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mardi 12 mars 2019

Castaner compare Mélenchon à ...Bouteflika

Mélenchon cite le peuple algérien en exemple aux Français face à Macron

Ministre polémiste sur Twitter, le controversé Castaner tacle Mélenchon


Le binôme de Nuñez a comparé la longévité politique du leader de LFI avec celle du président algérien. Le bouffon de Beauvau ne sait plus comment se discréditer. Quelques heures après l'annonce de la renonciation du président algérien Abdelaziz Bouteflika, qui finalement ne briguera pas de cinquième mandat, les réactions politiques se sont multipliées, y compris en France.



Des propos très dégradants pour la fonction supposée se tenir au-dessus de la mêlée, mais qui se retournent au final contre Christophe Castaner. Retranché derrière son écran, toujours via le réseau social, le ministère de l'Intérieur qui fait tirer sur ses concitoyens a semoncé le député des Bouches-du-Rhône, 67 ans, comparant, de manière plutôt déplacée, la longévité de sa carrière politique et celle du dirigeant algérien, 82 ans, frappé par un AVC et atteint d'un cancer à l'estomac.
Une caricature qui a stupéfait les internautes. 
La plupart affirment ne pas comprendre le rapport entre les deux hommes. Certains même, sur le ton de l'humour, pensaient être tombés sur un compte parodique de Christophe Castaner. Ou sur un troll de LREM - cf. PaSiDupes: LREM nie mener des opérations anonymes sur la toile - Un salarié de LREM se cache-t-il sous pseudo derrière la diffusion d'images de vidéosurveillance liées à l'affaire Benalla ?

Lourd contentieux de coups entre Castaner et Mélenchon

En début de soirée, dans un court message sur Twitter, c'est le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon qui félicita le peuple algérien pour sa "mobilisation" massive", estimant qu'en "France, on devrait y réfléchir" face à Macron.

Fin 2018, quelques jours après les perquisitions mouvementées au domicile de Jean-Luc Mélenchon, Castaner avait estimé que chacun devait "assumer de rendre des comptes quand la justice le souhaite."

Plus récemment, en marge des rassemblements des Gilets jaunes, le meneur de la France insoumise critiquait ouvertement les violences policières sur ordres du ministre, face à la révolte sociale des Gilets jaunes, estimant que l'ex-socialiste passé dans le camp Macron va "laisser une trace de sang", faisant référence aux incidents mutilations liées aux LBD.


samedi 12 janvier 2019

Macron, le président qui a une méchante opinion de ses concitoyens

"Les Français n'ont pas le sens de l'effort"..

Macron a déjà déclaré au monde entier qu'ils sont "illettrés" ou "cyniques"

Le fantôme de l'Elysée a encore frappé avant minuit
Et la majorité présidentielle approuve, puisqu'aucun député ne s'est indigné de ses propos. 
Seule l''opposition a dénoncé la nouvelle agression du chef de l'Etat, qui a estimé vendredi à l'occasion de la galette des rois de l'Elysée que "beaucoup trop" de Français n'ont le "sens de l'effort". Il s'agit d'une "boulette du roi", grince ainsi Alexis Corbière (LFI).
C'est une nouvelle petite phrase très commentée, constate benoîtement l'AFP. L'agence de presse française n'hésite d'ailleurs pas à affirmer qu' "Emmanuel Macron a loué vendredi 11 janvier 'le sens de l'effort' " des Français bien qu'il ait estimé que "les troubles que notre société traverse sont parfois dus au fait que beaucoup trop de nos concitoyens pensent qu'on peut obtenir" quelque chose "sans que cet effort soit apporté".



Après cette sortie, l'opposition a en revanche accusé le chef de l'Etat de provocation  

A la veille de l' "acte 9", samedi 12 janvier, du mouvement social contre les atteintes au pouvoir d'achat, il a confirmé sa stratégie de diabolisation des "gilets jaunes" et d'exacerbation de la violence sous-jacente. "Il y a la galette des rois; là c'est la boulette du roi", a estimé le député de La France insoumise Alexis Corbière sur BFMTV, en estimant qu' E. Macron "sous-entend que les gens qui sont dans la rue, qui soutiennent les 'gilets jaunes', ne font pas assez d'efforts". Ceux-là mêmes qui sacrifient leur temps libre et familiale à la défense des intérêts de tous.  



"Défendre l'effort oui, défendre les forts non! #Présidentdesriches #méprisantdelaRépublique", a tweeté le secrétaire national du Parti communiste Fabien Roussel.



"Au début on croit que c'est un fake, que non un président ne jette pas de l'huile sur le feu alors que le pays vit sous tension, et puis si...", a également commenté sur Twitter le premier secrétaire du PS, Olivier Faure.



La droite républicaine a dénoncé ce comportement de pompier incendiaire. 

Résultat de recherche d'images pour "Macron  sens de effort"
'Partager la galette 'est une réalité défendue par les 'Gilets jaunes',
mais confisquée au sommet de l'Etat
"En cette période où la priorité est le retour à la sérénité, le président doit lui avoir le sens des responsabilités et ne pas provoquer davantage de tensions", a déploré sur Twitter le président LR (Les Républicains) Laurent Wauquiez.



"Macron récidive dans l'insulte contre son peuple ! Pas le sens de l'effort, ces infirmières qui triment ? Ces chômeurs qui galèrent ? Ces mères de famille seules ? Ayons le sens de l'effort demain : Acte IX !", a de son côté exhorté sur le réseau social le patron de Les Patriotes, Florian Philippot.

"
Macron est dans une stratégie de provocation avec ses petites phrases pour humilier les Français. Les Gilets Jaunes sont des gens qui travaillent, qui ont le sens de l'effort mais qui ne peuvent pas en vivre," a souligné Damien Lempereur, 35 ans, porte-parole de Debout la France et de Nicolas Dupont-Aignan.

"Une honte, un discours de provocation," observe Jacobelli, délégué national du Rassemblement national : il s'agit d'une "énième provocation" de la part du président.

jeudi 18 octobre 2018

Député de Marseille, Mélenchon se moque de l'accent régional d'une femme journaliste de Toulouse

L'élu d'extrême gauche se moquerait-il de l'accent d'un berger corse velu ? 

Mélenchon enchaîne les dérapages

Alors que ses violences physiques et verbales sont déjà l'objet d'une convocation par le juge, suite aux perquisitions de son domicile et de locaux de la France insoumise dans le cadre de deux enquêtes préliminaires, le député des Bouches-du-Rhône a eu cette fois un comportement sexiste.

Agacé par la question frontale d'une journaliste, l'extrémiste a refusé de répondre et s'est moqué de l'accent de son interlocutrice, rapporte le Huffington Post, le mercredi 17 octobre.

Elle a beau travailler à Paris depuis 30 ans, Véronique Gaurel a gardé l'accent de sa Toulouse natale, celui de Nougaro. Or, quand Jean-Luc Mélenchon souhaite éviter de répondre à sa question, il s'en prend à son accent régional.

"Quand vous pointiez les déboires judiciaires de Fillon et de Le Pen, que c'était une décadence de la République...", demande la journaliste de France 3 au patron du principal parti d'extrême gauche, La France  insoumise, V. Gaurel fait allusion aux  emplois présumés fictifs d'assistants au Parlement européen et sur ses comptes de campagne, à l'origine des perquisitions au scandale anti-républicain qu'il a créé lors des perquisitions qui l'ont visé, lui et son parti. 

"Et alors, qu'est-ce que ça veut dire ?, rétorque le responsable politique, en imitant l'accent méridional. C'est quoi votre question, madame ?", faisant un lot clairement méprisant de l'accent et de la "madame".


Pour préciser sa question, la journaliste rappelle alors que celui dont "la personne est sacrée" estimait normal que la justice enquête sur François Fillon et Marine Le Pen. Mais le tribun de la France insoumise ne la laisse pas développer. "Non madame, vous ne savez pas de quoi vous parlez, vous dites n'importe quoi", assène le prétentieux.
Résultat de recherche d'images pour "migrants Melenchon"
Puis, se tournant vers les autres journalistes : "Quelqu'un a-t-il une question formulée en français ? Et à peu près compréhensible. Parce que moi, votre niveau me dépasse, je ne vous comprends pas." Aurait-il plus d'égards et de respect pour un "migrant" qui aurait passé les frontières illégalement ?

Après coup, Véronique Gaurel s'est dite "blessée" par tant de mépris, précise la presse, hormis 'L'Humanité'.

Le sexisme de l'extrême gauche n'est pas une révélation

Secrétaire d’Etat sexiste à l’égalité entre les genres (comme ne l'indique pas son titre officialisant la primauté de la femme sur l'homme), La Corse Marlène Schiappa a accusé le député de 'La France insoumise', Ugo Bernalicis ,d’agissement sexiste envers Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique (Nicolas Hulot), lors d'une séance de questions au gouvernement, lors de la canicule sur la France. Pour autant et contrairement aux apparences, Mme Schiappa n'est pas une 'Amazone', membre de cette force militaire d'élite de la Jamahiriya arabe libyenne, gardienne de la "personne sacrée" de l'ex-président Kadhafi. 

Le bisou est un acte devenu sexiste et "agressif" :  il "faisait des gestes très agressifs vers elle et s’est mis à… lui envoyer des baisers avec les mains", a twitté la féministe Marlène Schiappa, le 1er août dernier. "Voilà ce que doivent subir les femmes en politique quand elles s’expriment…", a ajouté la ministre qu'il ne faut visiblement pas prendre au maquis pour une biquette de l'année.


Pendant que @brunepoirson répondait à une @Ugobernalicis de la @FranceInsoumise faisait des gestes très agressifs vers elle et s’est mis à... lui envoyer des baisers avec les mains !
Voilà ce que doivent subir les femmes en politique quand elles s’expriment...
Sororité.
Je mimais les bisous et les câlins que votre gouvernement fait à la finance. Vous préfèrez instrumentaliser cela. Pitoyable. Et après vous allez me citer Marx et corriger mes fôtes d'ortograf ?!


L'omission des accents circonflexes, par chance, n'est pas sanctionnée au Brevet des collèges...

"Je mimais les bisous et les câlins que votre gouvernement fait à la finance"
, a lâchement rétorqué le député de La France insoumise (LFI). Adepte du coït interrompu ?

jeudi 2 novembre 2017

Manuel Valls focalise toujours le ressentiment des Français et de Macron

L'ex-premier ministre socialiste plusieurs fois pris à partie dans les lieux publics ?

Macron savourerait ce détournement de détestation

Résultat de recherche d'images pour "macron valls""En ce moment, aucun homme politique ne suscite autant de crispations" que Manuel Valls, s'inquiètent les sphères policières, selon Le Parisien.

Le principal intéressé nie tout relâchement de la maîtrise de leurs sentiments. Rejeté dès à la primaire de la gauche, l'ancien premier ministre du président le plus impopulaire de la Ve République est désormais député apparenté, donc non désiré de la majorité présidentielle d'un Emmanuel Macron qu'il a de nombreuses fois critiqué. Un rôle qu'il doit assumer.

Valls isolé, humilié et abattu à l'Assemblée
Selon Le Parisien, Manuel Valls aurait même essuyé plusieurs fois des insultes en pleine rue cet été, "au point que ses officiers de sécurité ont dû intervenir pour maintenir les importuns à distance".

Son entourage confirme dans les colonnes du journal que le député de l'Essonne a été plusieurs fois pris à partie verbalement dans les lieux publics. "C'est devenu une préoccupation au ministère de l'Intérieur et parmi ses proches", écrit le quotidien le 2 novembre. "En ce moment, aucun autre homme politique, pas même François Fillon, ne suscite autant de crispations", observe-t-on dans les sphères policières. 

Contacté par Le Parisien, Manuel Valls a banalisé et démenti.
 
Il reconnaît seulement un seul incident, parce qu'il n'a pas échappé aux media. Le 19 octobre, un Portugais de 34 ans l'a importuné dans une brasserie "chic" proche de l'Assemblée nationale. "Cet homme était dans un état épouvantable, a-t-il raconté. Il n'y a pas eu de menaces directes. Mais ses propos concernant la tour Eiffel et des parlementaires ont été pris au sérieux". L'homme, visiblement sous l'emprise de la drogue 😁, avait été placé en garde à vue.
Il a été interpellé, menotté et fouillé, sans résistance, pour avoir affirmé qu'il était fiché "S" et qu'il avait fait 13 ans de prison à Fleury-Mérogis.

Ironie de l'aventure, Jean-Luc Mélenchon, qui ne le porte pas dans son coeur, se trouvait à l'intérieur de la brasserie "chic" pendant les faits. L'ancien Premier ministre a été très clair : "Moi, j'étais en terrasse. Je ne discute pas avec monsieur Mélenchon".

Ce n'est pas la première fois que Manuel Valls est menacé. Jeudi 19 octobre, un détenu a été condamné par le TGI d'Alençon à deux années de prison pour avoir proféré des menaces de mort l'an dernier contre l'ancien président François Hollande et son Premier ministre.
"Ça te coûtera au bas mot la vie d'un de tes enfants, Thomas", avait notamment fait dire, par l'intermédiaire de son épouse, le détenu lors d'un appel téléphonique à l'Élysée. 
"Je ne suis pas un clown, je vais m'en prendre à Valls, à sa famille", avait aussi menacé Mohamed Doumbia, détenu aux moments des faits à la prison de Condé-sur-Sarthe, près d'Alençon.

Le président de la République ne parvient pas à supporter la vue de l'ex-Premier ministre

Image associée
Sèchement battu lors de la primaire de la gauche qui fera 6% par Benoît Hamon à l'élection présidentielle, Manuel Valls n'a pas beaucoup d'amour propre.

Après avoir claqué la porte d'un PS qui ne l'a guère soutenu, l'ancien premier ministre est un paria. Il s'est présenté aux élections législatives avec l'étiquette de la majorité présidentielle, mais son intégration au parti du président a été envisagée avec répugnance par le camp Macron qui a refusé de l'accueillir.
Réélu député de l'Essonne et désormais apparenté La République en Marche, l'ex-chef du gouvernement doit désormais se faire une place parmi les 313 élus godillots de la majorité, dont plusieurs dizaines sont d'anciens socialistes. Un pari qu'il peine à remporter.

Considéré comme un "traître" par certains, le Catalan s'est retrouvé souvent seul à la buvette des députés devant son jus orange de Valence. "C'était limite insultant. Une espèce de mépris de l'ancien monde", feint de s'offusquer auprès du quotidien un député macronien qui jubile. D'autres commentent les efforts de l'élu de l'Essonne pour se faire accepter. "Il est dans une posture de sagesse, d'humilité. Il écoute beaucoup, prend la parole intelligemment pour faire part de son expérience", se réjouit Hugues Renson, député LREM du respectable 15e arrondissement de Paris, l'un des six vice-présidents de l'Assemblée et ancien conseiller de Jacques Chirac.

Il adopte un profil bas et tente de jouer les utilités, chaque semaine, à la réunion des députés LREM. Au début "il ne desserrait pas les lèvres, ne souriait jamais, un peu malheureux, un peu banni, comme au purgatoire. Depuis, il se laisse apprivoiser", raconte un illustre inconnu au Parisien. 

Il aurait notamment briefé le jeune élu Gabriel Attal, un ex-militant socialiste de 28 ans, parrainé à LREM par Benjamin Griveaux, avant son passage sur BFMTV pour parler de la crise en Catalogne, et le grand frère conseille aux novices de ne pas trop se préoccuper de la polémique sur l'impôt sur la fortune. "Il nous a dit que ce qui avait tué Hollande, c'est qu'à partir de 2013 les gens avaient vu leur feuille d'impôts augmenter. Il a été très applaudi", relate un député LREM." C'était humble", salue un autre, qui ne décèle aucun reniement, et prévient néanmoins : "Après, il sait qu'il faut faire attention."

Résultat de recherche d'images pour "macron valls"Sauf que Le Parisien n'est pas plus crédible que ses témoins anonymes, puisque le jeune homme a été désigné 'whip' des députés du groupe La République En Marche: s'il faut former les formateur, LREM est vraiment plus mal en point encore qu'on ne le dit... Aux États-Unis, le 'whip'  ['père fouettard'] est le député ou représentant chargé de veiller à ce que les élus de son parti soient présents et votent en fonction des consignes du parti.
Pour autant, la tactique de Valls n'agit pas sur ses anciens camarades du PS, qui le connaissent et le snobent dans les couloirs de l'Assemblée.

Macron, rancunier ?

Le président Macron ignore Valls. Alors que certains vallsistes s'impatientent de le voir revenir en cour. Ils le rêvent au gouvernement, à l'Intérieur occupé par un vieil homme, ou à la Défense, plutôt que Parly, pariant que "Macron aura besoin de gens d'expérience", Jupiter s'y refuserait "mordicus", écrit Le Parisien. "Valls, c'est Sarkozy en pire", lancerait-il en privé.  

Le chef de l'État aurait la rancune tenace. Les relations entre l'ex-locataire de Matignon et l'ex-ministre de l'Économie n'étaient guère chaleureuses avant qu'ils ne quittent le gouvernement pour se lancer dans la course à la présidentielle. "On se souvient quand les vallsistes disaient : On va lui couper les c... au petit marquis !", rappelle un ami du président.

Nicolas Sarkozy qui l'apprécie s'inquiète pour Macron.
"Il n'a pas d'emprise sur le pays. Il ne s'adresse qu'à la France qui gagne, pas à celle qui perd. Il est déconnecté...", s'inquiéterait-t-il en privé. Il craint que la politique d'Emmanuel Macron, "trop libérale à ses yeux, fasse le lit des populisme et pousse les Français dans la rue", écrit le quotidien. Il estime qu'il est trop sûr de lui et répète à tout le monde : "Ça va très mal finir".

lundi 29 août 2016

Primaire à droite: les attaques nulles et non avenues de Fillon contre Sarkozy

Nicolas Sarkozy ne se "donnera pas le ridicule" de répliquer à François Fillon 

Nicolas Sarkozy entend ne pas tomber dans la bassesse ni se tromper de camp. 

Se plaçant dans la perspective du second tour et non pas d'un baroud d'honneur
lors d'une primaire sans lendemain, l’ancien chef de l’Etat a affirmé ce lundi qu’il "ne se donnera pas le ridicule" de répliquer à François Fillon. François Fillon, "a été un bon Premier ministre,"observe-t-il. 

"Je ne me donnerai pas le ridicule d’attaquer celui avec qui j’ai travaillé pendant cinq ans", a rappelé sur RTL l'ancien président candidat de la reconquête du pouvoir, après l'agression verbale à laquelle François Fillon s'est livré la veille, lors de sa rentrée politique à Sablé-sur-Sarthe. 

Son ancien premier ministre et challenger de la primaire de la droite et du centre, est l'auteur dimanche d’une série de coups bas assassins sur la probité en politique.

François Fillon a d'abord fait la leçon au vainqueur de la présidentielle de 2007, estimant qu' "il ne sert à rien de parler d’autorité quand on n’est pas soi-même irréprochable". L'ex-maire de Sablé-sur-Sarthe juge-t-il Sarkozy coupable, sans qu'aune décision de tribunal ne l'ait jamais condamné, en dépit des nombreuses suspicions dont l'accablent ses adversaires ? Il a bénéficié d'un non-lieu, c'est-à-dire que les soupçons n'ont encore jamais été étayés: les éléments rassemblés par l'enquête ne corroborent pas les soupçons et ne justifient pas la poursuite d'une action pénale. C'est le cas dans l'affaire Woerth-Bettencourt qui ne lui a pas inutilement nui, puisqu'elle lui colle toujours à la peau...

Plus de dix ans que Nicolas Sarkozy traîne des affaires dans lesquelles il n'est pas poursuivi...


Ainsi, l'affaire Kadhafi déclenchée par le fils du dictateur déchu.
Trois jours avant le déclenchement de l'intervention militaire française en Libye, en mars 2011, et le renversement de son père du pouvoir,  Saïf al-Islam Kadhafi accuse - sans fournir de preuves - Nicolas Sarkozy du financement de sa campagne présidentielle par le régime libyen. Des accusations relayées - pendant la campagne présidentielle de 2012, par le site trotskiste Mediapart. Nicolas Sarkozy dépose plainte contre Mediapart pour "faux et usage de faux", "recel de faux" et "publication de fausses nouvelles", puis Mediapart dépose plainte à son tour contre Nicolas Sarkozy pour "dénonciation calomnieuse", mais en mai 2016, les magistrats rendent une ordonnance de non-lieu au bénéfice de Mediapart: la presse bénéficie de la protection de ses sources; elle est intouchable et peut donc porter des accusations calomnieuses. Impunément, y compris en période électorale, même présidentielle.

L'affaire des frégates de Taïwan ou d'Arabie saoudite et des sous-marins du Pakistan dure depuis 
janvier 2006
. 
Celle des sondages de l'Élysée depuis octobre 2012 et le dossier de l'arbitrage de Bercy en 2008 dans l'affaire Tapie n'est toujours pas refermé, malgré la saisine d'un tribunal arbitral arbitrage, mode alternatif de résolution des conflits, soit parfaitement légale. Au plan mondial, la Cour permanente d'arbitrage (anciennement appelée Tribunal de La Haye) est une organisation arbitrale internationale. Depuis également huit années, l'enquête sur sur la régularité des marchés conclus entre l'Élysée et neuf instituts de sondage, dite affaire des sondages, n'a toujours pas abouti... Ces difficultés de la justice à justifier les soupçons n'interpellent pas Fillon. contraire, il les relaie et les
 instrumentalise.

Les affaires non jugées, poires pour la soif des juges militants


L'affaire Azibert est issue d'écoutes judiciaires effectuée sur... les téléphones mobiles personnels et les communications privées du président de la République en exercice, dans le cadre de l'affaire Sarkozy-Kadhafi, alors que l'"état d'urgence" ne les justifie évidemment pas. Elles font l'objet d'une diffusion dans la presse révélant des conversations entre Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog; les intérêts de la défense ne sont nullement protégés... 
Dans le cadre de cette affaire, Gilbert Azibert, ancien avocat général près la Cour de cassation, est... suspecté d'avoir renseigné Nicolas Sarkozy des avancées de la procédure judiciaire concernant l'affaire Woerth-Bettencourt - dans laquelle un non-lieu sera prononcé - en échange d'un possible appui à sa candidature à un poste convoité à Monaco. Qu'il n'ait jamais obtenu ce poste ne lève pas les soupçons...
Thierry Herzog dénonce ces écoutes judiciaires illégales et reçoit le soutien de 3 000 pénalistes pour lesquels l'écoute judiciaire d'un avocat, même sur une ligne détenue sous une fausse identité, constitue une grave atteinte au secret professionnel. Nicolas Sarkozy réclame aussi que "le droit au respect de la vie privée [ne soit pas] bafoué par des écoutes téléphoniques" et met en doute l'impartialité d'une partie de la justice, relevant notamment le fait que l'une des juges soit membre du Syndicat de la magistrature, classé à gauche de l'échiquier politique: nombre d'entre eux sont même communément qualifiés de "juges rouges". Dans une tribune libre, il compare ces écoutes à celle de la Stasi. 
En juillet 2014, Nicolas Sarkozy est mis en examen. 

Affaire Bygmalion
En juin 2014, alors que Christiane Taubira est toujours ministre de la Justice, le Parquet requiert "l'ouverture d'une information judiciaire contre X." "Les faits présumés de faux et usage de faux concernent les factures émises" pour la campagne de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2012 par une filiale événementielle de Bygmalion. L' "abus de confiance" concernerait, lui, des soupçons de détournement de fonds au préjudice de l'UMP. Quant à la tentative d'escroquerie, elle se réfère au fait que ses dépenses de campagne auraient été volontairement minorées, afin de présenter des comptes susceptibles d'être validés par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, puis par le Conseil constitutionnel". "Ces comptes n'avaient finalement pas été validés, pour d'autres raisons, ce qui explique le chef de tentative d'escroquerie et non d'escroquerie"... Des investigations complémentaires tentent de démontrer que Nicolas Sarkozy aurait eu connaissance de ces artifices comptables. 
Or, le patron de Bygmalion, Bastien Millot, proche de Jean-François Copé et de Jean-Marc Morandini sur Europe 1, dans Le Grand direct des médias, est passé au service d'Anne Hidalgo, maire PS de Paris, dont il a soutenu la candidature en 2014.

Un sondage IPSOS commandé par Le Point confirmait la préférence de l'hebdomadaire pour Juppé.

Réalisé avant l'été et la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy, il plaçait son candidat en tête avec 48% bonnes opinions, perdant un point par rapport au mois de juin.

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Dans le détail, à 10%, Fillon n'était déjà pas très apprécié: 

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Fallait-il qui joue son va-tout et frappe un grand coup, au risque de se disqualifier ?
Nicolas Sarkozy reste d'ailleurs le premier sur les réseaux sociaux. Sur Facebook, où il atteint les 970.000 abonnés, il se distingue nettement. Fillon n'en compte que 143.000, soit dix fois moins. Sur Twitter, mentionné 650.464 fois entre la fin juillet et la fin août, Nicolas Sarkozy devance très largement ses concurrents, Bruno Le Maire arrivant deuxième avec seulement 96.959 mentions.

Que s'est-il passé le 27 août pour que Fillon disjoncte gravement le 28 ?

Les candidats Sarkozy et Juppé sont à égalité - et Fillon troisième et éliminé - dans les intentions de vote pour le premier tour de la primaire, selon une étude TNS Sofres.
Nicolas Sarkozy est-il en passe de remporter son pari? Le candidat misait sur son entrée en campagne lors de laquelle il ferait feu de tout bois pour rattraper son retard face au favori Alain Juppé. Au terme de cette semaine chargée, avec notamment la parution de son livre de propositions - Tout pour la France - et son meeting de Chateaurenard dans les Bouches-du-Rhône, avec l'appui de des hommes forts de la région, Christian Estrosi et Jean-Claude Gaudin, l'ancien chef de l'État recueille en tout cas les fruits de sa volonté de reconquête selon les résultats du Baromètre de la primaire réalisé par TNS Sofres-Onepoint pour RTL, LCI et Le Figaro.

Dans cette étude produite après l'officialisation de son entrée en campagne pour la primaire, lundi dernier, mais avant la rentrée politique de ses principaux concurrents ce week-end, Nicolas Sarkozy progresse nettement dans les intentions de vote (quatre points gagnés depuis juin et six, selon tel autre) et fait maintenant jeu égal au premier tour avec Alain Juppé (34% chacun). Sur la même période, le maire de Bordeaux a vu les intentions de vote en sa faveur reculer de trois points dans l'hypothèse retenue par TNS Sofres: une primaire qui mobiliserait environ 2,9 millions d'électeurs.

Cette progression est particulièrement notable chez les moins de 35 ans, mais aussi parmi les catégories d'actifs, tandis qu'Alain Juppé conserve son avance chez les 35-49 ans et les retraités. L'ancien patron de LR bénéficie également d'une évolution du corps des votants. "Entre notre étude de juin et celle-ci, nous avons mesuré une progression des intentions de participation qui représente presque un demi-million d'électeurs supplémentaires, souligne Emmanuel Rivière, directeur du département Stratégies d'opinion à TNS Sofres. Nous avons également constaté une plus forte participation d'électeurs proches du Front national, tandis que ceux se réclamant du centre ont été moins nombreux."
Cliquer pour agrandir
"Qui imagine un seul instant le général de Gaulle mis en examen", a ensuite lancé dimanche celui que Sarkozy avait nommé à Matignon.

La méchanceté pure de Fillon est accablante pour le candidat
Une mise en examen par un juge d'instruction ne préjuge en rien de la culpabilité de la personne contre laquelle il existe "des indices graves ou concordants rendant vraisemblable qu'elle ait pu participer, comme auteur ou complice, à une infraction (article 80-1 du code de procédure pénale).
La présomption d'innocence est le principe selon lequel toute personne qui se voit reprocher une infraction est réputée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement prouvée. Elle protège l'honneur et la réputation du mis en examen et s'impose à tous, donc à François Fillon.

Qu’en est-il en fait de la responsabilité pénale, civile et administrative du président de la République ?


Pendant la durée de son mandat, et mise à part l’hypothèse du "manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat", dont la définition n’a pas été précisée, le président de la République est irresponsable politiquement et pénalement.
Le président "n’est pas responsable des actes accomplis en cette qualité" (art. 67). Cette irresponsabilité est absolue et permanente : elle est valable à la fois dans les domaines politique, pénal, civil et administratif, et aucune action ne peut être engagée contre le chef de l’État pour des actes accomplis en qualité de président, même après la fin de son mandat.
Pour les actes du chef de l’État qui ne relèvent pas de l’exercice des fonctions présidentielles, le président ne peut pas faire l’objet d’une procédure judiciaire ou administrative pendant la durée de son mandat. Il bénéficie d’une "inviolabilité", dont les parlementaires étaient jusqu’alors les seuls à disposer (art. 26).
Cette inviolabilité est complète, mais temporaire, puisqu’elle prend fin un mois après le terme du mandat présidentiel. Les droits des personnes tiers sont cependant préservés par la suspension de tout délai de prescription et de forclusion.


La situation du chef de l'Etat a été ainsi clarifiée par la révision constitutionnelle du 23 février 2007 portant sur le statut du président de la République et ses responsabilités pénale, civile et administrative. Fillon était alors sénateur.

"Ridicule de se déchirer sous les yeux ébahis des Français". 
"Il y a beaucoup de gens qui sont contre les primaires parce qu’ils ont peur que la droite revienne à ses démons de la division", a déclaré Nicolas Sarkozy. L’ancien président de la République trouverait d'ailleurs "parfaitement ridicule de se déchirer sous les yeux ébahis des Français qui souffrent et sont inquiets". 
"Je n’attaquerai pas mon ancien Premier ministre, je n’attaquerai pas mes ministres", a-t-il insisté. 

"Dans deux mois et demi, il faudra bien qu’on se rassemble"
, a fait valoir Nicolas Sarkozy, en lice dans cette compétition "pour proposer à la France l’alternance qu’ils attendent". 
A quoi attribuer la brutalité de François Fillon, que Jean-Jacques Bourdin qualifiait ce matin de "candidat de la raison" ?...  "Une liaison entre les chiffres (…) et la nervosité ambiante", analyse l’ancien président, alors que son ancien premier ministre ne décolle toujours pas dans les sondages.


Troisième, voire quatrième, dans les sondages,
l'ex-premier ministre se comporte comme s'il avait fait le deuil de ses ambitions personnelles.