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mercredi 27 décembre 2017

La CGT a perdu un tiers de ses adhérents

La centrale syndicale accuse le Canard enchaîné d'une erreur de calcul

Un tiers d'adhérents en moins en 2017; la CGT dément

Résultat de recherche d'images pour "cgt adherents 2016"Les chiffres communiqués aux dirigeants de la confédération sont catastrophiques, révèle Le Canard Enchaîné. 
Au 7 décembre, seuls 427.431 adhérents CGT s'étaient acquittés d'au moins un mois de cotisations (le "timbre FNI" qui sert à comptabiliser les effectifs)contre 649.899 adhérents, selon un article du journal anarchiste paru ce mercredi.
Avec 34% de moins que fin 2016, le syndicat La CGT a perdu un tiers de ses adhérents en 2017.

Cette chute est consécutive à "la perte en 2017 de la première place aux élections professionnelles dans le secteur privé"

En effet, la CFDT est devenue la première organisation syndicale au niveau national chez les salariés du privé, détrônant ainsi la CGT. Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez justifie ce recul par le retard de certaines fédérations dans la transmission du timbre FNI. 

Faire revenir, avant la fin 2017, plus de 220.000 cotisants est... mission impossible, estiment les cadres du syndicat

VOIR et ENTENDRE Henri Krasucki faire la démonstration que la CGT maîtrise les chiffres:


Un mauvais calcul du Canard 

L'ex-secrétaire de la CGT commerce de Paris met en cause le Canard enchaîné.
Résultat de recherche d'images pour "cgt adherents 2016"
"Si les chiffres sont bien ceux qui ont été communiqués en interne, le Canard a oublié de préciser que les syndicats de la CGT (et non les fédérations, contrairement à ce qu'indique le Canard) règlent un exercice sur plusieurs années. Les 649.899 de 2016 correspondent donc à 22 mois de règlements, alors que les 427.431 de 2017 ont été réglés les 10 premiers mois de l'année," raconte Karl Ghazi sur Facebook.


La centrale syndicale dément toutes les informations du Canard Enchaîné.
 
"La CGT évoque seulement un effritement de 1 % du nombre de ses adhérents sur les trois dernières années. Elle explique qu'elle comptabilise un adhérent seulement lorsqu'elle a reçu l'argent de sa première cotisation mensuelle, ce qui peut prendre deux ans. 
Il faudrait donc attendre 2019 pour connaître le nombre exact d'adhérents en 2017."

mercredi 11 octobre 2017

Raquel Garrido accablée par de nouvelles révélations sur ses revenus non déclarés à l’Urssaf

La porte-parole de Mélenchon n’a pas transmis la déclaration de ses revenus pour l'année 2016

L'élue de La France Insoumise nie.

Raquel Garrido est à nouveau mise à nu par le Canard Enchaîné. 
Dans son numéro paru mercredi, l’hebdomadaire anarchiste affirme que l’avocate "n'a pas déclaré un sou de revenu à l’Urssaf en 2016". L'avocate franco-chilienne a ainsi été l’objet d’une "contrainte" de 6.113 euros à régler à l'organisme en mars 2016. 
Les avocats libéraux cotisent au RSI (régime social des indépendants) pour la protection sociale obligatoire des travailleurs indépendants, artisans, industriels et commerçants et professions libérales et pas seulement maladie, et à la caisse nationale des barreaux français (CNBF) pour leur retraite.

La juriste insoumise est-elle frappée de 'phobie administrative?
Malgré cet avertissement, Raquel Garrido aurait à nouveau oublié ses devoirs. Le 28 septembre, l’administration lui a rappelé ses obligations dans un courrier. "Nous ne sommes pas en possession de votre déclaration de revenus professionnels et de vos cotisations personnelles et obligatoires", déclare la lettre, citée par le Canard. En conséquence, l’avocate est désormais soumise à une "taxation d’office".

Raquel Garrido assure que "ces documents sont caducs ou erronés"

Résultat de recherche d'images pour "cORBIERE gARRIDO melenchon"Au journal dit 'satirique', la Franco-chilienne assure que, "contrairement à ce qu'imagine le Canard, ce n'est pas parce que je me suis mise en règle il y a dix jours : je suis à jour de mes obligations déclaratives de 2015 depuis des mois". 
La porte-parole de Mélenchon assure être désormais "à jour" - sous la contrainte - de ses "obligations déclaratives sur les revenus de 2016" et "de tous (ses) paiements URSSAF".
Les 29 URSSAF régionales (unions de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales) sont des organismes privés chargés d'une mission de service public, le "recouvrement" du régime général de la ...sécurité sociale. C'est-à-dire que Garrido s'était libérée des ses obligations de financement solidaire du régime général de la Sécurité sociale (régime de l'Assurance-chômage, Autorités organisatrices des transports, Fonds national d'aide au logement, fonds de solidarité vieillesse, CMU, régime retraite complémentaire, etc…).
Il n'empêche que Garrido fut dirigeante étudiante de l'UNEF (Union nationale des étudiants de France – Indépendante et démocratique) et vice-présidente de l'association SOS Racisme...
Cette belle âme, une bonne cliente des plateaux de radio et de télévision, est inscrite depuis 2011 au barreau de Paris où elle est spécialisée dans le droit de la presse. Elle n'a pas trop galéré pour se constituer une clientèle : cofondatrice du Parti de gauche en 2008, elle est conseil juridique de Jean-Luc Mélenchon, notamment dans les contentieux face à Marine Le Pen, Jean-François Copé, Nathalie Kosciusko-Morizet et Alain Juppé. Elle est également l'avocate de Maryline Mélenchon, fille du camarade Jean-Luc. 
Le Canard n'épargne pas l'épouse Corbière (LFI) sur sa moralité

Dans le même article, l’hebdomadaire d'extrême gauche revient sur l’affaire des cotisations non réglées à la Caisse des retraite des avocats (CNBF), révélée dans son édition du 4 octobre.  Un communiqué de la CNBF avait affirmé que cette information sur Garrido (mot espagnol qui équivaut aux adjectifs élégant ou riche !) était "inexacte". 
Avec une cruelle ironie, le Canard mis en cause reconnaît une "inexactitude" sur l’intitulé des impayés. Il ne s’agissait pas de "cotisations sociales", mais de "32.215 euros de contribution aux droits de plaidoirie" dues à la caisse de retraite par la militante Insoumise. Un fac-similé du document l’atteste.

"Le Canard insiste, alors que la CNBF a fait un démenti", se plaint Raquel Garrido à l'AFP. 
"Il était totalement faux de dire que je n'avais jamais payé de cotisations ou de droits de plaidoiries depuis six ans, c'est-à-dire depuis ma prestation de serment". 
L'hebdomadaire "n'avance aucun document prouvant leurs dires sur ce point", estime l'Insoumise. La candidate du Front de gauche aux législatives de 2012 dans la 2e circonscription des Français établis hors de France (arrivée 4e - en Amérique Latine - avec 8,6 % des voix) assure que "le document produit ne correspond pas à la réalité".
Rendez-vous mercredi prochain : Le Canard se fait en effet du blé en distillant ses informations sur plusieurs semaines...
Le couple Garrido-Corbière vit toujours en ...HLM
Résultat de recherche d'images pour "cORBIERE gARRIDO"
Depuis plusieurs semaines, la chroniqueuse de l'émission 'Les Terriens du dimanche' sur C8 est au coeur de multiples affaires. La juriste internationale 
Raquel Garrido dénonce pourtant une forme d' "acharnement" (de classe" ?).Ainsi, ce mardi 10, le site Buzzfeed publia un nouvel article embarrassant pour le couple qu'elle forme avec le député Alexis Corbière (France insoumise).Elu en juin, le député Corbière (LFI) avait promis qu’il quitterait l’appartement HLM qu’il occupe depuis 2003 avec sa compagne et trois de leurs enfants. D'après Buzzfeed, plus de trois mois après son élection, le couple vit toujours dans ce logement social de 80m2 situé dans le XIIe arrondissement de Paris, contre un loyer de 1.200 euros environ. Une HLM est en effet une habitation à loyer modéré qui bénéficie d'un financement public partiel, direct (subvention) ou indirect... Il n’y a rien d’illégal à cela, si ce n’est que la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP) demande, depuis 2009, aux élus et ministres de ne plus occuper des logements initialement voués à des ménages modestes.
Buzzfeed affirme que les courriers adressés au couple sont restés lettre morte. 
Résultat de recherche d'images pour "cORBIERE gARRIDO"
Au point que la RIVP a dû faire appel à un huissier. Du jamais vu. Alexis Corbière se défend : "Cette lettre n'appelait aucune réponse et il faudrait peut-être que je trouve un logement d'abord. (...) Je suis en train de chercher un logement mais, avec une famille de trois enfants, ça ne se fait pas en claquant des doigts." 

Faites ce que je dis, pas ce que je fais.
Un couple politique d'extrême gauche est au-dessus de l'éthique sociale.

jeudi 30 octobre 2014

Parti socialiste: baisse historique du nombre de ses adhérents

Rien ne va plus au parti présidentiel

La politique de Hollande met le PS  en souffrance
Au 31 juillet, le parti socialiste enregistrait une baisse de 60% des recettes de cotisation, par rapport aux prévisions. Les Etats généraux du parti décidés par Jean-Christophe Cambadélis n'y pourront rien, non seulement le parti est divisé sur le soutien à apporter à la ligne économique défendue par le gouvernement, non seulement le parti est déchiré sur la date de son prochain congrès, mais les militants désertent.

Les recettes liées aux cotisations sont en chute libre, montre un document interne révélé ce jeudi 30 octobre.
"Dans son budget prévisionnel 2014, le PS tablait en effet, au départ, sur 2.300.000 euros de recettes d’adhésion. Or, au 31 juillet, on en était à… 530.369 euros. 60 % de déperdition à ce stade de l’année, c’est du jamais vu", précise Europe 1 qui souligne que ces chiffres ont été établis avant l’affaire Thévenoud... Ce qui n’augure pas d’une reprise sur le second semestre 2014.

Cette déperdition des forces vives du parti est également notable en régions

Les députés socialistes observent que de nombreux secrétaires de section ont démissionné. L'inquiétude grandit donc Rue de Solférino notamment en vue des élections à venir en 2015 – départementales et régionales – et plus encore en vue de la présidentielle de 2017.

Jean-Christophe Cambadélis multiplie les initiatives  de remobilisation des militants. C’est dans ce cadre qu’il a envoyé aux sections locales du PS un DVD de Jean Jaurès, pour les archaïques, à défaut de sensibilisation des jeunes, au moment où Manuel Valls pose la question du changement de nom du PS, ou qu’il lance les Etats généraux du parti socialiste.

En juin, le journal Le Parisien révélait que le PS avait déjà perdu 25.000 adhérents. Ce lanceur d'alerte avait provoqué la colère d'un Premier secrétaire du parti toujours prêt au coup de poing. 
Kosta, son nom de guerre trotskiste, justifiait cette déperdition, non pas par des départs volontaires, mais par des radiations d’adhérents pas à jour de cotisation ! "Pas à jour" signifie-t-il "motivé" ?

Le Premier secrétaire coopté du PS demandait par ailleurs d'attendre que le solde soit observé et analysé au 31 décembre. Soit dans deux mois, qui peuvent sauver le PS ! La Rue de Solférino en attend-elle sérieusement un changement du constat qu'à  mi-mandat de François Hollande le PS perd des chances d'avenir?
Un arrière-goût de décembre 2013, donc, quand le pouvoir socialiste promettait aux chômeurs un redressement de la courbe de l'emploi... 

mardi 26 avril 2011

N. Hulot, nouvel imprécateur anti-nucléaire


La sortie du nucléaire, « un objectif prioritaire »: et comment, SVP ?

Hulot: « Sortir du nucléaire est un objectif prioritaire »

Le candidat écologiste à la présidentielle Nicolas Hulot a déclaré lundi que la catastrophe de Fukushima avait achevé de le convaincre.
Le 15 avril, Le Monde clamait encore que « Hulot peine à sortir du flou », un mois après le tremblement de terre, au large du Japon, qui est à l'origine du tsunami, à son tour responsable de la catastrophe nucléaire, le 11 mars 2011. Actuellement, les victimes de drame japonais ne sont pas nucléaires.
Mais les Verts ont l'esprit en escalier. Il aura fallu dix jours de plus, pour que l'incident arrive au cerveau de Nicolas Hulot, le 25 avril, soit six semaines après l'accident.
Il faut bien avouer aussi que l'ex-animateur d'émissions de télévision (sur TF1, qui plus est !) est critiqué pour ses liens avec l’industrie française du nucléaire (la Fondation Hulot compte EDF parmi ses sponsors), ce qui expliquerait qu'il n'avait pas évoqué le nucléaire dans sa déclaration de candidature à l’élection présidentielle.
Ainsi le candidat à la primaire n'apparaît-il pas impulsif. Mais est-il assez réactif pour la fonction ?




Animation assurée
par les animateurs des arts du spectacle de rue




Bien que les causes de la catastrophe soient naturelles et non pas nucléaires
, le nouvel avatar écolo s'est finalement aligné sur la vulgate politico-compatible: irradié à l'idéologie dominante, le candidat frais émoulu annonce ce qu'il ne peut accepter, mais reste incapable d'énoncer une seule proposition réaliste qui puisse satisfaire, convaincre et, mieux, compenser.
« Fukushima est une démonstration qui achève de me convaincre que le nucléaire ne peut plus être la réponse à l'avenir énergétique de la planète », a donc déclaré Monsieur Hulot, au moment de participer à Strasbourg à une manifestation pour réclamer la fermeture de la centrale de Fessenheim.

Le candidat en charge de la planète ouvre son parcours sur un aveu de faiblesse
D'entrée de jeu, il fait son auto-critique. « C'est un changement d'état d'esprit ». « Je faisais partie de ceux qui accordaient une certaine confiance aux arguments des ingénieurs pronucléaires. Leurs arguments s'émoussent aujourd'hui à l'épreuve des faits», a-t-il estimé. Tout sauf pressé, il avoue: « Je chemine. Je ne suis pas un dogmatique. Je suis horrifié par ce qui se passe à Fukushima et horrifié par le désarroi immense des acteurs politiques et scientifiques» face à cette catastrophe, insiste le candidat sensible, seul de son espèce, dans la course à l'Elysée.

M. Hulot est sur la défensive
Il assure qu'il ne prend pas position pour faire plaisir à son camp. Pourtant, dans sa déclaration de candidature, sa rivale d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV),Joly Eva n'avait pas manqué de lui reprocher son indécision sur la question du nucléaire.
« Je n'affûte pas mes convictions à l'aune de ce que les militants écologistes ont envie d'entendre (...) La réalité a fait une démonstration implacable qu'on s'est trompés», a-t-il riposté.

Un calendrier flou pour une action indéterminée
Il a estimé « envisageable » de sortir du nucléaire en « quelques décennies », tout en mettant en garde contre toute « précipitation » et en plaidant pour le « pragmatisme ». Une affaire rondement menée: il y a urgence à ne rien faire.

« Il faut faire jaillir un mix énergétique digne de ce nom, orienter les investissements en terme de recherche et de développement des énergies renouvelables, favoriser l'efficacité énergétique», a-t-il esquissé, en fait de jaillissement.

La solitude du coureur présidentiel

L'heure est à la tragédie.
Un peu triste, Nicolas Hulot a en outre regretté d'aller seul à la bataille et souhaité entrer dans le cadre d'Europe Ecologie-Les Verts, sans quoi ce serait « tragique pour tout le monde ». Ainsi a-t-il plaidé pour une « primaire ouverte » qui le légitimerait.

Le candidat écologiste civil et les stratèges "militaire" de la direction d'EELV sont d'ailleurs engagés dans des pourparlers portant principalement sur le corps électoral appelé à voter à la primaire.
« Il faut que l'on s'ouvre. On va avoir besoin du socle EELV, mais ensuite, il faut convaincre ceux qui sont dans le doute, ce sont eux qui m'intéressent», a déclaré M. Hulot.
« Il faut que l'on dise clairement aux gens qui vont participer à ces primaires, que participer, ce n'est pas une adhésion à EELV. Il ne faut pas les piéger », a-t-il expliqué, plaidant pour une baisse de la cotisation (pour le moment fixée à 20 euros) qui sera demandée aux électeurs. L'écologie n'est que souffrance et sacrifice. Et tragédie, bien sûr...

Etre écolo, c'est vouloir sortir du nucléaire et c'est aussi trouver l'énergie dans l'argent ...

mercredi 16 juin 2010

L'essentiel de la réforme des retraites présentée par Eric Woerth

Ce qu'il faut savoir

Les contraintes et les objectifs

Dans nombre de pays d'Europe, Grèce, Espagne, France, les déficits publics se sont creusés sous la pression de la crise financière. En France, le déficit des régimes de retraites atteindra 100 milliards par an en 2050.
Parmi les leviers pour réduire ses déficits, l'un d'eux impose une main ferme : la réforme des retraites. Le Premier ministre, François Fillon, l'avait annoncé, 2010 devait être l'année de la réforme des retraites. Si l'exécutif restait « les bras ballants » ou s'il repoussait à plus tard, à la manière socialiste, sur l'objectif plus accessible du non cumul des mandats, la France n'aurait pas tenu auprès de l'U.E. ses engagements sur la réduction de ses déficits.

Après deux mois de concertation, le projet présenté comporte une trentaine de pages.

A elles-seules, les mesures d'âge permettront de réduire de 50% les déficits d'ici 2018, auxquelles s'ajoutent 4 milliards d'euros d'économies dans la fonction publique et 4,4 milliards de recettes nouvelles, via la taxation des hauts revenus et des revenus du capital.
En l'absence de toute réforme, le déficit du régime qui doit s'élever à 32,3 milliards d'euros en 2010, aurait filé à 42,3 milliards en 2018.

Le ministre du Travail Eric Woerth a déclaré devant la presse que le gouvernement a construit la réforme "avec deux exigences", "être responsable et être juste".


AUGMENTATION DE LA DUREE D'ACTIVITE

- Recul de l'âge légal de départ à 62 ans en 2018, en l'augmentant chaque année de quatre mois à compter du 1er juillet 2011. Dans six mois, il faudra donc travailler quatre mois de plus.

- Durée de cotisation relevée d'un trimestre en 2013 pour atteindre 41 ans et trois mois.

- Dans la fonction publique: relèvement à 62 ans pour les fonctionnaires dont l'âge de départ est actuellement à 60 ans; passage à 57 ou 52 ans pour certaines professions qui pouvaient bénéficier d'un départ anticipé à 55 ou 50 ans, notamment les professions classées "insalubres et dangereuses".

- Régimes spéciaux: recul progressif de l'âge légal à compter de 2017.

CARRIERES LONGUES ET PENIBILITE

- Maintien du dispositif "carrières longues": possibilité de départ entre 58 et 60 ans pour les salariés qui ont commencé de travailler avant l'âge de 18 ans. Le dispositif concernera 50.000 personnes en 2011 et 90.000 personnes en 2015, selon le gouvernement.

- Pénibilité: retraite à 60 ans pour les salariés qui, du fait d'une "situation d'usure professionnelle constatée" (par un médecin du travail: maladie professionnelle ou accident du travail) ont une incapacité physique supérieure ou égale à 20%. Le gouvernement estime le nombre de cas individuels concernés à 10.000.

- Aide à l'embauche pendant un an pour les recrutements de seniors demandeurs d'emploi de plus de 55 ans.

- Renforcement du tutorat entre les seniors et les jeunes.

HAUSSE DES PRELEVEMENTS

- Création d'un prélèvement de 1% sur la dernière tranche de l'impôt sur le revenu; augmentation d'un point des prélèvements sur les plus-values de cessions immobilières.

- Augmentation des prélèvements sur les stock-options: passage de la contribution de l'employeur de 10 à 14%; passage de la contribution du salarié de 2,5 à 8%.

- Augmentation des prélèvements sur les retraites-chapeaux.

- Suppression de deux niches fiscales: le crédit d'impôt sur les dividendes des particuliers et le plafonnement de la quote-part pour frais et charges sur les dividendes des entreprises.

- Taxation au premier euro des plus-values de cessions mobilières.

CONVERGENCE PUBLIC/PRIVE

- Alignement du taux de cotisation du public sur celui du privé (passage de 7,85 à 10,55%) étalé sur dix ans. N.B. Les salaires de la fonction publique seront-ils également alignés ?

- Le nombre de trimestres validés lorsqu'une personne est au chômage non indemnisé passera de quatre à six.

- L'indemnité journalière perçue pendant le congé maternité sera intégrée dans le salaire de référence pour le calcul de la pension de retraite.

- Modification des règles du minimum vieillesse pour que les agriculteurs ayant peu cotisé puissent avoir au moins 709 euros de revenu au titre de la retraite.

REGLES DE LA RETRAITE

- Mise en place d'un "point d'étape individuel retraites" à 45 ans.

L'OBJECTIF DE L'EQUILIBRE
- La réforme vise à remettre les régimes de retraite à l'équilibre en 2018.
- Les déficits accumulés durant cette période seront intégralement transférés à la CADES (Caisse d'amortissement de la dette sociale), qui aura la propriété des ressources du Fonds de réserve des retraites (FRR).

La suite des opérations

Le texte est "amendable" d'ici vendredi, le ministre du Travail devant de nouveau recevoir les partenaires sociaux. Nicolas Sarkozy rendra ses ultimes arbitrages vendredi.
Le projet sera présenté le 13 juillet en Conseil des ministres, avant d'arriver au Parlement en septembre.

mardi 1 juin 2010

Retraites: Hollande s'accroche au dogme des 60 ans

Sur la même ligne que les réactionnaires Hamon et Fabius

Reculades et reniements des funambules socialistes

Le député socialiste de Corrèze était l’invité de France Info à la veille de la grève du 27 mai ('unitaire', sans FO !), qui aurait attiré dans la rue le million désiré (mais que Mediapart dévalue à 600.000) et avant donc qu'elle ne s'avère un nouvel échec.

Le PS n'a toujours pas découvert les règles du « débat participatif » démocratique

Sans doute est-il sensible au pléonasme... Toujours est-il que la gauche ne peut comprendre que le gouvernement puisse laisser ouverte la discussion.
Puisqu'il n'impose pas, elle l'accuse de « distiller un certain nombre d'informations ou de rumeurs », selon Hollande, mais, aussi bien, de « nier que des décisions ont été actées », alors que Xavier Bertrand se voit précisément reprocher partout de ne pas fixer de chiffres et de ne pas figer le débat. L'opposition a en fait la volonté de persuader qu'il a déjà bouclé la réforme.
Ainsi se dispense-t-elle du même coup de lever le mystère sur ses prétendues innovations et sur le néant de ses propositions.
Une fois de plus, la faisant fonction de premier secrétaire du PS, la Ch'tite Aubry, cède au triumvirat socialiste Hamon-Emmanuelli-Fabius: lire PaSiDupes

Le PS concentre et gonfle les angoisses

L’ancien numéro 1 du PS est un modulateur
Il accuse le gouvernement d'avoir "la volonté de tout faire passer par le report de l’âge légal". C'est depuis des décennies sa manière de s’opposer sur tous les sujets et donc au recul de l’âge légal de la retraite, mis en débat par le gouvernement. Si, pour Martine Aubry, la retraite à 60 ans n'est pas un "dogme" (selon DSK), ce n'est pas non plus "une règle", selon Hollande ! Le porte-parole bis du PS est pourtant venu énoncer les «principes» d'un PS unanime.
Hollande explicite la pensée « unitaire » (sans Valls ni DSK)
Le report de l'âge de la retraite pénalise "ceux qui ont commencé la carrière tôt". Peu lui importe donc qu'elle pénalise en revanche ceux qui ont fait des études pour accéder aux responsabilités et font des arrêts cardiaques et des AVC avant 50 ans. Hollande ignore le stress et les 15 heures de travail par jour: il ne redoute rien tant que d'avoir les mains calleuses et les ongles cassés et noirs.

Le socialiste Dominique Strauss-Kahn s’est pourtant montré favorable à un report de l’âge légal.
A l'inverse, le PS d'Aubry n'a pas changé de millénaire
A Hollande qui dit « avoir des 'mémoires' [sic] qui ne sont pas sélectives », il faut rappeler que DSK est à l'origine de la loi des 35 heures que la Ch'tite Aubry a dû promouvoir et endosser et que le PS la défend depuis, bec et ongles.
Contradiction entre solistes socialistes ?
Au nom du dogme à l'ancienne, Hollande n'a pas dissimulé son souhait de tenir le phénomène socialiste loin de France et, geste à l'appui, de le « laisser travailler à la tête d'une organisation internationale »: "Je ne commente pas son propos" .

VOIR et ENTENDRE

L'ex-premier secréire du PS rappelle les autres leviers traditionnels de la réforme
Ainsi, affirme-t-il que, s'il faut bloquer la possibilité de départ à 60 ans et 41 annuités, les retraites doivent de surcroît être financées par "des ressources nouvelles": outre les cotisations ("allonger la durée de cotisation") , en sollicitant « les revenus du capital et les contributions du secteur bancaires", et "régler le problème de l’emploi des seniors" (à partir de 55 ans et menacés de précarité). La proposition de Hollande est fort hypocrite et démagogique, car elle veut ignorer que les bas salaires seront tentés de cotiser au-delà de l'âge légal pour améliorer leur niveau de vie de petits retraités.

Sa proposition d'un « contrat de génération »
permettrait, pour chaque jeune embauché, de garder un senior comme tuteur, avec exonération totale des cotisations sociales patronales, en échange de la transmission des savoirs.

Hollande est un funambule

Il préconise de réaliser des « recettes supplémentaires et un certain nombre d'économies », c'est-à-dire plus d'impôts et d'austérité: sans être « pour l'augmentation générale des impôts », il estime qu'« il va falloir augmenter certains prélèvements »... Il reconnaît au passage qu'il « n'en voit pas sur les régimes de retraite et d'assurance maladie »: il réclame d'ailleurs des réformes structurelles dans ces secteurs... Hollande est facteur d'anxiété: lire PaSiDupes

« Si je suis demain aux responsabilités de notre pays, tous les cinq ans, il faudra regarder ce qu'il y a à modifier dans les régimes de retraite »

Cumul des mandats
Le député socialiste est également revenu sur le non-cumul des mandats décidé par le PS.
=> C'était une proposition de Martine Aubry à La Rochelle, fin août 2009: elle insistait pour que les statuts du PS "avancent radicalement vers le non-cumul des mandats". Et déjà, le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, lui lançait un défi: "Si on ne veut pas que je me représente à Lyon, qu'on me trouve un candidat !" A Dijon, Frère Rebsamen prépare aussi sa retraite et ne veut donc lâcher aucun mandat. Le travail au noir n'est pas autorisé, sauf aux sans papiers et aux élus. Lire PaSiDupes sur le non-cumul des mandats, pierre angulaire de la rénovation du PS


Martine Aubry était ainsi accusée d'être la représentante du passé face à la bande à Royal. La Ch'tite Aubry avait donc à coeur de mener à bien cette fameuse rénovation qu'elle promet depuis son élection controversée à la tête du PS.

=> Or, le 1er octobre 2009, un référendum interne est organisé et les militants plébiscitent la mise en oeuvre du non-cumul entre deux mandats exécutifs.
Un vote qui devrait être entériné lors d'une convention nationale portant sur la rénovation, le 3 juillet prochain. Le sang des sénateurs n'a donc fait qu'un tour. Ils seraient ainsi les premiers à devoir s'appliquer la règle, en septembre 2011. Lien PaSiDupes sur ce couac de la Ch'tite Aubry

=> Et le 25 mai 2010, malgré ses convictions et toute sa détermination, Titine Aubry s’est dit prête devant les sénateurs à des dérogations "marginales".
Le funambule François Hollande la soutient : à la fois "il faut éviter les cumuls de responsabilités", mais, pour autant, "il ne faut pas s’en priver pour permettre la victoire de la gauche dans certaines régions".

Hollande exhorte donc Montebourg, grand prêtre de la rénovation à la marge, à « favoriser l'intelligence contre la bêtise »... Ce n'est pas gagné ! Nono devrait pourtant y parvenir; non pas qu'il soit intelligent, mais les militants sont des "chèvres" et, comme Jean-Marc Ayrault, il est lui-même cumulard. Lien PaSiDupes sur les contorsions de Nono

mardi 18 mai 2010

Retraites: le PS peine à masquer ses querelles internes

Le mystère des contre-propositions socialistes est levé: les courants dominants continuent de s'affronter !
On allait voir ce qu'on allait voir

Une certaine presse annonçait que, sur les retraites, le PS attendait le gouvernement au tournant. Lien PaSiDupes
En réalité, le PS a manqué le virage et effectué aujourd'hui un dérapage non contrôlé. A la sortie de la réunion du bureau national du PS, deux jours après la publication des propositions du gouvernement, le PS reste divisé.

L'idéologie paralyse le bureau national

=> La question essentielle de l’allongement de la durée de cotisation n'est pas tranchée. Les Français devraient attendre 2020 pour que les socialistes tombent d'accord. Les déficits publics peuvent attendre. Il n’y a a pas urgence, ont-ils répondu au député de l’Ardèche, Pascal Terrasse, membre du Comité d’Orientation des Retraites, qui prônait un allongement à quarante et une années ...et demie de cotisations à l’horizon 2020. Une proposition hardie, si l'on songe que l’allongement - déjà décidé - de la durée de cotisation concerne la période 2012-2020 et qu'elle est fixée à 41 ans. Lien PaSiDupes: l'exemple socialiste espagnol

=> L’âge légal à 60 ans déchire
C'est pour les conservateurs socialistes la ligne rouge symbolique à ne pas franchir. Le PS prône la retraite à la carte avec un système d’incitation. Les salariés qui prendraient leur retraite avant 60 ans seraient pénalisés par une décote, mais au-delà de 60 ans, ils auraient droit à une surcote. Une adaptation, version retraites, du célèbre slogan de Nicolas Sarkozy sur le pouvoir d’achat : "travailler plus pour gagner plus"... Ils y viennent ! Lien PaSiDupes

=> L’augmentation des cotisations patronales et salariales pose problème
La mise à contribution des banques avec une taxe sur les bénéfices ne fait pas l'unanimité.
La taxation des stock options et des parachutes dorés fait également problème.

A entendre
Hamon, tout semblait cadré; il ne restait plus qu'à valider. En vérité, tout reste à faire. Hamon-le-benoît ne serait-il pas en fait son propre porte-parole, plutôt que celui de sa patronne virtuelle ?
=> Enfin, le temps partiel en fin de carrière crée des tiraillements entre courants du parti socialiste. Ce qui paraissait acquis pour développer l’emploi des séniors ne l'est pas.
Toutes les fameuses contre-propositions dont le PS faisait mystère sont donc énoncées au conditionnel: le bureau national du PS n'a pas dit son dernier mot, mais l'aile gauche menée par Riton Emmanuelli et Hamon-le-benoît fait un blocage. Lien PaSiDupes

Illustrations des divisions
Cet après-midi dans les couloirs de l’Assemblée, Jean-Louis Bianco (dernier Mohican ségolénien), Pierre Moscovici (ex-Strauss-Kahnien) et Manuel Valls n'étaient pas du tout sur la même longueur d'onde: y avait même de la friture dans l'air !

La majorité se désespère d'avoir une opposition fantôme

Certes, toutes les vieilles branches du PS craquent et grincent sous le vent de la crise et des déficits et Hamon-le-benoît hullule à la vue de tous les micros qui passent, mais les bruits de la nuit profonde socialiste et les cris d'orfraie du PS entravent l'action du gouvernement.

Le PS est à découvert: finie la partie de cache cache

Pour Xavier Bertrand, l'auberge espagnole de la Rue de Solférino propose la retraite à la carte, au prix fort, comparée au menu du projet gouvernemental.
ENTENDRE Yannick Pfalz, sur France Info ce matin.

Marie-Eve Malouines et Yannick Pfalz se contredisent en conclusion

Contre toute attente et ajoutant à la confusion de la guerre des Malouines au PS
, la chef du service politique de France Info se montre résolument volontariste:
« Le PS est donc finalement sorti du bois après avoir longtemps tergiversé, histoire de ne pas laisser la majorité occuper seule le terrain. Sorti de bois, mais en laissant de larges zones d’ombre... » . La contorsion est remarquable, l'exercice était périlleux, mais aussi bien, n'est-elle pas chef ? Et elle est à bonne école auprès des illusionnistes socialistes.

jeudi 23 juillet 2009

Lang, cette vieille branche de l' « arbre sec » socialiste

"Le PS est devenu un arbre sec", selon lui

L'ancien ministre de la Culture de François Mitterrand, Jack Lang, s'exprime pour la première fois sur la crise qui secoue son parti pour estimer, dans un entretien à Aujourd'hui en France paru mardi, que "le PS est devenu un arbre sec" .

Lang scie la branche sur laqu'elle il est assis

"Force est de constater que le PS est devenu un arbre sec depuis trop longtemps", estime cette vieille branche. Bien qu'annonçant son "soutien personnel et amical à Martine Aubry", le député du Pas-de-Calais lui demande: "on rêverait surtout que l'équipe dirigeante soit là à plein temps. Que nous ouvrions enfin les portes et les fenêtres à une nouvelle génération".

La démagogie n'a pas d'âge

Pour ce faire, il préconise une idée neuve pratiquée par Sa Cynique Majesté Royal au temps où elle n'était pas encore tombée au 36e dessous. D'Jack prend pourtant le risque de ressortir cette idée miroblante de "faire entrer des dizaines de milliers d'adhérents en baissant radicalement le prix des cotisations : 1 euro pour les jeunes, par exemple", propose-t-il. Une limit d'âge que, pour bien faire, il faudra repousser également. Sans aucun mépris des jeunes pour ce recrutemet 'low-cost'... Rien pour les sourds-muets et les aveugles: le PS est déjà bien pourvu... Y compris d'aliénés de tout poil et de tous âges qui râlent ou crient à tue-tête dans les couloirs de tous les media.

L'inusable brosse à reluire

Au passage, il annonce qu'"en fin politique, Nicolas Sarkozy a su s'emparer de certains sujets qui façonnent l'imaginaire collectif et que le PS laisse en jachère".


La boîte à idées que D'Jack veut placer dans les quartiers nous promet de bons moments de diversité...

Avec cette poche de sang neuf et métissé, la perfusion du PS va-t-elle prendre sur les vieux éléphants séniles et les jeunes lions anémiques de la Rue de Solférino ?

samedi 6 décembre 2008

PS : l’amère Royal refuse tout en bloc

Tout ou rien : elle bascule dans l'opposition interne
L’amère Royal a préféré entrer en opposition interne au Parti socialiste : elle a rejeté vendredi la ligne politique proposée par la première secrétaire, Martine Aubry, d’une part, et refusé d'entrer dans sa direction qui doit être dévoilée samedi, d’autre part.

Les « ségoliens » font les délicats
Vincent Peillon et Manuel Valls (mais que sont-ils allés faire dans cette galère ?), deux des bras armés de l'ancienne candidate présidentielle, ont fait la fine bouche, soulignant les insuffisances, selon eux, du "texte d'orientation politique" que leur a transmis la première secrétaire.
Mais les 'psycho-rigides' n'acceptent pas de tirer les conséquences logiques de leur front du refus. "Les conditions de la rénovation et du rassemblement ne nous semblent pas réunies" dans ce document élaboré "dans la forteresse de Solférino", le siège du PS, et "sans nous, toute la semaine", a déploré Peillon.

Le PS entier leur fait des misères
Par mimétisme, il prétend comme sa malheureuse chef de file, que la Ségo-star serait victime de "faux débats" et de "fausses querelles", auquel elle serait étrangère et qui seraient attisés par la nouvelle première secrétaire et les deux autres courants, incarnés par le courant du maire de Paris, Bertrand Delanoë (25%) , et le représentant de l'aile gauche du PS (près de 20%) , Benoît Hamon.

Lors du congrès de Reims, les « ségoliens » avaient cultivé leur différence et s’étaient une nouvelle fois distingués des trois autres sensibilités qui avaient recherché les conditions d'une alliance pour travailler ensemble au redressement du PS. Les discussions avaient achoppé sur le "dispositif humain" - le nom d'un candidat commun.
L'après-congrès de Reims avait été plus positif. Tous, sauf les "ségoliens" ont en effet concrétisé leurs convergences dans une synthèse, à laquelle Sa Cynique Majesté Royal continue d’opposer son veto.
Après s’être exclus de la direction du PS par leur intransigeance, Manuel Valls a fait connaître l’amertume des « royalistes » : "Nous ne pouvons que regretter que la porte se referme sur Ségolène Royal".

Royal refuse de se soumettre à la ligne politique dominante
Plusieurs points du"texte d'orientations politiques 2008-2011" de neuf pages divergent évidemment des propositions des minoritaires.

  • Ainsi, les cotisations d'entrée au PS ne seront-elles pas abaissées, bien qu’il s’agisse d’une des revendications symboliques de Désirdavenir Royal, à des fins personnelles, plutôt que dans l'intérêt du parti.
  • Le PS s’engage aussi noir sur blanc à refuser "toute alliance avec le Modem". C’est l’affirmation d’un ancrage à gauche sur lequel la présidente de Poitou-Charentes, à la recherche d'une majorité, était restée très ambiguë.
  • Le document stipule encore que le PS ne peut "se transformer progressivement en un parti au service d'une candidature", une autre pierre dans le jardin de Désirdavenir Royal, qui ne cache pas sa volonté de se représenter à la présidentielle en 2012 et d’instrumentaliser le PS, dont elle souhaitait faire sa plateforme de lancement, après l’avoir négligé en 2007.

    Opposition ouverte
    Exprimant manifestement tous ses vœux à la nouvelle équipe, Vincent Peillon, dans la plus pure tradition "ségolienne", a dénigré le PS en devenir: "Ce rassemblement est non seulement bancal sur le plan idéologique mais précaire temporellement et cimenté par le refus du rassemblement".
  • Samedi, les "ségoliens" s'abstiendront donc lors du vote au Conseil National qui doit entériner cette ligne, ainsi que la composition de la nouvelle direction.
  • Toujours aussi bonne perdante et respectueuse des règles démocratiques du parti, dont elle continue néanmoins de se réclamer, l’ex-candidate à l'Elysée, elle, ne devrait d’ailleurs pas assister à la réunion, prévue à Paris. Dans la logique négative de Sa Cynique Majesté Royal, ce positionnement autorisera critiques et dénonciations en continu ?

  • En revanche, un ancien ministre qui soutient la première secrétaire, commente ce comportement des opposants: "Sur le plan idéologique, l'Europe, l'économie, ils n'ont aucune raison de refuser ce texte" […] "C'est dommage qu'ils s'excluent". Mais nul n’est indispensable.
  • En refusant son soutien, Sa Cynique Majesté Royal entretient le mal qui pourrait emporter le PS. A l’inverse, depuis qu'elle a été déclarée gagnante, après quatre jours de confusion et d'invectives, l'ancienne ministre de l'Emploi travaille au renforcement d’une majorité solide pour gouverner un PS profondément divisé depuis l'échec de Désirdavenir Royal face à Nicolas Sarkozy, et une troisième défaite présidentielle consécutive.
    Les majoritaires doivent resserrer les liens avec les amis de Laurent Fabius ou les proches de Dominique Strauss-Kahn.

    Le PS nouveau s'organise
    L'équipe Aubry devrait s’organiser en deux pôles:
    - d'un côté un "contre-gouvernement" (‘shadow cabinet’, avec une quinzaine de secrétaires nationaux chargés de réagir aux propositions de la droite et ,
    - de l’autre, des dirigeants "fonctionnels", chargés d'animer le parti.
    François Hollande, premier secrétaire sortant, et Bertrand Delanoë n'y siégeront pas. En revanche, Benoît Hamon, qui apprtient au troisième courant, devrait devenir le nouveau porte-parole du PS, selon l'entourage du maire de Paris, chef de file du deuxième courant du nouveau PS.

    Il faut déplorer qu’une certaine presse démocratique continue de présenter les activités du PS du point de vue des minoritaires, celui de l’amère Royal. Il faut dire que, pour eux, cette dernière est une « bonne cliente »…
  • mardi 1 avril 2008

    PS, colonie de peuplement de Marie-sEGOlène Royal ?

    Sur ses sites "Désirs d'avenir", Royal appelle à adhérer au PS
    Sa Cynique Majesté Royal recrute, par l'intermédiaire de son site Désirs d'avenir, des adhérents qui s'engageraient à voter en sa faveur au Congrès du Parti socialiste prévu en novembre.
    Expliquant que le calendrier du Congrès du PS qui "désignera sa future direction" est maintenant arrêté, le président de Désirs d'avenir, Maître Jean-Pierre Mignard, parrain d’enfants Royal-Hollande, s'adresse aux visiteurs du site et aux adhérents du mouvement: "Si vous souhaitez être acteurs de ce temps fort, vous le pouvez". Après, on n'aura plus besoin de vous !
    Il les exhorte à "apporter (leur) pierre à la vitalité démocratique du PS". Une pierre à 20 € n'est certes pas une brique, mais aucun 'retour sur investissement' n'est associé à cette "CSG" (contribution socialiste généralisée) et les donneurs de 2007 le savent, puisqu'ils en ont été pour leurs frais. C'est une nouvelle entourloupette visant les plus défavorisés et les moins aguerris, les jeunes. Mais dans les quartiers, on apprend vite et qu'ils aient déjà donné ou non, on ne les y reprendra pas! Ils ont compris que la diversité est une duperie: elle est vécue par eux comme un leurre.
    Dans ce message daté du 28 mars, consécutif à la fixation du calendrier, la bande à Royal précise que "pour pouvoir se prononcer le 23 octobre sur les différents projets qui seront soumis aux militants, il faudra avoir adhéré avant le 31 mars 2008". Au-delà de ce chantage, peu importe: ce qu'on veut, c'est votre argent et votre vote. Selon les statuts du PS, en effet, "seuls votent les adhérents ayant au moins six mois d'ancienneté, à jour de leur cotisation". On aurait pu croire que l’embauche à bas pris pendant la campagne présidentielle avait été au niveau de ce qui avait été annoncé…
    Selon Michel Sapin, trésorier du PS, le PS compterait quelque 200.000 adhérents à jour de leur cotisation pour 2007, année de la mobilisation présidentielle. Maître Mignard appelle maintenant ceux qui ont "franchi le pas" à se mettre à jour de leur cotisation, à passer à la caisse. Les promesses de don n’auraient donc pas été honorées ?
    Le premier secrétaire du PS , François Hollande, avait estimé le 17 février dernier que le PS comptait "à peu près 150.000 adhérents", selon une formule alambiquée, "aujourd'hui en capacité d'avoir payé leur cotisation" : autant dire que le trésorier n’équilibre pas les comptes et que la candidate socialiste a été fort dépensière.
    Avant la campagne des présidentielles, le PS revendiquait environ 130.000 adhérents. Or, sachant qu’au plus fort de la braderie d'adhésion « low cost » à 20 euros durant la campagne des présidentielles, le PS avait atteint autour de 250.000 adhérents, il apparaît que les fuites d’adhérents socialistes sont plus massives que ne l’avoue le PS. Si la sélection de Marie-sEGOlène Royal aux primaires du parti avait été assez largement attribuée à ces nouveaux adhérents en CDD, les petits nouveaux, depuis fort marris, se sont envolés.
    Envolés à jamais ?
    C’est ce que la campagne d’enrôlement menée par M° Mignard a pour but de tester. La Chine a installé une voie de chemin de fer spéciale en direction du Tibet pour en faciliter le peuplement. Pareillement, Hu Mignard installe en faveur de la dalaï lamette Française, tout sourire une connexion Internet directe vers la Rue de Solférino.
    Pas question pour les colons 'royalistes' de boycotter le Congrès du PS!

    lundi 29 octobre 2007

    Retraites 2012: allongement à 41 ans de la durée de cotisation de l'ensemble des salariés

    La Commission de garantie des retraites a rendu son avis
    "La Commission de garantie des retraites constate qu'à compter de 2009 la majoration prévue par la loi, des durées d'assurance et de services d'un trimestre par an pour atteindre 41 ans en 2012 permet de satisfaire à l'objectif retenu par le légistateur" dans la loi Fillon sur les retraites en 2003, indique le communiqué diffusé lundi par la Commission. Selon la loi Fillon, la durée de cotisation devait être majorée d'un trimestre par an à compter de 2009, sauf si la commission des retraites estimait que l'évolution de l'espérance de vie ne justifiait pas cet allongement.
    Cette instance, créée lors de la réforme des retraites de 2003, s’est prononcée avant le 1er novembre et a donc indiqué que l'évolution de l'espérance de vie justifiait cet allongement de la durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein dans les secteurs public et privé.
    La Commission est composée du Premier président de la Cour des comptes, Philippe Séguin, des présidents du Conseil d'orientation des retraites (COR) et du Conseil économique et social, Raphaël Hadas-Lebel et Jacques Dermagne, ainsi que du vice-président du Conseil d'Etat, Jean-Marc Sauvé.
    Elle a notamment procédé aux auditions de Jean-Michel Charpin, directeur général de l'Insee, concernant les estimations de l'espérance de vie à 60 ans, et de Dominique Libault, directeur de la Sécurité sociale, au sujet de la situation des régimes de retraite.
    A la suite de cet avis, le COR doit rendre au gouvernement avant le 20 novembre "un dossier d'une vingtaine de fiches sur les principaux sujets (durée de cotisation, montant des pensions, petites retraites)".

    Le gouvernement s'appuiera sur les travaux de la commission et du COR pour présenter avant le 31 décembre un rapport sur la situation financière du système de retraite.