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samedi 9 janvier 2016

Macron, "alien" "viral", à défaut de "viril", selon Bachelot

Hommes politiques -vrais et faux mâles- au baromètre des goulues du PAF

Le ministre de l'Economie a fait sa rentrée avec une barbe de trois jours très branchée
, malgré les attentats islamistes.


Macron fait son Sarkozy, mais à contre-temps. Roselyne Bachelot, dans une lettre de 2012 à Nicolas Sarkozy, écrite pour une enquête du "Nouvel Observateur", n'avait pas brillé par sa clairvoyance. "Il y a un signe qui ne trompe pas, selon l'ancienne ministre. Et ce signe, c'est la barbe de trois jours du mari de Carla Bruni-Sarkozy que la nouvelle chroniqueuse du "Grand 8" décrivait à sa façon.
"Un détail a échappé à nos fins politologues : Il arbore la barbe ! Oui, une barbe style bad boy homo revisité (sic). Et ce n'est pas avec un look pareil qu'on reconquiert le coeur d'un électorat hanté par la respectabilité. Conclusion, Nicolas Sarkozy a donc décidé de se consacrer à sa femme, à ses enfants, à son boulot, à ses conférences, à ses copains, au cinéma, au sport. Et il a bien raison !", avait commenté  dans le "Nouvel Obs" la groupie de... François Fillon. Depuis sa reconversion, Roselyne Bachelot a décidément, un avis sur tout : les salaires, les talons hauts, les Dieux du stade (dont Sébastien Torresin de Pau, selon son goût) ... et la barbe de Nicolas Sarkozy. Pourtant, quatre ans plus tard, la perspicacité de la commère reste encore à démontrer.

Aïda Touihri valide à 100% le changement de look d'Emmanuel Macron

Ce lundi, le gouvernement faisait sa grande rentrée avec un Conseil de ministre précédé d'un petit-déjeuner au ministère de l'Intérieur. La barbe de trois jours d'Emmanuel Macron a suffi pour donner le ton de l'année 2016, dès la rentrée de janvier: vaine et blanche, c'est-à-dire perdue d'avance. Sur le plateau du Grand 8, Aïda Touihri a fait savoir qu'elle est totalement séduite par le changement de style du banquier de 38 ans. "J'aime les barbus, lâcha-t-elle étourdiment, en période de suspicion des islamistes hirsutes. (...) J'avoue que la barbe d'Emmanuel Macron ne me déplaît pas. Un homme, naturellement, il a une barbe," a-t-elle expliqué, avant d'être interrompue par Roselyne Bachelot.
Aïda Touihri, la chroniqueuse remplaçante d'Audrey Pulvar sur Le Grand 8 vertigineux de D8, depuis fin juin 2015, a quant à elle réagi favorablement au changement de look d'Emmanuel Macron. 
Cette mère de 38 ans avec deux enfants est célibataire. C'est pour suivre son ex-mari diplomate muté en Algérie en 2003 que la journaliste née Villefranche-sur-Saône avait découvert le Maghreb de ses origines tunisiennes, passant deux ans à Alger.
C'était par chance sur D8 que ces dames donnaient libre cours à leurs préoccupations futiles, car les vieux et amateurs de seniors ne sont pas vus d'un aussi bon oeil sur France Télévisions la pédégère en crise de la cinquantaine veut du sang neuf et mène une chasse aux sorcières parmi les animateurs et autres producteurs appréciés des retraité(e)s. Delphine Ernotte, aboyeuse en laisse du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), a donné la consigne de faire une charrette de Julien Lepers et autres Michel Drücker et de les abandonner dans la campagne au plus fort de l'hiver, avec les chiens de Nos amis les bêtes.

Or, Emmanuel Macron, qui partage la vie d'une femme mûre -qui fut sa maîtresse d'école- et qui pourrait être sa mère, est en pleine crise d'identité (non pas nationale, mais d'adolescence) et a entrepris, avec l'an neuf, une cure de rajeunissement, en sorte d'éviter sa mise à la réforme, comme un vieux hongre, voire même d'être euthanasié par Manuel Valls. 
Pourtant, si on en croit la  commère écervelée du PAF, la barbe est le signe d'un renoncement. Dès lors, pourquoi tant de tensions entre Macron et Valls, cinquante kilos chacun, tout mouillé de sueur pour le dernier (ci-dessus).
"T'es une adepte de la tarte aux poils ?" lui demande l'ancienne ministre, brute de décoffrage, avec le raffinement de rigueur chez les nouvelles pétroleuses. La chroniqueuse de salle de garde faisait sur les antennes allusion au... cunnilingus. Par la barbe du prophète, on imagine l'ambiance des dîners chez les Fillon ! 

Pour cette proche du premier ministre du précédent président, le jeune-vieux ministre de Valls est un "virus" et "un alien" ! D'ailleurs, l'autre matin, toujours dans "Le Grand 8", émission de Laurence Ferrari sur D8, Roselyne Bachelot n'a encore pas mâché ses mots à propos d'Emmanuel Macron.

VOIR et ENTENDRE

"V", comme virus, certes, mis aussi comme Valls...
La précautionneuse Roselyne qui reste associée aux commandes massives du vaccin H1NI sait de quoi elle parle en matière de virus !

 
Avec ou sans barbe, avec ou sans chômeurs ?

Entre le futile et le grave, la presse socialiste choisit de se poiler.   
Che Macron, en 2017
Dans Le ministre de l'Economie a réussi à détourner l'attention de l'opinion des "sans dents" sur le banquier du gouvernement de Hollande. Dans "Le Grand Journal" sur Canal +, Cyrille Eldin a consacré sa chronique "Eldin Rapporteur" à une rencontre inutile avec  et les abonnés de la chaîne cryptée savent pourquoi ils paient 40 euros chaque mois. Cyrille Eldin trouve au poil les quarante poils au menton de Macron, style XIe arrondissement de Paris, d'ailleurs visé par les intégristes islamistes"Il est mignon avec sa petite barbe. On dirait un petit abricot "...
VOIR et ENTENDRE Macron tentant de se débarrasser de l'insolent aux allusions homophobes à peine voilées, alors que le ministre fait les soldes...:

Même le sémillant 
ministricule de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a ironisé sur la virilité du ministre de l’Economie révélée aux dames : "C’est un signe de radicalisation; il va falloir faire quelque chose". Exfiltrer Macron, tandis que Taubira s'incrusterait? 

Et tenez-vous bien, 
Le Parisien a payé  Odoxa, l'entreprise de sondages en tout genre, pour que ces très flagorneurs commerçants trouvent 55% de personnes interrogées qui estimeraient que Macron est le politique qui incarne le plus le changement. Depuis le 4 décembre, c'est la sainte Barbe toute l'année, sauf pour les pompiers agressés.

 

samedi 13 juin 2015

Bac 2015: candidats musulmans perturbés par le ramadan

Le bac et le ramadan auront lieu en même temps

Faut-il déplacer les épreuves du baccalauréat ?

Le bac et le ramadan débutent en même temps: le début du ramadan coïncide avec les épreuves écrites du bac et les  candidats musulmans devront s'adapter pour la première fois depuis une trentaine d'années. Pour l'édition 2015, les candidats commenceront à plancher le mercredi 17 juin, au lieu d'un lundi habituellement, et les écrits se termineront le mercredi 24 juin, soit trois jours d'épreuves, un week-end de relâche et encore trois jours d'écrits. L'étalement sur six jours (au lieu de cinq) ne date que de l'année dernière, pour éviter que les candidats handicapés -bénéficiant à ce titre d'un tiers temps supplémentaire- n'aient à affronter des journées marathon de plus de huit heures.

Or, le ramadan commence autour du 18 juin, soit pendant la première semaine des épreuves écrites du baccalauréat général et technologique: les autorités musulmanes de chaque pays décideront du début exact en fonction de la position de la lune. Ce chevauchement de calendriers s'impose à la première communauté musulmane d'Europe, et alors que le ramadan est un rite massivement suivi, avec plus de 70%, voire 80% de jeûneurs, selon les études.
Durant ce mois sacré, les musulmans sont invités à s'abstenir de boire, de manger et d'avoir des relations sexuelles, des premières lueurs de l'aube - dès que l'on peut "distinguer un fil blanc d'un fil noir", prescrit le Coran - jusqu'au coucher du soleil. Soit pendant 18 heures environ - de 3h50 jusqu'à presque 22h00 - la semaine des examens, qui sonnera aussi le début de l'été, avec les jours les plus longs et un risque de températures élevées.

Les candidats au bac sont-ils tenus de jeûner ? 

Le jeûne, quatrième pilier de l'islam, s'impose à tout musulman pubère. Prévues pour les voyageurs, les malades, les personnes âgées, les femmes enceintes ou venant d'accoucher, les dispenses appellent des compensations: différer le jeûne n'est prévu ni pour les travailleurs, ni pour les candidats à des examens...
"Passer un examen n'est pas considéré comme une raison valable d'abandon du jeûne", confirme Anouar Kbibech, prochain président du Conseil français du culte musulman (CFCM). 
"Il peut cependant y avoir des situations où la personne n'arrive pas à assumer le jeûne. A l'impossible nul n'est tenu", ajoute-t-il, comme en écho à un passage du Coran - "Dieu veut pour vous la facilité et non la difficulté".

dimanche 3 février 2013

PMA: cacophonie gouvernement vs députés PS

Mutinerie des députés contre l'exécutif sur le calendrier PMA

Le "Chef de guerre" au Mali n'est plus maître de ses troupes en France
Des déclarations contradictoires successives ont fait tanguer le pédalo de Hollande dimanche sur le calendrier de  la procréation médicalement assistée (PMA).
Actuellement réservée aux couples hétérosexuels qui ne peuvent pas avoir d'enfant pour des raisons médicales, la procréation médicalement assistée fait l'objet de va-et-vient depuis des semaines entre le gouvernement et sa majorité.

Au député Sergio Coronado (EELV) qui exprimait ses "doutes" et demandait des précisions sur "le calendrier, la méthode, le périmètre" d'un texte famille annoncé pour le 27 mars en Conseil des ministres, la ministre déléguée à la Famille, Dominique Bertinotti, a évoqué un texte famille contenant la PMA "avant la fin de l'année" au Parlement.

Interrogé ensuite par le président des députés UMP, Christian Jacob, sur ce sujet, Mme Bertinotti a confirmé que "la procédure du comité national d'éthique, y compris celle des états généraux, n'est pas incompatible avec le calendrier annoncé par le gouvernement pour cette loi famille".


Une heure plus tard, Matignon jugea  important d'attendre l'avis du Comité consultatif national d'éthique (CCNE)
Les services du Premier Ayrault laissèrent entendre que cela prendrait du temps,  semant ainsi "le trouble", selon les mots de Sergio Coronado.

La réflexion sur la PMA "durera au minimum six mois si des états généraux sont organisés", a dit dimanche soir Jean-Claude Ameisen, président du CCNE. L'avis de cette instance ne sera probablement rendu que "début octobre", a déclaré sur i-Télé le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies .

Et pour Matignon "la question de la PMA peut être traitée toute seule". Sous entendu: pas forcément dans une vaste loi sur la famille, comme récemment indiqué, après qu'elle ait été dissociée du projet de "mariage pour tous".

L'UMP a immédiatement dénoncé une nouvelle "reculade" du gouvernement et un "recadrage" de Mme Bertinotti par Jean-Marc Ayrault. 

"Elle ne peut pas dire cela dans la mesure où elle (Mme Bertinotti) ne connaît pas la date de réponse du CCNE", a répondu  Jean-Marc Ayrault, interrogé par la presse, alors qu'il est en déplacement à Phnom Penh (Cambodge).

Devant les multiples questions des députés, y compris dans les rangs de la gauche, Alain Vidalies a tenté de démêler l'imbroglio des déclarations.
"Je précise qu'il y aura une seule loi portant sur l'ensemble des questions portant sur la famille, que cette loi comprendra la proposition du gouvernement sur la PMA, que le débat n'interviendra qu'après la connaissance de l'avis du Conseil national d'éthique et donc avant la fin de l'année", a-t-il expliqué,  précisant qu'il parlait sous le contrôle de Jean-Marc Ayrault.

Mais le patron des députés PS porta le désordre à son comble
Bruno Le Roux gronda peu après qu'il "prendrait ses responsabilités" si le projet de loi gouvernemental sur la famille ne comprenait pas l'ouverture de la PMA aux couples de femmes, comme promis au groupe socialiste.

Le Roux alla  publier son désaccord sur BFMTVil confirma, pour ceux qui finissaient par en douter, que la loi sur la PMA serait "bien entendu votée", car "c'est la position du Parti socialiste depuis des années, la PMA ouverte aux couples de femmes".

Christian Jacob (UMP) a alors pointé "la cacophonie du gouvernement et de la majorité". 
Cette majorité de branquignols prétend avoir engagé le débat avec l'opposition et l'opinion, mais n'a toujours pas réglé ses divergences internes. "La garde des Sceaux refuse de répondre à nos questions, Mme Bertinotti se fait tacler par le Premier ministre depuis Phnom Penh et Le Roux défie le Premier ministre ! ", a-t-il résumé. "On ne peut pas continuer à discuter avec une majorité qui est comme un canard sans tête ! "

En fin d'après-midi, de très nombreux députés disaient "ne plus rien comprendre".

"J'ai l'impression qu'on assiste à un enterrement de la PMA", commenta S. Coronado (EELV). 

La députée PCF Marie-George Buffet dénonça quant à elle un "brouillage" et appela aussi le Zayrault de Matignon à "des éclaircissements".

Erwann Binet, rapporteur PS du projet de loi sur le mariage homosexuel, estima que la consultation préalable du CCNE sur la PMA "un déni de démocratie". 
"Bien évidemment, ce n'est pas le Conseil national d'éthique qui va faire la loi", a voulu rassurer Alain Vidalies.


vendredi 28 décembre 2012

Le Guen conteste le premier secrétaire PS de Paris

"À Paris, le PS n'a ni projet ni stratégie", selon Le Guen

Jean-Marie Le Guen dénonce la tentative de "passage en force" pour organiser des primaires ouvertes.

Député PS de Paris, il a été premier secrétaire de la fédération de Paris entre 1987 et 2000 et reste un possible candidat à des primaires PS face à Anne Hidalgo aux municipales de 2014. Le Figaro a ausculté le docteur.


LE FIGARO. - Que vous inspire la proposition du premier secrétaire PS de Paris d'organiser des primaires ouvertes ?

J.-M . LG. - La proposition faite par Rémi Féraud, et ceux qui l'inspirent, manifeste encore une fois une tentative de passage en force. Ce sont des propositions non concertées, non seulement avec le PS mais aussi avec l'ensemble des forces qu'elle prétend rassembler. Ce calendrier et ces modalités sont un élément supplémentaire de division.

Que proposez-vous?

Je propose une autre méthode, un autre calendrier, une réelle concertation, sans a priori, avec nos partenaires. À commencer par ceux avec qui nous partageons les responsabilités au gouvernement. Je propose donc pour ma part des primaires mais à l'automne et surtout dans un ­cadre préalablement discuté avec nos partenaires. Au PS, je propose l'élaboration d'un projet qui rassemble toute la famille socialiste. Aujourd'hui, nous n'avons ni débat, ni projet, ni stratégie

Comment se manifeste cette absence de débat?

J'ai demandé il y a deux mois un débat sur le Grand Paris. Apparemment, ce n'est toujours pas accepté, alors même que le gouvernement s'apprête à légiférer sur le sujet… 
Les prises de position socialistes individuelles se multiplient, en particulier à la région et à la Ville de Paris. C'est regrettable face à une réforme aussi décisive pour l'avenir de la capitale et de l'Ile-de-France, qui concerne de près les socialistes parisiens. Je ne peux que regretter cette situation qui conduit à l'impasse, au détriment de la réforme nécessaire de la mé­tropole. Parfois, je me demande d'ailleurs si certains n'organisent pas la confusion pour justi­fier l'immobilisme… Mais j'ai confiance dans le gouvernement et dans la majorité au Parlement pour surmonter les blocages.

Avez-vous décidé de participer aux primaires pour faire vivre ce débat?

Les choses sont déjà bien assez précipitées comme ça. Il n'est pas question que je m'aligne sur un calendrier totalement décalé.

Rémi Féraud, c'est qui ça ?

Ce quadra, diplômé de l’École supérieure de commerce de Paris et de Sciences-Po (1995), est maire du 10e arrondissement de Paris depuis 2008, à la suite de Tony Dreyfus qui s'est fait connaître comme avocat de la CFDT et des ouvriers de l’usine Lip de Besançon: un avocat septuagénaire qui est juge à la Cour de justice de la République.

Quant à Le Guen, il gagnerait à se faire oublier


Décembre 2011
: Toujours dans la mesure et le respect, Jean-Marie Le Guen , compagnon de Lang dans les virées avec Gbagbo, avait affirmé que la rencontre Sarkozy/Merkel sur la crise de l'euro, c'était "Daladier à Munich."


Si nos chers lecteurs et lectrices veulent encore le suivre, nous suggérons de le rechercher à son nom parmi les libellés, ci-dessous.

vendredi 29 juin 2012

Faut-il islamiser les jours fériés chrétiens ?

Des DRH rêvent de jours fériés déchristianisés 

Les Juifs ne demandaient rien: pourquoi les musulmans ? 
La proposition émane de l'Association nationale des directeurs des ressources humaines. Elle concerne la suppression de trois fêtes chétiennes: l'Ascension, du lundi de Pentecôte et du 15 août (férié en Belgique, en France, en Italie, au Liban, etc...). 

Faut-il faire de la place aux religions importées ? 
Lobbying de l'ANDRH ? 
Cette association fait une proposition choc consistant déréguler en permettant aux salariés de remplacer des jours fériés chrétiens par d'autres, à la carte. => L'ANDRH est signataire de la Charte de la diversité en entreprise, un texte d’engagement moral qui incite les entreprises signataires à garantir la promotion et le respect de la diversité dans leurs effectifs. Il fut proposé par Claude Bébéar et Yazid Sabeg le 22 octobre 2004. 
Yazid Sabeg, homme de réseau et franc-maçon est membre de l'Institut Montaigne. Il fait figure de spécialiste des questions d'intégration et de diversité en France et fut nommé commissaire à la Diversité et à l'Égalité des chances par le président de la République Nicolas Sarkozy. 

L'agression est frontale 
La rhétorique utilisée ne laisse aucune place au doute sur la volonté de provocation de l'ANDRH, puisque sa proposition vise à "banaliser" les trois jours fériés instaurés en raison de fêtes chrétiennes et non des moindres: le jeudi de l'Ascension, le lundi de la Pentecôte et l'Assomption. 

La laïcité progresserait-elle en France ? 
Cette proposition relève de la diversité des religions au sein des entreprises, afin de permettre à chacun de choisir qui, une fête musulmane qui, une fête juive. En revanche, les fêtes chrétiennes qui pourraient être " zappées " par les entreprises sont très précisément ciblées: il s'agit du 15 août, du jeudi de d'Ascension et du lundi de la Pentecôte. 

Les jours fériés, facteurs de cohésion sociale, existent déjà 
Au travers d'un accord entreprise par entreprise, ces journées seraient " échangées " contre d'autres. " Six jours fériés existent, souligne pourtant l'ANDRH. Ainsi, lorsque les fêtes religieuses des autres confessions arrivent, les salariés relevant de celles-ci ont tendance à demander des autorisations d'absence au nom de leurs propres convictions." 

Des DRH, juges du religieux 
En vertu de cette proposition, resteraient donc Noël, qui peut correspondre à l'Aid el Kebir, le lundi de Pâques et la Toussaint qui, estime l'ANDRH, revêtent " une forte dimension sociétale ". Les conserver " constitue donc un facteur de cohésion sociale ", insiste l'association dont le raisonnement semble défaillant: avant eux, il était reproché à Noël et Pâques d'être devenus des fêtes commerciales et la Toussaint est en fait détournée de son objet pour célébrer les morts un jour trop tôt. Ces DRH ne savent pas de quoi ils parlent.

Ses intentions dépassent clairement les attributions de l'association 
Aucune étude n'a été produite qui accrédite l'idée que la compétitivité et la productivité s'en trouveraient améliorées. Quant à prétendre que cette mesure accroîtrait le sentiment d'équité relève du fantasme. En clair, l'ANDRH prétend éviter que des fêtes religieuses non chrétiennes ne s'ajoutent au calendrier des fêtes chrétiennes, mais les jours libérés conviendraient-ils aux calendriers religieux nouvellement arrivés. 

Une convergence suspecte entre le PS et l'ANDRH 
Plus largement, elle a demandé, lors de son congrès national ce vendredi matin, l'ouverture d'un débat national sur le positionnement des jours fériés. Présent ce vendredi au congrès, le ministre du Travail, Michel Sapin, a craint que les entreprises n'agissent pas " sur ce sujet avec beaucoup de prudence ". 
Un sujet sur lequel le gouvernement souhaite justement agir, mais à pas comptés.

L'Eglise ménage le pouvoir séculier 
De son côté, Mgr Bernard Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France a assuré vendredi matin sur Europe 1 que " les catholiques ne se sentent nullement propriétaires d'un calendrier ". " La République est laïque. C'est elle qui, en fonction du droit du travail, a posé les jours fériés. La signification religieuse, nous y sommes attachés, mais le respect de la diversité, c'est certainement une des sources de paix de la société ", a-t-il insisté, prêt à capituler. 

Mgr Podvin fait peu de cas des rythmes chrétiens 
Est-il disposé à permettre qu'au nom de la diversité le culte des morts soit sacrifié ou déplacé au 15 août, période de grandes migrations ? Outre que l'Ascension du Seigneur n'est pas célébrée n'importe quand, mais quarante jours après Pâques, serait-elle déplacée un quelconque dimanche de février, au nom de la cohésion sociale ? Le culte marial semble d'ailleurs particulièrement ciblé: d'une part, l'Assomption passerait à la trappe, et d'autre part, la suppression du 15 août favoriserait, nous dit-on, la compétitivité et la productivité en plein mois des congés payés... 


Difficile organisation pour les entreprises 
La tentative de suppression du lundi de la Pentecôte pour financer une journée de solidarité envers les personnes âgées, qui connaît un succès relatif, laisse augurer de ce projet... Se pose aussi la question de la difficile organisation de cette mise en place au sein des entreprises. Le Portugal, pourtant pays de forte tradition catholique, a, lui, prévu de supprimer tout bonnement plusieurs jours fériés chrétiens. Le Portugal et le Saint-Siège sont ainsi parvenus à un accord en mai pour la suppression de deux jours fériés religieux à partir de 2013. Il s'agira de la Fête-Dieu, 60 jours après Pâques, dont la " célébration est déplacée au dimanche suivant " et la Toussaint, le 1er novembre.

Ces DRH hallucinés croient être bien inspirés 
En fait, le calendrier musulman (ou calendrier hégirien) est un calendrier lunaire, fondé sur une année de 12 mois lunaires de 29 à 30 jours chacun (pour être précis : 29,53059 jours solaires). 
Une année hégirienne est donc plus courte qu’une année grégorienne d’environ onze jours
Ainsi ces DRH introduiraient-t-il encore plus d'instabilité dans le fonctionnement des entreprises. Leur idée est-elle aussi de nous faire passer à la datation en jours juliens ?

Mais les Français rêvent probablement de vivre selon les paramètres du calendrier saoudien d'Umm al-Qura...

dimanche 18 septembre 2011

Collèges: des profs nus dans le cartable

Des professeurs montrent leur "luc" (en verlan) à Chatel

Du bon usage des Ipad offerts par les Conseils généraux

Poser nu pour attirer l’attention ?
Ce n’est pas nouveau, mais cette fois, après celui des rugbymen et des pompiers dans le plus simple appareil, c'est le calendrier du pauvre, tout juste bon à émoustiller des fortes en thème. C'est triste comme un débat de candidatS à la primaire socialiste.

Cette rentrée, ce sont… des profs qui s’y mettent, rendant subitement caduque la rengaine potache de « à poil, la maîtresse ».
Depuis plusieurs semaines, quinze d’entre eux/elles, étalent leur anatomie, quoique pudiquement mise en scène, sur le Net. Ils ont même créé un site dans l'espoir que leur calendrier 2011-2012 soit téléchargé.
Le malheur, c'est qu'ils n'ont pas dû se voir et que les scolaires risquent d'avoir des cauchemars, des troubles de l'audition ou des traumatismes sexuels.
Ces enseignants ont posé devant un tableau noir où s’affichent autant de messages à la craie que de mois dans l’année: « Faisons de l’économie pas des économies » ou « L’école au bout du rouleau », affichant
leurs les attributs de leur matière (compas, pinceaux, roman classique ou traité d’économie) pour masquer leur anatomie. Nous allons devoir déplorer une recrudescence des traumatisme sexuel précoces, des névroses et des hystéries: le nombre des infirmières et psychologues scolaire ne suffira pas aux besoins.
La population enseignante n'accueille certes pas tous les pervers, puisque le monde politique nous montre le contraire depuis le 14 mai au Sofitel de Manhattan, mais elle concentre néanmoins une forte proportion d'inadaptatés sociaux et de perturbés psycho-sexuels.


Le calendrier Chaffoteaux
pour couler l'entreprise
plus sûrement


Le militantisme, facteur aggravant des psychoses sexuelles ?


Les "dépouillés", avatar des "Indignés"
Les « dépouillés » entendent somatiser leur ressenti d'un trouble imaginaire de l'Education nationale, tel que leur syndicat radical et la presse d'opposition les en a convaincus. Certains pensent d'ailleurs qu'ils effectuent plutôt un transfert de leur mal-être psychologique individuel sur l'école. Comme les alcooliques qui participent à des groupes de parole, ces professeurs se sont organisés en collectif militant. Leur thérapie consiste à illustrer leur " sentiment de dénuement ", leur " révolte contre le dépouillement de l’école ", et à faire signer un manifeste. Toutes leurs angoisses existentielles trouvent un exutoire dans des critiques qui font sourire leurs aînés. Jusque dans leur être le plus profond et intime, ils ressentent les attaques saisonnières de la rentrée, les divisions syndicales et même le syndrome public-privé : la campagne politicienne sur les réduction du nombre de profs les fragilise bien que le nombre d'élève diminue, la légende des classes trop chargées les affecte dans leur chair malgré la multiplication des demi-groupes et la conviction qui s'impose à eux que les enseignants sont mal formés leur monte au cerveau… Tout ce qui se dit, vrai ou faux, a prise sur les psychologies et les personnalités . Les agitateurs de ce collectif attirent à eux ceux et celles qui, se sachant vulnérables, ont peur d'être des victimes.



Qu'ont fait nos enfants

pour mériter ça !




La transgression comme thérapie
Les "dépouillés" sont capables de se dénuder, mais non pas d'assumer leur geste.

Des provocateurs à l’origine de ce sinistre calendrier, on ne sait pas grand-chose. Ils nous font dire qu’ils sont une quinzaine, « enseignants de base dans divers lycées en France, syndiqués ou non », mais, par chance, aucun de nos enfants n'est appelé à en croiser un seul. Ils n'existent pas en tant qu'enseignants et sont injoignables autrement que par messagerie électronique: ils répondent qu’ils se refusent à l’être individuellement : " En prêtant notre image à un calendrier subversif nous prétendons incarner symboliquement toute une profession ", ce qui est ambitieux et blessant pour sa majorité.
Ces anonymes prétendent aussi " fédérer des énergies jusque-là dispersées et inventer une nouvelle forme de lutte qui passe par l’image tout en échappant à la société du spectacle ". Un coup bas à la société en question qui a mieux à offrir !

Ils admettent un aspect de leur ambigüité: ils jouent de ses mécanismes.

L'image flétrie du corps enseignant
Déjà le buzz est retombé et la blogosphère se félicite d'avoir échappé à ça.
Les adultes qui ont eu peur de leur prof d'allemand ou garde un souvenir douloureux des maths modernes reconnaîtront que ce que subissent leurs enfants aujourd'hui est autrement plus traumatisant.

Quelle sera l'étendue des dégâts sur la jeunesse ?
Les films X font-ils plus de dommages que ces scènes tristes de la nudité grise ?
Qui peut croire que ce calendrier sordide fera monter les vocations en flèche ?...
De ce seul point de vue, le ministère serait bien avisé de porter plainte pour atteinte à l'intégrité de l'Education nationale.

Juin 2011 - Une élève de 11 ans d'un collège public de Villeparisis (Seine-et-Marne) a dû porter une blouse sur sa jupe, qu'une surveillante avait jugée trop courte au regard du règlement intérieur de l'établissement.
Avec son réglement, la surveillante va devoir aller se rhabiller.

mercredi 26 janvier 2011

La mère Denis de Lille lave son linge sale au PS

La mère Denis (aka.Aubry) a passé Marie-sEGOlène au savon noir

Après la
'politique du bien-être' et l' 'égalité réelle', voici les mots "ordre" et "sens"

Mme Brochen-Aubry, premier secrétaire du PS, va tout nettoyer du sol au plafond, a-t-elle annoncé mercredi 26 janvier 2011 sur Europe 1.

"Il faut bien que quelqu'un mette un peu d’ordre", a insisté Martine Aubry, expliquant que l’une de ses premières missions au sein du PS est de tempérer les ardeurs de chacun et de faire respecter le calendrier des primaires du parti. " Le calendrier des primaires "n'empêche" ni "ne favorise personne ", a-t-elle affirmé par ailleurs.

Le Premier secrétaire a tenu à rappeler le dogme.
" Ségolène a demandé que Dominique Strauss-Kahn et moi nous donnions notre réponse plus tôt" pour une éventuelle candidature à la primaire pour 2012. " J'ai rappelé qu'il y avait un agenda et j'ai dit : 'là, Ségolène est un petit peu impatiente'", s'est justifiée Martine Aubry.

"Eh bien, MOI JE remets du sens !"
Le premier secrétaire du PS souhaite ainsi se hisser au-dessus de la mêlée. " On passe son temps à lire des choses qui nous explique qu’il faut donner du temps au temps, que ce système de l’urgence où on oublie le lendemain ce qui était important la veille est dramatique pour notre société. Eh bien, moi je remets du sens !", a martelé Martine Aubry avant d'ajouter : "Et j'essaie de faire ce qui est juste." C'est bien la moindre des choses quand on essaie d'appâter l'électeur avec une 'politique du bien-être' et l' 'égalité réelle' !

VOIR et ENTENDRE la justicière rose sur Europe 1:




Aubry et Royal, la "même impatience" envoyé par Europe1fr.

La maire de Lille a ensuite rappelé qu’elle ne se décidera qu’en juin de se lancer ou non dans la bataille pour 2012. Ce qui pourrait influer sur sa décision ? "De penser, avec mes amis Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius et Bertrand Delanoë, que je suis la meilleure candidate pour porter le projet du PS", a répondu Martine Aubry.

"Ségolène et moi, nous avons la même impatience"
La première secrétaire a également essayé de mettre un point final à l’échange de petites phrases cinglantes entre elle et Ségolène Royal, qui dure depuis le début de la semaine. "Ségolène et moi, nous avons la même impatience : arriver en 2012 pour retrouver la France. Et nous faisons tout pour cela.

La mère Denis lave le linge sale socialiste

"J'aimerais mieux qu'on nous montre main dans la main plutôt que d'essayer en permanence de nous opposer, car on travaille ensemble " a-t-elle ajouté, à l'adresse de la presse aux ordres du PS.

"Je ne dirais pas la machine à perdre est partie", a-t-elle assuré, commentant les propos du socialiste Jean-Christophe Cambadélis accusant Jean-Luc Mélenchon d'avoir fait " de la défaite du PS un choix stratégique", et critiquant la multiplication des candidats PS aux primaires.

La Ch'tite Aubry est parano
Isolée Rue de Solférino au milieu des troupes anglaises du Prince Noir socialistes, tel Philippe VI le Hardi en 1356 à la bataille de ...Poitiers, elle doit se garder sur son flanc gauche, comme sur son flanc droit.
" Tout mon travail est de faire en sorte que nous soyons capables de construire avec toute la gauche, une gauche qui soit à la fois solidaire et forte ", a dit Martine Aubry
La maire de Lille à la laverie du quartier.
"Je suis habituée: quand je suis arrivée à la tête au PS, il y avait la menace d'Olivier Besancenot, le PS était mort, ensuite il y a eu la menace de François Bayrou le principal opposant, ensuite il y a eu Daniel Cohn-Bendit qui mangeait le Parti socialiste".

Elle n'arrête pas d'en parler, mais assure: "MOI, JE ne suis pas sur les menaces, je suis pour le rassemblement d'une gauche solidaire et forte", a-t-elle lancé.

La guerre des panties doit cesser

Lundi soir sur Canal +, Martine Aubry était irritable
Elle n'avait pas joué en finesse, la mère Denis.
" Elle est un petit peu impatiente là, Ségolène ", avait en effet lâché la Ch'tite Aubry, commentant la candidature de Sa Cynique Majesté Royal aux primaires.
Mardi matin sur Europe 1, celle qui venait tout juste de capter l'héritage de François Mitterrand au détriment de ses frères socialistes, avait aussitôt susurré: "Je trouve tout cela bien décevant ". En mère de famille nombreuse débordée, la maire de Lille gronda donc le mouton noir de la portée socialiste.

Guillaume Garot, porte-parole de Désirdavenir Royal, a riposté
La coquecigrue du Poitou-Charentes n'est pas sortie du marais. Sa grandeur Royal a dépêché le frêle député-maire de Laval pour passer derrière Aubry.La procueure a également fait dire à son substitut qu'elle souhaite que le PS "assume le débat" inhérent à la compétition, tout en évitant le "poison de la division".
Pour Guillaume Garot, les socialistes doivent donc maîtriser leurs débats, en valorisant leurs propositions, et surtout en se respectant mutuellement".

En langue de bois, cela veut dire que les primaires sont un " formidable moment de démocratie et d'échange, pour mobiliser les Français qui attendent une nouvelle politique pour notre pays ".

En langage d'avocat général: "Ne gâchons pas cette étape par de regrettables petites phrases, au risque de nous affaiblir collectivement ", avertit-il.

En prèche d'église : " Plus que jamais, un "code du respect" est nécessaire pour réussir les primaires, condition première d'une victoire de la Gauche en 2012 ", a conclut le père Garot.

"Comme tout responsable socialiste, Martine Aubry doit se garder de "tacler" les candidats déclarés. Cela ne profite qu'à la droite ", a-t-il clairement accusé.

Ainsi, dès à présent, la Voix de sa Maitresse avait-elle progressivement haussé le ton avec pour mission de rejeter la défaite de la gauche sur son Premier secrétaire.

mercredi 12 janvier 2011

PS: un calendrier des postes pour régler ses problèmes

Et c'est le coup d'envoi des hostilités à gauche

Après quatre heures de réunion en petit comité, le bureau national du PS a tranché la question du calendrier de ses élections internes, après des mois d'atermoiements et d'intrigue. Mais comme tout compromis, ce vote ne semble contenter personne, hormis Martine Aubry.

Les inscriptions de candidature se feront du 28 juin au 13 juillet, et la campagne durera trois mois, dont deux mois de vacances, avant un vote ouvert à tous les sympathisants, les 9 et 16 octobre.
La convention nationale d’investiture du candidat est prévue le 5 ou le 6 novembre.

Une cote mal taillée
Aubry a coupé la poire en deux et le vote n'a pas été unanime
Dix éléphants se sont abstenus mardi, outre Manuel Valls, des proches de Dominique Strauss-Kahn et de François Hollande, pour des raisons différentes. Désirdavenir Royal et François Hollande auraient préféré une accélération du calendrier: plus resserré, il aurait permis un vote avant l’été.
Quant aux strauss-kahniens, ils auraient aimé laisser du temps à DSK. Jean-Christophe Cambadélis, le premier lieutenant de l'expatrié, voulait que les candidatures puissent être déposées jusqu’en septembre, pour laisser trois mois de réflexion supplémentaires à DSK, le favori des sondages mais qui est astreint à un devoir de réserve en tant que patron du FMI...
Bien que la proposition finalement retenue décale les primaires de deux semaines par rapport au calendrier voté par les militants en octobre 2009, un autre partisan de DSK, Jean-Marie Le Guen, parle pourtant d’une “campagne interne démesurément allongée, de trois mois”.

Tous contre un, chacun pour soi

Martine Aubry s'est-elle fait voter les moyens d'imposer sa propre candidature ?
Contre toute attente, le premier secrétaire du PS a cédé aux pressions de certains socialistes, qui voulaient accélérer le calendrier de la primaire, validé mardi soir par le bureau national du PS. Depuis des mois, la patronne se battait pourtant pour fixer une date de limite des candidatures la plus tardive possible, et ainsi laisser la porte ouverte à Dominique Strauss-Kahn, son camarade conspirateur, dont elle aurait accepté d'être le Premier ministre.

Mais les coups de boutoir des autres candidats socialistes, au premier rang desquels François Hollande et Désirdavenir Royal, ont donc eu raison de la citadelle Aubry qui abritait les strauss-kahniens. Sa cynique Majesté Royal avait eu le culot de promettre la tête de son gouvernement au directeur du Fonds Monétaire Internationale (FMI), DSK.

Pour l'heure, aucun partisan de Dominique Strauss-Kahn ne veut admettre publiquement que ce calendrier n'arrange pas les affaires du patron du FMI. Leurs critiques se concentrent sur le risque d'une campagne longue, durant l'été, alors que les Français sont en vancances. "Je pense que ce calendrier n'est pas le meilleur possible, non pas pour Dominique Strauss-Kahn en particulier, mais pour tous les candidats, car l'annonce des candidatures le 14 juillet débouche sur un faux plat terriblement difficile à passer", explique ainsi la secrétaire nationale à la Solidarité et à la protection sociale, Marisol Touraine.
Tout juste dénoncent-ils un calendrier qui fait peu cas des échéances électorales annoncées: des législatives partielles, mais plus sérieusement le renouvellement des sénateurs. Un autre strauss-kahnien pointe également le risque d'épuisement des candidats. Il craint aussi un climat de campagne délétère. "En trois mois, on ne pourra pas éviter les dérapages de campagne", a-t-il confié à L'Express. Pierre Moscovici exprime la même inquiétude sur le site du JDD: "On sait maintenant que la campagne des primaires va être très longue, avec les risques que cela comporte."

Aubry a-t-elle gagné une bataille ?
L'avenir dira si le choix d'Aubry révèle une "grande ordonnatrice de synthèse" ou une volonté de servir ses seuls intérêts.

Chacun pour soi
Depuis des mois, le premier secrétaire maintient le suspense de sa candidature, jurant qu'elle prendra sa décision en concertation avec Dominique Strauss-Kahn. Mais Laurent Fabius a révélé l’existence d'un véritable "pacte" secret de non-agression entre DSK et Aubry. Désormais, l'image de vertu du premier secrétaire est irrémédiablement 'salie, abîmée', car elle envisageait de court-cicuiter les autres concurrents et de tromper les électeurs. Ce complot consistait à choisir celui des deux qui serait le mieux placé pour remporter l'élection présidentielle.

Le vote de mardi comporte des aspects positifs
Dans le climat de poker menteur qui règne encore Rue de Solférino,
, Claude Bartolone devra maintenant mettre en veilleuse sa campagne de suspicion et admettre que le PS se dirige à nouveau vers un scrutin de désignation après ses errements dans des primaires de confirmation.
Et il ne restera donc plus d'autre choix à chacun que de mener sa propre course.

Surtout, en clôturant le 13 juillet le dépôt des candidatures, la patronne du PS oblige le directeur du FMI a démissionné au début de l'été, ce qu'il n'avait peut-être pas envisagé. Manuel Valls confirme d'ailleurs: "Ca peut être lu comme une forme de tension entre Martine Aubry et les strauss-kahniens, contrairement à ce qu'on veut nous faire croire."

Faire bonne figure
Avant que ne sonne l'heure des longs couteaux, un proche de la direction du PS tempère et assure que la réunion de mardi entre les éléphants socialistes se serait bien passée, malgré les 10 abstentions. " Ce compromis est acceptable, assure-t-il. Les strauss-kahniens savent qu'on ne peut pas bâtir un calendrier en fonction d'un candidat dont on n'est pas sûr qu'il sera présent. "

Malgré leur amertume, les amis de DSK conservent l'espoir de voir leur héros entrer en lice pour la primaire. S'il souhaite se présenter à la primaire, assurent-ils, ce n'est pas ce calendrier qui l'en empêchera.
Ce vote hostile à DSK serait un coup de sabre dans l'eau.

La lutte n'en sera que plus dure

J.-Christophe Cambadélis porte plusieurs estocades
et le porte-flingue de DSK à Solférino n’épargne personne.

=> L'amère Royal ? « En 2007, [elle] avait tout : l’aura, la surprise, l’irrésistible popularité, l’engouement des quartiers, la fin du cycle Chirac. (…) Aujourd’hui, ces conditions ne sont plus réunies. La volonté ne peut pas tout. »

=> Et Hollande alors ? « François est un talent qui mérite de rencontrer un destin, mais il n’est pas encore en situation. »

=> Valls ou Montebourg, peut-être ? Des figurants. « Il n’y a pas à rougir de leurs candidatures. Mais enfin où est leur majorité, alors qu’ils clivent leur camp pour se faire repérer ? » Et le coupeur de têtes d’expliquer : « On ne peut pas réclamer des primaires et les bâillonner. Il doit y avoir un débat. Il peut même être tonitruant. Mais il doit être responsable, surmonté et maîtrisé. »

La gauche marche au courant monophasé et le PS au courant alternatif.

« Pour Camba, l’équation gagnante » est simple : « C’est DSK ou Martine Aubry, Martine Aubry ou DSK, voire DSK et Martine Aubry. C’est là que se joue la solution pour la gauche. » Ce sera l’un ou l’autre ou bien l’un avec l’autre (un ticket ?) et en dehors de cette « équation », il n'y aurait point de salut ! De quoi agacer sérieusement. Y compris dans son propre camp : « C'est dur de se taire. Jean-Christophe est dans la boursouflure de l'instant », lâche par exemple un autre député strauss-kahnien à la lecture de ces propos de l’entretien avec Libération.

Le boursouflé ne se montre pas beaucoup plus tendre avec 'le reste' de la gauche
Les candidats avec qui il faudra se mêler au second tour lui inspire « quelques inquiétudes. Si le paysage à gauche, ce sont des écologistes dans le “ni droite ni gauche”, comme semble l’indiquer la candidature Eva Joly et si Mélenchon reste dans l’antisocialisme, on ne prend pas le bon chemin. »
Et le parlementaire parisien décrit volontiers l'épouvantable scénario qui se profilerait : « Jean-Luc file un mauvais coton. On ne peut s’acharner à faire battre les socialistes à la présidentielle puis exiger leurs voix pour les législatives ! Ça ne marchera pas et, au bout, ce sera Nicolas Sarkozy. » Mélenchon en idiot utile du sarkozysme ? Voilà une sorte de ressucé du discours servi après la défaite de Lionel Jospin à propos du cas Chevènement. Celui-ci se dit d'ailleurs prêt à ressortir sa partition !