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mercredi 18 mars 2015

Francfort: la BCE attaquée par des activistes d'extrême gauche

Violences de la gauche radicale autour de l'inauguration de la nouvelle BCE

L'extrême gauche anti-libérale a convergé sur Francfort 

Francfort était mercredi " le théâtre de heurts", selon les termes de l'AFP. Il n'y aurait pourtant pas eu d'affrontements sans les actions anti-républicaines des activistes de l'ultra gauche avec laquelle composent Merkel, Hollande, Valls et leurs alliés, François Bayrou (MoDem) et Alain Juppé (UMP).

VOIR et ENTENDRE les manifestants s'opposer aux forces de l'ordre:

Les heurts entre manifestants anti-austérité mobilisés par milliers et forces de l'ordre ont fait des blessés au abords de la Banque centrale européenne (BCE) qui inaugurait son nouveau siège.

VOIR et ENTENDRE une autre version des faits:

samedi 23 août 2014

Montebourg réclame un changement de cap économique à Hollande, la BCE et l'Europe

"Les choix politiques ne sont pas figés", d'après Montebourg

Le ministre de l'Économie 
a tenu un discours offensif pour sa rentrée politique de dimanche


Après Cécile Duflot, il a "donné un coup de couteau par derrière" à Hollande, selon Mélenchon. En effet, à la différence de l'écologiste, il reste pourtant au gouvernement, prenant à contre-pied Manuel Valls et le président François Hollande, lequel a prononcé la semaine dernière un discours pour dire que la croissance reste la priorité. Quant à Valls à Matignon, le chef du gouvernement préfère assurer qu'il n'y voit "rien de choquant".

Arnaud Montebourg veut faire bouger les lignes. 
Alors que le président est dans l'Océan indien, en déplacement dans les Comores pour présider le sommet de la Commission de l'Océan, le trublion de Bercy en a profité pour appeler "à faire évoluer nos choix politiques". "Nous devons apporter des solutions alternatives", affirme-t-il, comme d'habitude, dans un nouvel entretien au Monde. Une attaque qui l'oppose aux propos tenus il y a un peu moins de dix jours par le président de la République  et le premier ministre Manuel Valls qui ont refusé de changer de cap politique

Le chef de l'État n'a pas tardé à répliquer. "Je souhaite que nous puissions convaincre nos partenaires européens de donner une priorité à la croissance. Tous ceux qui portent cette idée sont les bienvenus et c'est la position de tout le gouvernement", a-t-il déclarer, invitant ainsi Montebourg à la solidarité.  
De son côté, Matignon n'y voit apparemment "rien de nouveau" à l'Est du PS... "La donne européenne est en train de changer. Le président de la République et le premier ministre agissent dans ce sens et le premier ministre attend du ministre [Arnaud Montebourg] un engagement total sur la croissance et le pouvoir d'achat", précise-t-on. 

Après le chef de l'État, trois jours plus tôt, Arnaud Montebourg rappelle à l'ordre les dirigeants européens contre la récession - voire la déflation, mot tabou, comme l'austérité voilà plus d'un an - qui menace le continent. Il dénonce "la réduction à marche forcée des déficits" qui, selon l'ex-redresseur (im)productif, est une "aberration économique, car elle aggrave le chômage, une absurdité financière, car elle rend impossible le rétablissement des comptes publics, et un sinistre politique, car elle jette les Européens dans les bras des partis extrémistes". 
Des reproches non déguisés à l'Europe entière, singulièrement à la chancelière allemande, Angela Merkel, à la Commission européenne et à la Banque centrale européenne: alors que la France a fait le choix de rechercher la croissance, ils ont fait leur priorité de la réduction des déficits, là où la France échoue, sans pour autant réussir à retrouver le fil de la croissance. Arnaud Montebourg, lui, sait ce qu'il faut faire, après plus de deux années aux deux gouvernements successifs, ajoutant: "Il faut donner la priorité à la sortie de crise et faire passer au second plan la réduction dogmatique des déficits". Dogmatique, vous avez dit "dogmatique", Nono ?

Dans ce but, le ministre parle aussi d'une "intensification des baisses d'impôts des classes moyennes et populaires", trois jours après que le chef de l'État a annoncé mercredi deux coups de pouce en faveur des salariés les plus modestes... "On a aidé les entreprises; il est urgent d'aider les ménages", ajoute le dogmatique ministre. Mais, si elle ne s'accompagne pas de baisses des dépenses publiques, cette mesure démagogique pourrait laisser filer encore les déficits. De quoi désespérer toujours plus Angela Merkel et la Commission européenne qui n'ont de cesse de rappeler à la France ses objectifs de réduction des déficits et ont refusé d'offrir à Paris un nouveau délai de grâce.

Montebourg appelle à "hausser le ton" face à Angela Merkel

Mais là encore le hiatus entre François Hollande et Arnaud Montebourg est manifeste. Là où le chef de l'État avait déclaré ne pas vouloir de "face à face" avec Berlin, le ministre de l'Économie appelle à l'affrontement, appelant à "hausser le ton". "Si nous devions nous aligner sur l'orthodoxie la plus extrémiste de la droite allemande, cela signifierait que, même quand les Français votent pour la gauche française, en vérité ils voteraient pour l'application du programme de la droite allemande", grince-t-il, inconscient de la perte quasi-totale de confiance des Français en son exécutif. 

L'ex-ministre improductif du redressement n'hésite pas non plus à faire la leçon au président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi. "La BCE doit changer de braquet et se mettre à faire ce que font toutes les banques centrales du monde, notamment des pays qui ont sur faire repartir la croissance, à savoir racheter de la dette publique", affirme-t-il. A l'inversee, la veille de la publication de l'entretien, "Super Mario" s'est dit "confiant" quant à l'efficacité de son action appelant même les gouvernements à faire plus
Ainsi, le bras de fer avec l'Allemagne, la BCE et Bruxelles s'annonce musclé. "La mi-temps est toujours le moment de la revue tactique et stratégique", conclut-il en forme de clin d'œil à l'égard de François Hollande.
La France ne risque-t-elle pas de se mettre l'Europe entière à dos à force de jouer l'exception économique, donnant à tous des leçons d'économie politique, en dépit de son incapacité à se tirer du marasme où l'idéologie de gauche l'a plongée?

mardi 17 septembre 2013

La France mauvais élève du G20, selon le FMI

Le crâneur de l'Elysée va-t-il s'occuper de la France ?

Pépère peine à se crédibiliser à l'international

La France est classée par le FMI parmi les quatre plus mauvais élèves du G20 pour déficit commercial, déficit budgétaire, dette privée. Les États-Unis du démocrate Obama, l'Espagne et l'Inde sont également pointés pour leurs déséquilibres.

Trois cartons rouges contre la France. 
La gouvernance de Hollande est de nouveau pointée du doigt dans un rapport publié vendredi soir par le FMI (Fonds monétaire international) à cause de ses déficits, alors que la France vient tout juste de se placer dans le collimateur de l'Eurogroupe: à Vilnius, Pierre Moscovici a dû encaisser les critiques de la Commission et de la Banque centrale européenne.

L'Espagne, l'Inde et les États-Unis côtoient la France dans la catégorie des "cancres" crédités de trois mauvais points. L'institution de Washington dresse le bilan sur les grands déséquilibres macro-économiques définis en trois catégories: déficits ou surplus extérieurs, déficit budgétaire et dette privée. Le G20 s'est engagé à réduire ces déséquilibres lors du sommet de Séoul en 2010.

Paris doit réduire ses dépenses

La "dette publique s'est détériorée" en France dans un contexte de croissance ralentie. Une nouvelle fois, l'institution de Washington exhorte Paris à réduire ses dépenses et à accélérer ses réformes structurelles.
"La clé pour améliorer les résultats en matière de croissance et d'emploi réside dans une réforme du marché du travail permettant d'améliorer la capacité des entreprises à investir, s'adapter et créer des emplois". Le FMI salue au passage l'accord sur la sécurisation de l'emploi signé en janvier entre l'État et certains partenaires sociaux, mais regrette que son champ soit limité aux seules entreprises en difficulté et les réductions de paie réservées aux seuls salaires au-dessus de 1,2 smic.

Huit pays épinglés
Au total, huit pays plus la zone euro sont pointés pour leurs déséquilibres importants en 2013. Parmi eux, la Chine et l'Allemagne sont toujours critiqués pour leurs excédents commerciaux considérés comme préjudiciables au bon fonctionnement de l'économie mondiale. Un motif de satisfaction, les déséquilibres extérieurs se sont toutefois réduits depuis deux ans (date du précédent rapport sur ces questions), note l'organisme dirigé par Christine Lagarde.

Une partie de l'ajustement est "sain", selon le rapport. D'abord grâce à la correction de certains excès financiers de l'avant-crise. Ensuite parce que la demande dans certains pays émergents a permis de réduire les excédents commerciaux. 
L'autre partie du rééquilibrage est moins sain, nuance le FMI, car provenant de la faiblesse de la demande. Les déficits extérieurs de certains pays se sont en effet comblés, mais à cause d'une baisse des importations reflétant une consommation et des investissements atones.

vendredi 17 août 2012

La Finlande envisage l'éclatement de la zone euro

Un éclatement pourrait-il permettre à l'UE de mieux fonctionner ?



La Finlande a jeté un nouveau pavé dans la marre européenne 
Lors d'un entretien avec Errki Tuomioja publié vendredi dans le Daily Telegraph, le ministre des Affaires étrangères social démocrate a estimé que les dirigeants européens doivent se préparer à la possibilité d'un éclatement de la zone euro, comme le fait déjà la Finlande.


"Un éclatement (...) pourrait permettre à l'UE de mieux fonctionner"

Erkki Tuomioja a tempéré ses propos en affirmant que personne en Finlande ne souhaitait qu'un tel scénario ne se réalise, "pas même le parti des Vrais Finlandais", ce parti nationaliste et eurosceptique, troisième force politique du pays. Pour le ministre, "il y a un consensus sur le fait qu'un éclatement de la zone euro coûterait plus cher que de continuer à gérer la crise", mais il reste ambigu quant à ses véritables intentions pour l'avenir de la monnaie unique : "un éclatement ne signifierait pas la fin de l'Union européenne, cela pourrait au contraire permettre à l'UE de mieux fonctionner." 

La Finlande emboîte ainsi le pas à l'Autriche, qui réclamait jeudi "un moyen d'éjecter un pays de la zone euro."

Marquée par la crise financière qu'elle a traversée dans les années quatre-vingt-dix et les efforts qu'elle a dû consentir pour s'en sortir, la Finlande défend une "ligne dure" dans le règlement de la crise de la zone euro. Depuis le début de la crise, le pays milite pour une responsabilisation des pays en difficultés et s'oppose à toute mise en commun des dettes via des eurobonds ou le rachat de titres souverains par la Banque centrale européenne. "Plutôt sortir de l'euro que de payer les dettes des autres," avait même prévenu Jutta Urpilainen, la ministre des Finances.


Une réponse à Angela Merkel?

Erkki Tuomioja a-t-il ainsi voulu marquer sa solidarité avec Angela Merkel? 
En visite jeudi chez son homologue canadien Stephen Harper, la chancelière a apporté tout son soutien à Mario Draghi qui avait tenté de préserver la zone euro de tensions excessives sur les marchés en promettant début août de faire "tout ce qui est nécessaire" pour sauver l'euro, allant jusqu'à évoquer des actions non-conventionelles de la BCE à la rentrée pour les pays qui souhaiteraient activer le FESF. 
Une volonté qu'Angela Merkel a jugé "tout à fait conforme" à la ligne suivie par les leaders européens depuis longtemps et avant l'arrivée de F.Hollande aux affaires. Mais comme à son habitude, la chancelière allemande s'est bien gardée d'évoquer clairement les mesures qui seront prises pour sauver la monnaie unique.

Elle a préféré mettre l'accent sur le "partage des responsabilités politiques" et sur la nécessité d'accorder à la Commission européenne un droit de regard sur les budgets nationaux. Terrains sur lesquels Erkki Tuomioja et Angela Merkel devraient pourtant s'accorder.

Dix Etats membres – Italie,Autriche, Lituanie, Lettonie, IrlandeDanemarkRoumanie, Slovénie, Portugal et Grèce – ont déjà ratifié le pacte budgétaire.

Alors que 52% des Français pour un référendum sur le Traité budgétaire, le Conseil constitutionnel français a décidé, jeudi 9 août 2012, que l’adoption par la France du " Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de l’Union économique et monétaire " ne nécessite pas de réforme de la Constitution, et donc de référendum. Le simple rappel de l’intitulé de ce TSCG, traité élaboré de concert par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, montre l’enjeu historique de cette décision, plus politicienne que juridique. Face à la crise qui la mine, l’Europe nécessite un débat public. Et la concertation annoncée par François Hollande exclut le référendum populaire.