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dimanche 5 février 2012

Le candidat Hollande n'a pas la cote à la City de Londres

La démagogie de Hollande contre la finance fait l'unanimité contre lui



Hollande, déterminé
ou velléitaire grotesque ?
Il inquiète aussi la City




Les propositions de Hollande relatives au monde de la finance ne plaisent pas non plus outre-Manche

Le candidat socialiste y est vu comme un radical "mû par la haine du capital et des marchés financiers".

Une fois de plus, David Cameron, conservateur, et Boris Johnson, le maire travailliste de Londres, doivent composer avec les tensions provoquées Outre-Manche par le flibustier de la course à la présidence qui a menacé de saborder le plan de sauvetage économique de l'UE et de torpiller la City.

Dans sa tentative de séduction de la gauche du PS
Le socialiste François Hollande a publié un projet dans lequel il déclare la guerre aux services financiers et promet de jeter aux oubliettes le traité fiscal de l'UE (censé introduire plus de discipline budgétaire), qui doit être approuvé lors du sommet européen du 30 janvier.

Le Premier ministre, le maire de Londres et les chefs d'entreprise britanniques, horrifiés par les projets de Hollande, affirment qu'ils risquent de porter atteinte aux centres financiers. Johnson l'a accusé de "vindicte politique".

Le 26 janvier, le candidat socialiste a présenté un manifeste en 60 points qui prévoit entre autres d'augmenter la tranche supérieure de l'impôt sur le revenu, d'abaisser l'âge de la retraite à 60 ans, de plafonner les primes, d'abolir les stock-options et de renforcer le secteur public. S'engageant à effacer ce qu'a fait Nicolas Sarkozy, il a promis d'engager 20 milliards d'euros de nouvelles dépenses publiques d'ici à 2017, de créer 60 000 postes dans l'Education et 150 000 emplois subventionnés pour les jeunes.

Le secteur de la finance est sa cible principale
Il évoque une sur-taxation de 15 % des bénéfices des banques, l'interdiction des produits financiers "toxiques" et la mise en place rapide d'une taxe sur "toutes les transactions financières".

Boris Johnson déclare : "Je ne veux pas me mêler de la politique intérieure française, mais nous tenons à éviter que les Français ne commettent une erreur qui porterait tort à l'économie britannique. Il est essentiel qu'un élément vital du secteur britannique des services ne soit pas endommagé pour des questions de vindicte politique à court terme."

D'après Cameron, toute mesure visant à imposer une taxe sur les transactions financières, dite "taxe Robin des Bois", serait de la "folie pure". La fiscalisation des transactions financières compromettrait la croissance et mettrait en danger des centaines de milliers d'emplois, ajoute-t-il.

Les principaux acteurs de la City se demandent cependant si la rhétorique électorale de Hollande est effectivement destinée à se concrétiser. Terry Smith, directeur général du courtier Tullet Prebon, commente : "Selon moi, certaines des propositions de Monsieur (sic) Hollande sont tout à fait raisonnables, en particulier la séparation entre banques des particuliers et banques d'investissements. Mais sachant qu'il a déclaré que le monde de la finance était son ennemi, je le soupçonne d'être mû par la haine du capital et des marchés financiers."

jeudi 16 septembre 2010

La retraite: le point sur ce qui a changé

L'après 15 septembre 2010

Voici les principales mesures du projet de loi sur les retraites, adopté mercredi 15 septembre en première lecture par l'Assemblée nationale.

AGE LEGAL
Le recul à 62 ans, à l'horizon 2018, de l'âge légal de départ à la retraite est la mesure phare du projet du gouvernement. L'âge légal de départ augmentera donc progressivement de quatre mois par an, à compter du 1er juillet 2011. La première génération concernée par ce relèvement progressif est celle née après le 1er juillet 1951. L'âge du taux plein (âge auquel est annulée la décote même si la durée de cotisation nécessaire n'est pas atteinte) sera relevé progressivement de 65 à 67 ans de 2016 à 2023.

DUREE DE COTISATION
La durée de cotisation pour une retraite à taux plein est actuellement de 40,5 ans et aura atteint 41 ans en 2012. Il est prévu dans le projet qu'elle passe à 41 ans et trois mois à partir de 2013.

PENIBILITE
Les salariés qui, du fait d'une situation d'usure professionnelle constatée, ont un taux d'incapacité physique supérieur ou égal à 20 % pourront continuer à partir à la retraite à 60 ans ; entre 10 % et 20 %, certains le pourront aussi, mais sous condition. Il faudra que l'assuré apporte la preuve qu'il a bien été exposé à des facteurs de risques professionnels et qu'il reçoive l'aval d'une commission. L'impact de la mesure devrait concerner 30.000 personnes sur quelque 700.000 qui partent en retraite chaque année. Le dispositif est étendu aux agriculteurs.
Les salariés occupant des postes de travail pénibles pourront bénéficier d'allègement de charge du travail ou de compensation de la charge dans le cadre d'accords collectifs de branche. Les salariés pourront bénéficier de ce dispositif s'ils ont cumulé deux facteurs de pénibilité, pendant une durée définie par l'accord collectif.

CARRIERES LONGUES
Le dispositif, créé en 2003, permettant un départ anticipé à la retraite avant l'âge légal sous réserve d'avoir une durée de cotisation de deux ans supérieure à celle requise pour le taux plein est reconduit. Il est élargi à ceux qui ont commencé à travailler à 17 ans. L'âge minimal de départ autorisé passe de 56 à 58 ans pour ceux qui ont commencé à travailler à 14 ans, mais la transition vers ces nouvelles règles a été atténuée pendant l'examen de la réforme.
Les études longues sont pénalisées...

FONCTION PUBLIQUE
Un alignement du taux de cotisation retraite des fonctionnaires sur celui du privé (passage de 7,85 à 10,55 %), étalé sur 10 ans, est prévu. La réforme prévoit la fin en 2012 du dispositif qui permet aux fonctionnaires parents de trois enfants et disposant de 15 ans de service de partir à la retraite à l'âge de leur choix.

NOUVELLES RECETTES
Le gouvernement compte apporter environ 4 milliards d'euros par an de recettes nouvelles au système de retraite. Il s'agit notamment d'un nouveau prélèvement sur la dernière tranche de l'impôt sur le revenu et les plus-values de cessions, d'une hausse des prélèvements sur les stock-options et les retraites-chapeaux, ou encore d'un nouveau mode de calcul des allègements de charges moins favorable aux entreprises.

EGALITE HOMMES/FEMMES
Les entreprises d'au moins 50 salariés pourront être sanctionnées financièrement (un pour cent de la masse salariale) à compter du 1er janvier 2012 si elles n'ont pas signé d'accord ou de plan d'action destiné à résorber les écarts salariaux hommes-femmes.

RETRAITE PAR CAPITALISATION
La moitié des sommes perçues par un salarié au titre de la participation aux résultats de l'entreprise est, sauf avis contraire dudit salarié, obligatoirement versée sur le plan d'épargne pour la retraite collectif (Perco). Possibilité pour un salarié d'alimenter de façon individuelle les fonds d'épargne retraite en entreprise. Sortie sous forme de capital, limité à 20 %, désormais autorisée pour le Perp (contrat d'assurance individuel), alors qu'aujourd'hui, seule la forme de rente viagère est possible.

mercredi 28 octobre 2009

La Poste: boycottons le calendrier des postiers

Les usagers, otages de la CGT et SUD-PTT, se rebiffent !
Aujourd'hui, défendons La Poste contre elle-même
Des forces intérieures maléfiques poussent La Poste au suicide.

Devant certains bureaux de poste, les grévistes conservateurs ont distribué des tracts aux usagers, les invitant parfois à s'opposer au changement de statut de l'entreprise publique. A Martigues (lien PaSiDupes), ville communiste des Bouches-du-Rhône, un gréviste de la faim est au coeur d'un bras de fer que SUD-PTT a lancé contre la direction. Et depuis plusieurs semaines, les colis restent en souffrance et le courrier n'est plus distribué que deux fois par semaine. La colère monte dans la population.
Les syndicats à l'origine des mouvements divers, qui représentent 95% du personnel (singulièrement la CGT communiste et SUD-PTT trotskiste), sont soutenus par plusieurs partis politiques de gauche dont le PS, diverses associations -Attac, DAL (Droit au Logement, quel est le rapport?), etc.- et la FSU des enseignants de gauche qui sont de tous les conflits sociaux. Tous ont lancé un appel collectif pour un débat public sur La Poste et un référendum sur le service public postal. Ils se sont prêté à la mascarade de la « votation citoyenne » (autre lien PaSiDupes) qui a d'ailleurs discrédité le mouvement.(Lire PaSiDupes)

  • A force d'auto-mutilations au fil des mouvements, des journées d'action et des grèves, le service public n'est pas en état de subir les assauts de la concurrence européenne.
    "Oui au service public, non au service à fric !", a-t-on un jour entendu crié par des manifestants à Tours en 2008. Mais ce 'fric' n'est pas pas la propriété des syndicats, ni même de La Poste: c'est le nôtre et nous voulons qu'il soit bien géré plutôt que jeté dans le Rhône par des grévistes, avec les sacs postaux!
  • Les obstacles dressés par la gauche oblitèrent l'avenir de La Poste face aux entreprises européennes concurrentes, mais aussi dans sa capacité à leur faire concurrence sur leurs propres territoires.
    Bien que favorables au traité européen, le PS et le MoDem jouent un double-jeu. Ils reconnaissent d'une part que l'Union européenne a voté l'ouverture des services postaux européens à la concurrence, mais participent d'autre part à la désinformation du PCF et des syndicats CGT et SUD, entre autres.

    Cette manipulation de l'opinion par la gauche est multiface

  • L'intox langagière

    =>
    L'opposition s'entête à employer le terme mensonger de 'privatisation', alors que celui de capitalisation serait plus honnête. Le changement de statut de La Poste en Société anonyme n'est nullement l'occasion de « casser » le service public. L'endettement de La Poste et la concurrence européenne nécessitent une ouverture du capital, mais l'Etat ne fait pas appel à des fonds privés, comme l'affirme la propagande mensongère de la gauche. L'Etat garde en effet le contrôle du service public de La Poste en faisant entrer dans son capital la Caisse des Dépôts et Consignations.
    Il s'agit d'une institution financière publique française créée en 1816. Placée sous le contrôle direct du Parlement, elle exerce des activités d'intérêt général pour le compte de l'État et des collectivités territoriales, mais elle a aussi des activités concurrentielles. Sa devise est « Foi publique ».

    => Sans ostentation, Libération admet la manipulation.
    « Vieux mythe français », La Poste « totem français: l’attachement au service public, cette incarnation de la République. Qu’on le pense menacé et les Français se hérissent: l’intelligence [le mensonge] du "Comité contre la privatisation de La Poste", qui proclamera la suite du combat aujourd’hui à 18 heures, a été de le montrer.» Le mensonge érigé en vertu...

  • L'intox médiatique

    =>
    Le mardi 22 octobre 2009, le porte-parole du NPA et une cinquantaine de postiers (photo ci-dessus) ont tenu symboliquement une assemblée générale dans le Palais Brongniart (La Bourse, dans le 2e arrondissement de Paris), au matin d’une journée nationale de mobilisation contre le projet de réforme du statut de La Poste... (photo)
    «La Poste va entrer en bourse, les postiers entrent dans la Bourse», telle était la formule d'Olivier Besancenot, postier et porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), parti politique trotskiste et non syndicat.

    => Le 22 septembre, le journal Libération transmettait le mot d'ordre du Che-Besancenot:
    « Les prises de parole ont tourné autour de l'idée d'une grève générale reconductible de tous les services de la Poste, au moment fin octobre-début novembre de l'étude du projet de loi devant le Parlement.
    «Chacun d'entre vous doit faire monter la sauce. Il faut que la question de la grève reconductible se pose (à ce moment-là) mais pas comme un baroud d'honneur», a souligné Gaël Quirante, responsable Sud à la Poste des Hauts-de-Seine. »
    Nous en avons donc encore pour jusque la fin du mois !

    => Le jour de l'animation de rue par les extrémistes de gauche, Libération était dubitatif, mais prudent, autant dire 'faux-derche': «Le succès de la "votation citoyenne" a rendu un peuple à la gauche. Malgré quelques malentendus. » Et l'autre peuple ?

  • Le débat politique

    =>Libération - Estrosi: "On a interrogé les gens sur un mensonge"
    "Il y a aussi un malentendu. Pour l’heure, La Poste n’est pas privatisable. "On refuse d’entendre ce qu’est réellement notre projet, rage le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi. On a interrogé les gens sur un mensonge." La Poste doit certes devenir une société anonyme, mais uniquement contrôlée par des capitaux publics, ou par ses personnels. Et c’est l’Etat et la Caisse des Dépôts qui mettront 2,7 milliards d’euros au pot pour moderniser l’entreprise. Mais il y a l’expérience…
    Un grand mensonge français, qui a vu souvent des privatisations être précédées de simples réformes menées au nom de l’efficacité du service public. Seul le premier pas coûte, et on bascule vite dans le privé. France Télécom, GDF, EDF sont autant de témoins de cette évolution, où la gauche a eu autant sa part que la droite. [Quant au "sens de l'Histoire"...] C’est le gouvernement Jospin qui a privatisé France Télécom, pour permettre la naissance d’Orange, et l’investissement dans la téléphonie sans fil. C’était un impératif industriel. C’est devenu aujourd’hui – à la suite de la vague de sucides– une forme de repoussoir.
    Samedi, à Audincourt, Moscovici s’est fait reprocher par des communistes ces privatisations passées. "Il n’y a pas de lien entre France Télécom, qui vit dans un univers de concurrence, et La Poste, qui est par essence un service public national", plaide le socialiste. Mais le passé affleure, et chacun peut en jouer.
    "Mon projet garantit une Poste à capitaux publics ; si, par malheur, les socialistes revenaient au pouvoir, ils privatiseraient La Poste, évidemment, comme ils l’ont toujours fait", dit Estrosi. L’exchampion de moto fait aussi du judo dialectique.
    59 % des Français souhaitent un référendum sur La Poste, selon un sondage Ifop-Sud Ouest. C'était le 4 octobre, en pleine désinformation...

    => L'opposition mène un combat politique d'arrière-garde

    Des associations sans statuts en rapport avec le sujet se joignent aux partis politiques et syndicats d'opposition pour bloquer des bureaux de poste, en affaiblissant le service public et en prenant en otage les usagers, au risque de mettre des entreprises en difficulté et de créer des drames sociaux en périodes difficile de crise économique internationale.

    => Les syndicats reprochent au ministre Christian Estrosi de n'injecter « que » 2,7 milliards d'euros pour préparer le groupe à la concurrence européenne, mais, dans le même temps, ils plombent l'économie nationale.
    La gauche porte donc une lourde responsabilité dans les problèmes à venir de redressement de l'économie, de l'emploi et du pouvoir d'achat.

    Boycottons les calendriers de La Poste

    Un
    « autre peuple » de Français ne manquera pas d'exprimer sa façon de penser aux postiers preneurs d'otages.

  • C'était le temps où les postiers avaient le sens du service public

    Ils ont failli à leur tâche et écorné l'image flatteuse de La Poste

    dimanche 4 octobre 2009

    La Poste : la première expérience de votation est une manipulation

    Dénonciation par l’UNSA Poste et France 5
    La votation citoyenne sur le changement de statut de la Poste serait un succès, mais ce sont les organisateurs qui le disent !
    Ils ne parlent néanmoins pas de 'franc' succès, car les méthodes et sa légitimité sont remises en cause par la droite et certains syndicats de l'entreprise publique. Lire aussi PaSiDupes

    De quoi s'agit-il ?
    Cette consultation sans valeur juridique, lancée à l'initiative du Comité contre la privatisation de la Poste, a démarré lundi dans toute la France pour s’achever samedi. Les résultats de cette mascarade stalinienne seront annoncés lundi 5 octobre en fin de matinée.
    Les citoyens âgés de 18 ans et plus sont appelés à répondre par "oui" ou "non" à la question suivante: "Le gouvernement veut changer le statut de La Poste pour la privatiser, êtes-vous d'accord avec ce projet ?" D’abord, il ne s’agit pas de privatisation autrement que dans la propagande des organisateurs de l’opposition, mais de capitalisation partielle. Le gouvernement a d'ailleurs dit et répété qu’il s’engage à maintenir son statut public à La Poste, mais une certaine gauche a intoxiqué l’opinion et singulièrement les anxieux du XXIe siècle.

    Une manipulation grossière

    Les Organisations Syndicales CFDT, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires sont généralement parties prenantes, mais les dissensions locales ne sont pas rares : ainsi à l’UNSA ou la CFTC.
    -> A Fos-sur-Mer (13), on trouve :
    AC Agir contre le Chômage, Action Consommation, ACU (Association des communistes unitaires), AFOC (Association FO des Consommateurs), AITEC (Association Internationale de Techniciens Experts et Chercheurs), Alter Ecolo, Alternative Libertaire, Amis de la Confédération paysanne, ANECR (Association Nationale des Elus Communistes et Républicains), APEIS (Association Pour
    l’Emploi, l’Information et la Solidarité), ATTAC, CAP21, Citoyenneté Action Participative pour le 21ème siècle, CFTC Postes et Télécommunications, CGT Banque de France, CGT Caisse des dépôts, CGT Finances, Club Gauche Avenir, CNCU (Coordination Nationale des Collectifs Unitaires pour une Alternative au Libéralisme, CNR (Conseil National de la Résistance), Confédération CFTC, Confédération CGT, Confédération FO, Confédération Paysanne, Convergence des Collectifs de Défense et de Développement des Services Publics, CNT-PTT Confédération Nationale du Travail, CSF (Confédération Syndicale des
    Familles), DAL (Droit au Logement), Debout la République, Fédération des Activités Postales et des Télécommunications CGT, Fédération Nationale des Elus Socialistes Républicains, Fédération SUD PTT, FEVE (Fédération des Elu/es Verts et Ecologistes), FNEM FO (Fédération nationale de l’énergie et des mines Force Ouvrière), FO Communication, Fondation Copernic, FSU (Fédération Syndicale Unitaire - enseignants), Gauche Unitaire (GUE/NGL Composante française du groupe de la Gauche Unie européenne/Gauche verte Nordique), INDECOSA CGT, IPAM (Initiatives pour un Autre Monde), Marche des femmes, Jeunes Laïques et Solidaires, La Fédération pour une alternative sociale et écologique, Les Alternatifs, Les Objecteurs de Croissance, Les Verts, M’PEP (Mouvement politique
    d’éducation populaire), Marches Européennes, Mouvement de la Jeunesse Communiste, Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS), MRC (Mouvement Républicain et Citoyen), NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), Parti Communiste Ouvrier Français, Parti de Gauche, PCF (Parti Communiste Français), PRG (Parti Radical de Gauche), PS (Parti Socialiste), République et Socialisme, Réseau Européen des Missions Publiques,Résistance Sociale, SUD Caisses d’Epargne, SUD Crédit Foncier, UFAL (Union des Familles Laïques), UNEF (Union Nationale des Étudiants de France), Union Syndicale Solidaires, UNRPA (Union Nationale des Retraités et Personnes Agées).
    -> Si on prend l’exemple de Dijon, le PS, les Radicaux de gauche, les Verts, le PCF et le MoDem se sont prêtés à la mascarade.

  • Au syndicat Sud-PTT, la votation bénéficierait d’une "mobilisation énorme", selon Jean-Michel Isabel, coordinateur parisien de l'initiative.
    "Les gens se mobilisent pour sauver leur bureau de poste, y compris dans les coins perdus de province. Le bébé nous dépasse un peu", a-t-il minaudé. Selon cet activiste, le succès de la votation ne se jugera pas à l'aune du pourcentage de "non" récolté - étant acquis qu'une majorité de participants se déplacent pour soutenir le service public postal - mais en fonction de la participation. "Est-ce que le gouvernement pourra continuer de ne pas tenir compte de l'avis des 'X' gens qui se seront déplacés?".
    Sauf que pour l’émission de Nicolas Demorand qui recevait Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, France 5 a recueilli le témoignage d’une votante qui votait en masse. Elle justifiait cette sorte de bourrage des urnes par le fait qu’elle votait pour ses enfants... Pour des morts aussi sans doute, puisqu’il n’était pas exigé de procurations…
  • Le premier secrétaire du PS, Martine Aubry, s'est félicitée jeudi à Toulouse de la mobilisation de "centaines de milliers" de personnes face à cette "réforme absolument injuste". Argumentaire un peu succinct, voire léger. Dans la même émission, France 5 a aussi montré la sortie de Bébert Delanoë de son Hôtel de Ville. La diva socialiste jouait l’étonnement de voir autant de photographes pour saisir son vote pour l’éternité, alors que, de l’aveu du reporter, le maire avait lui-même convoqué la presse.

    Opération biaisée et mensongère
  • Mais à droite, où l'on réaffirme que La Poste restera à 100% publique après son passage en société anonyme au 1er janvier 2010, la votation suscite le désintérêt, voire la raillerie "Je ne pense pas qu'elle ait grande valeur juridique", a souri la ministre de l'Economie, Christine Lagarde.
    Pour Pierre Hérisson, sénateur UMP de Haute-Savoie et rapporteur du projet de loi sur le changement de statut de La Poste au Sénat, l'intitulé même de la question soumise aux votants est "biaisé" et "mensonger". "Bien sûr, on peut toujours nous faire un procès d'intentions. Mais parler aujourd'hui de privatisation de La Poste, c'est de la malhonnêteté intellectuelle", a-t-il dit.
  • UNSA-Poste condamne l’initiative trotskiste
    Ce syndicat est favorable au changement de statut de l'entreprise pour permettre une augmentation de capital avant l'ouverture du marché postal à la concurrence en janvier 2011.
    "L'avenir de la Poste nous semble mériter autre chose qu'un simulacre de référendum", estime Marc Duhem, secrétaire général de l'UNSA-Poste
    Il ne s’indigne pas seulement de l'intitulé de la question, mais émet aussi des réserves sur les procédures de vote, dont le manque d'encadrement qui risque , selon plusieurs syndicats, de peser sur la légitimité du scrutin.
    "On pourra annoncer 15 millions de votants, personne ne pourra le vérifier. On se moque des citoyens en leur laissant penser qu'ils ont leur mot à dire", ajoute-t-il.
  • Le PS s’est beaucoup compromis
    A la mairie du 2e arrondissement de Paris, par exemple, l'un des 175 points de vote de la capitale, une urne et des bulletins sont mis à la disposition des votants mais personne n'est présent pour empêcher des votes multiples.
    Gérard Malewanzyk, philatéliste professionnel, est venu voter "non" pour exprimer ses craintes: "Je ne me fais pas beaucoup d'illusions, nous vivons en régime capitaliste. Mais si on peut les embêter un peu, c'est bien." Malgré les promesses répétées du gouvernement, ce militant reste persuadé que le changement de statut en société anonyme à capitaux publics est la première étape d'une privatisation. Il nous sert un commentaire compassionnel fumeux: "Ils nous ont fait le coup avec France Télécom et on voit ce que ça donne. Il y a pas mal de suicides. Je voudrais bien que l'on garde nos postiers. Moi, je l'aime bien mon facteur !" Si seulement il aimait autant ses enseignants et ses policiers, parmi lesquels on enregistre des taux de suicide tout aussi préoccupants, dans ce climat d’anxiété propagé par certains syndicats.

    Selon un sondage CSA publié mardi par L'Humanité, journal communiste, 63% des Français se disent opposés au changement de statut tel qu'il est prévu et 75% voteraient "non" à la privatisation de La Poste. La votation citoyenne devrait faire encore plus fort ! Avec tout autant de crédibilité…
  • mardi 22 septembre 2009

    La Poste: en grève à 21%

    Deux fois plus, selon les syndicats: 35% à 40%
    L'appel à la grève nationale à la Poste, contre le projet de loi de transformation en société anonyme était suivi mardi matin par 21,15% du personnel selon la direction. Les syndicats Sud, FO et la CFTC évaluent la participation entre 35% et 40%.

    Faut-il compter au nombre des grévistes les postiers absents ?

    La Poste
    a précisé avoir "mis tout en oeuvre pour assurer l'accueil de ses clients et la continuité de service" et démenti les syndicats, selon qui elle comptabilise parmi les non-grévistes les salariés en congé.
    Régis Blanchot, administrateur Sud de La Poste, a donné une "première estimation, de 35% à 40% de grévistes". "On essaie d'avoir des remontées de tous les départements, mais on n'en a pour l'instant qu'une cinquantaine et on recoupe" par rapport aux chiffres que donne l'encadrement, a-t-il admis. Ses chiffres partiels sont-ils plus fiables que ceux de la direction ?
    Michel Pesnel, secrétaire général de FO Postes et Alain Moreau de la CFTC ont également parlé de 35% et 40%. Le téléphone fonctionne à La Poste...
    Les cinq syndicats organisant la grève (CGT, Sud, CFDT, FO, CFTC) pèsent 94% des voix aux élections professionnelles, mais ils ne précisent pas le taux de syndicalisation...
    Ces syndicats estiment que l'Etat -donc les citoyens- peut financer La Poste malgré la chute d'activité du secteur postal et singulièrement du courrier, du fait de l'Internet. Ils ne jugent pas nécessaire les dotations en capital, lesquels annonceraient la création d'une société par actions, prélude, selon eux, à une privatisation.

    Les actions syndicales
  • A Paris
    "La Poste va entrer en bourse, les postiers entrent dans la Bourse", a déclaré le trotskiste Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, qui a investi le palais Brongniart, ancien siège de la Bourse, avec une cinquantaine de collègues postiers.
    Porteurs d'autocollants jaunes, avec le slogan "votre privatisation, on en veut pas; par la grève avec les usagers combattons la privatisation!", ils ont tenu sur place une assemblée générale.

    Une manifestation doit partir à 14H00 du siège de la Poste, à Montparnasse, et les postiers parisiens, qui ont lancé une "grève illimitée" lundi, se retrouveront mercredi devant le bureau de poste de Château Rouge (18e arrondissement), où une grève dure depuis le 7 février.
  • Dans les régions
    Les manifestations ont commencé mardi matin en Province, avec 300 personnes à Strasbourg, de 250 à 500 à Bordeaux, de 450 à ...2.000 à Marseille, 450 à Rennes et plusieurs centaines à Grenoble (Isère), Roanne (Loire), Lille (Nord) et Nice (Alpes-Maritimes).
    Considérant que les chiffres de mobilisation peuvent varier du simple au double, nous les transmettons tels qu'ils sont fournis.
    La mobilisation serait forte en Gironde, où FO a déclaré que le nombre de bureaux de poste "de plein exercice" est déjà passé "de 120 en 2003 à 72 aujourd'hui".
    La grève aurait été suivie à 70% dans les villes basques, Bayonne et Anglet notamment, choisies parmi d'autres, et la distribution du courrier bloquée à 80% à Pau selon la CGT. Pourvu que le camarade Bayrou n'ait pas été trop pénalisé...

    La "votation citoyenne" avec la participation du PS

    Un millier de manifestants selon les syndicats, mais moitié moins selon la police, ont défilé à Toulouse avec de nombreuses affiches vantant la "votation citoyenne" organisée dans toute la France du 28 septembre au 3 octobre dont les postiers attendent un « large » soutien de la population. Avec des retards et des pertes de courrier, ils sont optimistes ?
    Ce "vote citoyen" aura lieu dans les mairies, les lycées, les entreprises ou devant les Postes, a précisé le comité national contre la privatisation de La Poste. Dans le 13ème arrondissement de Paris, il est déjà programmé sur six marchés.

    Le PS a écrit à tous ses élus pour leur demander d'en assurer l'organisation matérielle.
    Dans le Morbihan, "dix-sept communes se sont déjà engagées à mettre une urne à disposition du public pendant les heures d'ouverture des mairies", affirme sur son site mardi le quotidien Le Télégramme.
    Comment, dès lors, critiquer l'ouverture des agences postales communales ?

    La ministre de l'Economie Christine Lagarde a souligné mardi sur France Inter qu'il n'était "pas question de privatiser La Poste", excluant que le projet d'ouverture du capital puisse faire l'objet d'un référendum organisé par l'Etat.
    L'ouverture d'agences postales communales permet de maintenir un service public au village.
  • lundi 3 novembre 2008

    Hollande s’oppose au développement de La Poste

    Le gouvernement prend un délai de réflexion lié à la récession
    Les deux thèses : réformisme gouvernemental ou conservatisme socialiste ?
    >

  • Libéralisation
    Le Président de l'entreprise publique, Jean-Paul Bailly, a soumis à l'Etat un projet prévoyant la transformation en société anonyme en janvier 2010, et l'ouverture du capital en 2011. Selon lui, La Poste a besoin de 2,5 à 3,5 milliards d'euros pour son développement et faire face à la libéralisation totale du courrier en 2011.
  • Nationalisation
    > François Hollande a demandé dimanche 2 novembre à Nicolas Sarkozy d'annoncer "l'abandon (...) du projet de privatisation de La Poste", estimant que sa capitalisation devait se faire avec des "capitaux publics", dans l'émission Dimanche soir politique (France inter-I-télé-Le Monde).
    > Le patron du Parti socialiste était interrogé sur les déclarations de Henri Guaino, conseiller spécial du Président de la République, qui a déclaré dimanche 2 novembre qu'il n'était "plus question pour l'instant, dans la situation où nous nous trouvons, d'ouvrir le capital de La Poste", avant de confirmer quelques heures plus tard que le calendrier de cette réforme "demeure valable", à terme.

    Hollande crée la confusion
    Fanfan Hollande fait mine de ne pas comprendre que les projets du gouvernement doivent s’adapter, sans dogmatisme, à la nouvelle donne de la récession, et déclare :"Ce que je demande c'est qu'il y ait une parole définitive et venant de Nicolas Sarkozy, abandonnant purement et simplement ce projet de privatisation de La Poste".

    Le futur ex-premier secrétaire se délecte toujours des mêmes polémiques
    , qui lui évitent de travailler, mais, bien qu’officiellement économiste, il n’a rien à proposer d’autre, que les vieilles recettes d’antan : "L'Etat est capable, parce que c'est la crise, de dégager des milliards d'euros (...) pour venir en soutien des banques [et donc des entreprises, et donc de l’emploi, et donc du pouvoir d’achat] et ne serait pas capable de dégager des milliards d'euros pour prendre une participation supplémentaire dans La Poste pour lui permettre d'assurer son développement, parce que La Poste a besoin de capitaux... Eh bien, ces capitaux doivent être publics", a-t-il ajouté. Flamby 1er n’a donc pas pris la juste mesure de la nécessité de moderniser La Poste, de la rendre plus compétitive et, pour cela, de la libérer des carcans étatistes, auquel l’opposition est tellement attachée.

    Le patron du PS souhaite toujours que l’Etat soit patron de tout. "Privatiser La Poste au moment où les marchés financiers sont en crise, se priver d'un outil comme la Banque postale [bien qu'il ne soit encore question que du courrier...] et comme le service public de la Poste, ce serait une faute considérable", a-t-il affirmé. La Poste resterait ainsi une pompe à fric pour l’Etat socialiste. Un « outil » : personnel compris ?

    Le Président Sarkozy a mis en place en septembre une commission qui doit rendre ses conclusions en décembre.