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mardi 27 mars 2012

L'affaire Merah révèle une ex-juge gauchiste: Gro-Eva Joly

Assaut contre Merah : "une violation du code de procédure pénale", selon Joly


La candidate altermondialiste d'Europe Ecologie-les Verts à la présidentielle, Gro-Eva Joly, s'en est prise jeudi au rôle du ministre de l'Intérieur Claude Guéant dans l'assaut contre le tueur Mohamed Merah à Toulouse, y voyant "une violation du code de procédure pénale".
"Qu'a fait le ministre sur place en commentant en permanence, heure par heure, ce qui se passait ? Il a créé de la confusion. Quel est son rôle ? Ce n'est pas lui qui dirige les opérations ! C'est une violation du code de procédure pénale !", a lancé l'ancienne juge d'instruction dans un entretien à ...Radio Orient. Selon elle, "ces opérations auraient dû être dirigées par un juge, à l'extrême limite par le Parquet".
"J'ai été magistrate pendant plus de vingt ans (...) J'ai eu à faire face à des prises d'otage. Et j'ai appelé le Raid ou le GIGN. Je connais leur pertinence, je sais qu'on peut leur faire confiance, mais c'était moi qui dirigeais les opérations et non pas le ministre", a argumenté Mme Joly.
"En matière criminelle, l'instruction est obligatoire. Le premier meurtre remonte au 11 mars. Le délai raisonnable pour ouvrir l'instruction est déjà fini. En tout état de cause, le ministre n'y a pas sa place", a-t-elle également jugé.
L'enquête a été menée sous le régime de la flagrance qui donne, tout au long des 16 jours qui suivent la commission des faits, des pouvoirs élargis à la police, notamment en matière de perquisition.
Pour la candidate d'EELV le rôle du ministre "créé la suspicion sur le mode d'interpellation choisie". "Les citoyens peuvent se demander pourquoi est-ce qu' [en français] ils n'ont pas choisi d'interpeller Mohamed Merah lorsqu'il sortait de son immeuble et qu'il prenait son scooter ? On aurait peut-être pu le faire avec beaucoup moins de déploiement de moyens. Est-ce qu'il n'y avait pas là une arrière-pensée politique ?", a-t-elle suspecté.

Mme Joly admet implicitement que le Parquet est indépendant !


Si M. Guéant "était resté Place Beauveau, on aurait laissé le Procureur de Paris, M. Molins, agir ou le juge en charge de l'enquête. Parce que le ministre était là, on peut se dire peut-être qu'il y a eu une forme de mise en scène", estime la magistrate à la retraite.

Le parti-pris politique de l'ex-juge éclate ici
Il interpelle sur son impartialité.
Faut-il réviser l'ensemble des affaires qu'elle a instruite ? 

samedi 17 mars 2012

Cécile Duflot joue Hollande contre Joly

Duflot soutient la fuite en avant d'Eva Joly


Duflot, en pleine magouille
avec François-la-Vertu,
le cynique premier secrétaire du PS,
jamais au courant de rien,
mais au centre de tout


Eva Joly s'enfonce et Duflot lui appuie sur la tête

Cécile Duflot, la chef de file écologiste, a réaffirmé son "soutien" à la candidate septuagénaire et binationale d'EELV à la présidentielle, bien qu'elle soit en perdition, ce qui, de la part d'une chef de parti, pose quelques questions sur l'honnêteté de Duflot.

Le double jeu de la comploteuse alliée de la Ch'tite Aubry sur le nucléaire

Candidate de la législative en juin
, Duflot masque mal son agacement lorsqu'on aborde la campagne d'Eva Joly.

La parachutée du PS sur la région parisienne
a une nouvelle fois affirmé dimanche matin son soutien à la désastreuse stratégie de l'ancienne juge d'instruction, dont les propositions sont dans le paysage politique autant de déflagrations que ne dément pas Jean-Luc Mélenchon, le candidat révolutionnaire du PCF.


Duflot veut construire son avenir sur les ruines d'Europe Ecologie

Gro-Eva Joly, la kamikaze des altermondialistes

"Eva Joly ne doit pas changer. On a un rôle politique à jouer quand on est honnête et fidèle", a soutenu la secrétaire nationale d'EELV lors du Grand rendez-vous Europe1/i>Télé/Le Parisien-Aujourd'hui en France. "Elle est la seule à parler d'un projet écologiste dans toute sa dimension. Alors oui, Eva Joly n'est pas un homme de 60 ans qui transpire derrière un pupitre en agitant un drapeau, mais la politique, en 2012, a besoin de gens avec une voix calme qui disent les choses posément, qui ne mentent pas", a encore dit Cécile Duflot.

Duflot tient Joly en otage

Pas question de revenir plus sur un éventuel retrait de la candidate écologiste. "Son maintien dans la campagne sert avant tout à défendre les idées écologistes", martèle-t-elle obstinément.

Elle ne pense qu'à l'après Joly

"Vous savez, le match ne va pas s'arrêter au 22 avril. On veut peser sur l'avenir, on vit dans un monde réel et non, on n'est pas une secte", a-t-elle ajouté, faisant référence à la pique lancée par Nicolas Sarkozy la semaine dernière, qui qualifiait EELV de "secte".




Cécile Duflot, ici avec Xavier, son compagnon,
frère de ex-chanteur de ...Noir Désir, Bertrand Cantat,
condamné à huit ans d'emprisonnement pour homicide
sur la personne de l'actrice Marie Trintignant



EELV travaille à sa législative et souhaite la défaite d'Eva Joly

G.-E. Joly n'est qu'un leurre sacrifié à l'arrivisme de C. Duflot

Manipulatrice de la magistrate sectaire, la secrétaire nationale d'Europe écologie-Les Verts " ne fait pas mystère de
son lâchage de celle que d'emblée son parti qualifia de "vieille éthique". Le gourou de la secte consacrée à la candidature Hollande adopte la même stratégie que son maître: casser du Sarkozy, tandis que le socialiste prétend rechercher l'apaisement ! "On souhaite qu'il y ait une majorité de gauche écologiste qui engage des réformes politiques d'ampleur. Et ça passe par la défaite de Nicolas Sarkozy et la victoire d'un candidat de gauche, François Hollande", a-t-elle clairement précisé dimanche matin.

"Concrètement, cela signifie qu'à l'issue du premier tour il doit y avoir quelque chose qui donne à voir aux citoyens
[tromperie assumée de la réalité !] qu'on n'est pas en train de construire une majorité de rejet, mais que nous sommes capables de construire une majorité de projets".


La patronne du parti écologiste s'en est prise par ailleurs à Jean-Luc Mélenchon


C. Duflot et J.-L. Mélenchon,
lors des primaires, quand ils feignaient de refuser en choeur
le choix entre Aubry et Hollande




Duflot est déjà positionnée pour le second tour

Comme Hollande qui lui manifeste son profond mépris vertueux, Duflot accuse le bateleur du PCF de détourner certaines voix vertes au détriment du candidat socialiste.
"Jean-Luc Mélenchon fait de la politique avec un rétroviseur. La Bastille, la Commune, c'est sympa, c'est de la nostalgie d'une époque où il y avait de grands tribuns et pas de femmes en politique", a-t-elle ironisé. "Mais les enjeux d'aujourd'hui ne supportent pas les recettes du passé", a-t-elle estimé.
A qui profite le lynchage de l'une et la casse de l'autre ?

samedi 19 novembre 2011

Présidentielle: le rassemblement de la gauche cale au démarrage

La campagne de François Hollande patine à cause du désaccord sur le nucléaire


Tendresse mère-fille
entre Duflot et Joly
aux dernières journées-d' été


Des débuts de campagne chaotiques


François Hollande s'est emmêlé les pieds dès ses premiers pas de candidat à l'élection présidentielle.
L'incroyable marché de dupes avec ses alliés écologistes sur le nucléaire a en effet plombé sa marche vers l'Elysée. Sa concurrente Brochen-Aubry s'était déjà disqualifiée par une accumulation d'aggressions: pacte secret avec Dominique Strauss-Kahn, esbroufe et injures diverses dirigées contre la gauche comme la droite. Le candidat socialiste investi s'est à son tour discrédité par une entourloupette visant Gro Eva Joly, la candidate d'Europe Ecologie, court-circuitée par son alliée Cécile Duflot, patronne des Verts.

Hollande s'est entendu avec cette dernière pour retirer de leur pseudo-accord les clauses qui l'embarrassaient
, dont celle concernant le MOX, combustible nucléaire, en plus des désaccords sur le nouvel aéroport de N.-D. des Landes (Nantes) et les conditions de la sortie du nucléaire.
Cécile Duflot a négocié la trahison de Gro Eva Joly, en échange d'une soixantaine de sièges de députés, dont l'un pour elle-même sur Paris, provoquant l'indignation du maire socialiste, Bertrand Delanoë. Trahie, la candidate bi-nationale a disparu de la circulation, refusant de participer au Conseil fédéral d'Europe Ecologie, samedi.

Hollande s'est mis dans de mauvais draps
Le PS ne pouvait redouter pire entrée en matière. Au terme de deux jours de flou complet sur le contenu réel de l'accord signé entre les socialistes et les écologistes, les deux alliés pour le second tour se sont finalement mis d'accord pour reconnaître qu'ils ne l'étaient pas, ou alors à la marge.

D'un côté, François Hollande propose en effet de réduire la part du nucléaire dans la production d'électricité de 75 % aujourd'hui à 50 % en 2025. De l'autre, les écologistes veulent totalement sortir du nucléaire, passer de 75 % à 0 % dès que possible. Les négociateurs des deux camps ne sont pas parvenus à trouver une voie médiane satisfaisante pour tous et ils minimisent désormais leurs désaccords, valorisant leurs points communs. Tandis que, toute honte bue, les socialistes et les altermondialistes continuent de se pavaner devant micros et caméras en jouant l'union, la candidate d'EELV, qui misait sur son image anti-corruption, cherche loin de Paris le moyen de retrouver sa dignité...
L'ultimatum du tout ou rien sur leurs exigences en matière nucléaire a fait flop...

L'union de la gauche n'est ni tranquille, ni plurielle, mais multiple

Tout reste à faire à gauche

Dans la perspective de l'élection présidentielle de 2012, la version modernisée de l'union de la gauche de François Mitterrand en 1981 reste à refonder. La gauche plurielle de Lionel Jospin est elle-même ébranlée. Or, ce n'est que rassemblée que la gauche peut espérer entrer à l'Élysée. Et l'architecte de cette reconstruction de la gauche, comme ses commis, s'avèrent magouilleurs et peu fiables.

L'opposition se décrédibilise
François Hollande a lâché des sièges pour tenter de faire céder son allié arc-bouté sur son anti-nucléarisme historique. Europe Ecologie-les Verts a tenté de maquiller son reniement sur le nucléaire, mais s'est fait démasquer.

EELV détourne l'attention
Commentant les derniers rebondissements des négociations avec les socialistes, le bras droit de Cécile Duflot, Jean-Vincent Placé, dénonçait jeudi sur Europe 1 le lobby du nucléaire, estimant qu'il devient "extrêmement arrogant. "
Il stigmatisait aussi le PS en critiquant "un entourage très productiviste, pronucléaire" autour de François Hollande.

Affrontement d'une dictature et d'une hégémonie molle
Depuis les élections européennes de 2009, les dictateurs de l'écologie ne veulent plus subir "l'hégémonie" des socialistes. Depuis ce scrutin, les Verts se sentent même capables de jouer à armes égales avec leurs grands frères roses, d'autant qu'ils se radicalisent sous la pression altermondialiste. À l'époque, ils avaient failli les battre en arrivant juste derrière eux. Europe Écologie-Les Verts avait enregistré 16,28 % contre 16,48 % pour les socialistes. Un échec sévère pour le PS, mais une belle performance pour les écolos. Dans la foulée, une partie d'entre eux, emmenés par Daniel Cohn-Bendit, ont commencé à rêver d'un groupe puissant à l'Assemblée nationale et de ministères.
En prétendant assainir le marécage écolo, Gro Eva Joly a manqué de jugement et présumé de ses forces.


Le processus de rassemblement de la gauche est mal engagé

D'autant que le leader de la troisième grande formation de gauche, Jean-Luc Mélenchon, vient de qualifier (dimanche dernier, dans Le Journal du dimanche), François Hollande de " capitaine de pédalo "
Ce à quoi Michel Sapin a riposté en estimant que cela vaut toujours mieux que de "pédaler dans la semoule". Le débat s'enlise...

La stratégie de Cécile Duflot apparaît clairement désormais
En faisant investir une candidate aussi improbable que Gro Eva Joly, Duflot a préparé ce vrai-faux accord qui jette aujourd'hui l'opprobre sur la classe politique. Les Verts ont tout fait pour que cette candidature n'arrive pas à son terme. Les 3% d'intentions de vote sont consentis, dès lors que la candidate poussée en avant est une sexagénaire bi-nationale à fort accent, aux traits ingrats et au masque fermé reflétant intransigeance et obstination. Une telle personnalité est un repoussoir qui ne pouvait que conduire à sa mise sur la touche. Les Verts vont désormais se consacrer à la campagne de Hollande, mais plus véritablement d'Europe Ecologie, pour les législatives.

L'accord a provoqué des turbulences au PS
Cet accord passé avec le PS profite aux écolos radicaux puisqu'il réserve soixante circonscriptions aux Verts pour les élections législatives qui suivront la présidentielle, soit l'assurance d'obtenir une trentaine de députés en cas de victoire du PS.
Cet aspect de la transaction met hors d'eux les maires de Paris et de Lyon, Bertrand Delanoë et Gérard Collomb. Ils s'élèvent contre les parachutages des écolos, notamment la patronne des Verts, Cécile Duflot, à Paris, dans des circonscriptions qu'ils réservaient à leurs amis. Ils refusent que Paris soit le "marche-pied" des ambitions personnelles.
" Quand on fait des accords électoraux, il faut faire des gestes , a tenter de justifier le vertueux Christophe Borgel, secrétaire national au maquignonanage électoral du PS.

En accordant aux écolos un groupe à l'Assemblée nationale, François Hollande a surtout hypothéqué le pouvoir de l'exécutif en cas de victoire socialiste en 2012 et créé les conditions d'un retour à une IVe République ingérable.

jeudi 17 novembre 2011

Nucléaire: Hollande propose un marché de dupes à Europe Ecologie

Le vertueux Hollande cède à Areva dans le dos des écolos

Le PS fait sournoisement disparaître quelques lignes de l' accord signé


Le
"contrat de mandature" signé dans la douleur, mardi 15 novembre à 15h30 entre EELV et PS, comportait un point précis : " La reconversion, à emploi constant, de la filière de retraitement et de fabrication du MOX", un type de combustible nucléaire. Cette phrase figure en toutes lettres en page 16 de l'accord, que Le Monde fait fuiter.
Accord PS-EELV, 1e version Le Monde:


Plus qu'une supercherie, une trahison de la parole donnée

Le Monde se donne l'excuse de ses fuites sur l'abandon de la filière MOX par le fait qu'il est également révélé par une dépêche d'agence de presse datant de 19 h 30 mardi et détaillant les principaux points d'accord entre écologistes et socialistes.
Or, cette phrase a tout bonnement disparu de la version finale de l'accord présenté à la presse après son vote par le Bureau national du PS, dont voici le fac-similé.
Accord EELV-PS distribué à la presse mardi 15 novembre Le Monde

Comme on le voit, le texte est tronqué: un paragraphe entier a subrepticement disparu.

Hollande-le-mou n'a pas su résister au lobbying d'Areva

La disparition de ce point d'accord est tout sauf innocente
et porte gravement atteinte à la crédibilité du PS, après qu'il a été distribué par le conseil national du PS.
Le MOX (pour "mélange d'oxydes") est un combustible "recyclé", fabriqué à partir d'uranium ou de plutonium déjà consommé dans des centrales, et une spécialité du géant français du nucléaire Areva qui produit 95% du MOX dans le monde. Il est employé dans 20 réacteurs en France, et notamment pour le réacteur à eau pressurisée (EPR) de Flamanville (même si celui-ci pourrait fonctionner sans) symbolique de la campagne de terrorisme anti-nucléaire menée par Europe Ecologie-les Verts, avec les altermondialistes.
Ce combustible est dénoncé par les écologistes, notamment parce qu'il est beaucoup plus radioactif que le combustible courant.

L'abandon d'une telle filière aurait donc constitué un signe fort d'une volonté socialiste de
réduire fortement la part du nucléaire, mais aussi un très mauvais signal pour le groupe Areva, qui a fait du Mox et de son exploitation l'un de ses paris stratégiques.

Le groupe AREVA confirme "être intervenu" auprès du PS au sujet de l'accord PS-EELV
, pour le
prévenir des "des conséquences économiques, sociales, industrielles, environnementales très graves, qui conduiraient aussi à la disparition du leadership de la France dans le nucléaire civil".

Simple "confusion", selon Le Monde !
Le Monde fait porter sur Michel Sapin la responsabilité de l'ajout du paragraphe sur le MOX dans le cadre des négociations, car il était chargé de superviser le projet de François Hollande. Et Le Monde assure parallèlement que le candidat socialiste lui-même aurait tiqué en découvrant ce passage après la signature de l'accord, et aurait donc refusé qu'il figure dans le texte, et fait part de ce point de vue à Cécile Duflot.
La dirigeante des Verts n'a cependant pas réagi publiquement à ce désaccord supplémentaire. Soucieuse de préserver son accord de parachutage sur Paris avec le PS pour les législatives, Cécile Duflot se retranche derrière la parole donnée par le PS et se refuse à croire officiellement à la trahison.

En fin de matinée,
Pascal Durand, porte-parole d'EELV, a dit "attendre que Martine Aubry appelle Cécile Duflot" pour l'informer de la situation...
" Des textes modifiés après accord, on a rarement vu ça ", a-t-il tonné. L'accord doit être ratifié samedi par le conseil fédéral des écologistes.

Jean-Vincent Placé
,
conseiller politique de Cécile Duflot, ajoutera un peu plus tard : " J'ai eu une discussion avec Michel Sapin. Il y a des passages très précis sur la reconversion de la filière de retraitement du MOX. C'est ce texte qui fait foi ".

En fin de matinée mercredi, le porte-parole du PS,
Benoît Hamon, a indiqué -avec tout le sérieux du monde- que le paragraphe avait été "retiré provisoirement" [sic], afin de "clarifier" une "différence d'interprétation" entre socialistes et écologistes. LOL !! " Ce point ne fait pas l'objet d'un désaccord" entre les deux partis, a assuré le rigolo, mais " d'une différence d'interprétation". Il a promis que les négociateurs PS allaient "en reparler avec leurs partenaires d'EELV". Dans un "débat participatif" probablement juste et respectueux ?

"Hors de question de sortir du nucléaire
"

Ce marché de dupes amène les fanfarons écologistes à jouer l'ignorance, face à l'innocence socialiste.

Sur
Twitter, Cécile Duflot esquivait dans la matinée : " Suis une femme pas compliquée [MDR]: un accord passé est un accord qui engage. Pas d'autres commentaires :-)". Mais cette position ne permet pas de patienter longtemps.

Expert en 'république bananière', Noël Mamère, ancien candidat écologiste à la présidentielle, a aussitôt dénoncé une trahison du PS : "Si le PS, sous la pression d'Areva et du lobby nucléaire, décide de
changer d'avis, cela va changer la donne pour nous et on ne peut pas construire l'avenir et une pacte majoritaire avec des gens qui renient leur parole ".

Mercredi après-midi, après Hamon, le nouveau chargé de la communication de campagne de
François Hollande, Manuel Valls, a assèné que le PS souhaitait " bien évidemment garder la filière Mox ". Et de renchérir :" Nous poursuivrons l'activité de production de combustible et de retraitement ". Un désaveu on ne peut plus explicite de l'accord signé la veille par Martine Aubry et Cécile Duflot. Manuel Valls explique : "Tant qu'il y aura des centrales nucléaires en activité, il nous faudra produire du combustible et le retraiter". Rappelant que pour François Hollande, "il est hors de question de sortir du nucléaire", il ajoute, lisant une déclaration, "si on est favorables à l'EPR de Flamanville, celui-ci fonctionne au Mox, et par ailleurs une vingtaine de centrales nucléaires fonctionnent au Mox". "La filière Mox doit être maintenue, l'usine de La Hague également".

Un argumentaire pour le moins déroutant
: d'une part, l'EPR comme toutes les autres centrales fonctionnant au MOX peuvent
utiliser d'autres combustibles. Ensuite, le PS disait dans la matinée... exactement l'inverse. Interrogé par le site Mediapart, Michel Sapin, chargé du programme pour M. Hollande, expliquait : "Puisqu'on ferme des centrales, on va donc produire de moins en moins de MOX, c'est ce qui est dit dans ce paragraphe
".

L' "impétrant" socialiste putatif à l'Elysée est-il un vraiment bien 'normal' ?

mercredi 9 novembre 2011

Cécile Duflot et Joly Eva adressent leurs prières à Hollande

Les réacteurs EELV se fissurent sur le PS



Supplique de Cécile Duflot
adressée à l'Ami Molette




Hollande et Duflot toujours en désaccord


Aucun accord pour 2012 n'a encore été trouvé sur le nucléaire entre les Verts et le Parti socialiste. Les négociations s'enlisent et le climat se détériore...

Le bras de fer s'est en effet intensifié mardi
Par ses annonces sur l'EPR (réacteur nucléaire de 3e génération), François Hollande a semblé opposer une " fin de non recevoir ".
D'abord, interrogé lundi soir sur l'avenir de la construction de l'EPR à Flamanville (Manche), dont les écologistes ne veulent pas entendre parler, le candidat PS à la présidentielle, a encore eu recours à la tactique du "si" qui laisse la porte ouverte à toutes les reculades. L'Ami Molette s'est déclaré favorable à une diminution de la part du nucléaire dans la production d'électricité de 75% à 50% d'ici 2025, mais n'a pas été clair: " Je préserverai la construction d'un EPR SI toutes les règles de sécurité sont respectées.
Cette déclaration aurait pu avoir le mérite d'être ferme, puisque consécutive à l'ultimatum de la candidate Eva Joly, peu apprécié au PS : accord global arrêtant Flamanville avant le 19 novembre (date du Conseil fédéral d'EELV) ou " plus d'accord " possible. Mais Flamby a encore coulé.

La numéro un d'Europe-Ecologie-les Verts se fait plus accommodante
Parce qu'elle est en recherche de parrains parisiens aux prochaines législatives, Cécile Duflot n'a voulu ni " dramatiser, ni banaliser " la déclaration de François Hollande aux primaires. Mais elle s'est demandé, si cela signifiait " une fin de non-recevoir ", augurant d'une " stratégie faisant l'impasse sur le rassemblement de la gauche et des écologistes" .

Joly-Duflot attendent de Hollande des assurances

La technique de l'anguille

A EELV, on admet que les négociations de mardi matin ont été suspendues dans l'attente de précisions sur les intentions réelles de François Hollande.
Dans la journée, Duflot qui demandait une réunion " au plus haut niveau ", a reçu tour à tour un appel du candidat PS et du premier secrétaire, Martine Brochen-Aubry, l'ex-candidate refoulée Rue de Solférino. La direction bicéphale s'est concertée dans l'après-midi, a-t-on précisé au PS. Cherchant à se dérober, le candidat à la présidentielle a en effet cherché à gagner du temps face à EELV, disant souhaiter " trouver des solutions sur l'ensemble des sujets ". Une fin de non recevoir !

Le point chaud des discussions reste l'EPR
Les écolos ne veulent rien lâcher et font valoir des arguments de coût et de sécurité contre ce projet déjà engagé, qui depuis 2007 fait l'objet de multiples rappels à l'ordre par l'Autorité de sûreté nucléaire.
Côté socialiste, on minimise les tensions. A dix jours de la date butoir, Michel Sapin a assuré que " nous poursuivons le processus de discussions ", tout en opposant que sur Flamanville, Martine Aubry " partage totalement " la position de François Hollande. Une autre fin de non recevoir

Chantage du parti hégémonique de la gauche

Mardi soir, le patron des élus PS à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, a fait porter la responsabilité du blocage sur EELV.
Il a en effet appelé les écologistes à " ne pas être prisonniers d'un symbole " avec l'EPR, prévenant que SINON " il n'y a pas d'accord possible " en vue de la présidentielle ...et des législatives ! Une "effraction" à l'esprit démocratique !
Christophe Borgel, chargé des élections au PS, s'est dit " optimiste " sur la possibilité d'un accord dans les dix jours. Le compte à rebours recommence...

Cécile Duflot aura-t-elle reçu le message ?
Au Monde.fr, jeudi 3 novembre, Cécile Duflot a démenti avoir décidé de se présenter à Paris. Mme Duflot insista pourtant sur ses intentions réélles, en écrivant qu'elle avait envie de "participer à cette aventure collective et politique que serait la constitution d'un groupe conséquent à l'Assemblée nationale".
Or, ce parachutage est particulièrement mal vu par l'équipe de Bertrand Delanoë, alors que Anne Hidalgo, première adjointe du maire de Paris, brigue la succession du maire de Paris en 2014.

Mais un siège de député en Ile-de-France, voire de maire de Paris, vaut bien une messe un EPR...

lundi 7 novembre 2011

Joly Eva met le PS au pied du mur de l’accord de gouvernement

Eva Joly a lancé un ultimatum aux socialistes



Mon Joly (Eva) Sapin (Michel) !


La candidate EELV à la présidentielle a fait son cinéma dimanche

Avec 3% des intentions de vote,
à qui Eva Joly veut-elle faire croire qu'Europe-Ecologie-Les Verts peut imposer quoi que ce soit à ses partenaires ?
La pathétique candidate altermondialiste tente de donner le change, avant de signer, bien contente, un accord de gouvernement avec son partenaire socialiste.

Un négociateur PS rappelle d'ailleurs que le calendrier des opérations (sa date et son contenu) a été arrêté en commun.
La couleuvre de l'hégémonie socialiste déjà débusquée, bientôt avalée

La candidate donne un coup de menton
" L’accord avec le PS doit intervenir avant notre conseil fédéral du 19 novembre. Au-delà du 19 novembre, il n’y a plus d’accord ", a déclaré sur France 3 notre Norvégienne bi-nationale, interrogée sur l’éventuelle candidature de la secrétaire nationale d’EELV Cécile Duflot qui mise sur un tsunami de la gauche aux législatives à Paris.

La sexagénaire incarne l'avenir d'Europe-Ecologie-les Verts
Dans sa défense, la candidate stigmatise-elle les Harkis ? " Nous ne sommes pas les supplétifs du Parti socialiste. C’est nous qui portons l’avenir. Donc la candidature de Cécile est absolument légitime ", a-t-elle estimé.

Hégémonique, le PS dément toute capacité d'Eva Joly à exiger

L'un des négociateurs socialistes du programme commun de gouvernement a refuté tout "ultimatum"
de la part de Mme Joly.
" Il ne saurait y avoir d’ultimatum sur une date qui a été fixée par les deux partis ", a affirmé Michel Sapin, rappelant que le PS et EELV avaient "une volonté commune" d’aboutir à un accord à la mi-novembre.

Madame Joly intoxique l'opinion
Concernant la circonscription parisienne qui pourrait revenir à Cécile Duflot aux législatives, ce proche de François Hollande a affirmé que " les Verts ne négocient jamais une circonscription pour une personne: leur demande est d’avoir deux circonscriptions éligibles sur Paris ".

Le débat continue sur le programme
Alors qu’Eva Joly fanfaronne sur d'imaginaires exigences d’EELV, Michel Sapin a rétorqué que sur ces sujets, " nous continuons à discuter avec la volonté de trouver un accord qui soit un accord de gouvernement pour cinq ans au minimum ". " On n’est pas dans la recherche d’un accord d’épicier ", a-t-il aussi déclaré, avec hauteur.

Duflot sacrifiée sur l'autel du nucléaire ?
A propos du projet de réacteur nucléaire EPR dans la Manche, l'épicière avait affirmé sur France 3 : " Si François Hollande dit non pour arrêter le chantier de Flamanville, il n’y aura pas d’accord ". "Si nous achevons cet EPR-là, nous aurons l’énergie nucléaire pour les 50 prochaines années, ce qui rend la sortie du nucléaire impossible. Nous voulons sortir du nucléaire", a-t-elle insisté.

Cécile Duflot vaut-elle vraiment un réacteur nucléaire ?
" Nous souhaitons un accord et nous souhaitons avoir des circonscriptions et un groupe parlementaire. Mais nous ne céderons pas sur ce qui est notre combat historique et très légitime pour quelques circonscriptions ", a affirmé l'amère Joly.

Mme Joly va devoir atterrir
Certes, Cécile Duflot aurait trouvé où se faire parachuter, mais pourrait se faire larguer par le PS si la vieille éthique continue à faire des misères au PS.
Quand à l'aéroport, Notre-Dame des Landes près de Nantes, soutenu par les responsables socialistes de la région, elle a encore répété son opposition au projet: elle va devoir s'écraser sur le tarmac au risque de s'écraser sur les accords de gouvernement.
Triste fin !

=> Le socialiste Jean-Marc Ayrault oppose une fin de non-recevoir aux écologistes au sujet de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes: " Polariser l'avenir de l'accord entre écologistes et socialistes sur cet aéroport est une faute politique qui ne peut conduire qu'à l'impasse. "
Mais sEGOl'haine Royal a jeté un pavé dans le jardin de Jean-Marc-Ayrault: " Oui, je vous dis très clairement : je prendrai la décision de réouvrir l’enquête publique sur cet aéroport ". Le maire de Nantes, qui soutient François Hollande, n’a pas du tout apprécié. Facilitera-t-il le parachutage de la coquecigrue poitevine sur le Palais Bourbon ?

Les aiguilleurs du ciel sont appelés à faire des heures de travail gratuit pour la gauche d'ici 2012!


lundi 31 octobre 2011

Eva Joly mise sur la peur du nucléaire

Europe Ecologie-Les Verts provoque le PS



Joly Eva est visiblement de retour
de Fukushima :

le risque n'est pas anodin...


L'altermondialiste n'a aucune alternative raisonnable à proposer

Eva Joly est restée ferme mercredi sur sa volonté de voir la France "sortir du nucléaire"
Elle répondait à la demande des négociateurs socialistes qui invitent les écologistes à assouplir leur position s'ils souhaitent parvenir à un accord de gouvernement.

Le nucléaire constitue une large part de son fonds de commerce
" Je veux sortir du nucléaire, je suis très claire là-dessus et, après mon voyage à Fukushima, je suis plus déterminée que jamais ", a déclaré la candidate d'Europe Ecologie-les Verts (EELV) à la présidentielle à l'occasion d'un déplacement à Balbronn (Bas-Rhin).

Avec à peine 5% des intentions de vote, elle prétend parler au nom des Français
La sexagénaire s'entête à croire que " c'est le désir populaire. Je ne peux imaginer que le Parti socialiste n'évolue pas sur cette question ", a-t-elle ajouté.
La candidate EELV a relativisé ces chiffres
" C'est l'effet des primaires; cela évolue en vague, encore une fois je porte un projet, je n'ai pas le nez sur les sondages ", a-t-elle riposté.

Le PS peine à lui faire partager son bout de gras

Plusieurs ténors du PS ont invité EELV mercredi matin à en rabattre, rappelant le score quasiment anecdotique dont est créditée la mouvance écologiste dans les sondages pour 2012.


Eva Joly a lancé quelques piques acérées à l'intention du Parti socialiste


Elle n'a pas épargné François Hollande
. "Vous trouvez raisonnable que le spécialiste de la Corrèze décide de notre avenir énergétique ? Vous ne trouvez pas bien d'aller à Fukushima ? Vous pensez que cette expérience de la Corrèze est suffisante ? Je pense que Fukushima est un voyage obligatoire pour quiconque souhaite diriger la France", a dit Mme Joly, qui avait déjà invité M. Hollande à se rendre au Japon.
Mais Flamby est trop fatigué...

La "vieille éthique" a aussi attaqué le PS sur sa "crédibilité"

Les altermondialistes ne sont pas encore passé à la phase critique de l'hégémonie socialiste
" Comment peut-on prétendre être crédible économiquement quand on présente un budget avec une croissance de 2,5%, dans (un) contexte (...) où chacun sait que la croissance n'est pas au rendez-vous; ce qui veut dire en réalité qu'il présente un budget avec un déficit qui ne se dit pas important ?", a-t-elle demandé.

Eva Joly a plaidé pour " un vrai choix "
Récusant l'argument du "vote utile" qui revient à " enfermer les électeurs dans une situation qui n'existe plus ", celle de 2002, méprisant Marine Le Pen au passage, bien qu'elle soit créditée d'une quinzaine de points .
" Nous allons faire l'alternance, nous allons la faire avec nos partenaires de gauche, mais dans cette alliance c'est moi qui représente la créativité et la nouveauté", a-t-elle martelé.

Ils amusent la galerie

Ils jouent déjà au second tour...
Dans la coulisse, le PS et Europe Ecologie-Les Verts sont déjà près de sceller un accord électoral.
Malgré les déclarations offensives des uns et des autres dans les media, les socialistes et les écologistes sont tombé d'accord sur l'essentiel.

Des groupes de travail se retrouveront, mercredi 2 novembre

Ils en sont aux ajustements de certains points de programme, mais des compromis ont été négociés :
- pas de "sortie" du nucléaire mais des fermetures de centrales,
- introduction d'une dose de proportionnelle
- et soutien du PS à la constitution d'un groupe Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à l'Assemblée nationale, possible à partir de 15 députés.

L'alternative à la droite n'est pas au point à gauche


Malgré tous leurs problèmes, d'ego, d'hégémonie socialiste et de divergences sur le fond, ils sont prêts à signer !
Quant aux Français, ils semblent avoir compris que la lutte contre le nucléaire et la corruption ne constituent pas un programme réaliste et suffisant, en phase avec les enjeux du moment.


Cette candidate représente un véritable danger pour notre indépendance nationale
Certaines des multiples propositions que l'eurodéputée lance en l'air lui retombent sur le nez (cf. photo ci-dessus), mais notre problème avec elle n'est pas là.
Car, lorsqu'en avril dernier, après la catastrophe de Fukushima, le gouvernement Fillon demanda un audit de toutes les installations nucléaires à l’Autorité de sûreté nucléaire française, la soupçonneuse bi-nationale proposa alors qu'il soit confié à un pays tiers. La Chine semblant être exclue, quid de la Norvège qui, de surcroît n'est pas membre de l'U.E. ?...

Joly Eva constituerait une menace pour la France, mais d'abord pour le PS.

Par chance, le danger de fission entre socialistes et altermondialistes n'est pas nucléaire...
Même pas peur, au final !

vendredi 19 août 2011

Europe Ecologie-les Verts: l'université d'été qui déchire


Nicolas Hulot sèche les cours d’Europe Écologie-les Verts


L'écolo Nicolas Hulot s'est fait porter pâle à l’université d’été d’Europe EELV, qui a lieu de jeudi à samedi à Clermont-Ferrand.
Les altermondialistes l'ont effacé de leurs tablettes et font peu cas de sa chute à la primaire. L'écolo souhaite à l'altermondialiste Eva Joly qu'elle « puisse sereinement lancer, mener sa campagne et développer son programme » pour les présidentielles et se tient à une « distance bienveillante » du parti, « sans pour autant renoncer à (son) engagement politique » Mais « son absence peut être interprétée comme un signe de défiance à l’égard de notre mouvement ou comme du désintérêt (…) », regrette Yves Cochet, 65 ans. Le député EELV de Paris qui comptait au nombre des principaux membres de l'équipe de Nicolas Hulot, avec Pascal Durand, Jean-Paul Besset, Serge Guérin, Sandrine Bélier, Christophe Rossignol, Denis Baupin, est aussitôt rentré dans le rang. « Cochet est très prudent, il veut protéger sa circonscription », souffle-t-on dans son entourage. « Je n'ai besoin de personne pour protéger ma circo, je ne censure pas ma parole pour ça ! », rétorque le député.
Dès la première journée d'été d'Europe Écologie - Les Verts l'absence de Nicolas Hulot était passée au second plan. Les militants ont trouvé d'autres raisons de se déchirer les uns après les autres.

La désignation d'Eva Joly n'a rien réglé

Les militants EELV ne se sont pas encore reniés
et ont offert une ovation à leur candidate, hier matin, à l'ouverture des journées d'été. Et les premiers mots de l' "adorable" Cécile Duflot ont été prononcés... en norvégien ! Une provocation altermondialiste valorisant la double nationalité d'Eva Joly qui ambitionne de représenter l'ensemble des Français. Le trouble suscité a incité la député européenne de 68 ans venue du froid à lever l'ambiguïté de sa situation: « Mais je vous promets que mon discours, samedi, sera en français », a-t-elle affirmé, sous les rires crispés et les applaudissements réflexes de la salle.

Cohn-Bendit est hanté par la perspective d'un nouveau 21 avril 2002

La réédition de la situation qui verrait la candidate du Front National reléguer le PS au 3e rang du premier tour de la présidentielle lui paraît insupportable. Il se déclare donc « sceptique » sur le maintien d'une candidature verte en 2012.

Daniel Cohn-Bendit veille aux intérêts socialistes.
Si ces journées d'été étaient supposées permettre aux écologistes de mettre leur candidate sur orbite, ce rendez-vous de Clermont-Ferrand aura donc surtout mis en lumière leurs divisions. Ecarté par les plus radicaux au profit de la Norvégienne, l'Allemand Daniel Cohn-Bendit a remis les pieds dans le plat. Il a en effet redit ses craintes qu'une candidature d'Europe Ecologie-les Verts puisse empêcher le PS d'être présent au second tour. Il campe donc sur cette conviction et donne rendez-vous en « janvier-février » pour évaluer la situation politique.

Secrétaire nationale d'EELV, Cécile Duflot résiste
Elle s'est appliquée à balayer les doutes, en réagissant sans délai par des rires de crécelle à celui qu'elle surnomme « Schtroumpf grognon » . « Ce ne sont pas les instituts de sondage qui décideront qui sera candidat ou pas à la présidentielle. Les écologistes ne sont pas là pour faire joli dans le décor, mais pour dire que leurs réponses sont pertinentes et urgentes. Nous serons au rendez-vous », a-t-elle promis.
Lien PaSiDupes: Duflot élimine Cohn-Bendit


La présidentielle n'est pas la priorité de Dany-le-rouge

Le sexagénaire (1945) estime qu'EELV doit d'abord s'enraciner en obtenant un groupe parlementaire en 2012. Et cet objectif passe par un accord législatif avec le PS. « Ça se négocie maintenant », prévient-il. Or, la ligne très à gauche d'Eva Joly pourrait compliquer les discussions. Inquiet, Daniel Cohn-Bendit a demandé, hier, de la « transparence » dans les négociations menées par Jean-Vincent Placé, conseiller sectaire de Cécile Duflot. L'ambiance est au soupçon.

Laurence Vichnievsky lance un pavé dans la mare

Porte-parole d'EELV, cette ex-magistrate ne l'a pas envoyé dire à sa consoeur magistrate
, en estimant, dans une tribune à Libération, que « la réduction de la dette nous oblige à revoir notre projet ».
Élue en PACA, cette quinqua se démarque de certaines des propositions de la septuagénaire en 2012, comme le retour de la retraite à 60 ans, « une lubie ». Analyse « étonnante », a commenté Cécile Duflot, ne cachant pas un certain trouble : « Elle n'est pas du tout en phase avec ce qui fait le corpus des écologistes. Il y a un souci... »

La secrétaire nationale d'EELV ne ricane plus
La zizanie s'étend !

mercredi 17 août 2011

Joly Eva veut punir les Français avec plus d'impôts


Elle a décidé de nous faire suer le burnous


"J'augmenterai les impôts" pour sortir de la crise

A la veille des journées d'été d'Europe Ecologie-Les Verts qui vont se dérouler à Clermont-Ferrand, Eva Joly défend ses remèdes de cheval pour sortir de la crise économique: la vainqueur de la primaire écologiste fait de la provocation, annonçant qu'elle alourdirait la charge fiscale des Français: "Moi, je dis clairement que j'augmenterais les impôts".

L'endettement de la France, ce serait la faute à une "insuffisance de recettes"
Dans un long entretien au "Monde" du jeudi 18 août, la candidate altermondialiste redit son opposition à l'inscription de la "règle d'or" dans la Constitution : " C'est absurde et injuste de fixer à l'horizon 2013 l'échéance pour parvenir à cet effort. On ne peut pas gouverner s'il n'y a pas de marge de manœuvre ", explique la candidate altermondialiste, péremptoire.

Ces marges de manœuvre sont au cœur des discussions qu'Eva Joli entend avoir avec le Parti socialiste pour un pacte de gouvernement en 2012 : "Sans elles, on ne peut rien entreprendre. Ma ligne de conduite est que l'imposition des revenus du capital doit être égale à celle des revenus du travail."

Les suceurs du sang des travailleurs, à l'amende

La lutte des classes, c'est reparti

L'augmentation d'impôts voulue par l'ancienne magistrate ne vise "de façon progressive" que les 15% des Français les plus aisés et "plus énergiquement" 5% des plus riches. Eva Joly considère que "la crise n'explique qu'un quart de notre dette. C'est donc l'insuffisance de recettes, et ce depuis très longtemps qui a constitué notre endettement."

"Les établissements financiers qui sont à l'origine de la crise de 2008" sont dans la ligne de mire de la candidate écologiste : ils "devront contribuer. Toute distribution de dividendes et de bonus sera fortement taxée".

Bouclier fiscal, réduction de la TVA dans la restauration, exonération des heures supplémentaires : pour Eva Joly, la fiscalité mise en place sous Nicolas Sarkozy a "privé l'Etat de ressources essentielles et nous empêche de sortir de la crise !" Selon elle, "si nous revenions au niveau d'imposition de 2000, avant la décision de Laurent Fabius de réduire les impôts, comme le voulait le dogme néolibéral, notre déficit serait tout à fait supportable."

Et si elle ponctionnait les volontaires


Ils faut aider à regurgiter
ceux qui en ont trop sur l'estomac



Maurice Lévy
, patron socialiste du groupe publicitaire français Publicis, proche de Dominique Strauss-Kahn et membre de la conférence Bilderberg, estimait, mardi dans les colonnes du Monde, "indispensable que l'effort de solidarité passe d'abord par ceux que le sort a préservé".

Pierre Bergé ne sait plus que faire de son argent affirme être exactement sur la même longueur d'ondes. "Je suis tout à fait prêt à penser qu'il faut taxer les riches plus fortement qu'ils ne le sont en France." Et le tacle au passage Nicolas Sarkozy. "Ça a peu de chances d'intervenir en France parce que les amis du président de la République sont tous des gens très riches donc probablement ça n'irait pas très loin", polémique le pourvoyeur de fonds de Sa Cynique Majesté Royal. Cette réflexion du militant de gauche multi-milliardaire et coactionnaire du quotidien Le Monde, est donc bien mal placé pour s'en prendre au vainqueur de sa protégée.

mardi 26 avril 2011

N. Hulot, nouvel imprécateur anti-nucléaire


La sortie du nucléaire, « un objectif prioritaire »: et comment, SVP ?

Hulot: « Sortir du nucléaire est un objectif prioritaire »

Le candidat écologiste à la présidentielle Nicolas Hulot a déclaré lundi que la catastrophe de Fukushima avait achevé de le convaincre.
Le 15 avril, Le Monde clamait encore que « Hulot peine à sortir du flou », un mois après le tremblement de terre, au large du Japon, qui est à l'origine du tsunami, à son tour responsable de la catastrophe nucléaire, le 11 mars 2011. Actuellement, les victimes de drame japonais ne sont pas nucléaires.
Mais les Verts ont l'esprit en escalier. Il aura fallu dix jours de plus, pour que l'incident arrive au cerveau de Nicolas Hulot, le 25 avril, soit six semaines après l'accident.
Il faut bien avouer aussi que l'ex-animateur d'émissions de télévision (sur TF1, qui plus est !) est critiqué pour ses liens avec l’industrie française du nucléaire (la Fondation Hulot compte EDF parmi ses sponsors), ce qui expliquerait qu'il n'avait pas évoqué le nucléaire dans sa déclaration de candidature à l’élection présidentielle.
Ainsi le candidat à la primaire n'apparaît-il pas impulsif. Mais est-il assez réactif pour la fonction ?




Animation assurée
par les animateurs des arts du spectacle de rue




Bien que les causes de la catastrophe soient naturelles et non pas nucléaires
, le nouvel avatar écolo s'est finalement aligné sur la vulgate politico-compatible: irradié à l'idéologie dominante, le candidat frais émoulu annonce ce qu'il ne peut accepter, mais reste incapable d'énoncer une seule proposition réaliste qui puisse satisfaire, convaincre et, mieux, compenser.
« Fukushima est une démonstration qui achève de me convaincre que le nucléaire ne peut plus être la réponse à l'avenir énergétique de la planète », a donc déclaré Monsieur Hulot, au moment de participer à Strasbourg à une manifestation pour réclamer la fermeture de la centrale de Fessenheim.

Le candidat en charge de la planète ouvre son parcours sur un aveu de faiblesse
D'entrée de jeu, il fait son auto-critique. « C'est un changement d'état d'esprit ». « Je faisais partie de ceux qui accordaient une certaine confiance aux arguments des ingénieurs pronucléaires. Leurs arguments s'émoussent aujourd'hui à l'épreuve des faits», a-t-il estimé. Tout sauf pressé, il avoue: « Je chemine. Je ne suis pas un dogmatique. Je suis horrifié par ce qui se passe à Fukushima et horrifié par le désarroi immense des acteurs politiques et scientifiques» face à cette catastrophe, insiste le candidat sensible, seul de son espèce, dans la course à l'Elysée.

M. Hulot est sur la défensive
Il assure qu'il ne prend pas position pour faire plaisir à son camp. Pourtant, dans sa déclaration de candidature, sa rivale d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV),Joly Eva n'avait pas manqué de lui reprocher son indécision sur la question du nucléaire.
« Je n'affûte pas mes convictions à l'aune de ce que les militants écologistes ont envie d'entendre (...) La réalité a fait une démonstration implacable qu'on s'est trompés», a-t-il riposté.

Un calendrier flou pour une action indéterminée
Il a estimé « envisageable » de sortir du nucléaire en « quelques décennies », tout en mettant en garde contre toute « précipitation » et en plaidant pour le « pragmatisme ». Une affaire rondement menée: il y a urgence à ne rien faire.

« Il faut faire jaillir un mix énergétique digne de ce nom, orienter les investissements en terme de recherche et de développement des énergies renouvelables, favoriser l'efficacité énergétique», a-t-il esquissé, en fait de jaillissement.

La solitude du coureur présidentiel

L'heure est à la tragédie.
Un peu triste, Nicolas Hulot a en outre regretté d'aller seul à la bataille et souhaité entrer dans le cadre d'Europe Ecologie-Les Verts, sans quoi ce serait « tragique pour tout le monde ». Ainsi a-t-il plaidé pour une « primaire ouverte » qui le légitimerait.

Le candidat écologiste civil et les stratèges "militaire" de la direction d'EELV sont d'ailleurs engagés dans des pourparlers portant principalement sur le corps électoral appelé à voter à la primaire.
« Il faut que l'on s'ouvre. On va avoir besoin du socle EELV, mais ensuite, il faut convaincre ceux qui sont dans le doute, ce sont eux qui m'intéressent», a déclaré M. Hulot.
« Il faut que l'on dise clairement aux gens qui vont participer à ces primaires, que participer, ce n'est pas une adhésion à EELV. Il ne faut pas les piéger », a-t-il expliqué, plaidant pour une baisse de la cotisation (pour le moment fixée à 20 euros) qui sera demandée aux électeurs. L'écologie n'est que souffrance et sacrifice. Et tragédie, bien sûr...

Etre écolo, c'est vouloir sortir du nucléaire et c'est aussi trouver l'énergie dans l'argent ...

jeudi 24 février 2011

Primaire PS: Cohn-Bendit (EE-les Verts) avec DSK (PS)

La couche d'ozone se crève à Europe Ecologie-les Verts

Daniel Cohn-Bendit, chef de file d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), s'est déclaré "pour Dominique Strauss-Kahn", jeudi sur LCI, dans le cadre de la primaire destinée à désigner le candidat du PS à la présidentielle de 2012.

Interrogé sur sa participation en tant que sympathisant de gauche à ce scrutin, l'eurodéputé franco-allemand a noté que pour cela
il faudrait qu'il "soit électeur français". Mais "si on me demande, que je vote ou pas, pour l'instant, aujourd'hui, moi je serais pour Dominique Strauss-Kahn..., enfin je suis pour Dominique Strauss-Kahn", a-t-il ajouté.

Dans un entretien à France Soir paru mardi, l'eurodéputé avait estimé que c'était Martine Aubry qui déciderait si DSK, le directeur général du FMI, devait représenter le PS en 2012, car c'est elle qui avait " la réelle légitimité " en tant que premier secrétaire. " Si elle se présente, à mon sens Strauss-Kahn ne se présentera pas ", avait-il estimé.

Rappels:
En décembre 2010, sur I-Télé/Le Monde/France Inter, à propos du PS, Daniel Cohn-Bendit avait déclaré s'être "trompé" sur Désirdavenir Royal, tout en saluant de manière appuyée l'action de Dominique Strauss-Kahn, le certifiant "le plus apte".

Ainsi donc, la Ch'tite Aubry ne se représenterait pas.
Pas content, Mediapart !
"Dany-le -rouge, l'ex-leader de mai 68, dirigeant écologiste, en faisant la promotion de Dominique Straus-Kahn dévoile par la même une certaine inclinaison inclination politique conservatrice, néo-libérale teintée de vert." Le voilà habillé chez trotskiste & Co.