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dimanche 21 octobre 2018

Première mesure de Castaner, démagogique

Si le nouveau ministre doit être enlevé, mieux vaudrait que ce fût maintenant...

Castaner a décidé de vivre dangereusement le reste de ses jours


Pour l'heure, Castaner ne risque pas d'être pris en otage...

Avec cette mesure populiste, dès sa prise de fonction, Christophe Castaner donne le ton de la démagogie que nous allons devoir subir. Il veut "mettre un terme" à "la protection à vie des anciens ministres de l'Intérieur" et la ramener à cinq ans après la fin de leurs fonctions.

Tout juste nommé, Christophe Castaner imprime ainsi son style d'ex-socialiste. Le nouveau ministre de l'Intérieur a dévoilé sa feuille de route dans un entretien publié dimanche 21 octobre par le Journal du Dimanche, un journal bien en cour. 


Propriété de Lagardère Active, filiale du groupe Lagardère, son directeur de la rédaction est Hervé Gattegno, journaliste apprêté passé par Le Méridional, quotidien régional marqué à droite, avant de rejoindre Le Nouvel Observateur, marqué à gauche et de se poser au centre, girouette opportuniste aux orientations déterminées en fonction du pouvoir en place : on l'a dit proche d'Arnaud Montebourg quand il était à Bercy, mais il sera macronien tant que se maintiendra la cote de l'ex-banquier, déjà bien basse à 29%. Il est marié à la rédactrice en chef du magazine féministe Elle, propriété du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, après avoir appartenu jusqu'en avril 2018,au ...Groupe Lagardère !


Au cours de cet entretien, Casta a évoqué sa volonté de mettre en place "rapidement" une "réforme symbolique" et non pas essentielle : la suppression des protections à vie des anciens ministre de l'Intérieur. "La protection cesserait cinq ans après la fin des fonctions, sauf bien sûr si une menace persistait. Je consulterai ces prochaines semaines mes prédécesseurs", a-t-il déclaré. Une "réforme" qui augure mal des grandes et vraies réformes à venir, celles-là.
A l'heure actuelle, quelle que soit la durée de son passage à la place Beauvau, tout ancien ministre de l'Intérieur, bénéficie d'une protection rapprochée. Celle-ci est assurée par quatre officiers de sécurité issus des 1.260 agents du Service de la protection (SDLP), note Le Parisien. Ces personnes sont à la disposition de l'intéressé 24 heures sur 24. Ainsi, rappelez-vous, si vous pouvez, le socialiste Matthias Fekl ne l'a pas été deux mois (exactement 1 mois et 19 jours)... Et Manuel Valls, est-il ainsi encore protégé par des policiers français, en Catalogne ? 

Avec cette "réforme", des économies sont à prévoir

La protection d'une personnalité coûte environ 71.000 euros par an et par fonctionnaire. L'ancien secrétaire général de La République en Marche y voit aussi un geste fait en direction des policiers, agacés par les gardes statiques, des tâches indues de plantons. 
Ces dernières années, les fonctionnaires de police ont souvent exprimé leur grogne concernant des missions de surveillance et des formalités administratives qui leur sont assignées, alors qu'il ne s'agit pas de leur cœur de métier.

Dans son entretien, Christophe Castaner adresse d'autres signes à ses troupes, le coucou s'appropriant notamment une "réforme" mesure prise par son prédécesseur, Gérard Collomb, la hausse de 3,5% du budget de son ministère.

C'était sa "feuille de route" !

mardi 31 octobre 2017

PS : Hollande se fera-t-il écarter par ses ex-protégés ?

Hollande tente de résister à la poussée des acteurs socialistes de son quinquennat 

François Hollande prépare en coulisses le congrès du PS en février 2018
Perplexité de 'Nouvelle gauche' à l'Assemblée

Les "quadras du Parti socialiste" qui lui disputent la propriété des ruines du parti  sont d'ex-proches de l'Elysée. 
Critiques du bilan présidentiel dont ils sont eux-mêmes co-responsables, ils veulent tuer le père, mais François Hollande ne compte pas se laisser abattre.
Papy fait de la résistance...   mais
 ceux et celles qui ont goûté au pouvoir -et se sont faits étendre aux législatives- fournir le cimetière des éléphants

Résultat de recherche d'images pour "olivier faure f hollande"Vallaud-Belkacem a été repoussée par les électeurs du Rhône, Bachelay par ceux de Seine-Maritime, Olivier Faure était un conseiller de Martine Aubry au ministère de l’Emploi, conseiller spécial de Jean-Marc Ayrault, premier ministre, et député e Seine-et-Marne, ainsi que, parallèlement, porte-parole du Parti socialiste le 15 avril 2014. On cherche les hommes neufs... En 2017, Olivier Faure  sentit d'ailleurs le souffle du boulet : le président du groupe parlementaire socialiste de l'Assemblée nationale a été mis en ballottage défavorable au premier tour face à une candidate inconnue. Amandine Rubinelli (LREM).

Le cas Batho est drôlatique, à sa façon. 
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Celle qui s'incrusta dans un logement social de la Ville de Paris est élue des Deux-Sèvres depuis neuf ans, grâce au soutien originel de Ségolène Royal qui l'a placée là le temps qu'elle ne soit pas inquiétée pour cumul de mandats. Et, en 2017, Batho est devenue vice-présidente du groupe parlementaire 'Nouvelle Gauche' (ancien PS) à l'Assemblée.
Nathalie Appéré n'est pas députée, mais maire PS de Rennes, grâce à une alliance avec l'extrême gauche (EELV-Front de Gauche) et poings et mains liés.
Une autre maire bretonne, Johanna Rolland, s'est associée à la tentative de renversement de l'ex-président. Elle est pourtant une protégée de son ancien premier ministre, le somnolent Ayrault.

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Vallaud, mains dans les poches
à l'Elysée
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Vallaud à l'Elysée,
bras croisés

La médaille de l'ignominie est attribuée à Boris Vallaud. Ce petit marquis né d'un haut fonctionnaire au Liban fut en effet secrétaire général adjoint de l’Élysée au temps de Hollande (2014-2016). Il fut certes ancien collaborateur d'Arnaud Montebourg, mais c'est à Hollande qu'il doit son élection dans les Landes, un parachutage sur les terres socialistes de feu Henri Emmanuelli. Une élection qui doit tout au bon vouloir du souverain. 


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Nouvelle dégaine : estudiantine...
Mediapart indique non sans malice que, désormais, il "entend porter une contradiction moins radicale que celle des Insoumis [de Mélenchon] et des communistes [PCF conservateur], mais en réfutant une quelconque continuité avec la loi sur le travail de Myriam El Khomri". L'époux de la Franco-marocaine renie ses deux années de collaboration avec son bienfaiteur.
"Ce n'est pas à François Hollande de décider qui sera le prochain premier secrétaire", lance le président depuis un an, des députés socialistes à l'Assemblée nationale Olivier Faure, quadra de 49 ansLe successeur de Bruno Le Roux battit d'abord Guillaume Bachelay - un proche de Fabius - en 2016, administrant du même coup un revers à Manuel Valls, puis Delphine Batho en juin 2017. Les trois sont aujourd'hui ligués contre Hollande. 

L'ancienne ministre de Ayrault,
Delphine Batho, 44 ans, juge quant à elle "qu'il n'y aura pas de retour au monde d'avant". En juillet 2013, Hollande l'a en effet virée comme une malpropre à la suite d'une déclaration dans laquelle elle qualifiait de "mauvais" le budget 2014 de son ministère et avouait "[sa] déception à l'égard du gouvernement".

Les grandes manoeuvres ont commencé dans une "nouvelle génération" qu'on a déjà beaucoup vue

La "nouvelle génération" est en fait une groupe d'aigris sur le retour et, de surcroît, impliqués dans la défaite de Hollande.
Les prétendants
Pour tenter de donner le change, ils se rebellent. L'idée que François Hollande s'active de plus en plus en coulisses pour peser sur le prochain congrès du PS hérisse nombre d'entre eux. Olivier Faure lâche : "Je ne sais pas ce que pense François Hollande (...) Il ne m'a jamais dit “moi je souhaite que ce soit untel ou untel"", assure-t-il à Questions d'Info (LCP-Franceinfo-AFP-Le Monde) à l'évocation de l'hypothèse Cazeneuve, que l'ancien président de la République aurait aimé voir prendre la tête du PS. Or, à 54 ans, son ex-ministre de l'Intérieur est usé. Faure préfère plaider pour "l'émergence d'une nouvelle génération qui est plutôt issue des territoires et qui incarne ce que le socialisme a réussi de mieux ces dernières années". Et, sérieusement, les réussites sont-elles Vallaud-Belkacem et son APB ?

"Il faut être plus créatif et imaginatif," selon Batho.
Olivier Faure précise que les figures de la nouvelle génération - réunies sous la tribune 'Réinventer la gauche' publiée à la rentrée - se "retrouveront et «décideront ensemble» lequel d'entre eux sera candidat au congrès du PS. «Nous nous mettrons d'accord. Nous avons le sentiment qu'il faut rompre avec les pratiques du passé», explique Olivier Faure qui assure qu'il «n'y pas de concurrence entre nous".
Faire du neuf avec de l'ancien :
Nathalie APPÉRÉ, maire de Rennes,

Guillaume BACHELAY, ancien député, Secrétaire national du PS,

Olivier BIANCHI, maire de Clermont-Ferrand,

Jean-François DEBAT, maire de Bourg-en-Bresse, Pdt du groupe socialiste et démocrate du Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes,

Carole DELGA, ancienne ministre, présidente du Conseil régional d’Occitanie,
Olivier DUSSOPT, député de l’Ardèche,
Olivier FAURE, député de Seine-et-Marne, Pdt du groupe Nouvelle gauche à l’Assemblée nationale,
Matthias FEKL, ancien ministre, conseiller régional Nouvelle Aquitaine,
Estèle GRELIER, ancienne ministre,
Mathieu KLEIN, président du Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle,
Johanna ROLLAND, maire de Nantes,
Najat VALLAUD-BELKACEM, ancienne ministre,
André VIOLA, président du Conseil départemental de l’Aude.
Combien d'élus nationaux ?

L'ancienne ministre Delphine Batho s'est élevée sur Franceinfo contre les velléités de la vieille garde de Solférino. "Laissez-nous travailler !", s'est-elle écriée. "Je crois qu'il n'y aura pas de retour au monde d'avant. Je suis très claire", a-t-elle lancé, alors qu'elle était interrogée sur les éventuelles ambitions de Bernard Cazeneuve. "Dans les échéances futures, il n'y aura pas de désir de revenir au monde d'avant. Donc il faut être plus créatif et imaginatif", a martelé la députée socialiste.

La veille, collabo de longue date de l'ancien secrétaire général du PS, Stéphane Le Foll a manifesté sa mauvaise humeur envers l'ex-chef de l'Etat. François Hollande "a les rendez-vous qu'il souhaite. En tout cas, moi je dirai ce que je pense, moi-même", a-t-il lâché sur TV5 Monde. Ajoutant, cinglant: "Je suis maintenant suffisamment libre pour, non seulement penser ce que je pense et faire ce que j'ai à faire".
S'il ne peut compter sur les caciques Le Drian ou Cazeneuve, Hollande ne serait-il pas un peu isolé ?

Question qui tenaille le Parti socialiste  : "Faut-il tourner la page du hollandisme pour en écrire une nouvelle ?"

Au bord de la crise de nerf sur Franceinfo, l'ancienne ministre Delphine Batho faisait aveu d'impuissance: "Pour l'instant, tout est fait pour que rien n'émerge, il y a une espèce de léthargie organisée". Par qui ? "Par une génération qui veut toujours tirer les ficelles, par derrière, qui veut tout contrôler". 

Résultat de recherche d'images pour "olivier faure f hollande"
Du côté des hollandiens, Stéphane Le Foll met en garde contre "toute tentation de 'dégagisme'", rapporte Le Monde. L'ancien porte-parole du gouvernement souhaite définir "quelle sera notre place, quels projets et orientations nous portons". Cela ne peut pas, selon lui, 57 ans, "être réduit à une question de génération". 
En même temps, il avouee toutefois être "parfaitement d'accord" avec les propos tenus par Olivier Faure. "Non, ce n'est pas François Hollande qui choisit le Parti socialiste. Nous ne sommes pas à En Marche, lance-t-il, caustique. (...) Ça se saurait si c'était lui qui pouvait décider de tout. Propos assassins ! Lui qui a connu une contestation très forte en interne pendant cinq ans".

Sur RTL, Pauline de Saint-Rémy tente de dresser l'état des lieux provisoire dans une synthèse : une "petite bande de quadras s’est ainsi formée et se réunit régulièrement à déjeuner pour parler de l’avenir du parti." Du petit nombre, elle isole des têtes de gondole, démontrant implicitement qu'aucun renouveau n'est envisageable avec d'anciens ministres détestés et battus comme Najat Vallaud-Belkacem, ou des apparatchiks usagers, comme  Olivier Faure ou Guillaume Bachelay, et des inconnus du public, tels Nathalie Appéré, Jean-François Debat, Johanna Roland, Olivier Bianchi, ou même une figure montante, portée par certains media, Boris Vallaud qui affiche une virginité douteuse. 


Les propos d'Olivier Faure ont créé des remous chez certains socialistes. 
A l'exemple du député Luc Carvounas : "Ça ne me gêne pas; ça ne me contraint pas et je ne peux pas faire comme si cela n’existait pas (...) La nouvelle génération, avant de s’autoproclamer comme étant l’avenir, doit aussi écouter de manière assez humble ceux qui ont fait notre histoire". Mais, en relayant la ligne d'un ex-socialiste rallié à Macron, Manuel Valls, apparenté LREM, le maire d'Alfortville ne suscite pas l'enthousiasme.
Il a fallu supporter la réapparition de Gaspard Gantzer, l'ex-chef de la communication élyséenne, qui est passé dans la société civile où sa société de conseil dégage visiblement beaucoup de temps pour déblatérer : ce type de "génération nouvelle" qui remonte à cinq ans et à l'UMP pour argumenter démontre qu'à 38 ans, on peut être vieux. 

Restent les "frondeurs" qui semblent sonnés.
Ils hésitent à pousser en avant Monsieur 6%, Benoît Hamon (M1717). 
Martine Aubry ferait-elle don de sa personne ?

mardi 20 juin 2017

Sylvie Goulard, ministre des Armées, annonce sa démission

Sylvie Goulard, limogée du gouvernement Philippe

La ministre déserte les Armées et Macron ?

Maintenant, Goulard se sent ...libre !
"Le Président de la République a entrepris de restaurer la confiance dans l'action publique, de réformer la France et de relancer l'Europe," reconnaît Goulard (MoDem), une des ministres qui contreviennent à cet idéal,' tels Ferrand, de Sarnez et Bayrou. 

"Cette entreprise de redressement doit l'emporter sur toute considération personnelle," s'accuse-t-elle encore. "C'est pourquoi j'ai demandé au Président de la République, en accord avec le Premier ministre, de ne plus faire partie du Gouvernement", écrit-elle.


Ex-députée européenne MoDem, son nom est cité dans l'enquête préliminaire sur les assistants parlementaires européens du MoDem.

Résultat de recherche d'images pour "Goulard Macron"

En se faisant débarquer, la ministre entend donc "démontrer librement sa bonne foi et tout le travail que j'y ai accompli" comme euro-député MoDem - d'abord dans la circonscription Ouest de la France lors des élections européennes de 2009, puis en 2014 dans la circonscription Sud-Est... -  suspectée dans l’enquête sur une dizaine d'assistants parlementaires du MoDem.


Le parti de Bayrou est en effet soupçonné d'avoir utilisé pour ses propres activités en France plusieurs assistants de députés européens, payés par Bruxelles.
Liens PaSiDupes



Thomas Thévenoud conserve son record de fugitivité gouvernementale
9 jours, et puis s'en est allé le secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur, du Développement du tourisme et des Français de l'étranger du président Hollande et de Ayrault (26 août–4 septembre 2014).

Matthias Fekl est resté 1 mois et 19 jours au ministère de l'Intérieur (mars 2017-mai 2017).

Goulard aura servi 1 mois et 3 jours aux Armées (17 mai 2017–20 juin 2017).

jeudi 23 mars 2017

Baptême du feu pour Fekl à Corte où 25 cocktails Molotov ont été lancés sur la sous-préfecture

Accueil en fanfare du quatrième ministre socialiste de l'Intérieur en cinq ans

Vingt-cinq cocktails Molotov ont été lancés contre la sous-préfecture de Corte, Haute-Corse,  

Sous-préfecture de Corte, avril 2012
dans la nuit de mercredi à jeudi sans faire de blessé, a annoncé le ministre de l'Intérieur - pour deux mois - Matthias Fekl, le quatrième, après Valls, Cazeneuve et Le Roux, démissionnaire.

Fekl, un quadra qui ne renouvelle pas le langage des communiqués officiels 
C'est en langue de bois quu'il a condamné "avec la plusen avril 2012 grande fermeté" ces violences, "une offense à la Corse et aux Corses, à leur profond attachement à la République et au respect de ses lois", prétend le communiqué. 

Le ministre n'a pas manqué de remercier tout le monde, les forces de l'ordre et des pompiers pour leur intervention -et probablement leur professionnalisme ?- les assurant de la mobilisation du ministère de l'Intérieur pour identifier les auteurs de cette opération "qui devront répondre de leurs actes devant la Justice." 

"Aucune victime n'est à déplorer mais une évaluation de l'étendue des dégâts est en cours"
Gérard Gavory, le préfet de Haute-Corse, n'avait pas attendu que le ministère s'exprime pour diffuser un communiqué distinct. Le préfet a apporté son soutien au sous-préfet de Corte et aux personnels de la sous-préfecture et remercié les pompiers dont l'intervention rapide a "permis de maîtriser le début d'incendie".

Beaucoup de paroles convenues, peu de faits

Les cocktails Molotov ont été lancés vers 23h30 sur la façade de la sous-préfecture, au centre de Corte, dans laquelle se trouve aussi la résidence du sous-préfet. L'action n'a pas été revendiquée et il n'y a pas eu d'interpellation.

Le "profond attachement [des Corses] à la République et au respect de ses lois", selon Fekl, restent à démontrer.
Cette sous-préfecture avait en effet déjà été la cible de jets de cocktails Molotov le 17 novembre 2016. Les prochains, dans quatre mois ?

Le 10 mars dernier, le commissariat de police d'Ajaccio avait été visé lors d'une action identique menée par une dizaine de jeunes nationalistes aux visages masqués.
La façade avait été endommagée, ainsi que plusieurs véhicules de service et voitures personnelles de policiers stationnées devant la commissariat. L'action n'avait pas été revendiquée, mais un mineur avait été interpellé peu après et mis en examen. 

Difficile de ne pas y voir la volonté de s'en prendre à un symbole de l'Etat centralisateur et une intimidation du nouveau ministre, grand intello mou à la voix fluette. L'image même d'un patron de la police nationale, BAC ou RAID, qu'avant Hollande on n'imaginait pas possible, physique de premier de la classe (dispensé de sport) et risée de ses congénères. Déjà souffre-douleur ? 
Et Fekl est chargé de faire peur aux terroristes ?  

mardi 3 mai 2016

TTIP ou TAFTA: Greenpeace révèle une sélection des documents de travail

Menaces sur les normes de sécurité alimentaire et environnementale européennes

Greenpeace s'appuie sur des documents confidentiels portant sur une partie des négociations
 

L'ONG supranationale - et illégitime - estime que la conclusion du partenariat commercial transatlantique (TTIP) entre l'Union européenne et les Etats-Unis altérerait les normes de sécurité alimentaire et environnementale européennes. Selon ses partisans, le TTIP - ou TAFTA, en américain (Transatlantic Free Trade Area) - pourrait générer 100 milliards de dollars d'activité supplémentaire des deux côtés de l'Atlantique chaque année.
En revanche, pour Greenpeace, ce traité accorderait trop de poids aux multinationales au détriment des consommateurs et des gouvernements.

Washington dénonce des interprétations "trompeuses" et -entre 2013 et 2016- Paris a fait marche arrière...

Greenpeace Pays-Bas a publié lundi 248 pages de "textes consolidés" qui portent sur 13 chapitres, soit près de la moitié de l'accord, sur le site TTIP-leaks.org. Ces documents datent de début avril et ont été rédigés avant un cycle de négociations organisé la semaine dernière à New York.
"Nous avons fait cela pour lancer le débat", a expliqué Jürgen Knirsch, spécialiste des traités commerciaux chez Greenpeace, lors d'une conférence de presse, ajoutant que les documents visent à démontrer qu'il faut suspendre les négociations. "La meilleure chose que la Commission européenne puisse faire, c'est dire  'désolé, nous avons fait une erreur'."

Beaucoup de bruit médiatique pour pas grand chose


Ces documents reflètent les positions des négociateurs et non pas la conclusion des tractations, souligne  la Commission européenne.
Cecilia Malmström, commissaire européenne au Commerce, a qualifié les révélations de Greenpeace de "tempête dans un verre d'eau."
La commissaire européenne a aussi déclaré que les Européens ne renonceront à aucun de leurs principes dans le seul but de signer un accord avec les Etats-Unis avant la fin du mandat de Barack Obama. "Si ce n'est pas acceptable, il nous suffit de dire 'désolé, mais nous devons le geler' et attendre le prochain gouvernement. Bien sûr, nous allons perdre du temps, mais nous ne pouvons accepter un 'TTIP allégé' ou quelque chose qui ne soit pas assez bon", a-t-elle insisté.

Le représentant américain au Commerce, (USTR), a lui aussi rejeté les conclusions tirées des divulgations de Greenpeace, qui sont, selon son porte-parole, au mieux "trompeuses", au pire "tout à fait erronées".

Avant même la publication de documents par Greenpeace, le gouvernement français avait menacé de bloquer la négociation menée au nom des Vingt-Huit par la Commission européenne, mais il n'a pas mis ses menaces à exécution.
Pour le premier ministre Manuel Valls, les positions de l'Union européenne et des Etats-Unis sont encore trop éloignées pour conclure un accord avant la fin de l'année, objectif affiché par Barack Obama et l'exécutif européen.
La délégation socialiste au Parlement européen a estimé lundi que les documents publiés par Greenpeace, notamment sur l'abandon présumé du principe de précaution, doivent inciter les Européens, et la France, à prendre leurs responsabilités, comme on dit ! "L'Union européenne, dès lors, doit s’interroger et envisager de suspendre les négociations", dit-elle dans un communiqué, jugeant que la Commission avait "démissionné".


La droite européenne a fait du maintien de l’arbitrage privé dans le TTIP une ligne rouge. Sans majorité et campés sur des positions "euro-exigeantes" de plus en plus droitières ils refusent la moindre concession.

Une instrumentalisation politicienne des divergences


Pour le Parti de gauche, en campagne contre le projet de traité depuis des années, la preuve est faite que les garanties données par l'exécutif européen ne sont pas respectées. "Les négociations doivent s'arrêter et ce traité être abandonné", peut-on lire dans un communiqué. "Le climat, la biodiversité, la justice sociale ne sont pas compatibles avec ces règles de libre marché que les oligarchies veulent imposer sur toute la planète."

Selon Greenpeace, les documents montrent que les divergences sont désormais profondes entre les deux rives de l'Atlantique. Mais, pour Cecilia Malmström, il n'y a rien d'extraordinaire à dire qu'il existe de désaccords et que l'Union est aussi ouverte que possible dans les négociations.
Pour Greenpeace, l'Allemand Jürgen Knirsch estime que les documents démontrent que les Etats-Unis veulent remplacer le "principe de précaution européen", qui interdit la commercialisation de produits potentiellement dangereux lorsque leurs effets sont inconnus ou contestés, par une approche plus souple.

Cecilia Malmström garantit de son côté que le principe de précaution fait partie de l'acquis communautaire et que les allégations de Greenpeace sont fausses, appelant les gouvernements européens à faire preuve de pédagogie sur le sujet auprès de leurs citoyens.
En Europe, où la résistance se renforce contre des importations de produits agricoles américains, en raison du recours intensif aux organismes génétiquement modifiés (OGM), on assure que la position défendue par la Commission n'a pas changé.
Les négociateurs se sont fixé pour objectif d'élaborer les textes consolidés d'ici juillet avant d'aborder les questions les plus délicates dans le courant du deuxième semestre.


L'arrêt des négociations est l'issue " la plus probable", selon Fekl

Le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Matthias Fekl, a mis en cause mardi  "l'état d'esprit des Etats-Unis" vis-à-vis de l'arrêt des négociations sur le traité de libre-échange transatlantique. "Au vu de l'état d'esprit aujourd'hui des Etats-Unis, cela semble l'option la plus probable", a-t-il affirmé  à l'antenne de la radio Europe 1, après la publication des 248 pages de documents sélectionnées par l'ONG pour des conséquences supposées néfastes sur la santé et l'environnement. "Je dénonce depuis un an l'attitude (des Etats-Unis)", a-t-il insisté.
"Nous voulons de la réciprocité. L'Europe propose beaucoup et elle reçoit très peu en échange. Ce n'est pas acceptable", a affirmé  M. Fekl, jugeant que l'accord n'est aujourd'hui "absolument pas" acceptable "en l'état", assurant avoir été "le seul membre d'un gouvernement (européen) à tirer la sonnette d'alarme dès 2015".
Fekl a d'ailleurs laissé entendre que Paris ne se laissera pas imposer un traité contre sa volonté. "Il ne peut pas y avoir d'accord sans la France, et encore moins contre la France", a-t-il martelé.

Il a énuméré certaines conditions pour trouver un terrain d'entente avec Washington. "Nous souhaitons que nos PME aient accès au marché américain. Nous souhaitons défendre l'agriculture, les indications géographiques", a-t-il expliqué.

Le secrétaire d'Etat a également exigé le respect des normes environnementales. "Cela n'aurait aucun sens d'avoir fait la [conférence mondiale sur les changements climatiques] Cop 21 en décembre à Paris, ce superbe accord pour l'environnement, et de signer quelques mois après un accord qui viendrait le détricoter", a-t-il affirmé. "Le commerce n'est pas un but en soi, c'est un outil", a-t-il insisté. Un détricotage de plus serait insupportable, en effet...

Quant au principe de précaution, défendu par les Européens, Fekl pointe "les Américains [qui] ne veulent pas en entendre parler. Nous en sommes là dans des négociations qui sont totalement bloquées", a-t-il ajouté.


Greenpeace a instrumentalisé lundi des documents confidentiels, partiels et intermédiaires  sur ces discussions en cours - négocié dans le plus grand secret depuis mi-2013qui renforceraient, selon elle, la crainte que cet accord commercial conduise à une déréglementation généralisée au profit des grandes entreprises et visant à supprimer les barrières commerciales et règlementaires de part et d'autre de l'Atlantique pour créer une vaste zone de libre-échange censée doper l'activité économique. Le gagnant serait le plus dynamique, au risque qu'il soit d'ores et déjà le plus puissant.


jeudi 3 mars 2016

Suite aux sanctions anti-russes, Hollande, traité de "Connard", "Fumier", "Bon à rien"... au Salon de l'Agriculture:

Hollande s'était tenu à l'écart du conflit: il n'a pu esquiver la confrontation obligée du Salon

Les agriculteurs attendaient donc le président de pied ferme


Hollande vient de se faire enc..orner par les agriculteurs
et a une petite mine pâlotte !
Arrivé de nuit, François Hollande a été hué et insulté par des éleveurs peu après son arrivée samedi au Salon de l’Agriculture.
Le calme imposé par un déploiement exceptionnel de forces de l'ordre n’a pas duré: une heure après le début de sa visite, des éleveurs, revêtus pour certains de t-shirts noirs, ont hué le président en scandant 'Démission', rapporte l’AFP.

"C’est l’état d’urgence pour l’élevage !", lance l’un d’eux. "Bon à rien", "on n’est pas des migrants", "connard", "fumier" et autres insultes ont fusé, tandis que le président progressait au milieu d’une haie d'officiels et un cordon de journalistes. Les éleveurs hostiles étaient tenus à distance, 60m, selon une éleveuse, sur Twitter.

Le président a réduit sa visite à moins de cinq heures.
"Il s’en fout complètement de nous", crie un autre agriculteur méprisé. "Ca fait un an qu’on mène des actions en France, personne ne nous écoute", renchérit un troisième.

Hollande ne se remet pas en cause et accuse tous les autres acteurs

Bien qu'inadaptées aux éleveurs en difficulté qui réclament des prix justes et non pas une assistance de l'Etat, le président socialiste - accompagné de son ministre intermittent de l’Agriculture, Stéphane Le Foll - a rappelé les mesures gouvernementales qui les conduisent au désespoir. 

Le chef de l'Etat a fait porter la responsabilité de la crise agricole principalement sur les groupes de distribution, leur réclament de "faire un effort de solidarité", alors que les négociations tarifaires annuelles avec leurs fournisseurs s’achèvent dans deux jours.
Avec l’effondrement généralisé des cours agricoles qui frappe en particulier les éleveurs, plus de 40.000 exploitations sont en situation d’extrême urgence, constate Stéphane Le Foll, les bras ballants. Plus de 60.000 (sur 490.000) ont réclamé des mesures d'urgence, alors qu’un éleveur de porcs, en Bretagne, perd jusqu’à 6.000 euros par semaine.

Hollande dévalue la fonction gouvernementale

Stéphane Le Foll, accablé par des sondages défavorables (73% des Français jugent qu’il a un bilan négatif, selon OpinionWay pour le Figaro, et 53% disent qu’il est "plutôt un mauvais ministre", selon Odoxa pour Le Parisien et France Info), comme Hollande et le premier ministre Manuel Valls a également négligé la situation de désespérance du monde agricole.
"On y va même si le coeur n’y est pas. C’est souvent la seule semaine de vacances des agriculteurs, mais ils sont à fleur de peau," confie Florent Dornier, secrétaire général de Jeunes agriculteurs (JA). "C’est peut-être un des salons les plus compliqués depuis 20 ou 30 ans". "Les politiques, il va falloir qu’ils fassent très attention à ce qu’ils nous disent. Il y a un risque de douche froide", avait-il prévenu.
Ni Hollande, ni donc sa presse ne mentionne les effets des sanctions européennes anti-russes

Le FMI craignait des "effets négatifs" pour l’économie mondiale; ils sont désastreux. L’Union européenne court derrière les USA et ses sanctions sectorielles contre la Russie ne concernent pas seulement l’accès aux marchés des capitaux, la Défense, des produits à double usage et l’exportation de technologies sensibles. Nos porte-hélicoptères Mistral sont-ils en cours de livraison ?  Le méchant Poutine ne nous a pas coupé le gaz et le pétrole en plein hiver, mais les agriculteurs souffrent non seulement des prix bas imposés par la grande distribution, mais aussi du manque de débouchés de leur production.

Qu'avait la France à gagner aux sanctions contre Poutine ?
L'économie russe pourrait certes enregistrer des pertes (23 milliards d’euros, soit 1,5 % du PIB en 2015, et tripler jusqu’à 75 milliards d’euros, 4,8 % du PIB), mais la revue The Economist estime même, quant à elle, que l’ensemble des pertes subies par les sociétés russes suite aux sanctions pourrait se chiffrer à 744 milliards d’euros.
La Commission européenne hasarde - avant toute riposte russe attendue - 40 milliards d’euros pour 2014 et 50 milliards d’euros de pertes en 2015, causées par des embargos commerciaux adoptés par la Russie en riposte. "Les sanctions imposées par l’Occident à l’encontre de la Russie sont absurdes", estime Anthony Bamford, PDG du groupe britannique JCB, l’un des principaux fabricants internationaux de matériels de construction. 
Les peuples aussi s'indignent des sanctions internationales. Sur Internet, nombreux sont les lecteurs norvégiens qui expriment leur mécontentement après que leur gouvernement a décidé de soutenir les sanctions de l’Union européenne. Selon eux, la Russie n’a rien fait dans la situation actuelle en Ukraine pour mériter d’être sanctionnée.
"Le business allemand ne se sent pas en sécurité suite aux sanctions économiques adoptées par l’UE à l’encontre de la Russie", a déclaré l’expert pour les pays de l’Europe de l’Est de la Chambre de commerce et d’industrie allemande (DIHK), Tobias Baumann.
"La situation en Ukraine et les sanctions américaines et européennes contre la Russie risquent d’avoir des effets négatifs pour l’économie des pays de l’UE et de la CEI, mais aussi pour l’économie mondiale", a déclaré, mardi 29 juillet 2014, le Fonds monétaire international (FMI). Mais Hollande y a souscrit en pensant apparaître, de la scène (inter)nationale à la lucarne des 20h00, en justicier incontournable.
Or, "les sanctions occidentales contre la Russie contribueront à rendre la Russie plus indépendante", avait en substance répliqué le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, lundi 4 août 2014 
Le mardi 5 août 2014, le président russe Vladimir Poutine avait déjà ordonné au gouvernement d’élaborer des mesures de riposte aux sanctions européennes et américaines, tout juste introduites contre la Russie que l’Occident accuse d’être impliquée dans le conflit de Kiev contre l’Ukraine de l’Est russophone.
L'agriculture française frappée de plein fouet par les sanctions de Hollande contre Moscou

La France avait-elle les moyens de 
perdre 6% du marché russe ?
Président russe sanctionné par Obama et l'U.E., Vladimir Poutine ordonna "d’interdire ou de limiter" l’importation de produits agroalimentaires en provenance des pays ayant adopté des mesures coercitives contre Moscou. Cet embargo devait durer un an, mais le Kremlin prévint que la durée pourrait être modifiée si les Occidentaux se montraient plus souples à l’égard de la Russie. La propagande française souligna qu'en valeur absolue, ce s'étaient surtout la Pologne, les Pays-Bas, l’Allemagne et le Danemark qui paieraient le prix des sanctions.
En août 2015, plus de 500 tonnes de denrées en provenance d’Occident ont été détruites par les autorités russes, rien qu’entre le 7 et le 8 août: des tonnes de pêches et de nectarines broyées sous les roues de tracteurs, des centaines de meules de fromage déversées à la décharge, des milliers de carcasses de bœuf brûlées dans un incinérateur… 
En France, le manque à gagner était alors estimé à 200 millions d’euros en août dernier. 
Les exportations de la France, neuvième partenaire commercial de la Russie, ont alors reculé de 23 %. Le blocus de nos produits agricoles touche significativement certains produits français comme le porc, les produits laitiers, mais aussi les fruits et légumes.
Et l’embargo russe a aussi limité notre capacité à exporter dans les autres pays européens, en conséquence de la création d'un surplus d’offre et de l'exacerbation de la concurrence intracommunautaire qui contribue encore à la baisse des prix.
"Pour le porc, on estime que l’embargo coûte 20 centimes du kilo aux éleveurs français [en 2015]. Or, le débouché russe était d’autant plus intéressant qu’il permettait de vendre des abats et autres pièces grasses qui n’intéressent pas forcément les autres marchés", expliquait Paul Auffray, président de la Fédération nationale porcine (FNP).
"Le report des exportations des autres gros producteurs laitiers comme l’Allemagne, la Hollande ou la Finlande a fait plonger le cours du beurre et du lait en poudre de 30%", souligne ainsi Gérard Calbrix, de l’Association française de la transformation laitière (Atla).
Ainsi était posée à la filière agricole française la question de savoir comment, dans un marché mondial où le cours des matières premières ne cesse de fluctuer, retrouver sur le marché intérieur des prix d’achat stables et suffisamment élevés pour garantir l’avenir des producteurs dans la durée. En deux ans depuis le début de la crise ukrainienne, qu'a fait Le Foll, ministre depuis  quatre ans, pour réagir. Le 7 août 2015, L'Expansion (L'Express) titrait: "Sanctions contre la Russie: même pas mal"...

Aujourd'hui, le gouvernement s'en prend à l'Union européenne

Le terrorisme est également coupable, mais Hollande n'est responsable de rien
Par ailleurs le contexte sécuritaire et l’état d’urgence ont réduit les festivités du Salon International de l'Agriculture 2016 nous chante la presse engagée. Et de souligner qu'outre les contrôles renforcés aux entrées, les nocturnes et la soirée des professionnels, le jeudi, ont été annulés. Un avant-goût du bilan final du SIA ?
La presse détourne l'attention en s'attachant à l'anecdotique. En ces circonstances de tensions et de désespoir qui ébranlent le pouvoir socialiste, elle n'hésite pas à polémiquer sur le compte-à-rebours électoral de 2017 et le défilé des candidats — surtout de l’opposition (sic) —  , plus que jamais au rendez-vous, assure cette presse. Fillon a d'ailleurs eu l'occasion de moucher la petite journaliste de BFM  qui ironisait sur la venue de cet habitué, notamment du fait de ses responsabilités à Matignon, pendant cinq années consécutives... Parmi les près de 700.000 visiteurs attendus jusqu’au 6 mars, le premier ministre n'a pas été déçu du voyage. (RE)VOIR et (RE)ENTENDRE le matamore Valls se faire tancer sur son "petit zizi":
Pas de chance, BFM TV a coupé le "ptit zizi," par inadvertance ? Coucou, le revoilou !
Outre "p'tit zizi" Valls lundi matin, les taureaux de compétition et bêtes à concours ont ainsi vu passer Marine Le Pen (mardi), fort bien accueillie, Nicolas Sarkozy et François Fillon (mercredi), toujours très appréciés. Alain Juppé viendra ce jeudi et Bruno Le Maire, ancien ministre de l’Agriculture a prévu un triplé minuté — lundi, mardi, mercredi.
A tous, la FNSEA a adressé un questionnaire en 13 points sur les problématiques agricoles. "Ceux qui n’auront pas répondu feront mieux de ne pas s’arrêter à notre stand," prévient Xavier Beulin. "Le cul des vaches, le petit verre qui va bien et le sourire sur photo... aujourd’hui on est sur autre chose" avertit-il carrément.

Le secteur industriel aussi est impacté par la politique étrangère de Fabius
L'ex-sinistre des Affaires étrangères a envoyé Hollande voir du pays jusqu'en Inde, mais "c'est vers l'industrie aéronautique russe que se tourne l'Inde après avoir renoncé à son méga-contrat d'achat de 126 Rafale français", remarque Jean-Joseph Boillot: "l'Inde soutient la Russie contre l'occident dans le conflit actuel". Le 31 mai 2015, le ministre indien de la Défense a annoncé que son pays n'achètera pas plus de 36 avions Rafale sur les 126 envisagés...

Le déficit du Commerce extérieur français s'est creusé
Le déficit commercial français s'est creusé d'un peu plus de 500 millions d'euros en juillet 2015 par rapport au mois précédent. Il atteint 3,3 milliards d'euros. Cette détérioration s'explique (!)... principalement par une baisse des exportations (-1,7% sur un mois), après des ventes de matériel de transport qui sont retombées "lourdement" par rapport à juin, explique les Douanes. De plus, "les importations fléchissent légèrement : la baisse de la facture pétrolière et un repli pour l’aéronautique l’emportent sur la fermeté des achats des autres branches industrielles, automobile en particulier." Matthias Fekl a donc la lourde tâche de relancer notre commerce extérieur, mais il a une préférence pour l'enfumage politique. En août 2015, il assurait: "Nous avons le meilleur chiffre du commerce extérieur depuis 2009." Pour cette lumière, malgré un déficit de 500 millions d'euros sur un mois, il n'y a toujours pas péril en la demeure ?...