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jeudi 5 mars 2020

Contre le 49-3, la députée LREM Albane Gaillot a voté la motion de censure

L'armée LREM de godillots du président commence à se débander

L'examen des votes de rejet des motions de censure du gouvernement confirme un malaise interne

Résultat de recherche d'images pour "affiche albane gaillot avec Macron"
La députée LREM Albane Gaillot n'a pas hésité à voter la motion de censure contre le 49-3 : un coup de semonce dans un scrutin acquis d'avance.   
Dans la nuit du mardi 3 au mercredi 4 mars, l’Assemblée nationale a certes rejeté les motions de censure de droite comme de gauche opposées à Édouard Philippe et son recours au 49-3 pour faire passer la réforme des retraites, mais le parti présidentiel enregistre son premier geste officiel d'opposition interne sur un vote emblématique. Le réforme est néanmoins adoptée de facto en première lecture, mais cette néo-députée a tenu tête à Gilles Le Gendre et résisté aux pressions de l'Elysée.

La motion des Républicains a recueilli 148 voix - pour 104 députés inscrits - et celle des trois groupes de gauche (PCF, PS et LFI) seulement 91 voix, loin de la majorité absolue de 289 suffrages nécessaires pour faire tomber un gouvernement. 
Mais parmi les votants du texte défendu entre autres par Jean-Luc Mélenchon, Valérie Rabault et André Chassaigne on retrouve, plus singulièrement... la députée encore apparentée LREM Albane Gaillot, une ex-centre-gauche et écologiste.

En juin dernier, deux des six députés LREM du Val-de-Marne, Albane Gaillot et Jean-François Mbaye, avaient déjà décidé de rejoindre le collectif Social Démocrate lancé par vingt-deux députés du mouvement présidentiel.
Déclaration politique du nouveau collectif qui se défend d'être des 'frondeurs':
«Les élections du Président Emmanuel Macron puis de sa majorité ont révélé le besoin du renouveau politique et d’une nouvelle façon de gouverner notre pays.Au fil des élections, deux tendances s’affirment au sein de l’électorat : l’une s’oriente vers les extrêmes, l’autre vers le centre droit ou le centre gauche.Ce nouveau clivage entre progressistes et conservateurs ou cette nouvelle polarisation n’abolit pas la distinction de la gauche et de la droite. D’un côté ou de l’autre de l’hémicycle, il y a des conservateurs de droite ou de gauche, des progressistes libéraux et des progressistes sociaux.Nous, députés de la majorité, avons été élus pour mettre en œuvre le projet de transformation du pays porté par le Président de la République auquel nous réaffirmons notre loyauté.Nous soutenons l’action du gouvernement dès lors qu’elle a pour but d’appliquer le programme présidentiel pour lequel nos concitoyens, et particulièrement nos électeurs du premier tour, nous ont soutenus. La fidélité à ce pacte fondateur est essentielle au sens de la démocratie et à la réussite du quinquennat.Le projet présidentiel est porté par une majorité large composée de différentes sensibilités. Celles-ci font la richesse de notre mouvement, l’assise et la pérennité de notre action.Nous, députés de la majorité, considérons que la diversité des opinions, des profils et des convictions du groupe majoritaire est une force pour la démocratie représentative. La contradiction n’est pas une opposition quand elle sert la qualité du travail de la majorité et fait vivre la diversité en son sein.Nous, députés de la majorité parlementaire, revendiquons la liberté et le devoir de faire vivre cette diversité. « Tout mandat impératif est nul » dispose l’alinéa 1er de l’article 27 de la Constitution.Sociaux-démocrates, nous devons promouvoir notre sensibilité sociale afin de contribuer à l’unité de la majorité et à consolider son action.Emmanuel Macron a raison : nous ne sommes pas « ni de droite, ni de gauche », nous sommes « et de droite et de gauche ».L’équilibre entre les sensibilités sociales et libérales de notre mouvement est gage de sa réussite. Notre victoire n’est pas celle du nivellement ou de l’effacement de nos identités, mais celle d’une équipe caractérisée par une diversité constructive et complémentaire. Ainsi au sein de notre majorité, nous défendons une conception de la justice sociale qui fait de la réduction des inégalités sociales et territoriales, une priorité.Par le travail du Collectif Social-Démocrate, nous voulons nourrir et infléchir l’élaboration du cadre législatif et réglementaire pour contribuer à la bonne mise en œuvre des politiques publiques et au meilleur contrôle de l’action de l’exécutif.Nous croyons à la primauté de la réduction des inégalités sociales et territoriales. Seules la défense des libertés publiques, la garantie de l’égalité des chances, la poursuite du progrès économique au service du progrès social permettront de bâtir une société durable et inclusive. La représentation nationale doit porter de manière plus visible et explicite la protection des plus fragiles et la poursuite des progrès sociaux et sociétaux. Nous réfutons la vision dépassée d’une opposition stérile entre l’économie, le social et l’environnement. Le progrès économique doit se faire au nom du progrès social pour bâtir une société durable. Le progrès social est – et doit être – le ciment du progrès économique. Notre philosophie politique est le progressisme social, économique, culturel et européen. La transition écologique et la numérisation de la société seront des réalités à condition d’être des leviers de réduction des inégalités sociales et territoriales.Nous ne croyons pas à la théorie du ruissellement. Nous pensons à l’inverse que la réduction de toutes les inégalités profite à tous. Pour nous, la protection des plus vulnérables est une condition indispensable à l’élévation de chacun dans la société. Les destins du premier et du dernier de cordée sont nécessairement liés.Si nous approuvons le pragmatisme de l’action gouvernementale qui consiste à libérer les énergies et protéger les individus, nous considérons que l’impératif de justice sociale et l’effectivité de la philosophie du « en même temps » exigent de consolider les dispositifs de protections avant de libérer les potentiels.Les pesanteurs sociales sont une réalité. Il faut s’y atteler avant de compter sur les libertés pour émanciper.Personne n’est à l’abri des accidents de la vie, de la maladie, du handicap ou de la précarité des réussites économiques. La noblesse de la politique consiste à garantir à chacun une deuxième chance pour être fidèle à l’avenir.Ainsi, nous proposons d’autres chemins pour atteindre la même destination. N’eut-il pas fallu réformer la formation professionnelle, ficeler le plan pauvreté et développer les Territoires Zéro Chômeur avant de diminuer le nombre de contrats aidés ?N’eut-il pas fallu redessiner la politique du logement et construire davantage pour que les prix diminuent avant de raboter les APL?N’eut-il pas fallu entendre une partie de la majorité demandant une progressivité de la CSG sur les petites retraites avant de l’acter finalement sous la pression du mouvement des Gilets Jaunes ?Aussi faisons nôtre ce précepte « macronien » selon lequel : « l’uniformité n’est plus nécessairement un facteur d’égalité ».L’effectivité de l’égalité des chances exige parfois la mise en œuvre différenciée de politiques publiques adaptées au réel et notamment à la diversité des territoires.Ce droit à la différenciation et à la spécialisation, nous le revendiquons y compris au sein de notre majorité.L’unité et la réussite de notre majorité sont les seuls horizons de notre implication.La force de nos institutions permet l’expression de nos diversités sans remettre en cause ni la continuité ni l’efficacité de l’action gouvernementale.Dans une démocratie moderne, la considération et la valorisation des différentes sensibilités est la condition du progrès comme de l’unité de la société.Il ne s’agit pas de surjouer des divergences mais simplement d’acter la richesse de nos différences.La complexité du monde l’impose, la réussite de notre majorité l’exige !»

Climat tendu et supplice chinois du compte-gouttes des départs

“Mon vote n’est pas un vote de censure ou de sanction du gouvernement, il est un vote contre le 49-3”, a précisé l’élue du Val-de-Marne dans un communiqué. 

Elle a ensuite définitivement quitté le groupe de la majorité
, selon plus journalistes parlementaires. 
Elle est ainsi le troisième député à claquer la porte du parti majoritaire, après les députés Hubert Julien-Laferrière (Rhône) et Delphine Bagarry (Alpes-de-Haute-Provence) qui ont fait leur annonce de départ la semaine dernière, à la suite de la décision du gouvernement de recourir au 49-3Ils s'ajoutent à la liste d'une bonne douzaine de députés qui ont quitté le groupe de leur plein gré, s'en sont éloignés, ou en ont été exclus.  

Le 49.3 , "un échec collectif", note la députée LREM Stella Dupont.
Cette comptable de 46 ans et ex-conseillère régionale socialiste des Pays de la Loire est rapporteure du budget Solidarité à l'Assemblée et trésorière du parti du président.

Après son vote de la motion de censure de gauche, Albane Gaillot quitte définitivement le groupe LREM et apparentés. De 
310 députés (dont 3, puis 10 apparentés, parmi lesquels Chapelier Annie, Chouat Francis, Fontenel-Personne Pascale, Kuric Aina, Morlighem Florence ou Petit Valérie) à l'origine, le mouvement du président tombe à 297 députés

Albane Gaillot ne prend personne par surprise : elle avait prévenu -avec plusieurs de ses collègues de la majorité- de son opposition à l’emploi de “l’arme atomique” législative par le premier ministre, à la demande du président.

“Nous ne voulons pas de 49-3 car nous voulons étudier le texte en profondeur, certains signataires pensent aussi que l’étude de ce texte requiert davantage de temps et qu’il est donc nécessaire d’en reporter l’examen”, plaidait la députée qui s’était mise en retrait du groupe LREM à l’Assemblée -tout en restant apparentée- en septembre 2019.

Une tribune publiée le 21 février à l’époque par les “marcheurs” Delphine Bagarry, Jean-Francois Cesarini, Stéphane Claireaux et Sonia Krimi, les deux apparentées Albane Gaillot et Annie Chapelier ou encore les ex-LREM Matthieu Orphelin (Libertés et Territoires) ou Paula Forteza (non inscrite).

La possible émergence d’un nouveau groupe à l’Assemblée nationale - issu de la scission des députés de l’aile gauche - se précise.

lundi 2 mars 2020

Contre l'usage du 49.3: des mobilisations syndicales mardi partout en France

Réforme des retraites : l'intersyndicale appelle à des mobilisations  

Cet appel est lancé par la CGT, FO, la CFE-CGC, la FSU et Solidaires, les organisations de lycéens Fidl, MNL, UNL et d'étudiants UNEF

Dès samedi, à Paris, la colère des citoyens s’est exprimée aux abords de l’Assemblée nationale. Julie Franchet/Hans Lucas/AFP








Les organisations syndicales attachées au système parlementaire et opposées recours à l'article 49.3 pour "faire passer en force son projet de régression sociale" - la  réforme des retraites -  appellent à des mobilisations, mardi 3 mars. Les syndicats mobilisés prévoient de "multiplier partout localement des rassemblements dès lundi 2 mars et à organiser des manifestations devant les préfectures et sous-préfectures le mardi 3 mars, y compris par le recours à la grève".

Le gouvernement accusé d'épreuve de force pour cause d'impuissance"

 Une manifestante brandit une pancarte contre le recours à l'article 49.3
 pour adopter la réforme des retraites, le 1er mars 2020, à Paris


Le 49.3 "démontre l
'impuissance du gouvernement à répondre aux interrogations sérieuses et légitimes des parlementaires à propos de ce projet incomplet, très approximatif, aux multiples inconnues", ajoutent la CGT, FO, la CFE-CGC, la FSU et Solidaires, les organisations de lycéens Fidl, MNL, UNL et d'étudiants Unef. 
La CFE-CGC, qui a participé à quelques-unes des journées interprofessionnelles organisées par l'intersyndicale depuis le 5 décembre, cosigne le communiqué commun, mais n'appelle pas à la mobilisation de mardi.

Deux motions de censure séparées ont été déposées par l'opposition


Elles devraient être débattues "a priori mardi" à l'Assemblée nationale. Lundi matin, le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a appelé à des mobilisations populaires "partout dans le pays" après le vote des motions de censure. 

Les socialistes appellent également à la mobilisation mardi, a fait savoir, sur franceinfo, le député PS Boris Vallaud.

Article 49.3 : au chaos social, Macron ajoute le chaos politique

Macron nourrit son procès en totalitarisme

Edouard Philippe engage la responsabilité du gouvernement sur la réforme par le 49.3

Pour mieux le contourner, la girouette de Matignon s'est rendue à l'Assemblée nationale ce samedi pour une prise de parole surprise devant les députés pour annoncer le recours de Macron à l'article 49.3 et engager la responsabilité du gouvernement pour faire adopter sans vote le projet de réforme des retraites.

Au treizième jour d'échanges dans l'hémicycle, Edouard Philippe est monté à la tribune pour mettre un terme à l'examen du texte à trous, "mettre fin à cet épisode de non-débat" avec les oppositions et "permettre à la suite du processus législatif de s'engager", a-t-il déclaré sous les applaudissements de la majorité et les huées des oppositions.

Sibeth Ndiaye tente de justifier le coup de force en accusant Le France Insoumise (LFI) d'avoir"confisqué" le débat:
"On a un débat qui a été totalement confisqué, notamment par la France insoumise", selon Sibeth Ndiaye sur le plateau de BFMTV, pour justifier l'utilisation du 49.3. "lls ont usé d'une forme de brutalité inouïe pour bloquer le débat", assure-t-elle. 
"On a été très attentif depuis le début des discussions," insiste-t-elle, rappelant également les 115 heures de débat. (...) Maintenant, il faut pouvoir avancer", juge-t-elle. 
Réagissant aux tags sur la permanence d'Edouard Philippe au Havre, à la suite de l'annonce du passage en force du gouvernement, la porte-parole du gouvernement déclare: "Ce n'est pas comme ça que je conçois le débat démocratique."

"Il n'y avait aucune urgence à faire passer la réforme," souligne François Ruffin, pour dénoncer la précipitation de l'impatient Macron.Dans une série de tweets publiée plus tard, l'élu a taclé Macron, en dénonçant la manière dont les choses ont été annoncées ce samedi, "en catimini": "Il ajoute la lâcheté à sa solitude", juge-t-il.

Selon François Ruffin, "il n'y avait aucune urgence à faire passer la réforme" des retraites

17:55 - 29 févr. 2020
Dans la rue et à l'Assemblée, nous nous sommes battus contre la réforme des retraites. Seul contre les oppositions, contre les syndicats, contre le Conseil d'Etat, contre les Français, Macron passe en force, pour Axa et Blackrock.
En catimini, un samedi après-midi, il ajoute la lâcheté à sa solitude. Une nouvelle bataille s'ouvre : celle de la reconquête de ce pouvoir qu'ils nous volent.


18:11 - 29 février 2020
La droite va-t-elle déposer une motion de censure? 
"C'est probable", dit Woerth

L'élu de l'Oise écarte en revanche une motion de censure commune avec la gauche: "Il n'y a aucune chance."
"Nous n'avons pas du tout la même optique en ce qui concerne le système de retraite. Il n'y a pas une opposition, il y a des oppositions", tient-il à souligner.
Retraites/ passage en force: Éric Woerth déclare "qu'il n'y a aucune chance de motion de censure commune" avec la gauche
Des rassemblements d'opposants en région

Dans plusieurs villes, des mécontents se sont également réunis dans le centre-ville
pour dénoncer la brutalité du gouvernement. A Nantes, ils chantent "Et tout le monde déteste Edouard Philippe".

🔴 - Beaucoup de gaz lacrymogènes utilisés à ou de nombreuses personnes se sont rassemblés spontanément suite a l'annonce du 49.3



Vidéo intégrée


20:46 - 29 févr. 2020
À Toulouse, les manifestants ont été accueillis par des gaz lacrymogènes des forces de l'ordre.
🔴 - Beaucoup de gaz lacrymogènes utilisés à ou de nombreuses personnes se sont rassemblés spontanément suite a l'annonce du 49.3


20:46 - 29 févr. 2020
Des centaines de manifestants se sont rassemblées devant l'Assemblée nationale

Plusieurs centaines de personnes opposées à la réforme des retraites se sont
rassemblées dans le calme samedi soir à Paris aux abords de l'Assemblée nationale pour dire "non au 49.3".

    
Ce rassemblement spontané initié par les réseaux sociaux s'est déroulé dans une atmosphère pesante, les manifestants étant maintenus à distance par les forces de l'ordre sur le pont de la Concorde, à environ 200 mètres de l'Assemblée.
Au milieu de quelques slogans anticapitalistes, ils scandaient notamment "Tout le monde déteste Édouard Philippe", après la décision de Macron et l'annonce du laquais de Matignon d'utiliser le 49.3 pour imposer la réforme des retraites sans vote, ou encore "On est là, même si Macron ne veut pas, nous on est là".
Dans la foule, des drapeaux de différentes organisations syndicales étaient visibles, ainsi que des avocats, mobilisés pour conserver leur régime autonome de retraite. 

La devant l’Assemblée Nationale après l’annonce du 49-3. Le passage en force du gouvernement ne nous fera pas abdiquer


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20:25 - 29 févr. 2020
Les députés LR déposent une motion de censure contre le gouvernement

Le groupe Les Républicains déposent une motion de censure contre le gouvernement, annonce Damien Abad, patron du groupe LR à l'Assemblée nationale.
"Pour nous c'est un échec du gouvernement sur la forme, sur le fond mais aussi sur la méthode employée", a déclaré Damien Abad. 


Gilles le Gendre: "Nous ne sommes pas dans la situation d'un débat démocratique normal"
"En aucun cas le groupe que je préside ne souhaitait écourter ce débat. Nous voulions ce débat. Non seulement il ne nous faisait pas peur mais nous en étions fière. En aucun cas nous avons contesté le droit d'amendement, qui est un droit constitutionnel, que nous défendrons toujours bec et ongles. Nous ne sommes pas dans la situation d'un débat démocratique normal", affirme, lors d'un point presse, Gilles le Gendre, chef de file des députés LREM à l'Assemblée nationale. 

La permanence d'Edouard Philippe au Havre taguée et caillassée,
comme celle de son ministre Gérald Darmanin, le lendemain

Le local de campagne d'
Edouard Philippe, prête-nom comme tête de liste aux municipales au Havre, a été tagué et caillassé samedi soir par des manifestants. 140 personnes (selon la police), parties de l'hôtel de ville, avaient commencé à battre le pavé à la nuit tombée dans les rues du Havre.
 
Arrivés devant sa permanence, des manifestants ont commencé à taguer le local et jeter des pierres sur la vitrine qui a été en partie brisée. Des poubelles ont été déversées et une voiture a également été dégradée.
"49.3 Philippe prend la fièvre", "Mettons le en quarantaine", "Déni de démocratie" pouvait-on lire sur des inscriptions fraîchement peintes à la bombe.

L'ex-chef de cabinet du premier ministre, Mohamed Hamrouni qui a rejoint la campagne d'Edouard Philippe, a annoncé qu'il se rendait au commissariat pour "porter plainte pour dégradations".

Ségolène Royal fustige un "régime autoritaire" et le "mépris de Macron"

Sur le recours à l'article 49.3, l'ancienne candidate à l'élection présidentielle Ségolène Royal a dénoncé sur Twitter un "régime autoritaire" et le "mépris de Macron":
"On m’avait vilipendé pour le mot de : régime autoritaire. Le mot est faible au vu du recours au 49.3 malgré une majorité de 300 députés, une réforme qui concerne 40 millions de citoyens, un contexte de crise sanitaire avec un hôpital public épuisé par le mépris de Macron."
#49.3 On m’avait vilipendée pour le mot de : régime autoritaire. Le mot est faible au vu du recours au 49.3 malgré une majorité de 300 députés, une réforme qui concerne 40 millions de citoyens, un contexte de crise sanitaire avec un hôpital public épuisé par le mépris de


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La gauche dépose à son tour une motion de censure

Après Les Républicains, les trois groupes de gauche (LFI, PCF et PS) déposent à leur tour une motion de censure commune contre le gouvernement.  
Les trois groupes de gauche à l'Assemblée ainsi que Jennifer de Temmerman (non-inscrite, ex-LaREM), soit 63 députés, dénoncent dans leur motion "un gouvernement qui piétine la procédure parlementaire".
"L'héritage du Conseil national de la résistance ne peut ainsi être remis en question" par cette réforme prévoyant un système universel de retraite par points, proclament-ils aussi.
"J'ai choisi de prendre mes responsabilités", déclare Edouard Philippe

Afin de mettre fin à "un non-débat", se justifie-t-il au journal télévisé de TF1, et assume: 
Le premier ministre "ne doute pas que les oppositions critiqueront" sa décision, mais il a agi contre la "logique d'obstruction assumée" de la part du groupe des Insoumis. Le débat était "accaparé par des questions qui ne sont pas des questions de fond", ajoute-t-il.
"Je fais ce que d’autres avant moi ont fait, Edouard Balladur en 1993, Jean-Pierre Raffarin en 2003. C’est une procédure parfaitement constitutionnelle (...) et un instrument qui est offert au gouvernement par la Constitution pour sortir l’Assemblée nationale de l’ornière", se défend le chef du gouvernement."Le texte sur lequel j’ai engagé ma responsabilité, c’est un texte où j’ai fait passer toutes les convergences entre syndicat et patronat, ainsi que des amendements de la majorité et certains de l’opposition", poursuit-il.
"L’Assemblée nationale ne peut pas être une zone de non-débat", ajoute Edouard Philippe, précisant que le recours au 49.3 est une façon de "faire en sorte de pouvoir avancer".
Pendant des heures, on a discuté à l’Assemblée nationale du titre de la loi . Face à cette logique d’obstruction, j’utilise un instrument offert au Gouvernement par la Constitution pour que l’on puisse avancer.

Vidéo intégrée


21:20 - 29 févr. 2020 
"Je soutiens le gouvernement dans ce choix", déclare Stanislas Guerini
"Voilà près de deux semaines que notre démocratie subit le sabotage parlementaire orchestré par nos oppositions. Force est de constater que face à une stratégie d'empêchement, aller au bout de ce débat était devenu impossible [malgré la majorité absolue à l'Assemblée !]. Si nos oppositions utilisent la Constitution pour empêcher notre démocratie de fonctionner, qu'ils ne s'offusquent pas que le gouvernement utilise lui aussi les moyens constitutionnels (...) pour faire vivre la démocratie. Je soutiens le gouvernement dans ce choix, convaincu que cette réforme majeure pour l'avenir de notre pays doit devenir réalité", affirme le délégué général de LREM.
"Le recours au 49.3 est un scandale démocratique" s'indigne en revanche Martine Aubry

Elle a déclaré à l'Agence France Presse:
"Après avoir concerté des mois sans en tenir compte, après avoir méprisé les manifestants et la position majoritaire des Français, après avoir présenté une loi au Parlement avec une procédure accélérée, renvoyant l'essentiel à des ordonnances, le recours par le gouvernement au 49.3 est un scandale démocratique allié à une catastrophe sociale.
Aucun Français ne sait ce que sera sa retraite, mais
chacun a compris qu'il toucherait moins, en travaillant plus, et que les inégalités liées notamment à la pénibilité et à la précarité seraient accrues", affirme la maire de Lille.
Mélenchon dénonce les méthodes "extraordinairement violentes" de Philippe

Jean-Luc Mélenchon a déclaré à l'antenne de BFMTV:


On a été d'abord un peu choqué du procédé, parce qu'il n'est pas très élégant (...) tout à coup il surgit le samedi, aucun des présidents de groupe n'est alerté du fait qu'il va prendre la parole", a entamé le député des Bouches-du-Rhône, avant de poursuivre: "J'insiste sur la violence particulière de ces procédés. Et le Premier ministre, sous ses airs de dandy élégant et nonchalant, a des méthodes extraordinairement violentes finalement", estime-t-il. 
"Le gouvernement doit rapidement prendre ses responsabilités", dit la CFDT.

Dans un communiqué, la CFDT "déplore que les débats n'aient pu se tenir jusqu'au bout."

"La multiplication stérile d'amendements sans aucun intérêt, tout comme le recours au 49.3 sont deux stratégies politiques qui n'offrent pas de perspectives aux travailleurs. Le débat sur le sens de la réforme a été rendu impossible", regrette le syndicat de Laurent Berger. Et d'ajouter: "Le gouvernement doit rapidement prendre ses responsabilités pour retrouver l'esprit initial de la réforme."

|| COMMUNIQUE DE PRESSE || 49.3 : la @CFDT
déplore que les débats n’aient pu se tenir jusqu’au bout et continuera à se battre, notamment lors du passage du texte au @Senat , pour imposer les mesures qu'elle réclame ! https://www.cfdt.fr/upload/docs/ap


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Le recours au 49.3 est "profondément scandaleux" pour Philippe Martinez

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, dénonce en début de soirée "l'attitude profondément scandaleuse" du gouvernement et annoncé une mobilisation des syndicats "dès la semaine prochaine" pour protester contre le recours au 49.3.
"L'attitude du gouvernement est profondément scandaleuse, et donc il y aura une réaction à la hauteur", a déclaré le dirigeant syndical. Il a précisé que l'intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, FSU et organisations de jeunesse) opposée au système universel de retraites par points se réunirait lundi matin pour discuter d'une nouvelle mobilisation "dès la semaine prochaine".