqué la langue de bois. Faute de nouvelle prise de parole de Duflot,  Emmanuelle Cosse a dû désolidariser son parti de  la minorité d'"éléments perturbateurs" parmi les manifestants. Bien qu'elle la pratique, EELV "a toujours dénoncé les actes de violence", a prétendu  E. Cosse en dépit des faits et preuves fumantes laissées dans la ville de Nantes, précisant s'en être entretenu à la mi-journée avec Ayrault pour lever l'"ambiguïté" reprochée.

Le sursis de la récidiviste Duflot va-t-il être prolongé au gouvernement  ? 

Delphine Batho a été coulée pour moins d'avaries.
"Il n'y a pas de débat", a rétorqué Cosse. Elle a souligné que dès 2011, quand écologistes et socialistes négociaient ensemble une plate-forme de gouvernement, le projet de Notre-Dame-des-Landes était un des deux sujets de désaccord, "acté des deux côtés".

Or, cette atteinte au partenariat PS-EELV resurgit dans une période particulièrement difficile pour la majorité. Le virage social-démocrate de François Hollande avec son pacte de responsabilité suscite des tensions chez les ténors écologistes, à l'unisson avec l'aile gauche du PS, sur fond d'impopularité chronique pour l'exécutif.

Dans le sillage de Duflot la veille, Emmanuelle Cosse a aussi rappelé, dimanche dans le JDD, les fortes attentes de son parti, au point qu'une mise en garde a été lancée d'une possible "rupture" d'EELV avec le gouvernement sur le projet de loi sur la transition énergétique qui doit être présenté en juin au Conseil des ministres.

Jean-Vincent Placé, chef de file des sénateurs écolos, a évoqué vendredi le scénario d'un remaniement après les élections européennes du 25 mai, pour un "nouvel élan à l'équipe" qui resterait dirigée par Jean-Marc Ayrault. Une manière de faire allégeance, sans évoquer l'avenir des actuels funambules EELV du gouvernement socialiste.

Cosse estime que personne ne doit chercher à "utiliser" ce dossier contre EELV.
"Je n'accepte ni les violences ni les propos qui laisseraient entendre de la part d'EELV une soi-disant compréhension de ces actes", a attaqué la dirigeant eécologiste.
Etait entre autres visé Christian de Lavernée, 'homme de Manuel Valls et préfet de Loire-Atlantique, qui a en effet mis en demeure "l'opposition institutionnelle" au projet de "cesser d'être la vitrine légale d'un mouvement armé".

Pour Jean-Philippe Magnen, vice-président EELV du conseil régional des Pays de Loire, il devient très "urgent que les états-majors (politiques) se rencontrent pour dire que ce projet, ça prend trop d'importance pour qu'on ne trouve pas une solution qui peut être un moratoire, un réexamen, un référendum sur les deux régions", Pays de Loire et Bretagne.

Lundi matin,  la presse  faisait courir la rumeur d'un possible remaniement ou d'une sortie des Verts du gouvernement.
VOIR et ENTENDRE les avis partagés sur le changement ...de premier ministre:

lundi 3 décembre 2012

Logement : Duflot menace de réquisitions l'Eglise et la SNCF

La ministre EELV de Ayrault menace de réquisitions


L'imprécautionneuse cigale de Hollande ne trouve pas à loger ses sans-abri

DAL  co-gère
la politique socialo-écolo
du gouvernement

Cécile Duflot veut donc réquisitionner des biens de l'Eglise et à la SNCF pour faire face aux problèmes de logements, alors qu'elle découvre -après sept mois- que l'hiver va être rude. "Nous devons faire face à une des situations les plus difficiles que nous ayons eues à connaître depuis ces vingt dernières années", assure la ministre écologiste dans un entretien au Parisien.

Sans doute le logement des plus précaires n'était pas jusqu'ici la priorité de la ministre radicale.

Coïncidence du calendrier, voilà un mois, jour pour jour, le Premier ministre avait déjà cherché la facilité: plutôt que de construire des foyers d'accueil, lors d'une visite au centre gérant les appels au Samu social du Val-de-Marne, à Créteil, il avait  demandé un "inventaire" des bâtiments vides pouvant accueillir des personnes sans domicile. Sont surtout visés " des bâtiments appartenant à des institutions, des administrations, des grandes entreprises ". " Nous en aurons le résultat dans quelques semaines, ensuite autant que de besoin nous prendrons nos décisions, s'agissant bien sûr de le faire dans le respect du droit et de la propriété, mais les lois existent et nous entendons les appliquer ", avait-il ajouté.


Les associations et la droite sur la même ligne

L'opposition avait villipendé une mauvaise action du gouvernement 
" C'est contre-productif. Ca dissuade les propriétaires d'investir dans les futurs logements ", avait dénoncé son prédécesseur UMP, Benoist Apparu. Un logement peut être réquisitionné pendant cinq ans et même douze quand de gros travaux s'imposent. " Pour nous, la réquisition n'est pas une politique en soi ", s'était défendu l'entourage de Cécile Duflot, dans l'instant. 

Les associations dénoncent un pis-aller. 
" Ca ne peut être qu'un outil parmi d'autres à n'utiliser qu'en période d'urgence ", estime Christophe Robert, le délégué général adjoint de la Fondation Abbé-Pierre qui attendait déjà du gouvernement qu'il mette rapidement en oeuvre " les solutions durables " qu'il a promises. " Il s'est fixé 500.000 logements par an. Mais dans le budget de l'Etat, il n'y a pas de quoi les construire ", déplorait-il. La loi sur le logement ne donnera pas des résultats très visibles avant trois ans.


Ce n'est encore pas la faute de l'incurie gouvernementale 
Aujourd'hui, sans concertation et contre l'avis de l'opposition ou de la Fondation Abbé-Pierre, sa ministre demande à l'Eglise, mais aussi à la SNCF, de mettre  leurs bâtiments vacants  à disposition des plus démunis, et des sans domicile fixe, toujours plus nombreux. 
Elle a écrit à l'archevêché de Paris qui posséderait " des bâtiments quasi-vides". "L'Eglise fait partie des personnes morales... dans tous les sens du terme ! J'ai bon espoir qu'il n'y ait pas besoin de faire preuve d'autorité. Je ne comprendrais pas que l'Eglise ne partage pas nos objectifs de solidarité. Pour moi, ce n'est pas une simple question légale, c'est un choix de société", souligne encore la ministre. 
Par ailleurs, "nous travaillons avec la SNCF, pour que celle-ci mette à notre disposition des logements de cheminots devenus vacants", ajoute-t-elle.

Cécile Duflot n'a pas pensé à la maison de la CGT à Montreuil
Lien PaSiDupes - " Les élus 'bling bling' de la CGT à Montreuil les vacances de luxe des Cégétistes pour se remettre des grèves"


Pourtant, la ministre du Logement qui a comparé la situation à celle de l'hiver 1954 au cours duquel l'abbé Pierre avait lancé son appel, dramatise. "Cet hiver, le plan mobilisera 19 000 places. Mais cela risque de se révéler insuffisant", note, les bras croisés, Cécile Duflot.

Des réquisitions dans l'urgence, plutôt que des constructions pérennes

La menace de réquisitions n'est pas "une posture idéologique mais un moyen de répondre à l'urgence", a déclaré la volubile Duflot. 

Gouverner, c'est déclarer et non plus prévoir
"S'il faut en passer par des réquisitions, je le ferai, sans mollesse, comme l'avaient fait De Gaulle ou Jacques Chirac", prévient Cécile Duflot qui fait néanmoins appel aux "bonnes volontés". 
"On peut faire mieux sans beaucoup plus", raconte la piplette, avec un réalisme vert cannabis.

mercredi 25 janvier 2012

Hollande au Bourget: le candidat a beaucoup parlé, mais qu'a-t-il dit ?

Réactions politiques de l'UMP



Hollande n'est pas sorti grandi
de son meeting en Seine-Saint-Denis




Rien de plus prévisible qu'une campagne présidentielle

Elle s'appuie sur des mécanismes on ne peut plus primaires

Ainsi, au lendemain du
premier discours officiel de campagne par François Hollande au Bourget, les réactions des uns et des autres ont beau être contrastées, elles n'en sont pas moins attendues. En gros, la gauche surjouait le "ré-enchantement", et la droite, la consternation.
"Sur la forme, j'ai trouvé ça plutôt pas mal. Sur le fond, beaucoup plus fade", a par exemple nuancer le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu sur Europe 1, histoire de faire la nique aux détracteurs du PS. Mais si l'UMP salue quasi globalement "la forme", c'est que la mise en scène est une imitation des meetings de l'UMP: à tel point que certains à gauche trouvent à redire à la couleur bleue dominante et à la Marseillaise! Dans le 9.3, ça tient de la provoc et, pour amadouer les frondeurs de la gauche du PS et l'extrême gauche, c'est on ne peut plus maladroit. Comme l'a dit dans le même temps sur iTélé le ministre de l'Industrie Eric Besson : "François Hollande a réussi un exercice de style avec une scénographie qui m'a beaucoup rappelé Nicolas Sarkozy en 2007."
Mais c'est aussi que le fond donne abondamment matière à la critique

Dangereux coup de barre à gauche, avant le second tour

Les commentaires partisans des militants n'importent pas plus que les louanges de l'équipe de campagne et des ministrables.

Une seule critique est à déplorer côté socialiste. Les journalistes impertinents de Canal+ ont en effet souligné que la petite vidéo sur la vie du candidat diffusée juste avant le discours (comme depuis des années les diaporamas de mariage...) ne montrait que très furtivement celle qui reste la mère de ses quatre enfants. "Il ne faut effacer personne de l'histoire. J'espère que ce film sera refait lors des prochains meetings", a ainsi réagi l'amère Royal, sans chercher à cacher son dépit. Rappelons toutefois qu'au mari volage la candidate bafouée avait fait du chantage aux enfants: étaient-ils encore privés de teuf au Bourget ?

Pour le reste, le PS a battu des mains.
"François Hollande a réussi au Bourget là où Ségolène Royal avait inquiété à Villepinte. Il a trouvé les mots pour rendre l’espoir possible. Cette semaine commence bien, nous venons par ce discours républicain de franchir un palier !", s'est emballé le député de Paris, Jean-Christophe Cambadélis, dans un billet posté sur son blog.
Quant à Jérôme Cahuzac, le responsable du budget dans l'équipe du candidat, il avait à se faire pardonner ses indiscrétions et rendit hommage sur Europe 1 aux "mots justes" du patron pour évoquer un projet "fondé sur deux valeurs que nos dirigeants n'auraient jamais dû oublier, l'égalité et la justice. L'objectif est de rompre avec la financiarisation de l'économie".


Une agressivité marxisante contre la finance

Avant son coup de barre "à droite toute" de l'entre-deux tours, le "capitaine du Costa Concordia" est allé frôler les récifs de l'extrême gauche.Hollande s'est rendu en Seine-Saint-Denis pour se rallier les gauches


C'est justement sur la radicalisation de son propos que l'UMP a choisi de focaliser ses critiques.

Eric Besson a corrigé le candidat: "Dire 'Mon adversaire, c'est le monde de la finance', ça va plaire... Le mot juste eut été 'la spéculation'". C'est totalement démago, comme sa proposition de baisser la rémunaration des ministres."

La porte-parole Valérie Pécresse, ministre du Budget, sur BFMTV : "C'est un numéro d'illusionniste. Nous devons ramener la France à l'équilibre budgétaire. Le vrai programme électoral 2012-2017, il doit nous rapporter 115 milliards d'euros grâce à des économies ou des recettes nouvelles. Où sont les mesures de soutien à la croissance ? Où sont les mesures pour dépenser mieux ? Moi, je n'ai entendu que la drogue de la dépense publique. On a un parti socialiste qui n'a toujours pas compris l'enjeu de ces prochaines années."

Brice Hortefeux, sur LCI : "Le monde a changé, la France a changé. Mais François Hollande et le PS sont restés les mêmes. C'est un candidat des années 1970-1980, qui prône une économie administrée qui ne marche pas. Il est totalement isolé. Il n'y a aujourd'hui que trois gouvernements socialistes en Europe. Il n'a pas d'amis."

La palme de l'attaque la plus agressive revenant cependant à Henri Guaino, la plume du Président : "François Hollande représente une gauche qui n'est pas républicaine."

Et puis le dernier mot à Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, sur RTL : "Etre l'adversaire de la finance dans un pays ouvert au monde en 2012, c'est se tromper de registre. (…) Ce n'est certainement pas le discours d'un homme courageux. A aucun moment ne lui est venue l'idée de proposer une de ces réformes vitales pour le pays, au risque d'être impopulaire."


L'augmentation des impôts est enrobée dans ce qu'il est convenu d'appeler sournoisement "réforme de la fiscalité".
Mais, dans un pays libéral où un foyer fiscal sur deux ne paie aucun impôt, les classes moyennes peuvent s'attendre à être pressurées, car on ne peut tout prendre à un petit nombre de riches, sauf à faire du Georges Marchais ou du Mélenchon...

jeudi 10 novembre 2011

Chevènement refuse de libérer son logement social parisien

Chevènement squatte une HLM de Paris

Aucun défavorisé n'y est plus légitime en HLM...

Pas question de lui faire rendre les clés
Jean-Pierre Chevènement occupe toujours un logement social de la régie immobilière de la ville de Paris (RIVP), bel appartement de 120m2 dans le quartier misérable du Panthéon, pour 1.519 euros mensuels. Loyer qui ,dans le privé, monterait à 3.500 euros...
Lien PaSiDupes: La mairie de Paris s'accommodait d'un système ancien qu'elle dénonçait…


Le dossier est déjà connu grâce à un rapport de la Chambre régionale des Comptes
Réalisé en juin, à la demande de la mairie de Paris, pressée par la chambre administrative, il épinglait plusieurs élus louant, à des prix imbattables au vu de leurs ressources, des appartements de la RIVP (cf. libellé PaSiDupes ci-dessous). Chevènement était cité. Voilà que l’affaire rattrape le président du MRC, quelques jours après l’annonce de sa candidature à la présidentielle.
Lien PaSiDupes - HLM parisiennes: Delanoë se décharge sur la chambre des comptes


"Campagne de rumeurs infondées" ?

C’est que le sénateur de Belfort, qui garde son logement parisien depuis 1983, a engagé un bras de fer
, depuis 2009, avec le président de la RIVP et maire (PS) du IIIe arrondissement, Pierre Aidenbaum. Celui-ci rappelle avoir adressé un premier courrier à Chevènement en septembre 2009 pour lui demander, "compte tenu des fonctions qu’il a exercées et qu’il exerçait, de trouver une solution à son "problème" de logement".
" Il n’a pas à être dans du logement social de la ville de Paris", estime le maire socialiste, qui a relancé l’ancien ministre de la Défense et de l’Intérieur le 22 juillet.

Pourquoi la mairie ne passe-t-elle pas, dans ce cas, à la vitesse supérieure ?
Compte tenu de l’âge du locataire, 72 ans, "on ne peut plus déloger les gens", explique le président de la Régie parisienne. Si déterminée et vindicative qu'elle soit décrite, la Régie a toutefois su patienter jusqu'à la prise d'effet de la trêve hivernale au 1er novembre pour manifester son indignation.

Le leader du Mouvement républicain et citoyen (MRC) ne manque pas de noter un lien entre sa récente candidature et la polémique
" Je suis candidat depuis quatre jours à peine et M. Aidenbaum et sans doute quelques commanditaires relancent une campagne de rumeurs infondées destinées à me salir et à me faire taire." En effet, le Papy rebelle est un rusé et n'a annoncé sa candidature que le 5 novembre 2011.
Protégé par la loi Boutin jusqu’au 15 mars, sera-t-il expulsé avant le premier tour ?

Il soutient aussi que ce n’est pas un HLM (habitation à loyer modéré) qu’il occupe mais un "logement à loyer libre catégorie ILM" (immeuble à loyer normal). Si Chevènement paie davantage que pour un HLM, son logement a cette caractéristique qu’il n’est pas soumis à un plafond de ressources. Il peut donc, sur le papier, dire qu’il a le droit d’y vivre même si ses revenus sont élevés.

Il faut aussi prendre en compte de la situation précaire du septuagénaire qui doit aussi loger son épouse, Nisa Chevènement, une artiste peintre et sculptrice, née au Caire (Égypte), qui vit et travaille à Paris. 120m2 pour deux, au quartier latin, ce n'est pas dans les moyens d'un socialiste vertueux...


"Son problème, lui, dans sa glace"

Il se défend aussi en rappelant que son bailleur lui "a proposé il y a un an un relèvement de 40%" de son loyer, ce qu’il a accepté. " J’acquitte un loyer qui va atteindre dans trois ans 1.950 euros par mois, sans les charges, et mon indemnité parlementaire s’élève à 5.700 euros, c’est à dire que j’acquitte un peu plus du quart de mon indemnité parlementaire", calcule-t-il, occultant un be échelonnement du rattrapage et ses autres ressources, tels que ses revenus de l'édition.


Inadaptée, la loi doit être révisée

"M. Chevènement est dans les clous de la loi
, confirme le secrétaire d’Etat au Logement, Benoist Apparu sur BFM TV-RMC. C’est son problème, lui, dans sa glace, avec sa morale. "

Le ministre (UMP) dénonce cette aberration de la loi qui protège un nanti. Il ironise sur "cette histoire vraiment très amusante".
" C’est cette même ville de Paris qui refuse de signer avec l’Etat une convention que je leur propose pour dire: sur le parc HLM de Paris, il faut mettre des Dalo [bénéficiaires du droit opposable au logement]", attaque-t-il, tout-à-fait dans son rôle de secrétaire d'Etat.

La porte-parole du gouvernement et chef de l’opposition UMP en Ile-de-France, Valérie Pécresse, pointe aussi à la mairie de Paris dans cette affaire. "On voit bien qu’il y a deux poids, deux mesures» mais «on ne demande pas à quelqu’un de quitter son logement à 72 ans. Ça n’est pas très humain, mais simplement la mairie de Paris aurait dû lui demander de le faire bien avant ", déplore-t-elle sur Canal+.

Le maire (PS) de la capitale, Bertrand Delanoë, demande-t-il à Chevènement de résilier son bail ?
Assurant avoir "appliqué la même chose avec tout le monde depuis dix ans", Delanoë dément "totalement qu’il y ait le moindre rapport avec un enjeu politique", tandis que le candidat de l’ancien socialiste pour 2012 est accusé de participer à l’éparpillement des voix de gauche au premier tour de la présidentielle.
" Je veux que les choses soient faites dignement, proprement, démocratiquement et j’ai besoin des logements pour les Parisiens dont les revenus justifient qu’ils soient dans les logements ", estime-t-il.

Ya Pu Ka lui envoyer Montebourg !

Le souverain député Montebourg de Saône-et-Loire est prêt à mettre tous les vieux serviteurs de la République à la rue
, de l'Assemblée au Sénat, bientôt... Et en plein hiver et bien que le peuple souverain les trouve encore utiles !
A 72 ans, toujours officiellement "conseiller commercial au ministère des Finances" de son état, le Belfortin est aussi un peu sénateur MRC du Territoire de Belfort (2008) et vice-président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées (2011). Et combien de retraites de maire, de député, de conseiller et de président régional de Franche-Comté et de ministre cumule-t-il ?

L'aristocratie parlementaire n'a jamais été abolie et le souverain de Saône-et-Loire veut même en augmenter le nombre en renouvelant les cadres, histoire de lutter contre l'endettement de la France...


Les associations subventionnées vont se mobiliser sans faute, d'ici Noël
Mais elles pourraient contourner le Panthéon !

De plus, de source anonyme, mais néanmoins sûre, Jeudi Noir et Sauvons les riches ne chercheraient plus la scène de leur prochain show médiatique.

Quant à Droit au Logement (DAL), il est déjà en route pour le Panthéon
, sans qu'on sache quand il arrivera, avec, dans son sillage, sa cohorte de groupies empaillettées, j'ai nommé l'aristocratique Jean Rochefort, Guy Bedos, le bouffon, la vulgaire Jojo Balasko et Mlle Bérat des théâtres parisiens, la façade justement ravalée de frais...

vendredi 1 avril 2011

Laïcité: «Je ne pense pas que les musulmans sont stigmatisés»

V. Rosso-Debord, député UMP, revient sur la stigmatisation du débat sur la laïcité...

Valérie Rosso-Debord, juriste et membre de la commission des affaires sociales à l'Assemblée nationale, répondait ce matin aux questions du quotidien 20 Minutes:

20 Minutes - A la base, le débat sur la laïcité semblait surtout concerner l’islam. Ne craignez-vous pas que les musulmans de France finissent par se sentir stigmatisés ?
V. R.-D. - Je ne pense pas. Quand on a fait la loi sur le voile en 2004, les musulmans de France, qui sont républicains, l’ont tout à fait acceptée. Lorsque la loi de 1905 a été créée, la religion musulmane n’était quasiment pas présente en France. Aujourd’hui, c’est de notre responsabilité de tenir compte de cette existence. Il est important de ne pas laisser nos concitoyens sans réponse face à certaines situations, même si elles sont rares. Je pense par exemple au respect de la laïcité dans les hôpitaux ou dans tous les services qui bénéficient d’argent public. Et puis la pire des choses serait de laisser le FN en parler. Le Front national n’apporte aucune solution, à part la haine.

Le FN a évoqué le financement indirect des lieux de cultes. De quoi parle-t-il ?
Il n’y a pas d’entorse à la laïcité. La loi 1905 est très claire là-dessus: pas de financement public. Pour financer un lieu de culte, les collectivités locales peuvent mettre à disposition un terrain par l’intermédiaire du bail emphytéotique. Les associations, religieuses ou autres d’ailleurs, louent le terrain en question, mais ce dernier appartient toujours à la collectivité. Une association culturelle financée par la loi 1901 peut également louer une salle à une association cultuelle. Il n’y a pas de financement indirect des lieux de culte. Le FN, comme d’habitude, veut chercher la petite bête. Les lieux de culte peuvent aussi être financés par l’intermédiaire de dons.

A ce propos, certains financements en provenance de pays comme l’Arabie Saoudite notamment sont également pointés du doigt…
C’est pour cette raison que le mardi 5 avril, nous allons faire des propositions sur la transparence financière et sur la formation des imams. Par la formation des imams, j’entends les valeurs de la république que l’on veut donner.

Vous avez récemment soutenu Benoist Apparu. Comme lui, vous n’excluez pas un aménagement de la loi 1905. Que pensez-vous des reproches qu’on lui a fait au sein de la majorité ?
La loi 1905 a été modifiée treize fois depuis 1905, donc on peut toujours l’aménager. Nous, nous voulons assurer le vivre ensemble. Pour le reste, on parle bien de ce qu’on connaît bien, sinon on n’en parle pas.

lundi 27 décembre 2010

DAL - Eyraud fait son show de Noël devant le ministère du Logement

DAL se contenterait d'une étable pour tous


Une centaine de personnes a manifesté le jour de Noël, samedi après-midi, à l'appel de l'association Droit au logement, qui ne manque pas une occasion médiatique.



Manifestation festive

Jean-Ba Eyraud en Père Noël vert des enfants


Le sapin, les banderoles, les jouets distribués à des enfants de familles défavorisées ont logiquement dû être financés par les quelques personnalités présentes au générique, comme la famille Fouettard, Guy Bedos (il prend la défense de Siné et d'Yvan Colonna), Jojo Balasko (habitante de Belleville, en novembre 2007, alors qu'elle soutient des mal-logés qui campent dans la rue, elle s'exclame devant les caméras, « Mais qu'est-ce qu'ils foutent au PS ? L'opposition, c'est nous ! ») et Albert Jacquard, généticien altermondialiste (ainsi soutient-il Philippe Meirieu et la Palestine). Il faut décemment l'espérer, puisque Santa Claus (J.-B. Eyraud, 1954), dit "Babar", ancien sympathisant maoïste et artisan ... charpentier (ça ne s'invente pas !), ne dispose que de ses revenus d'enseignant. Mais le montant des contributions des généreux manifestants n'a pas été révélé. Et pour cause ?

VOIR et ENTENDRE


Le Père Noël réhabilite le Père Fouettard

La permissivité à ses limites, selon Eyraud


Il est né en 1954 à St-Germain-des-Prés, dans une famille «un peu mondaine, un peu bohème», d'une mère peintre, Marianne, soeur du cinéaste existentialiste Alexandre Astruc, et d'un père comédien: des 'bobo' de l'époque. A 16 ans, Jean-Baptiste croise avec ses professeurs « tous plus gauchistes les uns que les autres » le chemin de la mouvance maoïste. Asthmatique, il est envoyé en internat à Briançon. Dans le collège glacé des Alpes, il mène la révolte du chauffage. « Le lendemain on l'a eu, c'est là que j'ai compris que ça marchait comme ça.»


Après des années de petits boulots et d'errance de type 'beatnik' de squat en squat, cet agnostique vit toujours dans le XXe arrondissement avec sa compagne, Nadja, et leurs deux enfants. Opportuniste et exploiteur récupérateur, il a su se trouver une activité intermittente à la mesure de sa nonchalance, en faisant monter sa cote dans le sillage de l'abbé Pierre et en rameutant sur son créneau les stars du spectacle et de la politique.



Les camarades de DAL et Jean-Ba Eyraud se sont regroupés devant le ministère du Logement, boulevard Saint-Germain (VIe) pour un Noël des sans-logis.
« Nous sommes là pour dire que malheureusement ce n’est pas Noël pour tout le monde, les enfants, les mal-logés et les sans-abri »,explique Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL.

Mais DAL ne s'émeut pas du malheur de tous, égalitairement: lien PaSiDupes

Benoist Apparu, le secrétaire d’Etat au Logement, a reçu une délégation de DAL.