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samedi 4 avril 2020

L'exécutif fait taire les ministres spécialistes des bavures verbales

Les membres du gouvernement devront obtenir l'autorisation de parler

Matignon leur accorde ou non la permission, uniquement dans leur domaine de compétence

Ils ne pourront plus s'exprimer sur tous les sujets et enfiler couacs sur bavures.
Ndiaye, la première porte-parole priée de la boucler... Elle a dû s'excuser pour avoir déclaré que les enseignants ne travaillent pas pendant le confinement,
Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture, s'est pareillement vu privé de la parole, après avoir appelé les Français à aller travailler dans les champs en plein confinement... 
Après une semaine de mensonges (carabistouilles, dans le langage daté du promoteur d'un "monde nouveau" à son image, et de couacs de membres de son gouvernement, le premier ministre a appelé ses ministres à plus de vigilance, voire de maîtrise de leurs propos.
En Conseil des ministres, ce vendredi, Edouard Philippe a sommé ses troupes d'arrêter de dire n'importe quoi. Les ordres sont clairs, selon Le Figaro: à Olivier Véran seul l’expression sur les sujets sanitaires, et une parole restreinte pour les autres ministres. "Plus vous multipliez les canaux de communication, plus vous êtes dans le risque de la contradiction. Or, nous n’avons aucun droit à l’erreur", abonde un député anonyme de La République en marche. "Il faut concentrer la parole sur Edouard Philippe et Olivier Véran, c’est le système mis en place", valide Erwan Balanant, député MoDem du Morbihan.

Les divagations des uns et des autres passent d'autant plus mal en temps d'épidémie mortelle. 

Plusieurs "imbéciles heureux" dans le viseur

Épinglé sur city
Immaturité ou infantilisation ?
En visio-conférence, le locataire de Matignon a coupé le sifflet aux prétentieux je-sais-tout: c'est le cas de la secrétaire d'Etat Sibeth Ndiaye, qui commence toutes ses phrases par un "nous" semblant l'inclure, en toute modestie, dans la prise des décisions du gouvernement, mais qui n'a pas craint d'avoir à présenter des excuses après plusieurs prises de parole foirées.
Ou Jean-Michel Blanquer qui change son fusil d'épaule à vue: le matin, il menace d'un zéro les bloqueurs d'une quarantaine de lycées où enseignants, parents et élèves s'opposent aux épreuves du nouveau baccalauréat, les E3C (épreuves communes de contrôle continu), en vigueur dans les classes de premières, mais l'après-midi, il lève la sanction de "bulle".
Le même, qui s'était cru maître de ses décisions à l'Education nationale, a dû revoir sa copie. Le 13 mars, il a d'abord refusé d’envisager une fermeture des écoles, mais ne les fermait plus quelques heures plus tard... "Il y a eu une réunion de scientifiques autour du président de la République et ils ont estimé qu’il fallait qu’on passe à une nouvelle étape, qui nécessite de fermer les écoles, les collèges, les lycées et les universités. C’était une façon de mettre fin à l’accélération de l’épidémie." Pour lui, du point de vue de l’école, "on est au stade 3, on a changé de paradigme". 

A chaque fois, ces déclarations ont déstabilisé et désorienté les Français. "Il était temps d’y mettre bon ordre", s’agace un conseiller ministériel anonyme, qui déplore que ces sorties de membres du gouvernement brouillent le message de l'exécutif qui se veut 'déflouté', à défaut de transparence réelle. Les règles sont désormais claires : seul Olivier Véran évoque les sujets santé, les autres ministres doivent se cantonner à leur champ  de compétence supposée.

Pas de place pour le 'stand-up" ministériel

Les membres du gouvernement doivent attendre les arbitrages avant de faire des annonces: Edouard Philippe n'est pas un adepte de l'improvisation. Il s'agissait d'un rappel en urgence de Macron que les conseillers d’Edouard Philippe ont relayé sans délai auprès de leurs homologues dans tous les ministères.



Brigitte Macron, personne vulnérable, n'est plus mobilisable
Après le couac du refus par la majorité présidentielle de l'allongement du  congé parental consécutif au deuil d'un enfant, en février dernier, les députés de la majorité et le gouvernement ont fait de la surenchère : le président avait en effet stigmatisé le "manque d'humanité" de ses députés. 
En déplacement à Metz, après l'épisode catastrophique de ce rejet du bout du pied, Brigitte Macron en avait profité pour se propulser sur le devant de la scène. A l'Institut national des jeunes sourds, l'ex-prof de théâtre a incarné le rôle de la bonne fille - air penché et tête dans les épaules, dans l'attitude cauteleuse de l'hypocrite, livrant un message de soutien à... la majorité insensible! 
Confinée, elle ne se montre plus. Mais pourvu qu'elle aussi se taise. 

dimanche 25 novembre 2018

Plus relou qu'Anne Hidalgo, tu meurs...

La maire de Paris a attiré les visiteurs dans le guet-apens des Champs-Elysées, un jour à haut-risque

Non contente d'avoir laissé des chantiers sur les Champs-Elysées à portée des casseurs, le jour de la mobilisation populaire des Gilets jaunes,

"Gilets jaunes" sur les Champs-Élysées : la gaffe d'Anne Hidalgola maire de Paris a aussi invité les Parisiens à aller découvrir les Champs-Elysées illuminés.

"Et si vous profitiez du week-end pour braver le froid et venir admirer les superbes illuminations de l'avenue des Champs-Elysées inaugurées jeudi soir ?". "Les illuminations s'allumeront de rouge tous les soirs du 22 novembre au 9 janvier, de 17h à 2h et les nuits complètes des 24 et 31 décembre", indique la vidéo accompagnant cette invitation. 

Ce tweet signé d'Anne Hidalgo a beaucoup fait réagir les internautes de bons sens, ce samedi 24 novembre.

En effet, l'invitation de la maire de Paris était particulièrement irresponsable puisque les Champs-Elysées étaient le théâtre d'affrontements entre casseurs et forces de l'ordre, en marge d'une nouvelle manifestation des "gilets jaunes" pacifiques.
Le message a donc été supprimé quelques minutes après la bourde, mais c'était sans compter avec les réactions des internautes  : "moment très mal choisi", gronde ainsi l'un d'eux.

Le conseiller communication d'Anne Hidalgo, Matthieu Lamarre a rapidement livré sa version de la gaffe, déclarant qu'il s'agissait d'une "erreur de la part du community manager [en français, 'administrateur de communauté'], qui avait programmé ce tweet à l'avance [parce qu'à la mairie socialiste, on ne programme pas après coup : trop forts, ses experts !]. Nous l'avons supprimé dès que nous l'avons constaté".
Mathieu Lamarre, 29ans, est cet ancien salarié du MoDem qui affirme avoir été rémunéré pour un emploi fictif de collaborateur parlementaire.
Il affirme avoir été en partie rémunéré, entre décembre 2010 et novembre 2011, par l'Association pour une Europe citoyenne, présidée par Jean-Luc Bennahmias, sans jamais avoir travaillé pour lui. Conséquence des aveux de ce jeune homme qui travaille désormais à la mairie de Paris auprès d'Anne Hidalgo, le Parquet a annoncé l'ouverture d'une enquête préliminaire pour "abus de confiance et recel de ce délit". Ce qui tombait mal pour François Bayrou, président du parti incriminé et qui préparait alors son grand projet de loi "pour la confiance dans notre vie démocratique"...

jeudi 18 octobre 2018

Député de Marseille, Mélenchon se moque de l'accent régional d'une femme journaliste de Toulouse

L'élu d'extrême gauche se moquerait-il de l'accent d'un berger corse velu ? 

Mélenchon enchaîne les dérapages

Alors que ses violences physiques et verbales sont déjà l'objet d'une convocation par le juge, suite aux perquisitions de son domicile et de locaux de la France insoumise dans le cadre de deux enquêtes préliminaires, le député des Bouches-du-Rhône a eu cette fois un comportement sexiste.

Agacé par la question frontale d'une journaliste, l'extrémiste a refusé de répondre et s'est moqué de l'accent de son interlocutrice, rapporte le Huffington Post, le mercredi 17 octobre.

Elle a beau travailler à Paris depuis 30 ans, Véronique Gaurel a gardé l'accent de sa Toulouse natale, celui de Nougaro. Or, quand Jean-Luc Mélenchon souhaite éviter de répondre à sa question, il s'en prend à son accent régional.

"Quand vous pointiez les déboires judiciaires de Fillon et de Le Pen, que c'était une décadence de la République...", demande la journaliste de France 3 au patron du principal parti d'extrême gauche, La France  insoumise, V. Gaurel fait allusion aux  emplois présumés fictifs d'assistants au Parlement européen et sur ses comptes de campagne, à l'origine des perquisitions au scandale anti-républicain qu'il a créé lors des perquisitions qui l'ont visé, lui et son parti. 

"Et alors, qu'est-ce que ça veut dire ?, rétorque le responsable politique, en imitant l'accent méridional. C'est quoi votre question, madame ?", faisant un lot clairement méprisant de l'accent et de la "madame".


Pour préciser sa question, la journaliste rappelle alors que celui dont "la personne est sacrée" estimait normal que la justice enquête sur François Fillon et Marine Le Pen. Mais le tribun de la France insoumise ne la laisse pas développer. "Non madame, vous ne savez pas de quoi vous parlez, vous dites n'importe quoi", assène le prétentieux.
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Puis, se tournant vers les autres journalistes : "Quelqu'un a-t-il une question formulée en français ? Et à peu près compréhensible. Parce que moi, votre niveau me dépasse, je ne vous comprends pas." Aurait-il plus d'égards et de respect pour un "migrant" qui aurait passé les frontières illégalement ?

Après coup, Véronique Gaurel s'est dite "blessée" par tant de mépris, précise la presse, hormis 'L'Humanité'.

Le sexisme de l'extrême gauche n'est pas une révélation

Secrétaire d’Etat sexiste à l’égalité entre les genres (comme ne l'indique pas son titre officialisant la primauté de la femme sur l'homme)La Corse Marlène Schiappa a accusé le député de 'La France insoumise', Ugo Bernalicis ,d’agissement sexiste envers Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique (Nicolas Hulot), lors d'une séance de questions au gouvernement, lors de la canicule sur la France. Pour autant et contrairement aux apparences, Mme Schiappa n'est pas une 'Amazone', membre de cette force militaire d'élite de la Jamahiriya arabe libyenne, gardienne de la "personne sacrée" de l'ex-président Kadhafi. 

Le bisou est un acte devenu sexiste et "agressif" :  il "faisait des gestes très agressifs vers elle et s’est mis à… lui envoyer des baisers avec les mains", a twitté la féministe Marlène Schiappa, le 1er août dernier. "Voilà ce que doivent subir les femmes en politique quand elles s’expriment…", a ajouté la ministre qu'il ne faut visiblement pas prendre au maquis pour une biquette de l'année.


Pendant que @brunepoirson répondait à une @Ugobernalicis de la @FranceInsoumise faisait des gestes très agressifs vers elle et s’est mis à... lui envoyer des baisers avec les mains !
Voilà ce que doivent subir les femmes en politique quand elles s’expriment...
Sororité.
Je mimais les bisous et les câlins que votre gouvernement fait à la finance. Vous préfèrez instrumentaliser cela. Pitoyable. Et après vous allez me citer Marx et corriger mes fôtes d'ortograf ?!


L'omission des accents circonflexes, par chance, n'est pas sanctionnée au Brevet des collèges...

"Je mimais les bisous et les câlins que votre gouvernement fait à la finance"
, a lâchement rétorqué le député de La France insoumise (LFI). Adepte du coït interrompu ?

vendredi 20 avril 2018

Les ratés dans les frappes en Syrie dont Macron ne s'est pas vanté sur BFM

Florence Parly refuse de commenter "les performances de tel ou tel système d'armes" 

"Ces informations sont classifiées", raconte la ministre des Armées

Parly s'est refusée à tout commentaire vendredi sur France Bleu Provence sur les ratés supposés lors des frappes occidentales en Syrie. Selon plusieurs media, la Marine française aurait rencontré des "aléas techniques" et des missiles ne seraient pas partis. "Je lis comme vous la presse et je n'ai pas l'intention de commenter les performances de tel ou tel système d'armes, a-t-elle déclaré. Vous comprendrez que ces informations, qu'elles soient vraies ou fausses, sont tout à fait classifiées et donc je ne les commenterai pas." 

"Objectifs atteints," globalement

Les Etats-Unis, suivis par la Grande-Bretagne et la France, ont mené des frappes ciblées, le 14 avril dernier, en représailles à une attaque chimique présumée le 7 avril à Douma, près de Damas. "Nous avons tiré le nombre de missiles qui étaient nécessaires pour atteindre et pour détruire les cibles que nous nous étions fixées (…) Nos objectifs ont été atteints et nous n'avons rien à ajouter", a indiqué Florence Parly, sommairement, sur France Bleu.

Mensonge d'Etat par omission

A la suite de l’article diffusé par "La Lettre A" - une lettre confidentielle consacrée à l'actualité politique, économique et médiatique en France -, consacré aux problèmes rencontrés par la Marine nationale lors des frappes contre la Syrie,  une source navale reconnaît que " certains missiles ne sont pas partis" à la suite d’"aléas techniques". La Marine et les industriels concernés (Naval Group et MBDA) n’ont pour l’instant pas d’explications...

Selon les spécialistes, la France a dû rabattre ses prétentions: la planification initiale prévoyait le lancement d’un nombre de Missiles de Croisière Naval (MdCN) "supérieur aux trois" finalement effectués. En réalité, deux salves de trois devaient être tirées et une seule a pu l’être dans le créneau de temps imparti.

Trois frégates multimissions (FREMM) armées avec des MdCN étaient déployées en Méditerranée orientale, ainsi qu’une frégate antiaérienne. Les FREMM étaient l’Aquitaine, l’Auvergne et le Languedoc - c’est cette dernière qui a tiré.

Selon le scénario reconstitué, une première salve n’est pas partieLa Lettre A affirme que c’est également le cas d’une deuxième à bord d’une autre frégate, ce qui n'est actuellement ni confirmé, ni démenti.

Une autre frégate " en spare", c’est-à-dire en réserve pour faire face à genre d’éventualité, a pu prendre le relais et délivré trois MdCN. Lorsque le groupe naval s’est retrouvé en situation de lancer une nouvelle salve, le "temps très court" de la fenêtre de tir prévue par la coalition était passé. "Nous avons raté le créneau. L’heure du tir est déterminée en fonction de l’endroit où se trouve le bateau", précise un proche du dossier.

Le président Macron a fait l'impasse sur cet échec

Le chef de l'Etat est-il mal informé ou cachottier ?
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Il s’agissait du premier emploi opérationnel du MdCN et ce "couac" n’est évidemment pas une bonne nouvelle pour la Marine nationale, même si la pertinence de ce système d’armes n’est pas en cause, veut-on croire.

Le chiffre n’est pas public du nombre de missiles qui devaient être initialement tirés par les Français dans la nuit de vendredi à samedi, mais il est probablement de seize. On sait que seulement douze l’ont été (9 Scalp et 3 MdCN). 

Le sort du dixième Scalp embarqué par les cinq Rafale (2 par appareils) n’est pas non plus connu avec précision. Si on prend pour référence la planification de la frappe de 2013, seize missiles devaient être tirés, selon des informations non confirmées.

Le Parisien ne vend pas la mèche : désinformation ?


Ce journal réputé soumis se livre à sa flagornerie habituelle
: "Macron, chef de guerre. Pour la première fois de son quinquennat, le jeune président français a du [dû] enfiler ce costume maintes fois utilisé par son prédécesseur, en faisant participer l’armée française, conjointement avec les armées américaine et britannique, à une série de frappes en Syrie." 
Et son compte-rendu se poursuit dans le style "presse caniveau" : "Des frappes circonscrites aux capacités du régime syrien permettant la production et l'emploi d'armes chimiques", selon les mots-mêmes du chef de l’Etat, qui s’est exprimé dans un communiqué pendant la nuit, alors que ses services diffusaient une photo le montrant avec Florence Parly, ministre des Armées, et plusieurs membres de l’Etat-major militaire dans le fameux 'PC Jupiter', en pleine coordination des attaques."
Le Parisien donne une indication qui laisse entendre qu'il est au courant du "flop" : "Le tir depuis une FREMM de missiles de croisière navals MdCN, d'une portée de 1.000 km et d'une précision de l'ordre du métrique, constitue une première pour la France qui n'avait encore jamais utilisé cet armement en situation réelle.
Le journal diffuse deux vidéos produites par la Marine nationale, "Tir de missile depuis une frégate française" et "le décollage des Rafale dans la nuit", pour endormir ses lecteurs. Prétendant à plus de sérieux et de crédibilité, il relaie d'ailleurs les propos du ministre des Armées : "une bonne partie de son arsenal chimique a été détruite", a claironné Jean-Yves Le Drian sur la chaîne BFMTV. "Beaucoup a été détruit par les frappes de cette nuit", a-t-il insisté. Mais il n'a pas tout dit !

VOIR et ENTENDRE ce reportage creux de propagande (on notera toutefois qu'il y est question de "raid  aérien" et non pas de "frappes"):

Deux heures et demi sur BFM pour que Macron taise la vérité.

Frappes en Syrie, une opération "légitime" et "réussie" ?
A la différence du président américain, Donald Trump, et de la première ministre britannique, Theresa May, Emmanuel Macron ne s’était pas exprimé à la télévision en direct au moment où il lançait à leurs côtés, dans la nuit du 13 au 14 avril, l’opération aérienne ciblant trois sites du programme d’armement chimique syrien. Il est revenu longuement sur cette opération dimanche, saluant d’abord une opération "réussie sur le plan militaire" [sic], a-t-il déclaré devant la France entière.
Emmanuel Macron s'est satisfait de répéter sans surprise le récit déjà amplement développé par le ministère des Affaires étrangères du falsificateur Le Drian, comme par celui des Armées et par l’Elysée, pour justifier l’intervention au vu des preuves recueillies  - mais non produites - sur le terrain – sur lesquelles il ne s’est pas étendu – montrant la propagande de l’attaque chimique et de l’implication du régime. L’intervention s’est faite "de façon légitime dans le cadre multilatéral. […] C’est la communauté internationale qui est intervenue", a insisté le chef de guerre, soudainement en retrait.
Macron a piqué une colère pour faire diversion de la réalité. 
Entre les lignes, il a répondu à Jean-Luc Mélenchon, patron de La France insoumise (LFI), et à une partie de la classe politique qui lui reproche de ne pas avoir consulté le Parlement avant de décider l’intervention en Syrie, ni d'ailleurs l'ONU, par courtoisie, ni même les états voisins de la Syrie, par respect. Le président a répondu par le texte de la Constitution "votée par le peuple français ", a-t-il esquivé, qui prévoit que le chef de l’Etat est le chef des armées.

jeudi 30 novembre 2017

Les enfantillages de Macron au Burkina-Faso nuisent aux relations diplomatiques dans la région africaine

Emmanuel Macron disjoncte devant les étudiants de l'université de Ouagadougou

Macron doit inaugurer la plus grande centrale solaire d'Afrique de l'Ouest ce mercredi 29 novembre au Burkina Faso
Emmanuel Macron devant les étudiants de l'université de Ouagadougou.
Emmanuel Macron devant les étudiants de l'université de Ouagadougou 

Emmanuel Macron est parti en vrille quand, au cours de sa tournée africaine, une étudiante burkinabée l'a interrogé  sur l'ouverture d'une centrale électrique française et son impact sur la climatisation dans l'université de Ouagadougou car, s'il a d'abord répondu très justement : "Vous m’avez parlé comme si j’étais le président du Burkina Faso [Rires et applaudissements]! [...] 
Interrogez-vous sur le sous-jacent psychologique qu’il y a derrière votre interpellation et l’enthousiasme que ça a créé.



Vous m’avez parlé comme si j’étais le Président du Burkina Faso.

Il a ensuite perdu le contrôle.
 

"Vous me parlez comme si j’étais toujours une puissance coloniale [il incarne la fonction !], mais moi je ne veux pas m’occuper de l’électricité dans les universités au Burkina Faso! [sourire embarrassé du président Kaboré] C’est le travail du Président ! Alors, par contre, je vous rassure [le Président burkinabé quitte la salle, sans se retourner, adressant un geste ambigu à l'assistance]... du coup il s'en va," se gausse le showman en stand-up.
"Reste là ! [Un tutoiement que les étudiants n'apprécient pas: ils ne goûtent pas la plaisanterie et restent tout à coup silencieux]. "Du coup, il est parti réparer la climatisation," insiste Macron, croyant son humour irrésistible et inconscient de son manque de respect en présence de témoins sidérés.

Macron a-t-il créé un incident diplomatique au Burkina Faso ?" s'interroge l'AFP dans un "décryptage", comme Libération


"Il est parti réparer la climatisation", a lancé  à Ouagadougou mardi un président français exalté comme après un repas bien arrosé, devant quelque 800 étudiants que la plaisanterie n'a pas fait rire dans une ambiance pourtant très détendue par ailleurs, alors que son homologue burkinabé préférait s'éclipser discrètement.
Une familiarité très critiquée par l'opposition française, seule, puisque la presse de la majorité aux garde-à-vous nie farouchement que Macron ait pu provoquer un "incident diplomatique". Savoir donc si le président a eu un besoin urgent diplomatique ou s'il a voulu manifester son mécontentement.

A Ouagadougou, Macron a-t-il enterré la politique africaine de la France ?



6mediaBURKINA POLEMIQUE

OBSERVER l'insolence de la moquerie du Français :


L'AFP a pourtant réussi à aligner les rédactions de Libération ou Le Monde sur l'Elysée.
Sur Playbuzz ci-dessus, un anonyme a mis le paquet. On sait en revanche que "Brut" [de décoffrage?] est un media en ligne français exclusivement diffusé sur les réseaux sociaux et uniquement sous format vidéo. Co-fondé fin 2016 par Renaud Le Van Kim, directeur de la société KM Productions et issu de Canal+, ce media privé bénéficie désormais de la monétisation de son audience par France Télévisions qui diffuse certaines vidéos de cette société sur le site de la chaîne France Info.   

Revenu sur terre et à la raison, Jupiter ne se satisfait pas de la complicité des inconditionnels. Le Burkina-Faso aurait-il exprimé son mécontentement ? 

Sur RFI et France 24 mercredi soir, Emmanuel Macron a réagi sans tarder aux critiques. 

"Ce sont eux, les paternalistes car, c'est considérer qu'on ne peut pas faire d'humour quand on parle avec un dirigeant africain. J'aurais fait de l'humour avec tout dirigeant européen avec qui j'ai cette relation. Nous n'avons pas ce type de relation avec Angela Merkel. Je l'ai par exemple avec Jean-Claude Juncker. Je l'ai avec le Premier ministre luxembourgeois. Ça dépend de la relation personnelle. Il se trouve qu'avec Roch Kaboré, nous nous entendons bien et donc, nous plaisantons et d'ailleurs, ça ne vous aura pas échappé que ça l'a fait rire." Son hôte africain n'a plus ri lorsque Macron a répondu à la question déjà en soi insolente d'ironie de l'étudiante sur la clim activée pour sa venue... 

Le JDD est péremptoire : "Macron n'a pas créé d'incident diplomatique"

Le groupe Lagardère ne s'interroge pas. 
Il est monté au créneau pour soutenir Macron. "Contrairement aux dires de plusieurs media et de personnalités politiques, le président du Burkina Faso ne s'est pas du tout indigné d'un trait d'humour d'Emmanuel Macron," affirme la succursale d'Europe 1. 
Le groupe propriétaire Lagardère Active a rapproché les deux rédactions (Journal du Dimanche et Europe 1) qui doivent emménager dans les mêmes locaux en 2018, alors que la radio continue de perdre des parts de marché. Un sondage officiel la place en terme d'audience après RTL, France Inter, NRJ, France Info et RMC, soit en sixième position. Les recrutements de Frédéric Taddéï, un protégé de Jean-François Bizot, fils de grand bourgeois d'affaires (Novapress et Actuel, cultures alternatives), ex-Radio Nova, de Raphaëlle Duchemin, qui est passée du service public au privé, serpentant de France Info à Europe 1, en passant par RMC, de Patrick Cohen, mistigri de la presse sur RTL, puis France Inter et Europe 1, puis France Inter et France 5, avant d'échouer sur Europe1, en perdition, des humoristes Mathieu Madénian (ex-chroniqueur à Charlie Hebdo) ou Camille Chamoux (qui s'est distinguée sur France 2 en agressant Alain Finkielkraut dans ONPC.
Quant aux journalistes vedettes du JDD, Hervé Gattegno et Anna Cabana, ils ont table ouverte à BFMTV qui est pareillement soumis au pouvoir, après Hollande, Macron, suscitant la critique du monde de la presse.
Comme à l'accoutumée, "Emmanuel Macron était plutôt satisfait de ce moment", assure le JDD qui n'en veut pour preuve que le fait qu' "'il l'a isolé sur son compte Twitter, même s'il ne montre pas le moment où le président Kaboré quitte la scène."

VOIR et ENTENDRE
la séquence en intégralité avec les plans de coupe sur le président Kaboré :

Macron sape les efforts de sa presse : il assure qu'il aurait fait la même à un dirigeant européen

Le président français a qualifié de "ridicule" le reproche d'indélicatesse qui lui est adressé. Dans un entretien avec France 24 et RFI, le banquier en gros sabots a estimé que l'humour est le signe d'une relation "d'égal à égal" avec le président détenteur d'un DESS de gestion...

Pour le président français, ce sont ses détracteurs qui sont "les vrais paternalistes qui considèrent que l’on ne peut pas faire de l’humour avec un dirigeant africain". Tentant de se justifier de ses remarques venues dans "l'énergie et la vitalité d'un moment", il a assuré qu'elles avaient amusé son homologue Roch Kaboré, qui aurait quitté la salle non pas en réaction, mais pour une "pause technique". Sur les images, on voit le président Kaboré faire un geste de la main, interprété comme un signe d'amusement par Macron.

Déjà connu pour son arrogance et sa désinvolture, Macron se défend de toute condescendance et soutient la thèse "d'une relation d’égal à égal". "J'aurais fait de l'humour avec tout dirigeant européen avec qui j'ai cette relation", tient-il à faire comprendre. "Nous n'avons pas ce type de relation avec Angela Merkel", qui n'est pas soupçonnée de problèmes de prostate, mais "je l'ai par exemple avec Jean-Claude Junker [63 ans]. Je l'ai avec le Premier ministre luxembourgeois [44 ans...]. Il se trouve qu'avec Roch Kaboré, nous nous entendons bien, et donc nous plaisantons." L'ennui, avec Macron, c'est qu'il plaisante aux dépens des autres.

Au final, 
le trentenaire a fait buzzer les media internationaux avec son manque de doigté sur la prostate du président burkinabè de 60 ans. Tout en finesse ?

En humiliant le président Kaboré, Macron met surtout l'équilibre politique du sub-saharien en péril

Plusieurs élus politiques et certains media ont dénoncé la plaisanterie relou du nouveau président français. 
Dans un communiqué, le groupe parlementaire d'extrême gauche mené par Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une parole "indigne de la part du président de la République française." 
Le numéro 2 du FN, Nicolas Bay, y a lui vu une "attitude assez scandaleuse" d'Emmanuel Macron. "Le voir sur la scène internationale aller critiquer ouvertement un chef d'Etat dans son pays, c'est comme si un chef d'État venait en France, devant des étudiants à la Sorbonne, pour critiquer ouvertement et insulter Emmanuel Macron en le méprisant", a-t-il observé.
Pour Debout la France (DLF), Nicolas Dupont-Aignan s'est également indigné mercredi matin sur Europe 1 : "Si un homme de droite, ou Donald Trump, s'était comporté comme Emmanuel Macron au Burkina Faso, toute la presse en parlerait ce matin. Il a été d'une arrogance, d'une violence à l'égard des autorités du Burkina Faso à la limite du racisme."

Thierry HOT
@Hotthierry1  [directeur camerounais du magazine panafricain Notre Afrik]
Pour rassurer ceux qui n'ont pas eu la bonne information [hautain...].
Pendant le discours de @EmmanuelMacron, le Président Kaboré s'était éclipsé juste pour une petite pause technique [à ce moment précis !] avant de revenir dans l'amphi.





@AvaDjamshidi 
[journaliste pour Aujourd'hui en France, diplômée de l'école supérieure de journalisme de Lille...]


Même pas.... On est plein de journalistes sur place. Vous voulez pas demander au lieu d’interpréter? [et avec ça, diplômée de l'école supérieure de journalisme de Lille...] Selon son entourage, le président Kaboré, qui est un être humain, a fait... une pause technique. [la journaliste cite l'entourage qui lui tenait la main]
https://

Plus grave encore est l'impact sur l'Ouest africain d'une fâcherie franco-burkinabée.
Politiquement, Macron est venu tirer les dividendes de l'installation de la centrale solaire de Zagtouli, la première dans le pays et la plus grande de toute l'Afrique de l'Ouest, à une dizaine de kilomètres au sud-ouest de Ouagadougou. Près de 13.000 panneaux photovoltaïques sont installés sur 55 hectares.
Financée par l'UE et par l'Agence française de développement, cette centrale doit favoriser l'indépendance énergétique du pays, qui importe actuellement 30% de son électricité de la Côte d'Ivoire voisine.
Stratégiquement, le pays hôte de Macron est situé à l'interface entre le Mali (où l'islam est la principale religion, à 90 %, au sud-ouest de l'Algérie, également en lutte contre le terrorisme islamiste) d'une part et la Côte d'Ivoire (islam, 43 % et christianisme, 34%) et le Nigeria (christianisme et islam, à part presque égales) d'autre part, si bien que les Etats-Unis, qui comme la France a des liens historiques avec le Burkina Faso, suit de très près la politique de ce pays chrétien à 24%, face à 60% de musulmans. Washington apporte un soutien financier en échange de l'autorisation d'espionner les mouvements islamistes.
Or, ce pays d'élevage, qui est l'un des moins développés au monde, compte une très forte diaspora : par exemple, trois millions de Burkinabè vivent au Ghana, trois millions en Côte d'Ivoire et 1.5 million au Soudan.
La "nouvelle politique" de Macron reste alignée, on le voit, sur celle ...d'Obama au Burkina-Faso. La France a fait en sorte que "l’évacuation de Blaise Compaoré puisse se faire sans drame", avait expliqué François Hollande, après le départ de l’ex-président du Burkina. Ensuite, la France a demandé au nouvel homme fort du pays,  le lieutenant-colonel Isaac Zida, désigné chef de l'État de transition du Burkina Faso par l'armée en novembre 2014, de rendre le pouvoir aux civils, mais il dut faire face au coup d'État du 17 septembre 2015. En décembre, le nouveau président de la République, Roch Marc Christian Kaboré, chargea alors Isaac Zida d'expédier les affaires courantes, mais il partit au Canada et Kaboré ordonna à la justice de le poursuivre pour "désertion". Il est par ailleurs accusé de corruption durant la transition, ainsi que de la répression de l'insurrection d'octobre 2014, en tant que chef des opérations de l'ex-RSP (Régiment de sécurité présidentielle dont des membres avaient retenu en otage Kafando, président de transition de 2014 à 2015), et Zida. En janvier 2017, le président Kaboré radie Isaac Zida de l'effectif des Forces armées nationales.
Deux semaines après son élection, le président Kaboré fait face à une première vague d'attentats islamistes. Le 15 janvier 2016, un restaurant et un hôtel du centre de Ouagadougou, notamment fréquenté par des expatriés, fut la cible d’une attaque terroriste revendiquée par Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI). Le bilan fait état de trente morts. Alors que les chancelleries du monde entier témoignent de leur solidarité avec le Burkina Faso, les forces de sécurité nationales sont mises en cause devant la facilité avec laquelle les trois assaillants ont manœuvré, pour leur temps de réaction ou pour la pauvreté du renseignement national. Cumulant le ministère de la Défense, Roch Marc Christian Kaboré a confié à son armée les moyens d’assurer la sécurité du pays et d’en faire une institution "apolitique".
Un pays politiquement instable à la portée des islamistes.
Et qui n'a pas les moyens de manier l'humour avec légèreté.