POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est âge légal. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est âge légal. Afficher tous les articles

dimanche 23 juin 2013

Réforme des retraites: Hollande renonce à s'aliéner le public

Le public va-t-il imposer son exception ?

Hollande flanche face aux syndicats

"La réforme ne doit pas ajouter une peur à une autre", a-t-il déjà prevenu.
Le président renonce avant d'avoir commencé. La gageure du président consiste à ouvrir un nouveau front dans la bataille de l'emploi tout en refermant les portes dangereusement entrouvertes sur les retraites, lors du coup d'envoi jeudi de la deuxième "grande" conférence sociale. Sur les retraites, le président a simplement répété ce qu'il avait déjà dit dimanche soir sur M6. "La réforme ne doit pas ajouter une peur à une autre", a-t-il martelé, excluant tout nouveau report de l'âge légal de départ au-delà de 62 ans. Que reste-t-il à discuter ?

Avant toute discussion, il a aussi réaffirmé sa préférence pour un allongement de la durée de cotisation. C'est encore ça de mois à débattre.

Mais sur quoi doit donc porter cette"grande" conférence sociale?  
Le souverain a également verrouillé la porte d'un rapprochement des modes de calcul des pensions du public et du privé, au motif que, malgré une différence à l'avantage des fonctionnaires et des salariés des régimes spéciaux (une pension calculée sur les six derniers mois de traitement pour les fonctionnaires et non sur les 25 meilleures années), les taux de remplacement seraient "identiques". Les experts se sont empressés de confirmer... Mieux, l'évolution de ce ratio (pension rapportée au dernier salaire) serait "défavorable depuis plusieurs années" aux agents de l'État. 
Un enterrement de première classe qui n'a pas échappé aux syndicats. "Si cela est vraiment confirmé, nous nous en réjouirons", a grincé Jean-Claude Mailly, le patron de FO.

Outre de calmer le jeu sur les retraites, l'objectif du chef de l'État était aussi de convaincre de "la mobilisation" gouvernementale pour lutter contre le chômage

"Si je ne devais retenir qu'un seul enjeu, c'est celui de l'emploi, c'est un défi qui nous concerne tous. Plus de 10 % de la population active privée d'emploi... c'est un gâchis pour l'économie." 

Le capitaine de pédalo a donc déclaré la guerre aux emplois non pourvus. "Chaque année, entre 200.000 et 300.000 recrutements engagés sont abandonnés en cours de route faute de candidat qualifié, s'est plaint François Hollande. Il faut donc former rapidement et massivement les demandeurs d'emploi pour qu'ils répondent à ces offres non pourvues". Le président reprend ici une idée déjà évoquée dimanche sur M6: pourvoir "par tous les moyens" 100.000 postes vacants "à très court terme". Charge aux partenaires sociaux de trouver comment, car s'il les a convoqués, c'est bien pour qu'ils fassent le travail de Michel Sapin.

Déterminé également à inverser la courbe du chômage "pas un mois, pas deux mois mais durablement". François Hollande a dû élargir l'accès aux emplois d'avenir peu recherchés: à la fin juin, 33.000 ont été conclus, soit un tiers de la cible visée au 31 décembre. A partir de la fin de l'année, les "jeunes qualifiés" des quartiers sensibles ne seront donc plus exclus de ce dispositif.  

La formation professionnelle sera adaptée aux besoins
Il a aussi fixé des objectifs en matière d'apprentissage. Mais le gros du discours du chef de l'État sur l'emploi a porté sur la réforme de la formation professionnelle sur laquelle devront s'entendre les partenaires sociaux avant la fin de l'année. Le système est "trop opaque, trop concentré sur les salariés déjà qualifiés, trop dispersé". Résultat, les 32 milliards d'euros dépensés chaque année ne touchent pas leurs cibles: les chômeurs ne concentrent que 13 % des dépenses et les salariés des PME accèdent trois fois moins que ceux des grandes sociétés à des formations.

Sur le sujet, François Hollande innove en appelant syndicats et patronat à "revenir à l'esprit de la grande loi de 1971", rédigée par Jacques Delors. Son objectif? "Clarifier le rôle de chacun". À l'État la définition du cadre légal et aux autres tout le reste: aux régions - que beaucoup voudraient voir sortir de la boucle - le soin de former les jeunes, et aux partenaires sociaux la fixation au sein des entreprises.

Les  commentaires des syndicats sont restés prudents

La CGT n'a pas été "rassurée sur la préoccupation première des Français qui est leur salaire", mais pour la très conciliante CFDT, "la conférence sociale ne fait que commencer", a estimé Laurent Berger, le numéro un de la CFDT
"Il faut maintenant que cela se traduise en actes", a abondé Jean-François Pilliard, le futur vice-président du MEDEF en charge du social à compter du 3 juillet.

Reste à Jean-Marc Ayrault à tenir le même discours que le président. 
L'année dernière, le premier ministre s'était éloigné de la ligne fixée la veille par le chef de l'État, provoquant une colère noire du patronat.

lundi 4 mars 2013

Loi sur l'emploi: la CFDT défie la CGT et FO

Alliée à Hollande, la CFDT "ne craint pas le combat juridique" contre la CGT et FO

Mailly (FO) - Berger (CFDT),
dos à dos
Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT a affirmé lundi ne "pas craindre le combat juridique" avec la CGT et FO sur le projet de loi sur l'emploi, alors que les deux organisations syndicales mobilisent mardi dans la rue.

La bataille pour l'emploi s'intensifie donc.
Mercredi, Michel Sapin, le ministre du Travail, présentera en Conseil des ministres le projet de loi transcrivant l'accord sur l'emploi signé le 11 janvier par la CFDT, la CFTC, la CGC et le patronat. Il constitue, après les emplois d'avenir et les contrats de génération, le troisième volet de sa politique de l'emploi… et sa dernière carte : après, les caisses sont vides, la boîte à idées aussi. 

Problème : la CGT et FO sont vent debout contre un accord " destructeur du droit du travail "
La situation étant grave, les frères ennemis ont mis de côté leurs réticences historiques à défiler ensemble pour appeler à une journée commune d'action demain, à laquelle se sont joints la FSU, proche du PCF, et Solidaires, dont les trotskistes de SUD.

La CFDT fait prévaloir sa préférence politique

Alors que la CGT et FO affirment que le texte qui sera présenté mercredi en Conseil des ministres comporte des dispositions contraires aux normes internationales, L. Berger a déclaré sur iTélé: "Il faudra le prouver, il ne suffit pas de lancer des slogans".
"Je ne crains pas le combat juridique, mais je veux qu'on regarde la réalité telle qu'elle est", a-t-il poursuivi, évoquant l'explosion du chômage et des "plans sociaux en cascade".

Le leader cédétiste se marginalise
Originaire de Saint-Nazaire, le successeur de F. Chérèque (passé à la tête de Terra Nova, think tank du PS), se dit "ni déçu, ni en colère" face à l'opposition des deux non-signataires de l'accord sur la sécurisation de l'emploi du 11 janvier, transposé par le gouvernement dans un projet de loi, affirme "assumer ses responsabilités".
Berger s'imposa en région Pays-de-Loire quand, en pleine crise interne, il parvint à relancer une union syndicale secouée par l'approbation de la réforme des retraites Fillon par François Chérèque.

"Le rôle des syndicats, en tous cas, le rôle de la CFDT, c'est de s'engager, de mettre les mains dans le cambouis", a-t-il asséné, estimant que "la CGT et FO ont décidé de s'unir contre un accord sur l'emploi qui accorde des droits nouveaux pour les salariés" (complémentaire santé, droits rechargeables à l'assurance chômage...).
"C'est une erreur de croire que ce texte ferait la part belle aux entreprises, il fait la part belle aux emplois et aux salariés", a-t-il expliqué.

Laurent Berger s'en prend aussi aux députés récalcitrants
Il a assuré "ne pas comprendre" que certains députés souhaitent amender le texte davantage en faveur des salariés. "Je suis syndicaliste, je sais ce qui est bon pour les salariés", le texte "l'est déjà", s'est-il justifié, nonsans arrogance.

A propos d'une nouvelle réforme des retraites, la voix syndicale de l'Elysée a affirmé que "le problème n'est pas l'âge légal mais la durée de cotisation", ce qui colle bien avec la position actuelle du gouvernement Zayrault, jusqu'à sa prochaine reculade...
Il réclame toutefois des "éléments de langage" au gouvernement: il le presse de dire "ce qu'il a en tête, car pour l'instant, c'est très opaque".
Oh, l'insolent !


mercredi 23 janvier 2013

Hollande prépare une baisse de nos retraites

La gauche sacrifie  les retraités à ses dépenses


Le gouvernement à la croisée des invectives et des promesses 


Les vieux sont la cible la plus facile:
 ils ne cassent pas de  vitrines !

Ayrault a donc choisi entre allonger la durée de cotisations, faire payer davantage les actifs ou geler les pensions et, pour éviter la faillite du système, faute de rentrées budgétaires, les pensions de retraites seront rognées : évidemment, Hollande a arbitré en faveur de certaines dépenses.

Concertation ? Non, c'est "inéluctable" !

Depuis que la gauche a découvert la crise en mai dernier,  les media engagés assurent au côté du gouvernement que notre système de retraite est au bord de la faillite: les choix du gouvernement - ses dépenses budgétaires au détriment de la lutte contre les déficits publics - ne contribuent donc pas à l'état, pour le coup "lamentable", de nos finances publiques.

Certains journaux plaignent l'exécutif
"C’est un sujet épineux pour le gouvernement et sa majorité, mais  elle aura du mal à l’esquiver." Mais que dire alors des retraités !

Jeudi 17 janvier, en guise de vœux au monde de l’entreprise et aux organisations paritaires, François Hollande a considéré que, la réforme de 2010, n’a pas tout réglé. Avec sa politique budgétaire,    l’allongement de la durée de cotisation  devient insuffisante pour bénéficier d’un taux plein de 41 ans en 2012 et à 41,75 ans en 2020 et pour maintenir l'équilibre du système de financement.

Fin décembre, le Conseil d’orientation des retraites, le COR, avait déjà agité le chiffon rouge en publiant des prévisions alarmistes : l’organisme prévoit un déficit prévisionnel de 21 milliards dès 2017.

Côté retraites complémentaires, ce n’est guère mieux
Le déficit cumulé des deux régimes, AGIRC (pour les cadres) et ARRCO ( pour tous les salariés), s’élève à 6,5 milliards d’euros. Il passera à 10,5 milliards dès 2017. Surtout, si rien n’est fait, les réserves de l’Agirc seront épuisées dès 2017, et celles de l’Arrco en 2020.

Pour le printemps, un an après sa prise de fonction, Hollande  annonce finalement la tenue "d'une concertation sur le financement des retraites" 

Considérant la confiance qu'il inspire et même avec le soutien militant de la CFDT, le gouvernement socialiste dispose de marges de manœuvre particulièrement faibles. 
Sur quels leviers habituels va-t-il appuyer   
- repousser l’âge et allonger la durée de cotisations ?
- augmenter les cotisations ?
- ou baisser les pensions ?

Le pour et le contre

1- Retarder l'âge du départ à la retraite
C’est le scénario qui exigerait de la gauche le plus de courage. 
Mais en tête des cortèges en 2010, les socialistes étaient les premiers à faire du barouf contre le précédent gouvernement qui a pris la décision difficile et impopulaire - faute de consensus national - d'enterrer la retraite à 60 ans. Choisir cette option est donc désormais interdit au PS qui avait excellé dans l'aveuglement doctrinaire et la mauvaise foi. Comment la "gauche sociale" pourrait-elle maintenant reprendre à son compte les recommandations de l’organisation patronale qui milite depuis plusieurs années pour un recul de l’âge du départ à la retraite. 
Mardi 15 janvier, Laurence Parisot a encore appelé à la raison : "Tous nos voisins ont choisi, à l'horizon 2035 ou 2040, de reculer l'âge légal de départ à 66 ou 67 ans, a-t-elle expliqué. Nous devons lancer le débat sur des orientations claires à moyen terme et la question de l'âge légal devra être reposée".

2- Augmenter les cotisations
Le "président des bisous" trouverait la décision difficile à prendre. 
L’impact sur le pouvoir d’achat serait immédiat. Surtout, pour les entreprises et les salariés, d'autant plus qu'un effort de ce type a déjà été demandé aux mêmes en 2012. Pour financer l’extension du dispositif carrières longues promis par François Hollande, elles ont déjà subi une hausse. C’est à ce prix que l’engagement d’un retour à 60 ans pour les salariés ayant commencé tôt leur vie professionnelle a pu être honoré: si peu nombreux que soient les bénéficiaires, il a un coût....

Mardi 15 janvier, à l’occasion d’une séance de négociation sur le renflouement des retraites complémentaires, - une négociation se tient actuellement sur le sujet qui doit se terminer fin mars- la CGT a toutefois proposé de mettre en place une hausse modulée des cotisations en fonction de la part de la masse salariale dans la valeur ajoutée de l’entreprise.

3- Baisser ou geler les pensions
Le patronat est présenté comme le promoteur de cette option
Ce mardi 15 janvier, toujours lors de la négociation autour de l’AGIRC et l’ARRCO, le gouvernement a laissé venir le MEDF sur ce choix. Le méchant a évoqué la  troisième possibilité d'une revalorisation inférieure à l’inflation jusqu’en 2017. Si elle était adoptée, ce quasi gel générerait une économie de 780 millions d'euros pendant quatre ans. Les syndicats sont théoriquement contre cette mesure qui traduirait par une baisse du pouvoir d’achat des plus âgés, mais dans la pratique et devant l’urgence, certains hypocrites - dont la CFDT - pourraient cependant l’accepter, à condition toutefois que cette désindexation soit ...temporaire !

La nouveauté serait de ne pas soupçonner que le temporaire puisse durer

Ces dernières années, les obstructeurs avait toujours bloqué cette voie. 
En effet, Nicolas Sarkozy avait toujours refusé de toucher au pouvoir d’achat des retraités
La gauche pourrait donc briser ce tabou. 
Jérôme Cahuzac laisse entendre qu'il pourrait s'y résigner. Dans un entretien aux Echos, mardi 15 janvier, le ministre du budget a estimé qu'une décision de désindexation des retraites complémentaires par les partenaires sociaux serait un "élément d'appréciation très important" pour le gouvernement.

Selon Jérôme Cahuzac, elle pourrait inspirer le régime général. 
Sournois, le ministre du Budget prépare le terrain et a précisé que "rien n'est décidé aujourd'hui et rien ne le sera sans qu'une concertation approfondie soit menée, comme c'est du reste prévu sur ce dossier". Il n’empêche, le ministre socialiste a ouvert la brèche.

La presse militante fait valoir qu'une telle décision permettrait de réaliser une économie substantielle. 
Et de citer la Fondation IFRAP qui a chiffré qu’une sous-indexation (inflation moins un point) appliquée aux retraites de base (CNAV) permettrait de regagner entre 2 et 5 milliards d’euros (selon qu’on l’applique sur 2 ou 4 ans).


Les fonctionnaires se font stigmatiser par ceux qu'ils ont portés au pouvoir
Car la Fondation iFRAP, qui se veut indépendante, a été créée en 1985, dans les années Mitterrand, et la directrice de ce think tank, Agnès Verdier-Molinié, 
accuse le service public d'être le plus coûteux d'Europe, dénonce la façon des fonctionnaires, "descendants de Colbert et Vauban", de paralyser " tous les gouvernements depuis plusieurs décennies et conclut que "le lobby des fonctionnaires pousse notre pays vers un point de non-retour."


N'est-il pas étrange que le pouvoir socialo-écolo ressorte tout-à-coup l'IFRAP, en fonction des besoins quand on songe que la dame écrit : "C'est, paradoxalement, grâce à cette énarchie mais aussi grâce à un statut dont les principes ont été arrachés aux gaullistes par les communistes dans l'immédiat après-guerre que la fonction publique a en partie cessé d'être au service du public pour se mettre, parfois exclusivement, au service d'elle-même. Et ce, grâce au pouvoir que lui confère le fait d'être au centre de l'Etat, d'être devenue l'Etat, comme en témoignent les présidences et ministères de la Ve République." Et la CFDT d'applaudir ? Plus dans Le Figaro


La presse engagée alimente justement un débat sur l’égalité entre les générations et leur solidarité républicaine
En septembre dernier, la Cour des comptes estima d’ailleurs que "malgré la persistance de situations individuelles préoccupantes, il reste que contrairement à une idée reçue, les retraités sont [seraient ?] dans une situation globale en moyenne plus favorable que celle des actifs, notamment des plus jeunes" Voilà pourquoi, baisser les pensions pourrait s’avérer la moins mauvaise option pour les socialistes. CQFD ?

Des retraités nantis désignés à la vindicte populaire.
 
Avec des stigmates particuliers aux vieux fonctionnaires...
 Ils vont dérouiller !

dimanche 17 juin 2012

Un ado de 15 ans mis en examen pour le viol d'une octogénaire

La politique de prévention de Hollande va tout régler

La Garde des Sceaux visitant le tribunal pour enfants de Paris avec M° Pierre Joxe, 78 ans, ex-ministre de l’Intérieur, a annoncé la suppression du tribunal correctionnel pour mineurs mis en place  le 1er janvier 2012 (loi du 10 août 2011),
avant toute évaluation du dispositif. 
Cette annonce était espérée et attendue. "On doit se réjouir sans état d’âme de la voir survenir dès les premiers pas de Mme Taubira", lit-on dans Le Monde.

Un adolescent de 15 ans a été mis en examen pour le viol d'une femme de 83 ans
commis le 3 juin à Belsunce, dans le centre-ville de Marseille, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

Le Parquet de Marseille a requis l'incarcération dans un établissement pénitentiaire pour mineurs du "jeune homme", mis en examen notamment pour des faits de "viol sur personne vulnérable" et de "vol aggravé".

Il est soupçonné d'avoir suivi cette femme dans le hall de son immeuble, d'avoir forcé la porte de son domicile, de l'avoir violée et d'avoir dérobé plusieurs objets, avant de s'enfuir non sans arracher le fil du téléphone.


Connu des services de police pour des vols avec violence, le mineur aurait été confondu par des traces ADN retrouvées sur place. Plus sûrement, ce sont
les caméras de vidéo-protection qui ont permis aux enquêteurs d'identifier l'individu.


Le suspect avait dû déposer son profil génétique dans le fichier des autorités. Une fois le lien établi, les enquêteurs de la brigade des mœurs n’ont pas tardé à localiser l’adolescent, domicilié chez ses parents. 
Déscolarisé et décrit comme "désocialisé", le tout jeune suspect a fini par accepter de se rendre dans les locaux de la police, boulevard Schuman (2e), accompagné de son père. Mais les policiers, craignant une fuite soudaine, sont intervenus pour l’interpeller, alors qu’il s’approchait du commissariat. Lors de ses auditions, le jeune suspect aurait nié en bloc les premières accusations portées contre lui.

L'abaissement à 16 ans de la majorité pénale ne serait-il pas dissuasif ?


Il st à craindre que M'dame Taubira et le SM ne sont pas d'avis...

"L’annonce par la nouvelle garde des sceaux, Christiane Taubira, de la volonté gouvernementale de supprimer le tribunal correctionnel pour mineurs est une bonne nouvelle" (Le Monde du 21 mai 2012)

Le traumatisme de la victime n'entre pas en ligne de compte



Et si c'est un pédalo ?


La vieille dame est depuis sortie de l’hôpital. Mais son état psychologique reste extrêmement préoccupant. Elle a d’ailleurs préféré rejoindre des membres de sa famille en région parisienne pour tenter d’échapper aux terribles images qui hantent encore son esprit.
Son avocat, Eric Bellaïche, soulagé par l’arrestation, décrivait une famille anéantie : "Ce qui s’est passé, c’est un massacre humain, pour ma cliente, les enfants, les petits-enfants. Pour l’instant, il n’est pas question qu’elle revienne à Marseille. Ce que l’on redoute aujourd’hui c’est qu’on nous sorte un rapport psychiatrique et qu’on nous dise qu’il souffre d’un trouble psychologique, vu l’atrocité de l’acte."

vendredi 25 novembre 2011

Violeur à 11 ans d'une enfant de 6 ans

Identité masquée du criminel présumé, mais bientôt la photo de la victime avérée ?





Un violeur mineur n'est pas un adulte;

mais les violences aux femmes,

c'est à partir de quel âge ?





Initiation familiale et bizutage précoce


Identités masquées
La mère et la grande soeur, complices du criminel présumé, ont également été mise en examen: l'adulte est soupconnée d'avoir dissimulé des preuves pour protéger son fils et sa fille a participé à la neutralisation de la victime.

Le Parquet de Versailles vient d'ouvrir une enquête sur
une sordide histoire de viol entre mineurs. Un garçon de 11 ans est accusé d'avoir abusé d'une petite voisine de 6 ans avec l'aide de sa grande soeur, tandis que la mère aurait détruit des preuves et intimé le silence à la petite fille pour protéger son fils.
Tous les trois ont été mis en examen respectivement pour viol, complicité de viol, et non-dénonciation de crime sur mineur et destruction de preuves, selon Le Parisien qui révèle l'affaire.
La petite Sonia (identité maquillée) s'est tue pendant près d'un mois avant de raconter à sa mère le calvaire qu'elle a subi un mercredi après-midi de septembre, alors qu'elle jouait au pied des tours HLM d'un quartier de la Verrière, dans les Yvelines. Invitée par une amie à jouer à cache-cache, la fillette s'est retrouvée dans une chambre de l'appartement familial avec d'autres enfants. La petite fille explique que la grande soeur de son amie, âgée de ...12 ans, lui aurait alors attrapé les jambes et les bras pour l'empêcher de se débattre, pendant que son frère Johnny (prénom modifié), 11 ans, la frappait. Il l'aurait ensuite déshabillée et violée.

Pendant ce temps, la mère de Sonia, inquiète de ne plus voir sa fille au pied de l'immeuble, s'est rendue chez l'amie de son enfant.
Une des soeurs du DSK en herbe lui a ouvert et dit que la fillette regardait un DVD avec son frère et ses autres soeurs. Selon le récit de la fillette, la mère de Johnny, consciente de ce qui s'était passé dans la chambre, aurait jeté une partie de ses vêtements, puis l'aurait lavée en lui intimant de ne rien raconter sous peine de représailles. De retour chez elle, Sonia s'est plainte de maux de ventre, et a expliqué à sa mère que Johnny lui avait donné un coup de poing.

De la prévention plutôt que des sanctions éducatives ?

La mère de Sonia a déposé plainte le 24 octobre. Des examens gynécologiques ont confirmé que la petite fille avait bien été violée.
Interrogé jeudi par la police, Johnny a partiellement reconnu les faits. Sa mère et sa soeur ont quant à elles nié en bloc s'être rendues complices de l'agression. Les deux enfants ont été placés dans un foyer tandis que la mère de famille est sous contrôle judiciaire.

Selon Le Parisien, Johnny était déjà suivi par un juge pour des faits de violence dénoncés par les services sociaux.
Ses soeurs ont elles été violées par un oncle.
Lien PaSiDupes: Agnes assassinée par laxisme des institutions, idéologues, juges et experts

Un être humain ne peut être un monstre
Et un enfant, un petit ange...
S'il est reconnu coupable, le garçon de 11 ans ne risque pas de peine d'emprisonnement car, si sexuellement mature qu'il soit, "il n'a pas du tout le discernement d'un adulte", explique Jean-Pierre Rosenczveig, président du tribunal pour enfant de Bobigny, qui considère sans doute que la maturité arrive avec l'âge adulte comme un don de la société. " À partir de 13 ans, la loi autorise le prononcé de peines contre les enfants, mais recommande le plus souvent possible de ne pas le faire".

Comme Mathieu, le violeur et assassin d'Agnès en Haute-Loire, Johnny encourt par contre des mesures éducatives, "comme le placement dans un internat ou le suivi par un éducateur", ou des sanctions éducatives plus sévères ! Ces dernières engloblent l'interdiction de fréquenter une personne ou un lieu et l'obligation d'être suivi par un psychiatre.

Les éducateurs de Mathieu avaient déjà été aveugles sur son cas
Lien PaSiDupes : A propos d'une marche blanche de plus et de trop Et les juges idéologues avec eux...

Comme la presse militante.
L'identité de la victime, Agnès Marin (ci-dessus), est sur la place publique, mais celle de Mathieu, l'assassin, est 'secret judiciaire'.



dimanche 20 novembre 2011

Le mineur a avoué le viol et le meurtre de l'adolescente

Mathieu assume froidement la récidive et la préméditation

Une plaque commémorative fixée à un mur de l'établissement
a été dévoilée avec la mention :
"Les habitants du Chambon et les élèves du collège Cévenol
en hommage affectueux à Agnès Marin,
décédée le 13 novembre 2011 à l'âge de 13 ans"

Tandis que le suspect mis en examen pour assassinat et viol était écroué, le procureur, très réservé, a fait un point partiel sur l'enquête...

L'autopsie d'Agnès, l'adolescente disparue en Haute-Loire dont le corps carbonisé a été retrouvé deux jours plus tard dans un bois, à trois kilomètres de l'établissement scolaire où elle était en internat, n'a pas encore eu lieu, mais déjà, à partir des premières constatations et des aveux partiels du suspect, lui aussi pensionnaire du Collège Cévenol mixte de Chambon-sur-Lignon, le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat, a pu affirmer que l'adolescente de 13 ans a été violée, et que sa mise à mort avait été préméditée.

Notamment par égard pour les parents de la victime avec lesquels il venait de s'entretenir pendant une heure,le procureur s'est refusé à détailler quoi que ce soit lors d'une conférence de presse en fin d'après-midi, mais il a toutefois indiqué que l'adolescente avait été tuée de façon "atroce". Relancé avec insistance sur la question du mode opératoire, le magistrat n'a pas été plus disert, mais il a répété que la jeune fille a été "tuée de façon extrêmement violente et brutale".

Pour preuve que le meurtre avait été planifié, le procureur a souligné que Mathieu, un mineur de 17 ans, s'était muni la veille du crime de divers "objets" dans la perspective de sa "promenade aux champignons" avec la victime. Mais à cet égard aussi, le procureur s'est montré très discret. Gardé à vue depuis jeudi, l'assassin présumé a conduit les enquêteurs sur le site où se trouvait le corps.

Le jeune assassin est un récidiviste

M. Coquillat a apporté des éclaircissements sur la personnalité et le parcours du suspect, qui a reconnu avoir violé, tué et brûlé la jeune fille, mais qui pour l'heure n'a pas expliqué son geste, ou du moins qui a tenu aux enquêteurs des propos peu crédibles à ce sujet.

" Il a reconnu en partie les faits, sans s'expliquer sur ses motivations pour l'instant... Les aveux sont évolutifs: il a fait de très longues déclarations depuis la dénégation totale jusqu'aux aveux partiels, mais il n'a pas fourni d'explications cohérentes sur les faits ", a déclaré le magistrat.

Entre autres informations approximatives qui avaient circulé, le procureur de Clermont a précisé la situation judiciaire du pervers de dix-sept ans, mis en examen pour "assassinat" et "viol".

Contrairement à ce qui a pu être dit, il n'a jamais été condamné pour agression sexuelle, vu qu'il n'a jamais été jugé, ou du moins pas encore, mais il avait bien été mis en examen dans le Gard, accusé du viol d'une camarade de classe en août 2010. Les circonstances de cette affaire sont assez similaires, à la différence notable que la précédente victime avait été épargnée, a insisté le procureur à deux reprises.

Des aberrations

Un loi laxiste favorable aux délinquants mineurs de 18 ans

Après quatre mois de détention provisoire, Le jeune suspect avait été relâché, dans l'attente d'un éventuel procès, puisque les experts l'ont déclaré ré-insérable et qu'en tout état de cause la loi protège les mineurs de cet âge, quelle que faute qu'ils aient commise: un assassin présumé mineur ne peut donc être mis hors d'état de nuire. Il faisait toutefois l'objet d'un contrôle judiciaire strict, lui interdisant notamment de se rendre dans le Gard, lui imposant un suivi psychiatrique, et la scolarisation dans un internat. Si "strict" que l'internat de placement était ...mixte !

Un établissement huppé
Le collège-lycée de Chambon-sur-Lignon, la pension est très chère, les activités multiples et les libertés inimaginables: son réglement intérieur et ses méthodes éducatives progressistes, en milieu ouvert et mixte, de surcroît, auraient dû sembler inadaptés à tout adulte sensé. Le directeur, au moins lui, qui était au courant de sa situation, a accepté de prendre le risque de son inscription et de l'expositions des mineurs des deux sexes placés sous sa responsabilité.

" La fois précédente, les circonstances étaient identiques. C'était la même chose sauf que la victime est restée en vie... Il avait un contrôle judiciaire strict qu'il respectait. Il était suivi par un psychiatre au Puy-en-Velay, et par un psychologue en visite dans l'établissement " scolaire même ", a précisé le procureur.

Un faisceau d'aberrations, de négligences et d'incompétences

Tout prête à la polémique sur la question de la récidive et d'un éventuel manque de suivi judiciaire,
Non sans légèreté, un expert lâche que la " psychiatrie n'est pas une science exacte ", le magistrat martelle que l'adolescent, arrivé en novembre 2010 au lycée-collège privé, a été jugé "adaptable" et "réinsérable" par les experts de Nîmes, qui ne voyaient pas en lui de "dangerosité". La profession a-t-elle une quelconque raison d'être si le juge ne peut se fier à elle, si pontifiante soit-elle ?

Interrogé sur les éventuelles addictions du suspect, le procureur a indiqué que selon ses dires, l'adolescent fumait sans doute du haschich à l'occasion, mais que fondamentalement, concernant son "problème de stupéfiant", il aurait été sevré il y a un an, lors de son passage en maison d'arrêt (si destructives soient-elles) et qu'il ne consommait pas particulièrement d'alcool. Vive l'internat, le suivi psychologique et l'éducation ouverte !

Bref, apparemment RIEN ne permettait de craindre le drame, en tout cas pas le contexte familial et social du tueur présumé, un père enseignant, une mère comptable et deux soeurs, des gens "normaux", selon le mot du procureur.

Quoi qu'il en soit, vu la gravité des faits, l'excuse de la minorité ne tient plus. Si ce mineur devait être jugé pour cette affaire et reconnu coupable, le suspect devrait au laxisme de son encadrement d'être finalement incarcéré et condamné à ne peine de réclusion "à perpétuité".

dimanche 20 février 2011

'Bunga bunga' à Marseille: un ado prostituait des mineures

Faut-il abaisser l'âge pénal à 16 ans ?

Un jeune chef d'entreprise ?

Depuis près de deux ans, un jeune défavorisé combattait la misère en prostituant trois mineures, âgées de quinze à dix sept ans.

Agé aujourd'hui de 17 ans, le jeune proxénète a reconnu les faits lors de sa garde à vue devant les policiers de la Sûreté départementale des Bouches-du-Rhône.
Des enseignants ont sans doute contrarié le projet professionnel du jeune homme. Suivait-il assidûment les cours du collège, puis du lycée?

Plus belle la vie
La police répressive ne lui a pas laissé sa chance.
Cet adolescent de dix-sept ans a en effet été arrêté dans le quartier de la Belle de Mai (3e arrondissement) tout proche de la gare Saint-Charles à Marseille, pour proxénétisme.


A la Belle de Mai, 33,71% de la population est bénéficiaire de la CMU-C. C'est aussi le lieu d'implantation de LCM, la chaîne marseillaise de télévision et de tournage des épisodes de la série télévisée Plus belle la vie (France 3).

"Si t'as pas une Rolex à 50 ans, t'as raté ta vie" (Séguéla)
Le jeune entrepreneur vivait sans afficher un train de vie particulier. Il a été écroué vendredi à l'établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) de la Valentine (11e arrondissement). La période de sûreté n'est pas applicable aux mineurs. Un juge lui accordera une réduction, puis un autre, un aménagement de peine: le jeune marseillais n'a donc pas encore raté sa vie ...


Ah, l'amour !
Le délit a été découvert au début du mois quand une brigade anticriminalité (BAC) a contrôlé l'une des jeunes prostituées sur un boulevard circulaire de la ville. Le réseau démarchait également par internet via un site qui a été identifié par la brigade des moeurs.
Les adolescentes ont reconnu subir «de temps en temps» des violences de leur souteneur, mais ont raconté avoir agi par amour.
(ci-contre, Zahia, la jeune mineure et cadeau d'anniversaire de Bilal Yusuf Mohammed Ribéry)

L'âge pénal

Le sénateur UMP de l'Essonne, Serge Dassault, souhaite modifier l'ordonnance de 1945 et devrait déposer une proposition de loi pour abaisser l'âge pénal à 16 ans.
VOIR le SONDAGE PaSiDupes en colonne de droite (prochainement).
(ci-contre, cette jeune mineure marocaine, l'escort girl de Berlusconi)

A 13 ans, un jeune ado braqua une épicerie, en décembre dernier:
lien PaSiDupes

lundi 11 octobre 2010

La retraite à 20 ans ! Et la solidarité inter-générationnelle, alors ?

Les jeunes étaient dans la rue. Mais quels jeunes ?
Causeur
a publié cet article, le 6 octobre 2010:

Une première ! Cette fois-ci, la manif contre la réforme des retraites a été convoquée un samedi. Pour les syndicats son bilan est positif : la mobilisation, disent-il s’est élargie avec succès aux familles et aux jeunes. Contents d’eux, ils estiment pouvoir s’approprier l’argument central de la réforme des retraites du gouvernement, la solidarité intergénérationnelle, pour légitimer leur contestation. Et c’est vrai, ce samedi, toutes les générations étaient représentées dans le cortège parisien. Des parents avec les poussettes jusqu’aux retraités en passant par les quinquas syndiqués, tous ont défilé dans une chaleur fusionnelle.

Et puis, il y a cette catégorie approximative, les jeunes. Ils sont là, eux aussi. Ces jeunes, qui jusque là étaient restés à l’écart du mouvement social, sont propulsés au-devant de la scène par les syndicats. Plus question de rester en retrait des retraites car « La retraite, c’est une affaire de jeunes » martèlent les organisations d’étudiants. Ce qui laisse songeur… Les jeunes militent pour la fin de leur vie active alors qu’ils ne l’ont même pas encore entamée, voilà qui est encourageant. La relève est assurée… Penser à l’après-travail et non au travail lui-même. Penser au retrait du monde et non à sa transformation, vouloir le quitter, ventre à terre, avant même de tenter de le conquérir tambour battant, quelle force de caractère pour cette génération que l’on dit « sacrifiée ». [La génération montante ? L'espoir de la nation ?]

En réalité, ils assument pleinement leur rôle de martyrs. C’est leur philosophie fataliste qui domine. Il faut les voir à l’œuvre. Comme pour chaque conflit social, ils sacrifient leurs études [et leurs bourses!] pour aller s’agiter dans la rue, dans cette rue qu’ils prennent pour une fête à thème [dommage collatéral de la fête de la musique...]. Mais leurs T-shirts à l’effigie du Che dissimulent mal leurs âmes conservatrices et apeurées. Ils jouent aux protestataires mais prônent le statu quo.

Un mois à peine après la rentrée, des ados en colère commencent à bloquer leurs lycées. Les étudiants syndiqués préparent les assemblées générales et les futurs blocages des facs. Et tous se voient déjà rejouer le scénario gagnant de 2006 qui avait enterré le Contrat Première Embauche (CPE)1 du gouvernement Villepin. [Les syndicats les assurent que l'Histoire se répète] CPE qui, en passant, manque cruellement aujourd’hui.

Le CDD, idole des jeunes

A les voir défiler, on ne peut que se demander où sont passés les jeunes diplômés ?
Car au final, parmi tous les jeunes, ce sont eux qui sont les plus légitimes pour prendre la parole. Ce sont eux qu’on devrait entendre, qui devraient crier leur incompréhension face à un gouvernement, qui avait pourtant fait campagne sur la revalorisation du travail et la méritocratie. Ce sont eux, ces plus de 25 ans, qui ont effectué un parcours sans faute, suivi de bonnes études, et ne demandent qu’à être insérés dans la vie active. Ce sont eux qui ont accumulé des diplômes toujours de plus en plus spécifiques pour coller au mieux à la logique des recruteurs. Ce sont eux qui ont additionné des stages espérant à chaque fois que le dernier se transforme en un malheureux CDD, ou si ce n’est pas le cas, en priant le ciel de pouvoir les revendre comme une expérience professionnelle alors même que ces stages ne sont reconnus comme tels ni par les employeurs ni par le Pôle Emploi. Où donc est la logique dans tout ça ? Oui, les grands perdants du projet de loi, ce sont bien ces jeunes diplômés, sans emploi et invisibles car non comptabilisés dans les chiffres du chômage puisqu’ils n’ont jamais « travaillé » en tant que salariés.

Ce sont eux qui auraient dû défiler samedi pour protester non pas contre le report de l’âge légal de départ à la retraite, mais contre le report de l’âge réel d’entrée dans la vie active.
En s’attaquant bille en tête au chômage, Nicolas Sarkozy aurait été cohérent avec ses promesses électorales [si on fait abstraction de la crise économique internationale et de la dette publique accumulée]. En faisant de la retraite sa réforme-phare, il plonge le pays dans la déprime généralisée.

Mais la déprime n’a pas fait de victime samedi. La Nuit Blanche a remplacé le Grand Soir.

=> (Il faut rappeler que le CPE était un CDI, certes assorti d’une période d’essai de deux ans mais où le mérite au moins pouvait encore être reconnu. Son abandon a été le début de la fin. En donnant plus de souplesse aux entreprises, il aurait permis d’embaucher plus facilement et aurait évité que les jeunes diplômés ne se retrouvassent sans rien après leur stage de fin d’études.)

jeudi 16 septembre 2010

La retraite: le point sur ce qui a changé

L'après 15 septembre 2010

Voici les principales mesures du projet de loi sur les retraites, adopté mercredi 15 septembre en première lecture par l'Assemblée nationale.

AGE LEGAL
Le recul à 62 ans, à l'horizon 2018, de l'âge légal de départ à la retraite est la mesure phare du projet du gouvernement. L'âge légal de départ augmentera donc progressivement de quatre mois par an, à compter du 1er juillet 2011. La première génération concernée par ce relèvement progressif est celle née après le 1er juillet 1951. L'âge du taux plein (âge auquel est annulée la décote même si la durée de cotisation nécessaire n'est pas atteinte) sera relevé progressivement de 65 à 67 ans de 2016 à 2023.

DUREE DE COTISATION
La durée de cotisation pour une retraite à taux plein est actuellement de 40,5 ans et aura atteint 41 ans en 2012. Il est prévu dans le projet qu'elle passe à 41 ans et trois mois à partir de 2013.

PENIBILITE
Les salariés qui, du fait d'une situation d'usure professionnelle constatée, ont un taux d'incapacité physique supérieur ou égal à 20 % pourront continuer à partir à la retraite à 60 ans ; entre 10 % et 20 %, certains le pourront aussi, mais sous condition. Il faudra que l'assuré apporte la preuve qu'il a bien été exposé à des facteurs de risques professionnels et qu'il reçoive l'aval d'une commission. L'impact de la mesure devrait concerner 30.000 personnes sur quelque 700.000 qui partent en retraite chaque année. Le dispositif est étendu aux agriculteurs.
Les salariés occupant des postes de travail pénibles pourront bénéficier d'allègement de charge du travail ou de compensation de la charge dans le cadre d'accords collectifs de branche. Les salariés pourront bénéficier de ce dispositif s'ils ont cumulé deux facteurs de pénibilité, pendant une durée définie par l'accord collectif.

CARRIERES LONGUES
Le dispositif, créé en 2003, permettant un départ anticipé à la retraite avant l'âge légal sous réserve d'avoir une durée de cotisation de deux ans supérieure à celle requise pour le taux plein est reconduit. Il est élargi à ceux qui ont commencé à travailler à 17 ans. L'âge minimal de départ autorisé passe de 56 à 58 ans pour ceux qui ont commencé à travailler à 14 ans, mais la transition vers ces nouvelles règles a été atténuée pendant l'examen de la réforme.
Les études longues sont pénalisées...

FONCTION PUBLIQUE
Un alignement du taux de cotisation retraite des fonctionnaires sur celui du privé (passage de 7,85 à 10,55 %), étalé sur 10 ans, est prévu. La réforme prévoit la fin en 2012 du dispositif qui permet aux fonctionnaires parents de trois enfants et disposant de 15 ans de service de partir à la retraite à l'âge de leur choix.

NOUVELLES RECETTES
Le gouvernement compte apporter environ 4 milliards d'euros par an de recettes nouvelles au système de retraite. Il s'agit notamment d'un nouveau prélèvement sur la dernière tranche de l'impôt sur le revenu et les plus-values de cessions, d'une hausse des prélèvements sur les stock-options et les retraites-chapeaux, ou encore d'un nouveau mode de calcul des allègements de charges moins favorable aux entreprises.

EGALITE HOMMES/FEMMES
Les entreprises d'au moins 50 salariés pourront être sanctionnées financièrement (un pour cent de la masse salariale) à compter du 1er janvier 2012 si elles n'ont pas signé d'accord ou de plan d'action destiné à résorber les écarts salariaux hommes-femmes.

RETRAITE PAR CAPITALISATION
La moitié des sommes perçues par un salarié au titre de la participation aux résultats de l'entreprise est, sauf avis contraire dudit salarié, obligatoirement versée sur le plan d'épargne pour la retraite collectif (Perco). Possibilité pour un salarié d'alimenter de façon individuelle les fonds d'épargne retraite en entreprise. Sortie sous forme de capital, limité à 20 %, désormais autorisée pour le Perp (contrat d'assurance individuel), alors qu'aujourd'hui, seule la forme de rente viagère est possible.

mercredi 15 septembre 2010

L'opposition lance ses militants contre le Palais Bourbon

Les manifestants tentent de faire pression sur les élus de la nation
Allez, on se sert bien, pour la photo !

La gauche tente de mobiliser la rue contre les élus


La CGT et la FSU, FO et la CFDT, la CFTC CGT et la CFTC, l'UNSA et la CFE-CGC et les révolutionnaires de Solidaires/Sud ont rassemblé leurs manifestants place de la Concorde, face à l'Assemblée Nationale, entre la place de la Concorde et les quais de Seine, pour exiger un retrait pur et simple du projet de loi.

Les opposants à l'exercice de la démocratie ont été empêchés de s'approcher du Palais Bourbon pour préserver la sérénité du vote des députés. Ils avaient déployé une grande banderole blanche de 10 mètres sur 3, où on pouvait lire: " Messieurs et mesdames les députés, ne votez pas, cette réforme est injuste ".Une agitation inutile pour une cause perdue

Cette manifestation d'intimidation a fort peu mobilisé par rapport à celle du 7 septembre et les chiffres ne sont pas encore publiés: quelques milliers de salariés, de militants syndicaux et de retraités.

Les organisations syndicales ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation nationale le 23 septembre, souhaitant une grève générale interprofessionnelle après celle du 7 septembre.

Divisée, la gauche n'en continue pas moins d'agiter le pays

A l'heure où par 329 voix pour et 233 contre, le Parlement adoptait la loi de passage de l'âge de départ à la retraite de 60 à 62 ans,

un responsable syndical FO a expliqué que la seule solution était "un retrait inconditionnel" du texte qui prévoit le report de 60 à 62 ans de l'âge de départ en retraite. S'exprimant sur une tribune installée à l'entrée du pont menant à l'Assemblée nationale, à la différence du PCF, il n'a pas combattu le projet socialiste qui accepte les baisses inévitables du niveau des pensions.

Les anti-parlementaires ne se lassent pas

=> D'un côté le Parti socialiste, par la voix de l'ancienne candidate à la présidence, Sa Cynique Majesté Royal a solennellement promis la semaine passée à la télévision que le PS entend - malgré le risque de paupérisation qu'il fait peser sur les pensions de retraite - néanmoins maintenir le droit à la retraite à 60 ans s'il revenait aux affaires dans 2012.
=> Mais le responsable FO a également précisé qu'il ne "faisait pas confiance à ceux qui promettent le retrait de la réforme en 2012".

Seront-ils pourtant « tous ensemble ! » le 23 septembre à bloquer l'économie du pays,
comme ils ont tenté de bloquer le débat parlementaire ?

La majorité silencieuse, muselée par la plupart des organes de presse, sera AU TRAVAIL JEUDI PROCHAIN.

jeudi 17 juin 2010

Réforme des retraites : les infirmières sont plutôt bien soignées

Elles renoncent à la retraite à 55 ans pour être mieux payées

Intox du journal L'Humanité qui titrait brutalement, début 2010:
« Infirmières : Bachelot leur vole leurs retraites » et ajoutait:
« Roselyne Bachelot veut prolonger le travail des personnels infirmiers jusqu’à soixante ans. »

Pourtant, en avril 2010, une faible majorité d'infirmières hospitalières qui se sont exprimées (40%) accepteraient de travailler jusqu'à 60 ans, au lieu de 55 ans, pour gagner plus, 37% s'y refusant, selon un sondage BVA commandé par le ministère de la Santé et publié jeudi.
Ce pourcentage est de 50% pour les infirmières âgées de moins de trente ans
; 26% d'entre elles préfèrent conserver leur système actuel.

Le projet de réforme

Les infirmières hospitalières, dont le régime de retraite a été modifié par une loi en cours d'adoption au parlement, bénéficieront, pour certaines, d'une dérogation pour partir à 60 ans, au lieu de 62 ans, selon le projet de réforme des retraites du gouvernement.
La loi sur le dialogue social dans la Fonction publique, qui devrait être définitivement adoptée la semaine prochaine par l’Assemblée nationale et le Sénat, a prévu une disposition très controversée, qui modifie le régime de retraite des quelque 270.000 personnels infirmiers de l’hôpital public, essentiellement féminin.
Les infirmières faisaient jusqu’à présent partie des catégories actives de la fonction publique, c’est-à-dire ces métiers jugés pénibles ou dangereux, qui permettent de partir plus tôt à la retraite, à 55 ans.
Mais selon la nouvelle loi, les infirmières actuellement en poste, devront individuellement choisir, à partir du mois d’août 2010, entre une meilleure rémunération – l’équivalent à peu près d’un treizième mois – pour un départ à la retraite à l’âge légal (actuellement 60 ans) et une revalorisation bien moindre si elles maintiennent leur droit à la retraite à partir de 55 ans.

Or, la réforme des retraites à venir prévoit de repousser l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans.

  • Mais « pour ne pas appliquer les règles de façon trop brutale » aux infirmières qui auront fait le "bon" choix de s’aligner sur l’âge légal, leur âge de départ restera à « 60 ans et pas 60 ans plus 2 ans », a expliqué le 16 juin le secrétaire d’Etat Georges Tron. Les nouvelles infirmières n’auront, elles, pas le choix : les nouvelles règles de départ à 62 ans s’appliqueront à elles.

  • Quant à celles qui auront fait le choix de rester en catégories actives pour pouvoir partir en retraite anticipée, elles ne pourront le faire qu’à 57 ans (et non plus à 55 ans), puisque la réforme des retraites prévoit de repousser de deux ans toutes les limites d’âges actuelles.

    Autres bénéficiaires du projet: jeunes, femmes, agriculteurs

    Les jeunes en situation précaire bénéficieront de trimestres validés supplémentaires lorsqu'ils sont au chômage non indemnisé.

    L'indemnité journalière perçue pendant le congé maternité entrera désormais dans le salaire de référence servant de support au calcul des retraites.

    Les agriculteurs se voient octroyer le minimum vieillesse (709 euros pour un célibataire).