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mardi 28 janvier 2020

Le Central Park de Griveaux, un plan "foireux", selon Roland Castro, architecte

La proposition du candidat de Macron est "hasardeuse", "extrêmement chère" et "peu intelligente," affirme un camarade socialiste

L'urbaniste confirme que le déplacement de la Gare de l'Est pour faire de la place est "totalement irréaliste", comme le pense Valérie Pécresse

Le projet décrié de Griveaux aurait 5 fois la superficie du Central Park 
Le projet de Benjamin Griveaux de déplacement de la Gare de l'Est pour créer un "Central Park parisien", les internautes aussi en rigolent. C'est ce que souhaite le candidat LREM à la mairie de Paris Benjamin Griveaux. Mais est-ce réalisable ? Non, a déjà répondu la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse, ce lundi sur LCI, jugeant ce projet "totalement irréaliste", et "ni nécessaire, ni souhaitable"Et Griveaux est ainsi plein de fausses bonnes idées.

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La population s'est mobilisée : une pétition lancée en avril 2015 dénonce le projet du Grand Paris. Dès le lundi 22 juin, elle comptait plus de 11.000 signatures contre. Même la construction de 24.000 habitations, qui prendraient ainsi une partie du parc Georges-Valbon de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), est jugée comme une amputation par de nombreux habitants du département, le parc de 400 hectares étant un véritable "poumon vert". "Il faut que le Premier ministre, Manuel Valls, revienne sur sa déclaration du 14 avril dernier. Il n’est pas question d’une OIN (Opération d’intérêt national) sur le parc. Il doit retirer ce projet, véritable désastre écologique s’il advenait", a-t-il expliqué. Mais Griveaux n'a cure de la population et relance le projet dénoncé par les habitants qui avaient déjà fait appel à l'arbitrage de Manuel Valls alors premier ministre.

Le Parc Georges-Valbon est classé Natura 2000
- un territoire identifié pour la rareté ou la fragilité des espèces sauvages, animales ou végétales et de leurs habitats -. Il est aussi défendu par de nombreux groupes politiques. Le Parti Communiste, Europe Ecologie-Les Verts (EELV), le Front de Gauche ou encore le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) ont signé cette pétition, tout comme des syndicats, des associations écologistes ou des riverains groupés en collectifs.

LCI a demandé à l'architecte et urbaniste Roland Castro s'il partage l'avis de Pécresse ou non.

Et l'urbaniste est catégorique

Il a qualifié ce plan d' "invraisemblable", "compliqué", "foireux", "hâtif", "pas intelligent": il n'a pas assez d'adjectifs pour démonter cette proposition de l'ancien porte-parole du gouvernement. Selon lui, un tel projet ne peut pas être réfléchi sans y associer les acteurs et habitants du quartier concerné.

A la différence de Griveaux (et de la majorité, incapable de chiffrer le coût de la réforme des retraites), Roland Castro s'interroge également sur le coût économique de la proposition et sur son impact sur le prix du terrain à Paris. "On ne cherche pas à faire des espaces commerciaux dans le nouveau projet. On n’a pas vraiment réfléchi non plus aux conséquences de l'implantation d'une gare Porte de la Villette. Comment ça se passe une fois que la gare est installée là-bas ? Est-ce que ça ne crée pas encore plus de problèmes ?" s'interroge l'architecte. "On prend une gêne et on la pousse un peu plus loin; on met un jardin entre les deux. Je trouve ça choquant."

Quid du travail de concertation nécessaire avec la région, l'Etat ou la SNCF pour mener à bien un tel chantier ? 
Selon Roland Castro, ce n'est pas le problème principal. "Il faut arriver à convaincre la SNCF, mais ce n’est même pas le sujet. Avec un peu de caractère, on peut y arriver. Un maire qui aurait un peu de volonté pourrait y arriver." Selon lui, cette proposition est tout simplement "un bricolage extrêmement cher, hasardeux, dont on n’est pas sûr qu’on arrivera à le faire intelligemment."

 

vendredi 28 décembre 2012

Le Guen conteste le premier secrétaire PS de Paris

"À Paris, le PS n'a ni projet ni stratégie", selon Le Guen

Jean-Marie Le Guen dénonce la tentative de "passage en force" pour organiser des primaires ouvertes.

Député PS de Paris, il a été premier secrétaire de la fédération de Paris entre 1987 et 2000 et reste un possible candidat à des primaires PS face à Anne Hidalgo aux municipales de 2014. Le Figaro a ausculté le docteur.


LE FIGARO. - Que vous inspire la proposition du premier secrétaire PS de Paris d'organiser des primaires ouvertes ?

J.-M . LG. - La proposition faite par Rémi Féraud, et ceux qui l'inspirent, manifeste encore une fois une tentative de passage en force. Ce sont des propositions non concertées, non seulement avec le PS mais aussi avec l'ensemble des forces qu'elle prétend rassembler. Ce calendrier et ces modalités sont un élément supplémentaire de division.

Que proposez-vous?

Je propose une autre méthode, un autre calendrier, une réelle concertation, sans a priori, avec nos partenaires. À commencer par ceux avec qui nous partageons les responsabilités au gouvernement. Je propose donc pour ma part des primaires mais à l'automne et surtout dans un ­cadre préalablement discuté avec nos partenaires. Au PS, je propose l'élaboration d'un projet qui rassemble toute la famille socialiste. Aujourd'hui, nous n'avons ni débat, ni projet, ni stratégie

Comment se manifeste cette absence de débat?

J'ai demandé il y a deux mois un débat sur le Grand Paris. Apparemment, ce n'est toujours pas accepté, alors même que le gouvernement s'apprête à légiférer sur le sujet… 
Les prises de position socialistes individuelles se multiplient, en particulier à la région et à la Ville de Paris. C'est regrettable face à une réforme aussi décisive pour l'avenir de la capitale et de l'Ile-de-France, qui concerne de près les socialistes parisiens. Je ne peux que regretter cette situation qui conduit à l'impasse, au détriment de la réforme nécessaire de la mé­tropole. Parfois, je me demande d'ailleurs si certains n'organisent pas la confusion pour justi­fier l'immobilisme… Mais j'ai confiance dans le gouvernement et dans la majorité au Parlement pour surmonter les blocages.

Avez-vous décidé de participer aux primaires pour faire vivre ce débat?

Les choses sont déjà bien assez précipitées comme ça. Il n'est pas question que je m'aligne sur un calendrier totalement décalé.

Rémi Féraud, c'est qui ça ?

Ce quadra, diplômé de l’École supérieure de commerce de Paris et de Sciences-Po (1995), est maire du 10e arrondissement de Paris depuis 2008, à la suite de Tony Dreyfus qui s'est fait connaître comme avocat de la CFDT et des ouvriers de l’usine Lip de Besançon: un avocat septuagénaire qui est juge à la Cour de justice de la République.

Quant à Le Guen, il gagnerait à se faire oublier


Décembre 2011
: Toujours dans la mesure et le respect, Jean-Marie Le Guen , compagnon de Lang dans les virées avec Gbagbo, avait affirmé que la rencontre Sarkozy/Merkel sur la crise de l'euro, c'était "Daladier à Munich."


Si nos chers lecteurs et lectrices veulent encore le suivre, nous suggérons de le rechercher à son nom parmi les libellés, ci-dessous.

samedi 29 janvier 2011

Grand Paris: Huchon (PS) zappe Duflot (Verts) qui jappe

Duflot en crise claque la porte de Jean-Paul Huchon

Cécile Duflot est une hystérique et Jean-Paul Huchon, un fourbe

Cécile Duflot est invivable
Déjà, les propos qu'elle avait tenus dans la foulée de la signature de l'accord sur le Grand Paris, avaient laissé des séquelles au PS. Elle s'est montrée particulièrement intransigeante: " Ce n'est pas un projet, c'est une annonce et ça correspond à de la communication ". Et d'ajouter, péremptoire: " le véritable accord qui sera soumis au vote de l'assemblée régionale doit être profondément remanié ".

Le jeudi 27 janvier 2011, Cécile Duflot, la patronne des Verts, a claqué la porte de la commission permanente de la région Ile-de-France, organe chargé de mener les affaires courantes à la Région, pour dénoncer l’accord que Jean-Paul Huchon a passé avec le gouvernement. Coup de communication ou divorce politique ?
"Il y a un gros problème, pas avec les socialistes, mais avec la présidence du Conseil régional", explique Jean-Vincent Placé, 2e vice-président Verts de la Région, qui reproche à Jean-Paul Huchon d'avoir signé l'accord trop vite. " Huchon est passé en force. C'est grave de ne travailler que pour de l'affichage ", accuse-t-il.

Du coup, le groupe de Cécile Duflot a demandé une réunion avec toutes les forces de la majorité de gauche. A l'issue de celle-ci, Europe Ecologie décidera de la suite à donner à leur alliance d'un an, sans s'interdire aucune décision, précise Jean-Vincent Placé.

Le coup en traitre de l'autocrate Huchon
Certes, le socialiste Jean-Paul Huchon savait-il, que les Verts ne seraient pas des alliés faciles aux Régionales 2010, mais il avait besoin d'eux, notamment sur la question des transports, puisque leurs listes avaient obtenu plus de 16 % des voix au premier tour. Mais les Verts savaient-ils que Huchon n'est pas fiable ?

La gauche régionale résistera-t-elle au test du Grand Paris

Le dossier transports est un enjeu régional
150 km de nouvelles lignes de métro doivent desservir une cinquantaine de gares nouvelles pour décongestionner la région capitale. Sur le principe, tout le monde est globalement pour.
Mais deux tracés différents s’opposaient:
-celui conçu au gouvernement par Christian Blanc, articulé autour de grands pôles économiques,
- et celui défendu par la Région, davantage tourné vers la desserte de la population.

Ce chantier de grande envergure s'étale sur vingt ans pour un montant de 32 milliards financés par l’Etat et par la région principalement.
Passé le temps des postures politiques de campagne régionale il y a un an, voici maintenant celui du réalisme. Les éléctions ont permis le rapprochement des deux projets, mais l’accord entre l’Etat et la région résistera-t-il à ce compromis de circonstances ?

Les accords et désaccords à gauche
Les écolos contestent l'accord conclu par le président de la Région.
D'abord sur le financement des 32 milliards du plan de transports, beaucoup trop flou à leur goût.
Ensuite, sur la gouvernance du Grand Paris, qui aurait été lâchée au gouvernement.
Enfin, il y a le cas du plateau de Saclay. Europe Ecologie ne voulait pas d'un métro sur ce futur technopôle. L'accord renvoie cette question à 2020, ce qui fait dire à Jean-Vincent Placé que le problème ne se pose plus, puisque " Jean-Paul Huchon a reculé ".

Souverain, Huchon tient Duflot pour quantité négligeable

Cécile Duflot met en cause la traitrise de Jean-Paul Huchon
Mercredi 26 janvier, le Conseil régional d'Ile-de-France se décida à annoncer la signature d'un "accord historique" avec le gouvernement sur question disputée des transports du "Grand Paris". Un projet dont Nicolas Sarkozy a fait une de ses priorités.
Mais l'autocrate Jean-Paul Huchon a signé "sans accord formel de sa majorité, sur sa volonté propre", selon Cécile Duflot. Pour la secrétaire nationale d'Europe Écologie - Les Verts, " cela pose question sur l'exercice de notre travail en commun ", tonne-t-elle sur Europe 1.
"Ca n'est pas comme cela qu'il faut travailler. Ca n'est pas comme cela qu'on a travaillé jusqu'alors", insiste Cécile Duflot. La patronne des Verts est fâchée, mais sa colère n'est pas insurmontable : "Je ne désespère pas que les choses aillent mieux", dit-elle.

La conseillère régionale PS, Michèle Sabban, monte au front
"Dire que c'est une décision personnelle de Jean-Paul Huchon, je m'inscrits en faux. Cela fait quatre ans qu'il travaille sur le dossier, pas quatre mois", déclare-t-elle sur Europe 1, avant d'appeler "nos petits camarades d'Europe Ecologie - Les Verts à revenir à la raison".

Interférences des stratégies régionales et présidentielles

De l'accord politique de 2010 entre Huchon (PS) et Dufflot (Verts) contre Pécresse (UMP) et le gouvernement, il ne reste plus en 2011 qu'un accord de fond entre Huchon et la majorité, soutenu par Pécresse et combattu par Duflot. Les Verts qui se disent le seul parti motivé sur le fond des dossiers est aujourd'hui en position de contestation politicienne.

L'inconnue Huchon
Le président Jean-Paul Huchon est toujours sous la menace d’une inéligibilité en raison d’une campagne présumée frauduleuse sur les transports dans la région. Et certains vont jusqu'à penser que Jean-Paul Huchon "a bradé le Grand Paris pour sauver sa tête". Le patron de la Région aurait ainsi voulu passer pour un homme d'action, capable de faire avancer des dossiers complexes. Un moyen de redorer son image.

Dans l'hypothèse improbable d'une condamnation à l'inégibilité du socialiste les couloirs du Conseil régional bruisent des scénarios les plus fous.
Si Huchon devait quitter la présidence de la région, les Verts revendiqueraient alors la succession à la tête de l’Ile-de-France, en échange de quoi il consentiraient à retirer leur candidate fantoche à la présidentielle et leur soutien au candidat socialiste.

Or, d'une part, les élus socialistes ne voteront jamais pour un Vert à la région et, d'autre part, ce scenario de forfait à la course présidentielle, imaginé par Daniel Cohn-Bendit, met Cécile Dufflot et Jean-Vincent Placé dans tous leurs états.
Le coup d'éclat de la patronne des Verts confirme plutôt la volonté des Verts d'affronter le PS.

Duflot aboie, le métro passe

Le président PS en sursis n'est pas dupe de la stratégie employée par les Verts: "Ils se construisent une identité politique nationale, en se plaçant comme le parti qui innove, à l'opposé des socialistes, ces gestionnaires ringards. Ils sont dans une logique d'affichage", analyse un membre du PS francilien.

L'UMP, quant à elle, se félicite d'avoir servi les intérêts de la population
Elle contemple donc le spectacle. Pour Valérie Pécresse, le tracé retenu par l'accord est "à 90% celui initialement proposé par le gouvernement".

mercredi 21 juillet 2010

André Santini au Grand Paris ne convient pas non plus au PS

Qui pourra donc jamais trouver grâce à leurs yeux ?

Pas assez bien

André Santini (1940) a été ministre de Mitterrand délégué à la Communication (1987-88) et secrétaire d'Etat chargé des Rapatriés (1986-87).

Le MoDem apprécie mal l'arrivée du député-maire d'Issy-les-Moulineaux (Nouveau Centre) à la tête à la présidence du conseil de surveillance de l'établissement public Société du Grand Paris (SGP). Avec la gauche, il a donc qualifié de "copinage" ou de "mascarade" l'élection de cet ex-UDF à la tête du conseil de surveillance de l'établissement public Société du Grand Paris (SGP), bien qu'il en soit membre.
L'organisme dont il prend la direction sera notamment chargé de réaliser une double boucle de métro automatique autour de Paris.

L'opposition a encore pratiqué la politique de la chaise vide
S'abstenir de voter, c'est se priver du droit de contester
Mais les élus de la minorité sont des mauvais joueurs
Les élus de gauche ont préféré bouder le scrutins comme des Bleus qui font la grève de l'entraînement. L'autre postulant, le président communiste du Conseil général du Val-de-Marne, Christian Favier, a retiré sa candidature.

Le candidat de la majorité, l'ancien secrétaire d'Etat à la Fonction publique, a été élu mercredi après-midi, dès la première réunion du conseil de surveillance de la SGP: les voix de la minorité lui étaient inutiles.


Une revanche de la majorité
L'Elysée a refusé de commenter cette polémique de plus.
Selon l'opposition, cette élection rappelerait celle de la nomination manquée de Jean Sarkozy, à la tête du quartier d'affaires de la Défense (Epad), à cette différence près - et négligeable - que le candidat de la majorité à la SGP a été élu !

Les mauvais joueurs de l'opposition
Dans un communiqué commun, les présidents de Conseils généraux de la région francilienne dénoncent de "petits arrangements entre amis", où ils voient "un symbole supplémentaire de la dérive du système Sarkozy".
Le symbole que la gauche ne voit pas dans cet échec, c'est celui de son l'impuissance.


Les électeurs de gauche n'étaient que six
"J'ai été élu à l'unanimité. Sur 14 voix, effectivement, il manquait les voix des six conseillers généraux de gauche. Je suis sûr qu'on se retrouvera", a fait valoir André Santini lors d'une conférence de presse. "Ils ont eu raison de défendre un principe, mais ça ne m'empêchera pas d'aller dialoguer avec eux", a-t-il ajouté.
Le rapport de forces n'était pas favorable à la gauche
Elle n'est donc pas crédible dans son numéro de surprise et d'indignation.
=> Jean François Martins, conseiller de Paris MoDem dénonce pourtant par communiqué "une nomination d'intérêt, et une supercherie pour tous les Franciliens qui méritent un homme à temps complet pour concevoir leur avenir".
Le responsable centriste se lance même dans une diffamation comme la gauche en produit plusieurs fois par jour. Selon lui, le maire d'Issy-les-Moulineaux "représente les méthodes et les pratiques du passé où cumul des mandats, copinage et mesure d'exception sont la règle". Nouvelle calomnie ?
André Santini a indiqué qu'il n'avait pas l'intention dans l'immédiat de renoncer à ses fonctions de député. Mais cette présidence, incompatible avec un mandat de député, devrait néanmoins entraîner une élection partielle à l'automne 2010. Mais

L'opposition s'arroge un droit de regard sur les désignations de candidats de la majorité

En effet, elle dénonce par avance une éventuelle candidature du porte-parole du parti majoritaire au fauteuil d'André Santini. Sachant que Frédéric Lefebvre (UMP) est le suppléant de l'ancien secrétaire d'Etat, il est donc le candidat naturel à sa succesion. Nous attendons avec impatience de juger du bien-fondé des critiques que vont produire les réfractaires aux règles de la République.

=> Pour les pics Verts, Nicolas Sarkozy "fredonne 'Les Copains d'abord'"
"Ce tapis rouge offert à André Santini, qui a bénéficié d'une dérogation sur son âge en un simple claquement de doigt, et l'entourloupe constatée afin d'apporter un fauteuil parlementaire à Frédéric Lefebvre prouvent que l'intérêt général et l'avenir des franciliens sont relégués au second plan", écrit la secrétaire nationale, Cécile Duflot, dans son play-back de la chanson de Georges Brassens communiqué à la presse.

=> Le Grand Paris avait-il besoin d'un spécialiste des "emprunts toxiques"

Battu, le président socialiste du Conseil général de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone, y voit pourtant une affaire "Epad bis".
"Il faut donner la parole aux élus pour porter l'intelligence et l'espoir de leur territoire. Là on a une règle du jeu qui a été taillée sur mesure pour André Santini !", a-t-il grondé sur RTL.

Pourquoi le maire d'Issy-les-Moulineaux ne vaudrait-il pas celui de Saint-Maur-des-Fossés ?
La gauche aurait-elle applaudi de grand coeur à une présidence d'ouverture ?

mercredi 16 décembre 2009

RATP: des revendications indécentes de conducteurs pas si mal lotis

Cette énième grève est-elle justifiée ?
Les usagers sont exaspérés

La ligne A du RER subit aujourd'hui sa septième journée de grève consécutive, qui a commencé le jeudi 10 décembre, pendant le shopping de Noël. Or, la direction de la RATP a fait de nouvelles propositions, dont une nouvelle prime, en fonction cette fois d’objectifs de régularité. Mais les syndicats n'y voient que des avancées insuffisantes. Lire PaSiDupes
Lundi dernier les syndicats menacaient d’étendre le conflit au RER B dès mardi. Il n'en a rien été: l'initiative aurait été d'autant plus impopulaire qu'elle aurait été encore moins fondée.
Cette grève est-elle vraiment justifiée ?

Les conditions de transport des usagers
La ligne A, qui traverse les axes vitaux de la région parisienne, et son flux d'exploitation est tendu: cette ligne est à la fois la plus fréquentée en Europe et celle où les incidents sont les plus nombreux parmi les lignes de RER. En 2003, la ligne ne transportait plus d’un million de voyageurs que 7 jours par an. Il y en avait 175 en 2008, autrement dit pratiquement tous les jours de travail. Lire PaSiDupes (RER B)
Mais, autre singularité, la ligne A du RER est aussi la seule exploitée par la RATP.
La situation des conducteurs de la ligne A du RER

Pour eux, la pénibilité du travail est déjà prise en compte :
- sur 6h30 de journée de travail, les conducteurs n’ont que 3 heures de conduite effective.

les salaires ? La Cour des Comptes relevait récemment qu’ils ont augmenté de
+18% entre 2001 et 2007,
+ 3% par an,
deux fois plus vite que l’inflation.
Demandez aux routiers ce qu’ils en pensent !
Aux retraités, on ne demande rien...

Et où en est le service minimum ?

Les dénigreurs de l'opposition se plaisent à en nier la réalité devant les micros, mais, sur les quais du métro, les travailleurs apprécient une amélioration notable. Lire PaSiDupes

Ce n’est pas encore le service minimum
Il n’est pas procédé à la réquisition de personnel, car ce serait vécu comme une atteinte au droit de grève et le gouvernement n’a jusqu’à présent pas voulu, ou pas osé, aller jusque-là, mais les abus des conducteurs contribuent à faire évoluer les mentalités et à lever les principes.

En revanche, le « service garanti »prévu par la loi votée en 2007 est effectif
- bonne information sur les trains qui circulent,
- une rame sur deux aux heures de pointe le matin et le soir.
C’est un progrès par rapport au passé.

Le statut particulier de cette ligne pose problème
Au total, sans attendre un projet de Grand Paris pour dans 20 ans, élus régionaux, Etat, usagers, personnel et direction de la RATP feraient mieux se mettre tout de suite d'accord pour voir ensemble comment, sans délai, rendre cette ligne A du RER praticable. Faute de quoi, les victimes des transports parisiens doivent s’attendre à de nouvelles prises d'otages de la ligne et de ses usagers.

vendredi 7 août 2009

Travail dominical: la gauche désavouée par le Conseil Constitutionnel

La liberté du travail du dimanche a été confirmée jeudi
Saisis le 27 juillet par les députés et
sénateurs PS, PCF, PRG, MRC et Verts, au son du tambour de la presse engagée, les Sages du Palais-Royal ont déclaré conforme à la Constitution l'essentiel de la réforme portant dérogations au repos dominical. Le Conseil Constitutionnel ne juge pas justifiées les dispositions spécifiques à la capitale, où le maire de Paris aura le pouvoir de proposer des extensions d'ouverture des commerces.

Fin d'une âpre bataille législative
Dans leur saisine, les parlementaires de gauche dénonçaient «la violation du principe d'égalité» entre les salariés travaillant le dimanche dans une zone située dans un périmètre d'usage de consommation exceptionnelle (Puce) et les autres salariés. Le Conseil Constitutionnel a déjugés les opposants.

Dans ces zones, le préfet de région peut, sur demande du conseil municipal, autoriser les établissements de vente au détail à déroger au repos dominical.
Le salarié volontaire perçoit alors une rémunération double et parfois une journée supplémentaire de repos.

L'ultime version de la proposition de loi de Richard Maillé, symboliquement cosignée par deux opposants à la première version du texte, François Baroin et Marc Le Fur, a été adoptée le 15 juillet par les députés. Le 22 juillet, elle a été votée par les sénateurs, à 165 voix contre 159.

Les dispositions de la loi

La loi légalise un état de fait.
Le gouvernement avance le chiffre de 500 communes désormais concernées, l'opposition affirme que le nouveau dispositif concernera en réalité quelque 6 000 communes.

  • Des ouvertures dominicales étaient jusqu'à présent pratiquées illégalement dans une quinzaine de zones commerciales autour de Paris, Lille et Marseille (notamment à Plan-de-Campagne).
  • Elle élargit aussi les possibilités de dérogations au repos dominical aux zones et communes «d'intérêt touristique» ou thermales.
    De l'autre côté, et dans le but de limiter l'étendu du processus, les salariés travaillant le dimanche dans une zone touristique et thermale où le texte ne prévoit aucune compensation obligatoire au travail dominical ne bénéficieront d'aucune contrepartie obligatoire. Le Conseil n'a pas eu non plus les mêmes réticences que la gauche sur ce point. Les Sages ont en effet estimé que le principe d'égalité entre les travailleurs, mis en avant par la gauche, avait déjà reçu quelque 180 exceptions. Pas question, donc, de remettre en cause les fondamentaux de la loi.

    Le maire de Paris conservera son pouvoir de proposition

    En revanche, le Conseil n'a pas anticipé le prochain statut du Grand Paris, structure institutionnelle englobant Paris et les communes environnantes, dont la création est recommandée par plusieurs projets. Paris est en effet une des rares métropoles à ne pas être dotée d'une structure administrative de l'ensemble de son agglomération, contrairement à ses homologues de rang mondial (Greater London Authority, Land de Berlin, ... ) organisées pour la plupart en communauté d'agglomération ou communauté urbaine.

    Le Conseil a donc aligné la capitale sur les autres métropoles françaises.
    Il a accepté un compromis avec la gauche, qui, dans sa saisine, opposait une violation du principe d'égalité entre Paris et les autres communes et zones touristiques. La proposition de loi prévoyait en effet un régime particulier pour la capitale, attribuant au préfet, et non au maire, le pouvoir de proposer le classement en zones touristiques ouvrant droit à l'instauration du travail dominical.
    «Aucune différence de situation ne justifie que ce pouvoir de proposition, qui appartient dans la législation actuelle au Conseil de Paris, ne soit pas confié au maire de Paris, comme dans l'ensemble des autres communes», a assuré le Conseil Constitutionnel, qui a annulé ce dispositif spécifique et rétabli le droit commun pour Paris. Ce qui n'oblige donc pas le législateur à revoir sa copie. Comme ailleurs, «le classement d'une zone touristique y sera donc opéré par arrêté du préfet sur proposition du maire», précisent les Sages.

    Les commentaires
    Shopping dominical de Michèle Obama
    l'épouse du président démocrate américain,
    autorisé par le maire socialiste de Paris


  • Jeudi, le Parti Socialiste a redit son opposition au texte, alors que Bertrand Delanoë, le maire socialiste de la capitale, s'est félicité de la décision du Conseil Constitutionnel. Il a prévenu ses adversaires qu'à l'avenir, il se montrerait «particulièrement vigilant dans la perspective des prochaines réformes à venir, concernant tant les collectivités territoriales que celles du Grand Paris».
  • Du côté des syndicats, la CGT, la CFDT, FO et la CFTC ont exprimé leur «déception», en redoutant une généralisation du travail dominical.
  • L'UMP a mis en garde vendredi le maire de la ville. La fédération UMP de Paris appelle le maire socialiste à ne pas «verser dans des querelles partisanes». Jean-François Lamour et Philippe Goujon, respectivement président du groupe et président de la fédération UMP de Paris, ont prévenu le maire. «Il lui appartient désormais d'user de cette obligation, en ayant à cœur le rayonnement économique et touristique de la capitale», indiquent-ils dans un communiqué.
    -> Les élus de la majorité proposent à Bertrand Delanoë l'aide du préfet de Paris qui pourrait fournir à la mairie «une étude quartier par quartier de ce que pourraient être les futures zones touristiques». Une façon de mettre à profit l'expertise du préfet.
  • samedi 7 juin 2008

    Jean-Paul Huchon, gagné par la paranoïa endémique au PS

    Ile-de-France - Huchon se dit persécuté
    Avec Le Figaro, PaSiDupes vous propose cet entretien avec Jean-Paul Huchon
    LE TALK : 06/06/2008

    Le président PS de la Région Ile-de-France était l'invité du talk du 6 juin 2008
    Laurent Guimier - Bonsoir Jean-Paul Huchon. Grand Paris, le grand chantier du président, dix architectes, six mois pour pondre un projet pour l'Ile-de-France et pourtant vous n'êtes pas content, vous l'avez mal pris sur la forme, sur le fond, pourquoi n'êtes-vous pas content ?
    Mal pris sur la forme parce qu'on ne nous a jamais consultés ni associés, à la limite on sait que M. Sarkozy n'est pas un fan de la conversation préalable avec les élus. Mais c'est surtout que cela fait trois ans que de par la loi qui m'en fait l'obligation, je mène une opération de définition d'un schéma d'aménagement de perspectives. L'Ile-de-France dans vingt ans, qu'est-ce que cela sera, qu'est-ce qu'on y fera et qu'est-ce qu'on y construira ou pas, etc. Ce travail est achevé. La commission d'enquête, qui a été considérable sur quatre mois avec… 654 pages de rapport que je n'ai pas vu - un travail énorme - va être rendu le 11 juin, c'est-à-dire dans quelques jours. Nous nous allons voter définitivement mi-septembre que l'on va pouvoir consulter, le Conseil économique et social, les chambres de commerce, les départements, etc. Ca fait donc trois ans. Il y a un effort de définition en commun et consensuel d'un avenir pour l'Ile-de-France. Et là tout d'un coup, il y a dix architectes qui, en trois mois, vont pondre des choses sur lesquelles ils n'ont, dans la plupart des cas, pas la moindre notion, parce qu'on leur demande de se prononcer, je ne sais pas, sur la gouvernance de la région. Mais est-ce qu'ils connaissent simplement les institutions, est-ce qu'ils savent ce que fait un conseil général, un conseil régional?
    Ils ne sont pas totalement ignorants non plus. Au fond, cela veut dire quoi ?
    C'est le syndrome du roi dans son royaume ou de l'empereur qui décide de construire des symboles architecturaux, qui se fait plaisir. Chaque président à fait cela. Pompidou l'a fait avec Beaubourg, Mitterrand avec la Très Grande Bibliothèque ou les colonnes de Buren ou la pyramide du Louvre. Giscard avec Orsay. Tout le monde l'a fait. Je ne peux pas empêcher le président de la République de le faire, mais ce n'est pas cela… l'avenir d'un territoire qui, quand même, représente 12 millions d'habitants et, il faut malheureusement le dire, 30 % du PIB français. Il faut prendre ces choses-là sérieusement. Regarder les acteurs économiques, leur demander leur avis, etc. Là, on est carrément dans la paillette et la com. [Huchon se plaindrait-il de ne pas être roi en son royaume ?]
    Il y a une autre pomme de discorde avec le gouvernement et l'État, c'est ce fameux plan opération campus. Valérie Pécresse a révélé le nom de civils qui vont faire l'objet de rénovation pour leurs universités. Quatre milliards de crédits. Six villes en province, rien en Ile-de-France et ça aussi cela vous a mis colère ?
    Je pense que cela fait partie de cette espèce d'opération généralisée : essayer de démontrer que la région Ile-de-France, son président, accessoirement moi-même, est incapable de gérer sa région, de faire des choses… [l'Etat régional, c'est moi !]

    C'est grave ce que vous dites, il y a un plan coordonné contre vous ?
    Ah, totalement ! Contre moi, contre la région, contre la gauche pour la reprise de cette région qui compte tellement et qu'ils ont gardé si longtemps. Mais surtout, c'est quand même très hypocrite parce que Mme Pécresse demande un plan campus pour regrouper les universités qui vont faire des efforts ensemble et pour rattraper leur retard de bâtis de constructions, d'équipements. Or, il n'y a qu'en Ile-de-France, parce que l'État n'a jamais fait son travail, ce n'était pas de la compétence des régions, ce n'est de notre compétence parce que nous avons accepté d'y mettre autant d'argent que l'État sur les six ans qui viennent, c'est-à-dire 700 millions d'euros chacun. Ayant demandé tout cela aux universités françaises, je rappelle qu'il y a quand même plus de 50 % des étudiants, plus de 45 % des professeurs et des chercheurs en Ile-de-France, que ce sont souvent les meilleurs, et donc je trouve cela d'une absurdité ou d'une espèce de mesquinerie à l'égard de l'Ile-de-France. Il paraît qu'il y a un deuxième tour, un tour de rattrapage ?

    Cela s'achève demain, il y a quatre nouveaux sites qui seront… ?
    S'ils ne nous rattrapent pas des projets pour l'Ile-de-France, je pense en particulier à Paris-Est, à Paris-Sud, Paris-Sud-Saclay, on veut faire de Saclay la Silicon Valley ou on ne veut pas ? Si ça n'y est pas, cela discréditera très clairement la démarche de Mme Pécresse.
    Vous avez des mots très durs donc également pour le président. Vous dites qu'il fait une opération politique ?
    Je pense qu'il y a une espèce d'ordre donné dans le gouvernement, de dire partout et de commencer cette campagne régionale avec deux ans d'avance.

    C'est Nicolas Sarkozy qui orchestre cela, oui ou non ?
    Je suppose qu'il est à la manœuvre, sinon ça ne se comprendrait pas.

    Très bien, au moins c'est clair. On verra les répercussions qu'auront ces propos. Il y a une tradition dans cette émission M. Huchon, c'est une vidéo que l'on vous montre. Cette vidéo tourne beaucoup sur internet depuis quelques jours : on vous voit avec François Hollande au bord d'un terrain de foot. C'était le 20 mai dernier lors d'un match caritatif. Visiblement, vous ne savez pas qu'on vous filme et ?
    Ah si ! tout à fait.

    Ah ! Et là, vous parlez de Ségolène Royal. Regardez… (passage de la vidéo).
    Cela se passe le 20 mai dernier. Concrètement vous critiquez la diabolisation dont est victime Ségolène Royal, la diablesse…
    Je n'arrive pas à comprendre l'intérêt que nous avons à dire que Ségolène n'est pas chez nous, n'est pas digne d'être chez nous, etc. Cela a été notre candidate, elle a fait quand même 47 %, ça n'est pas un score ridicule et tous nos candidats ont le droit de se présenter et je crois que c'est très très maladroit, par rapport à tous ceux qui ont cru dans cette aventure - que je n'ai pas partagée, je le dis d'autant plus tranquillement. Je l'ai partagé comme militant du PS, j'ai collé des affiches, j'ai fait tout ce qu'il fallait…

    Vous n'y croyez pas plus aujourd'hui à Ségolène Royal ?
    Il faut un troisième larron. Il faut quelqu'un, un troisième force qui se mette vraiment au travers et qui soit en même temps capable d'être l'opposant, non pas à ce gouvernement, à ces ministres qui n'existent pas. Il n'y a que Sarkozy. C'est être l'opposant à Sarkozy. Ce n'est pas simple.

    C'est Martine Aubry. Dimanche dernier, on vous a vu très très en verve à ses côtés à la réunion des reconstructeurs ?
    Il faut quelqu'un qui ait du punch, du talent et qui puisse équilibrer la force, l'espèce de bulldozer médiatique que représente ce président de la République.

    Cela peut être Martine Aubry ?
    Cela peut être Martine Aubry mais cela peut être d'autres personnes, mais cela peut être Martine Aubry, oui.

    Ce sera elle si elle se déclare, pour vous. Vous la soutiendrez ?
    Pour le moment, elle ne s'est pas déclarée. Je pense qu'elle travaille plutôt à reconstituer une équipe. On va oublier le terme, être une équipe…
    Questions d'internautes. Géraldine : vous vous représentez aux prochaines régionales. Là j'imagine que oui, parce que vous l'avez laissé poindre tout à l'heure ? Oui, je n'ai pas envie que tout ce que nous avons encore à finir soit balancé aux orties. Je crois que j'ai encore un boulot à faire et je pense que les Franciliens me connaissent bien maintenant.

    Mickey : Charasse, exclu du PS alors que Frèche est toujours là, il y a deux poids deux mesures au PS ?
    Oui, si vous voulez. Je n'ai jamais été pour des logiques d'exclusion. D'autant plus que très souvent nos exclus reviennent par la fenêtre et qu'il faut ensuite à nouveau les soutenir.
    Georges Frèche aux sénatoriales à l'automne prochain.
    Oui.
    Fernand : Si cela dégénère, DSK est-il le recours ?
    Dominique Strauss-Kahn peut être aujourd'hui un candidat présidentiel, je ne dis pas pour le Parti aujourd'hui, parce que la situation économique sera devenue extrêmement difficile et qu'il faut à la fois quelqu'un maîtrisant, et je crois qu'il les maîtrise, les mécanismes économiques, et capable d'inventer de nouveaux mécanismes sociaux et cela n'est pas donné à tout le monde.

    Vous vous sentez toujours l'ennemi public numéro un aux yeux de Nicolas Sarkozy, vous avez dit cela l'autre jour ?
    Dans la région, on a vraiment cette impression. C'est extrêmement désagréable, parce qu'il n'y a personne qui soit plus consensuel et plus loyal à l'égard du pouvoir d'État que moi, je l'ai prouvé quand je n'avais pas de majorité, je l'ai prouvé quand j'avais de la majorité et il suffit de demander l'avis aux différents ministres, aux préfets, etc. pour savoir que je suis un très bon interlocuteur correct.

    Il ne vous a pas appelé ?
    Non-non. Il m'a dit un jour «passe me voir»…

    Ah ! Vous vous tutoyez quand même ?
    Oui oui, bien sûr. Mais on avait des relations tout à fait normales avant.
    Alors peut-être que ça s'arrangera, on verra cela plus tard.
    Bien sûr, on peut l'espérer.
    La faculté pourrait-elle faire quelque chose pour lui ?