Vingt-huit jeunes, dont des lycéens, ont été évacués sans résistance
Le site Tréfilerie, où ils avaient passé la nuit, a été rendu à son usage.. Situé dans le centre de Saint-Etienne, ce site de l'université Jean Monnet peut en temps normal accueillir 7.000 étudiants de la Faculté de Droit, de la Faculté d'Art,Lettres et Langues (ALL), de la Faculté Sciences Humaines et Sociales (SHS) et la BU Sections Lettres, Droit & Sciences.N.B. Ce jeune homme bien sous tous rapports est accessoirement étudiant à l'université de Thessalonique, en Grèce. Or, l'artisanat en colis piégés développé par les étudiants de ce pays, explose actuellement. Mais la présence inopinée de notre étudiant en sociologie n'est à l'évidence que pure coïncidence et ne permet donc pas d'affirmer qu'il y serait en stage.
De son coté, l'actuelle présidence de l'université stéphanoise annonce mercredi dans un communiqué que son "conseil d'administration réuni mardi soir condamne fermement le blocage et l'occupation de l'université, y compris nocturne, préjudiciables à la sécurité des personnes et des biens". Dans ce cadre, le conseil "apporte son soutien au président [Khaled Bouabdallah] pour prendre toute mesure pour rétablir les conditions de fonctionnement normal de l'Université Jean-Monnet".
La famille communiste
Manifestants de la CNT
à Saint-Etienne
La préfecture précise qu'outre des invectives envers les forces de l'ordre, on reproche notamment à ce "meneur" d'un petit groupe de bloqueurs d'avoir tenté de retirer un bouclier à un CRS.
Dimitri Paraskevaïdis, un étudiant communiste en sociologie de 22 ans, a été interpellé "alors qu'il tentait de rejoindre des camarades isolés par un cordon de CRS", a pour sa part assuré son père Yannis Paraskevaïdis, présent sur place avec d'autres militants de l'union locale CGT de Saint-Etienne à laquelle il appartient. Tous des 'auditeurs libres' de la fac ?
Complément d'information
Hier après-midi, il a reçu le soutien extérieur d'élus de la CGT, alors qu'une occupation des lieux était envisagée pour la nuit.
Le mardi 2 novembre, des étudiants [et des lycéens ?] de quatre universités ont encore voté le blocage de leurs établissements en assemblées générales, tandis qu'au Mans, une AG de quelque 400 personnes a décidé de reprendre le blocage du campus à partir de mercredi, afin de préparer la journée d'action du jeudi 4 novembre, a assuré un porte-parole étudiant.
En revanche, le déblocage a été voté dans deux hauts lieux de la contestation, Caen et Tolbiac.
La presse et l'internet coalisés nous disent, d'une part que la 'coordination' nationale étudiante, qui mène le blocage des facs, est composée de représentants élus par les AG, mais elles ne nous disent pas d'autre part ce qu'est une AG (ci-dessus dans la bourgeoise Aix-en-Provence).
S'il veut retourner à la table des négociations 'en état de force', il prend le risque d'être affaibli par sa duplicité et des violences de rue. De quoi logiquement démobiliser les jeunes qu'il pousse aux manifestations.