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dimanche 8 mars 2020

Municipales à Paris : Agnès Buzyn n'exclut pas des alliances avec Rachida Dati 

Agnès Buzyn tente la méthode Macron pour infiltrer Paris

La candidate de Macron n'exclut pas des alliances avec Rachida Dati pour le second tour

Buzyn fait le tapin?
La candidate LREM de substitution à la mairie de Paris, Agnès Buzyn, a fait un appel du pied à la candidate Les Républicains, Rachida Dati. Ira-t-elle jusqu'à la harceler avec des sex-tapes sur le modèle de Griveaux ?

Située en 3e, voire en 4e position dans les sondages, Buzyn n'hésite pas à se lancer dans les magouilles politicienne. Généreuse, alors que sa candidature ne décolle pas, elle justifie sa magouille : "Je ne ferme pas la porte"!... 

La candidate du président avait affirmé, samedi 7 mars, qu'elle ne ferait "pas d'alliances de partis" au deuxième tour des municipales à Paris, tout en ouvrant la porte à "des discussions par arrondissement". "Je le dis. Il n'y aura aucune alliance de partis, aucune alliance. Il y aura, par arrondissement, des discussions sur ceux qui veulent me rejoindre sur un projet", a-t-elle lâché sur BFM Paris qui l'interrogeait justement sur une éventuelle alliance avec la candidate LR Rachida Dati. L'ex-ministre de la Santé était affirmative et péremptoire, sans laisser aucune place à l'incertitude que suggérerait un emploi du conditionnel.

"Il y aura une majorité de projets, mais pas au niveau des partis politiques. Je pense que les Parisiennes et les Parisiens en ont marre de ces clivages droite-gauche." Du Macron pur jus de betterave. " Gérer la ville de Paris n'est pas être socialiste ou LR", a-t-elle estimé, ajoutant vouloir proposer "une voie centrale".


Buzyn s'offre au mieux disant

Résultat de recherche d'images pour "tapineuse"Sa retape avait d'abord ciblé Cédric Villani, exclu de LREM
Après l'échec de ses tentatives de fusion avec des listes Villani avant le premier tour, l'ex-ministre a dit plusieurs fois être en relation avec le candidat dissident de LREM, Elle a fait une nouvelle tentative d'approche, faisant cette fois valoir sa connaissance "de longue date" de l'exclu de LREM... "Nous nous apprécions beaucoup", a-t-elle ajouté. 

Alternance avec Dati : Anne Hidalgo serait repassée en tête des sondages
La maire sortante socialiste Anne Hidalgo a également fait des appels du pied. L'écolo-flexible Nicolas Hulot a même apporté son soutien à la sortante plutôt qu'à la candidate du président qui l'avait fait ministre d'Etat.

Ipsos-Sopra Steria  a aussitôt sorti un sondage qui place Anne Hidalgo en tête avec 25% d'intentions de vote au premier tour du 15 mars : l'effet Ushuaïa... . Or, l'IFOP attribue la pole position à Rachida Dati.

Buzyn qui est durablement distancée à 19% se cherche un porte ouverte de sortie honorable.  En perte de vitesse, la liste EELV de David Belliard est créditée de 12% (-1) et celle de Cédric Villani (ex-LREM) de 7% (-2). 
L'ex-ministre de Macron se cherche de nouveaux dividendes auprès de Dati: bien essayé !

dimanche 3 septembre 2017

Laurent Wauquiez reçoit le soutien de Virginie Calmels, une proche d'Alain Juppé

Virginie Calmels choisit de rejoindre Laurent Wauquiez et non LREM

La première adjointe au maire de Bordeaux a annoncé son alliance avec le candidat de la droite du parti Les Républicains

Virginie Calmels est la première adjointe d'Alain Juppé à la mairie de Bordeaux.

Deux jours seulement après l'annonce faite par Laurent Wauquiez de sa candidature à la présidence des Républicains, l'ancien ministre enregistre le soutien d'une alliée de poids, en la personne de Virginie Calmels, première adjointe d'Alain Juppé à la mairie de Bordeaux. Dans un entretien paru dimanche 3 septembre dans le JDD, elle justifie sa décision de rejoindre celui qui est la cible d'attaques de ses rivaux politiques, des ralliés à la macronie, Les Constructifs, et des media de gauche, en raison de son positionnement à droite et de sa détermination à combattre le Front national que la gauche entend conserver comme bouc émissaire, exutoire et refouloir. 

"Il a le leadership, l'énergie, le courage"


Calmels avec Wauquiez : le début de la fin avec Juppé ?
Elle évoque également le sentiment de surprise que peut susciter son ralliement, les positions de Laurent Wauquiez et d'Alain Juppé étant sensiblement différentes sur de nombreux sujets. "Nos sensibilités diffèrent, mais notre socle économique, régalien et éducatif est semblable. 
Avec lui, nous allons rassembler autour des axes forts : l'humanité, la liberté et la sécurité", explique-t-elle, en réponse à ceux qui pourraient critiquer son attitude.

"Je ne suis pas dénaturable"

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"Je suis juppéiste," répète Virginie Calmels, ajoutant qu'elle rejoint Laurent Wauquiez en restant ce qu'elle est : "Je suis libérale. Et je l'assume. Mon tempérament et mon parcours prouvent que je ne suis pas dénaturable", déclare au JDD celle qu'on ne peut soupçonner d'être "le clone de Laurent Wauquiez". 

Interrogée sur la réaction d'Alain Juppé à ce ralliement, elle affirmee l'avoir prévenu, le maire de Bordeaux n'ayant eu "aucune objection" à sa décision. "Il m'aurait demandé de ne pas le rejoindre, je ne l'aurais pas fait", précise-t-elle.

L'élection du président des Républicains se tiendra les 10 et 17 décembre prochains. 
Sont également candidats Laurence Sailliet, proche du président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, Florence Portelli, ancienne porte-parole de François Fillon à la présidentielle et Daniel Fasquelle, député du Pas-de-Calais et trésorier du parti. 
D'autres, comme Bruno Retailleau et le juppéiste Maël de Calan, s'interrogent.

dimanche 19 février 2017

Présidentielle 2017: plus Hamon avance vers Jadot, plus Mélenchon recule

L'extrême gauche, inconciliable avec la gauche radicale ?

Le candidat PS à l'élection présidentielle s'est dit confiant dimanche en un accord prochain avec le candidat EELV,


en vue d'une "nouvelle dynamique politique", comme on dit.


"Les discussions avancent bien",
confirme l'écologiste d'Europe Ecologie-Les Verts, Yannick Jadot, dans Le Journal du Dimanche: "J'ai bon espoir qu'il existe en milieu de semaine un projet écologiste et européen", dit-il.

"Nous sommes aujourd'hui en bonne voie. Il ne s'agira pas pour Yannick Jadot ou pour moi-même de nous retrouver sur le programme de l'autre," précise Benoît Hamon  lors du "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI.
"Il s'agit de construire une nouvelle dynamique politique. Je suis confiant que, la semaine prochaine, nous puissions engager cette dynamique de manière transparente", a-t-il ajouté.


Hamon, Jadot, Mélenchon : des points communs, des nuances
Si j'avance, dit Benoît, et que tu recules, Jean-Luc, comment veux-tu que je t'enc*le ?



La perspective d'une "alliance des gauches" entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon (photo) pour la présidentielle s'éloigne à l'issue d'un week-end marqué par une brusque glaciation entre le candidat socialiste et le chef de file de "La France insoumise". Les deux hommes avaient engagé un dialogue tardif vendredi au téléphone avec la promesse d'une rencontre prochaine, mais les prémices d'une rupture sont vite apparues. /Photo prise le 5 février 2017/REUTERS/Emmanuel Foudrot
Une "alliance des gauches" s'éloigne entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon dans la perspective de 'la présidentielle, à l'issue d'un week-end marqué par une brusque glaciation entre le candidat socialiste et le chef de file du Front de gauche (PCF et Parti de gauche) lourdement travesti en "France insoumise". Vendredi, les deux hommes avaient engagé un dialogue tardif au téléphone, avec la promesse d'une rencontre prochaine, mais les prémices d'une rupture sont vite apparues. 

Jean-Luc Mélenchon avait réagi à la tentation d'hégémonie du PS, dès vendredi soir sur BFM TV, provoquant le vainqueur de la primaire de "La Belle alliance" en le prévenant qu'il n'entend pas s'"accrocher à un corbillard", en l'occurrence le Parti socialiste, exsangue, après cinq années de pouvoir.


Puis samedi, dans un billet diffusé sur Facebook, l'ancien ministre de Lionel Jospin s'insurgea contre le projet d'un "Parlement de la zone euro" que Benoît Hamon confierait à l'économiste Thomas Piketty. La boîte à claques était ouvertes et elles allaient voler. Si Mélenchon est plus dans la violence verbale, dans l'équipe Hamon, Aurélie Filippetti, ex-de Piketty, est entraînée à les recevoir, et l'économiste à les distribuer, puisqu'ils se sont séparés pour violences conjugales. Lien PaSiDupes

Les portes claquent.

"La monnaie unique comme identité et projet européen? Étrange invention technocratique ! Ce projet ressort tout droit des vieux cartons du PS. On le croyait abandonné dans le siècle dernier", écrit notamment Mélenchon, soulignant du même coup la ringardise du candidat Hamon.
"Est-ce une façon de créer un problème insurmontable entre nous en 2017? Alors autant s'épargner les simagrées unitaires actuelles!", soupçonne le vieux filou de la politique.


En déplacement samedi à Lisbonne, où le gouvernement socialiste d'Antonio Costa est soutenu par la gauche radicale et les communistes, Benoît Hamon a répliqué aux déclarations "assez brutales" du candidat d'extrême gauche.
"Je ne courrai pas après Jean-Luc Mélenchon; je ne cours après personne; je n'oblige personne", a-t-il lancé devant la presse, s'estimant "le mieux placé" pour faire gagner la gauche à la présidentielle, avec l'apport d'EELV.

Même en tête, le socialiste ne peut espérer sans l'extrême gauche
Hamon, désobligeant
à l'endroit de Mélenchon


Et puis, dimanche, Hamon avait mis ses petits poings dans les poches et s'est efforcé d'apaiser le climat tout en marquant sa position dominante, "tenace" et "têtu", au "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI. "Moi, ma priorité, elle ne consiste pas à d'abord parler aux appareils, même si je les respecte", a-t-il dit. 



"Nous ne pouvons pas nous permettre aujourd'hui d'assister passifs à un second tour entre la droite, qui est une droite dure, et l'extrême droite. (...) Je respecte les egos, ils existent, j'en ai moi-même un. Ce que je veux, c'est rassembler les électeurs, les hommes, les femmes. Et si la dynamique se confirme, vous verrez, elle parviendra à vaincre bien des réticences", a-t-il estimé. 


Jean-Luc Mélenchon, a-t-il toutefois accusé, pose des "conditions fortes". 


"C'est vrai que si on fait du covoiturage et qu'on décide que l'on conduit, la couleur des sièges, et que les autres descendent au premier feu, ça marche rarement le covoiturage dans ces conditions-là. Je dois me placer au-dessus de cela."  Si vous remettez les mots en place, vous apprécierez mieux la puissance de la pensée de Hamon, au-delà du style...

Réplique du bourrin de "La France insoumise", qui présentait dimanche le chiffrage de son programme économique : C'est pas moi, c'est lui ! "C'est consternant. (...) J'apprends que j'aurais fermé la porte ? Mais c'est quand même moi qui ai fait le pas", a-t-il insisté sur BFM TV et LCI. 


"Je ne vais pas passer ma vie là-dessus, je ne suis pas un amoureux éconduit. (...) Je ne suis pas en train de faire le congrès du PS... Mon problème, ce n'est pas la synthèse foireuse à deux heures du matin avec des points et des virgules", a-t-il lancé, cinglant. 


jeudi 23 octobre 2014

Valls n'irrite plus seulement le PS mais aussi le gouvernement

Le premier ministre est-il socialiste ?

Les positions du premier ministre suscitent la stupéfaction 
Juppé accueille ici Valls à Bordeaux 
Valls veut de nouvelles alliances de gouvernement. "Oui, il faut tendre la main aux "progressistes" pour créer avec eux "une maison commune". 
Il relance aussi la question du changement de nom du PS. Manuel Valls, qui a "l'obsession de la cohérence" a redit tout haut jeudi matin sur BFMTV les positions affirmées dans son entretien à L'Obs. Le premier ministre est même allé plus loin, poussant explicitement l'idée d'une ouverture au centre.

Valls tente d'interférer dans l'entente Juppé-Bayrou
Gouverner avec les centristes "ne me poserait pas de problème à condition évidemment qu'ils soient d'accord avec ce que nous sommes en train de faire. Mais la question n'est pas aujourd'hui d'actualité", a-t-il indiqué. "Pourquoi refuser la main de ceux qui se reconnaissent dans le centre, le centre-gauche ou, en tout cas, ceux qui ne se reconnaissent pas dans les partis politiques traditionnels? Le premier ministre précise pour qui il a un penchant: "Je vous rappelle que dans plusieurs villes nous gouvernons déjà avec le MoDem, avec les centristes".

VOIR et ENTENDRE le Premier ministre faire des risettes à Bayrou:


Valls se détourne de l'aile gauche du PS

Comme dans son interview écrite,
Valls défend le contrat de travail unique. C'est un épouvantail pour la gauche, mais à ses yeux "une idée intéressante". Sur ce point comme sur les autres, Valls est catégorique: "Moi, je ne veux pas attendre que la gauche et le PS changent dans l'opposition. C'est quand nous exerçons le pouvoir que nous devons tirer les leçons de cet exercice du pouvoir."

Valls met le PS sens dessus-dessous
Matignon défend "la gauche du réel" face à "la gauche de l'idéal". Il n'est pas question de retirer un mot des propos de Valls. Un conseiller assure que "la contribution du premier ministre" aux états généraux du PS "est là". "Nous allons voir si nous en déposons une. Si c'est le cas, ce sera cela, même si l'on peut toujours affiner tel ou tel point", explique-t-il.

L'entretien du premier ministre a déclenché une tempête au PS. 
Jean-Christophe Cambadélis a d'ailleurs lancé un appel au calme. Alors que Manuel Valls a relancé l'idée d'un changement de nom du parti, le président de l'Assemblée, Claude Bartolone, a pointé "une faute". 
Beaucoup d'autres se sont tenus à l'écart des joutes verbales. Mais, assure un ministre anonyme, "il n'y a pas un socialiste en responsabilité qui pense que les propos du premier ministre contribuent à apaiser les choses".
Julien Dray, proche du président, parle d'ailleurs d' "une interview catalane" tout en refusant d'en dire plus.

Le trouble gagne le gouvernement. 

"Valls, il cogne, il y va, estime un ministre, sous couvert de l'anonymat.
Il considère que Martine le cherche, que les frondeurs le cherchent. Alors, le parano leur dit: 'Vous voulez du débat? En voilà!' " Ce ministre fuiteur ajoute: "Le problème, c'est que les gens sont gavés de mots. La question, ce n'est pas de savoir si on doit changer d'idéologie, c'est de savoir si ce que l'on fait va réussir. Il ne faut pas habiller cela d'idéologie." 
Un autre ministre qui a lui aussi le courage de ses opinions admetvolontiers que cette séquence est assez perturbante. "Est-ce que l'on ne peut pas bosser tranquille?"

En réalité, beaucoup peinent à comprendre où veut en venir le premier ministre. Prépare-t-il sa sortie de Matignon? Veut-il mettre la main sur le PS ou éviter que d'autres le fassent? "Sortir sur la base d'un schisme avec le PS, c'est sortir tout seul. Il n'y a pas de quoi faire un parti avec ceux qui sont d'accord avec Valls", réagit un membre du gouvernement.

Le président reste dans l'expectative et son entourage fait peu de commentaires. D'autant que François Hollande avait, explique-t-on à l'Élysée, relu l'entretien lundi et que, selon Matignon, Manuel Valls aurait consenti à y apporter quelques modifications à la suite de cette lecture. C'est pour Valls une manière d'engager F. Hollande dans sa dérive droitière.
Dans l'entourage du président, on se limite à faire valoir qu'"il y a une majorité parlementaire pour voter les grandes réformes et (que) l'on s'appuie sur cette majorité-là". Une manière de balayer cette ouverture au centre dont d'ailleurs les centristes ne veulent pas. 
Aucune réaction sur le reste. "A l'Élysée, ils vont regarder en l'air et attendre de voir si cette interview est un coup de colère de Valls ou s'il y a une vraie stratégie de sa part", analyse un visiteur du soir du président et "Hollande va laisser venir". Mais, cet inconnu décrit pourtant comme 
proche du président s'inquiète. "Le problème de l'interview, c'est que Valls y définit un rapport avec Hollande qui est un peu différent de ce qu'il était jusqu'à maintenant. Valls dit au président: 'Maintenant, il faut me prendre comme je suis.' "
Ou le laisser.

samedi 18 octobre 2014

Essonne: des policiers blessés dans un "guet-apens" à Corbeil-Essonnes

Un piège prémédité par une bande de jeunes hommes

Trois policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) avoir été pris pour cible dans le quartier des Tarterêts 
par une bande qui leur bloquait la route, "un guet-apens" de Corbeil-Essonnes (Essonne) vendredi soir et ont été blessés, déplore le syndicat policier Alliance.

Les policiers, qui faisaient de la prévention en patrouillant dans le quartier, ont été bloqués par des conteneurs à leur sortie d'une impasse, par "des individus cagoulés", explique le syndicat.  
Les agresseurs "se sont ensuite précipités sur le véhicule, tentant d'ouvrir les portières et, au moyen de pavés, ont caillassé le véhicule", précise-t-il.

"Les trois policiers ont été conduits à l'hôpital"

L'un des pavés a traversé une vitre, provoquant "des bris de verre" qui ont blessé les trois policiers au visage. L'un d'entre eux souffre aussi d'une "contusion à l'omoplate" et un troisième d'une "plaie au genou droit", selon le syndicat. "Les trois policiers ont été conduits à l'hôpital", a précisé une source proche du dossier. RTL estime à "une trentaine" le nombre des personnes ayant bloqué la rue.

En 2006, "deux ou trois individus", selon l'enquête, avaient déjà caillassé un véhicule de CRS et une polémique avait été soulevée sur le point de savoir si la vingtaine d'agresseurs qualifiés de "jeunes hommes" (des vrais!) qui avaient rappliqué et agressé les deux CRS étaient dissimulés dans des fourrés ou jouaient au football sur un stade voisin. Après la mise en examen de cinq suspects, le procureur d'Evry, Jean-François Pascal, a indiqué qu'il a ouvert une instruction pour "tentative d'homicide" sans préméditation, car les auditions font "plutôt pencher pour une agression plus ou moins spontanée" et non pas "plus ou moins préméditée"...

Le quartier "sensible" des Tarterêts avait été la cible de deux incendies criminels dans la nuit du 5 au 6 octobre 2014 
: deux voitures béliers enflammées avaient en partie détruit la médiathèque et une école, lieux publics emblématiques des institutions de la République.
A la suite de quoi, une centaine de personnes était descendue dans la rue quelques jours plus tard pour "manifester leur colère" après ces incendies volontaires.

L'association "Agir pour les Tarterêts" et des parents d'élèves
expliquent qu'il ont à nouveau décidé de "manifester leur colère et de dire stop à ces actes criminels" .
Le député PS Jérôme Guedj est président du conseil général de l'Essonne.

vendredi 4 avril 2014

Grenoble: le nouveau maire Verts envoie les caméras de vidéo-surveillance à la casse

Le maire altermondialiste fait du tri sélectif 
aux dépens de la sécurité
Le premier maire Verts de Grenoble va donner le signal des abandons  vendredi soir  
Il a un p'tit vélo, le Verts radical !
Pendant que les Verts quittent le gouvernement Valls, de nouveaux élus écologistes aux municipales investissent les mairies. Et ça s’annonce déjà tendu à Grenoble, 16e ville de France, symbole de la poussée altermondialiste et du laisser-aller. Qu’il vise à 100% de bio dans les cantines ou qu’il créé des boulevards urbains réservés aux vélos, passe encore, mais qu’il mette fin à la vidéosurveillance dans la commune, ses nouveaux opposants s’étranglent.  Eric Piolle annonce le démontage des 18 caméras gérées par la ville de Grenoble et, même si cette mesure permet d'économiser 700.000 euros en frais de fonctionnement, elle crée la polémique. Outre les gâchis financier et matériel, c'est la sécurité de la population que l'idéologie met en jeu.  

Le bisounours Verts veut "responsabiliser" plutôt que filmer

Il avait l'idéologie sectaire,
Piolle a maintenant les attitudes...
Responsabiliser les malfrats, telle est la prétention d'Eric Piolle. "Je ne suis pas trop pour les caméras. Je crois que le mieux, c'est de responsabiliser les gens plutôt que de mettre des caméras vidéos", penseun partisan grenoblois de l'écologiste illuminé. "Moi je ne les enlèverai pas. Pour la sécurité des habitants c'est mieux de les laisser", estime  au contraire une habitante. 

Inquiétude des professionnels de la sécurité
Plus encore que les habitants, ce sont les policiers qui s’inquiètent, à l’image de Valérie Mourier, du syndicat de police Alliance : "C'est un outil, on s'en sert pour identifier des auteurs (de délits). Je pense que la mesure que va prendre le maire est inconsciente". 
Daniel Chomette, du syndicat de police SGP-FO à Grenoble, est plus catégorique encore : "Attention danger ! Aujourd’hui, les services de police, diminuées en nombre, ont des difficultés à retrouver les auteurs des faits. Ça va très largement compliquer la tâche de mes collègues en matière d'enquête, y compris sur des affaires extrêmement sensibles".

Le maintien de Christiane Taubira aura été un signal fort pour un regain de laxisme
Et c'est un altermondialiste (EELV) qui prend le parti de l'impunité contre expose les braves gens.
Alors ministre, Cécile Duflot est venue à Grenoble
faire campagne pour Eric Piolle
 
Les Grenoblois en ont-ils voulu ainsi ?
Elu à la tête d'une liste réunissant des collectifs de la gauche citoyenne, EELV et le Parti de Gauche, Piolle, 41 ans, conseiller régional depuis 2010, succède à Michel Destot (PS), maire de la ville depuis 1995. Après Dominique Voynet, maire de Montreuil (103.000 habitants, Seine-Saint-Denis) de 2008 à 2014, c'est le premier écologiste à diriger une ville de cette taille en France (160.000 habitants). Sur 59 conseillers municipaux, 50 ont voté Piolle, les 42 élus de sa liste de "Rassemblement citoyen". Les huit élus de la liste conduite par le socialiste Jérôme Safar ont apporté leur soutien à Piolle et sont donc d'ores et déjà responsables de cette première mesure de renoncement à la sécurité à Grenoble. 
Les sept élus de droite ont en revanche voté pour leur tête de liste Matthieu Chamussy (UMP) et les deux représentants du Front national ont voté pour leur candidate Mireille d'Ornano.

Pour mémoire, "Taubira devait soutenir un candidat écologiste mais a raté son train", titra Le Parisien

Taubira, Joly, Duflot, Bové
Alors qu'elle devait venir soutenir l'écolo Éric Piolle, Taubira avait dit avoir manqué son train... En fait, les socialistes qui estimaient que sa présence pourrait nuire à leur candidat, ne voulaient pas qu'elle vienne.  Au final, son absence et son mensonge ont rendu service à Piolle, au détriment des Grenoblois.
Dans un message relayé par l'équipe de Grenoble, une ville pour tous, la Garde des Sceaux écrit ainsi : "Les modifications portées à mon agenda n'ont pas suffi pour me permettre de vous rejoindre. Je vous exprime mon soutien dans ces derniers jours de campagne, pour porter l'espoir de celles et ceux qui veulent de toutes leurs forces revivifier la politique et croire à nouveau que nous pouvons agir sur notre destin".

vendredi 28 mars 2014

L’alliance DvD-FN qui vise à libérer Villeneuve-Saint-Georges

Les grands moyens pour chasser l'extrême gauche

A Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), la mairie communiste a fait son temps
 
L'occasion historique d'un changement d'aiguillage s'est présentée dimanche dans la cité cheminote, siège d'un grand nœud ferroviaire, avec l'axe Paris - Lyon, et par la ligne de Grande Ceinture. Dans ce bastion de la CGT, on trouve aussi le dépôt de locomotives et de TGV du Sud-Est de l'Île-de-France, et la plus grande gare de triage d'Europe. Deux gares de la ligne D du RER desservent la commune: Villeneuve-Triage et Villeneuve-Saint-Georges.

Sylvie Altman, maire PCF sortante de Villeneuve-Saint-Georges, soutenue par le PS, le PRG et le FG (ci-dessus à droite à la gauche de Mélenchon), est arrivée en tête au premier tour avec 38,88%, mais ne nie pas un important transfert de son électorat sur le candidat Front National, Dominique Joly, qui a obtenu 26,05%. "Nous analysons ces chiffres par le mécontentement d’un grand nombre de nos concitoyens, en termes de pouvoir d’achat, logement, sécurité, et une déception vis-à-vis de la politique gouvernementale que je partage." Mais elle maintient pourtant son alliance avec la majorité présidentielle.
Le candidat Divers Droite soutenu par l’UMP a fait une alliance politique qui n’est pas du goût de tout le monde.

Faire liste commune avec le Front National


Le PCF dénonce une fusion entre Philippe Gaudin (DvD), l'UDI et Debout la République et la liste du frontiste, l'UDI ayant finalement retiré son candidat de la liste de Gaudin.

Le candidat divers-droite Philippe Gaudin a tranché en faveur de l'alliance avec Dominique Joly. Les conséquences ont été directes: l’UMP lui retire son soutien. Valérie Pécresse l’a confirmé sur twitter cet après-midi : "A Villeneuve-Saint-Georges, un candidat divers droite Philippe Gaudin s’allie au FN. Nous condamnons et l’UMP lui retire son soutien". Le vice-président de l’UMP du Val-de-Marne observe qu’il "s’agit d’une initiative personnelle du candidat (…) elle est condamnée par l’UMP du Val-de-Marne, qui retire instantanément son soutien du 1er tour à ce candidat".

Marine Le Pen justifie "une exception"
La patronne du FN souligne que cette ville sera "l'une des très rares exceptions à la règle imposée partout : le maintien des listes." Marine Le Pen confirme également la possibilité de deux autres fusions de listes, mais concernant des villes de moindre importance.

Face à la menace, le candidat Philippe Gaudin va-t-il finalement faire cavalier seul dans un département présidé par un communiste?

jeudi 5 décembre 2013

Municipales 2014 à Paris: les centristes et l'UMP ensemble avec Nathalie Kosciusko-Morizet

L'UMP, l'UDI et le MoDem annoncent des listes communes à Paris 

L'
UDI et le MoDem ont réalisé l'union entre  pour une alliance de premier tour avec la candidate UMP Nathalie Kosciusko-Morizet
 
L'UMP, l'UDI et le MoDem ont annoncé jeudi soir qu'ils présentent des listes communes à Paris. 

La décision était "attendue par les Parisiennes et les Parisiens qui souhaitent que soient dépassés les clivages traditionnels", ont indiqué dans un communiqué la chef de file du MoDem à Paris, Marielle de Sarnez, le patron de l'UDI, Christian Saint-Étienne, et NKM. 
"Paris a besoin d'une approche nouvelle", y affirment les trois acteurs du jour de la campagne parisienne, qui s'apprêtent à lancer leur action commune "pour l'alternance". Tout n'est pas réglé sur la répartition des conseillers de l'UDI et du MoDem qui pourraient obtenir 30 % des sièges de conseillers de la droite parisienne, en espérant que  l'intégration des centristes sur les listes jusqu'ici exclusivement UMP, ne provoquepas des dissidences à droite. 

"Nous avons des convergences profondes

Au-delà de nos différentes sensibilités", ont souligné les intéressés.
Des tensions apaisées entre la fédération parisienne et l'UDI nationale 
D'abord très tendues ces dernières semaines, sans compter les divisions internes à l'UDI Paris, en particulier avec le président du groupe du Conseil de Paris, les relations se sont normalisées avec l'accord trouvé pour que  Yves Pozzo di Borgo soit en position éligible dans le VIIe.
Seul élu du MoDem au Conseil de Paris, Jean-François Martins avait en revanche déjà rejoint la candidate socialiste, Anne Hidalgo. Avec lui, une dizaine de cadres du MoDem qui n'ont pas cru en une alliance ont dit refuser de "soutenir l'entreprise de déconstruction de notre mouvement", notamment la vice-présidente du MoDem Paris, Marie de Peretti, le président des Jeunes démocrates de Paris et porte-parole national, John Colorado, et deux des cinq conseillers d'arrondissements du MoDem: Hervé de La Moissonnière dans le XIVe et Violette Baranda dans le XIXe. 
 
Marielle de Sarnez  (MoDem) s'est félicitée "d'une offre nouvelle à Paris" et a salué  la personnalité de Nathalie Kosciusko-Morizet. Le bras droit de François Bayrou a souligné jeudi soir qu' "elle a un profil compatible, elle est ouverte, moderne et intelligente". "Surtout, elle voulait le rassemblement dès le départ de sa campagne," a observé Marielle de Sarnez qui sera candidate à Paris "en position éligible". Elle devrait en effet figurer en deuxième position de la liste du VIe arrondissement, guidée par le maire UMP sortant Jean-Pierre Lecoq. 
Nathalie Kosciusko-Morizet, qui terminait une journée entamée à 4 heures du matin à Rungis, a indiqué de son côté que "les convergences ont été rendues possibles au fur et à mesure de la présentation des projets". 
Des convergences sur le logement en particulier. Le MoDem a présenté en octobre "un plan Marshall sur le logement" pour répondre à la pénurie. 
Côté UDI, l'économiste Christian Saint-Étienne a publié un livre de programme numérique. Il sera plus particulièrement chargé du dossier du Grand Paris. L'enjeu, pour lui, qui devrait finalement se présenter en tête de liste du XIe, "c'est de faire de la victoire de la droite à Paris le début d'une alternance pour la France", et de "refaire de Paris une grande capitale économique et culturelle".

lundi 30 septembre 2013

MoDeM vs UDI: Bayrou va-t-il absorber Borloo ?

UDI-Modem, recomposition à hauts risques au centre 

Au centre
, l'état des forces est à l'avantage de Jean-Louis Borloo et de l'UDI. 
Mais François Bayrou n'hésitera pas à lancer une OPA. 

Fin août, le président de l'UDI, Jean-Louis Borloo, a estimé sur TF1 que la famille centriste va parvenir à se réunir, en citant le président du Modem François Bayrou, "le dernier qui manque" à l'approche des élections européennes et municipales. Depuis, après des années de dénigrements réciproques, les deux centristes se gardent bien de toute déclaration susceptible de compromettre leurs Pacs. Pour l'heure,  Bayrou nie toute animosité envers Borloo.

L'alliance promet d'être belle avant de virer à l'aigre, car François Bayrou entend bien prendre l'ascendant sur Borloo. Pour sortir de son  mortel isolement, le Béarnais a une carte à jouer et il entend bien la jouer. Il a déjà entamé un marathon politique qui laisse  Jean-Louis Borloo sur place. 

"Je n'ai pas une mentalité de force d'appoint," a prévenu Bayrou 
"Tu as une occasion en or de réaliser une OPA sur le centre !" glissa Robert Rochefort au président du MoDem, en août, et François Bayrou se déclara désormais "critique à l'égard du gouvernement". Il venait d'engager  avec Borloo une partie de poker menteur. "Un excellent joueur de poker comme lui ne peut penser qu'à ça, juge Maurice Leroy, son porte-parole aux présidentielles de 2002 et de 2007 - et son sparring-partner sur les tapis verts.
La captation de la totalité de l'héritage centriste vise à servir une nouvelle, et certainement dernière, candidature, en 2017. 

La présidentielle, "l'unique élection qui permette de changer le pays"
, a toujours été son ultime horizon. "Il veut y aller, quitte à devenir le Laguiller du centre !" renchérit Leroy, ex-bayrouiste, aujourd'hui borlooiste.
Selon le député UDI Yves Jégo, l'ancien ministre de l'Education nationale  relativise ses échecs successifs: "il a quelque chose que personne n'a chez nous : 5 millions de Français qui ont voté pour lui". 

Sarnez conteste déjà la légitimité de Borloo: "On a la marque et Bayrou est l'incarnation du centre." Si Bayrou assure s'être défait de cette obsession élyséenne, il sait aussi que les centristes de toutes obédiences auront besoin de se mettre d'accord sur un candidat et d'inscrire dans le marbre son mode de sélection. 
Le multirécidiviste Bayrou tient la corde. "Je n'ai pas une mentalité de force d'appoint", lâche le président du MoDem, dans un instant de franchise qui en dit long sur ses intentions: "truster" le centre et le représenter -sans partage- dans quatre ans. Bayrou n'a jamais supporté de ne pas être n°1.

Il a imaginé la forme d'une primaire à la sauce béarnaise
Réunir les militants dans un grand stade et compter les mains levées. L'agrégé de lettres y trouvera sans risque la consécration d'un sacre, si populiste soit-il... Aux premières réunions de projet de la "joint-venture" centriste, il a proposé de la baptiser "Udem". Plus MoDem qu'UDI. 

Pas dupe, l'équipe Borloo a dit niet... 

Pour l'heure, le MoDem fait encore pâle figure face aux milliers d'adhérents de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), à sa soixantaine de parlementaires et à son aisance financière. Le parti est contraint de louer la moitié de son siège dans le VIIe arrondissement de Paris, de licencier le chauffeur historique de son président, et n'a quasiment plus d'élus. 
Mais le David a un gros avantage pour se transformer en Goliath: "On a la marque et François est l'incarnation du centre". Marielle de Sarnez, fidèle de la première heure, a lâché le morceau, tandis que Borloo, par contraste, n'a jamais été clair dans son orientation. "Ce ne sont pas les mêmes, souligne un ami de Bayrou. L'un est constant et tenace ; l'autre, cyclothymique et velléitaire."

Reconstitution de ligue dissoute
 
Les premières universités d'été de l'UDI, à Poitiers, à la mi-septembre, n'ont pas clarifié les lignes. "C'était un bon Borloo le samedi, un très mauvais le dimanche", soupire un sénateur déconcerté du Nouveau Centre. Les ralliés de l'ancien maire de Valenciennes restent perplexes. Ses volte-face à la présidentielle et à la mairie de Paris l'ont privé d'allégeances indéfectibles. "Ce rapprochement est possible parce que beaucoup, à l'UDI, veulent un vrai chef et que François a l'étoffe d'un leader", soutient une proche de Bayrou. Certains de ses anciens compagnons de route esquisseraient volontiers un rapprochement avec lui, à la recherche d'une stabilité.
Certes, pour avoir choisi Hollande, Bayrou devra affronter les blâmes, mais il pense avoir trouvé la parade : "Entre le premier tour et le second, des millions de Français ont fait comme moi." 

Hervé Morin a déjà laissé de côté rancune et reproches. "On s'est revus et on s'est reparlé comme si on s'était quittés la veille. Il y avait de la curiosité et du plaisir", raconte le président du Nouveau Centre. Une même passion équestre a été le prétexte à un appel de Bayrou en plein coeur de l'été. Et Morin, tout à sa volonté de ne pas se faire doubler par Borloo, n'a pas abrégé la conversation...

Voici déjà Bayrou au centre du jeu. 

Reconstitution de ligue dissoute.
 
Les deux hommes fixent ensemble des éléments de langage pour la "clarification", que l'ex-député colporte ici et là en gage de sa bonne foi de converti : Bayrou est désormais un opposant à François Hollande, qu'on se le dise. Dans les faits, après sept ou huit entretiens avec le président - c'est son propre décompte - il ne lui a plus parlé "depuis quatre mois". 
Hervé Morin, qui n'excluait pas une nouvelle tentative en 2017, ne voit dorénavant rien de "dramatique" à soutenir François Bayrou. Tout, plutôt que d'envisager son ennemi juré Jean-Christophe Lagarde, député maire de Drancy (Seine-Saint-Denis), en porteur d'un flambeau élyséen. 
Il n'a évidemment pas échappé à Bayrou que ce petit monde se déteste cordialement et qu'il pourrait en tirer un avantage certain jouer de ces rivalités. "Je les ai tous vus, se félicite-t-il, à l'exception de Jean-Christophe Fromantin." La précision n'est pas anodine : le député maire de Neuilly (Hauts-de-Seine) caresse aussi un rêve présidentiel. Bayrou a identifié tous ses rivaux, y compris les moins nuisibles, pour mieux les neutraliser. 

A Pau, Bayrou n'a pas le droit de caler au démarrage
Il pourrait gagner par KO ou par abandon, aussi. Mercredi 11 septembre: devant quelques convives, Jean-Louis Borloo se présente en berger d'un centre enfin réunifié, l'aboutissement d'une "mission" qu'il s'est assignée en fondant l'UDI. A 62 ans, va-t-il passer la main? "Cela ne signifie pas que j'aie la tentation de Venise", précise-t-il. Si l'exil n'est pas imminent, la lassitude perce, selon les partisans de Bayrou qui assurent que le retour de Bayrou, à 62 ans également, serait une opportunité pour lui de laisser une boutique qu'il n'aurait plus envie, selon eux, de tenir. L'avocat serait débarrassé d'un marigot de jeunes ambitieux qu'il ne parvient pas à dompter et dont Bayrou aurait vite fait de régler leurs comptes. 

Bayrou n'est pas homme à s'encombrer. 
Il ne fera pas grand cas des réserves des quelques gauchisants du MoDem, Christophe Madrolle et Jean-Luc Bennahmias. Rien, en revanche, ne sera possible s'il perd la bataille de Pau, en mars 2014. "Je n'ai pas le droit de me planter", disait-il au début de l'été. Après quelques hésitations, il devrait se présenter, ne serait-ce que pour marquer un peu plus sa différence avec un Borloo rétif au combat. 

Pour cette bataille municipale, François Bayrou a été très sensible au soutien public d'Alain Juppé. Pas seulement parce qu'il partage avec lui un voisinage aquitain et une amitié de longue date, mais parce qu'il a déjà bâti dans un coin de cerveau une suite à sa main-mise sur le centre : à défaut de l'emporter en 2017, s'imposer en Premier ministre. 
Il a espéré ce lot de consolation avec Hollande, il veut y arriver avec Juppé à l'Elysée. Quand on évoque l'hypothèse, Bayrou ricane, regard fuyant, et ne veut rien "confirmer", "infirmer", ni "valider". Plus tacticien que stratège, il manoeuvrera à vue, au gré des flots.