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mercredi 22 août 2018

Budget de l'Etat : vers un serrage de vis, faute de croissance

Le budget 2019 s'annonce encore plus contraint que prévu


Macron ne réussit pas à relancer la croissance : peut-être Benalla?


La France devra revoir à la baisse sa prévision de croissance, suite à la publication de chiffres fort décevants du déficit commercial. Les carnets de commandes sont positifs dans l’industrie et l’activité est soutenue dans les services, mais elle est non productive. 
La Banque de France affiche un optimisme modéré en parlant d'un possible rebond de la croissance, après 0,4% au troisième trimestre contre 0,2% aux premier et deuxième trimestres, mais ne promet pas les 2,2% de 2017. 

Gérald Darmanin, le ministre du Budget, qui tablait sur 2%, a d'ailleurs dû revoir sa prévision à la baisse il y a une semaine. Or, ce nouvel objectif est hors d’atteinte pour les spécialistes, même si la croissance est aussi bonne au quatrième trimestre qu’au troisième. 
Une croissance plus faible, c’est moins d’activité, donc moins de rentrées fiscales et de TVA. Le gouvernement pourrait donc revoir son budget dès septembre et exiger de nouvelles économies.


Un nouveau tour de vis social en vue ?

Résultat de recherche d'images pour "patate chaude"Pendant ses deux semaines de vacances annoncées, mais trois effectives, Macron, qui avait fait venir un nombreux personnel, du chef cuisinier aux collaborateurs proches, a planché sur les moyens de faire avancer ses réformes à tout prix, tout en faisant oublier sa dernière casserole, l'affaire Benalla, du nom de cet intime à qui il a donné tous les droits sans qu'il ait les compétences de ses attributions et accordé à son favori les privilèges qui vont avec. 

Le Conseil des ministres de rentrée se tient ce mercredi 22 août. Ensuite, Emmanuel Macron réunira à l'Elysée quelques ministres (Edouard Philippe, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, Murielle Pénicaud et Agnès Buzyn) pour finaliser les derniers arbitrages budgétaires. Le budget 2018 s'annonce contraint par une croissance plus faible que prévu.
Le gouvernement va devoir revoir son budget pour l'an prochain avec sans doute un nouveau serrage de vis, s'il veut continuer à contenir son déficit comme promis auprès de la Commission européenne.

Vers une nouvelle réduction des emplois aidés et des aides au logement ? 
L'ex-banquier va donc vraisemblablement chercher à faire davantage d'économies, surtout qu'il doit financer des réformes coûteuses comme la suppression progressive de la taxe d'habitation et le remplacement du Crédit d'impôt compétitivité emploi (mesure du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, le CICE minore l'impôt à payer des entreprises) par une baisse pérenne des cotisations patronales.

En ligne de mire du gouvernement, il y a entre autres les emplois aidés (le CUI, contrat unique d'insertion, est en vigueur depuis le 1er janvier 2010,), qui pourraient encore diminuer l'an prochain, tout comme les aides au logement. 

L'exécutif envisage aussi de transférer aux employeurs une partie du coût lié aux arrêts maladie. Cette piste a entraîné une levée de boucliers du patronat au cœur de l'été.


Quelles seront les économies réalisées sur les effectifs de la fonction publique d'Etat ? est une autre question pour l'instant sans réponse : malgré ses promesses de transparence et de dialogue, le gouvernement s'est refusé jusqu'à présent à avancer le moindre chiffre.

Un budget plus contraint est-il opportun ? 

Le renouvellement de la vie politique retombe sous la menace  des vieilles recettes de l' "ancien monde"...
Car l'interrogation de Philippe Waechter, chef économiste chez Ostrum Asset Management est rhétorique.  "En terme de gestion du déficit public jusqu'à la fin de l'année, la question est de savoir s'il faut contraindre davantage la demande privée au risque de peser encore plus sur l'activité ? Ce serait le cas si on voulait absolument tenir le déficit public à l'objectif de 2,3 du PIB. Ou alors est-ce qu'on laisse filer pour limiter le risque de contraction ou de ralentissement supplémentaire de l'activité ?"

L'accroissement du déficit public ne fait pas peur à Philippe Waechter. "Il me semble qu'il est nécessaire de laisser filer le déficit pour limiter le risque sur la croissance parce que l'enjeu est là, estime l'économiste. La vraie question, c'est est-ce qu'on a un objectif sur l'activité ou l'emploi ou un objectif plutôt comptable ? Je crois que les questions de croissance et d'emploi sont plus importantes dans la gestion de la politique économique."
Les générations à venir ne seront décidément pas épargnées.

jeudi 3 mars 2016

Suite aux sanctions anti-russes, Hollande, traité de "Connard", "Fumier", "Bon à rien"... au Salon de l'Agriculture:

Hollande s'était tenu à l'écart du conflit: il n'a pu esquiver la confrontation obligée du Salon

Les agriculteurs attendaient donc le président de pied ferme


Hollande vient de se faire enc..orner par les agriculteurs
et a une petite mine pâlotte !
Arrivé de nuit, François Hollande a été hué et insulté par des éleveurs peu après son arrivée samedi au Salon de l’Agriculture.
Le calme imposé par un déploiement exceptionnel de forces de l'ordre n’a pas duré: une heure après le début de sa visite, des éleveurs, revêtus pour certains de t-shirts noirs, ont hué le président en scandant 'Démission', rapporte l’AFP.

"C’est l’état d’urgence pour l’élevage !", lance l’un d’eux. "Bon à rien", "on n’est pas des migrants", "connard", "fumier" et autres insultes ont fusé, tandis que le président progressait au milieu d’une haie d'officiels et un cordon de journalistes. Les éleveurs hostiles étaient tenus à distance, 60m, selon une éleveuse, sur Twitter.

Le président a réduit sa visite à moins de cinq heures.
"Il s’en fout complètement de nous", crie un autre agriculteur méprisé. "Ca fait un an qu’on mène des actions en France, personne ne nous écoute", renchérit un troisième.

Hollande ne se remet pas en cause et accuse tous les autres acteurs

Bien qu'inadaptées aux éleveurs en difficulté qui réclament des prix justes et non pas une assistance de l'Etat, le président socialiste - accompagné de son ministre intermittent de l’Agriculture, Stéphane Le Foll - a rappelé les mesures gouvernementales qui les conduisent au désespoir. 

Le chef de l'Etat a fait porter la responsabilité de la crise agricole principalement sur les groupes de distribution, leur réclament de "faire un effort de solidarité", alors que les négociations tarifaires annuelles avec leurs fournisseurs s’achèvent dans deux jours.
Avec l’effondrement généralisé des cours agricoles qui frappe en particulier les éleveurs, plus de 40.000 exploitations sont en situation d’extrême urgence, constate Stéphane Le Foll, les bras ballants. Plus de 60.000 (sur 490.000) ont réclamé des mesures d'urgence, alors qu’un éleveur de porcs, en Bretagne, perd jusqu’à 6.000 euros par semaine.

Hollande dévalue la fonction gouvernementale

Stéphane Le Foll, accablé par des sondages défavorables (73% des Français jugent qu’il a un bilan négatif, selon OpinionWay pour le Figaro, et 53% disent qu’il est "plutôt un mauvais ministre", selon Odoxa pour Le Parisien et France Info), comme Hollande et le premier ministre Manuel Valls a également négligé la situation de désespérance du monde agricole.
"On y va même si le coeur n’y est pas. C’est souvent la seule semaine de vacances des agriculteurs, mais ils sont à fleur de peau," confie Florent Dornier, secrétaire général de Jeunes agriculteurs (JA). "C’est peut-être un des salons les plus compliqués depuis 20 ou 30 ans". "Les politiques, il va falloir qu’ils fassent très attention à ce qu’ils nous disent. Il y a un risque de douche froide", avait-il prévenu.
Ni Hollande, ni donc sa presse ne mentionne les effets des sanctions européennes anti-russes

Le FMI craignait des "effets négatifs" pour l’économie mondiale; ils sont désastreux. L’Union européenne court derrière les USA et ses sanctions sectorielles contre la Russie ne concernent pas seulement l’accès aux marchés des capitaux, la Défense, des produits à double usage et l’exportation de technologies sensibles. Nos porte-hélicoptères Mistral sont-ils en cours de livraison ?  Le méchant Poutine ne nous a pas coupé le gaz et le pétrole en plein hiver, mais les agriculteurs souffrent non seulement des prix bas imposés par la grande distribution, mais aussi du manque de débouchés de leur production.

Qu'avait la France à gagner aux sanctions contre Poutine ?
L'économie russe pourrait certes enregistrer des pertes (23 milliards d’euros, soit 1,5 % du PIB en 2015, et tripler jusqu’à 75 milliards d’euros, 4,8 % du PIB), mais la revue The Economist estime même, quant à elle, que l’ensemble des pertes subies par les sociétés russes suite aux sanctions pourrait se chiffrer à 744 milliards d’euros.
La Commission européenne hasarde - avant toute riposte russe attendue - 40 milliards d’euros pour 2014 et 50 milliards d’euros de pertes en 2015, causées par des embargos commerciaux adoptés par la Russie en riposte. "Les sanctions imposées par l’Occident à l’encontre de la Russie sont absurdes", estime Anthony Bamford, PDG du groupe britannique JCB, l’un des principaux fabricants internationaux de matériels de construction. 
Les peuples aussi s'indignent des sanctions internationales. Sur Internet, nombreux sont les lecteurs norvégiens qui expriment leur mécontentement après que leur gouvernement a décidé de soutenir les sanctions de l’Union européenne. Selon eux, la Russie n’a rien fait dans la situation actuelle en Ukraine pour mériter d’être sanctionnée.
"Le business allemand ne se sent pas en sécurité suite aux sanctions économiques adoptées par l’UE à l’encontre de la Russie", a déclaré l’expert pour les pays de l’Europe de l’Est de la Chambre de commerce et d’industrie allemande (DIHK), Tobias Baumann.
"La situation en Ukraine et les sanctions américaines et européennes contre la Russie risquent d’avoir des effets négatifs pour l’économie des pays de l’UE et de la CEI, mais aussi pour l’économie mondiale", a déclaré, mardi 29 juillet 2014, le Fonds monétaire international (FMI). Mais Hollande y a souscrit en pensant apparaître, de la scène (inter)nationale à la lucarne des 20h00, en justicier incontournable.
Or, "les sanctions occidentales contre la Russie contribueront à rendre la Russie plus indépendante", avait en substance répliqué le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, lundi 4 août 2014 
Le mardi 5 août 2014, le président russe Vladimir Poutine avait déjà ordonné au gouvernement d’élaborer des mesures de riposte aux sanctions européennes et américaines, tout juste introduites contre la Russie que l’Occident accuse d’être impliquée dans le conflit de Kiev contre l’Ukraine de l’Est russophone.
L'agriculture française frappée de plein fouet par les sanctions de Hollande contre Moscou

La France avait-elle les moyens de 
perdre 6% du marché russe ?
Président russe sanctionné par Obama et l'U.E., Vladimir Poutine ordonna "d’interdire ou de limiter" l’importation de produits agroalimentaires en provenance des pays ayant adopté des mesures coercitives contre Moscou. Cet embargo devait durer un an, mais le Kremlin prévint que la durée pourrait être modifiée si les Occidentaux se montraient plus souples à l’égard de la Russie. La propagande française souligna qu'en valeur absolue, ce s'étaient surtout la Pologne, les Pays-Bas, l’Allemagne et le Danemark qui paieraient le prix des sanctions.
En août 2015, plus de 500 tonnes de denrées en provenance d’Occident ont été détruites par les autorités russes, rien qu’entre le 7 et le 8 août: des tonnes de pêches et de nectarines broyées sous les roues de tracteurs, des centaines de meules de fromage déversées à la décharge, des milliers de carcasses de bœuf brûlées dans un incinérateur… 
En France, le manque à gagner était alors estimé à 200 millions d’euros en août dernier. 
Les exportations de la France, neuvième partenaire commercial de la Russie, ont alors reculé de 23 %. Le blocus de nos produits agricoles touche significativement certains produits français comme le porc, les produits laitiers, mais aussi les fruits et légumes.
Et l’embargo russe a aussi limité notre capacité à exporter dans les autres pays européens, en conséquence de la création d'un surplus d’offre et de l'exacerbation de la concurrence intracommunautaire qui contribue encore à la baisse des prix.
"Pour le porc, on estime que l’embargo coûte 20 centimes du kilo aux éleveurs français [en 2015]. Or, le débouché russe était d’autant plus intéressant qu’il permettait de vendre des abats et autres pièces grasses qui n’intéressent pas forcément les autres marchés", expliquait Paul Auffray, président de la Fédération nationale porcine (FNP).
"Le report des exportations des autres gros producteurs laitiers comme l’Allemagne, la Hollande ou la Finlande a fait plonger le cours du beurre et du lait en poudre de 30%", souligne ainsi Gérard Calbrix, de l’Association française de la transformation laitière (Atla).
Ainsi était posée à la filière agricole française la question de savoir comment, dans un marché mondial où le cours des matières premières ne cesse de fluctuer, retrouver sur le marché intérieur des prix d’achat stables et suffisamment élevés pour garantir l’avenir des producteurs dans la durée. En deux ans depuis le début de la crise ukrainienne, qu'a fait Le Foll, ministre depuis  quatre ans, pour réagir. Le 7 août 2015, L'Expansion (L'Express) titrait: "Sanctions contre la Russie: même pas mal"...

Aujourd'hui, le gouvernement s'en prend à l'Union européenne

Le terrorisme est également coupable, mais Hollande n'est responsable de rien
Par ailleurs le contexte sécuritaire et l’état d’urgence ont réduit les festivités du Salon International de l'Agriculture 2016 nous chante la presse engagée. Et de souligner qu'outre les contrôles renforcés aux entrées, les nocturnes et la soirée des professionnels, le jeudi, ont été annulés. Un avant-goût du bilan final du SIA ?
La presse détourne l'attention en s'attachant à l'anecdotique. En ces circonstances de tensions et de désespoir qui ébranlent le pouvoir socialiste, elle n'hésite pas à polémiquer sur le compte-à-rebours électoral de 2017 et le défilé des candidats — surtout de l’opposition (sic) —  , plus que jamais au rendez-vous, assure cette presse. Fillon a d'ailleurs eu l'occasion de moucher la petite journaliste de BFM  qui ironisait sur la venue de cet habitué, notamment du fait de ses responsabilités à Matignon, pendant cinq années consécutives... Parmi les près de 700.000 visiteurs attendus jusqu’au 6 mars, le premier ministre n'a pas été déçu du voyage. (RE)VOIR et (RE)ENTENDRE le matamore Valls se faire tancer sur son "petit zizi":
Pas de chance, BFM TV a coupé le "ptit zizi," par inadvertance ? Coucou, le revoilou !
Outre "p'tit zizi" Valls lundi matin, les taureaux de compétition et bêtes à concours ont ainsi vu passer Marine Le Pen (mardi), fort bien accueillie, Nicolas Sarkozy et François Fillon (mercredi), toujours très appréciés. Alain Juppé viendra ce jeudi et Bruno Le Maire, ancien ministre de l’Agriculture a prévu un triplé minuté — lundi, mardi, mercredi.
A tous, la FNSEA a adressé un questionnaire en 13 points sur les problématiques agricoles. "Ceux qui n’auront pas répondu feront mieux de ne pas s’arrêter à notre stand," prévient Xavier Beulin. "Le cul des vaches, le petit verre qui va bien et le sourire sur photo... aujourd’hui on est sur autre chose" avertit-il carrément.

Le secteur industriel aussi est impacté par la politique étrangère de Fabius
L'ex-sinistre des Affaires étrangères a envoyé Hollande voir du pays jusqu'en Inde, mais "c'est vers l'industrie aéronautique russe que se tourne l'Inde après avoir renoncé à son méga-contrat d'achat de 126 Rafale français", remarque Jean-Joseph Boillot: "l'Inde soutient la Russie contre l'occident dans le conflit actuel". Le 31 mai 2015, le ministre indien de la Défense a annoncé que son pays n'achètera pas plus de 36 avions Rafale sur les 126 envisagés...

Le déficit du Commerce extérieur français s'est creusé
Le déficit commercial français s'est creusé d'un peu plus de 500 millions d'euros en juillet 2015 par rapport au mois précédent. Il atteint 3,3 milliards d'euros. Cette détérioration s'explique (!)... principalement par une baisse des exportations (-1,7% sur un mois), après des ventes de matériel de transport qui sont retombées "lourdement" par rapport à juin, explique les Douanes. De plus, "les importations fléchissent légèrement : la baisse de la facture pétrolière et un repli pour l’aéronautique l’emportent sur la fermeté des achats des autres branches industrielles, automobile en particulier." Matthias Fekl a donc la lourde tâche de relancer notre commerce extérieur, mais il a une préférence pour l'enfumage politique. En août 2015, il assurait: "Nous avons le meilleur chiffre du commerce extérieur depuis 2009." Pour cette lumière, malgré un déficit de 500 millions d'euros sur un mois, il n'y a toujours pas péril en la demeure ?...

mardi 7 juillet 2015

Le déficit commercial de la France se creuse à 4,02 milliards d'euros en mai

Matthias Fekl, 37 ans, fait-il le boulot ?

Le successeur de Thomas Thévenoud
a-t-il la phobie du Commerce ?
Comprend qui peut... 
Le déficit commercial de la France s'est creusé à 4,02 milliards d'euros en mai sous l'effet d'une légère remontée des importations et d'exportations qui ont marqué le pas après trois mois de hausse, selon les statistiques CVS/CJO publiées mardi par les Douanes, depuis Bercy, occupé par Emmanuel Macron, 37 ans. La jeunesse est-elle un plus ? 

Que reste-t-il du tapage sur les ventes du Rafale ?
Le gouvernement Valls le compare au précédent déficit d'avril, 3,306 milliards d'euros, en légère hausse par rapport à l'estimation précédente de 3,01 milliards d'euros.

Le déficit cumulé depuis le début de l'année s'élève à 19,17 milliards d'euros contre 23,82 milliards un an plus tôt, en données CVS/CJO.

Pour mai, Bercy pointe le secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l'étranger, auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement - Laurent Fabius- qui fait état d'un très léger recul des exportations à 37,9 milliards d'euros contre 38,1 milliards un mois plus tôt. Soit l'équivalent du montant minimaliste de la dette de la Grèce auprès des Français... 

Dans le même temps, les importations ont légèrement augmenté à 41,9 milliards, contre 41,4 milliards le mois précédent.

Le déficit des seuls produits manufacturés s'est élevé à 3,4 milliards en mai contre 2,4 milliards en avril.

Les ventes d'Airbus (27 appareils) ont représenté 2,26 milliards d'euros sur le mois contre 2,53 milliards en avril (29 appareils).

Quel est l'impacte de la signature d'un contrat pour la livraison de 24 Rafale au Qatar, après 24 avions à l’Egypte et 36 exemplaires à l’Inde ? Si le commerce extérieur ne s'en porte pas mieux, attendons que Dassault Aviation augmente ses cadences de production et que Rebsamen et Sapin nous annoncent un "léger" mieux à l'embauche en renfort des 7.000 personnes qui travaillent déjà sur l’avion français, en Bretagne, dans la Meuse, en Midi-Pyrénées ou encore en banlieue parisienne.

Par zones géographiques, le déficit avec les pays hors Europe est "très léger", même qualifié de "quasi-stable" (-2,64 milliards contre -2,74 milliards) et le déficit avec le reste de la zone euro a augmenté à 3,52 milliards contre 2,66 milliards, le mois précédent.

Beaucoup de légèreté finit par peser...

vendredi 8 août 2014

Avant embargo russe, le déficit commercial de la France s'était creusé à 5,38 milliards d'euros en juin

La secrétaire d'Etat au Commerce extérieur se félicite d'un déficit au plus bas...depuis 2010

Le déficit commercial de la France s'est creusé à 5,38 milliards d'euros en juin
selon les statistiques CVS/CJO publiées jeudi par les Douanes. Il se compare à un précédent déficit revu en hausse à 5,13 milliards d'euros pour le mois de mai, alors qu'il avait été annoncé à 4,87 milliards en première estimation. Le déficit cumulé sur l'ensemble du premier semestre s'élève à 29,2 milliards d'euros contre 30,7 milliards un an plus tôt

Hausse des exportations et des importations

Pour juin, les Douanes font état d'une hausse de 2,2% des importations, à 42,1 milliards d'euros. Dans le même temps, les exportations ont progressé de 1,8% à 36,7 milliards, un plus haut depuis avril 2013.
 
Le déficit des seuls produits manufacturés est en hausse à 4,0 milliards contre 3,0 milliards en mai, en raison ses importations plus fortes de produits chimiques et pharmaceutiques, d'automobiles, dont les ventes d'étrangères ont augmenté en juin, et d'équipements industriels (mécaniques et électriques). Les ventes d'Airbus (30 appareils) ont représenté 2,51 milliard d'euros sur le mois contre 1,48 milliard en mai (21 appareils).
 
Par zones géographiques, le déficit avec les autres pays de l'Union européenne s'est nettement creusé à 3,43 milliards (contre -2,80 milliards), tandis que celui avec les pays hors Europe est resté globalement stable (-3,43 milliards contre -3,44 milliards). Avec la seule zone euro, il s'est élevé à 3,67 milliards contre 3,44 milliards. 

Fleur Pellerin simule l'extase 

Le déficit commercial français s'établit donc à près de 30 milliards d'euros pour le premier semestre 2014. Un chiffre commenté jeudi dans les colonnes du Figaro par la secrétaire d'Etat au Commerce extérieur. "A mi-année, nous sommes au niveau le plus bas depuis 2010", explique Fleur Pellerin. "Hors énergie, il a atteint neuf milliards. Pour mémoire, il était de 17 milliards à mi-2011, c'est un progrès considérable." Le graphique à gauche rétablit une part de vérité manipulée par la ministre.
 
Notre déficit commercial de  est au même point, 
en juin 2014 qu'en juin 2013
 
F. Pellerin impute d'ailleurs ce résultat notamment  à des importations peu dynamiques, en réduction d'environ 1,0% du fait du recul du prix de l'énergie, et juge au bout du compte que la situation est encore loin d'être satisfaisante, avec des exportations encore faibles. 

La ministre ne pouvait encore prendre en compte les conséquences de l'embargo décidé par Moscou sur les produits français, suite aux attaques incessantes de Hollande et Fabius contre la Russie, à propos de l'Ukraine de l'Est pro-Russe.
Pour Fleur Pellerin, la principale force de la France réside encore dans l'aéronautique et le spatial, la chimie, les parfums et cosmétiques, en hausse par rapport à 2013, et dans le redémarrage de l'automobile.

mardi 17 septembre 2013

La France mauvais élève du G20, selon le FMI

Le crâneur de l'Elysée va-t-il s'occuper de la France ?

Pépère peine à se crédibiliser à l'international

La France est classée par le FMI parmi les quatre plus mauvais élèves du G20 pour déficit commercial, déficit budgétaire, dette privée. Les États-Unis du démocrate Obama, l'Espagne et l'Inde sont également pointés pour leurs déséquilibres.

Trois cartons rouges contre la France. 
La gouvernance de Hollande est de nouveau pointée du doigt dans un rapport publié vendredi soir par le FMI (Fonds monétaire international) à cause de ses déficits, alors que la France vient tout juste de se placer dans le collimateur de l'Eurogroupe: à Vilnius, Pierre Moscovici a dû encaisser les critiques de la Commission et de la Banque centrale européenne.

L'Espagne, l'Inde et les États-Unis côtoient la France dans la catégorie des "cancres" crédités de trois mauvais points. L'institution de Washington dresse le bilan sur les grands déséquilibres macro-économiques définis en trois catégories: déficits ou surplus extérieurs, déficit budgétaire et dette privée. Le G20 s'est engagé à réduire ces déséquilibres lors du sommet de Séoul en 2010.

Paris doit réduire ses dépenses

La "dette publique s'est détériorée" en France dans un contexte de croissance ralentie. Une nouvelle fois, l'institution de Washington exhorte Paris à réduire ses dépenses et à accélérer ses réformes structurelles.
"La clé pour améliorer les résultats en matière de croissance et d'emploi réside dans une réforme du marché du travail permettant d'améliorer la capacité des entreprises à investir, s'adapter et créer des emplois". Le FMI salue au passage l'accord sur la sécurisation de l'emploi signé en janvier entre l'État et certains partenaires sociaux, mais regrette que son champ soit limité aux seules entreprises en difficulté et les réductions de paie réservées aux seuls salaires au-dessus de 1,2 smic.

Huit pays épinglés
Au total, huit pays plus la zone euro sont pointés pour leurs déséquilibres importants en 2013. Parmi eux, la Chine et l'Allemagne sont toujours critiqués pour leurs excédents commerciaux considérés comme préjudiciables au bon fonctionnement de l'économie mondiale. Un motif de satisfaction, les déséquilibres extérieurs se sont toutefois réduits depuis deux ans (date du précédent rapport sur ces questions), note l'organisme dirigé par Christine Lagarde.

Une partie de l'ajustement est "sain", selon le rapport. D'abord grâce à la correction de certains excès financiers de l'avant-crise. Ensuite parce que la demande dans certains pays émergents a permis de réduire les excédents commerciaux. 
L'autre partie du rééquilibrage est moins sain, nuance le FMI, car provenant de la faiblesse de la demande. Les déficits extérieurs de certains pays se sont en effet comblés, mais à cause d'une baisse des importations reflétant une consommation et des investissements atones.