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jeudi 16 février 2017

Penelopegate: faute d'éléments, la procureure fait durer le harcèlement politico-judiciaire

"Pas de classement sans suite, "en l'état" : la procureure manque de munitions...

"En l'état", le Parquet a dû renoncer à transmettre le dossier à un juge d'instruction

La procureure Houlette a écarté jeudi "un classement sans suite" de l'enquête du Parquet National Financier à la tête duquel Taubira, la précédente ministre de la Justice, l'a placée.
Candidat désigné de la droite et du centre à la présidentielle, François Fillon est donc conforté par cette formule judiciaire embarrassée dans son intention de poursuivre sa campagne

Après avoir reçu un premier rapport des enquêteurs de l'office anti-corruption (Oclciff), la procureure du parquet national financier (PNF), Eliane Houlette, a estimé que "les nombreux éléments déjà recueillis ne permettent pas d'envisager, en l'état, un classement sans suite de la procédure": c'est-à-dire que les soupçons d'emplois fictifs de Penelope Fillon ne sont toujours pas suffisamment étayés pour permettre la transmission du dossier au juge d'instruction. Quand le ministère public échoue à rassembler les éléments à charge, il n'est pas justifié à poursuivre au pénal. Combien de temps mettra-t-il à prononcer un non lieu : cinq ans ou plus !

Dans l'état, le candidat de l'opposition républicaine s'en remet "au seul jugement du suffrage universel".  "Il n'y a rien de nouveau, ni poursuite ni mise en examen", a-t-il expliqué au Figaro, dénonçant un "acte de communication qui nourrit le feuilleton médiatique"
"Je m'en remets donc désormais au seul jugement du suffrage universel", a-t-il conclu. Le candidat fait appel au verdict d'un scrutin démocratique plutôt qu'à la sentence politique du PNF.

En clair, l'affaire n'est pas aussi évidente que présentée par la presse et ce flou du Parquet encourage F. Fillon à réviser son engagement, pris au début de l'affaire et réitéré dimanche, à se retirer de la course à la présidentielle en cas de mise en examen, et quand le Canard enchaîné et Mediapart présentaient l'affaire comme bien ficelée et le tour joué d'avance. 

La mise en examen tarde à venir et l'électorat impatient reprend espoir

Deux options s'offre au parquet , s'il rassemble les preuves : 
citer directement les protagonistes devant un tribunal correctionnel 
ou ouvrir une information judiciaire en confiant la poursuite des investigations à des juges d'instruction, seuls habilités à placer un acteur du dossier sous le statut intermédiaire de témoin assisté ou à prononcer d'éventuelles mises en examen.
 
"Le parquet financier attend des éléments d'enquête complémentaires avant de se prononcer", a avoué une source anonyme proche de l'enquête. "Une suspension des investigations en raison de la période électorale n'est pas envisagée à ce stade", a ajouté l'inconnu, laissant planer à plaisir la menace du glaive de la Justice toute-puissante. 

Une (autre ?) source (tout aussi ?) proche du dossier estimait toutefois une mise en examen peu probable avant l'échéance électorale "compte tenu des délais extrêmement courts". Le Parquet avait fourbi ses armes contre Sarkozy, le vainqueur attendu de la primaire, mais il se trouva fort démuni quand il lui fallu en affûter d'autres contre le candidat finalement désigné...
D'autant que l'opinion jugerait la justice pour ce qu'elle est si d'aventure elle prononçait une ou plusieurs mises en examen, entravant ainsi le processus électoral après cette  primaire, alors que les soupçons dataient d'avant. La précipitation de la procureure à porter plainte contre le couple dès la parution des accusations de la presse anarcho-révolutionnaire ne semble pas avoir favorisé ses investigations, pas plus qu'elle n'a entamé la détermination de sa cible. 

Quelle que soit l'option retenue, au final, rien ne poussera François Fillon à renoncer.
"C'est trop tard maintenant. Mon retrait poserait un problème démocratique majeur. La locomotive est lancée, rien ne peut l'arrêter, j'irai jusqu'au bout", aurait-il confié en petit comité, à moins que ces propos lui soient prêtés par la malignité de la presse anti-républicaine. 

Les révélations de la presse malfaisante sont-elles un coup d'épée dans l'eau ? 
L'ouverture des parrainages d'élus pour les candidats à la présidentielle démarrait dès la semaine prochaine. 
L'hypothèse d'un retrait en cas d'une  désormais improbable mise en examen est clairement exclue: "la position que j'avais prise, c'était à condition d'avoir face à moi des gens de bonne foi". 
Depuis une semaine, ses avocats martèlent en outre que le PNF n'est pas compétent dans cette affaire. Ce soir, Me Antonin Levy et Me Pierre Cornut-Gentille ont de nouveau dénoncé une enquête qui "se déroule en violation des règles de compétence du parquet national financier et, plus grave encore, du principe de la séparation des pouvoirs"
Même s'il y a une dizaine de jours il reconnaissait que mener campagne n'est "pas facile" dans ce climat délétère développé par la gauche anti-républicaine, F. Fillon repart de plus belle au combat en s'appuyant sur un "noyau dur" de ténors LR indéfectibles et préoccupés de l'alternance réclamée par la population
Toute candidature alternative semble désormais caduque car "le seul plan B possible, c'était Alain Juppé" et qu'il a refusé de jouer les candidats de substitution comme y consentit le "bras cassé" Hollande derrière Dominique Strauss-Kahn. 

Ce revers du PNF libère les énergies de campagne qui peut se resituer sur le terrain du programme. 
Après la sécurité cette semaine, et sa proposition de l'abaissement à 16 ans de la majorité pénale attendue par une vaste portion de la population, il fera mardi des propositions sur la Sécurité sociale pour faire la synthèse de celles des autres candidats à la primaire et des siennescandidat à la présidentielle. 

"Même si ça va être très difficile", F. Fillon a marqué un point ce jour pour la qualification au second tour qui se jouera à "deux ou trois points : deux de plus, c'est gagné, deux de moins, c'est perdu", pour lui, comme pour ses adversaires, dont l'un n'a encore pas présenté de programme, à deux mois du scrutin et l'autre propose des dépenses qui plomberont encore davantage une dette publique qui a doublé en cinq ans, analyse-t-il.
Ses challengers font illusion: Hamon passe pour un rigolo au-delà des cercles gauchistes et Emmanuel Macron, son plus sérieux rival, est apprécié tant qu'il n'étale pas ses cartes, mais traîne déjà d'énormes casseroles, notamment celle sur la colonisation française qu'il a traitée de "crime contre l'humanité"! Ou encore celle sur la culture française qu'il renie: "Il n'y a pas de culture française. Il y a une culture en France. 
Des révélations sur sa vision de la France qui rend obsolète le sondage Ipsos Sopra Steria diffusé jeudi. Avant la reculade du PNF, F. Fillon était alors en forte baisse sur un mois (-6,5) avec 18,5% d'intentions de vote (26% pour Marine Le Pen, 23% pour Macron). Ceux qui y croient attendent le prochain...

vendredi 14 octobre 2016

Elabe et BFMTV déclarent Juppé "vainqueur" du premier débat télévisé de la primaire à droite

Un Juppé sur la réserve serait préféré en période de "guerre" contre le terrorisme: suspect...
"Alain Juppé optant stratégiquement pour une prudente réserve", le maire de Bordeaux et l'ancien président "se sont neutralisés" !... 
En deux dépêches successives, Reuters se contredit et jette un soupçon d'incrédibilité sur le sondage. 
Cité par 35% des téléspectateurs - "interrogés par internet"  - comme le plus convaincant, Alain Juppé serait "sorti vainqueur du débat de jeudi entre candidats à la primaire de la droite, selon un sondage Elabe-L'Opinion pour les socialistes de BFM TV, réalisé en fin de soirée sur TF1, auprès de 885 téléspectateurs âgés de 18 ans et plus, ayant, par chance, regardé le débat, pour autant qu'on sache.

Le candidat de droite favori de la gauche devancerait Nicolas Sarkozy
Le septuagénaire serait jugé le plus convaincant par 21% des "personnes" interrogées, les Français qui seraient sans préférences politiques, Bruno Le Maire (15%), François Fillon (13%), et les trois autres prétendants, tous sous les 10%. Reuters, ni les panneaux de BFMTV  ne signalent la participation de Jean-François Copé...

Comment comprendre ce tableau de BFMTV
Plus la manipulation est grosse,
mieux elle passe ou plus elle bloque ?
si l'ex-premier ministre a vraiment davantage convaincu les sympathisants de la droite et du centre, qui le citent à 32%, que Nicolas Sarkozy (27%), François Fillon (17%) ou Bruno Le Maire (14%).

La cote d'Alain Juppé n'a toutefois progressé que de quatre points, passant de 63% à 67% de bonnes opinions, tandis que celle de Nicolas Sarkozy a gagné six points, de 32% à 38%. A en croire l'agence de presse, Elabe et BFMTV ne citent jamais la seule femme de la compétition, Nathalie Kociusko-Morizet.

Question "compétence, Juppé perd
4 points en deux heures
Quasi inconnu du grand public avant le débat, le député Jean-Frédéric Poisson est celui qui a vu sa cote d'opinion le plus progresser, avec un bond de 24 points, de 19% à 43%. Logique plus qu'étonnant.

Le premier débat de la primaire de novembre, un exercice jusque-là inédit dans l'histoire de la droite française, a donné lieu à quelques échanges aigres mais à aucune véritable passe d'armes entre les sept candidats à l'investiture présidentielle. Les sept minutes imparties sur deux heures à chacun des sept postulants ne permettaient de développements.


Un échantillon aussi peu motivé est-il représentatif de l'ensemble des votants ?

Cabinet d'Etudes et de Conseil, Elabe est présidé par Bernard Sananes. Ancien journaliste (Agence centrale de presse, ACP, créée en 1951 par plusieurs quotidiens régionaux français proches de l'ex-maire PS de Marseille, Gaston Defferre), il est passé de la communication (DG Euro-RSCG C&0–Havas) aux études, comme président de l’Institut CSA - quand on cite Roland Cayrol, on a tout dit de son parti pris socialiste (strategies.fr révèle qu'il a travaillé en tant que communicant pour Jean-Luc Hees, président de Radio France, 2009-2014) et se présente en spécialiste de l’opinion, de la connaissance des leaders d’opinion, expert des mécaniques d’influence.
S’il a décidé en 2015 de créer la société ELABE, il raconte que c’est aussi parce qu’
il attache une importance essentielle à l’éthique et à l’indépendance. Cela va mieux en effet en le précisant, surtout quand on a un regard fuyant... 
Venu du CSA où il était directeur d'études, Yves-Marie Cann en est le directeur des Études Politiques. Il est ici derrière Emmanuel Macron...

lundi 3 octobre 2016

Zen, Juppé? Il "emmerde" ceux qui le trouvent "très conventionnel"...

Juppé ne supporte pas la critique et "emmerde" ceux qui le trouvent "très conventionnel"

Le maire de Bordeaux s'est révélé tel qu'en lui-même dans un documentaire diffusé lundi soir sur France 3. Que répond-il "aux gens qui disent 'Juppé, il est très conventionnel, qu'est-ce qu'on va se faire chier...' ?", lui demande Franz-Olivier Giesbert dans un documentaire consacré au maire de Bordeaux. "Je les emmerde! Moi, je ne m'emmerde pas dans la vie, réplique-t-il. Alors s'ils se font chier avec moi, qu'ils aillent voir ailleurs, hein!", lance-t-il tout à fait gravement. "Est-ce qu'on attend d'un président de la République qu'il vous fasse marrer? Ce genre d'argument vraiment est absolument insoutenable. C'est ça qui rabaisse la politique", affirme-t-il.

"J'entends dire: 'Avec qui vous partirez sur une île déserte?' 
On demande pas aux Français de choisir quelqu'un pour aller sur une île déserte. On demande quelqu'un pour conduire le pays. Choisissons les bonnes qualités", ajoute-t-il.


Dans ce documentaire, Juppé critique aussi ses adversaires à la primaire, notamment François Fillon et Bruno Le Maire.
De l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, il loue le "sérieux", le "calme", "une forme de sang froid", la "réflexion", mais lui trouve "une difficulté à trancher vraiment". "C'est un peu une faiblesse", lance-t-il.
Pour Alain Juppé, Bruno Le Maire "n'est pas moderne, contrairement à ce qu'il essaie de faire croire", le jugeant "classique et superficiel" dans sa manière de voir les choses. "On dit que je suis froid mais je crois qu'il l'est vraiment, lui", a-t-il ajouté.
De Nicolas Sarkozy, il aime "l'énergie", "cette façon de capter l'attention" mais par ailleurs, il voit "l'excès", "la superficialité", "l'emballement", "parfois un peu le simplisme sur certaines idées".

Interrogé sur la politique, ses proches mais aussi ses goûts musicaux ou encore la religion, il confie: "J'aime bien aller à la messe parce qu'au moins pendant une heure, personne ne vous emmerde."
Le débat sent terriblement mauvais.

lundi 29 août 2016

Primaire à droite: les attaques nulles et non avenues de Fillon contre Sarkozy

Nicolas Sarkozy ne se "donnera pas le ridicule" de répliquer à François Fillon 

Nicolas Sarkozy entend ne pas tomber dans la bassesse ni se tromper de camp. 

Se plaçant dans la perspective du second tour et non pas d'un baroud d'honneur
lors d'une primaire sans lendemain, l’ancien chef de l’Etat a affirmé ce lundi qu’il "ne se donnera pas le ridicule" de répliquer à François Fillon. François Fillon, "a été un bon Premier ministre,"observe-t-il. 

"Je ne me donnerai pas le ridicule d’attaquer celui avec qui j’ai travaillé pendant cinq ans", a rappelé sur RTL l'ancien président candidat de la reconquête du pouvoir, après l'agression verbale à laquelle François Fillon s'est livré la veille, lors de sa rentrée politique à Sablé-sur-Sarthe. 

Son ancien premier ministre et challenger de la primaire de la droite et du centre, est l'auteur dimanche d’une série de coups bas assassins sur la probité en politique.

François Fillon a d'abord fait la leçon au vainqueur de la présidentielle de 2007, estimant qu' "il ne sert à rien de parler d’autorité quand on n’est pas soi-même irréprochable". L'ex-maire de Sablé-sur-Sarthe juge-t-il Sarkozy coupable, sans qu'aune décision de tribunal ne l'ait jamais condamné, en dépit des nombreuses suspicions dont l'accablent ses adversaires ? Il a bénéficié d'un non-lieu, c'est-à-dire que les soupçons n'ont encore jamais été étayésles éléments rassemblés par l'enquête ne corroborent pas les soupçons et ne justifient pas la poursuite d'une action pénale. C'est le cas dans l'affaire Woerth-Bettencourt qui ne lui a pas inutilement nui, puisqu'elle lui colle toujours à la peau...

Plus de dix ans que Nicolas Sarkozy traîne des affaires dans lesquelles il n'est pas poursuivi...


Ainsi, l'affaire Kadhafi déclenchée par le fils du dictateur déchu.
Trois jours avant le déclenchement de l'intervention militaire française en Libye, en mars 2011, et le renversement de son père du pouvoir,  Saïf al-Islam Kadhafi accuse - sans fournir de preuves - Nicolas Sarkozy du financement de sa campagne présidentielle par le régime libyen. Des accusations relayées - pendant la campagne présidentielle de 2012, par le site trotskiste Mediapart. Nicolas Sarkozy dépose plainte contre Mediapart pour "faux et usage de faux", "recel de faux" et "publication de fausses nouvelles", puis Mediapart dépose plainte à son tour contre Nicolas Sarkozy pour "dénonciation calomnieuse", mais en mai 2016, les magistrats rendent une ordonnance de non-lieu au bénéfice de Mediapart: la presse bénéficie de la protection de ses sources; elle est intouchable et peut donc porter des accusations calomnieuses. Impunément, y compris en période électorale, même présidentielle.

L'affaire des frégates de Taïwan ou d'Arabie saoudite et des sous-marins du Pakistan dure depuis 
janvier 2006
Celle des sondages de l'Élysée depuis octobre 2012 et le dossier de l'arbitrage de Bercy en 2008 dans l'affaire Tapie n'est toujours pas refermé, malgré la saisine d'un tribunal arbitral arbitrage, mode alternatif de résolution des conflits, soit parfaitement légale. Au plan mondial, la Cour permanente d'arbitrage (anciennement appelée Tribunal de La Haye) est une organisation arbitrale internationale. Depuis également huit années, l'enquête sur sur la régularité des marchés conclus entre l'Élysée et neuf instituts de sondage, dite affaire des sondages, n'a toujours pas abouti... Ces difficultés de la justice à justifier les soupçons n'interpellent pas Fillon. contraire, il les relaie et les
 instrumentalise.

Les affaires non jugées, poires pour la soif des juges militants


L'affaire Azibert est issue d'écoutes judiciaires effectuée sur... les téléphones mobiles personnels et les communications privées du président de la République en exercicedans le cadre de l'affaire Sarkozy-Kadhafi, alors que l'"état d'urgence" ne les justifie évidemment pas. Elles font l'objet d'une diffusion dans la presse révélant des conversations entre Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog; les intérêts de la défense ne sont nullement protégés... 
Dans le cadre de cette affaire, Gilbert Azibert, ancien avocat général près la Cour de cassation, est... suspecté d'avoir renseigné Nicolas Sarkozy des avancées de la procédure judiciaire concernant l'affaire Woerth-Bettencourt - dans laquelle un non-lieu sera prononcé - en échange d'un possible appui à sa candidature à un poste convoité à Monaco. Qu'il n'ait jamais obtenu ce poste ne lève pas les soupçons...
Thierry Herzog dénonce ces écoutes judiciaires illégales et reçoit le soutien de 3 000 pénalistes pour lesquels l'écoute judiciaire d'un avocat, même sur une ligne détenue sous une fausse identité, constitue une grave atteinte au secret professionnel. Nicolas Sarkozy réclame aussi que "le droit au respect de la vie privée [ne soit pas] bafoué par des écoutes téléphoniques" et met en doute l'impartialité d'une partie de la justice, relevant notamment le fait que l'une des juges soit membre du Syndicat de la magistrature, classé à gauche de l'échiquier politique: nombre d'entre eux sont même communément qualifiés de "juges rouges". Dans une tribune libre, il compare ces écoutes à celle de la Stasi. 
En juillet 2014, Nicolas Sarkozy est mis en examen. 

Affaire Bygmalion
En juin 2014, alors que Christiane Taubira est toujours ministre de la Justice, le Parquet requiert "l'ouverture d'une information judiciaire contre X." "Les faits présumés de faux et usage de faux concernent les factures émises" pour la campagne de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2012 par une filiale événementielle de Bygmalion. L' "abus de confiance" concernerait, lui, des soupçons de détournement de fonds au préjudice de l'UMP. Quant à la tentative d'escroquerie, elle se réfère au fait que ses dépenses de campagne auraient été volontairement minorées, afin de présenter des comptes susceptibles d'être validés par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, puis par le Conseil constitutionnel". "Ces comptes n'avaient finalement pas été validés, pour d'autres raisons, ce qui explique le chef de tentative d'escroquerie et non d'escroquerie"... Des investigations complémentaires tentent de démontrer que Nicolas Sarkozy aurait eu connaissance de ces artifices comptables. 
Or, le patron de Bygmalion, Bastien Millot, proche de Jean-François Copé et de Jean-Marc Morandini sur Europe 1, dans Le Grand direct des médias, est passé au service d'Anne Hidalgo, maire PS de Paris, dont il a soutenu la candidature en 2014.

Un sondage IPSOS commandé par Le Point confirmait la préférence de l'hebdomadaire pour Juppé.

Réalisé avant l'été et la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy, il plaçait son candidat en tête avec 48% bonnes opinions, perdant un point par rapport au mois de juin.

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Dans le détail, à 10%, Fillon n'était déjà pas très apprécié: 

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Fallait-il qui joue son va-tout et frappe un grand coup, au risque de se disqualifier ?
Nicolas Sarkozy reste d'ailleurs le premier sur les réseaux sociaux. Sur Facebook, où il atteint les 970.000 abonnés, il se distingue nettement. Fillon n'en compte que 143.000, soit dix fois moins. Sur Twitter, mentionné 650.464 fois entre la fin juillet et la fin août, Nicolas Sarkozy devance très largement ses concurrents, Bruno Le Maire arrivant deuxième avec seulement 96.959 mentions.

Que s'est-il passé le 27 août pour que Fillon disjoncte gravement le 28 ?

Les candidats Sarkozy et Juppé sont à égalité - et Fillon troisième et éliminé - dans les intentions de vote pour le premier tour de la primaire, selon une étude TNS Sofres.
Nicolas Sarkozy est-il en passe de remporter son pari? Le candidat misait sur son entrée en campagne lors de laquelle il ferait feu de tout bois pour rattraper son retard face au favori Alain Juppé. Au terme de cette semaine chargée, avec notamment la parution de son livre de propositions - Tout pour la France - et son meeting de Chateaurenard dans les Bouches-du-Rhône, avec l'appui de des hommes forts de la région, Christian Estrosi et Jean-Claude Gaudin, l'ancien chef de l'État recueille en tout cas les fruits de sa volonté de reconquête selon les résultats du Baromètre de la primaire réalisé par TNS Sofres-Onepoint pour RTL, LCI et Le Figaro.

Dans cette étude produite après l'officialisation de son entrée en campagne pour la primaire, lundi dernier, mais avant la rentrée politique de ses principaux concurrents ce week-end, Nicolas Sarkozy progresse nettement dans les intentions de vote (quatre points gagnés depuis juin et six, selon tel autre) et fait maintenant jeu égal au premier tour avec Alain Juppé (34% chacun). Sur la même période, le maire de Bordeaux a vu les intentions de vote en sa faveur reculer de trois points dans l'hypothèse retenue par TNS Sofres: une primaire qui mobiliserait environ 2,9 millions d'électeurs.

Cette progression est particulièrement notable chez les moins de 35 ans, mais aussi parmi les catégories d'actifs, tandis qu'Alain Juppé conserve son avance chez les 35-49 ans et les retraités. L'ancien patron de LR bénéficie également d'une évolution du corps des votants. "Entre notre étude de juin et celle-ci, nous avons mesuré une progression des intentions de participation qui représente presque un demi-million d'électeurs supplémentaires, souligne Emmanuel Rivière, directeur du département Stratégies d'opinion à TNS Sofres. Nous avons également constaté une plus forte participation d'électeurs proches du Front national, tandis que ceux se réclamant du centre ont été moins nombreux."
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"Qui imagine un seul instant le général de Gaulle mis en examen", a ensuite lancé dimanche celui que Sarkozy avait nommé à Matignon.

La méchanceté pure de Fillon est accablante pour le candidat
Une mise en examen par un juge d'instruction ne préjuge en rien de la culpabilité de la personne contre laquelle il existe "des indices graves ou concordants rendant vraisemblable qu'elle ait pu participer, comme auteur ou complice, à une infraction (article 80-1 du code de procédure pénale).
La présomption d'innocence est le principe selon lequel toute personne qui se voit reprocher une infraction est réputée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement prouvée. Elle protège l'honneur et la réputation du mis en examen et s'impose à tous, donc à François Fillon.

Qu’en est-il en fait de la responsabilité pénale, civile et administrative du président de la République ?


Pendant la durée de son mandat, et mise à part l’hypothèse du "manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat", dont la définition n’a pas été précisée, le président de la République est irresponsable politiquement et pénalement.
Le président "n’est pas responsable des actes accomplis en cette qualité" (art. 67). Cette irresponsabilité est absolue et permanente : elle est valable à la fois dans les domaines politique, pénal, civil et administratif, et aucune action ne peut être engagée contre le chef de l’État pour des actes accomplis en qualité de président, même après la fin de son mandat.
Pour les actes du chef de l’État qui ne relèvent pas de l’exercice des fonctions présidentielles, le président ne peut pas faire l’objet d’une procédure judiciaire ou administrative pendant la durée de son mandat. Il bénéficie d’une "inviolabilité", dont les parlementaires étaient jusqu’alors les seuls à disposer (art. 26).
Cette inviolabilité est complète, mais temporaire, puisqu’elle prend fin un mois après le terme du mandat présidentiel. Les droits des personnes tiers sont cependant préservés par la suspension de tout délai de prescription et de forclusion.


La situation du chef de l'Etat a été ainsi clarifiée par la révision constitutionnelle du 23 février 2007 portant sur le statut du président de la République et ses responsabilités pénale, civile et administrative. Fillon était alors sénateur.

"Ridicule de se déchirer sous les yeux ébahis des Français". 
"Il y a beaucoup de gens qui sont contre les primaires parce qu’ils ont peur que la droite revienne à ses démons de la division", a déclaré Nicolas Sarkozy. L’ancien président de la République trouverait d'ailleurs "parfaitement ridicule de se déchirer sous les yeux ébahis des Français qui souffrent et sont inquiets". 
"Je n’attaquerai pas mon ancien Premier ministre, je n’attaquerai pas mes ministres", a-t-il insisté. 

"Dans deux mois et demi, il faudra bien qu’on se rassemble"
, a fait valoir Nicolas Sarkozy, en lice dans cette compétition "pour proposer à la France l’alternance qu’ils attendent". 
A quoi attribuer la brutalité de François Fillon, que Jean-Jacques Bourdin qualifiait ce matin de "candidat de la raison" ?...  "Une liaison entre les chiffres (…) et la nervosité ambiante", analyse l’ancien président, alors que son ancien premier ministre ne décolle toujours pas dans les sondages.


Troisième, voire quatrième, dans les sondages,
l'ex-premier ministre se comporte comme s'il avait fait le deuil de ses ambitions personnelles.