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mardi 22 octobre 2019

Agent double à Matignon ? Un conseiller d'Edouard Philippe travaille en même temps pour Malte

A Malte, paradis fiscal, 0% sur les revenus de source internationale

Quelle est donc l'étrange mission à Malte de ce conseiller très spécial d'Edouard Philippe ?

Le Faucon maltais
Extrait du 'Faucon maltais', film de John Ford
Souci vertueux de transparence mis en veille, Sandro Gozi aurait signé un mystérieux contrat de consultant avec le chef du gouvernement maltais, sans en avoir averti le premier ministre. Le grand escogriffe demande des explications. 

Ancien secrétaire d'Etat italien chargé des Affaires européennes auprès du président socialiste du Conseil des ministres, Matteo Renzi, Sandro Gozi est un quinqua aussi indispensable qu'occupé, puisqu'il peut courir deux lièvres à la fois. Celui qui était devenu l'un des conseillers d'Edouard Philippe au mois de juillet dernier, aurait aussi travaillé pour le Premier ministre maltais Joseph Muscar et continuerait sans que l'Edouard n'en sache rien,  si la presse ne l'avait pas informé. "M. Gozi a été invité hier (lundi) par le directeur du cabinet du Premier ministre à produire des explications sur les faits allégués par plusieurs organes de presse", a confirmé Matignon au lendemain des informations du Monde, mis sur le coup par le quotidien maltais centriste Times of Malta.

Sandro Gozi aurait continue a travailler comme consultant pour le chef du gouvernement maltais, Joseph Muscat, apres son arrivee a Matignon
Sandro Gozi, comme Nathalie Loiseau, LREM,
de l’extrême droite à Emmanuel Macron
Proche de l'Edouard était même candidat LREM aux Européennes – élu en 22e position, il ne siégera que si le Royaume-Uni respecte un jour le vote populaire et quittera l'Union européenne -, Sandro Gozi est chargé de mission auprès d'Édouard Philippe pour le suivi de la mise en place des nouvelles institutions européennes et des relations avec le Parlement européen.

Ce conseiller est-il un infiltré ?

Pendant ses années universitaires, Sandro Gozi est proche du Mouvement social italien
– Droite nationale (MSI), le parti postfasciste de Giorgio Almirante.
Sandro Gozi était un militant du 'Front de la jeunesse'. Sa carte d'adhérent est publiée par le site internet du magazine 'Il primato nazionale', qui reproduit également une photo de lui avec d'autres jeunes, ci-dessus, accompagné du secrétaire du mouvement social italien Giorgio Almirante. Mais il se justifie: "J'avais seize ans, mon meilleur ami était le secrétaire local du Front de la jeunesse. Je venais d'une famille de centre-gauche et la mienne était un acte de rébellion. Il m'a fallu très peu de choses pour comprendre que ce n'était pas mon chemin", assure l'intrigant à Adnkronos", agence de presse italienne. Il est bien connu que mon premier vote, ajoute Gozi, était en fait pour le parti républicain italien.
 Résultat de recherche d'images pour "Sandro Gozi ex MSI"
D'autre part, il me semble que Salvini appartenait également à Leoncavallo ou que d'autres dirigeants très jeunes ont fait des choix qui ont changé au cours de sa vie".
Pour son rôle dans le gouvernement français, le collaborateur de l'Edouard  a été pointé par le centre-droit et surtout par 'Frères d’Italie', courant national-conservateur, qui ont officiellement demandé la révocation de leur citoyenneté italienne.
Résultat de recherche d'images pour "Sandro Gozi ex MSI"
Pressé d'éclairer la représentation nationale, mardi après-midi, lors des questions au gouvernement, sur l'opacité de son premier cercle,  l'Edouard a fait une réponse de Normand, faisant valoir que "tous ceux qui ont l'honneur de servir la France en travaillant au sein d'un cabinet ministériel doivent être, lorsqu'ils font l'objet d'une attaque politique, défendus par le chef du gouvernement". Mais, a-t-il ajouté, "le chef du gouvernement [comme Alain Delon, il parle de lui-même à la 3e personne !] exige d'eux une parfaite probité et le respect de toutes les règles qui s'imposent à tous ceux qui ont l'honneur de servir la France". Voilà pour la théorie, en langue de bois. 
Une chance qu'il n'ait pas envoyé paître ses interpellateurs comme il l'a fait avec une liseuse de questions de La France Insoumise à l'Assemblée. Visiblement tendu - chiffonné par cette affaire maltaise ? - il a en effet envoyé Mathilde Panot  - qui l'interrogeait sur la pauvreté en France - se faire voir au Vénézuela... Machisme ou sexisme anti-jeunes ? 

Présomption d'innocence
Sandro Gozi "a confirmé, comme il l'avait fait, par écrit, au moment de son embauche, en juillet 2019, que son emploi de cabinet à Matignon était exclusif de toute autre activité professionnelle, a fortiori pour un autre gouvernement", a assuré Matignon, attaché à la Loi de Réaffirmation des valeurs fondamentales des services publics, obligations de dignité, d’impartialité, d’intégrité, de probité, de neutralité et le respect de la laïcité, bref, à la déontologie et à la transparence de la vie publique...

"Le directeur de cabinet du Premier ministre en a pris acte et l'a invité à produire dans les plus brefs délais les pièces attestant de la fin de sa collaboration avec le gouvernement maltais au moment de son embauche afin de clore la polémique", ajoute Matignon, en déclarant que Sandro Gozi a également été prié de "justifier rapidement de l'accomplissement de ses obligations déclaratives à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique [HATVP, puisque Jean-Louis Nadal, l'ancien magistrat qui la préside, attend que les dénonciations arrivent sur son bureau], obligations sur lesquelles le Premier ministre est particulièrement vigilant". La preuve...

Sandro Gozi, contacté par l'Agence France-Presse, n'avait pas encore répondu en début d'après-midi. L'eurodéputé LR François-Xavier Bellamy a pour sa part réclamé que "les éléments évoqués par le Premier ministre soient communiqués."

Depuis la tuerie par un islamiste infiltré qui a fait quatre victimes au coeur du Renseignement français à la Préfecture de police de Paris, la Maison Poulaga,  
la vigilance de la "poule" de Castaner est prise en défaut tous les mois. 

Epinglé pour son inconséquence, 
Matignon est-il une pétaudière ?


Homme de confiance de l'Edouard, Sandro Gozi a signé un contrat de consultant avec le chef du gouvernement de Malte, sans en avoir averti le grand chef.

Intrigant, dépeint en "conseiller sans frontières" par Sylvie Coignard, le socialiste italien aime vanter "son approche transnationale" de la politique, ce qui le conduit tout naturellement à travailler simultanément pour plusieurs gouvernements, si on sait lire entre les lignes... Sandro Gozi réussit ainsi à travailler au cabinet du premier ministre de Macron et pour Joseph Muscat, chef du gouvernement de Malte. 

Le porte-parole de J. Muscat affirme que S. Gozi travaille pour son compte depuis juin 2018. Décoré de l’ordre national du Mérite maltais en 2016, il le " conseille sur toutes les institutions et priorités européennes dans un rôle similaire à celui qu’il a eu, ou a, avec des gouvernements et organisations européennes", selon le porte-parole, qui vante sa "vaste expérience dans le domaine". Or, Gozi a par ailleurs rejoint le cabinet d’Edouard Philippe, le 29 juillet, en tant que chargé de mission temporaire.
L'attribution entre potes de ce poste rémunéré visait à assurer aux frais de la princesse française la transition jusqu’à ce que le Royaume-Uni quitte effectivement l’Union européenne. Mais Gozi a changé plusieurs fois de version à ce sujet. 
"Il n’y a pas de conflit d’intérêts," se défend-il. Difficile de savoir ce qu'en pense la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, censée surveiller les conflits d'intérêt de ce genre, et si elle était au courant : elle refuse de communiquer. A la HAPTV, la transparence, c'est aussi simple que ça... 

Résultat de recherche d'images pour "Sandro Gozi, et Edouard Philippe,""Ce ne sont pas les mêmes missions, pas les mêmes sujets, pas le même travail. Je comprends que le transnational ne passe pas, même dans la presse, mais c’est un travail absolument régulier", a d’abord maintenu celui qui se décrit à la startup macronienne comme un "autoentrepreneur, avec un numéro de TVA". "Avec le gouvernement maltais, c’est du consulting externe sur les questions d’institutions européennes, d’immigration. Je n’ai même pas d’adresse e-mail, a-t-il raconté. A Matignon, je suis à l’intérieur du cabinet." 

Un emploi fictif à Matignon ?
Les macroniens n'ont-ils pas pourtant une haute idée de la valeur travail, toujours un dossier sur la table, jusqu'au bord de la piscine du Fort de Brégançon ?  Sandro Gozi n'a averti personne de ce double-emploi, ni Edouard Philippe, ni l'Elysée, à moins que l'un des deux soit fictif. 
Gozi avance désormais que son travail pour Malte a pris fin en juillet dernier, après son élection au parlement européen. Et Gozi n'occupera son troisième emploi qu'après le Brexit. 
La question reste posée : de quoi vit-il ? Assure-t-il une mission réelle quelque part ?

dimanche 25 novembre 2018

Plus relou qu'Anne Hidalgo, tu meurs...

La maire de Paris a attiré les visiteurs dans le guet-apens des Champs-Elysées, un jour à haut-risque

Non contente d'avoir laissé des chantiers sur les Champs-Elysées à portée des casseurs, le jour de la mobilisation populaire des Gilets jaunes,

"Gilets jaunes" sur les Champs-Élysées : la gaffe d'Anne Hidalgola maire de Paris a aussi invité les Parisiens à aller découvrir les Champs-Elysées illuminés.

"Et si vous profitiez du week-end pour braver le froid et venir admirer les superbes illuminations de l'avenue des Champs-Elysées inaugurées jeudi soir ?". "Les illuminations s'allumeront de rouge tous les soirs du 22 novembre au 9 janvier, de 17h à 2h et les nuits complètes des 24 et 31 décembre", indique la vidéo accompagnant cette invitation. 

Ce tweet signé d'Anne Hidalgo a beaucoup fait réagir les internautes de bons sens, ce samedi 24 novembre.

En effet, l'invitation de la maire de Paris était particulièrement irresponsable puisque les Champs-Elysées étaient le théâtre d'affrontements entre casseurs et forces de l'ordre, en marge d'une nouvelle manifestation des "gilets jaunes" pacifiques.
Le message a donc été supprimé quelques minutes après la bourde, mais c'était sans compter avec les réactions des internautes  : "moment très mal choisi", gronde ainsi l'un d'eux.

Le conseiller communication d'Anne Hidalgo, Matthieu Lamarre a rapidement livré sa version de la gaffe, déclarant qu'il s'agissait d'une "erreur de la part du community manager [en français, 'administrateur de communauté'], qui avait programmé ce tweet à l'avance [parce qu'à la mairie socialiste, on ne programme pas après coup : trop forts, ses experts !]. Nous l'avons supprimé dès que nous l'avons constaté".
Mathieu Lamarre, 29ans, est cet ancien salarié du MoDem qui affirme avoir été rémunéré pour un emploi fictif de collaborateur parlementaire.
Il affirme avoir été en partie rémunéré, entre décembre 2010 et novembre 2011, par l'Association pour une Europe citoyenne, présidée par Jean-Luc Bennahmias, sans jamais avoir travaillé pour lui. Conséquence des aveux de ce jeune homme qui travaille désormais à la mairie de Paris auprès d'Anne Hidalgo, le Parquet a annoncé l'ouverture d'une enquête préliminaire pour "abus de confiance et recel de ce délit". Ce qui tombait mal pour François Bayrou, président du parti incriminé et qui préparait alors son grand projet de loi "pour la confiance dans notre vie démocratique"...

dimanche 21 octobre 2018

Info ou intox ? La compagne de Benalla, salariée de En Marche!...

Dans la famille Benalla, je demande aussi le frère, pourquoi pas ?

La compagne d'Alexandre Benalla serait, elle aussi, salariée de "La République en marche"...

L'info selon laquelle Aurore Bergé serait l'heureuse élue
est donc une 'fake news'...
Quel est son emploi? Et pour quel salaire mensuel ?
Dans  une enquête sur Alexandre Benalla publiée dans son numéro paru jeudi 18 octobre, Valeurs Actuelles consacre plusieurs pages à l'ancien collaborateur favori d'Emmanuel Macron, mis en examen, fin juillet, pour des soupçons de violences et d'ingérence dans l'action de la police après avoir été filmé en train de tabasser deux manifestants d'extrême gauche, place de la Contrescarpe à Paris, à la suite de la manifestation du 1er mai dernier.

"C'est une information qui n'a jamais été révélée. Objet de beaucoup d'attentions lors du déclenchement de l'affaire (...) sa compagne Meryem (...) a fait l'objet des rumeurs les plus folles. A tel point que certains se sont demandé si elle existait vraiment (...) Et, nous l'avons découvert, elle est salariée de La République en marche."

La jeune femme avait déjà fait parler d'elle 

Il y a quelques mois, elle devait épouser Alexandre Benalla, le 21 juillet dernier à Issy-les-Moulineaux, en banlieue parisienne. Mais l'union avait dû être annulée au dernier moment et alors que les bans avaient été publiés, pour une raison très simple : le futur jeune marié était alors en garde à vue...
Les bans avaient-ils été publiés et affichés ?

La compagne d'Alexandre Benalla, "emploi fictif" à En Marche! ?
Manquerait plus que ça !
En attendant, nous lui souhaitons que son promis laisse son pistolet Glock et son casque sur la table de nuit. 

mardi 17 juillet 2018

Fraude fiscale : Thierry Solère (LREM) a été placé en garde à vue

Thierry Solère, en garde à vue mardi 17 juillet en pleine effervescence de la victoire des Bleus

Soupçonné de fraude fiscale, le député La République en marche (LREM) des Hauts-de-Seine  est dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre

L'immunité parlementaire du député des Hauts-de-Seine avait été levée le 11 juillet dernier.
Le député rallié au parti présidentiel  fait en effet l'objet depuis 2016 d'investigations menées par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, après une plainte déposée par Bercy pour fraude fiscale. 
Les soupçons des enquêteurs portent également pour trafic d'influence, corruption, abus de biens sociaux, financement illicite de dépenses électorales et manquement aux obligations déclaratives auprès de la HATVP (Haute autorité pour la transparence de la vie publique).

Quels sont les défauts de moralité en cause ?

Les faits dont est soupçonné Solère remontent à 2010-2013, quand il était lieutenant de Bruno Le Maire et conseiller régional LR d'Ile-de-France. L'élu travaillait en parallèle comme conseiller stratégique dans le privé, notamment chez Chimirec, une entreprise spécialisée dans la collecte et le traitement des déchets industriels. Un poste qui lui rapportait "12.000 euros par mois", avait souligné le site trotskiste Mediapart en septembre 2016.

A l'été 2017, Le Canard enchaîné, journal anarchiste, avait indiqué que Thierry Solère avait "omis de régler une partie de ses impôts sur le revenu de 2010 à 2013, ainsi que la taxe foncière de la dernière année". Un "oubli" qui lui avait valu "une saisie-arrêt sur salaire", selon l'hebdomadaire.

Image associée
Selon le quotidien socialiste Le Monde, qui a récemment fait état d'un "document synthétisant la position du Parquet" dans cette affaire, Thierry Solère est aussi soupçonné, entre autres, d'"enrichissement occulte" et "de s'être servi de son influence en tant qu'élu local et national pour aider ses sociétés clientes à obtenir des contrats publics ou un agrément des pouvoirs publics", notamment "LNA, un prestataire informatique, Aliapur, une société de recyclage de pneus, ou encore Chimirec". 

Ce dernier dossier a eu en juin un effet collatéral de taille: soupçonné d'avoir transmis à Solère des éléments sur cette enquête, l'ex-garde des Sceaux socialiste Jean-Jacques Urvoas a été mis en examen par la Cour de justice de la République pour "violation du secret professionnel". Des soupçons que ce dernier a contestés "avec détermination". 

Le Monde précise par ailleurs que l'élu LREM doit également être entendu sur l'embauche en tant qu'assistante parlementaire de l'épouse de l'un de ses anciens employeurs. Un emploi soupçonné fictif. 

Il devrait être également interrogé sur des prêts octroyés par un de ses proches, promoteur immobilier, pour plus d'un million d'euros, qui n'auraient pas été déclarés. Des faits contestés par Thierry Solère. 

Ce parangon de moralité républicaine s'en tirera aussi bien que Richard Ferrand, un autre as LREM des montages financiers ?

mardi 1 août 2017

Candidat au Conseil constitutionnel, Michel Mercier employait sa fille au Sénat quand elle était en Angleterre

L'ex-garde des Sceaux est candidat au Conseil constitutionnel, malgré des emplois familiaux...

Le sénateur Modem du Rhône Michel Mercier a employé deux de ses filles comme assistantes parlementaires

Il a d'abord recruté sa fille Véronique entre 2003 et 2012, soit sur neuf années, "comme assistante parlementaire au Sénat et dans les différents ministères qu'il a occupés".

Dans son édition du mercredi 2 août et en plein débat sur la moralisation de la vie publique, Le Canard enchaîné fait même mieux que de révéler que ce proche de François Bayrou a embauché deux de ses filles dans des emplois présumés fictifs.

L'ancien garde des Sceaux a ensuite fait signer un contrat à sa fille Delphine

Document à l'appui, l'hebdomadaire pointe quelques "détails cocasses" sur la période de son embauche par le Sénat, de septembre 2012 à avril 2014. Delphine Mercier, rémunérée pour cette mission 2000 euros brut par mois, habitait à l'époque à Londres. Le lieu de travail indiqué était pourtant bien Paris, précise le journal anarchiste.
Comme l'atteste son CV en ligne, la fille du sénateur était alors responsable des collections d'ethnographie à l'University College London, Delphine Mercier étant une "spécialiste reconnue des reliques textiles de Thomas Becket conservées en France et en Belgique".

Interrogé par Le Canard enchaîné sur le don d'ubiquité de la petite Delphine, Michel Mercier s'est défendu en assurant que sa fille lui apportait une expertise sur les questions culturelles. "J'ai fait venir ma fille pour me seconder dans mes fonctions à la commission de la Culture que je venais d'intégrer", argue-t-il.
Delphine Mercier explique avoir travaillé à temps partiel à Londres. "J'ai effectué une veille sur les sujets qui me sont familiers (culture, patrimoine, coopération)", a-t-elle écrit au Canard enchaîné, ajoutant avoir également contribué à l'élaboration de fiches de son père. 

Or, vérification faite auprès des services du Sénat par l'hebdomadaire, le sénateur n'a été membre de cette commission qu'entre 2008 et 2009, soit trois ans avant l'embauche de sa famille.
Embarrassé, l'élu du MoDem a concédé son erreur mais a produit une nouvelle explication: "J'ai bien embauché ma fille pour travailler sur des dossiers culturels. Je m'occupais alors de questions culturelles localement (...) Je voulais mieux connaître les questions culturelles par rapport aux nouvelles technologies" assure-t-il.  Entre 2012 et 2014, Michel Mercier siégeait en réalité à la commission des Lois. 

Ce sage septuagénaire Michel Mercier est pourtant sur le point de rejoindre le Conseil constitutionnel

La candidature du sénateur Modem du Rhône, bientôt examinée.
Proposée par le président du Sénat, Gérard Larcher, pour succéder à Nicole Belloubet au Conseil constitutionnel, la candidature du sénateur MoDem doit être examinée ce mercredi par la Commission des Lois, présidée à l'Assemblée par Yaël Braun-Pivet (La République en Marche), avocate de 46 ans impliquée dans le monde associatif et engagée dans une grande association d'aide alimentaire.

La confirmation de cette nomination n'est qu'une formalité.
La république compte un nouveau "sage", le sénateur imaginatif du Rhône et ancien garde des Sceaux. Ancien président du Conseil général du Rhône (1990-2013) et maître-assistant enseignant les finances et le droit des collectivités locales à la faculté de droit de l'université Lyon III Jean Moulin, Mercier rejoindra le Conseil constitutionnel, quelles que soient les révélations de la presse.

Cet élu du MoDem devient l'un des neufs magistrats chargés de veiller au respect de la loi fondamentale. 
Michel Mercier remplace Nicole Belloubet rue de Montpensier, cette dernière ayant été nommée ministre de la Justice en juin dernier.

Quant à François Bayrou, rappelons qu'il a été contraint à la démission. 
Nommé ministre d'État, garde des Sceaux, ministre de la Justice du premier gouvernement Édouard Philippe, il a été cité implicitement dans l'affaire des assistants parlementaires du MoDem au Parlement européen, mais le centriste moralisateur n'a pas été renouvelé au second gouvernement Édouard Philippe, un mois plus tard.

mardi 20 juin 2017

Sylvie Goulard, ministre des Armées, annonce sa démission

Sylvie Goulard, limogée du gouvernement Philippe

La ministre déserte les Armées et Macron ?

Maintenant, Goulard se sent ...libre !
"Le Président de la République a entrepris de restaurer la confiance dans l'action publique, de réformer la France et de relancer l'Europe," reconnaît Goulard (MoDem), une des ministres qui contreviennent à cet idéal,' tels Ferrand, de Sarnez et Bayrou. 

"Cette entreprise de redressement doit l'emporter sur toute considération personnelle," s'accuse-t-elle encore. "C'est pourquoi j'ai demandé au Président de la République, en accord avec le Premier ministre, de ne plus faire partie du Gouvernement", écrit-elle.


Ex-députée européenne MoDem, son nom est cité dans l'enquête préliminaire sur les assistants parlementaires européens du MoDem.

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En se faisant débarquer, la ministre entend donc "démontrer librement sa bonne foi et tout le travail que j'y ai accompli" comme euro-député MoDem - d'abord dans la circonscription Ouest de la France lors des élections européennes de 2009, puis en 2014 dans la circonscription Sud-Est... -  suspectée dans l’enquête sur une dizaine d'assistants parlementaires du MoDem.


Le parti de Bayrou est en effet soupçonné d'avoir utilisé pour ses propres activités en France plusieurs assistants de députés européens, payés par Bruxelles.
Liens PaSiDupes



Thomas Thévenoud conserve son record de fugitivité gouvernementale
9 jours, et puis s'en est allé le secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur, du Développement du tourisme et des Français de l'étranger du président Hollande et de Ayrault (26 août–4 septembre 2014).

Matthias Fekl est resté 1 mois et 19 jours au ministère de l'Intérieur (mars 2017-mai 2017).

Goulard aura servi 1 mois et 3 jours aux Armées (17 mai 2017–20 juin 2017).

mardi 13 juin 2017

Macron aura l'Assemblée la plus mal élue de son Histoire

Plus une majorité est massive, moins elle est saine, quand elle est historiquement mal élue. 

La vague La République en marche de ce dimanche 11 juin plonge certains dans l'extase, mais quand la presse évoque un raz-de-marée, elle suggère un tsunami, avec son cortège de victimes et de dégâts.

Un casque pour tous les Français
Les électeurs sont donc mis en garde. Ils seront plus conscients des conséquences de leur vote s'ils sont en possession des éléments qui précisent le risque encouru en se laissant gagner par l'euphorie de la presse mercantile et versatile qui place aujourd'hui ses espoirs dans le banquier-président, après avoir pointé les riches à la suite du candidat Hollande qui appela à l'Elysée un salarié de la banque Rothschild, dès son arrivée en 2012. L'instinct grégaire a conduit les électeurs du premier tour à suivre le mouvement impulsé par les hommes d'affaires propriétaires de plusieurs organes de presse concentrés entre leurs mains. Cet effet de masse est qualifié de "vague Macron", de raz-de-marée, de tsunami. 

Plus de la moitié du corps électoral a toutefois refusé de se déplacer aux urnes en moutons de Panurge ce qui suggère leur lucidité et une forme de respect pour leur résistance à la manipulation de l'opinion. Mais le choix du refus est-il le meilleur ?

L'abstention est un refus de participation, mais
elle conduit à la formation  d'une minorité qui s'impose à la majorité. Une majorité de façade est un leurre dont profitent les puissants et engendre le malheur des faibles et des rebelles négatifs. Voter, c'est faire vivre la démocratie comme barrage aux technocrates et aux plutocrates. Or, les voici qui s'installent aux commandes, quand ils ne l'étaient déjà.

Le second tour est l'occasion unique pendant cinq ans de mettre un terme au mélange des genres qui s'insinue. La société civile est présentée comme un antidote au désenchantement produit par l'arrivée de Hollande aux responsabilités. Ses acolytes et lui ont en effet saccagé le paysage politique, à l'instar de l'Education nationale mise à mal par Najat Vallaud-Belkcem, et les entrepreneurs qui prennent le pays pour une start-up font figures d'innovateurs, comme si le numérique et la comm' étaient les réponses au mal-être hexagonal. Un pari sur l'avenir, voilà ce qu'ils proposent. 
Car, tels qu'ils nous sont vendus, les redresseurs du pays ont pour première qualité d'être plus jeunes. Or, la jeunesse est un critère éphémère et discutable. La fraîcheur contre la connaissance et l'inexpérience contre la compétence nous promettent, aléatoire et indéterminé, un temps d'apprentissage des recrues de Macron qui risque de peser sur la reprise économique en France, pays à la traîne en Europe. Avons-nous besoin de ce handicap supplémentaire ?

La vague pro-Macron masque une fragile légitimité électorale du président

Jamais si peu de Français n'ont voté pour des candidats d'une majorité présidentielle au premier tour des élections législatives. Ce sera certainement le cas à l’Assemblée nationale dimanche prochain, à l’issue du second tour de ces élections législatives qui devraient donner une confortable majorité au président de la République. Mais la réalité est moins souriante qu'il y paraît si on se donne la peine de regarder de près ce qui s’est passé dans les têtes, ce dimanche 11 juin. 

32% de suffrages exprimés : un score historiquement faible 
Quelque 32,32% des électeurs qui se sont déplacés ont voté pour un candidat de La République en marche (LREM) ou du MoDem. Les macroniens devancent ainsi leurs adversaires mais ce score est illusoire pour une majorité présidentielle, mais surtout annonciateur de lendemains qui déchantent. 
Aux législatives de 2012, après l’élection de François Hollande, le PS et ses alliés avaient ainsi raflé près de 40% des voix au premier tour. Et jamais sous la Ve République un chef de l’Etat n’avait obtenu un résultat aussi faible aux législatives qui ont accompagné son élection. 

7 millions de voix : un score historiquement faible 
En valeur absolue aussi, le résultat de dimanche devrait inciter le camp Macron à la modestie. Depuis 2002, le parti du président de la République nouvellement élu et ses alliés avaient toujours franchi le seuil des 10 millions de voix au premier tour des législatives. C’est loin d’être le cas d’Emmanuel Macron : ses candidats et ceux du MoDem ne recueillent que 7,3 millions de suffrages... 

15% des inscrits ont fait confiance aux 'hommes' de Macron: un score… historiquement faible 
La leçon la plus alarmante de ce premier tour est évidemment l’abstention massive : 51,34% des électeurs ne sont pas allés voter, un record pour des législatives sous la Ve République. Rien à voir avec les chiffres des sondages ! 
Les Français ont accordé une légitimité incertaine à LREM, si on prend en compte l'ensemble du corps électoral. Seuls 15% des électeurs inscrits ont voté pour un candidat macronien au premier tour. Par comparaison en 2012, les partis soutenant François Hollande pouvaient tout de même se prévaloir d’un score de 22% des inscrits et, en 2007, les pro-Sarkozy étaient parvenus à rassembler 27% du corps électoral. Le raz-de-marée pro-Macron sera-t-il suivi de répliques désastreuses ? 

A Montreuil, la loi travail était tombé sur la tête de Macron : 

La poudre de perlimpinpin du "renouvellement" 


Ce gadget est une supercherie et le président Macron a d'ores et déjà pointé une oreille, voire les deux. Dès le départ, le gouvernement Macron a un problème avec la liberté de la presse et montre aussi des faiblesses avec l'éthique.

Ainsi la nouveau pouvoir a-t-il commencé par écarter la presse qui l'a fait. 
Bien que trentenaire pour quelques mois encore, Macron a sacrifié à cette vieille tendance du pouvoir à museler les journalistes. On pense ainsi à l'organisation du voyage au Mali du président de la République, quand, dans la semaine qui suivit l'élection de Macron, l'Elysée sélectionna les journalistes chargés de couvrir ce déplacement en France-Afrique. Pas question d’"imposer" des choix aux rédactions, rassura le pouvoir pyramidal, tandis que, dans le même temps deux ministres, Bayrou et Pénicaud (venue de la société civile, Dassault, Danone ou Orange!) envoyaient des signaux préoccupants sur la conception de l’indépendance des media et leur nouvelles limites. Le "renouvellement" est-il vraiment en marche...

Le compère François Bayrou a emboîté le pas à Macron, se comportant comme au bon vieux temps de l'ORTF. En effet, le garde des Sceaux n'a pas hésité à exercer des pressions sur Radio France pour faire taire d'un coup de fil les journalistes qui faisaient filtrer des informations sur les agissements du parti dont il est le patron, le MoDem, au Parlement européen, exploité comme pompe à fric par une dizaine de ses élus, dont les actuelles ministres du gouvernement Philippe, les dames Sylvie Goulard (52 ans), Nathalie Griesbeck (61 ans) et Marielle de Sarnez (66 ans), trois glorieux exemples de parité et de renouvellement des moeurs politiques par les femmes. La féministe Pénicaud est d'ailleurs cofondatrice de l’événement EVE pour le développement du leadership des femmes (2010-2014)...
Après le coup de téléphone du Garde des Sceaux à France Inter et la plainte déposée par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, à la suite d'un article de du journal Libération, une vingtaine de sociétés de journalistes et de rédactions dénoncent des pressions.


L'affaire Richard Ferrand est-elle emblématique d'un pouvoir corrompu à coeur ?
La jeune équipe est imprégné des pratiques anciennes. 
Ferrand, premier compagnon
de route de Macron
Le nouveau ministre de la Cohésion des territoires et met en péril la cohésion de l'exécutif. Des révélations autour de Richard Ferrand, député socialiste du Finistère depuis 2012, jettent en effet l'opprobre sur le gouvernement Philippe, lequel "assume", comme on dit aujourd'hui à propos de tout, sans pour autant apporter l'ombre du commencement d'un début de preuve d'innocence à une quelconque mise en cause.
En qualité de directeur-général de Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand a aménagé l'achat (Macron le chargera de l'aménagement des Territoires: utilisation des compétences!...) et signé en son nom propre - abusant de la confiance de ses collègues mutualistes - le compromis de vente de locaux par sa compagne Sandrine Doucen, pour qu’elle les loue aux Mutuelles et touche un loyer sur un bien acquis avec des fonds mutualistes, avant la constitution de sa SCI.
Après cette affaire immobilière, Le Canard enchaîné, hebdomadaire anarchiste, rapporta que le chouchou du président est en outre soupçonné d’emploi fictif concernant Emile Ferrand, son fils, que le député breton aurait rémunéré comme assistant parlementaire en 2014, aux frais du contribuable. Bien que pris dans le flou de ces affaires d'enrichissement personnel ou d'emplois fictifs, les Modernes se disent pourtant attachés au renouvellement de la transparence de la vie politique, mais peuvent-ils faire mieux que les Anciens avec des responsables corrompus (et des candidats à la députation dont on ne sait rien de la moralité), comme peut l'être par ailleurs la dizaine d'eurodéputés du MoDem - alliés de En marche!, mouvement présidentiel - vivant sur la bête de Strasbourg ?

Or, à son arrivée à l’Assemblée nationale, Richard Ferrand n'avait pas abandonné la poule aux oeufs d'or mutualiste. Il a certes démissionné de sa fonction de directeur général de Mutuelles de Bretagne, mais a conservé un poste de "chargé de mission", rémunéré 1.250 euros par mois. Mieux, la première loi que R. Ferrand a proposée avec sept autres députés socialistes (Christian Paul, gauche du PS, battu au premier tour de la législative 2017, Fanélie Carrey-Conte (UNEF et LMDE -mutuelle étudiante-, proche de Benoît Hamon et opposante farouche à Manuel Valls), Laurence Dumont (soutien Benoît Hamon, s'est désistée en faveur d'Elisabeth Guigou, battue à la législative 2017), Hervé Féron (battu au premier tour de la législative 2017, Chantal Guittet (universitaire du ...Finistère), Denys Robiliard (avocat et militant d'Amnesty International ) et ...Bruno Le Roux, chef de file des députés PS à l'Assemblée, puis ministre de ...l'Intérieur de Cazeneuve, contraint à la démission du gouvernement à la suite de révélations sur la signature de 24 contrats d'emplois fictifs de collaboratrices parlementaires à ses filles, dès l'âge de ...15 ans) – concerne… les mutuelles, en leur permettant de mettre en place des réseaux de soins "fermés", plus avantageux pour leurs adhérents – et incitant les clients potentiels à rejoindre les mutuelles et leurs réseaux, développant ainsi le système mutualiste et les ressources de la mutualité.

Le député bien-aimé de Macron assure avoir "toujours tenu à conserver une activité professionnelle quels qu’aient été [ses] mandats" et se défend de tout mélange des genres. Matignon défend "l'honnêteté" de Richard Ferrand: il n'y a pas d'" affaire Ferrand", soutient le premier ministre.
La HATVP décrit pourtant un conflit d’intérêts comme "toute situation d’interférence entre un intérêt public et des intérêts publics ou privés qui est de nature à influencer ou à paraître influencer l’exercice indépendant, impartial et objectif d’une fonction". Ferrand n'est toujours pas mis en examen et peut donc défier la presse et l'opinion.

VOIR et ENTENDRE Richard Ferrand administrer une leçon d'éthique aux journalistes: