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dimanche 2 juin 2019

Redressement fiscal de deux membres du gouvernement sur trois en 2018

Mais ils ont des excuses, selon un universitaire partisan

Les deux tiers du gouvernement de Macron ont fraudé le fisc

Il est temps de déclarer vos impôts.
Ils ont été rattrapés par le fisc et ont subi un redressement fiscal l’an passé. 
Mais le président de l’Institut Sapiens (libéral) et porte-parole du think tank économique Fondation Concorde (centre droit), qui plus est professeur d’université - à Bordeaux, zone macronienne de non-droit -, l'omniprésent Olivier Babeau, 43 ans, considère que s''ils sont responsables, ils ne sont surtout pas coupables ! En effet, loin de s'indigner, il accuse l’impôt qui, en France, est décidément trop illisible, surtout pour cette "société civile" qui devait être exemplaire. Et c’est le contribuable qui en pâtit, observe cet auteur de L'Eloge de l’hypocrisie (2018).  

Le rapport 2018 de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique dévoilé par le Canard Enchaîné révèle que 21 ministres sur 35 ont dû "rectifier" leur déclaration d’impôt. [Car un ministre fraudeur bénéficie d'une "rectification fiscale" quand le citoyen écope d'un redressement...]

Les membres de l’exécutif ont un devoir d’exemplarité, mais ce ne sont que des hommes et des femmes ! On avait tendance à l'oublier, en les voyant parader en tête de leur cortège de hauts-fonctionnaires gris. Chargés de mettre en œuvre la volonté générale, la contrepartie du pouvoir qui leur est confié doit être une rigueur extrême dans le respect des règles qu’ils imposent aux autres, assure notre universitaire, le temps de son édifiant préambule. Evidemment, l’hypocrisie de ministres qui répètent à l’envi combien la fraude fiscale est une chose détestable, tout en rendant eux-mêmes des déclarations imparfaites, est révoltante, insiste-t-il, sur le ton du sachant. Mais il y a plus qu’une nouvelle illustration de la duplicité des puissants qui nous dirigent dans ces redressements massifs de 60 % du gouvernement. 
L’HATVP précise que tous les ministres concernés, sauf un, étaient de bonne foi, souligne bientôt notre vertueux. C'est l'amorce de son virage à 180 °... Car cet interlocuteur proche de la majorité présidentielle met en cause la fiscalité elle-même, plus que les contribuables, qui mériterait d’être redressée. Il pourrait même nous démontrer que Jérôme Cahuzac, ex-ministre du Budget, mais pourtant fraudeur fiscal condamné, serait finalement innocent : une erreur judiciaire. 
Laurent Fabius, autre socialiste impliqué dans l'affaire du sang contaminé (par le virus du VIH) était lui aussi de ces "responsables, mais pas coupables", blanchis d'un coup de baguette magique par Georgina Dufoix, ministre des Affaires sociales et de la Solidarité nationale de Mitterrand, de 1984 à 1985, avec cette simple formule ("responsables, mais pas coupables"), alors que, sous leur autorité, le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) avait sciemment distribué des produits sanguins contaminés. Laurent Fabius et Georgina Dufoix ont été relaxés le 9 mars 1999 par la Cour de Justice de la République, l’accusation d’homicide involontaire n'étant pas retenue à leur encontre.
En février 2016, François Hollande a nommé Fabius président du Conseil constitutionnel le 8 mars suivant. La marche en avant de nos 21 ministres fraudeurs du jour ne sera pas entravée.
Il est très difficile, même en étant de bonne foi, de respecter des règles que nul cerveau ne peut parfaitement connaître, assène O. Babeau

Avant la loi de Gérald Darmanin, d'autres tentatives ont voulu simplifier les démarches administratives françaises.
Notre impôt est devenu, à force d’empilement et de raffinements, un effrayant écheveau de règles incompréhensibles, explique-t-il. Le prélèvement à la source en a été le terrible exemple: mis en place avec le but initial de simplifier, il s’est traduit en pratique par un enchevêtrement à côté duquel les centrales nucléaires sont d’aimables mécanos pour enfant. Il est très difficile, même en étant de bonne foi, de respecter des règles que nul cerveau ne peut parfaitement connaître, juge Babeau, quand il s'agit d'hommes de pouvoir.

La complexité n’est pas seulement le produit du travail de fonctionnaires payés pour la créer, et dont l’efficacité est évaluée à l’aune de leurs idées d’impôts nouveaux. Elle a trois autres fonctions essentielles.
Son premier grand avantage est qu’en créant l’opacité, elle tient à distance. [Tout ce qui est abscons génère des experts qui exercent leur supériorité spécifique sur l'autre, qu'il soit béotien ou chirurgien]. Elle éloigne les importuns, débarrasse la bureaucratie des curiosités malsaines de citoyens prétentieux qui se mettraient en tête de la contester [les cabinets spécialisés font commerce de leur expertise en opacité], voire, les nouvelles technologies aidant, de la concurrencer. "Passez votre chemin, braves gens, semblent dire ces textes empilés, l’Etat veille sur vous du haut d’une expertise aux raffinements prodigieux dont vous ne pouvez même pas comprendre la divine efficacité." [Le monde étant bien fait, en l'occurrence, les 21 piégés sont des macroniens, les puissants méprisants du moment]. 
"Compliquer, c’est régner", écrit Jacques Bichot. La numérisation de l’administration n’y change rien. Les accès en ligne, moteurs de requêtes, forums de discussion, "questions fréquentes" ne parviennent pas à clarifier l’écheveau inouï des obligations, règles, régimes, exceptions qui s’appliquent aux administrés [Visent-ils cet objectif pédagogique ou plutôt l'érection d'une barrière de plus, marquant la distance et renforçant leur tranquillité]. Quiconque a déjà voulu créer une entreprise, faire une déclaration de revenus, verser un salaire à un employé ou pire encore travailler comme indépendant l’a expérimenté [le pékin n'a pas ce souci !]. Comprendre à qui l’on doit des cotisations et les calculer relève en soi de la gageure [il existe pour ça des experts, des comptables: ils sont aussi accessibles que les cabinets d'optimisation fiscale...]. Avoir fait dix ans d’études supérieures vous laissera absolument démuni face au Moloch administratif qui enchevêtre les caisses et a créé d’ahurissantes procédures de "cotisations préalables" assises sur les "revenus de l’année N-2" avec rattrapage à la clé et de cotisations partiellement déductibles [L'administration a sa part, mais le législateur aussi et le partage des responsabilités n'est pas à l'avantage de nos parlementaires].
Ces complications sont en réalité des tirs de barrage: elles signifient que nous devons nous en remettre entièrement au dieu Etat et à son clergé. Exactement comme, avant la Réforme, les fidèles chrétiens n’étaient pas censés comprendre les textes bibliques ni y avoir accès.
Dompter l'Administration, bien d'autres, avant Gérald Darmanin, l'ont tenté avec plus ou moins de succès tant sont fortes les réticences de la haute fonction publique. Dès les années 1990, plusieurs structures ont été chargées de faire fondre la paperasserie, comme la commission pour la simplification des formalités (1994), la commission pour les simplifications administratives, ou encore la Direction générale de la modernisation de l'Etat en 2005.
La mission de lutte contre l’inflation normative qui avait rendu son rapport le 26 mars 2013 a comptabilisé l’existence de
400.000 normes en France. L’enjeu de la simplification est donc de taille. Il s’agit d’alléger les procédures et les démarches administratives, mais aussi de limiter la production continue de normes. Or, en même temps que le gouvernement présente ses mesures de simplification, de nouvelles normes sont adoptées, créant de nouvelles obligations.
Tandis que la réforme de la fiscalité locale promise par Macron prend du retard, les 
5 milliards d'euros de baisse annoncée de l'impôt sur le revenu créera de nouvelles disparités entre les contribuables. 
Une entreprise française est sans doute le lieu le plus réglementé de l’histoire de l’humanité.
L’Etat a réservé à l’activité économique la fine fleur de son savoir-faire en matière de complication. Du droit du travail aux obligations sociales, en passant par les normes de sécurité et de représentation, les entreprises font face à des centaines, à des milliers d’obligations et de déclarations en tout genre. L’encadrement de l’activité économique représente la quintessence de l’esprit bureaucratique. Une entreprise française est sans doute le lieu le plus réglementé de l’histoire de l’humanité. Tout simplement.

Plusieurs économistes ont montré que la taille de l’Etat est inversement liée au degré d’influence directe des citoyens sur les résultats politiques. Autrement dit, plus l’Etat s’abstrait du contact avec les gens, plus il s’en éloigne, plus il grossit. Et, en grossissant, il peut aussi accroître cet éloignement, en plaçant entre lui et les citoyens l’impénétrable rideau de fumée de sa complexité. 

Cercle vicieux, donc. Abrité derrière les murailles des services, bureaux, commissions, agences, l’Etat peut grossir en paix, servir ses clientèles, organiser les spoliations légales et les redistributions préférentielles en toute impunité. Il faut que le système soit incompréhensible, car quiconque le comprendrait serait saisi d’effroi et d’indignation. La transparence provoquerait la révolution. Compris par les foules, le système  ne tiendrait pas trois jours.

L’administration a intérêt à rendre son système fiscal ambigu pour une deuxième raison: cela empêche l’évaluation. L’immense complexité de la machine parvient à jeter le doute sur son inefficacité. "Un moteur si complexe, des tuyauteries si finement réglées, des fils si magnifiquement tendus de toutes parts ne peuvent avoir été placés en vain", pense-t-on. Elle fait de la nocivité du système un sujet de débat et non un fait. Elle brouille les cartes: impossible d’identifier précisément que la plupart de ces complications ne servent à rien, comme ces amas de cordes qui semblent de terribles nœuds mais sur lesquels il suffit de tirer pour obtenir un fil. La complexité donne l’illusion de la précision de la machinerie fiscale, alors qu’elle n’est en réalité qu’éparpillement. Elle permet aussi de multiplier les prélèvements en plusieurs fois pour rendre le rançonnage moins douloureux: le revenu de notre travail est prélevé sous forme de cotisations patronales, de cotisations salariales, d’impôt sur le revenu et de TVA au moment de la consommation. Au bout du processus, c’est souvent 80 % de la valeur que vous avez créée qui vous a été confisquée, et cela sans (trop de) douleur. La complication est une bombe nucléaire d’asymétrie informationnelle que la puissance publique entretient avec passion à son propre profit.

Bercy est une forteresse si puissante qu’aucune remise en cause de notre jungle fiscale ne semble vraisemblable

Le troisième intérêt de la complexité fiscale est qu’il permet l’arbitraire. Il est par exemple à l’œuvre depuis longtemps dans les redressements liés à l’évaluation du patrimoine. Comment en effet évaluer la valeur d’un appartement que l’on ne vend pas? L’administration propose sans vergogne — cas réel qui m’a été rapporté — de redresser la valeur de votre rez-de-chaussée sur cour en la comparant à celle des appartements situés en étage élevé avec une vue magnifique… L’arbitraire tient aussi une place désormais reconnue à travers le fait qu’il est possible de sanctionner des montages fiscaux où dominerait l’intention d’optimisation [de même que les députés de la majorité présidentielle ont accordé aux préfets le pouvoir d'arrestation préventive, ce qui a produit l'effet immédiat, dès décembre 2018, de 50 heures de garde à vue, ponctuées de nombreuses humiliations, pour... une paire de lunettes de protection et un "mini fumigène"]. L’Etat s’autorise à sonder les cœurs en jugeant des buts d’une action et en la punissant quand bien même elle respecte les règles.

Nos gouvernants qui protègent [?] notre système fiscal tout en étant victimes [c'est du Babeau ! Nul n'est censé ignorer la loi, hormis au gouvernement ?] de ses roueries souffrent d’une sorte de syndrome de Stockholm, selon Olivier Babeau [les ministres sont des victimes, mais le contribuable de base est un mauvais payeur, un odieux réfractaire à la solidarité nationale ?]. 
"C’est bien là le drame", tente de nous convaincre Babeau [même si le drame est plutôt celui vécu par le citoyen qui ne peut payer sans se priver, alors qu'un secrétaire d'Etat au Commerce extérieur de Hollande, Thomas Thévenoud, joueur de Scrabble en séance de l'Assemblée, peut opposer une "phobie administrative" (2014) et se voir condamner pour une fraude fiscale de 2012 à du sursis en janvier 2016]. 
Bercy est une forteresse si puissante, la dépendance de notre Etat à l’égard de ceux [parlementaires et ministres potentiels] qui assurent les recettes de son fonctionnement [sic] est si absolue, qu’aucune remise en cause de notre jungle fiscale ne semble vraisemblable.

Le "monde nouveau" de Macron fait du sur-place
En réponse à 20Minutes qui s'interroge gravement : "Les 21 ministres rattrapés par le fisc sont-ils de mauvais contribuables ?Sibeth Ndiaye, porte-parole du Gouvernement, Philippe, et Amélie de Montchalin, secrétaire d’Etat chargée des Affaires européennes, répondent : ces ministres étaient "de bonne foi". 
Solidarité nationale, non, mais solidarité gouvernementale, oui.

Qui sont ces 21 ministres "exemplaires" de Macron ?
Nul ne saura ! Le secret est mieux gardé que celui des livraisons d'armes de la France au Yémen en guerre...
Seul le cas Laura Flessel nous est donné en pâture. 
Résultat de recherche d'images pour "denis colovic"L'affaire commence lors de la nomination de l'ancienne escrimeuse au gouvernement, en mai 2017. Comme chaque nouveau ministre, elle est soumise à un contrôle fiscal supervisé par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Les comptes du couple, ainsi que ceux de la société dont ils sont conjointement actionnaires, sont alors minutieusement épluchés. L'entreprise, créée en 2006 pour gérer les droits à l'image de la quintuple médaillée olympique, dite "la guêpe" attire l'attention de l'administration fiscale. 
Cette dernière s'interroge sur d'importantes sommes d'argent qui transitent depuis le compte de la société jusque sur celui des époux Laura Flessel-Denis Colovic. "Des revenus qui n'ont par ailleurs pas été déclarés au fisc et alimentent donc un soupçon d'abus de bien social", indique Le Monde.
La société, Flessel & Co, a fait l'objet d'une "dissolution anticipée", le 30 septembre 2017. 
Depuis l'info est verrouillée.

mercredi 22 novembre 2017

François Hollande savait que Thomas Thevenoud fraudait le fisc

Mediapart a révélé les faits; France Info précise aujourd'hui que Hollande était au courant

Le président Hollande a fait entrer un fraudeur fiscal notoire au gouvernement

Thomas Thévenoud devait de l'argent au fisc et le président Hollande ne l'ignorait pas, assure France Info, qui ajoute que le président socialiste pensait que son secrétaire d'État au Commerce extérieur allait régulariser sa situation. Fin août 2014, lorsqu'il arrêta son choix sur le député de Saône-et-Loire, François Hollande comptait-il que le ministre des Finances étouffe l'affaire ?
était au courant que le député de Saône-et-Loire devait de l'argent au fisc. 

Thomas Thévenoud aura tenu à peine deux semaines au gouvernement, un record de brièveté dans l'histoire de la Ve République.
L'urgence du remaniement expliquerait tout. Le président ni son entourage ne prennent pas le temps de vérifier que la situation du futur secrétaire d'État est régularisée. Quelques minutes seulement avant l'annonce du remaniement, le chef de l'État montre à son ministre des Finances la liste qu'il a dressée. 

Michel Sapin oppose une faible résistance à cette nomination que réprouve la morale politique

Résultat de recherche d'images pour "thevenoud Michel Sapin"
"C'est bien réglé son affaire ?", se serait alors inquiété François Hollande, dans un tardif sursaut  moral, tandis que Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire général de l'Élysée, commençait à annoncer le nouveau gouvernement sur le perron de l'Élysée, précise France Info, comme si son informateur était sur place. 

La fraude de Thomas Thévenoud avait déjà fait pencher la balance en faveur d'un autre candidat, Fleur Pellerin, quelques mois plus tôt, alors qu'il avait déjà été pressenti pour faire partie du premier gouvernement Valls. En août, le président de la République pensait que le député socialiste de Saône-et-Loire aurait eu à coeur d'assainir sa situation fiscale.
 
Or, quatre mois n'avaient pas suffi à Thévenoud pour se mettre en règle.   Thomas Thévenoud avait accumulé des "retards de déclaration et de paiement" au Trésor public entre 2009 et 2013, alors que Pierre Moscovici était ministre de l'Économie et des Finances (mai 2012-mars 2014). 
L'ex-secrétaire d'État a écopé de trois mois de prison avec sursis et d'une peine d'inéligibilité d'un an pour fraude, alors qu'il est retiré de la vie politique...
Du temps libéré pour soigner sa "phobie administrative" !

mardi 20 juin 2017

Sylvie Goulard, ministre des Armées, annonce sa démission

Sylvie Goulard, limogée du gouvernement Philippe

La ministre déserte les Armées et Macron ?

Maintenant, Goulard se sent ...libre !
"Le Président de la République a entrepris de restaurer la confiance dans l'action publique, de réformer la France et de relancer l'Europe," reconnaît Goulard (MoDem), une des ministres qui contreviennent à cet idéal,' tels Ferrand, de Sarnez et Bayrou. 

"Cette entreprise de redressement doit l'emporter sur toute considération personnelle," s'accuse-t-elle encore. "C'est pourquoi j'ai demandé au Président de la République, en accord avec le Premier ministre, de ne plus faire partie du Gouvernement", écrit-elle.


Ex-députée européenne MoDem, son nom est cité dans l'enquête préliminaire sur les assistants parlementaires européens du MoDem.

Résultat de recherche d'images pour "Goulard Macron"

En se faisant débarquer, la ministre entend donc "démontrer librement sa bonne foi et tout le travail que j'y ai accompli" comme euro-député MoDem - d'abord dans la circonscription Ouest de la France lors des élections européennes de 2009, puis en 2014 dans la circonscription Sud-Est... -  suspectée dans l’enquête sur une dizaine d'assistants parlementaires du MoDem.


Le parti de Bayrou est en effet soupçonné d'avoir utilisé pour ses propres activités en France plusieurs assistants de députés européens, payés par Bruxelles.
Liens PaSiDupes



Thomas Thévenoud conserve son record de fugitivité gouvernementale
9 jours, et puis s'en est allé le secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur, du Développement du tourisme et des Français de l'étranger du président Hollande et de Ayrault (26 août–4 septembre 2014).

Matthias Fekl est resté 1 mois et 19 jours au ministère de l'Intérieur (mars 2017-mai 2017).

Goulard aura servi 1 mois et 3 jours aux Armées (17 mai 2017–20 juin 2017).

lundi 8 août 2016

Arrêté en Turquie, le beau-frère des frères terroristes Kouachi était "fiché S" depuis deux ans

Depuis les attentats de janvier 2015, l'islamiste semblait être totalement sorti des radars. 

Or, 
Mourad Hamyd a été interpellé à la frontière turque, le 22 juillet
"Injustement accusé d'être le troisième homme du commando des frères Kouachi" jusqu'en août 2014, ce membre de la famille des tueurs de "Charlie Hebdo" tentait de rejoindre l'EI
Son nom est apparu pour la première fois publiquement le 7 janvier 2015, quelques heures seulement après la tuerie dans les locaux de Charlie Hebdo.
Mourad Hamyd (ci-contre), né en 1996 à Reims, est alors soupçonné d’être le troisième homme du commando meurtrier aux côtés des deux frères Kouachi, Saïd et Chérif. Le soir même, les unités d’élite du GIPN de Lille et de la BRI de Strasbourg font irruption au domicile familial du jeune homme, dans le quartier sensible de la Ronde-Couture, à Charleville-Mézières (socialiste depuis 1925 et jusqu'en avril 2014 quand elle a été remportée par la droite, UMP), Ardennes.

Mourad Hamyd, dont la grande sœur est mariée à Chérif Kouachi, se rendra finalement spontanément au commissariat de la ville, avant d’être relâché au bout de 48 heures sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui. 
La duplicité des djihadistes n'est pas un fantasme de réseau social. Mourad Hamyd, 20 ans, en est sans doute l'illustration la plus inquiétante. Interpellé au soir du 7 janvier 2015 pour sa possible participation à la tuerie de 'Charlie Hebdo', puis libéré - bien que "fiché S", sans aucune charge immédiatement, le beau-frère de Chérif Kouachi a été refoulé fin juillet par les autorités turques alors qu'il tentait probablement de gagner la Syrie en train, comme l'a révélé hier 'le Journal du dimanche'. Aujourd'hui retenu par les autorités bulgares et visé par un mandat d'arrêt européen émis par la France, celui qui s'indignait dans la presse réceptive d'avoir été "jeté en pâture" à sa sortie de garde à vue et se décrivait comme un "lycéen qui vit tranquillement avec ses parents" semble avoir réussi à duper les services du renseignement à la fois sur sa personnalité et ses activités.
Un "innocent" en lien avec la mouvance radicale locale 

En sortant de garde à vue, l’élève timide de Terminale S se dit "sidéré, complètement dépassé par les événements". Inconnu de la justice, il était en cours au moment de la tuerie parisienne et avait donc peu de chance d’être le suspect aperçu sur un scooter aux abords de Charlie. 

Il avait tenu un discours édifiant. 
"Cet attentat, c’est l’horreur; c’est un crime horrible et je pense aux victimes et à leurs familles", avait-il déclré à l’AFP, tout en assurant n’avoir que des rapports "assez lointains" avec son beau-frère Chérif Kouachi.
Le lycéen n’était pas pour autant un inconnu des services de renseignement. 
Il fait en effet l'objet d'une fiche S depuis août 2014, soit bien avant la tuerie de Charlie, pour ses liens avec la mouvance radicale locale.
Il semblait toutefois s'être totalement modéré, raconte-t-on, pour excuser la surprise des services du renseignement pourtant mobilisé par l'état d'urgence.
Vous avez dit "surprise" "radicalisation récente et soudaine"? 
La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) rédige même un rapport complet sur le lycéen de Charleville-Mézières, le 26 août 2014. Le projet de construction d'une nouvelle mosquée (900 m2 et 5 millions d'euros entièrement financés par des particuliers) et d’un centre culturel qui piétinait depuis plusieurs années est désormais achevé, mais des tags "islamophobes" sur les palissades du chantier, avaient mobilisé le collectif contre l’islamophobie en France CCIF), alerté par l’association de la mosquée et du centre culturel des Ardennes (AMCCA) .

Le constat est clair. 
"Mourad Hamyd est apparu au contact de djihadistes français présents en Syrie, laissant augurer un départ pour les rejoindre. Son environnement établit des liens très étroits avec la sphère salafiste djihadiste et son immersion complète dans ce milieu", écrivent alors les policiers spécialisés, qui notent au passage "qu'il fréquente régulièrement le domicile de Chérif Kouachi".

Le 22 juillet, ses proches étaient venus signaler sa disparition "soudaine" au commissariat de Charleville-Mézières

Une enquête est "aussitôt" (!) ouverte pour "disparition inquiétante" et confiée à la PJ de Reims. A peine une semaine plus tard, le 28 juillet, Mourad Hamyd est interpellé en Bulgarie - membre de l’Union européenne et de l'OTAN - à proximité de la frontière turque, comme l’a révélé le Journal du Dimanche. 
Les affaires retrouvées sur lui, notamment un uniforme et de grosses chaussures, laissent peu de doute sur les intentions du jeune dissimulateur formé à l'école de la FSU, soupçonné d’avoir voulu rejoindre la zone irako-syrienne pour combattre dans les rangs du groupe Etat islamique. 

Le JDD explique qu'il aurait voyagé seul en train, via la Hongrie, la Serbie et la Bulgarie, avant d’être refoulé par les autorités turques. "Dès" (!) le lendemain, la section antiterroriste du parquet de Paris ouvre une information judiciaire pour "association de malfaiteurs en vue de préparer des actes terroristes", pour que puisse être délivré un mandat d’arrêt européen à l’encontre de Mourad Hamyd, préalable obligatoire avant son probable rapatriement en France. 

Comment en est-il arrivé à vouloir rejoindre le califat ? 
Les enquêteurs cherchent désormais à comprendre comment "ce jeune homme" (sic, l'AFP et les copieurs-colleurs professionnels et serviles de dépêches d'agences) fiché S, injustement accusé lors de l’attentat contre Charlie Hebdo, en est arrivé à vouloir rejoindre le califat.

A-t-il bénéficié de complicités ? Etait-il au contact de filières identifiées par les services de renseignement ? La Sous-direction antiterroriste (Sdat) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), co-saisis de l'enquête, se déclarent débordées par les innombrables informations judiciaires en cours: elles doivent faire face à une vague continue de candidats au djihad et la déclaration médiatique de l'état d'urgence permet au premier ministre de Hollande de lancer que "tout a déjà été fait ensemble", mais ne règle rien. 
Le 19 juillet, à l’Assemblée nationale, Manuel Valls a balancé des chiffres: 2.147 Français ou étrangers résidant en France "sont connus pour leur implication dans les filières syro-irakiennes". Parmi eux, 898 ont manifesté des velléités de départ et plus de 1.000 ont séjourné dans la zone. 
Alors, qu'est-ce qu'on fait ?On ménage la communauté musulmane en préparant un super ... "pacte" de "fraternité" ! Après le pacte de compétitivité annoncé fin 2012, devenu, pacte de responsabilité fin 2013, puis pacte de responsabilité et de solidarité début 2014, après la déroute du PS aux élections municipales, on a eu aussi le Programme de stabilité (2014-2017) et même le Projet de loi "égalité et citoyenneté" (PACTE) et le retrait du Pacte B, en juillet dernier, Valls a appelé à "bâtir un pacte avec l'islam de France": le changement consistera à faire du neuf avec de l'ancien en réactivation de la Fondation des œuvres de l'islam relancée après dix ans d'échecs.
Par la voix de l'illustre 
endormi Laurent Fabius (alors ministre des Affaires étrangères et du Développement international et aujourd'hui recasé à la tête du Conseil constitutionnel), la France a même proposé à l'ONU une Charte d’action pour les minorités au Moyen Orient. Et une charte du même, la fameuse Charte de déontologie engageant les ministres et visant à créer un lien de confiance entre les citoyens et ceux qui gouvernent, tels Jérôme Cazeneuve, ministre du Budget et fraudeur du fisc, ou Thomas Thévenoud, secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur, autre fraudeur du fisc et contraint à démissionner 9 jours plus tard.
Aussi faut-il souhaiter un bel avenir au dernier machin communautariste brandi par Valls.

mercredi 6 juillet 2016

Loi travail: projet imposé aux députés, sans vote

La mention de censure a encore manqué de ...deux voix: suspect ?

Valls et Hollande bravent les oppositions...


Le projet de loi Travail a été adopté ce mercredi 6 juillet en nouvelle lecture à l’Assemblée nationale, faute de motion de censure dans le délai de 24 heures imparti. 

Au lendemain d’un deuxième recours gouvernemental à l’arme constitutionnelle du 49-3 pour forcer l’adoption du projet de loi relatif "au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels", une nouvelle tentative de motion de gauche a en effet échoué, encore à deux signatures près. La droite n’avait pas déposé de motion, à la différence du mois de mai, laissant la gauche des braillards face à ses responsabilités.
Nouvelle mascarade de motion de censure de gauche

Les députés de gauche opposés à la politique gouvernementale ne sont pas parvenus à réunir les 58 signatures nécessaires au dépôt d’une motion de censure. Les élus de droite et du centre avaient, eux, annoncé, mardi, qu’ils n’en déposeraient pas, au motif qu’il faut cesser la "mascarade" et laisser la gauche régler ses comptes.
En mai, la gauche avait déjà échoué, à deux voix près, à déposer une motion de censure du gouvernement.

Les réfractaires se sont comptés
"Nous nous sommes battus jusqu’au bout contre le cynisme, les pressions... et la loi travail. 56 députés de toute la gauche ont accompagné cette démarche" de refus, a annoncé le député de la Nièvre Christian Paul, un des chefs de file des socialistes "frondeurs".

Parmi les 56 signataires, figurent les anciens ministres PS Aurélie Filippetti, Benoît Hamon, Thomas Thévenoud et l’écologiste Cécile Duflot. Au total, 27 socialistes ou apparentés, 10 ex-écologistes, 13 Front de gauche et ultra-marins, un radical de gauche et cinq non-inscrits –dont le centriste Jean Lassalle– ont paraphé un texte de censure.

Le projet de loi travail adopté à l’Assemblée

Mardi, le premier ministre Manuel Valls avait engagé la responsabilité de son gouvernement en recourant, une nouvelle fois, à l’article 49.3 de la Constitution, qui permet de faire adopter un texte sans vote.

Le dépôt d’une motion de censure ayant échoué, le projet de loi est "considéré comme adopté en nouvelle lecture", a proclamé mercredi après-midi le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone.

Le texte doit maintenant être transmis au Sénat, qui l’examinera le 13 juillet en commission
et le 18 en séance publique. La majorité de droite déposera et fera voter une motion de procédure qui abrégera l’examen du texte et entraînera son rejet. L’Assemblée procédera le 20 juillet à la lecture définitive du texte.

La direction du PS avait brandi la menace

Le "président des chrysanthèmes" célébrait un 10e anniversaire. 
Celui de sa stigmatisation du recours à l'article 49.3 à propos du CPE (contrat première embauche pour les jeunes) voulu par le gouvernement Villepin, en 2006.

VOIR et ENTENDRE
Hollande dénonçant la "brutalité" de l'article 49.3ce "déni de démocratie":

Cambadélis avait pourtant averti que les signataires d’une motion de censure votée seraient exclus du parti et se verraient donc refuser leur investiture pour les élections législatives de 2017.
Liste des prochains recalés à l'investiture socialiste:
Qui sont les deux maillons faibles ? 
Les signataires ne sont pas toujours les mêmes que ceux qui avaient appuyé le précédent projet de motion de censure le 11 mai dernier. Ainsi, les députés socialistes Alexis Bachelay (Hauts-de-Seine), Isabelle Bruneau (Indre), Yann Galut (Cher) et Laurent Kalinowski (Moselle) ont voulu préserver leur investiture en ne lâchant sur leur "détermination" pour une censure. 
A l'inverse, les socialistes Sylviane Alaux (Pyrénées-Atlantiques), Philippe Baumel (Sâone-et-Loire), Nathalie Chabanne (Pyrénées-Atlantiques) et Hervé Féron (Meurthe-et-Moselle) ont cette fois décidé de braver le bureau politique en sanctionnant le gouvernement.

Que les traîtres tonitruants se dénoncent !

jeudi 12 mai 2016

Loi Travail : qui sont les 56 signataires de la motion de censure de gauche ?

Le compte n'y est pas, à deux voix près: habile?

Le projet de motion de censure de la gauche contre la loi Travail a échoué à deux voix près mercredi. 

C'était bien calculé ! 
"Nous ne seront pas en mesure de déposer une motion de censure" a annoncé mercredi 11 mai vers 16h30 Laurent Baumel, député de l'aile gauche du PS, affirmant, comme si c'était fait exprès, qu'il manquait deux signatures sur les 58 requises pour valider la motion de censure "des gauches et des écologistes" contre le projet de loi Travail, imposée la veille par Manuel Valls à coup de 49-3.
Le socialiste Yann Galut, avocat, n'est pas aussi convaincant qu'il pense.

Les 56 signataires estimaient dans leur motion de censure que "l'utilisation par un gouvernement issu de la gauche, de l'article 49-3 de la Constitution, sur un texte portant réforme du code du travail, est un acte politique d'une extrême gravité," estiment les 56 signataires, dans leur motion de censure. Ce projet de loi "comporte un risque grave d'atteintes aux droits des salariés et à notre modèle social" et "ouvre une brèche" quant à la "dérégulation du droit du travail", notaient également les élus qui accusent le gouvernement de "bafouer" les droits du Parlement et de faire "aussi violence à des millions de citoyens qui, en majorité, rejettent ce projet de loi".

Seulement 28 opposants et signataires effectifs

Le texte a recueilli la signature de 28 députés PS ou apparentés, parmi lesquels on retrouve sans surprise Aurélie Filippetti, Benoît Hamon, Christian Paul, Laurent Baumel.
Plus étonnant, l'ex-PS Thomas Thévenoud a également signé le projet de motion de censure. 

Au contraire, les députés proches de Martine Aubry, laquelle s'oppose régulièrement au gouvernement, ne l'ont pas signé. "Cela aurait été un premier pas vers la scission du parti", a fait valoir François Lamy. "Le Premier ministre divise et affaiblit suffisamment la gauche pour qu'on n'en rajoute pas en déposant une motion de censure qui ne pouvait pas être adoptée" a-t-il tenté de se justifier sur Twitter. 
Après ce renoncement, les Aubrystes continuent d'amuser la galerie en ferraillant à blanc:

Le président du groupe PS, Bruno Le Roux, a refusé mercredi de parler de sanctions à ce stade contre les contestataires PS.
Ils voulaient pourtant censurer - et faire tomber- le gouvernement Valls et ce n'était pas "anodin," a fini par concéder Bruno Le Roux
Jean-Marie Le Guen et Stéphane Le Foll ont de leur côté été beaucoup plus vengeurs. Le premier, secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, a appelé les frondeurs à clarifier leur situation, estimant sur i-télé que c'était "allé trop loin".
 
Après leur renoncement, les Aubrystes ont toutefois continué d'amuser la galerie en ferraillant à blanc:
Le porte-parole du gouvernement et ministre intermittent de l'Agriculture a dénoncé sur Europe 1 la "lourde responsabilité" des signataires PS. Pour lui, si ces députés "s'en vont, ce serait la logique. Parce que le fait d'être au PS garantit quand même pour beaucoup les possibilités d'être élu, a expliqué en forme de menace, le maître-chanteur. "On ne peut pas toujours contester le PS et le gouvernement et en même temps être dans cette situation où lorsqu'on se présente, on se présente avec une étiquette," a insisté Le Foll.

Les velléitaires ont néanmoins confirmé qu'ils ne voteraient pas ce jeudi 12 mai la motion de censure de droite, ce qui devrait finalement permettre au projet de loi El Khomri d'être adopté, sans vote, en première lecture et par la force. "On ne va pas mêler nos voix à des gens qui ne veulent pas de la loi El Khomri pour des raisons opposées aux nôtres," a assuré Laurent Baumel, alors qu'en novembre dernier Hollande appelait à "l'unité nationale" face à la menace terroriste.

VOIR et ENTENDRE Baumel affirmer sur BFMTV qu'il ne votera pas la motion de censure:

Parmi les autres signataires se trouvent 10 écologistes, dont Noël Mamère et Cécile Duflot, un radical de gauche, quatre députés non-inscrits et 13 élus du groupe GDR (qui réunit les 10 députés du Front de gauche et des ultra-marins), dont André Chassaigne. Le président des députés Front de Gauche a par ailleurs annoncé qu'il voterait la motion de censure de la droite, expliquant ce jeudi que la question n'était pas tant "de faire tomber le gouvernement", que d'obtenir le retrait du projet de loi Travail

Voici la liste des signataires, dans l'ordre alphabétique :

Abeille Laurence (Ecologiste, E)
Allain Brigitte (E)
Amirshahi Pouria (ex-PS, Non inscrit, NI)
Asensi François (GDR)
Attard Isabelle (E)
Auroi Danielle (E)
Bachelay Alexis (PS)
Baumel Laurent (PS)
Bello Huguette (GDR)
Blazy Jean-Pierre (PS)
Bocquet Alain (GDR)
Bonneton Michèle (E)
Bruneau Isabelle (PS)
Buffet Marie-George (GDR)
Candelier Jean-Jacques (GDR)
Carrey-Conte Fanélie (PS)
Carvalho Patrice (GDR)
Charroux Gaby (GDR)
Chassaigne André (GDR)
Chauvel Dominique (PS)
Cherki Pascal (PS)
Coronado Sergio (E)
Dolez Marc (GDR)
Duflot Cécile (E)
Filippetti Aurélie (PS)
Fraysse Jacqueline (GDR)
Gaillard Geneviève (PS)
Galut Yann (PS)
Gourjade Linda (PS)
Gueugneau Edith (PS)
Hamon Benoît (PS)
Hanotin Mathieu (PS)
Hutin Christian (MRC, apparenté PS)
Janquin Serge (PS)
Joron Romain (PS)
Juanico régis (PS)
Kalinowski Laurent (PS)
Lambert Jérôme (Radical de gauche)
Lassalle Jean (NI)
Laurent Jean-Luc (MRC, app. PS)
Léonard Christophe (PS)
Mamère Noël (E)
Marie-Jeanne Alfred (GDR)
Nilor Jean-Philippe (GDR)
Nogues Philippe (NI)
Paul Christian (PS)
Pouzol Michel (PS)
Prat Patrice (PS)
Romagnan Barbara (PS)
Roumégas Jean-Louis (E)
Sansu Nicolas (GDR)
Sas Eva (E)
Sebaoun Gérard (PS)
Tallard Suzanne (PS)
Thévenoud Thomas (ex-PS, NI)
Zanetti Paola (PS).

Mais sont donc les deux défaillants?
Hollande leur a-t-il promis un avantage?