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jeudi 13 octobre 2016

Primaire au centre : sans surprise, Bayrou, Lagarde et Devedjian basculent chez Juppé

La presse fait dans le non-événement sur des "ralliements" d'UDI en faveur de Juppé


Alain Juppé a, non pas enregistré de nouveaux soutiens, mais confirmé quelques anciens,
dans sa course à l'investiture présidentielle de la droite

600 élus centristes de l'UDI et Patrick Devedjian, en délicatesse avec Sarkozy depuis près de dix ans.
Depuis qu'il a été président de la République d'ouverture, d'anciens collaborateurs de Sarkozy, Jean-Pierre Jouyet ou Martin Hirsch, par exemple, n'ont-ils pas en effet rejoint Hollande, lorsqu'il est arrivé à l'Elysée ?  
A moins d'un mois et demi du scrutin, le maire de Bordeaux bénéficie de vents d'Est favorables soutenus par la presse socialiste qui voit en lui le battu idéal face à Valls ou Royal et même Hollande: des sondages qui lui prêtent une avance au second tour atteignant une vingtaine de points, à la louche,  et "des ralliements en série". Voyons de plus près en quoi ces allégations sont de l'intox politicienne de la presse militante.

Dans une tribune justement publiée par Le Monde, journal qui appointe Gérard Davet et Fabrice Lhomme, journalistes complices et accusateurs de Sarkozy dans l'affaires Bettencourt dans laquelle la justice a prononcé un non-lieu en faveur de leur cible et auxquels Hollande a consacré 600 heures de son précieux temps présidentiel pour qu'ils recueillent ses "confessions", "Après avoir pris le temps de la réflexion, de la discussion, mais surtout de la confrontation des programmes, nous (...) avons décidé d’apporter notre soutien à Alain Juppé", écrivent 600 élus de l'UDI, emmenés par leur président Jean-Christophe Lagarde, dans une tribune publiée par Le Monde.

Jean-Christophe Lagarde ! Le député-maire de Drancy (Seine-Saint-Denis) est un soutien de François Bayrou depuis 1991 et notamment pendant la campagne présidentielle de 2007: il fut son porte-parole. La presse peut-elle donc titrer sur ce type de ralliement au maire de Bordeaux sachant que le maire de Pau, François Bayrou, concurrent de Sarkozy en 2007, a conclu une alliance avec Juppé 
Le 25 avril 2007, Bayrou (18,5% au premier tour de la présidentielle 2007) déclara qu'il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy le 6 mai 2007, laissant planer le doute sur son vote en faveur de la candidate de la gauche, la socialiste Ségolène Royal (46,94 % des suffrages exprimés, contre 53% à Nicolas Sarkozy, soit 6 points d'écart).
Lagarde s'est prononcé en faveur de la légalisation du cannabis, a voté contre la loi restreignant l'affichage de signes religieux dans les écoles publiques et pour le projet de loi sur le mariage homosexuel
En 2013, l'association de soutien à son action municipale dut rembourser à la municipalité de Drancy... 51.712 € pour des frais qu’elle avait indûment engagés.

"Comme nous, il [Juppé, 72 ans en 2017] incarne la force de l’optimisme nécessaire à toute évolution, la force du mouvement, de la réconciliation et du courage", assurent les 600 signataires, dont 18 des 577 députés et 27 des 348 sénateurs.

En mars dernier, l'UDI a refusé de présenter un candidat à la primaire de la droite et du centre, faute d'accord avec Les Républicains sur le programme et la répartition des circonscriptions aux législatives de 2017. "Ce nouveau ralliement en faveur du favori des sondages grossit encore les rangs de ses partisans", mais celui qui est parti en campagne bien avant ses concurrents ne réalise aucune conquête.
'Force européenne démocrate' de Lagarde vient de se rallier à Juppé, mais l'autre composante dominante de l'UDI, le Nouveau Centre, a choisi Bruno Le Maire. Quant à l' 'Alliance centriste'  de Jean Arthuis a déclaré vouloir participer directement à l'élection présidentielle.

Bayrou, derrière Juppé: ce n'est pas un scoop !

Les amers tentent de se refaire une "identité heureuse": 
une composante de l'UDI, ex-UDF puis UMP, le Parti radical valoisien, aujourd'hui au centre, fut à la tête du Bloc des gauches aux législatives de 1902 et réalisa au gouvernement Émile Combes la séparation des Églises et de l'État de 1905, présidé par le maire de Nancy, Laurent Hénart, ancien secrétaire d'État de Jean-Louis Borloo dans le gouvernement Raffarin, fils du secrétaire d'État à l'Agriculture pendant les 7 mois du gouvernement Pierre Mendès France. Il fut secrétaire général de l'UDI, conjointement avec Jean-Christophe Lagarde;

Hervé Mariton, un ancien ministre dans le gouvernement de Dominique de Villepin, connu pour son opposition au mariage entre personnes du même sexe, alors que Juppé est favorable à l'adoption par les couples homosexuels, s'opposa à François Bayrou pour la présidence de l'UDF en 1998;

et Frédéric Lefebvre, ancien suppléant d'André Santini, un giscardien. En juin 2016, Sarkozy barra  la réinvestiture de Lefebvre à la candidature Les Républicains pour la 1re circonscription des Français établis hors de France aux élections législatives de 2017. En avril 2011, lors de la journée du livre politique, il s'était ridiculisé en confondant le Zadig de Voltaire avec la marque de vêtements Zadig et Voltaire;
ont réglé leurs comptes. 

François Bayrou, président du MoDem et candidat aux présidentielles de 2002, 2007 et 2012, défend de longue date Alain Juppé et menace même de se présenter une nouvelle fois si Nicolas Sarkozy devait remporter la primaire. 

Dans un texte publié sur le site de L'Opinion, Patrick Devedjian justifie quant à lui son soutien en présentant Alain Juppé comme "l’homme de la situation et qu’il porte la ligne politique que je crois utile à notre pays". En 2007, déçu de ne pas obtenir le ministère de la Justice dans le premier gouvernement Fillon, l'aigri avait déclaré: "Je suis pour un gouvernement d'ouverture, y compris aux sarkozistes, c'est tout dire".
Le successeur de Nicolas Sarkozy à la tête du département des Hauts-de-Seine dit rejeter la ligne politique porteuse d'"un nouveau nationalisme qui repose sur l’appel à l’identité, l’obsession sécuritaire et l’étatisme invasif", sans toutefois citer l'ex-président. Comme la journaliste de LCI (épouse de Thierry Ardisson) Audrey Crespo-Mara, qui, face à Nicolas Dupont-Aignan ce matin, l'a assimilé à Le Pen, père, au cours de la Matinale animée par François-Xavier Ménage, journaliste venu de ... BFMTV, proche du PS.

Dans le camp de Nicolas Sarkozy, on se félicite de ces clarifications.
"Les réseaux de notables, c'est extrêmement sympathique et nous sommes très heureux d'en avoir mais Nicolas Sarkozy ne s'adresse pas aux milieux, il s'adresse aux citoyens, il s'adresse au peuple", a déclaré mercredi Brice Hortefeux, un fidèle de l'ancien chef de l'Etat.

Les sarkozystes rappellent aussi que les sondages n'ont aucune valeur dans la mesure où on ne connaît pas précisément le panel d'électeurs de la primaire qui se déplacera les 20 et 27 novembre. D'autant que Juppé appelle les militants de gauche à soutenir sa candidature contre ses concurrents à la primaire... 
Et selon Libération, "jusqu’à 10% des anciens électeurs de François Hollande s’apprêteraient à participer au scrutin de fin novembre. Et voter massivement pour Alain Juppé pour faire barrage à Nicolas Sarkozy.
En juin 2007, Patrick Devedjian qualifia Anne-Marie Comparini de "salope"s'attirant la condamnation de nombreux politiques et du président SarkozyCette ex-députée du Rhône - qui fut assistante parlementaire de Raymond Barre - était une élue du MoDem et proche de... Bayrou, rallié à Juppé, avec Devedjian, qui a rompu avec Sarkozy à propos du Conseil général des Hauts-de-Seine, il y aura dix ans en 2017...

Comment Juppé s'accommode-t-il de ces ralliements ?

vendredi 9 septembre 2016

Ancien vs moderne: Macron renvoie Bayrou dans son coin

De Bayrou, il dit : "C'est le clapotis de la décadence"

Emmanuel Macron n'a pas ménagé François Bayrou après ses attaques 

Répondant à la tentative d'OPA d'Emmanuel Macron sur son électorat, François Bayrou, président du MoDem, avait riposté
François Bayrou n'avait pas mâché ses mots en traitant Emmanuel Macron de "bulle de savon", "hologramme" aux mains des "puissances de l'argent", d'homme sans "densité"... 

Emmanuel Macron a découvert ses propos virulents, mais n'a pas répondu par l'invective. Pour lui, la colère de Bayrou est "normale". "C'est le clapotis de la décadence. Ils se tiennent les uns les autres, car, au fond, leur intérêt est le même : perpétuer un système qui ne fonctionne plus, quoi qu'il advienne de la France." 

Les deux hommes se positionnent sur le même créneau

Bayrou professe depuis des années le rapprochement des hommes animés par une volonté de réformes structurelles et d'équilibre des comptes. Macron, qui se dit "de gauche", mais renie le socialisme qui l'a fait ce qu'il est en politique, affirme être prêt à travailler avec la "droite progressiste" et n'a cessé, d'abord à l'Élysée, puis à Bercy, de pousser à des réformes profondes un François Hollande hésitant qui l'a empêché de réaliser ses projets, notamment sur les retraites, et de rétablir les comptes publics, les socialistes lui reprochant une vision trop financiariste des problèmes. 

Entre Bayrou et Macron, 28 années d'écart 
Des générations différentes, mais des différences surmontables.  
Bayrou souhaite la proportionnelle pour que les partis de sensibilité différente s'accordent sur un programme de gouvernement. Macron se dit quant à lui favorable à une "dose de proportionnelle" dans le scrutin majoritaire, en sorte que le Parlement soit plus représentatif des minorités. L'un comme l'autre cherche ainsi à exister, au risque d'interminables recherches de majorité gouvernementale, comme en Belgique, et d'un retour au chaos de la IVe République.  
Le vrai problème, c'est précisément qu'ils pensent souvent la même chose et qu'ils se disputent le même électorat. Leur concurrence est en outre rendue plus difficile à vivre du fait de leur différence d'âge: Macron qui n'a que 38 ans pousse Bayrou, 66 ans, vers la sortie... 

L'homme de trois présidentielles toise la jeunesse 
"Il y a là une tentative qui a déjà été faite plusieurs fois par plusieurs grands intérêts financiers et autres, qui ne se contentent pas d'avoir le pouvoir économique, mais qui veulent avoir le pouvoir politique, a-t-il déclaré. On a déjà essayé plusieurs fois… On a déjà essayé en 2007 avec Nicolas Sarkozy, et ça n'a pas très bien marché. On a essayé en 2012 avec Dominique Strauss-Kahn. Et ce sont les mêmes forces qui veulent réussir avec Macron ce qu'elles ont raté avec Strauss-Kahn."

Séduit par Macron, Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, qui fut le porte-parole de Bayrou en 2007, glisse un coin entre les deux hommes: " Bayrou devrait comprendre qu'après trois tentatives infructueuses à la présidentielle, il est peut-être temps de tirer des conclusions... Pourquoi craindre le dialogue avec Macron quand on l'a professé aussi longtemps ?"

Macron réplique dans le courtois, mais cinglant

Plutôt que d'ignorer les critiques lancées contre lui par François Bayrou, Emmanuel Macron a décidé de répondre. Ce jeudi 8 septembre, l'ancien ministre de l'Économie s'est offert le président du MoDem : "Il est dommage que des personnes pour qui j'ai de l'estime se prêtent à cela…" Courtois ou pas très viril ? 
Pour Emmanuel Macron, le chef du Modem "considère qu'il est propriétaire d'une part de marché au centre". Et l'ancien patron de Bercy, qui ne se reconnaît pas socialiste et se présente à la tête d'un mouvement qu'il situe à la fois de droite et de gauche, ne saurait accepter cette OPA centriste du cinquième homme de 2012.

Alors l'ancien ministre de l'Économie prône "la réconciliation", "l'unité nationale positive venant des Français" contre "celle des appareils politiques enfermés dans un face-à-face avec le FN", ajoute-t-il. C'est la deuxième salve. François Bayrou est prévenu : la sixième place se rapproche dangereusement dans le rétro.
L'ex-ministre de l'Économie entend "unifier le camp des progressistes contre les conservateurs".

Le Bayrou-bashing prend de l'ampleur

Sarkozy attire une partie du centre 
Le maire de Pau est également marginalisé par l'un des leaders du Nouveau Centre (l'une des composantes de l'UDI). Le député Maurice Leroy justifie son ralliement à Nicolas Sarkozy, en soulignant que, depuis le retrait de Jean-Louis Borloo, le centre n'a pas de candidat crédible pour la primaire.
L'ex-ministre de la Ville du gouvernement François Fillon ne ne ménage pas non plus Bayrou. En préambule au meeting de Sarkozy à Vendôme (Loir-et-Cher), il enfonça le clou : "Le centrisme, ce n'est pas l'égocentrisme."  "Comme l'analyse si justement mon ami Jean-Louis Bourlanges, 'François n'a plus les moyens de ses ambitions, car il a détruit son parti en 2007 et son image en 2012' ", lâcha-t-il, rappelant opportunément l'appel de Bayrou au vote en faveur de... François Hollande. 

Dans ce discours, Maurice Leroy fait valoir que Nicolas Sarkozy est respectueux de la sensibilité centriste et dénonce l'entreprise ancienne d'Alain Juppé de créer l'UMP comme une OPA sur le centre. "Ce n'est pas Nicolas Sarkozy qui ne voulait voir qu'une seule tête ! Ce n'est pas Nicolas Sarkozy qui a voulu imposer l'uniformité et caporaliser la droite et le centre !" scanda-t-il pour mieux dénoncer l'alliance, à ses yeux incongrue, de Juppé et Bayrou. 

Lancé dans sa campagne, Sarkozy ne néglige pas la "séduction du centre"
Il a entrepris de rassembler la famille de la droite et du centre, le "vrai centre", "pas celui qui godille entre la gauche et la droite. Pas celui, comme monsieur Bayrou, qui a choisi François Hollande."

Le temps a passé, mais les critiques du président du MoDem à l'adresse de  la droite ont laissé des traces et ses attaques récentes contre François Hollande  - à la lecture des sondages - n'ont rien effacé.

mardi 16 juin 2015

Combat de chefs à l'UDI

Les Républicains trépignent sans brusquer les décisions

Le sujet de la participation à la primaire organisée par Les Républicains divise Jean-Christophe Lagarde et Hervé Morin
 
 J.-Ch. Lagarde-J.-L.Borloo-Morin 
Lagarde-Morin, les meilleurs ennemis de l'UDI s'affrontent une nouvelle fois.Vu leur position centrale, les centristes balancent. Ce lundi matin, après un week-end de réunions, la balle aurait été une nouvelle fois remise au centre. 

Ils ne sont pas d'accord sur la date à laquelle ils doivent arrêter leur choix.
Samedi, le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde a répété que la question de la participation du centre-droit à la primaire organisée par l'UMP (aujourd'hui Les Républicains-LR) serait tranchée au printemps 2016. Le lendemain, Hervé Morin faisait adopter par le Nouveau Centre, l'un des principaux partis composant l'UDI, une motion réclamant que la question soit tranchée en "urgence"
"La campagne pour la primaire débutera dès janvier 2016, après les régionales. Avant même de décider si l'on y participe, il faut rencontrer dès septembre le mouvement Les Républicains pour connaître leurs garanties en terme d'égalité entre les candidats", avance Hervé Morin. "Jean-Christophe Lagarde ne change pas de position, répond l'entourage du député-maire de Drancy. Dès son premier entretien avec Nicolas Sarkozy en décembre, il a annoncé que la décision serait prise au printemps 2016."

Déterminé à régler la question de la participation du centre-droit à la primaire, Nicolas Sarkozy met la pression à son homologue de l'UDI.  Les alliés doivent en effet se mettre en ordre de bataille avant les régionales de décembre et marquer leur cohérence en liant la question d'un accord aux régionales à celle de la primaire. Si Lagarde et ses amis veulent être correctement représentés dans les conseils régionaux en décembre, ils ont tout intérêt à s'accorder avec le parti "Les Républicains". Pour ce faire, le contrat de mariage doit être signé avant le printemps.

"L'UDI sans le Nouveau Centre, ce n'est plus l'UDI"

Pour activer la réflexion du président de l'Union des Démocrates et Indépendants (UDI) face aux réalités, Nicolas Sarkozy joue des divisions profondes du centre-droit. Ainsi s'entretient-il régulièrement avec Hervé Morin, François Sauvadet, Philippe Vigier (trois probables têtes de liste aux régionales) et Maurice Leroy. Si ce quatuor s'engage dans le processus de la primaire dès septembre, l'UDI est écartelé. "L'UDI sans le Nouveau Centre, ce n'est plus l'UDI", veut même croire Hervé Morin.

Le calendrier peut-elle faire voler en éclat le parti créé par Jean-Louis Borloo? 
Refusant cette hypothèse, le député Nouveau Centre Philippe Vigier tente une médiation entre le réalisme de Hervé Morin et l'attentisme de Jean-Christophe Lagarde: "Si l'UDI se détermine à l'automne, en octobre ou novembre, il n'y a pas de drame", explique celui qui est également président du groupe UDI à l'Assemblée.

Menace d'exclusion pour Hervé Morin
Pour laisser le temps de la réflexion à ses alliés potentiels, Nicolas Sarkozy a d'ailleurs repoussé à septembre la mise en place de la Haute Autorité, affichant sa volonté de ne pas "choisir l'arbitre de la primaire" avant que tous les participants se soient déterminés. 
Pour convaincre ses partenaires du centre de le rejoindre rapidement, le président LR (Les Républicains) fait valoir en outre qu'un ralliement tardif les empêchera de participer à la conception des règles de la primaire. "Plus ils arrivent tôt, plus ils pourront participer à l'organisation", résume Thierry Solère, député LR des Hauts-de-Seine en charge du scrutin interne. 

Jean-Christophe Lagarde préfère le jeu de poker. "Si le parti Les Républicains tient tellement à ce que nous participions à la primaire, il acceptera les ajustements que nous souhaitons", affirme-t-il.
Le député-maire de Drancy est également prêt à un autre coup de poker, celui de laisser Hervé Morin lui griller la politesse dès septembre. "Dans ce cas-là, les instances de l'UDI décideront de ce qu'il faut faire. La règle sera décidée en commun au sein du parti," met-il en garde. La menace d'une exclusion de Hervé Morin est à peine voilée. 
De quoi interpeller sur l'identité du candidat favori de Lagarde et le suivisme des adhérents de l'UDI.

lundi 30 septembre 2013

MoDeM vs UDI: Bayrou va-t-il absorber Borloo ?

UDI-Modem, recomposition à hauts risques au centre 

Au centre
, l'état des forces est à l'avantage de Jean-Louis Borloo et de l'UDI. 
Mais François Bayrou n'hésitera pas à lancer une OPA. 

Fin août, le président de l'UDI, Jean-Louis Borloo, a estimé sur TF1 que la famille centriste va parvenir à se réunir, en citant le président du Modem François Bayrou, "le dernier qui manque" à l'approche des élections européennes et municipales. Depuis, après des années de dénigrements réciproques, les deux centristes se gardent bien de toute déclaration susceptible de compromettre leurs Pacs. Pour l'heure,  Bayrou nie toute animosité envers Borloo.

L'alliance promet d'être belle avant de virer à l'aigre, car François Bayrou entend bien prendre l'ascendant sur Borloo. Pour sortir de son  mortel isolement, le Béarnais a une carte à jouer et il entend bien la jouer. Il a déjà entamé un marathon politique qui laisse  Jean-Louis Borloo sur place

"Je n'ai pas une mentalité de force d'appoint," a prévenu Bayrou 
"Tu as une occasion en or de réaliser une OPA sur le centre !" glissa Robert Rochefort au président du MoDem, en août, et François Bayrou se déclara désormais "critique à l'égard du gouvernement". Il venait d'engager  avec Borloo une partie de poker menteur. "Un excellent joueur de poker comme lui ne peut penser qu'à ça, juge Maurice Leroy, son porte-parole aux présidentielles de 2002 et de 2007 - et son sparring-partner sur les tapis verts.
La captation de la totalité de l'héritage centriste vise à servir une nouvelle, et certainement dernière, candidature, en 2017. 

La présidentielle, "l'unique élection qui permette de changer le pays"
, a toujours été son ultime horizon. "Il veut y aller, quitte à devenir le Laguiller du centre !" renchérit Leroy, ex-bayrouiste, aujourd'hui borlooiste.
Selon le député UDI Yves Jégo, l'ancien ministre de l'Education nationale  relativise ses échecs successifs: "il a quelque chose que personne n'a chez nous : 5 millions de Français qui ont voté pour lui". 

Sarnez conteste déjà la légitimité de Borloo: "On a la marque et Bayrou est l'incarnation du centre." Si Bayrou assure s'être défait de cette obsession élyséenne, il sait aussi que les centristes de toutes obédiences auront besoin de se mettre d'accord sur un candidat et d'inscrire dans le marbre son mode de sélection. 
Le multirécidiviste Bayrou tient la corde. "Je n'ai pas une mentalité de force d'appoint", lâche le président du MoDem, dans un instant de franchise qui en dit long sur ses intentions: "truster" le centre et le représenter -sans partage- dans quatre ans. Bayrou n'a jamais supporté de ne pas être n°1.

Il a imaginé la forme d'une primaire à la sauce béarnaise
Réunir les militants dans un grand stade et compter les mains levées. L'agrégé de lettres y trouvera sans risque la consécration d'un sacre, si populiste soit-il... Aux premières réunions de projet de la "joint-venture" centriste, il a proposé de la baptiser "Udem". Plus MoDem qu'UDI. 

Pas dupe, l'équipe Borloo a dit niet... 

Pour l'heure, le MoDem fait encore pâle figure face aux milliers d'adhérents de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), à sa soixantaine de parlementaires et à son aisance financière. Le parti est contraint de louer la moitié de son siège dans le VIIe arrondissement de Paris, de licencier le chauffeur historique de son président, et n'a quasiment plus d'élus. 
Mais le David a un gros avantage pour se transformer en Goliath: "On a la marque et François est l'incarnation du centre". Marielle de Sarnez, fidèle de la première heure, a lâché le morceau, tandis que Borloo, par contraste, n'a jamais été clair dans son orientation. "Ce ne sont pas les mêmes, souligne un ami de Bayrou. L'un est constant et tenace ; l'autre, cyclothymique et velléitaire."

Reconstitution de ligue dissoute
 
Les premières universités d'été de l'UDI, à Poitiers, à la mi-septembre, n'ont pas clarifié les lignes. "C'était un bon Borloo le samedi, un très mauvais le dimanche", soupire un sénateur déconcerté du Nouveau Centre. Les ralliés de l'ancien maire de Valenciennes restent perplexes. Ses volte-face à la présidentielle et à la mairie de Paris l'ont privé d'allégeances indéfectibles. "Ce rapprochement est possible parce que beaucoup, à l'UDI, veulent un vrai chef et que François a l'étoffe d'un leader", soutient une proche de Bayrou. Certains de ses anciens compagnons de route esquisseraient volontiers un rapprochement avec lui, à la recherche d'une stabilité.
Certes, pour avoir choisi Hollande, Bayrou devra affronter les blâmes, mais il pense avoir trouvé la parade : "Entre le premier tour et le second, des millions de Français ont fait comme moi." 

Hervé Morin a déjà laissé de côté rancune et reproches. "On s'est revus et on s'est reparlé comme si on s'était quittés la veille. Il y avait de la curiosité et du plaisir", raconte le président du Nouveau Centre. Une même passion équestre a été le prétexte à un appel de Bayrou en plein coeur de l'été. Et Morin, tout à sa volonté de ne pas se faire doubler par Borloo, n'a pas abrégé la conversation...

Voici déjà Bayrou au centre du jeu. 

Reconstitution de ligue dissoute.
 
Les deux hommes fixent ensemble des éléments de langage pour la "clarification", que l'ex-député colporte ici et là en gage de sa bonne foi de converti : Bayrou est désormais un opposant à François Hollande, qu'on se le dise. Dans les faits, après sept ou huit entretiens avec le président - c'est son propre décompte - il ne lui a plus parlé "depuis quatre mois". 
Hervé Morin, qui n'excluait pas une nouvelle tentative en 2017, ne voit dorénavant rien de "dramatique" à soutenir François Bayrou. Tout, plutôt que d'envisager son ennemi juré Jean-Christophe Lagarde, député maire de Drancy (Seine-Saint-Denis), en porteur d'un flambeau élyséen. 
Il n'a évidemment pas échappé à Bayrou que ce petit monde se déteste cordialement et qu'il pourrait en tirer un avantage certain jouer de ces rivalités. "Je les ai tous vus, se félicite-t-il, à l'exception de Jean-Christophe Fromantin." La précision n'est pas anodine : le député maire de Neuilly (Hauts-de-Seine) caresse aussi un rêve présidentiel. Bayrou a identifié tous ses rivaux, y compris les moins nuisibles, pour mieux les neutraliser. 

A Pau, Bayrou n'a pas le droit de caler au démarrage
Il pourrait gagner par KO ou par abandon, aussi. Mercredi 11 septembre: devant quelques convives, Jean-Louis Borloo se présente en berger d'un centre enfin réunifié, l'aboutissement d'une "mission" qu'il s'est assignée en fondant l'UDI. A 62 ans, va-t-il passer la main? "Cela ne signifie pas que j'aie la tentation de Venise", précise-t-il. Si l'exil n'est pas imminent, la lassitude perce, selon les partisans de Bayrou qui assurent que le retour de Bayrou, à 62 ans également, serait une opportunité pour lui de laisser une boutique qu'il n'aurait plus envie, selon eux, de tenir. L'avocat serait débarrassé d'un marigot de jeunes ambitieux qu'il ne parvient pas à dompter et dont Bayrou aurait vite fait de régler leurs comptes. 

Bayrou n'est pas homme à s'encombrer. 
Il ne fera pas grand cas des réserves des quelques gauchisants du MoDem, Christophe Madrolle et Jean-Luc Bennahmias. Rien, en revanche, ne sera possible s'il perd la bataille de Pau, en mars 2014. "Je n'ai pas le droit de me planter", disait-il au début de l'été. Après quelques hésitations, il devrait se présenter, ne serait-ce que pour marquer un peu plus sa différence avec un Borloo rétif au combat. 

Pour cette bataille municipale, François Bayrou a été très sensible au soutien public d'Alain Juppé. Pas seulement parce qu'il partage avec lui un voisinage aquitain et une amitié de longue date, mais parce qu'il a déjà bâti dans un coin de cerveau une suite à sa main-mise sur le centre : à défaut de l'emporter en 2017, s'imposer en Premier ministre
Il a espéré ce lot de consolation avec Hollande, il veut y arriver avec Juppé à l'Elysée. Quand on évoque l'hypothèse, Bayrou ricane, regard fuyant, et ne veut rien "confirmer", "infirmer", ni "valider". Plus tacticien que stratège, il manoeuvrera à vue, au gré des flots.

  

lundi 4 février 2013

Hervé Morin oppose le fracas militaire de Hollande au Mali et son mutisme social à Florange

Hervé Morin: "Plus facile de se faire applaudir à Bamako qu'à Florange"

L'ancien ministre de la Défense a taclé le fanfaron de Bamako et fustigé le fuyard de Florange et Aulnay-sous-Bois

"François Hollande a bien fait d'aller au Mali ce week-end pour dire bravo aux militaires français, mais j'ai aussi envie de lui dire: c'est plus facile de se faire applaudir à Bamako que de se faire applaudir à Florange ou Aulnay", a observé le président du Nouveau Centre sur TV5 Monde.
"N'oublions pas qu'il y a un sujet essentiel, celui de la dégradation de l'économie française et le drame que cela constitue pour des centaines de milliers de familles en France", a-t-il ajouté.

Pour l'ancien ministre de la Défense, si l'opération militaire française est "un vrai succès" et l'intervention française "une décision politique qu'il fallait prendre", cela "ne règle en rien trois questions centrales qui demeurent".

Oh, que la guerre est jolie !
Film musical (1969)
"La première, c'est, comment constitue-t-on une force panafricaine crédible capable de restaurer la souveraineté du Mali ?" a-t-il interrogé.
"J'ai le souvenir de la 'Minuad', force panafricaine pour le Darfour et ça ne marchait pas. On ne peut pas dire que les Etats d'Afrique de l'Ouest sont des Etats où il y a des forces armées, à part le Tchad et le Sénégal, qui sont réellement solides et crédibles", a-t-il estimé.

Alors cette force, "qui l'équipe, la forme, la coordonne, lui permet d'être organisée correctement pour lui permettre de mener ses opérations ? La question reste entière", a-t-il lancé, au milieu du concert d.

"La deuxième question est: est-ce qu'un jour les Européens vont accompagner réellement les Français dans la reconstruction du Mali?" a-t-il poursuivi.
"Ils donnent quelques millions d'euros mais une force panafricaine soutenue par la force française doit représenter 10.000 à 15.000 hommes, c'est 100 à 200 millions d'euros par an" dont on a besoin, a souligné H. Morin.

Enfin, "la troisième question, c'est l'engagement d'un processus politique, d'un dialogue, notamment avec les Touareg", a-t-il ajouté en appelant à distinguer "le court du moyen terme" dans le dossier malien.


Hollande n'est pas le premier va-t-en-guerre socialiste

Le 26 juillet 1956, pendant la guerre froide, le colonel Nasser, 2e président de l'Egypte, annonça la nationalisation du canal de Suez. Le président du Conseil français, le socialiste (SFIO) de Guy Mollet (avec la Grande-Bretagne d’Anthony Eden), s'entendirent  pour répliquer par une expédition militaire pour faire respecter le droit international, sauvegarder leurs intérêts économiques, protéger l’État d’Israël directement menacé par le monde arabe et, peut-être, renverser Nasser, fidèle soutien des indépendantistes algériens. 


Mais Londres, Paris et Tel-Aviv sont bien isolés : l’Union soviétique soutient le Raïs et les Américains se posent en concurrents dans un Proche-Orient bien pourvu en pétrole.
En application d’un pacte secret signé à Paris le 24 octobre, l’armée israélienne attaqua l’Egypte le 29: elle remporta des succès foudroyants et le 5 novembre, Français et Anglais débarquèrent à Port-Saïd. 




lundi 11 juin 2012

Législatives: 34,07% des voix pour l'UMP, 34,4% pour le PS, sans les extrêmes

Les  extrêmistes de gauche et de droite feront la différence

Les deux principaux partis se retrouvent à égalité avec 34,8 % des suffrages exprimés, au terme de cette soirée électorale. La troisième force politique de ce scrutin est le FN qui capitalise 14,1% des voix.
France 2, LCP et BFMTV mêlent les voix de l'extrême gauche à celles du PS et de son satellite EELV (5,5%) pour donner l'illusion d'une nette avance de la gauche, alors que la troisième force politique de ce scrutin est le FN qui capitalise 14,1% des voix, tandis que l'extrême gauche du Front de gauche à 95% communiste, seulement ne rassemble que 6,9%
VOIR et ENTENDRE les réactions du Premier ministre socialiste, Jean-Marc Ayrault, et de Jean-François Copé, patron de l'UMP:

Selon les résultats définitifs communiqués par le ministère de l'Intérieur
, les deux principaux partis politiques sont au coude à coude au premier tour des législatives
La gauche n'arrive en tête (46,7%) que si on cumule le score des alliés du Parti socialiste: les altermondialistes d'Europe Écologie – Les Verts a recueilli 5,5% des voix, les communistes du Front de gauche, 6,9%. 

François Bayrou a réussi le tour de force de renforcer la bipolarisation en pulvérisant le centre: 1,6% pour le MoDem. Selon ces premiers rapports de force, le PS n'obtiendrait pas de majorité absolue (289 sièges) 


Le gouvernement sera dépendant des écologistes radicaux (EELV) auquel il a fait des cadeaux de circonscriptions confortables (à Cécile Duflot, par exemple) et des communistes dissimulés derrière l'étiquette Front de gauche. Les écolos sectaires ne devraient toutefois pas réussir à constituer le groupe parlementaire que le PS leur a fait miroiter...

" C'est un vrai bon résultat de 1e tour, ça nous donne de la confiance. Mais c'est dimanche prochain qu'il sera temps de se réjouir ", a cependant clamé le ministre délégué chargé de l'économie sociale et solidaire Hamon-le-Benoît sur BFM-TV. Pour ce premier test électoral pour la gauche au pouvoir, François Hollande avait appelé de ses vœux une majorité " large, solide, cohérente ". " Je ne parviendrai à conduire le changement, celui que les Français m'ont demandé de mettre en œuvre, que si je dispose d'une majorité à l'Assemblée nationale », avait mis en garde jeudi le président de la République en campagne des législatives pour son camp.
Démissionneront, démissionneront pas ?
Ministres réélus au premier tour : Laurent Fabius en Seine Maritime et Delphine Batho en Charente-Maritime. L'enjeu est d'autant plus important pour les vingt-quatre ministres du gouvernement Ayrault qui se sont présentés car ils se sont engagés à quitter leur poste de ministre s'ils perdent. Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a d'ailleurs été confortablement ré-élu dès le premier tour à Nantes.Elus également, Frédéric Cuvillier et Delphine Batho, ministres délégués respectivement aux Transports et à la Justice, ainsi que Victorin Lurel (Outre-Mer) et Bernard Cazeneuve (Affaires européennes).

Ballottages favorables pour certains députés sortants: Pierre Moscovici (Economie), Michel Sapin (Travail), Jérôme Cahuzac (Budget), Marisol Touraine (Affaires sociales), Alain Vidalies (Relations avec le Parlement) et Sylvia Pinel (Artisanat), entre autres. 
Les ministres au bord de la démission: le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, un fidèle de F. Hollande, dont la mission n'était pas simple dans la Sarthe, est en ballottage favorable, de même que la ministre de la Culture Aurélie Filippetti, en Moselle où les métallurgistes de Gandrange et Florange misent désespérément sur sa capacité de ministre à peser sur Arcelor-Mittal et à empêcher les fermetures de hauts-fourneaux... Et Marie-Arlette Carlotti, qui paie au juste prix de s'être tardivement désolidarisée du président mafieux du Conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini (PS).

La bande des neuf ministres qui n’ont pas affronté le suffrage universel 
Les courageux sont des eurodéputés Vincent Peillon, un exemple pour les jeunes dont il est en charge à la tête de l'Education nationale, et le journaliste (un de plus auprès de F. Hollande) Pascal Canfin, Europe Ecologie-les Verts, 
de la sénatrice Nicole Bricq
du député teigneux Arnaud Montebourg, le matamore-aboyeur aux dents grises qui se débine au premier coup de feu, 
du président du Conseil régional de Bretagne, Jean-Yves Le Drian (ministre de la Défense), 
de la maire du IVe arrondissement de Paris et ministre déléguée à la famille, Dominique Bertinotti, une proche de Sa Cynique Majesté Royal, 
et de trois ministres au faciès, Yamina Benguigui, adjointe au maire de Paris et sous-ministre par défaut de la Francophonie, Fleur Pellerin, déléguée chargée des PME, de l'Innovation et de l'Économie numérique, et Najat Vallaud-Belkacem, la volubile bi-nationale franco-marocaine, qui a préféré déserter. Les femmes peuvent être fières de leur ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement qui n'a pas risqué une défaite dans la circonscription de Dominique Perben, qu'elle avait affronté en 2007, échouant au second tour avec 43,43%. Voilà qui milite efficacement pour la parité... 

Sans oublier l'inénarrable Christiane Taubira qui, exploit en soi, et avec à propos, l'a mise opportunément en veilleuse...

Autre objecteur de conscience républicaine, Martine Brochen-Aubry dirige le PS sans  aucune légitimité parlementaire, puisqu'elle continue de n'exercer que des mandats locaux.

Si la gauche l'emportait à l'Assemblée nationale dimanche prochain, après sa prise du Sénat en septembre dernier, à quelques voix près, elle disposerait de tous les pouvoirs pour la première fois de la Ve République. François Hollande bénéficierait d'une majorité à tous les niveaux, puisque la gauche est aussi largement majoritaire dans les régions depuis les élections de 2010. Serait-elle toujours favorable à une dose de proportionnelle ?

Pour l'UMP au contraire, l'objectif est de maintenir un équilibre des pouvoirs

" Nous sommes très loin de la vague socialiste annoncée", a réagi le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé. " J'appelle les Français qui ne veulent pas que le PS et la gauche aient tous les pouvoirs d'élire le maximum de candidats de l'UMP et du Nouveau centre pour éviter l'irréparable ", a-t-il ajouté. 
" D'abord, il n'y a pas de vague rose ce soir ", a souligné l'ancien Premier ministre François  Fillon. " Pour le parti du président, il n'y a pas d'appétence pour son  projet ", a-t-il constaté, affirmant qu'il y avait " beaucoup d'inquiétudes  quant aux premières mesures qui ont été mises en œuvre ". Pendant toute la campagne, la majorité présidentielle avait appelé à une cohabitation.
Marine Le Pen en tête, François Bayrou en 2 position
Selon l'institut IPSOS, il y aurait entre 25 et 30 triangulaires au second tour. Beaucoup impliqueront un candidat FN. Vraisemblablement "pas de Pau" pour François Bayrou qui y est en ballottage dangereux avec environ 24% dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, derrière la candidate socialiste (35%), et devant le candidat UMP (20%).

Marine Le Pen est en tête dans sa circonscription d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). 


Avec quelque 40%, la candidate du FN envoie Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche, communiste) au tapis; Le candidat du PS arrive même deuxième, devant l'ancien candidat du PCF à la présidentielle qui renonce à la ville de Hénin-Beaumont pour se fondre dans le paysage du Pas-de-Calais, dit-il. A noter que Mélenchon-la-haine n'appelle pas encore à voter socialiste, pas même implicitement... 


Quant à l'autre parachutée, la candidate socialiste à tout ce qui passe, Désirdavenir Royal, arrivée des Deux-Sèvres, elle a annoncé sur France 2 qu'elle est en tête dans la 1ère circonscription de Charentes-Maritimes et revendique la priorité sur le dissident socialiste visiblement bien implanté en tant qu'ex-secrétaire fédéral de Charente Maritime. Bonne fille, l'ancienne battue à la présidentielle, puis à la prise du PS, "tend la main" à Olivier Falorni, ce candidat dissident. "Sans cette dissidence j'aurais pu être élue dès le premier tour", a râlé la démocrate "vertueuse". 


La coquecigrue, qui croyait se poser sans embarras sur le perchoir de l'Assemblée nationale, a perdu des plumes au 1er tour et en appelle maintenant au parti, son ex-concubin, François Hollande, arrivé  à l'Elysée,  et la Ch'tite Brochen-Aubry, pour faire pression sur son rival socialiste en sorte qu'il libère la place !
L'OPA malveillante de la famille Ségollande sur l'entreprise France pourrait échouer si les Français s'opposent à faire de l'hexagone une "république bananière".