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vendredi 24 février 2017

Faute de parrainages, Macron sauve Bayrou (MoDem) et Hamon récupère Jadot (EELV)

Les marchandages et combinazione de la gauche ne marchent pas à tous les coups

Bayrou s'abandonne à Macron 

Bayrou change encore de monture
Le MoDem François Bayrou n'a pas rassemblé les 500 parrainages nécessaires à sa candidature, bien qu'on dise son micro-parti bien implanté dans le monde rural : après Hollande, trop impopulaire, il doit renoncer à se lancer dans la présidentielle. Il s'est résolu à une alliance avec ...Emmanuel Macron.
Après trois échecs, François Bayrou a mis fin à l'insoutenable suspense d'une quatrième candidature. Depuis le siège de son parti, le président du MoDem a annoncé, mercredi 22 février, qu'il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle. Le maire de Pau a présenté son renoncement comme une proposition d'alliance, sous conditions, à Emanuel Macron. "Je lui dis : 'Le danger est trop grand, il faut changer les choses, unissons nos forces pour y parvenir'", a lancé François Bayrou. Comment l'ancien ministre transparent de l'Education nationale en est-il finalement arrivé à jeter l'éponge, à 65 ans.

Macron est un coucou dans le nid de Bayrou
Le patron du MoDem et celui d'En marche ! se sont rencontrés la semaine dernière, car tous les deux occupent un espace commun sur l’échiquier politique. François Bayrou se dit "centriste", bien qu'il appelle à voter socialiste en toute occasion, Emmanuel Macron revendique un positionnement "central", et les deux hommes ont la même vision politique sur l’Europe ou sur "le dépassement du clivage entre la gauche et la droite". 



Dans sa proposition d'alliance, le quémandeur s'est toutefois payé le luxe de poser plusieurs conditions, comme "une loi de moralisation de la vie publique", ou un engagement sur la proportionnelle aux élections législatives.

Mais Bayrou aurait échoué à obtenir un groupe de députés à l’Assemblée nationale, affirme Le Point. Avec sa décision d'opter pour le rassemblement, le maire de Pau va pouvoir mettre en avant son sens des responsabilités devant l’Histoire. "Ce qui se passe en France est extraordinairement dangereux; mon seul souci est de faire en sorte que le pays s’en sorte", racontait récemment à franceinfo François Bayrou. "Il voulait ne rien faire qui puisse favoriser le FN, confirme Jacqueline Gourault, sénatrice proche du président du MoDem. Le rassemblement est plus fort que l'éparpillement." Nous sommes dans une situation d'extrême risque. A cette situation exceptionnelle, il faut une réponse exceptionnelle. Et l'homme d'exception, c'est qui ?

Parce que la gauche politico-médiatique n'a pas réussi à faire renoncer Fillon
Le président du MoDem a espéré plusieurs jours que François Fillon, harcelé de soupçons d'emplois fictifs visant sa femme Penelope, malgré l'insuffisance de preuves du Parquet national financier. François Bayrou a mis la pression à plusieurs reprises sur le candidat désigné de la droite républicaine, insistant pour qu'il abandonne la course dans laquelle il était engagé. "Je ne vois pas où l’obstination de François Fillon mène, avait-il expliqué à franceinfo. Le soutenir est impossible. (...) Quand bien même, par une espèce de miracle électoral, François Fillon remporterait cette élection, comment gouvernerait-il ?" Dépité de ne pas obtenir le retrait, le sexagénaire s'est tourné vers le trentenaire et ancien collaborateur de Hollande pendant toute la durée du quinquennat.



Parce qu'il a redouté d’être, à son tour, rejeté pour délit de faciès politique usé
Manuel Valls lors de la primaire de la gauche, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé lors de la primaire de la droite ont souffert de leurs engagements passés. Les hommes d’expérience n'ont plus la cote. Macron a accepté qu'à défaut d'incarner une proposition de renouveau, le maire de Pau, qui fêtera ses 66 ans en mai, joue les seconds rôles, avec entre 5 et 6% dans les derniers sondages. 


"Macron occupe un espace que François Bayrou avait pu occuper à un autre moment; il faut regarder la situation avec lucidité", explique la sénatrice centriste Jacqueline Gourault, soulignant son image de 'has been'. A moins de 5%, sa campagne présidentielle aurait pu lui coûter plusieurs chevaux de son haras... 
La proposition d'alliance de François Bayrou à Emmanuel Macron est aussi le signe que le président du MoDem était trop isolé pour se lancer dans une nouvelle aventure présidentielle.

Bayrou a viré casaque
L'allégeance de Bayrou à Macron a surpris, y compris au sein de l'entourage du patron du MoDem tenu à l'écart de ses tractations. Ses anciens compagnons de route, depuis des mois, prenaient des paris sur sa candidature. "Où trouvera-t-il les parrainage pour faire campagne ?" s'interrogeait un sceptique. Et il avait raison car le Béarnais s'est finalement rendu à l'évidence cette semaine. Le Béarnais ne pouvait éviter une soumission à Macron, cet OVNI de la société civile, un banquier qu'il observait avec mépris quelques mois plus tôt.

"C'est affligeant, ce marketing électoral", mais il lui a suffi d'habiller du mot "sacrifice" sa capitulation. Car des mois durant, Bayrou n'a pas dissimulé ses divergences avec le leader d'En marche . Seuls les propos de Macron sur la colonisation lui ont inspiré un tressaillement : "Une incompréhension", a-t-il sobrement jugé. Mais, en privé, le Béarnais est allé beaucoup plus loin. 
Vendredi 17 février, cinq jours seulement avant son revirement François Bayrou découvre dans Le Figaro la tribune assassine du professeur de philosophie François-Xavier Bellamy, intitulée 'Emmanuel Macron ou la passion de la post-vérité'. En réaction aux propos de Macron en Algérie concernant la colonisation, quue le candidat candidat de l'Elysée qualifie de "crime contre l'humanité", Bellamy écrit : " Il est révoltant de voir aujourd'hui un candidat qui prétend présider notre République venir cracher sur leurs tombes par opportunisme électoral", avant de dénoncer : "La démocratie se dissout dans le marketing, et ainsi on détruit un peuple aussi sûrement que par la censure. C'est là la faute grave dont Emmanuel Macron est en train de se rendre coupable. Car qui ne voit pas la ficelle grossière dans cette surenchère mémorielle délirante ? La cible, en l'occurrence, ce sont des millions de binationaux, héritiers de cette histoire douloureuse."
Alors le président du Mouvement démocrate téléphone à Bellamy, candidat investi par Les Républicains aux prochaines législatives. "Bonjour, c'est François Bayrou. Merci. Votre texte, c'est tout ce que je pense. C'est tellement rare de lire sous la plume de quelqu'un d'autre ce qu'on aurait pu écrire soi-même… C'est affligeant, le marketing électoral de Macron, c'est tout ce qui menace la vie politique. Il est d'une inconséquence dangereuse…"
Alors le mercredi 22 février, quand Bellamy découvre l'alliance Bayrou-Macron, Bellamy n'en croit pas ses yeux. "Comment un homme aussi critique cinq jours auparavant peut-il rejoindre celui qu'il présentait comme le pire de la politique ?" Bayrou avait commencé à lui créer son lot de complications.

EELV se dissout dans le PS : Jadot abandonne au profit de Hamon

Jadot se fera-t-il broyer, composter ?
L'écologiste rouge Yannick Jadot a retiré sa candidature jeudi au profit du socialiste Benoît Hamon, après plus de quinze jours de tractations... Un petit tour et puis s'en va donc Jadot qui évoque l'"accord formidable [à faire peur ?] pour l'espérance" qu'ils ont passé en vue des législatives. Le leurre EELV du PS demande ouvertement à Jean-Luc Mélenchon de les rejoindre.

"Ma responsabilité (...), c'est de dépasser les ego, de déporter les appareils politiques et de construire la grande aventure de cette élection présidentielle. Alors oui, ce soir, je retire ma candidature. C'est ce sur quoi voteront tous ceux qui ont participé à la primaire écologiste", a déclaré Jadot sur France 2.

Pour être définitif, cet accord doit être validé par les quelque 17.000 électeurs de la primaire écologiste. Mais l'issue du vote fait peu de doute, la consultation sur l'ouverture de discussions avec Hamon et Mélenchon avait réuni près de 90% de suffrages favorables. Le vote électronique final doit se tenir entre vendredi et dimanche.

Les tractations étaient une imposture pour montrer la voie à Mélenchon
Yannick Jadot avait été désigné début novembre candidat d'Europe Ecologie - Les Verts en remportant la primaire aux dépens des eurodéputés Karima Delli et Michèle Rivasi, mais surtout de l'ancienne ministre Cécile Duflot, laquelle a obtenu du PS de conserver sa circonscription gagée aux législatives.

Immédiatement après cette annonce, Benoît Hamon, en meeting à Arras, s'est dit "très heureux du choix de Yannick Jadot, qui n'est pas simple, que je devienne pas simplement le candidat de la Belle alliance populaire mais aussi de l'écologie politique".

Dans cet accord, Jadot a joué les négociateurs valeureux, obtenant un engagement sur "la sortie du nucléaire en 25 ans", alors que chacun sait que la réduction de la part de l’atome dans la production d’énergie ressemble de plus en plus à une gageure. Le candidat socialiste François Hollande n'avait-il pas promis de réduire de 50 % la part du nucléaire dans la production d’énergie française. Elle revient sur le devant de la scène alors que s’amorce une très difficile négociation entre l’Etat et EDF.
En août 2015, la loi de transition énergétique pour la croissance verte prévoyait déjà, dès son premier article, de "réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % à l’horizon 2025 [contre 77 % en 2014]". Et la ministre de l’environnement, Ségolène Royal, avait alors annoncé que la feuille de route permettant de concrétiser cet engagement serait publiée "au plus tard le 1er juillet [2016]".
La Cour des comptes, quant à elle, estime, dans son dernier rapport annuel de 2016, que baisser la part de l’atome à 50 % du bouquet électrique revient à arrêter "de dix-sept à vingt réacteurs" sur les cinquante-huit que compte l’Hexagone.
De qui Hamon et Jadot se moquent-ils ?

Les magouilles politiciennes de la IVe ont repris
Jadot aurait aussi arraché à Hamon la fin de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et la sortie programmée des pesticides

L'accord comprend égalementdavantage de proportionnelle aux élections, en sorte que les écologistes bénéficient de circonscriptions aux législatives, de telle sorte qu'"ils aient un groupe dans la majorité de M. Hamon", avec l'aval de la direction actuelle du Parti socialiste. 

Les deux gauchistes seraient également tombés d'accord sur le principe de la réunion d'une Assemblée constituante très vite après l'élection, en vue d'un passage à la VIe République, soit un retour au chaos de la IVe, et de nouvelles législatives avant la fin du quinquennat, ou encore un référendum dès 2017 sur le droit de vote des étrangers.

"Je serai dans cette campagne, je serai là tous les jours pour m'assurer que cet accord est tenu", a précisé Jadot, parlant d'une "grande aventure"...

Le retrait de l'écologiste est une première à une présidentielle depuis la candidature de René Dumont en 1974. 
Depuis, sous quelque forme qu'ait pris l'écologie politique, un candidat avait toujours concouru. Connu comme journaliste-présentateur du JT, Noël Mamère demeure le seul à avoir dépassé 5% des voix, en 2002.

L'écologiste rouge s'est adressé directement à un autre candidat de l'extrême gauche, Jean-Luc Mélenchon, invité moins d'une heure plus tard à "L'Emission politique" de France 2. 
"Jean-Luc, dans cet accord, il y a tout ce que tu défends: une constituante, la proportionnelle, la sortie du nucléaire, la sortie des pesticides, la protection de la santé, la protection du travail, la lutte pour la justice sociale", a déclaré ce cheval de Troie du PS dans la campagne du Front de gauche (PCF/Parti de gauche).
"Je ne ferme aucune porte", lui a répondu Mélenchon, proposant de rencontrer Benoît Hamon "dimanche ou lundi". "Si Benoît Hamon me dit: 'je te propose le principe d'une candidature unique', je regarderai ce qu'il propose", a-t-il promis.

Mais à la question d'un éventuel retrait de sa candidature en faveur de. Hamon, l'aboyeur de l'extrême gauche sous l'étiquette 'La France insoumise' a répliqué: "pourquoi il ne la retirerait pas, lui ?". 

mercredi 22 février 2017

Le CRIF accuse le Front de gauche et Mélenchon de véhiculer la haine

Mélenchon tombe des nues et se dit choqué

Alors que Hollande lui rend visite, le CRIF prend parti contre les extrêmes 

Jean-Luc Mélenchon s'est dit "profondément choqué" mercredi de l'attitude "antirépublicaine" du Crif, qui ne l'a pas convié à son dîner annuel au motif, a expliqué son président, qu'il véhicule, selon lui, "la haine", au même titre que la présidente du Front national Marine Le Pen.

La plupart des candidats à l'élection présidentielle d'avril-mai sont invités mercredi soir au traditionnel dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Mais ni Marine Le Pen, ni Jean-Luc Mélenchon n'a été convié.

"Le Président du CRIF m'insulte ce matin. J'en suis profondément choqué", écrit Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué.
"Me comparer au parti d'extrême droite dont l'histoire européenne est mêlée aux pires atrocités commises contre les Juifs, est une faute morale et politique", ajoute-t-il, occultant les crimes du régime soviétique, et pas seulement sous Staline. "Je rappelle aux dirigeants de cette organisation que j'appartiens à un courant politique dont les membres ont été pourchassés, déportés, massacrés par les fascistes et les nazis."

Sur RTL, le président du Crif, Francis Kalifat, a invoqué une raison "très simple" pour expliquer que ni Marine Le Pen ni Jean-Luc Mélenchon n'aient été conviés.

"Tous les deux véhiculent la haine"

"D'un côté, à l'extrême droite, c'est la haine de l'autre et le rejet de l'étranger (...) et, à l'extrême gauche, c'est la haine d'Israël et la déligitimation d'Israël. Donc je crois qu'ils n'ont pas leur place dans ce dîner", a-t-il ajouté.

Pour Jean-Luc Mélenchon, il s'agit là d'une attitude "antirépublicaine". 
"Si le Crif représente le gouvernement israélien et, pour cette raison, considère que j'en suis un opposant, je confirme que, comme beaucoup d'Israéliens d'ailleurs, je ne soutiens pas le gouvernement de (Benjamin) Netanyahu [le Premier ministre israélien, majoritaire, malgré la "haine" de l'extrême gauche], ni ceux qui ne s'offusquent pas de la violation des résolutions de l'ONU", a-t-il riposté.

dimanche 19 février 2017

Présidentielle 2017: plus Hamon avance vers Jadot, plus Mélenchon recule

L'extrême gauche, inconciliable avec la gauche radicale ?

Le candidat PS à l'élection présidentielle s'est dit confiant dimanche en un accord prochain avec le candidat EELV,


en vue d'une "nouvelle dynamique politique", comme on dit.


"Les discussions avancent bien",
confirme l'écologiste d'Europe Ecologie-Les Verts, Yannick Jadot, dans Le Journal du Dimanche: "J'ai bon espoir qu'il existe en milieu de semaine un projet écologiste et européen", dit-il.

"Nous sommes aujourd'hui en bonne voie. Il ne s'agira pas pour Yannick Jadot ou pour moi-même de nous retrouver sur le programme de l'autre," précise Benoît Hamon  lors du "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI.
"Il s'agit de construire une nouvelle dynamique politique. Je suis confiant que, la semaine prochaine, nous puissions engager cette dynamique de manière transparente", a-t-il ajouté.


Hamon, Jadot, Mélenchon : des points communs, des nuances
Si j'avance, dit Benoît, et que tu recules, Jean-Luc, comment veux-tu que je t'enc*le ?



La perspective d'une "alliance des gauches" entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon (photo) pour la présidentielle s'éloigne à l'issue d'un week-end marqué par une brusque glaciation entre le candidat socialiste et le chef de file de "La France insoumise". Les deux hommes avaient engagé un dialogue tardif vendredi au téléphone avec la promesse d'une rencontre prochaine, mais les prémices d'une rupture sont vite apparues. /Photo prise le 5 février 2017/REUTERS/Emmanuel Foudrot
Une "alliance des gauches" s'éloigne entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon dans la perspective de 'la présidentielle, à l'issue d'un week-end marqué par une brusque glaciation entre le candidat socialiste et le chef de file du Front de gauche (PCF et Parti de gauche) lourdement travesti en "France insoumise". Vendredi, les deux hommes avaient engagé un dialogue tardif au téléphone, avec la promesse d'une rencontre prochaine, mais les prémices d'une rupture sont vite apparues. 

Jean-Luc Mélenchon avait réagi à la tentation d'hégémonie du PS, dès vendredi soir sur BFM TV, provoquant le vainqueur de la primaire de "La Belle alliance" en le prévenant qu'il n'entend pas s'"accrocher à un corbillard", en l'occurrence le Parti socialiste, exsangue, après cinq années de pouvoir.


Puis samedi, dans un billet diffusé sur Facebook, l'ancien ministre de Lionel Jospin s'insurgea contre le projet d'un "Parlement de la zone euro" que Benoît Hamon confierait à l'économiste Thomas Piketty. La boîte à claques était ouvertes et elles allaient voler. Si Mélenchon est plus dans la violence verbale, dans l'équipe Hamon, Aurélie Filippetti, ex-de Piketty, est entraînée à les recevoir, et l'économiste à les distribuer, puisqu'ils se sont séparés pour violences conjugales. Lien PaSiDupes

Les portes claquent.

"La monnaie unique comme identité et projet européen? Étrange invention technocratique ! Ce projet ressort tout droit des vieux cartons du PS. On le croyait abandonné dans le siècle dernier", écrit notamment Mélenchon, soulignant du même coup la ringardise du candidat Hamon.
"Est-ce une façon de créer un problème insurmontable entre nous en 2017? Alors autant s'épargner les simagrées unitaires actuelles!", soupçonne le vieux filou de la politique.


En déplacement samedi à Lisbonne, où le gouvernement socialiste d'Antonio Costa est soutenu par la gauche radicale et les communistes, Benoît Hamon a répliqué aux déclarations "assez brutales" du candidat d'extrême gauche.
"Je ne courrai pas après Jean-Luc Mélenchon; je ne cours après personne; je n'oblige personne", a-t-il lancé devant la presse, s'estimant "le mieux placé" pour faire gagner la gauche à la présidentielle, avec l'apport d'EELV.

Même en tête, le socialiste ne peut espérer sans l'extrême gauche
Hamon, désobligeant
à l'endroit de Mélenchon


Et puis, dimanche, Hamon avait mis ses petits poings dans les poches et s'est efforcé d'apaiser le climat tout en marquant sa position dominante, "tenace" et "têtu", au "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI. "Moi, ma priorité, elle ne consiste pas à d'abord parler aux appareils, même si je les respecte", a-t-il dit. 



"Nous ne pouvons pas nous permettre aujourd'hui d'assister passifs à un second tour entre la droite, qui est une droite dure, et l'extrême droite. (...) Je respecte les egos, ils existent, j'en ai moi-même un. Ce que je veux, c'est rassembler les électeurs, les hommes, les femmes. Et si la dynamique se confirme, vous verrez, elle parviendra à vaincre bien des réticences", a-t-il estimé. 


Jean-Luc Mélenchon, a-t-il toutefois accusé, pose des "conditions fortes". 


"C'est vrai que si on fait du covoiturage et qu'on décide que l'on conduit, la couleur des sièges, et que les autres descendent au premier feu, ça marche rarement le covoiturage dans ces conditions-là. Je dois me placer au-dessus de cela."  Si vous remettez les mots en place, vous apprécierez mieux la puissance de la pensée de Hamon, au-delà du style...

Réplique du bourrin de "La France insoumise", qui présentait dimanche le chiffrage de son programme économique : C'est pas moi, c'est lui ! "C'est consternant. (...) J'apprends que j'aurais fermé la porte ? Mais c'est quand même moi qui ai fait le pas", a-t-il insisté sur BFM TV et LCI. 


"Je ne vais pas passer ma vie là-dessus, je ne suis pas un amoureux éconduit. (...) Je ne suis pas en train de faire le congrès du PS... Mon problème, ce n'est pas la synthèse foireuse à deux heures du matin avec des points et des virgules", a-t-il lancé, cinglant. 


jeudi 5 janvier 2017

Une candidature socialiste est "inutile", souligne Mélenchon (Front de gauche)

Jean-Luc Mélenchon pointe la position marginale du parti socialiste dans les sondages

Le candidat de l'extrême gauche juge inutile une candidature socialiste à la présidentielle 2017: candidature unique ?

"Jusqu’à présent, l’ultime justification du candidat socialiste, c‘était d’être en tête dans les sondages", explique en effet le candidat de "La France insoumise", dans un entretien publiée jeudi par Le Monde, journal officieux du PS. 
Ancien socialiste et Bernard-l'ermite qui s'est introduit dans la coquille vide communiste au Front de gauche, Mélenchon a refusé de participer à la primaire de la gauche organisée les 22 et 29 janvier malgré les appels lancés par le PS.
Sept candidats se disputeront fin janvier l'investiture de la gauche socialiste pour l'élection présidentielle qui se tiendra les 23 avril et 7 mai prochains : Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Vincent Peillon, Sylvia Pinel, François de Rugy, et Jean-Luc Bennahmias.

Le candidat socialiste n'a-t-il d'ailleurs pas abandonné la partie ?
Début décembre, Hollande, le président sortant, a annoncé qu'il renonce à briguer un nouveau mandat. "La légitimité de la candidature PS, c’était celle du président sortant qui, faisant valoir son bilan, aurait proposé de le corriger ou de l’amplifier", estime Jean-Luc Mélenchon.


Le candidat de l'extrême gauche fustige l'absence de programme socialiste

"Faute de bilan, il aurait pu y avoir comme alternative un projet ou un programme du PS. Mais lui-même [Hollande] a renoncé à en avoir un. Entre la fin de la primaire et le premier tour de la présidentielle, il leur reste donc 92 jours pour boucler un programme et le faire assez connaître pour que les citoyens puissent se prononcer dessus.

"Actuellement, "le PS est en troisième position derrière M. Macron et moi-même", se félicite Mélenchon, le frustré. "Dans ces conditions, sans projet et sans avantage électoral, à quoi bon un candidat du PS ?"

Mélenchon se présente désormais comme le 'vote utile'


A quatre mois du scrutin présidentiel, Jean-Luc Mélenchon assure en revanche avoir recueilli la quasi totalité des 500 parrainages d'élus nécessaires. "Je les ai, à 17 près. Mais je ne suis pas tranquille tant que je n’ai pas une marge, aux alentours de 600 signatures", indique-t-il. Quant au financement de sa campagne, "le banquier est d’accord sur le principe pour un prêt."
"Nous avons déjà récolté 1 million d’euros de dons. On devrait être entre 5 et 7 millions d’euros, soit moins que les 9 millions de 2012." La "gauche des insoumis" serait-elle riche ?

"En réalité, le vrai choix des électeurs du PS, c’est de trancher entre l’orientation gouvernementale amplifiée, telle que la porte M. Macron, et la tradition de l’humanisme émancipateur de la famille culturelle, que j’incarne." Ce qui s'appelle avoir les épaules larges et les chevilles enflées...

Pour l'heure, les sondages placent  toujours Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macronl'ex-ministre de l'Economie de Hollande et Valls, candidat du mouvement "En Marche!", devant le candidat qui gagnera la primaire socialiste, quel qu'il soit.
Le 5 novembre, la conférence nationale du PCF s'était prononcée à 55 % pour une candidature communiste indépendante et avait ainsi désavoué son secrétaire national, Pierre Laurent, favorable à l'option Mélenchon, comme Marie-George Buffet, ralliée de longue date au cofondateur du Parti de gauche. 

Fin novembre, Mélenchon a obtenu 53,6 % des voix des militants communistes (tout en laissant au PCF son "autonomie, critique et constructive") et le soutien de Clémentine Autain, conseillère régionale d'Île-de-France, à rebours de la décision de la conférence nationale du parti. 46,4 % lui auraient préféré une candidature indépendante (avec retrait possible "au profit d'une candidature commune d'alternative à l'austérité").  André Chassaigne, le député communiste du Puy-de-Dôme et chef de file du groupe Front de gauche à l'Assemblée nationale, avait mis en garde contre un ralliement à Jean-Luc Mélenchon, qui constituerait "un coup fatal porté au PCF".

Le député européen, qui aurait 70 ans en fin de quinquennat, avait remporté 11,1% des voix au premier tour de l'élection présidentielle de 2012. 


dimanche 12 juin 2016

L'extrême gauche offre à Valls d'organiser son pot de départ dans la rue

L'extrême gauche se rassemble en contre-meeting hostile à Valls et au PS

Des opposants à la loi travail 
étaient réunis ce dimanche au théâtre Déjazet à Paris
.
 
Parmi ces acteurs du mouvement social, associatifs, politiques et militants, féministes et écologistes rassemblés à l'initiative de la Fondation Copernic, cercle de réflexion antilibéral, Frédéric Lordon, l'inspirateur de 'Nuit Debout', qui cherche un second souffle, avait la vedette. 
La fondation Copernic prétend n'être liée à aucun parti politique, aucun syndicat, aucune association, mais ne s'adresse qu'à eux, en tant que contestataires de l’ordre néolibéral et refusent que l’action politique soit réduite à l’accompagnement social de ses contre-réformes.Copernic se veut également initiatrice de mobilisations. Ainsi favorise-t-elle  la création de collectifs pour le "non de gauche" au Traité constitutionnel européen (2005), comme elle avait précédemment organisé, avec le Mouvement de la Paix, le rassemblement contre la Guerre en Irak (2002), puis engagé la campagne "Travailler tue !" (2009). Elle a initié ensuite, avec ATTAC, la campagne contre le projet de réforme reculant l’âge de la retraite (2010), avant de lancer, fin 2011, avec le DAL et la Plate-forme Logement des Mouvements sociaux, une grande campagne nationale unitaire "Contre le logement cher : un toit, c’est un droit !".
Parallèlement, dans le cadre d’une revendication qualifiée "d'égalité des droits", Copernic a lancé la campagne "Homos, hétéros, même loi, mêmes droits".
Enfin Copernic a participé au lancement du collectif "Pour un Audit citoyen de la Dette publique" et de prendre part au collectif "Pour un pôle public financier au service des droits" (2012). Depuis 2012, Copernic observait un silence qui s'apparentait à de la complicité.
Copernic organisait un contre-meeting à celui du PS

Quatre jours après celui organisé par Valls, Cambadélis et le Parti socialiste en défense du projet de loi travail, à huis-clos et sous haute protection, le 8 juin aux Salons de l'Aveyron - à Paris Bercy - dans le XIIe, pour pourfendre la droite sans épargner la gauche hostile au texte, les opposants les plus à gauche au texte de Valls porté par Myriam El Khomri se sont donné
rendez-vous  en matinée ce dimanche au théâtre Déjazet, dirigé - depuis 40 ans- par Jean Bouquin (ci-contre),  dans le IIIe arrondissement de Paris, celui de la Place des Vosges et du quartier gay, à l’appel de la Fondation Copernic. Objectif de combat: le "retrait" du projet de loi passé en force à l’Assemblée et qui arrive lundi en séance au Sénat.

Un meeting sans tête d’affiche médiatique de la gauche du PS : pas de Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), ni d’Olivier Besancenot (Nouveau parti anticapitaliste) ni de Pierre Laurent (le patron du PCF, annoncé néanmoins, mais finalement retenu à Rome, "car il n’a pas trouvé d’avion" (du fait de la grève des pilotes!), a précisé sa remplaçante Marie-Pierre Vieu, présidente du groupe Front de gauche en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénée, sous les rires de la salle).
Les seules figures du jour sont des seconds couteaux,
Clémentine Autain, porte-parole d’Ensemble !, membre du Front de gauche, le plus à gauche des socialistes Gérard Filoche, et Frédéric Lordon, qui, après des interventions à Nuit Debout, sur la place de la République voisine, s'affiche en tribune commune avec des politiques.

"52 articles scélérats"
"C’est la panique là-haut, ils ont peur, attaque Filoche, débit de mitraillette [et donneur de sperme: il est le père biologique de Louise, fille d'un couple d'amies homosexuelles], sans notes. Ce n’est pas un article […] Les 52 articles sont scélérats". L’ancien inspecteur du travail, membre du PS, insiste sur le "dumping social" que créerait, selon lui, la loi travail si elle était mise en œuvre : "Tout va être revu, entreprise par entreprise, à la baisse, souligne-t-il. L’ordre public social […], c’est ça qu’ils sont en train de mettre à bas." 
Les politiques alternent au micro avec des syndicalistes [CGT, Solidaires et Sud] de différents secteurs (énergie, ferroviaire, chômeurs, la Poste…) qui en appellent à la mobilisation mardi 14 juin à Paris. Le responsable de Sud Rail regrette les dates de mobilisation trop espacées pour réussir à "paralyser ce pays par la grève reconductible".

La communiste Marie-Pierre Vieu fait huer et siffler le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger. Elle se moque ensuite des "violences" des hooligans à Marseille qu'elle juge plus importantes que celles des manifestants contre la loi El Khomri. "La loi, jusqu’à présent, protégeait le salarié, lance l’élue PCF du Sud-Ouest, ancienne présidente de l'UNEF et enseignante. Aujourd’hui, la loi telle qu’elle est prévue ouvre aux pires régressions." Elle en appelle à "faire tomber le gouvernement" lors du retour de la loi à l’Assemblée début juillet et à construire – rengaine de ce côté-ci de la gauche – une "unité politique".

"Si les parlementaires PS étaient encore de gauche…"

Willy Pelletier, le porte-parole de la Fondation Copernic n’hésite pas à qualifier de "gouvernement de droite" celui de François Hollande, avec un "ADN, celui de la trahison, la trahison de tous ceux qui l’ont élu". Le plus inquiétant, selon lui, serait "cette docilité des parlementaires PS, poursuit-il. Ce sont eux qui offensent l’histoire du mouvement ouvrier […]. S’ils étaient encore de gauche, ils devraient tous se révolter. Se mettre en grève avec nous". La salle s’en mêle : "Valls dégage !" envoient quelques personnes parmi la centaine qui s’est déplacée dans le théâtre. "On organise ton pot de départ dans la rue !" conclut Pelletier.

"J’ai le sentiment qu’on n’a pas encore gagné la guerre, mais on a gagné une première bataille, se félicite Clémentine Autain, ravie que des thèmes de gauche se soient invités dans le débat politique français depuis six mois. Ils ont les nerfs, poursuit-elle, même le premier ministre a le temps de s’occuper de moi en disant que je suis une islamo-gauchiste." Ancien ministre de l'Intérieur, il doit disposer d'informations.... Autain déplace cette "bataille politique" à "l’échelle européenne" et demande elle aussi que ces forces de gauche anti-gouvernement, "sociales et politiques", se "fédèrent". "Ils n’ont pas de majorité sociale, ils n’ont pas de majorité politique et ils utilisent des méthodes de violence politique pour tuer ce mouvement", accuse Autain, une ex-chargée de mission auprès du groupe d'études sur les discriminations fondé par Martine Aubry. 

"Il s’agit d’un non pour toute l’œuvre du gouvernement depuis qu’il est au pouvoir", enchaîne Aurélie Trouvé, d’Attac, avant que Danielle Simonnet, du Parti de gauche, reprenne la plaisanterie du jour :"Ça va mieux quand même", dit-elle en référence au gimmick de François Hollande et de ses proches.

Le "vent de révolte" appelé des voeux de Ségolène Royal

Quand elle prononce le nom de Jean-Luc Mélenchon, quelques personnes au fond de la salle grondent. Elle se fait en revanche applaudir quand elle décline les raisons de "se battre […] contre l’inversion de la hiérarchie des normes". Ce projet de loi, "c’est une exigence de Bruxelles", continue Simonnet, un 'deal' [un 'marché', en français] avec les institutions européennes, selon elle. "Contre la loi Hollande-Medef-Bruxelles, il faut une insoumission générale […] Il faut fédérer un peuple d’insoumis". Au milieu de la salle, une femme lâche un "Oh…" de dégoût à cet appel à soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Un autre s’amuse : "Insoumis à Jean-Luc, oui !"

C’est Lordon qui manigance tout et termine ce meeting sur le thème de "l’oligarchie". "Hollande, Valls et Macron sont les esclaves qui s’ignorent d’une pensée morte", le "stalinisme-libéral", dit-il. 
La nouvelle coqueluche des militants de la gauche extrême, dénonce la "clique éditorialiste", un "capital" qui "prend en otage" l’Europe et "ces sociaux-démocrates qui n’ont plus rien ni de sociaux, ni de démocrates". 

"La violence, c’est la leur", poursuit Lordon dont le discours du jour est celui qui l’emporte ce dimanche à l’applaudimètre. "Ce pouvoir à peur, affirme-t-il. A force de serrer des écrous, il va finir par les fissurer et les casser pour de bon." "Ils ne s’arrêteront nulle part, sauf si nous les arrêtons", termine-t-il, avant que la salle ne se sépare sur un "tous ensemble ! Tous ensemble ! Grève générale !"

mercredi 13 janvier 2016

Valls agresse Mamère: "Vous ne comprenez rien, ni à la France, ni à la gauche" !

La déchéance de nationalité met la gauche en pétard jusqu'à l'Assemblée

Se sentant frontalement attaqué par le député écologiste Noël Mamère, et le gel capillaire  sec, 
l'irascible Manuel Valls n'a pas manqué de répliquer brutalement.

Le député-maire écologiste radical
(ex-EELV, comme tant d'autres) de Bègles en Gironde avait eu l'outrecuidance de lui adresser une violente critique.
"Comment ne pas dire notre indignation devant la dérive sécuritaire du président de la République et du gouvernement [...] Vous nourrissez la peur plutôt que d'affirmer les valeurs démocratiques. Après le tournant social-libéral, les aventures militaires, vous êtes en train d'enfoncer aujourd'hui un clou de plus sur le cercueil de la gauche. C'est une déchéance ! Au regard de ce que la gauche a pu faire en 1981. (...) 

Vous êtes en train de recycler une obsession de l’extrême-droite et vous légitimez la logique xénophobe en la faisant entrer par la grande porte! 
Obsession de Mamère, aussiLIRE PaSiDupes: "Le PS est coupable de " glissement progressif vers le lepénisme", selon Mamère"

Vous ne rassemblez pas les Français, vous les divisez.
Vous êtes en train de détricoter l'Etat de droit pour un Etat de sécurité," a lancé de la tribune l'élu de Gironde, à propos du projet controversé de l'exécutif d'inscrire dans la Constitution la déchéance de nationalité. 

Méprisant, le Premier ministre a piqué une nouvelle colère, froide sous Prozac



Piqué à l'échine, Valls a envoyé une ruade. "Je veux affirmer le désaccord absolu et total avec votre vision de la gauche et de la France. Nos compatriotes ont besoin de sécurité," estime-t-il au regard des sondages de commande.

Le locataire de Matignon est rapidement parti en vrille. 
"Vous parlez de valeurs, Monsieur Mamère. Quand des gens proches de vous, avec qui vous signez des pétitions, participent de mouvements avec Monsieur Tariq Ramadan. (…) 
Le premier ministre de Hollande fustige ainsi la conseillère régionale Front de gauche Clémentine Autain, au centre d'une polémique à la veille des régionales pour avoir annoncé sur le site de son parti, Ensemble!, une réunion organisée par la Ligue des droits de l'Homme à laquelle était invité l'islamiste T. Ramadan.

Monsieur Mamère vous ne ratez rien.
Vous êtes toujours en dehors de la réalité. Vous ne comprenez rien. Ni à la France, ni à la gauche !"  

"
Monsieur Mamère, vous ne ratez rien [...]. Vous ne comprenez rien, ni à la France ni à la gauche". Le 
maire de Bègles est parti rhabillé pour l'hiver.


Interrogé par LCP à sa sortie de l'hémicycle, le maire de Bègles a jugé que "les arguments du Premier ministre n'étaient pas au niveau du débat". Au Figaro, l'ancien candidat à la présidentielle insiste : "Comme il n'avait rien à dire, il s'est accroché à l'expression 'aventure militaire' et il m'a attaqué sur des conneries". 
"J'ai trouvé que c'était très petit. Mais cela prouve bien que j'ai mis le doigt là où ça faisait mal... Et c'était fait pour", conclut-il, jurant aussi n'avoir "jamais rencontré Tariq Ramadan", mais chacun sait ce que valent les affirmations de l'ex-socialiste. 
LIRE PaSiDupes : "Mélenchon et Mamère, deux menteurs piégés
Ou encore: "Le petit vélo écolo de Mamère, allié du PS en Aquitaine" (Dailymotion a accepté de censurer le document vidéo...)
La voici, car Dailymotion ne censure pas tous les Français équitablement...
VOIR et ENTENDRE l'aisance de Mamère dans le mensonge, alors qu'il est encore député écologiste (en mars 2010, il n'a pas encore quitté EELV, après avoir quitté le PS et plusieurs autres, dont GE ou MDC):
Un festival de boniments...

Gag: Mamère est juge suppléant à la Cour de justice de la République. S'il vous plaît! On n'est pas en "république bananière"...