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dimanche 1 mars 2020

Municipales à Paris : Dati repasse en tête devant Hidalgo

Dati en tête devant Hidalgo dans "un" sondage, titre Le Figaro: "devant Hidalgo et Buzyn", selon Ouest France"

Avec 25% en partant de 14%, la candidate LR arrive en tête des intentions de vote au premier tour des municipales à Paris.

Résultat de recherche d'images pour "RACHIDA DATI CAMPAGNE"
Avec 25%, l'ancienne garde des Sceaux est suivie de la maire sortante PS Anne Hidalgo (24%) et de l'ex-ministre LREM de la Santé Agnès Buzyn (20%), démissionnaire en marche du gouvernement, malgré l'épidémie de coronavirus, selon un sondage Ifop-Fiducial paru dimanche.

Dans cette étude pour Le Journal du dimanche et Sud Radio, le candidat EELV David Belliard est crédité de 11%, le marcheur dissident Cédric Villani de 8% et l'insoumise Danielle Simonnet de 5%.

Alors que la majorité a fini largement en tête aux européennes et lors de la présidentielle, Paris pourrait bien leur échapper. La faute au conflit qui oppose Cédric Villani et Benjamin Griveaux. Rachida Dati pourrait, elle aussi, en profiter.

Lors du précédent sondage Ifop-Fiducial pour le JDD et Sud Radio paru le 23 février, Anne Hidalgo arrivait en tête avec 24% suivie de Rachida Dati (22%) et d'Agnès Buzyn (19%). David Belliard était à 12%, Cédric Villani à 9% et Danielle Simonnet à 6%.

Dans la dernière enquête, 73% des sondés disent être sûrs de leur choix contre seulement 68% dans la précédente.

Pour le second tour, dans l'hypothèse d'une quadrangulaire, une liste d'union entre Anne Hidalgo et l'écologiste David Belliard arriverait en tête avec 37% des suffrages, devant la liste Dati (32%), la liste Buzyn (22%) et la liste Villani (9%).
En cas de triangulaire, la liste Hidalgo-Belliard accentuerait son avance avec 39% des suffrages devant la liste Dati (33%), tandis qu'une liste d'union Buzyn-Villani recueillerait (28%).

Les Juppéistes avec LREM peuvent confisquer la victoire a Dati.
Ce sondage IFOP-Fiducial ne doit pas démobiliser: Le Figaro ne doit pas y parvenir en cassant la dynamique LR. 
La holding Fiducial appartient à Christian Latouche. En avril 2008, il fait rachète Lyon Capitale et il fait ensuite l'acquisition de Lyon TV en 2010, devenu Lyon Capitale TV. Ses tentatives de rachat de l'Expansion et de la Tribune en 2011 se heurtent au refus des journalistes des deux établissements: il est classé très à droite...

jeudi 6 février 2020

Municipales : Anne Hidalgo (PS) recycle des mesures pas vraiment nouvelles

La socialiste fait du neuf avec de l'ancien

Son programme pour Paris 2020 
n'est pas franchement innovant


Anne Hidalgo, lors du lancement de sa campagne le 13 janvier 2020.
Anne Hidalgo le 6 février 2020
Dans le programme 2020 que la maire-sortante de Paris a dévoilé ce jeudi 6 février pour les élections municipales de mars prochain. plusieurs mesures figuraient déjà dans son programme de 2014 et d’autres ont déjà été annoncées ces derniers mois par Anne Hidalgo. 

Se baigner dans la Seine, c'était déjà au programme de Jacques Chirac... On était alors il y a 30 ans,  le 15 mai 1990!   

Et, outre des propositions très axées sur l'écologie dévoilées jeudi 6 février lors d’une conférence de presse, (planter 170.000 arbres, piétonniser le centre de Paris, éradiquer les plastiques à usage unique d’ici 2024, cuisiner 100% bio dans les cantines….), le programme d’Anne Hidalgo pour les municipales de mars prochain ne comporte pas que des nouveautés.
Ses équipes sont à la peine : combien de mandats lui faudra-t-il pour mener à bien son programme de 2014 ? 

• Mettre en place des navettes électriques pour les touristes :

Dans son nouveau programme, l'édile de Paris annonce vouloir créer des "navettes électriques pour les touristes, pour les seniors et les personnes à mobilité réduite". ¨Proposition qu'elle précise sur Twitter : "Les touristes pourront se déplacer grâce à de petites navettes électriques, bien plus adaptées à notre ville. Ces navettes électriques seront mises à disposition de nos aînés et des personnes à mobilité réduite." Or, en 2014, elle écrivait déjà : "J’interdirai progressivement les bus de tourisme diesel (au même rythme que ceux de la RATP) et les remplacerai par des petites navettes électriques."

• Logements sociaux :

L'actuelle maire de Paris souhaite atteindre "25% de logements sociaux d’ici 2025, répartis dans tout Paris pour les classes populaires et les classes moyennes." Un chiffre qui n'est autre que celui imposé par la loi SRU de 2013, qui oblige à atteindre ce taux de logement dans les zones tendues. Les objectifs de la maire sortante n'ont pas bougé par rapport à 2014, où elle disait : "Je veux créer 10.000 (logements dans Paris) par an, atteindre 25% de logements sociaux en 2025 et 30% en 2030. Un effort particulier sera réalisé sur les logements intermédiaires pour les classes moyennes et les jeunes actifs". Six ans après la première promesse, la maire ne précise pas où elle en est de son objectif.

• Aménager l'héliport, "réservoir de biodiversité" :

Anne Hidalgo propose de faire de l'héliport de Paris, situé dans le sud-ouest, aux portes de Paris, un "réservoir de biodiversité". Mais telle était déjà son ambition en 2014. A deux reprises dans son programme d'il y a six ans, elle l'évoquait. "L’héliport sera reconverti en un grand parc culturel et sportif, dédié aussi aux loisirs", pouvait-on lire. Une promesse qu'elle assortissait de l'engagement suivant : "Je poursuivrai la reconquête de la petite ceinture ferroviaire et je transformerai l’héliport pour en faire des espaces de biodiversité."

• Périphérique :

La socialiste propose de transformer le périphérique en "boulevard avec une circulation apaisée. Dès 2024, une voie sera réservée aux transports en commun, au covoiturage, aux véhicules propres et transportant des personnes à mobilité réduite". Le sujet a déjà été abordé au Conseil de Paris, à la suite des préconisations de la mission d'information et d'évaluation (MIE) sur l'avenir du périphérique, parmi lesquelles figurent la réduction du la vitesse à 50 km/h et le fait de réserver une voie aux véhicules propres et au covoiturage. 

• Véhicules diesel et essence : les véhicules à essence bannis de la ville en 2030

Il s'agit d'une proposition essentielle du programme de la maire sortante : l'interdiction des véhicules diesel et des cars de tourisme à Paris en 2024, et l'interdiction des véhicules essence en 2030. Or, après avoir annoncé son intention de ne plus autoriser la circulation de voiture diesel en 2024, en octobre 2017,  la Ville de Paris indique déjà qu'elle étendra cette interdiction aux voitures essence pour 2030. 

• Référendum Airbnb :

Enfin, l'équipe municipale, qui mène depuis longtemps le combat contre Airbnb, inscrit dans le programme d'Anne Hidalgo la tenue d'un référendum "avant l'été pour déterminer dans chaque arrondissement le nombre maximal de journées de location". Là encore, la maire traduit en promesse électorale ce qu'elle annonçait dès le mois de novembre 2019. A l'époque, le premier adjoint Emmanuel Grégoire avait précisé que la question serait "posée dans chaque quartier, car évidemment la réalité n’est pas la même dans chaque quartier". 

C'est dans les vieux pots qu'on fait la meilleure soupe ?
Mais qui aime la soupe réchauffée? Café bouillu, café foutu ! 

vendredi 10 janvier 2020

Matzneff aux talents cachés, hébergé en logement social de la Ville de Paris

L’écrivain des bobos-soixante-huitards, Gabriel Matzneff, accusé de pédophilie, vit depuis 26 ans dans un logement HLM de la Ville de Paris


L'écrivain pédophile n'avait jamais été délogé du
 quartier Latin,  à la différence de Jean-Pierre Chevènement


Bien que le tout-Paris le connaisse comme écrivain pédophile et pédéraste, la Ville de Paris a continué à demander à Gabriel Matzneff un loyer ridicule de 348 euros par mois sous Delanoë et Hidalgo pour un studio au Quartier latin, au cœur de Paris. Agé de 83 ans, l’écrivain est pourtant sous le coup désormais d’une enquête préliminaire pour viols sur mineurs de moins de 15 ans et d'une menace de suppression de l'aide du ministère de la Culture par Franck Riester.

L’individu jouit ainsi depuis 26 ans d’un studio de 34m² niché dans le quartier Latin, dans le Ve arrondissement de Paris. Un logement social (HLM) géré par le bailleur social Elogie SiempGestionnaire d'un patrimoine de près de 27.000 logements, ce bailleur social est le 3e de la Ville de Paris, laquelle loue à l'écrivain des Editions Julliard à 10 euros le mètre carré, sans les charges.

Gabriel Matzneff a obtenu le studio en 1994. Si la procédure n’a rien d’illégale, les conditions d’attribution et de maintien dans les lieux posent question. Un journal assure, sans donner ses sources, qu'"il y a eu des interventions en haut lieu, sous la mandature Chirac […] C’est Jean Tiberi, alors maire du Ve arrondissement, bras droit de Chirac, pilier du RPR, qui s’en est lui-même occupé," accuse l'anonyme. 

Des petites faveurs, Gabriel Matzneff en est un habile quémandeur. 
Il avait ainsi fait intervenir des élus et un ministre pour obtenir une bourse du Conseil national du livre (CNL) à laquelle il n’avait plus droit, rappelle le JDD.
L'écrivain, qui fait l'objet d'une enquête pour viols sur mineurs, va se voir retirer cette aide publique, après avoir aussi renoncé à sa chronique dans l'hebdomadaire Le Point, propriété de la famille Pinault, du nom de l'homme d'affaires, et dont la rédaction est désormais dirigée par Sébastien Le Fol qui déclare la CGT sadique.
L'actuel conseiller de la direction de la rédaction est Franz-Olivier Giesbert. Poursuivi pour diffamation raciale et publique depuis un an (il sera condamné six jours plus tard), le 18 janvier 2014, il annonça qu'il quittait volontairement la présidence du Point,
Pour mémoire, dans le cadre des aides de l'Etat à la presse écrite, Le Point touche environ 4,5 millions d'euros par an de subventions, auxquelles s'ajoutent des aides financières allouées par le ministère de la Culture et de la Communication, dont Franck Riester va devoir nous parler, au titre de la transparence dans le "monde nouveau" de Macron.
L’auteur qui, dans son dernier ouvrage, raconte ses voyages et dîners aux meilleures tables parisiennes - homard et palombe aux truffes, au menu - bénéficie depuis une quinzaine d’années – il en bénéficie encore –, en sus du minimum vieillesse, d’une allocation du Centre national du livre (CNL) pour les auteurs... indigents, d'un montant de 7.000 à 8.000 euros par an. Une "allocation annuelle aux auteurs" - complaisance financière de l'Etat -, qui dépasserait un total de 110.000 euros, versés selon le seul bon vouloir du président de cet organisme public, rattaché au ministère de la Culture. "Le soutien aux auteurs est l’une des missions historiques du Centre national du livre, indique le CNL sur son site. Il a pour objet de contribuer à la qualité et la diversité... Matzneff est issu d'une famille de hobereaux russes émigrée!
Le journaliste Jean Gattegno accéda à la présidence du CNL à l'arrivée de Mitterrand au pouvoir (1981 - 1989) : réputé proche d'Arnaud Montebourg, il fut d'ailleurs rédacteur en chef de la cellule investigation du magazine Le Point. Il est actuellement directeur de la rédaction du Journal du dimanche (JDD) et de Paris Match, ainsi qu'éditorialiste à RMC et BFMTV. Depuis septembre 2018, le cumulard propose de surcroît un édito dans la matinale week-end d'Europe 1 présentée par Bernard Poirette, évincé de la matinale week-end de RTL en août 2018.
Journaliste qui a le record des révélations de scandales politico-financiers, notamment l’implication de Roland Dumas dans dans l’affaire Elf ou la
confession posthume enregistrée par Jean-Claude Méry – acteur-clé de l'affaire des HLM de la ville de Paris –Hervé Gattegno n'a pourtant jamais rien révélé sur Matzneff.
Renvoi d’ascenseur ?

Autre problème, il semble que, contrairement aux autres locataires, l’écrivain n’a jamais eu à justifier ses revenus, y compris l’année où il a remporté le prix Renaudot, ou celle où, en 2009, il a été lauréat du Prix Amic de l'Académie française (3.000 euros) et n’a jamais été soumis au supplément de loyer. Face à cette situation, une source de l’Hôtel de Ville affirme que la municipalité "aimerait bien le virer". Une option pourtant impossible puisque l’homme est âgé de plus de 65 ans et ne déclare, aujourd’hui, que de faibles ressources. 

Gabriel Matzneff préfaçait le catalogue d’Arnys, tailleur star des politiques.
Interrogé par la presse, Jean Tiberi a répondu sur le privilège de Matzneff: "c’est possible. Ça me dit quelque chose". En 2014, l’écrivain avait d’ailleurs signé une tribune dans... Le Point pour soutenir Dominique Tiberi, le fils de Jean Tiberi, qui se présentait aux municipales dans le Ve arrondissement de Paris.
En revanche, cette presse-là n'a pas investigué du côté des maires socialistes, Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo, qui ont maintenu leur protection à Matzneff.

dimanche 25 novembre 2018

Plus relou qu'Anne Hidalgo, tu meurs...

La maire de Paris a attiré les visiteurs dans le guet-apens des Champs-Elysées, un jour à haut-risque

Non contente d'avoir laissé des chantiers sur les Champs-Elysées à portée des casseurs, le jour de la mobilisation populaire des Gilets jaunes,

"Gilets jaunes" sur les Champs-Élysées : la gaffe d'Anne Hidalgola maire de Paris a aussi invité les Parisiens à aller découvrir les Champs-Elysées illuminés.

"Et si vous profitiez du week-end pour braver le froid et venir admirer les superbes illuminations de l'avenue des Champs-Elysées inaugurées jeudi soir ?". "Les illuminations s'allumeront de rouge tous les soirs du 22 novembre au 9 janvier, de 17h à 2h et les nuits complètes des 24 et 31 décembre", indique la vidéo accompagnant cette invitation. 

Ce tweet signé d'Anne Hidalgo a beaucoup fait réagir les internautes de bons sens, ce samedi 24 novembre.

En effet, l'invitation de la maire de Paris était particulièrement irresponsable puisque les Champs-Elysées étaient le théâtre d'affrontements entre casseurs et forces de l'ordre, en marge d'une nouvelle manifestation des "gilets jaunes" pacifiques.
Le message a donc été supprimé quelques minutes après la bourde, mais c'était sans compter avec les réactions des internautes  : "moment très mal choisi", gronde ainsi l'un d'eux.

Le conseiller communication d'Anne Hidalgo, Matthieu Lamarre a rapidement livré sa version de la gaffe, déclarant qu'il s'agissait d'une "erreur de la part du community manager [en français, 'administrateur de communauté'], qui avait programmé ce tweet à l'avance [parce qu'à la mairie socialiste, on ne programme pas après coup : trop forts, ses experts !]. Nous l'avons supprimé dès que nous l'avons constaté".
Mathieu Lamarre, 29ans, est cet ancien salarié du MoDem qui affirme avoir été rémunéré pour un emploi fictif de collaborateur parlementaire.
Il affirme avoir été en partie rémunéré, entre décembre 2010 et novembre 2011, par l'Association pour une Europe citoyenne, présidée par Jean-Luc Bennahmias, sans jamais avoir travaillé pour lui. Conséquence des aveux de ce jeune homme qui travaille désormais à la mairie de Paris auprès d'Anne Hidalgo, le Parquet a annoncé l'ouverture d'une enquête préliminaire pour "abus de confiance et recel de ce délit". Ce qui tombait mal pour François Bayrou, président du parti incriminé et qui préparait alors son grand projet de loi "pour la confiance dans notre vie démocratique"...