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jeudi 5 mars 2020

Retraites : la majorité LREM rejette la demande de commission d'enquête du PS

La majorité met un terme au questionnement socialiste sur l'étude d'impact accompagnant la réforme des retraites.

"La sincérité, l'exhaustivité et l'exactitude de l'étude d'impact" suscitent des doutes parmi les socialistes, telle qu'elle a été remise en complément des deux projets de loi sur la réforme des retraites. 
Le Parti socialiste voulait se pencher sur l'authenticité de cette étude d'impact et avait utilisé son droit de tirage pour créer une commission d'enquête à l'Assemblée nationale sur cette étude. Une demande rejetée mercredi par la majorité, malgré sa division.

Une décision qui intervient au lendemain de l'adoption de force par l'Assemblée en première lecture du projet à trous de réforme Macron des retraites via le 49.3, la commission des Affaires sociales de l'Assemblée a jugé par 35 voix contre 23 que les conditions de création n'étaient pas réunies. Ce refus est " une mauvaise manière" et aussi "l'aveu que vous avez un doute sur la sincérité et l'exhaustivité de l'étude d'impact", a lancé Boris Vallaud (PS) aux élus LREM et MoDem, les accusant de se rendre "complices d'un mensonge en bande organisée". 
"Assumez votre forfaiture, votre arbitraire", a renchéri son collègue Hervé Saulignac, alors que le groupe PS entendait exercer son "droit de tirage" (une commission d'enquête par groupe et par session) et que la garde des Sceaux, consultée comme de coutume, ne s'y était pas opposée.

Mais les Marcheurs ont dénoncé un "détournement de procédure" par les socialistes, une commission d'enquête devant porter sur un fait déterminé et l'étude d'impact pouvant être contestée par d'autres moyens. 
Monique Limon, ex-directrice du Développement Social au Conseil Départemental et députée LREM de l'Isère, a ainsi pointé une "nouvelle manœuvre politique qui n'a qu'un seul but : que la réforme des retraites n'aboutisse pas". Une voix dissidente s'est cependant fait entendre : Guillaume Chiche, membre de l'aile gauche de LREM, a indiqué qu'avec quelques collègues il votait pour cette commission d'enquête devant permettre de lever les "doutes" sur l'étude d'impact.

Toutes les oppositions ont soutenu la demande des socialistes, qui aurait permis à la majorité de "prouver [sa] bonne foi " (LFI), de lever le " soupçon" (LR) et ne pas laisser de questions « en suspens » (Libertés et territoires). Son rejet est "un nouvel acte d'autoritarisme", ont critiqué les communistes. "Il n'est que de petits députés pour craindre une petite commission d'enquête", a conclu Boris Vallaud.


lundi 2 mars 2020

Contre l'usage du 49.3: des mobilisations syndicales mardi partout en France

Réforme des retraites : l'intersyndicale appelle à des mobilisations  

Cet appel est lancé par la CGT, FO, la CFE-CGC, la FSU et Solidaires, les organisations de lycéens Fidl, MNL, UNL et d'étudiants UNEF

Dès samedi, à Paris, la colère des citoyens s’est exprimée aux abords de l’Assemblée nationale. Julie Franchet/Hans Lucas/AFP








Les organisations syndicales attachées au système parlementaire et opposées recours à l'article 49.3 pour "faire passer en force son projet de régression sociale" - la  réforme des retraites -  appellent à des mobilisations, mardi 3 mars. Les syndicats mobilisés prévoient de "multiplier partout localement des rassemblements dès lundi 2 mars et à organiser des manifestations devant les préfectures et sous-préfectures le mardi 3 mars, y compris par le recours à la grève".

Le gouvernement accusé d'épreuve de force pour cause d'impuissance"

 Une manifestante brandit une pancarte contre le recours à l'article 49.3
 pour adopter la réforme des retraites, le 1er mars 2020, à Paris


Le 49.3 "démontre l
'impuissance du gouvernement à répondre aux interrogations sérieuses et légitimes des parlementaires à propos de ce projet incomplet, très approximatif, aux multiples inconnues", ajoutent la CGT, FO, la CFE-CGC, la FSU et Solidaires, les organisations de lycéens Fidl, MNL, UNL et d'étudiants Unef. 
La CFE-CGC, qui a participé à quelques-unes des journées interprofessionnelles organisées par l'intersyndicale depuis le 5 décembre, cosigne le communiqué commun, mais n'appelle pas à la mobilisation de mardi.

Deux motions de censure séparées ont été déposées par l'opposition


Elles devraient être débattues "a priori mardi" à l'Assemblée nationale. Lundi matin, le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a appelé à des mobilisations populaires "partout dans le pays" après le vote des motions de censure. 

Les socialistes appellent également à la mobilisation mardi, a fait savoir, sur franceinfo, le député PS Boris Vallaud.

dimanche 1 mars 2020

Macron sort son 49.3 en pleine épidémie du coronavirus

Alors, il n'a rien à faire de la santé publique:  le Conseil de défense, c'était pour ça: le 49.3...

Décision prise en Conseil des ministre présidé par le président de la République

Reforme des retraites: recours au 49.3, annonce sous les huées,
le 29 février 2020, année bissextile,
initiative de Jules César, celui qui passa le Rubicond...



Le premier ministre fait la sale besogne. Ravalé au rang de porte-parole, 
Edouard le laquais est arrivé de l'Elysée à l’Assemblée en urgence en weekend, ce samedi 29 février, pour annoncer, sous les huées, qu’il active l’article 49-3 de la Constitution et mettre fin au Grand débat sur la réforme à trous des retraites qui patinait dans l’hémicycle  et en commission depuis un mois, faute des éléments suffisants et nécessaires à une vraie discussion démocratique éclairée.

Un coup de force attendu depuis au moins dix joursau vu du flou du projet et des incertitudes des débatteurs d’une majorité peu expérimentée en politique. Dans sa brutalité, elle n'a surpris que les secrétaires d'Etat qui ne sont pas membres de droit des conseils des ministres, dont Laurent Pietraszewski, pourtant chargé des retraites auprès de l'Edouard...

Il fallait oser un samedi, en pleine crise du coronavirus, prenant de court une bonne partie de l’opinion et des députés. Si les media - leurs experts, décrypteurs et analystes - se sont laissés surprendre, l'épée de Damoclès était pourtant positionnée: la question n’était plus de savoir si cette arme parlementaire serait déclenchée, mais plutôt quand.

Méthode Macron, transparente comme un texte de projet de loi

Macron a prétexté un conseil des ministres extraordinaire, un "conseil de défense" officiellement convoqué ce samedi matin pour lutter contre l'épidémie du coronavirus - auquel le ministre Le Drian s'est prêté - pour obtenir l’autorisation constitutionnellement nécessaire du Conseil des ministres.

L'Edouard, chef des laquais, a fait son annonce samedi après-midi par surprise, alors que les principaux opposants au texte ne sont pas prévenus et que l’attention est plutôt concentrée sur l'épidémie mortelle en marche. La charge de Macron à la hussarde assure des vacances aux députés de sa majorité qui se plaignent de pénibilité...  

Encore quelques jours de débat étaient au-dessus des forces du parti présidentiel, à 50% issu de la "société civile" ! 


Plusieurs articles cruciaux du projet de loi échapperont ainsi à l'examen par les représentants du peuple, avant des discussions essentielles controversées, notamment sur l’article 9 (valeur du point) et l’article 10 (âge pivot)...
"Le samedi, ça passe avec le moins de bruit possible", décrypte Patrick Hetzel, un agrégé, titulaire d'un doctorat en sciences de gestion. 
Le député LR, ex-recteur d'académie de Limoges, dénonce également une autre raison tactique à cette fuite en avant. "On en était à la valeur du point, un sujet qui les embête beaucoup. On leur demande ‘est-ce que vous pouvez nous garantir que le point ne baissera pas jusqu’en en 2045’ et les Athéniens s’atteignirent [phrase qui introduit un élément important du récit], le gouvernement n’a plus rien à dire sur le sujet", gronde l’élu, présent dans l’hémicycle.

Une analyse partagée par le journaliste à Libération Lilian Alemagna qui y voit un timing très étudié par l’exécutif - on dira plutôt "un mouvement de panique" -, quelques heures après l’adoption du très symbolique article 7 qui fait officiellement rentrer les régimes spéciaux dans le régime universel et juste avant l’étude de ceux sur la valeur du point et sur l’âge pivot.

La gauche se précipite au front

Le cynique Macron profite de l'angoisse des Français préoccupés par la centaine de cas de contamination au virus mortel. Alors que l’opinion est totalement centrée sur la crise sanitaire, "ils cherchent à gagner du temps. Peut-être espèrent-ils que le 49-3 se fasse oublier par d’autres actualités...", observe Boris Vallaud, l’un des principaux opposants au texte côté socialiste, qui a immédiatement interrompu sa tournée de campagne des municipales sur les marchés pour prendre un avion des Landes et rentrer à Paris.



Jean-Luc Mélenchon qui n’était pas dans l’hémicycle un samedi, a décidé de rejoindre précipitamment l’Assemblée nationale peu après la déclaration du Premier ministre, se comparant même à un poilu de la guerre de 1914.
Trois députés insoumis étaient présents ce samedi après-midi, dont Ugo Bernalicis et François Ruffin qui ont réussi à interrompre le premier ministre contraint à s’y est reprendre à deux fois avant d’annoncer la guillotine.
"S’il voulait s’éviter les oppositions, c’est raté parce qu’avec François on était là… On a crié dans l’hémicycle, on s’est dit ‘c’est quoi ce bazar’. On m’a refusé une suspension de séance qui était de droit, alors on n’a pas voulu laisser se dérouler une déclaration lénifiante," justifie le député du Nord Ugo Bernalicis.

Mais le député Ruffin s'est fait menacer de sanctions:

Prises en traître, les oppositions accusent le gouvernement d’utiliser la crise sanitaire en cours pour "rogner la démocratie".
C’est le cas du patron du PS qui, dans un tweet,  dénonce, la "méthode inacceptable". "Quel est le nom d’un pouvoir qui utilise une crise sanitaire pour rogner la démocratie?", interroge le député Olivier Faure

Son collègue Bastien Lachaud évoque sur Twitter "une manœuvre minable"

“Manœuvres” et “entourloupes”

Un coup habile de la part de Matignon, selon le HuffPost (groupe Le Monde)

"Il ressemble à s’y méprendre au scénario de sortie de crise qu’il avait dégainé, un samedi là encore, au début du mois de janvier, pour retrouver le soutien de la CFDT sur le même dossier, en accordant au syndicat réformiste une conférence de financement - finalement mise à l'arrêt : marché de dupes ! - et en maintenant l’un des âges pivot dans son texte, que l'Assemblée nationale est empêchée de validé: Macron l'a encore fait à la CFDT à l'envers. Et le Jésuite pervers met la responsabilité du gâchis du compromis sur le dos des partenaires sociaux. BFM, LCI et CNews font maintenant passer la stratégie du pourrissement pour de l’habileté : chez eux, l'autoritarisme est une vertu républicaine... 

Le recours au 49.3 serait pourtant inconstitutionnel 

Pour être constitutionnel,
il eût fallu qu'il fût mentionné dans le PV du Conseil des ministres (décision du Conseil Constitutionnel en 2016).

Le 49-3 reviendra-t-il en boomerang dans les fenêtres de Macron? 
Offrira-t-il l'issue de secours permettant aux élus démocrates de l'Assemblée d'échapper à la schlag du pouvoir macronien ?
Les oppositions ne disposaient plus que de 24 heures pour déposer une motion de censure. Ce qui est déjà chose faite par le groupe Les Républicains. Elles offriront à l’opposition un dernier moment de temps de parole, avant de devoir passer le relais du débat au Sénat à majorité de droite. 
Les deux motions de droite et de gauche seront étudiées au parlement à partir du mardi 3 mars, soit quelques jours encore pour les opposants au texte de préparer leur contre-offensive, s’ils y parviennent...

Pour mémoire:
Faut-il que l'Edouard se fasse tester à la maladie d'Alzheimer





dimanche 23 février 2020

Coût d'une journée de débat: un député LREM met le feu à l’Assemblée

Un tweet du député d’Ille-et-Vilaine Florian Bachelier fait se dresser ses collègues députés

Le député LREM de Rennes Florian Bachelier a fait un calcul simpliste qui révolutionne le Palais Bourbon

Florian Bachelier, député et questeur LREM, le 13 septembre 2018 (Photo: AFP)
Les fact-checkers auraient pu dénoncer une manipulation, mais leur idéologie les bloque. En divisant le montant du budget de l'Assemblée par le nombre de jours dans l'année pour calculer le "coût" d’une journée de débats à l’Assemblée nationale sur la réforme des retraites, ou tout autre sujet d'ailleurs, cette recrue de Macron à LREM démontre que les "salariés illettrées de GAD, selon l'ex-banquier Rothschild peuvent aussi être avocat d'affaire breton et évaluer à 1,5 million d’euros le coût d'un jour ouvré de l'Assemblée

Aucun vérificateur stagiaire de faits ne lui a pourtant opposé que les députés ne pointent pas tous les jours de l'année, mais l'ensemble des personnels est consterné, y compris à LREM, tandis que, vendredi 21 février, la gauche critiquait un "antiparlementarisme" révélateur de cette majorité de PlayMobil dont 52% est issue de la "société civile"

"La démocratie n’a pas de prix, mais elle a coût". 
L'intention maligne de Bachelier est de stigmatiser l'opposition qui a choisi le zèle pour se faire entendre en déposant une foultitude d'amendements similaires et mettre en évidence une atteinte à la démocratie en imposant une fenêtre étroite à l'examen d'une réforme qui se veut celle du siècle.
 
Le temps réduit imparti à l'examen de son projet à trous, ni fait ni à faire, voulu par Macron, ne se justifie nullement par l'approche des municipales: le travail sérieux requis par l'impréparation et les lacunes du texte exigeait un temps long permettant de pallier ses insuffisances et approximations. 

Mais la méthode Macron consiste à avancer à marche forcée jusqu'au recours à l'article 49.3 et au contournement du Parlement.
Les accusations d'obstruction parlementaire visent à justifier l'adoption de la loi sans vote du Parlement, un paradoxe considérant la confortable marge de manoeuvre  de la majorité présidentielle, mais aussi un aveu du refus populaire de ce texte, comme du précédent sur la Loi Travail. Il ne reste plus à Macron qu'à combler les trous par des ordonnances. 

La charge de Bachelier est violente

L'ex-socialiste Strauss-Kahnien évoque le putsch des généraux du 21 avril 1961 à Alger. 
Né en 1979, le député LREM parle de ce qu'il n'a pas vécu, la tentative de coup d'Etat par quatre généraux cinq étoiles (Maurice Challe, Edmond Jouhaud, Raoul Salan et André Zeller) contre la politique d'abandon de l'Algérie française menée par le président Charles de Gaulle qui pointa un "quarteron de généraux en retraite". 

"L'article 49-3 de la Constitution n'est ni un tabou, ni un totem," assure le godillot LREM de Rennes.
"Une journée d’obstruction parlementaire par les députés minoritaires d’extrême gauche, c’est 1.500 000 d’euros d’argent public. Ça paierait quelques professeurs d’éducation civique, avait tweeté jeudi 20 février Florian Bachelier, premier questeur de l’Assemblée, en charge de sa gestion comptable, un manipulateur des chiffres," tweete-t-il, le 20 février 2020.
La citation liminaire de Bachelier ne rend pas justice à son auteur: 
l'avocat plagie, sans le nommer, le sénateur de l'Isère 
André Vallini, 62 ans en septembre 2017


Voici en revanche une
réaction indicative de la rentabilité de l'investissement de ses électeurs sur Bachelier:

Qui a dit ""
antiparlementarisme"

"Déposer 40 sous-amendements par amendement pour 40.000 amendements, c’est 20 ans de débat nuit et jour !", renchérit un autre mathématicien hors pair, le député LREM du Gers, Jean-René Cazeneuve, ex-socialiste à Auch, ingénieur diplômé de l'Ecole centrale de Marseille et du MBA d'HEC, mais rigolo quand même qui manque de culture parlementaire.

Le record absolu des dépôts d'amendements sur un même projet est détenu à l'été 2006
par les socialistes et les communistes contre le projet de loi relatif au secteur de l'énergie: ils ont déposé 137.537 amendements (43.725 par le Parti socialiste et 93.676 par le Parti communiste), soit six fois le nombre d'amendements traités chaque année... Membre de la Commission des Finances, de l'Economie générale et du Contrôle budgétaire, ce Cazeneuve-là peut-il nous calculer combien ses camarades socialistes nous ont coûté en "années de débat nuit et jour" ?

Le député PS Boris Vallaud s’est élevé vendredi dans l’hémicycle contre ce qu’il qualifie de mensonge. 
Le budget de l’Assemblée nationale, c’est 578 millions d’euros en 2019, vous divisez par le nombre de jours [365], c’est 1,5 million, que nous siégions ou que nous ne siégions pas, a expliqué Monsieur Belkacem, ancien secrétaire général adjoint de Hollande à l'Elysée.

mardi 11 février 2020

Retraites: les députés ont-ils débattu pour rien pendant dix jours?

Le projet sera rejeté par le Sénat et voté dans sa version initiale par la majorité, en seconde lecture

A la fin de la mascarade parlementaire, le texte du gouvernement sera passé aux voix

Ou imposé par ordonnances... 
Est-ce ce que souhaitaient les électeurs de la majorité à l'Assemblée ? Brigitte Bourguignon, la présidente de la commission spéciale, se sent humiliée comme fantoche.
Depuis une semaine, sans interruption, les députés de la commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi sur les retraites siègent à l’Assemblée nationale pour étudier la première mouture du texte, celle du gouvernement, et tenter de la modifier pour l’enrichir, la supprimer, ou la faire évoluer, selon les élus, théoriquement au moyen d’amendements, lesquels sont rejetés lorsqu'ils sont issus de l'opposition ! La démocratie macronienne est en marche, à rebours.
Le "marcheur" Olivier Véran, co-rapporteur, tance les opposants : "Ce n'est même plus de l'obstruction, c'est du ZADisme législatif". "Ceux qui tentent aujourd'hui de phagocyter les discussions sont les mêmes à réclamer un vrai débat sur les retraites", estime la présidente de la commission Brigitte Bourguignon (LREM, ex-PS). La majorité assure être prête, comme le premier ministre Edouard Philippe, qui n'a "pas peur" du "champ de braises" promis. "Nous sommes très fiers de porter cette réforme redistributive", affirme la "marcheuse" Célia de Lavergne, vice-présidente de la commission. Pour le président de l'Assemblée Richard Ferrand (LREM), c'est même "la réforme la plus à gauche du quinquennat".
Vu le nombre d’amendements déposés (22.000 dont 19.000 par la seule France insoumise), les 70 députés ne vont pas avoir le temps d’aller au bout des 65 articles du projet de loi ordinaire et des 5 du projet de loi organique, avant son arrivée dans l'hémicycle le 17 février. Le choix de la majorité présidentielle pourrait être d'étudier prioritairement les amendements constructifs, plutôt que de jouer le jeu de l'obstruction qui mène aux ordonnances. 
Mais le parti du président s'accommode fort bien de l'encombrement qui favorise son option originelle, celle de déléguer au gouvernement sur le sujet des retraites qui relève normalement du domaine de la loi, comme les députés l'ont déjà fait en matière de réforme du droit du travail, par les recours de l'exécutif à l'article 49.3 en août 2016, sans vote en première lecture par l'Assemblée nationale.

En deux jours, impossible à la commission spéciale d'étudier "15.000" amendements, comme le soulignait Boris Vallaud, vice-président PS de la commission, ce lundi 10 février. En conséquence, le texte qui arrivera dans l’hémicycle le lundi 17 février sera celui du gouvernement dans sa version initiale, malgré les amendements adoptés.
“Nous examinerons jusqu’à mardi soir minuit la loi ordinaire et mercredi la loi organique”, explique le député socialiste, en référence aux deux textes qui composent cette loi suscitant toujours l’opposition d’une majorité de Français. "Il est vraisemblable que nous n’allions pas au bout", regrette l’élu des Landes pour qui "le gouvernement gagnerait à ne pas nous imposer ce rythme et à abandonner la lecture accélérée qui escamote le débat parlementaire".

Boris Vallaud évoque ainsi la demande de revenir à deux lectures, au lieu d’une dans chaque chambre, déjà écartée par le gouvernement et qui n’est pas partagée sur tous les bancs de l’opposition. Gilles Carrez (LR), par exemple, estime que ce n’est pas le manque de temps qui pose problème, mais plutôt "les dizaines de milliers d’amendements insoumis qui n’ont aucun sens et qui empêchent le travail de se réaliser". Les députés favorables au projet ne proposent pas le changement de méthode de travail qui permettrait d'être constructif en donnant la priorité de leur examen aux amendements qui permettraient d'avancer. 

La pratique des Insoumis n'est pas innovante.
En 2013, Plus de 5.000 amendements au projet de loi sur le mariage pour tous avaient été déposés. Un nombre exceptionnellement élevé, mais qui ne constituait pas le record absolu: les députés ont souvent utilisé ce moyen pour faire entendre leurs idées, mais également ralentir la procédure parlementaire. Les Américains parlent de 'filibustering' (agir en flibustier des hémicycles), la version française a retenu le terme d'"obstruction parlementaire".Sous la Ve République, la pratique a pris son essor en 1981, à la suite de l'élection de François Mitterrand, comme le montre le graphique ci-dessus. «Découvrant la rude condition de député d’opposition, plusieurs jeunes élus de droite – Jacques Toubon, Alain Madelin, François d’Aubert, Philippe Séguin – cherchent alors à innover et à exister dans les médias»racontait Le Figaro. En 1984, 2 200 amendements sont ainsi déposés lors de l’examen du projet de loi Savary, visant à créer un grand service public de l'éducation.Le record à battre était celui de 137.000 amendements. Au cours des dernières législatures, la barre des 30.000 amendements a toujours été franchie. Le second mandat de Jacques Chirac (2002-2007) est exceptionnel, avec 248.118 déposés. A lui seul, le projet de loi sur la privatisation de GDF et Suez, datant de 2006, en concentre plus de la moitié (137.665). Excédé, le président de l’Assemblée nationale Jean-Louis Debré se fait photographier sur le perchoir, encerclé de piles d’amendements.
Ce record absolu est
suivi, dans l’histoire, par le projet de loi de régulation des activités postales (près de 15.000 amendements déposés en 2005). En troisième position, la réforme des modes de scrutin régional et européen (12.805 amendements en 2003). Apparaissent ensuite les textes sur les retraites (11.153 amendements en 2003), sur l’assurance maladie (près de 8.500 amendements en 2004) et enfin le texte de 1995 sur la protection sociale (environ 5.500 amendements).Il faut donc être novice au Palais Bourbon pour se trémousser d'indignation ou pousser des cris d'orfraie.
Tout ce travail aura été fait en vain, déplore Gilles Carrez, député LR

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A 71 ans, le député LR assure qu’il n’a jamais eu l'expérience de ça. "Je n’ai jamais vu un tel déclassement de la fonction parlementaire. Avant, certains faisaient de l’obstruction, mais aussi des propositions", regrette le député du Val-de-Marne, élu depuis plus de 25 ans (1993). “Tout ce travail aura été fait en vain. Il y a une grande inutilité de leurs amendements qui n’ont aucun intérêt; et les nôtres qui portent un vrai projet sont noyés".

Sauf que LR s'accommode de la méthode suivie par LFI légitimée par l'ancien premier ministre Bernard Cazeneuve qui, avec Valérie Rabault et Patrick Kanner (présidents de groupe PS à l'Assemblée et au Sénat), ainsi que la présidente de la région Occitanie), Carole Delga, brocarde dans une tribune une réforme "injuste" et "confuse" et dénonce dans le projet Macron "un brouillon". "Qui aspire à une réforme universelle des retraites qui soit juste ne peut approuver le projet porté par l'actuel pouvoir, qui en compromet gravement l'objectif", estiment-ils. Que peuvent les opposants, sinon "la guerre du zèle", face à une assemblée de moutons qui va majoritairement contre les intérêts de leurs électeurs.

"L’obstruction est du côté du gouvernement", réplique Boris Vallaud.

Réforme des retraites: les députés entrent dans le dur lundi, orage annoncé
Son groupe n’a déposé que 275 amendements, mais il soutient ses collègues de gauche, notamment les 17 Insoumis. "Je ne considère pas que ce soit vain. Qu’on s’en agace, que certains aient choisi d’autres stratégies, mais la liberté d’amendement n’est pas un droit qui se discute", appuie le vice-président de la commission.

“On a pris des notes, on va affiner nos arguments et on va appuyer là où ça fait mal," Sébastien Jumel (PCF). "On n’a pas travaillé 10 jours pour rien puisqu’on a obligé le gouvernement à se démasquer sur les conséquences négatives de ce mauvais projet", plaide de son côté, Sébastien Jumel, député communiste. 
"On a démontré qu’ils allaient faire travailler les gens plus longtemps. Le rapporteur a dit lui-même que cette loi avait pour but ‘d’apprendre à bien vieillir au travail’.
On a montré qu’ils ont l’intention de taper dans les caisses des régimes indépendants pour financer leur mauvais projet et on a fait la démonstration que l’étude d’impact est nulle, non avenue et pipeautée", se félicite le député membre de la commission qui se dit "pas du tout découragé, mais en pleine forme". "On a pris des notes, on va affiner nos arguments et on va appuyer là où ça fait mal” pendant les débats dans l’hémicycle prévus à partir du 17 février, prévient-il.

Le gouvernement admet également que le calendrier ne permettra pas d’étudier tous les amendements. "A l’heure où l’on se parle, ils sont à l’article 20 sur 65. On ne pourra pas aller jusqu’à la fin. La version qui sera présentée lundi sera celle que le gouvernement a déposée”, confirme-t-on dans l’entourage de Laurent Pietraschewski, le secrétaire d’Etat en charge du dossier des retraites, présent en commission parlementaire...

Pas question pour autant de vouloir ouvrir le débat sur le fonctionnement du Parlement. 
"L’examen en commission marche", assure une proche du secrétaire d’Etat dans le déni et qui prend son mal en patience. "Ca a marché sur d’autres lois. Là, c’est un cas particulier", explique-t-elle benoîtement, ne craignant pas d'ailleurs d'assurer: "il y a eu des échanges intéressants sur le fond de la loi et il reste une discussion dans l’hémicycle. Le débat parlementaire a eu lieu", estime encore cette proche inconnue.

mardi 31 octobre 2017

PS : Hollande se fera-t-il écarter par ses ex-protégés ?

Hollande tente de résister à la poussée des acteurs socialistes de son quinquennat 

François Hollande prépare en coulisses le congrès du PS en février 2018
Perplexité de 'Nouvelle gauche' à l'Assemblée

Les "quadras du Parti socialiste" qui lui disputent la propriété des ruines du parti  sont d'ex-proches de l'Elysée. 
Critiques du bilan présidentiel dont ils sont eux-mêmes co-responsables, ils veulent tuer le père, mais François Hollande ne compte pas se laisser abattre.
Papy fait de la résistance...   mais
 ceux et celles qui ont goûté au pouvoir -et se sont faits étendre aux législatives- fournir le cimetière des éléphants

Résultat de recherche d'images pour "olivier faure f hollande"Vallaud-Belkacem a été repoussée par les électeurs du Rhône, Bachelay par ceux de Seine-Maritime, Olivier Faure était un conseiller de Martine Aubry au ministère de l’Emploi, conseiller spécial de Jean-Marc Ayrault, premier ministre, et député e Seine-et-Marne, ainsi que, parallèlement, porte-parole du Parti socialiste le 15 avril 2014. On cherche les hommes neufs... En 2017, Olivier Faure  sentit d'ailleurs le souffle du boulet : le président du groupe parlementaire socialiste de l'Assemblée nationale a été mis en ballottage défavorable au premier tour face à une candidate inconnue. Amandine Rubinelli (LREM).

Le cas Batho est drôlatique, à sa façon. 
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Celle qui s'incrusta dans un logement social de la Ville de Paris est élue des Deux-Sèvres depuis neuf ans, grâce au soutien originel de Ségolène Royal qui l'a placée là le temps qu'elle ne soit pas inquiétée pour cumul de mandats. Et, en 2017, Batho est devenue vice-présidente du groupe parlementaire 'Nouvelle Gauche' (ancien PS) à l'Assemblée.
Nathalie Appéré n'est pas députée, mais maire PS de Rennes, grâce à une alliance avec l'extrême gauche (EELV-Front de Gauche) et poings et mains liés.
Une autre maire bretonne, Johanna Rolland, s'est associée à la tentative de renversement de l'ex-président. Elle est pourtant une protégée de son ancien premier ministre, le somnolent Ayrault.

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Vallaud, mains dans les poches
à l'Elysée
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Vallaud à l'Elysée,
bras croisés

La médaille de l'ignominie est attribuée à Boris Vallaud. Ce petit marquis né d'un haut fonctionnaire au Liban fut en effet secrétaire général adjoint de l’Élysée au temps de Hollande (2014-2016). Il fut certes ancien collaborateur d'Arnaud Montebourg, mais c'est à Hollande qu'il doit son élection dans les Landes, un parachutage sur les terres socialistes de feu Henri Emmanuelli. Une élection qui doit tout au bon vouloir du souverain. 


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Nouvelle dégaine : estudiantine...
Mediapart indique non sans malice que, désormais, il "entend porter une contradiction moins radicale que celle des Insoumis [de Mélenchon] et des communistes [PCF conservateur], mais en réfutant une quelconque continuité avec la loi sur le travail de Myriam El Khomri". L'époux de la Franco-marocaine renie ses deux années de collaboration avec son bienfaiteur.
"Ce n'est pas à François Hollande de décider qui sera le prochain premier secrétaire", lance le président depuis un an, des députés socialistes à l'Assemblée nationale Olivier Faure, quadra de 49 ansLe successeur de Bruno Le Roux battit d'abord Guillaume Bachelay - un proche de Fabius - en 2016, administrant du même coup un revers à Manuel Valls, puis Delphine Batho en juin 2017. Les trois sont aujourd'hui ligués contre Hollande. 

L'ancienne ministre de Ayrault,
Delphine Batho, 44 ans, juge quant à elle "qu'il n'y aura pas de retour au monde d'avant". En juillet 2013, Hollande l'a en effet virée comme une malpropre à la suite d'une déclaration dans laquelle elle qualifiait de "mauvais" le budget 2014 de son ministère et avouait "[sa] déception à l'égard du gouvernement".

Les grandes manoeuvres ont commencé dans une "nouvelle génération" qu'on a déjà beaucoup vue

La "nouvelle génération" est en fait une groupe d'aigris sur le retour et, de surcroît, impliqués dans la défaite de Hollande.
Les prétendants
Pour tenter de donner le change, ils se rebellent. L'idée que François Hollande s'active de plus en plus en coulisses pour peser sur le prochain congrès du PS hérisse nombre d'entre eux. Olivier Faure lâche : "Je ne sais pas ce que pense François Hollande (...) Il ne m'a jamais dit “moi je souhaite que ce soit untel ou untel"", assure-t-il à Questions d'Info (LCP-Franceinfo-AFP-Le Monde) à l'évocation de l'hypothèse Cazeneuve, que l'ancien président de la République aurait aimé voir prendre la tête du PS. Or, à 54 ans, son ex-ministre de l'Intérieur est usé. Faure préfère plaider pour "l'émergence d'une nouvelle génération qui est plutôt issue des territoires et qui incarne ce que le socialisme a réussi de mieux ces dernières années". Et, sérieusement, les réussites sont-elles Vallaud-Belkacem et son APB ?

"Il faut être plus créatif et imaginatif," selon Batho.
Olivier Faure précise que les figures de la nouvelle génération - réunies sous la tribune 'Réinventer la gauche' publiée à la rentrée - se "retrouveront et «décideront ensemble» lequel d'entre eux sera candidat au congrès du PS. «Nous nous mettrons d'accord. Nous avons le sentiment qu'il faut rompre avec les pratiques du passé», explique Olivier Faure qui assure qu'il «n'y pas de concurrence entre nous".
Faire du neuf avec de l'ancien :
Nathalie APPÉRÉ, maire de Rennes,

Guillaume BACHELAY, ancien député, Secrétaire national du PS,

Olivier BIANCHI, maire de Clermont-Ferrand,

Jean-François DEBAT, maire de Bourg-en-Bresse, Pdt du groupe socialiste et démocrate du Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes,

Carole DELGA, ancienne ministre, présidente du Conseil régional d’Occitanie,
Olivier DUSSOPT, député de l’Ardèche,
Olivier FAURE, député de Seine-et-Marne, Pdt du groupe Nouvelle gauche à l’Assemblée nationale,
Matthias FEKL, ancien ministre, conseiller régional Nouvelle Aquitaine,
Estèle GRELIER, ancienne ministre,
Mathieu KLEIN, président du Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle,
Johanna ROLLAND, maire de Nantes,
Najat VALLAUD-BELKACEM, ancienne ministre,
André VIOLA, président du Conseil départemental de l’Aude.
Combien d'élus nationaux ?

L'ancienne ministre Delphine Batho s'est élevée sur Franceinfo contre les velléités de la vieille garde de Solférino. "Laissez-nous travailler !", s'est-elle écriée. "Je crois qu'il n'y aura pas de retour au monde d'avant. Je suis très claire", a-t-elle lancé, alors qu'elle était interrogée sur les éventuelles ambitions de Bernard Cazeneuve. "Dans les échéances futures, il n'y aura pas de désir de revenir au monde d'avant. Donc il faut être plus créatif et imaginatif", a martelé la députée socialiste.

La veille, collabo de longue date de l'ancien secrétaire général du PS, Stéphane Le Foll a manifesté sa mauvaise humeur envers l'ex-chef de l'Etat. François Hollande "a les rendez-vous qu'il souhaite. En tout cas, moi je dirai ce que je pense, moi-même", a-t-il lâché sur TV5 Monde. Ajoutant, cinglant: "Je suis maintenant suffisamment libre pour, non seulement penser ce que je pense et faire ce que j'ai à faire".
S'il ne peut compter sur les caciques Le Drian ou Cazeneuve, Hollande ne serait-il pas un peu isolé ?

Question qui tenaille le Parti socialiste  : "Faut-il tourner la page du hollandisme pour en écrire une nouvelle ?"

Au bord de la crise de nerf sur Franceinfo, l'ancienne ministre Delphine Batho faisait aveu d'impuissance: "Pour l'instant, tout est fait pour que rien n'émerge, il y a une espèce de léthargie organisée". Par qui ? "Par une génération qui veut toujours tirer les ficelles, par derrière, qui veut tout contrôler". 

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Du côté des hollandiens, Stéphane Le Foll met en garde contre "toute tentation de 'dégagisme'", rapporte Le Monde. L'ancien porte-parole du gouvernement souhaite définir "quelle sera notre place, quels projets et orientations nous portons". Cela ne peut pas, selon lui, 57 ans, "être réduit à une question de génération". 
En même temps, il avouee toutefois être "parfaitement d'accord" avec les propos tenus par Olivier Faure. "Non, ce n'est pas François Hollande qui choisit le Parti socialiste. Nous ne sommes pas à En Marche, lance-t-il, caustique. (...) Ça se saurait si c'était lui qui pouvait décider de tout. Propos assassins ! Lui qui a connu une contestation très forte en interne pendant cinq ans".

Sur RTL, Pauline de Saint-Rémy tente de dresser l'état des lieux provisoire dans une synthèse : une "petite bande de quadras s’est ainsi formée et se réunit régulièrement à déjeuner pour parler de l’avenir du parti." Du petit nombre, elle isole des têtes de gondole, démontrant implicitement qu'aucun renouveau n'est envisageable avec d'anciens ministres détestés et battus comme Najat Vallaud-Belkacem, ou des apparatchiks usagers, comme  Olivier Faure ou Guillaume Bachelay, et des inconnus du public, tels Nathalie Appéré, Jean-François Debat, Johanna Roland, Olivier Bianchi, ou même une figure montante, portée par certains media, Boris Vallaud qui affiche une virginité douteuse. 


Les propos d'Olivier Faure ont créé des remous chez certains socialistes. 
A l'exemple du député Luc Carvounas : "Ça ne me gêne pas; ça ne me contraint pas et je ne peux pas faire comme si cela n’existait pas (...) La nouvelle génération, avant de s’autoproclamer comme étant l’avenir, doit aussi écouter de manière assez humble ceux qui ont fait notre histoire". Mais, en relayant la ligne d'un ex-socialiste rallié à Macron, Manuel Valls, apparenté LREM, le maire d'Alfortville ne suscite pas l'enthousiasme.
Il a fallu supporter la réapparition de Gaspard Gantzer, l'ex-chef de la communication élyséenne, qui est passé dans la société civile où sa société de conseil dégage visiblement beaucoup de temps pour déblatérer : ce type de "génération nouvelle" qui remonte à cinq ans et à l'UMP pour argumenter démontre qu'à 38 ans, on peut être vieux. 

Restent les "frondeurs" qui semblent sonnés.
Ils hésitent à pousser en avant Monsieur 6%, Benoît Hamon (M1717). 
Martine Aubry ferait-elle don de sa personne ?