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mardi 29 novembre 2011

Législatives: PS et EELV passent un accord dans le dos des électeurs

Le PS fait la traite des roses dans six circonscriptions

La gauche molle se tend !

Le troc des investitures tourne au pugilat
Le samedi 10 décembre, le PS validerales candidatures pour les législatives de juin 2012, lors de sa convention d'investiture, effectuées dans la douleur.
La Ch'tite Brochen-Aubry a voulu que l 'accord PS-EELV comporte un volet électoral très généreux pour les écolos de sa petite camarade Cécile. Europe Ecologie-les Verts présentera des candidats au nom de la gauche dans 60 circonscriptions où une trentaine nourrit des espoirs de siège, 15 en cas de défaite.

Ainsi de nombreux socialistes ont-ils découvert qu'ils sont effacés de la photo.
Un socialiste anonyme -ou inventé- résume la situation : " Il y a un accord, mais des désaccords locaux profonds."
Alors les maires de Paris et Lyon, Bertrand Delanoë et Gérard Collomb, ont laissé éclater leur colère face à l'arrivée dans leurs villes de candidats écolos.
L'indignation est telle que dans de nombreuses circonscriptions la base humiliée laisse planer le risque d'une candidature dissidente du socialiste local contre l'écolo parachuté.

Et puis, en coulisse et carte à l'appui, les amis de Hollande stigmatisent ceux de Martine Aubry
Ils ont géré les négociations de l'accord et réglé des comptes, sacrifiant les circonscriptions des "hollandais". Un proche du candidat - identité inconnue: un sans-papiers? - affirme ainsi que "Aubry a fait en sorte que ce ne soient pas les siens qui aient à payer l'accord avec les Verts" : " En fait, elle a voulu protéger les siens plus qu'elle n'a voulu sacrifier les hollandais un à un", tente-t-il de relativiser.

Mais les Verts ne sont pas le seul sujet de discorde.
Le PS a promis de réserver des circonscriptions aux femmes, aux jeunes, aux représentants de la diversité. Mais certains ego vont souffrir.

Les circonscriptions explosives

6e circonscription de Paris: la braderie de Lille

Les caméras et l'attention se sont focalisés la semaine dernière sur la 6e circonscription de Paris, parce que l'accord PS-EELV brade, au sens propre du terme tant la gauche y est confortablement établie, cette circonscription à la patronne des Verts, Cécile Duflot, celle de l'ultimatum sur le nucléaire !
Parce que c'est une ex-strauss-kahnienne, une juive passée chez François Hollande, Danièle Hoffman-Rispal, fait partie de la rafle organisée par la Ch'tite Brochen-Aubry: dans son cas, la circonscription aussi est réservée à une femme !

Parce que la sexagénaire n'a pas du tout l'intention de se laisser faire, elle a déjà annoncé dans une tribune publiée sur rue89.com qu'elle serait candidate dissidente.
Parce que Bertrand Delanoë, qui ne veut pas du "parachutage" de Duflot dans sa ville, le maire de Paris est passé du rose au rouge.
Sa première adjointe et successeur désignée, Anne Hidalgo, est partie en guerre: elle aurait déjà créé son propre parti à cet effet: le "Parti socialiste indépendant" (de la Rue de Solférino).
Parce que la paire Delanoë-Hidalgo était très proche de Martine Aubry, qu'ils accusent d'avoir favorisé sa p'tite "copine" Cécile Duflot, ils se sont fait casser. Les primaires devaient rassembler.
Et derrière ce pataquès, c'est Paris 2014 qui se joue.

1ère circonscription de Lyon : Collomb en feu
Quant au volcanique maire de Lyon qui tient à préserver son image de droiture, Gérard Collomb est farouchement opposé au parachutage dans la 1ère circonscription de sa ville du vice-président du conseil régional de Rhône-Alpes Philippe Meirieu, adhérent d'EELV. Et il le fait savoir haut et fort dès le 15 novembre, jour du bureau national du PS qui entérine l'accord avec EELV.
Collomb avait un candidat pour cette circonscription, et il compte bien le défendre, même s'il est dissident : Thierry Braillard, son adjoint aux Sports à la mairie. Gérard Collomb est d'autant plus révolté qu'il avait eu la garantie par François Hollande, aka l'Ami Molette, que Thierry Braillard serait le candidat PS. Le maire de la ville n'a jamais eu de bonnes relations avec Martine Aubry, et l'épisode ne devrait pas favoriser le rapprochement.


11e circonscription de Seine-et-Marne : la révolte molle du chargé de mission de Hollande
Les Verts n'avaient pas que Cécile Duflot et Philippe Meirieu à placer à tout prix, ils avaient Jean-Marc Brulé, élu régional d'Ile-de-France. Meirieu ne crée pas du désordre seulement dans les IUFM... Ce dernier voulait se lancer dans la 11e circonscription de Seine-et-Marne, mais elle était attribuée à Olivier Faure, secrétaire général du PS à l'Assemblée nationale et proche de François Hollande. Mais le jour du fameux BN du 15 novembre, Duflot et son bras droit Jean-Vincent Placé ont fait la loi. Ils ont convaincu Martine Aubry que les voix des amis de Brulé sont indispensables pour que le conseil fédéral des Verts valide l'accord PS-EELV.

Aubry a donc suggéré à Hollande de laisser à Brulé la 11e circonscription, promettant d'en trouver une autre à Olivier Faure avant la fin de la semaine. "Jusqu'à 16 heures, le mardi 15, j'étais le candidat, et à la sortie du bureau national, je ne l'étais plus", constate Faure, dépité de n'être qu'une variable d'ajustement. Quoi qu'il en soit, il ne compte pas quitter la Seine-et-Marne. Ni lui ni ses proches n'excluent la possibilité d'une candidature en dissidence contre le candidat écolo. Une de plus.

9e circonscription des Français de l'étranger : dans la diversité, ça déchire !
A ma droite, Faouzi Lamdaoui, chef de cabinet de François Hollande. A ma gauche, Pouria Amirshahi, membre de la direction du PS, proche du porte-parole Benoît Hamon et soutien de Martine Aubry. Deux immigrés pour une circonscription : la 9e des Français de l'étranger, qui compte seize pays d'Afrique. L'un et l'autre jurent avec la même conviction que l'investiture ne peut lui échapper, l'un, né à Constatntine, arguant de la légitimité du camp du vainqueur de la primaire, l'autre, né en Iran, de la légitimité du terrain.
Pouria Amirshahi est en effet depuis 2008 secrétaire national du parti à la coopération : "Cela fait trois ans que je bosse avec eux là-bas ! Je suis allé en Tunisie suivre la révolution, au Maroc, au Sénégal, pour le Forum social de Dakar", souligne-t-il.
Ses soutiens à la direction du PS pensent en outre que le match est biaisé, car Lamdaoui lorgnerait plutôt une circonscription en métropole. "Vous imaginez le chef de cabinet de François Hollande faire campagne à 2 000 kilomètres de Paris dans seize pays différents ?", insinue-t-on dans les couloirs de Solférino. Côté Hollande, on met en avant le fait que l'on réclame un vote des sections, ce que refusent les soutiens d'Amirshahi. "Pourquoi ? C'est absurde !" Le cas pourrait lui-aussi être sabré par un vote du BN.

6e circonscription de Seine-Saint-Denis - Élisabeth Guigou sacrifie un Juif
Si l'objectif de la droite en redécoupant la Seine-Saint-Denis dans le cadre de la réforme de la carte électorale avait été de mettre le PS dans l'embarras, ce serait gagné sur toute la ligne. En faisant passer de 13 à 12 circonscriptions le département, trois députés sortants doivent s'adapter : Claude Bartolone, Daniel Goldberg et Élisabeth Guigou. Claude Bartolone, président du département, a choisi sa circonscription, la nouvelle 9e. Restent les nouvelles 6e et 10e circonscriptions, la 6e étant plus favorable à la gauche. Goldberg et Guigou se la disputent donc, chacun arguant être plus chez lui que l'autre.

Sauf que Élisabeth Guigou est ancienne garde des Sceaux et toujours amie de Bertrand Delanoë, membre de la direction du PS et elle était de surcroît favorable à la Ch'tite maire de Lille à la primaire: ça valait bien un siège à une vertueuse au sens aigu de la justice !
Quelle que soit la raison qui a pesé le plus, le PS a pris le prétexte d'un gel de la 6e circonscription pour une femme. Mais si l'excuse n'était pas si grossière, elle ne "salirait" pas tant la base socialiste !
Goldberg dénonce le fait du prince (ou de la princesse). "Certains ont parlé de baronne...", nous lâche-t-il. Il n'exclut pas non plus d'être candidat dissident. Un de plus...

1ère circonscription de Charente-Maritime : gagée à la mère des enfants Hollande

"Elle va mieux, mais j'aurais aimé qu'on lui épargne cette affaire de La Rochelle." Cette confidence d'une proche de Royal (anonyme comme les autres sources...) résume le malaise général au PS face au parachutage, mais le "vent de révolte" ne se lève pas, tout juste une petite fronde de la base locale pour la forme, bien que la candidate soit battue partout où elle passe.
Le PS de Charente Maritime fait office d'assistance psychologique. Après la claque reçue lors de la primaire (moins de 7 % au premier tour), Maxime Bono, député-maire de La Rochelle, l'aide à se reconstruire en faisant don de sa personne: il a annoncé qu'il se sacrifierait en juin 2012 pour laisser la coquecigrue du marais se poser sur le perchoir de l'Assemblée nationale, bien qu'elle soit déjà présidente de région Poitou-Charentes et que son largage de la région soit donc programmé.

Cette circonscription est gagée: c'est la niche législative "Ségolène Royal"
L'amère Royal a eu l'arrogance de révéler que François Hollande lui a proposé le perchoir en cas de victoire de la gauche. Se croyant plus légitime, le premier secrétaire fédéral du PS dans le département Olivier Falorni est un démocrate aujourd'hui pétrifié qui veut organiser des primaires. Mais le BN du PS l'a réduit au silence lors de son BN du 22 novembre: cette circonscription est pour une femme ! Falorni dénonce le "parachutage de la honte". Mais qui connaît Falorni ?

Ainsi les républicains se verraient-ils imposer la monarchie des Ségollande au pouvoir quasi absolu.
Pour mémoire, rappelons que le parrain de deux des enfants Ségollande, Me Jean-Mignard est annoncé sur Marseille
pour prendre la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône.
La France va-t-elle être mise en coupe réglée ?

jeudi 16 juin 2011

Eva Joly met le feu à Europe Ecologie-les Verts

L' E.coli norvégien envenime le congrès des écolos

Plus sectaires, tu meurs
Pour la photo, mercredi soir dans la salle Le Gymnase à Lille, les quatre candidats (de gauche à droite, Stéphane Lhomme, Eva Joly, Henri Stoll et Nicolas Hulot) affichaient une belle entente, mais, passé le temps des propos liminaires de Cécile Duflot, ravie du chiffre de votants à la primaire, le débat qui a suivi a donné lieu à une vive passe d'arme entre Eva Joly et Nicolas Hulot.

Si seulement les écolos se détestaient 'cordialement'
Stéphane Lhomme, président de l'Observatoire du nucléaire, s'est fait rappeler aux règles les plus élémentaires de la courtoisie. Après avoir décliné l'émission sur Fukushima, le malotru a posé un lapin à Pascale Clark qui l'avait à nouveau invité sur France Inter, et dans sa région de Bordeaux : « Venir dans les studios de France bleu Gironde, ç'aurait été trop mauvais pour votre bilan carbone ? », ironise-t-elle ?
Ancien porte-parole du réseau Sortir du nucléaire, ce petit candidat est d'autant plus hargneux qu'il est ringard. Militant antinucléaire, il se présente comme le candidat "anti-Hulot", qu'il accuse d'être le "candidat des multinationales". Il a commencé par demander à Nicolas Hulot de se retirer de la course "immédiatement". "Ce retrait éviterait à M. Hulot, candidat des shampoings Ushuaia, de nuire gravement à l'écologie politique, ainsi qu'il l'a déjà fait en promouvant l'opération sarkozyste "Grenelle de l'environnement".
Le 9 juin, le gauchiste s'en est pris vertement à son bouc émissaire. "S'il était investi, Hulot devrait passer sa campagne à se justifier : qu'il est antinucléaire, qu'il est de gauche..." s'est écrié le "candidat "bouffi de haine," selon J.-P. Besset. J.-V. Placé, soutien revendiqué d'Eva Joly, le juge d'ailleurs contre-productif: "Cela s'est vu lors du deuxième débat de la primaire à Paris : avoir un contradicteur aussi caricatural que Stéphane Lhomme légitime Nicolas Hulot."

Eva Joly a relancé les hostilités
La bande des quatre candidats à la primaire écologiste d'Europe Ecologie-les Verts s'est à nouveau abandonnée à ses vieux démons.
Invitée comme les trois autres candidats à un propos introductif de sept minutes, Eva Joly s'en est prise, bille en tête, à Nicolas Hulot, l'accusant, verte d'une rage à peine contenue, d'avoir utilisé contre elle les "arguments des adversaires" des écologistes pour la dénigrer et "caricaturer ses idées": du Royal pur jus ! S'adressant en sa présence comme s'il était absent, l'eurodéputée l'a cloué au pilori: "Il a utilisé les armes de ceux qui veulent une écologie soumise, à genou, une écologie aux ordres des lobbies" .

Eva Joly n'a pas digéré que son rival ait souligné qu'elle incarne dans le public, selon les mots de l'ancienne magistrate, une "écologie punitive". Cette idée a d'ailleurs fait son chemin chez les militants Verts qui demandent à la retraitée de se débarrasser de ses réflexes de juge qui pourraient repousser de potentiels électeurs.

Agressive, elle se débat contre son image
Outre son accent à couper au couteau, "l'habit ne fait pas le moine. Je suis déterminée mais pas bornée, combattive mais pas sectaire", s'est défendue la magistrate. Mais Eva Joly ne peut chasser le naturel et, s'érigeant en procureur, n'accorde aucune circonstance atténuante à Nicolas Hulot à qui elle reproche une nouvelle fois d'avoir été tenté par une aventure politique avec Jean-Louis Borloo, l'homme de "la compromission". "Nicolas est trop consensuel, trop naïf", a-t-elle jugé.

Hulot retourne les coups
Nicolas Hulot s'étrangle. Il se défend d'avoir tenu des propos "déplacés" sur sa principale rivale. Ni lui ni son staff de campagne, assure-t-il .

"La réciprocité n'est pas vraie", lance-t-il. "On nous a accusé de vouloir bourrer les urnes", s'est-il indigné. " Une écologie de combat [le slogan de Joly Eva], ce n'est pas l'écologie des coups bas ", a-t-il aussi riposté. Le camp Eva Joly a jeté le doute sur la validité du vote en demandant que 8000 "coopérateurs" (sympathisants non adhérents) transmettent un justificatif d'identité avant de voter. Soucieuse de stopper une polémique naissante, la patronne d'EELV, Cécile Duflot a assuré qu'il n'y aurait pas de "faux électeurs".

Réchauffement climatique pour l'ouverture du vote pour la primaire
L'acrochage Hulot et Joly a jeté un froid norvégien sur la réunion, articulée autour de trois thèmes: sécurité-justice, Formation-emploi, questions internationales.
Le président du conseil fédéral qui veille à la bonne organisation des primaires, Philippe Meirieu, a bien tenté d'apaiser la guerre civile en expliquant que dans un processus comme celui-ci, il était normal que des " tensions " s'expriment, mais qu'il fallait aussi qu'elles " retombent ", demandant à l'assistance de ne pas huer, ni applaudir. Sur le terrain, le théoricien des sciences de l'éducation a le plus grand mal à rétablir l'ordre dans sa classe d'ados attardés.

Ironie de la situation, l'irrésistible Cécile Duflot avait tout juste assuré la presse qu'elle n'avait aucune crainte sur le rassemblement de son parti derrière le candidat désigné, en appelant à la "responsabilité" de chacun. La pipelette des Verts n'a rien vu venir et les plaies qu'elle a laissé s'envenimer au fil des semaines risquent de suppurer encore longtemps.

Impossible de savoir qui a convaincu, de la combattante Eva Joly ou du pacifiste Nicolas Hulot.
Le vote sera clos le 24 juin mais les hostilités, à n'en pas douter, se poursuivront.
Daniel Cohn-Bendit doit ronger son frein.

lundi 13 juin 2011

Le réseau islamiste Gülen s'implante en France

Menace islamiste sur le système éducatif laïc français

La tromperie sur les mots

Une confrérie turque ouvre un collège républicain en France
C'est en toute discrétion que s'est ouvert le collège privé « Educ'active ». Installé en pleine région parisienne, dans un quartier résidentiel, à quelques rues de la gare de Villeneuve-Saint-Georges, en septembre 2008, l'établissement a bénéficié d'une présentation factuelle du journal Le Parisien.

Le réseau de Fethullah Gülen, un penseur turc en vogue dans les cercles musulmans, est à la tête d’une 'confrérie' religieuse controversée, souvent accusée en Turquie de favoriser l’islamisation de la société.
Déjà présentes dans toute l’Europe, depuis plusieurs années, les écoles de Gülen se sont appuyées sur la communauté franco-turque pour franchir le pas et s’implanter en France.

La méthode islamiste: catimini, modération et progessivité

Avec 64 élèves - exclusivement des garçons, en uniformes - et cinq classes pour commencer, le démarrage est modeste, mais le projet a de grandes ambitions.
"L’objectif, c’est d’être le meilleur collège du département du Val-de-Marne, d’ici trois ans" , affirme l’un de ses fondateurs, Nihat Sarier, 35 ans, qui a grandi à Strasbourg, dans une famille d’origine turque. « Mais il faut d’abord lutter contre les préjugés, se plaint-il. La première question qu’on nous pose, c’est : « Etes-vous une école turque ? » On répond que non, nous sommes une école française. » Une école coranique ? « Non, un établissement laïc et républicain. Même l’inspection du travail nous a demandé pourquoi nous n’avions pas ouvert une école musulmane… Notre objectif est différent : nous voulons former de bons citoyens, pas promouvoir l’islam ! » Sauf qu'un bon musulman n'est pas un bon citoyen, en ce qu'il accorde la primauté à la loi religieuse sur la loi républicaine.

Educ'active affiche un rejet de toute démarche communautariste
« Il y a une cinquantaine d’élèves franco-turcs parce qu’ils nous connaissent, mais nous ne voulons pas nous limiter à cette cible », précise Necati Kertel, professeur de technologie et président de l’association scolaire.

La réalité du terrain mondial

Avant de prendre forme en France, le concept a déjà fait ses preuves.

Depuis une vingtaine d’années, des écoles bâties sur le même modèle ont essaimé partout dans le monde. Il en existerait aujourd’hui près de 2 000, réparties dans plus de 110 pays : du Chili au Japon en passant par Soweto, Oslo ou Astana. En Pologne, "notre lycée est devenu rapidement l’un des meilleurs du pays" , note Salih Karakaya, un jeune professeur, turc également, qui est parti y enseigner les mathématiques quelques années. En Afrique et en Asie, une nouvelle élite turcophile émerge de ces établissements, loués pour leur rigueur morale et la qualité de leur enseignement.

Ce réseau éducatif tentaculaire est la vitrine de la communauté musulmane de Fethullah Gülen, un imam et penseur turc âgé de 70 ans (né en 1938, selon d'autres sources), exilé aux Etats-Unis depuis dix ans, dont l’influence ne cesse de s’étendre. Ses disciples seraient plusieurs millions, principalement en Turquie, et constituent « le réseau musulman le plus puissant du monde », selon la sociologue Nilüfer Göle, directrice de recherches à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), à Paris. Une nébuleuse active dans l’éducation, dotée de solides appuis financiers et politiques et à la tête d’un véritable empire médiatique organisé autour du journal conservateur Zaman.

L’organisation est particulièrement bien implantée aux Etats-Unis, où elle compte des dizaines d’écoles et de fondations et entretient d’étroites relations avec des universités chrétiennes. Subventionnée par des "mécènes" aussi généreux que mystérieux, elle disposerait d’une puissance de frappe financière d’environ 25 milliards de dollars à travers le monde, selon un rapport de la justice américaine.
Elle est en fait organisée en mafia. Des entrepreneurs et des petits commerçants reçoivent soutienet protection de l'organisation en échange de 10% de leur chiffre d'affaire en expansion.

Qu’ils soient étudiants, professeurs, journalistes ou hommes d’affaires, les missionnaires « gülenistes » appliquent les préceptes de leur maître : spiritualité et exemplarité. Ces « jésuites de l’islam », qui érigent des écoles plutôt que des mosquées, forment la base d’un mouvement charismatique, intégriste moderne, qui prétend réconcilier la science et la religion et prône le dialogue prosélyte interreligieux. Fethullah Gülen a montré l’exemple en rendant notamment visite au pape Jean Paul II, au Vatican, en 1998. Il fut également l’un des premiers, dans le monde musulman, à condamner sans appel les attentats du 11-Septembre.

Mais, en Turquie, son pays d’origine, soupçonné d'activisme anti-laique, Fethullah Gülen suscite la méfiance autant que l’admiration. Sous la pression de la justice turque, qui l’accusait, sur la base de sermons enregistrés dans une mosquée, de fomenter un complot islamiste contre le gouvernement de l’époque, le prêcheur a d’ailleurs préféré s’exiler en Pennsylvanie, en 1999. Les tribunaux turcs l’ont blanchi, en 2008, ouvrant la voie à son possible retour en Turquie. Ses écoles et son université installée dans la banlieue d’Istanbul connaissent un succès grandissant.

Mais, pour les élites kémalistes, son influence menacerait la pérennité de la République laïque. Les disciples de Fethullah Gülen sont régulièrement accusés de noyauter la bureaucratie et la police turques et de soutenir de tout leur poids le gouvernement islamo-conservateur de Recep Tayyip Erdogan. « Nous n’avons pas d’agenda politique », rétorquent-ils. Résolument conservateurs et pieux, leur ferveur religieuse inquiète. Et le mystère reste entier sur les ressources financières et les desseins de la confrérie qui serait, pour certains, un simple pion de la politique étrangère américaine en Asie centrale et au Moyen-Orient.

En France, les missionnaires sont passés à l’offensive après les émeutes dans les banlieues de Paris, en 2005.
« Investissez-vous dans l’éducation de cette jeunesse ! », a commandé, à l’époque, Fethullah Gülen, pointant les lacunes du système français, par l’intermédiaire de l’un des nombreux sites Internet qui assurent la promotion de ses idées. « Nous vivons ici, remarque Mehmet Nam, un membre actif, et nous pensons que les Turcs peuvent contribuer à résoudre certains problèmes d’intégration et d’adaptation à la culture française. »

La France est l’un des derniers terrains à défricher pour l’organisation.
Comme ailleurs, elle s’y est installée par étapes.
Les étudiants en éclaireurs : formés dans les meilleures facultés turques, certains poursuivent leur cursus en France. Ces universitaires ascètes vivent souvent en communauté, dans des appartements collectifs, les « maisons de lumière », où l’on travaille, on prie et on débat.

La présence sur le terrain éducatif a commencé avec des centres d’études et des cours du soir, ouverts à Strasbourg (PS), à Montfermeil ( PCF jusqu'en 1983) ou à Vénissieux (PCF).
A Pantin (PS), le centre « Etudes Plus » accompagne avec succès une centaine de lycéens. Résultat : 100 % de réussite au bac en juin. « On rend visite aux familles, on leur bâtit un emploi du temps, on leur explique l’importance de la lecture », détaille la directrice pédagogique, Anaïde Armagan, une Française d’origine arménienne.

Cette expérience a mis sur orbite le collège Educ'active de Villeneuve-Saint-Georges (PCF).

C'est aussi la ville de Rachid Nekkaz: lien PaSiDupes (et libellé ci-dessous)

Discret sur son origine, l’établissement met l’accent sur le projet pédagogique pour se faire connaître : des effectifs limités à une quinzaine d’élèves par classe, un effort sur les langues et les sciences, un programme densifié et une implication totale des enseignants. « Nous essayons de développer une « ingénierie éducative » pour la France, en reprenant de bonnes méthodes parfois abandonnées. Par exemple l’uniforme, qui est un moyen de faire respecter égalité et discipline. L’enfant a besoin de cadres », estime Nihat Sarier. Au moindre écart de conduite – fumer, cracher, insulter, téléphoner -, les sanctions tombent. Et qu'en pense Philippe Meirieu (Europe Ecologie), maître à penser de Jospin et fossoyeur des IUFM et de l'E.N. ?
Les familles, qui déboursent 4 500 euros par an, sont tenues de s’intéresser de près aux résultats de leur progéniture : « On apprend aux parents à être des parents d’élèves », des militants, explique Ilhan Dogan, le principal adjoint. Les enseignants rendent visite aux parents Nous n’avons jamais vu ailleurs de telles conditions de travail », constate Walter Pacelat, le professeur de musique. A côté de cela, les "hussards de la République" de 2011 réclament effectifs, confort et ... bien-être.
Les enseignants et le proviseur, formés et recrutés dans un collège catholique, ont dû s’adapter. « Pour eux aussi, c’est un gros effort à fournir. Ils étaient habitués à une méthode plus laxiste, estime Ilhan Dogan. L’enseignant doit être noté et payé à la performance. Il doit être un modèle. C’est lui qui porte l’image de l’école. » Ces missions, proposées par Luc Ferry, seront combattues par la FSU et la FCPE.

« Le but est de monter un groupe scolaire, étendu à l’école primaire et au lycée », précise Necati Kertel. « Ce serait bien d’avoir des dizaines d’écoles en France. Nous allons démarcher des municipalités, mais pour le moment, nous apprenons », complète Nihat Sarier. Les responsables du collège ont en effet multiplié les rencontres avec les élus locaux et se sont heurtés, parfois, à leur méfiance, comme à la mairie communiste de Villeneuve-Saint-Georges, où ils sont pourtant implantés...

Le deuxième pilier du mouvement, après l'éducation, ce sont les hommes d’affaires.

A Paris, le groupement des entrepreneurs franco-turcs (Fatiad), affilié à la galaxie Gülen, promeut les échanges entre les deux pays et finance les écoles.
Le réseau tout entier s’investit et a pour ambition de créer un pont entre Paris et Ankara. Depuis quelques années, les deux pays entretiennent des relations diplomatiques compliquées et s’opposent sur l’adhésion de la Turquie à l’UE. Pour soutenir le dialogue franco-turc, les gülenistes ont créé la « plateforme de Paris » et ont organisé, en 2007, des rencontres entre intellectuels français et turcs à l’Assemblée nationale, en partenariat avec la revue Esprit.
Lien L'Expansion

La plus grande discrétion reste de mise sur la source d’inspiration du mouvement et les idées de Fethullah Gülen.
« C’est une inspiration personnelle, poursuit Nihat Sarier. Mais notre approche est locale, car les préjugés restent nombreux contre les Turcs. La France n’est pas tout à fait prête : d’ici un an ou deux, il sera temps de mieux faire connaître le mouvement. »
Les Turcs islamistes fondent les plus grands espoirs sur une victoire de la gauche à la présidentielle.
Mais qui est exactement Fetullah Güllen ?

L'organisation Fetullah Gülen fait les feux de l'actualité en ce moment dans la presse turque.
Un journaliste, récemment arrêté dans le cadre de l'affaire Ergenekon, a écrit un livre évoquant la galaxie Fethullah Gülen, ses réseaux et ses liens avec le pouvoir actuellement en place en Turquie. Ce livre vient de voir sa publication interdite et son manuscrit saisi par la justice.

Mais le journal Libération est serein...
"Son positionnement est assez clair, écrit-il à propos du mouvement de l'imam, y compris dans ses ambiguïtés et ses limites.
Il se réclame d'un héritage turco-ottoman dans lequel il englobe les Balkans et l'Asie centrale, dissimule mal son arabophobie et son iranophobie, voit dans l'islam une source de moralité et d'identité, exalte la réalisation du Soi à travers l'éducation, le travail et l'éthique. Il se veut résolument moderne, optant pour la démocratie, les droits de l'Homme, le « contrat social », l'économie de marché, l'égalité des sexes, la langue anglaise, la technologie, bien que ses critiques aient beau jeu de constater que de la coupe aux lèvres les choses puissent être différentes dans la vie concrète des institutions fethullahci, et notamment de leurs « Maisons de Lumière », ces foyers étudiants qui servent à la fois de résidences universitaires, de cercles de socialisation et de lieux de dévotion."
Libération est déjà conquis !...

"Quelles que soient les gloses ou les théories du complot qu'elle peut inspirer, la saga du mouvement de Fethtullah Gülen incarne une interaction, peut-être conflictuelle, peut-être ambivalente, mais non moins tangible, entre un islam positiviste et moderniste, pour ne pas dire futuriste, et une République dont il épaule, accompagne ou dévoie, c'est selon, la politique étrangère, l'orientation néolibérale et l'effort dans le domaine de l'Enseignement supérieur
."
Libération est-il toujours laïc ? Ou fait-il du prosélytisme pro-islamiste ?

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lundi 25 avril 2011

PS: une gifle à un jeune, avant la claque électorale

Avec Jérôme Cahuzac, la presse socialiste réhabilite la gifle aux enfants

Une paire de claques: retentissant retour au droit de se faire justice
Le député-maire socialiste de Villeneuve-sur-Lot ne fait plus de prévention


Il frappe d'abord et il discute ensuite, estimant qu'il a eu une saine réaction comme l'autre socialiste qui se trouve de "saines colères": c'est l'escalade de la violence en "république du respect". Monsieur Cahuzac se trouve très bien et estime sa violence "adaptée et proportionnée". En réglant ses comptes de deux gifles assénées jeudi à un jeune qui l'avait "insulté" et "bousculé", le député socialiste incite à se faire justice. Partout en France, à Villeneuve-sur-Lot comme dans les quartiers.
Au secours, la police de proximité, vite ! Cet homme est dangereux !

Le député Cahuzac assume son manque de maîtrise

C'est une gifle qui rappelle celle mise par François Bayrou à un jeune qui lui faisait les poches. C'était à Strasbourg, en 2002, en pleine campagne présidentielle. Lien PaSiDupes
Cette fois, le coup a été assenée par le shériff Cahuzac, député-maire PS de Villeneuve-sur-Lot. La scène s'est déroulée vendredi dans la ville du Lot-et-Garonne. L'élu, par ailleurs président PS de la commission des Finances de l'Assemblée est alerté par des incivilités dans la rue commerçante. Pour la suite, la presse militante abandonne à Jérôme Cahuzac le soin de donner sa version personnelle...
Et si le jeune lui en avait retourné une ?

Un homme d'ordre et de devoir
Il se rend sur place, pour "remettre du bon ordre", c'est son "devoir d'y aller", commente l'intéressé, qui a visiblement des dispositions pour l'auto-défense. Là, il raconte avoir discuté avec deux groupes de jeunes à "l'autorité familiale déficiente ou absente", accuse-t-il. Il tente d'expliquer leur comportement : "de la discorde et des incivilités graves" de la part "d'adolescents ou pré-adolescents". Un jeune âgé d'environ 20 ans l'aurait alors agressé. Mais verbalement, "tutoiement", "insultes basses et vulgaires". Jérôme Cahuzac le voit ensuite revenir vers lui "pour (me) bousculer", dit-il. Le maire repousse fermement le jeune homme. Et lui assène [sic !] deux gifles, "un moyen énergique pour le calmer" [certes], car "il cherchait l'épreuve de force", selon lui. "Et ça a marché", triomphe-t-il. "Comme maire je n'avais pas le droit de reculer, car, à travers ma personne, c'est la collectivité que l'on agressait", assure-t-il .
Lien PaSiDupes

Les hommes ne naissent pas "égaux en droit"
En revanche, agresser le président de la République ("Touche-moi pas; tu pues", c'est de l'eau de rose) et ce n'est en rien insultant de la collectivité ni de la fonction... Il faut vraiment être socialiste pour avoir ce sens noble de la justice.

"La transgression d'un symbole"

Jérôme Cahuzac nie cette marque de faiblesse et ce manque de respect dû aux jeunes !
Le docteur Cahuzac reconnaît une gifle comme un "geste violent" mais a estimé que, "humainement", il ne pouvait "pas faire autrement". Quelle maîtrise § Faut-il qu'il soit faible et incertain de sa valeur ...

Professeurs prenez-en de la graine: soyez énergiques !
Rien de tel que la castagne à l'école. Avec l'autorisation des Dolto et Meirieu

"Je ne conteste pas le geste énergique, mais ma réaction a été adaptée et proportionnée à l'agression dont j'ai été victime en tant qu'individu et en tant que maire. Ces insultes étaient la transgression d'un symbole, ce n'était pas admissible et je me devais de ne pas reculer", se défend-il.

Amalgame, généralisation et rideau de fumée
Il savait que "ces incivilités sont révélatrices d'une situation qui existe ailleurs qu'à Villeneuve-sur-Lot" et il savait aussi que pour lutter contre elles "il faut une présence plus régulière d'effectifs de police sur le terrain".
"Claude Guéant a compris avec les patrouilleurs qu'il faut remettre des hommes sur le terrain et remettre en place la police de proximité que Nicolas Sarkozy a abandonné", argumente Jérôme Cahuzac au désespoir de ne pas avoir de police municipale combative. "Le problème pour cela c'est qu'il faut des effectifs alors qu'en ce moment on diminue le nombre de policiers. Cela traduit la difficulté à faire respecter la tranquillité publique faute de policiers sur le terrain", insiste-t-il pesamment.

Simplement, Cahuzac devrait développer pour être honnête

Le maire, en France, est chargé d'importants pouvoirs de police administrative
(article L. 2212-2 du Code général des collectivités territoriales (CGCT)1, comme la responsabilité d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publique ; c'est une fonction administrative, que l'on appelle aussi « pouvoir de police du maire ».
Or, pour mettre en œuvre cette responsabilité, les maires comme Cahuzac peuvent créer des services appropriés et embaucher des agents.

Il a fait d'autres choix, c'est ballot !...
L'histoire ne dit pas si le jeune homme a un arrêt de travail...

lundi 31 janvier 2011

Europe Ecologie-Les Verts: Conseil national naturellement confus

Désignation du candidat altermondialiste en juin pour 2012

Le conseil national d'Europe écologie-Les Verts, le "Parlement" du parti, a voté dimanche à huis clos pour des primaires le 24 juin, a révélé Jean-Vincent Placé, un des dirigeants du parti. Il y aura un second tour si nécessaire le 9 juillet
.

Déroulement
La primaire d'EELV, ouverte aux adhérents et 'coopérateurs' ayant signé le 'Manifeste' écologiste, se tiendra par correspondance.

Les candidats de la primaire
L'ancienne magistrate Eva Joly (1943) est pour l'instant en pole position de cette primaire. Ledéputé de Paris Yves Cochet (1946) pourrait s'aligner aussi .


La possible participation de Nicolas Hulot (1955), qui avait déjà envisagé d'être candidat en 2007 avant de renoncer, reste l'inconnue de la ligne de départ.
La plupart des candidats des partis de gouvernement ont alors signé son Pacte écologique.

Mais l'idée même d'une participation des écologistes à l'élection présidentielle est aujourd'hui discutée en interne,
en raison notamment du score très médiocre de 2007 (1,57% pour Dominique Voynet).
Le député européen Daniel Cohn-Bendit a suggéré sans succès l'idée de renoncer à une candidature en échange de circonscriptions où les écologistes seraient seuls candidats de gauche.

Organisé dans le XIXe arrondissement de Paris, le vote de dimanche s'est déroulé - comme d'habitude - dans une grande confusion: un premier vote favorable à des primaires au mois de septembre a été annulé dans des circonstances pour le moins troubles, avant que le scrutin ne soit repris pour parvenir démocratiquement au choix de juin !

=> Christophe Rossignol
, qui militait pour un scrutin en septembre, a indiqué qu'il déposerait un "recours en conseil statutaire" dans la semaine, jugeant que "beaucoup de gens étaient partis" avant le deuxième vote.
=> Cécile Duflot, à l'aise dans lechaos, a tempéré et jugé que " ce ne serait pas sain si les choses se passaient de manière monolithique ".

=>
" C'était en fin de journée; on avait beaucoup de dossiers à traiter, il y a eu une petite forme de confusion dans le débat dans le Conseil national ", a minimisé Jean-Vincent Placé.
Lien Le Monde: les écologistes entre union et confusion -mars 2010

=>
Philippe Meirieu, le président du Conseil fédéral, a dit devant les délégués son ' infinie tristesse ' face à cette 'indiscipline collective et le spectacle pitoyable que nous avons donné', 'c'est vraiment n'importe quoi'.

=> A la sortie, l'eurodéputé Yannick Jadot (ex-Greenpeace et proche d'Eva Joly, a déploré cette 'situation abracadabrantesque' avec 'des gens qui ne savaient plus pour quoi ils votaient', se disant toutefois satisfait qu'EELV soit 'en campagne quand le Parti socialiste sera en primaire'.
"Ca ne change pas profondément les choses, la primaire se déroulera après le Congrès du parti et avant la candidature socialiste pour nous poser tranquillement dans le périmètre de la présidentielle", a-t-il ajouté.

=> Cécile Duflot, s'est aussi félicitée qu' "une décision ait été prise", permettant de "passer un été avec un ou une candidat(e) qui pourra réfléchir et ...se reposer un peu".
Ainsi,
la secrétaire nationale ne s'est-elle pas vue en mère maquerelle de la pétaudière EELV.

dimanche 30 janvier 2011

Luc Chatel veut réveiller nos petites cellules grises

Le ministre préconise 15 minutes de calcul mental par jour...

Le sursaut d'orgueil du ministre français de l'Education nationale

Suite à la publication, le 8 décembre 2010, du baromètre Pisa (Programme international pour le suivi des acquis) de l'OCDE qui classait la France 27e sur 65 pays pour la culture scientifique, et 22e pour les mathématiques, le ministre a pris le mors au dents. Lien PaSiDupes

Einstein, vu par Tullio Pericoli (aquarelle, 1987)


Luc Chatel a décidé que, n'en déplaise à Philippe Meirieu
(gourou de Jospin et fossoyeur de notre Education nationale et aujourd'hui élu Europe Ecologie ), notre autosatisfaction devrait désormais se justifier au-delà de nos frontières où, disait-on, on nous envierait notre système éducatif français issu de l'autogestion de la FSU.
Lien PaSiDupes: Meirieu gagnerait à être ignoré

Le plan de Luc Chatel vise moins à révolutionner la manière d'enseigner les sciences qu'à redonner le goût d'en faire. A défaut de faire rêver, il veut donc réconcilier les élèves avec les sciences et les mathématiques en encourageant notamment la pratique du calcul mental.
VOIR et ENTENDRE Olivier Besancenot évalué sur son niveau en calcul mental:

Olivier Besancenot, combien font 9 fois 8 ? envoyé par BFMTV.

«Plan sciences»

Puisque la science ne fait plus rêver, un «plan sciences» est annoncé pour lundi. Pour redonner du contenu à ces disciplines, Luc Chatel compte sur deux leviers : un travail sur les fondamentaux et des initiatives d'ouverture.
« Je vais m'attaquer à 'l'innumérisme', c'est-à-dire l'incapacité à réaliser les calculs de la vie courante », a déclaré Luc Chatel dans un entretien au Journal du dimanche.
«Il faut s'assurer que tous les automatismes sont bien en place par un entraînement quotidien aux calculs élémentaires: récitation des tables de calcul et pratique quotidienne du calcul mental en classe », dit-il, préconisant « 15 à 20 minutes de calcul mental par jour ».

«Pour les sciences, j'encourage le déploiement d'un enseignement fondé sur l'expérimentation et l'investigation, qui motive les élèves», explique-t-il.

Quelques 400 collèges vont mettre en place l'enseignement intégré des sciences et technologies pour les classes de 6ème et 5ème. Les élèves n'auront plus trois enseignants : un pour la physique, un autre pour les sciences de la Vie et de la terre et un troisième en technologie mais un seul pour un grand cours de " sciences et technologie". Lancée en 2006 et aujourd'hui en place dans 50 collèges, l'opération va être étendue à huit fois plus d'établissements.
Chaque collège sera par ailleurs amené à produire un projet sciences. Un programme collectif et transversal, en partenariat avec un scientifique.

Au cœur d'une série d'initiatives pour redorer les mathématiques, l'opération MathC2+ se distingue par ses visées. L'inspection générale de mathématiques a élaboré ce projet pour détecter les talents au sein d'un nouveau public et encourager les carrières scientifiques. Grâce au financement d' entreprises comme EADS, CASIO, le Crédit Mutuel ou Microsoft, des jeunes de la 4ème à la 2nde vont se voire offrir une semaine de stage durant les petites vacances. Pour faire des maths autrement, avec des chercheurs ou des ingénieurs. 13 académies se lancent dès cette année et toutes pourraient être couvertes en 2013.

Pour en finir avec l'échec scolaire, Luc Chatel veut développer le jeu d'échecs.
« Cette pratique développe le raisonnement logique et peut aider par ce biais ludique les élèves qui éprouvent des difficultés scolaires ». Un accord a d'ailleurs été signé avec la Fédération françaises d'échecs pour renforcer la présence des échiquiers en classe, a précisé le ministre.

Carrière scientifique
Pour ce faire, le ministre va missionner dans chaque département un inspecteur de l'Education nationale pour les mathématiques et un autre chargé des sciences.

Parmi les mesures envisagées, le gouvernement veut favoriser les sciences dès le recrutement des professeurs des écoles, actuellement titulaires à 75% de diplômes en lettres, en langues ou en sciences humaines.

Une autre piste vise à encourager les filles à embrasser une carrière scientifique.

Le ministre ne peut guère compter sur les professeurs de l'E.N.

Avant les enseignants, la FCPE a aussitôt marqué son opposition.
Cette batterie de mesures ne suscite évidemment pas l'enthousiasme de Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves). Selon lui, Luc Chatel met la charrue avant les boeufs : « Tout ça est très bien mais ça n'a pas de sens quand nos enseignants ne sont plus formés à la pédagogie et à la psychologie de l'enfant ».

Rappelons
donc à la FCPE le temps des maîtres auxiliaires qui n'avaient ni l'une ni l'autre et celui des IUFM où les stagiaires faisaient de la pédagogie théorique, mais aucune psychologie, ni de l'enfant, ni de l'ado et qu'il conviendrait que Hazan nous raconte des bobards. Les stages en responsabilité servaient précisément à pallier tous ces manques, que les jeunes professeurs débutants (aujourd'hui tout juste à la retraite pour certains) comblaient à force de travail et grâce à leur force de caractère: la génération précédente n'était pas assistée et les élèves obtenaient des résultats qui n'auraient pas fait honte à la France.
Et le président d'association de prôner plus de moyens alloués à l'éducation, comme si l'abondance compensait le courage et le travail personnel. « En France, nous avons un enseignant pour 20 élèves. Dans les pays où l'éducation est distinguée, c'est un enseignant pour 11 élèves. Il n'y a pas de secret ! ».
Mais Hazan ne publie pas, ou n'a aucune idée, des effectifs de trois à six en classes de latin ou de langue régionale et de 14 dans les classes dédoublées de langues vivantes, par exemple, sans compter encore les travaux dirigés de sciences...
En 2008, Xavier Darcos n'exagérait donc pas en comptant en moyenne "un professeur pour onze élèves". En effet, dans le secondaire (collège et lycée), il y avait, à la rentrée 2007-2008, 5 371 368 élèves et 511 485 enseignants en collège et lycée (chiffres du ministère), soit un ratio de 10,5 élèves par professeur.

Les syndicats FSU et SUD-éducation appellent les fonctionnaires de l'Etat au boycottage des évaluations nationales.
Les Gribouille craignent la mise en concurrence des élèves, des enseignants et des écoles sur le territoire nationale, mais, tandis qu'ils craignent de se mouiller et bloquent le processus, l'OCDE s'occupe de les évaluer !

Ils pensaient faire tomber la fièvre scolaire en cassant le thermomètre, mais l'OCDE les a démasqués. Et après tout, si les syndicalistes de la FSU et de SUD apprenaient à compter les manifestants, ils seraiet un peu moins ridicules et déconsidérés par la population.

Pourvu que cette génération ait encore assez de temps pour les jeux video, la télévision et l'apprentissage de la lecture et de l'écriture
, sinon il faudra lui apprendre à compter en anglais...

lundi 27 décembre 2010

DAL - Eyraud fait son show de Noël devant le ministère du Logement

DAL se contenterait d'une étable pour tous


Une centaine de personnes a manifesté le jour de Noël, samedi après-midi, à l'appel de l'association Droit au logement, qui ne manque pas une occasion médiatique.



Manifestation festive

Jean-Ba Eyraud en Père Noël vert des enfants


Le sapin, les banderoles, les jouets distribués à des enfants de familles défavorisées ont logiquement dû être financés par les quelques personnalités présentes au générique, comme la famille Fouettard, Guy Bedos (il prend la défense de Siné et d'Yvan Colonna), Jojo Balasko (habitante de Belleville, en novembre 2007, alors qu'elle soutient des mal-logés qui campent dans la rue, elle s'exclame devant les caméras, « Mais qu'est-ce qu'ils foutent au PS ? L'opposition, c'est nous ! ») et Albert Jacquard, généticien altermondialiste (ainsi soutient-il Philippe Meirieu et la Palestine). Il faut décemment l'espérer, puisque Santa Claus (J.-B. Eyraud, 1954), dit "Babar", ancien sympathisant maoïste et artisan ... charpentier (ça ne s'invente pas !), ne dispose que de ses revenus d'enseignant. Mais le montant des contributions des généreux manifestants n'a pas été révélé. Et pour cause ?

VOIR et ENTENDRE


Le Père Noël réhabilite le Père Fouettard

La permissivité à ses limites, selon Eyraud


Il est né en 1954 à St-Germain-des-Prés, dans une famille «un peu mondaine, un peu bohème», d'une mère peintre, Marianne, soeur du cinéaste existentialiste Alexandre Astruc, et d'un père comédien: des 'bobo' de l'époque. A 16 ans, Jean-Baptiste croise avec ses professeurs « tous plus gauchistes les uns que les autres » le chemin de la mouvance maoïste. Asthmatique, il est envoyé en internat à Briançon. Dans le collège glacé des Alpes, il mène la révolte du chauffage. « Le lendemain on l'a eu, c'est là que j'ai compris que ça marchait comme ça.»


Après des années de petits boulots et d'errance de type 'beatnik' de squat en squat, cet agnostique vit toujours dans le XXe arrondissement avec sa compagne, Nadja, et leurs deux enfants. Opportuniste et exploiteur récupérateur, il a su se trouver une activité intermittente à la mesure de sa nonchalance, en faisant monter sa cote dans le sillage de l'abbé Pierre et en rameutant sur son créneau les stars du spectacle et de la politique.



Les camarades de DAL et Jean-Ba Eyraud se sont regroupés devant le ministère du Logement, boulevard Saint-Germain (VIe) pour un Noël des sans-logis.
« Nous sommes là pour dire que malheureusement ce n’est pas Noël pour tout le monde, les enfants, les mal-logés et les sans-abri »,explique Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL.

Mais DAL ne s'émeut pas du malheur de tous, égalitairement: lien PaSiDupes

Benoist Apparu, le secrétaire d’Etat au Logement, a reçu une délégation de DAL.

mercredi 3 novembre 2010

Vingt-huit individus suffisent à bloquer une université française

La police libère la fac de Saint-Etienne et la rend à ses 7000 étudiants

Vingt-huit jeunes, dont des lycéens, ont été évacués sans résistance

Le site Tréfilerie, où ils avaient passé la nuit, a été rendu à son usage.. Situé dans le centre de Saint-Etienne, ce site de l'université Jean Monnet peut en temps normal accueillir 7.000 étudiants de la Faculté de Droit, de la Faculté d'Art,Lettres et Langues (ALL), de la Faculté Sciences Humaines et Sociales (SHS) et la BU Sections Lettres, Droit & Sciences.

Mardi après-midi, 300 étudiants sur les 7.000 rattachés au site Tréfilerie ont participé à cette assemblée générale où était représentée l'Union des étudiants communistes et l'UNEF (proche du PS), pour s'opposer à la réforme des retraites. "Nous allons occuper le site jour et nuit jusqu'à la prochaine AG, le 9 novembre", avait déclaré à l'issue de la réunion Dimitri Paraskevaïdis.
N.B. Ce jeune homme bien sous tous rapports est accessoirement étudiant à l'université de Thessalonique, en Grèce. Or, l'artisanat en colis piégés développé par les étudiants de ce pays, explose actuellement. Mais la présence inopinée de notre étudiant en sociologie n'est à l'évidence que pure coïncidence et ne permet donc pas d'affirmer qu'il y serait en stage.

Au ministère de l'Enseignement supérieur, on ne dénombrait que deux universités "perturbées" mardi, Nantes (dont le maire n'est autre que Jean-Marc Ayrault)et ...Saint-Etienne. Dans cette dernière ville, le maire (depuis 2008), Maurice Vincent, un proche de Bertrand Delanoë, est non seulement PS, mais professeur d'économie à ...l'université Jean Monnet dont il est l'ancien président (1997-2002)! Lien PaSiDupes

De son coté, l'actuelle présidence de l'université stéphanoise annonce mercredi dans un communiqué que son "conseil d'administration réuni mardi soir condamne fermement le blocage et l'occupation de l'université, y compris nocturne, préjudiciables à la sécurité des personnes et des biens". Dans ce cadre, le conseil "apporte son soutien au président [Khaled Bouabdallah] pour prendre toute mesure pour rétablir les conditions de fonctionnement normal de l'Université Jean-Monnet".

La famille communiste






Manifestants de la CNT

le 16 octobre 2010

à Saint-Etienne





Un étudiant stéphanois, responsable local de l'Union des étudiants communistes (UEC), a ensuite été interpellé peu avant 9h pour "rébellion à agent de la force publique" et placé en garde à vue au commissariat central de Saint-Etienne.
La préfecture précise qu'outre des invectives envers les forces de l'ordre, on reproche notamment à ce "meneur" d'un petit groupe de bloqueurs d'avoir tenté de retirer un bouclier à un CRS.

Dimitri Paraskevaïdis, un étudiant communiste en sociologie de 22 ans, a été interpellé "alors qu'il tentait de rejoindre des camarades isolés par un cordon de CRS", a pour sa part assuré son père Yannis Paraskevaïdis, présent sur place avec d'autres militants de l'union locale CGT de Saint-Etienne à laquelle il appartient. Tous des 'auditeurs libres' de la fac ?

Le papa est bien connu localement.
Secrétaire national du SNPEFP-CGT Apprentissage, Yannis Paraskevaïdis (parfois connu sous le prénom gaulois de Jean) accuse la Région présidée par J.-Jack Queyranne (PS) et son illustre vice-président, Philippe Meirieu (Europe Ecologie), dans l'affaire du CFA Les Mouliniers placé en redressement judiciaire il y a un an.

De plus, et pour être plus clair, le SNPEFP-CGT, c'est le Syndicat national des personnels de l'enseignement et de la formation privés. Le père -et coach- du meneur étudiant communiste mis en examen est ...professeur !

Complément d'information Le Centre de formation des apprentis des Mouliniers (1 100 élèves à la rentrée) est un lieu de contestation permanente. Il est actuellement confronté à un mouvement social. L'origine du conflit trouve sa source dans l'ouverture cet été d'une procédure de licenciement à l'encontre d'un jeune aide magasinier, Romuald Cremaux. Ce militant cégétiste de 23 ans, en CDD depuis avril 2009 au sein de l'établissement, est accusé d'insubordination. Ce qu'il réfute totalement. Actuellement en préavis (jusqu'à fin novembre) Il a décidé de procéder, aujourd'hui, à une saisine en référé pour demander l'annulation de cette procédure de licenciement.
Hier après-midi, il a reçu le soutien extérieur d'élus de la CGT, alors qu'une occupation des lieux était envisagée pour la nuit.

Sur le site bloqué de l'université Jean Monnet, les cours ont repris normalement ce matin, en présence de forces de l'ordre aux entrées de l'université.
Le mardi 2 novembre, des étudiants [et des lycéens ?] de quatre universités ont encore voté le blocage de leurs établissements en assemblées générales, tandis qu'au Mans, une AG de quelque 400 personnes a décidé de reprendre le blocage du campus à partir de mercredi, afin de préparer la journée d'action du jeudi 4 novembre, a assuré un porte-parole étudiant.
En revanche, le déblocage a été voté dans deux hauts lieux de la contestation, Caen et Tolbiac.

dimanche 4 juillet 2010

Voilées pour passer le bac à Créteil

Le diplôme du baccalauréat est-il valide ?




Le meilleur moyen

de ne pas

capter le regard

des garçons ?




Pagaille au lycée Gutenberg de Créteil où le voile s’est invité
dans les épreuves écrites du baccalauréat
technologique au début de la semaine.

On dit les candidat(e)s tendu(e)s, tant l'enjeu serait grand avec un taux de réussite qui dépasse 90%, mais l'examen de fin d'études secondaires, sésame vers le supérieur n'intimide plus guère que les parents. Un candidat a même obtenu une moyenne de 20,3/20. Est-ce possible ? Eh bien, oui ! Tout est possible dans l'Education Nationale depuis que Lionel Jospin s'en est remis à Philippe Meirieu, aujourd'hui élu régional d'Europe Ecologie...
Or, à Créteil, les petites n'ont pas craint le stress: elles sont « pures » !

Désordre pendant les épreuves

Les dix musulmanes ont revendiqué
Conditionnées et remontées à bloc (si l'imam n'est pas l'instigateur, il ne les a pas dissuadées), elles ont invoqué leur bon droit et le proviseur a obtempéré: les jeunes filles ont été autorisées à plancher dans une salle isolée des autres candidats. A preuve que les effectifs en surveillants sont suffisants.

Des enseignants de la FSU se sont opposés
Piégés et indignés, des enseignants du lycée Gutenberg de Créteil ont protesté auprès du rectorat contre la présence de ces dix candidates voilées dans l’établissement.

D'abord illégalement autorisées
"Après avoir été autorisées à composer voilées dans un premier temps, suite à une mauvaise lecture des textes (réglementaires), ces jeunes filles, élèves d'un établissement public, ont ôté leur voile", après plusieurs jours de tensions, a précisé le rectorat de Créteil dans un communiqué, confirmant une information de RMC.

Il aura fallu que des enseignants de la FSU se mobilisent
Le syndicat dominant du second cycle secondaire avait auparavant adressé une lettre au recteur de l'académie pour faire connaître sa désapprobation, a précisé une porte-parole du rectorat.
"La loi n'a pas été respectée les deux premiers jours" de l'examen et les candidates voilées "n'auraient pas dû composer", a-t-on confirmé au ministère de l'Education. La loi du 15 mars 2004, précisée par une circulaire du 18 mai 2004, interdit le port de signes ostentatoires dans les écoles et établissements publics.

Deux poids, deux mesures


Deux cas de figure

Si un candidat au baccalauréat est scolarisé dans un établissement public, il lui est donc légalement interdit tout signe ostentatoire, notamment pendant les examens, a-t-on expliqué au ministère.
En revanche, selon la circulaire, "la loi ne s'applique pas" aux élèves scolarisés dans le privé ou aux candidats libres qui viennent passer un examen dans un établissement public.

Dans ce dernier cas, il existe néanmoins une "police des examens".
Celle-ci s'applique et se fonde sur quatre règles :
1- le visage doit être apparent pour vérifier l'identité du candidat,
2- le port peut être interdit pour des raisons de fraude potentielle (un turban sikh qui cacherait une oreillette, par exemple),
3- pour des raisons de sécurité
4- et enfin pour des raisons d'ordre public.
"Pour ces quatre raisons-là, c'est au cas par cas", selon le ministère.

Ce qui ne risque pas d'arriver au lycée privé musulman Averroes (cf. libellé PaSiDupes, ci-dessous), à ...Lille dont le maire est la socialiste Aubry-Brochen (lien PaSiDupes), ouvert depuis 2003. A Décines, près de Lyon, continue d’enfler une autre polémique autour du limogeage du recteur d’académie, Alain Morvan, après l’ouverture du lycée musulman Al Kindi (cf. libellé ci-dessous). Le recteur s’était fermement opposé à l’ouverture de ce lycée privé, au point que le ministère de l’Education lui avait alors rappelé son devoir de réserve. De transactions en compromis, les enjeux électoraux et des rapports complexes entre les organisations musulmanes et l’Etat permettent l'ancrage d'une situation contestée.

=> Une provocation caractérisée
Dans ce cas précis, les jeunes filles étaient inscrites dans le même établissement et avaient toujours accepté de le retirer à l’entrée du lycée.

Les exemples ne sont pas rares

Ainsi, une professeure de lettres dans un établissement public s'apprêtait comme chaque année à faire passer les épreuves anticipées de français du bac, dans un lycée de l'Oise.

Elle avait participé à une réunion technique préalable aux examens du baccalauréat, pour connaître les modalités, s'accorder sur des barèmes de notation. Mais, lors de cette rencontre, le représentant de l'académie d'Amiens avait prévu et précisé le comportement à adopter si une candidate arrivait voilée. « Elle sera acceptée, dit-il, mais devra soulever son voile pour que vous puissiez vérifier son identité. Ensuite, elle sera autorisée à remettre son voile pour toute la durée de l'examen. »
Assez pour indigner l'enseignante qui estime que «cette directive de l'académie d'Amiens va à l'encontre de l'oral de français pour lequel l'expression et l'engagement physique du candidat sont très importants». Si le cas se présentait, l'enseignante l'assure, elle refuserait d'entendre le candidat : « On ne peut pas refuser le voile dans le cadre de l'enseignement tout au long de l'année scolaire et l'autoriser lors du passage du baccalauréat. Pour moi, c'est hypocrite », observe-t-elle.

Le directeur du centre aurait-il été défaillant ?
"Quoi qu'il arrive, le directeur du centre a les outils pour que ça se passe bien", précise-t-on de même source. Ainsi, le cas échéant, on place des candidates voilées dans une salle à part. Comme des fumeuses ?
La gauche et le cortège de ses associations, réseaux et collectifs devraient logiquement hurler à la stigmatisation...