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mardi 17 septembre 2013

La France mauvais élève du G20, selon le FMI

Le crâneur de l'Elysée va-t-il s'occuper de la France ?

Pépère peine à se crédibiliser à l'international

La France est classée par le FMI parmi les quatre plus mauvais élèves du G20 pour déficit commercial, déficit budgétaire, dette privée. Les États-Unis du démocrate Obama, l'Espagne et l'Inde sont également pointés pour leurs déséquilibres.

Trois cartons rouges contre la France. 
La gouvernance de Hollande est de nouveau pointée du doigt dans un rapport publié vendredi soir par le FMI (Fonds monétaire international) à cause de ses déficits, alors que la France vient tout juste de se placer dans le collimateur de l'Eurogroupe: à Vilnius, Pierre Moscovici a dû encaisser les critiques de la Commission et de la Banque centrale européenne.

L'Espagne, l'Inde et les États-Unis côtoient la France dans la catégorie des "cancres" crédités de trois mauvais points. L'institution de Washington dresse le bilan sur les grands déséquilibres macro-économiques définis en trois catégories: déficits ou surplus extérieurs, déficit budgétaire et dette privée. Le G20 s'est engagé à réduire ces déséquilibres lors du sommet de Séoul en 2010.

Paris doit réduire ses dépenses

La "dette publique s'est détériorée" en France dans un contexte de croissance ralentie. Une nouvelle fois, l'institution de Washington exhorte Paris à réduire ses dépenses et à accélérer ses réformes structurelles.
"La clé pour améliorer les résultats en matière de croissance et d'emploi réside dans une réforme du marché du travail permettant d'améliorer la capacité des entreprises à investir, s'adapter et créer des emplois". Le FMI salue au passage l'accord sur la sécurisation de l'emploi signé en janvier entre l'État et certains partenaires sociaux, mais regrette que son champ soit limité aux seules entreprises en difficulté et les réductions de paie réservées aux seuls salaires au-dessus de 1,2 smic.

Huit pays épinglés
Au total, huit pays plus la zone euro sont pointés pour leurs déséquilibres importants en 2013. Parmi eux, la Chine et l'Allemagne sont toujours critiqués pour leurs excédents commerciaux considérés comme préjudiciables au bon fonctionnement de l'économie mondiale. Un motif de satisfaction, les déséquilibres extérieurs se sont toutefois réduits depuis deux ans (date du précédent rapport sur ces questions), note l'organisme dirigé par Christine Lagarde.

Une partie de l'ajustement est "sain", selon le rapport. D'abord grâce à la correction de certains excès financiers de l'avant-crise. Ensuite parce que la demande dans certains pays émergents a permis de réduire les excédents commerciaux. 
L'autre partie du rééquilibrage est moins sain, nuance le FMI, car provenant de la faiblesse de la demande. Les déficits extérieurs de certains pays se sont en effet comblés, mais à cause d'une baisse des importations reflétant une consommation et des investissements atones.

samedi 7 septembre 2013

G 20: l'Europe lâche Hollande sur la Syrie

Hollande, gaz toxique en Europe ? 

À peine arrivé au G20, 
le président Hollande est lâché par ses plus proches alliés de l'Union européenne, 
On a perdu le soldat Hollande
au G20 de St Petersbourg
alors même qu'il ambitionnait de fédérer une coalition favorable à l'intervention en Syrie.

"Il n'y a pas de solution militaire en Syrie", a clairement posé Herman Van Rompuy, le président de l'Union européenne. "La solution doit être politique", et s'inscrire dans le cadre de l'ONU, a insisté le représentant de l'UE à Saint-Pétersbourg, appuyé par José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne.

Les dirigeants européens refusent de donner leur caution à une intervention militaire, même s'ils n'ont pas de mots assez durs pour qualifier l'attaque chimique du 21 août en Syrie, un "crime contre l'humanité", selon Herman Van Rompuy.

La position allemande emporte la majorité

L‘Union européenne, membre de plein droit du G20, lâche la France en rase campagne, laissant François Hollande plus isolé que jamais, "avec Barack Obama comme seul allié de poids" au sommet, selon la presse aux ordres, alors que Hollande est en fait le supplétif du président "noir" tant apprécié de son ex-concubine et de la gauche multi-culturaliste. 

Herman Van Rompuy n'a laissé aucune chance au "capitaine de pédalo": les Français découvrent que la propagande médiatique de l'Elysée leur a fait croire à une autorité internationale de Hollande. Or, la France est le seul pays européen décidé à agir militairement en Syrie. "Quant à savoir quelle sera la réaction de l'UE, s'il y a une intervention militaire de la France, nous ne savons pas encore, nous y travaillons...", a-t-il ajouté.

Un camouflet pour Hollande

Le "chef de guerre" découvre que la Syrie n'est pas le Mali 
Pépère se flattait d'obtenir un soutien au moins moral, à son entreprise. L'Elysée rend l'Allemagne responsable de sa déconvenue et les salles de rédaction reprennent l'élément de langage selon lequel la position européenne est calquée sur celle de l'Allemagne. 
Malgré une campagne électorale qui la place largement en tête, Angela Merkel respecte son opinion publique: 70% des Allemands sont hostiles à toute intervention militaire. 

La Chancelière appuie une "solution politique" dans le cadre de l'ONU
La position allemande s'impose comme la position commune en Europe depuis que le Royaume-Uni a respecté le vote de la Chambre des Communes,et à quitter le camp de la guerre. 

En se démarquant du suivisme de Hollande,
l'Europe marque ainsi sa différence avec les intérêts géo-politiques américains.

 

samedi 16 février 2013

Hollande doit en rabattre sur ses prévisions de croissance

L'état de l'économie fait peur 

Nicolas Doze sur l'abandon du dogme du déficit 3%


Serment d'ivrogne de celui qui ne tient pas ses engagements


Hollande n'a plus à assumer seul et, du coup, Ayrault continue à se prêter à l'exercice risqué des prévisions de croissance pour promettre la lune en 2017, bien qu'il ne soit pas davantage capable d'assumer dans cinq ans qu'en 2013:

VOIR et ENTENDRE la chronique du 14 février 2013:

Nicolas Doze accueille les experts sur BFMTV:

VOIR et ENTENDRE l'échange du vendredi 15 février 2013:





Hollande roule à terre


VOIR et ENTENDRE maintenant Olivier Galzi souligner que le gouvernement doit renoncer aux promesses de Hollande (i-télé, CQFD du 14 février 2013) et ses invités tentent de convertir un obstination en sagesse... :
Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Difficile de ne pas admettre que Hollande a péché par orgueil en se démarquant de ses homologues plus chevronnés, alors qu'il n'a lui-même aucune expérience gouvernementale, seulement des certitudes dogmatiques, d'ailleurs éculées. Le plus lamentable de la situation sont les contorsions des uns et des autres pour trouver des excuses au prétentieux néo-président par défaut.

mardi 26 juin 2012

Au G20 de Rio, le président.Hollande ne sort pas couvert

Les services de protection de Hollande sont partis à Rio...sans leurs armes 
Le président Hollande, risée du monde entier



La protection de la "gauche molle" a capoté


Mieux vaut être seul que mal accompagné

Les membres de Groupe de sécurité de la présidence de la République ont accompagné François Hollande outre-Atlantique lors de son déplacement pour le sommet Rio+20. Petit hic ? Les membres du service d'élite avaient oublié leur mallette contenant six armes de poing à l'Elysée.
Contrairement aux paroles de la chanson, ils n'ont pas oublié de monter en haut mais de prendre tout leur matériel avec eux.

Les membres du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) sont bien partis à Rio pour assurer la protection de François Hollande lors du sommet de Rio sur l'environnement.
Mais en arrivant dans la ville brésilienne le 19 juin, ils se sont aperçus que la mallette contenant six armes de poing étaient restée ...à l'Elysée. 


La protection du chef de l'Etat "'s'est faite à mains nues" 

Hands up !
(Hauts les mains !)

Hands off !!


Le Canard Enchaîné est à l'origine de l'information qui avait échappé à Libération (?) et à Mediapart... Il précise qu'après enquête, le policier responsable de cet oubli a dû quitter le GSPR. 
En cause, non pas son erreur mais le fait qu'il aurait tenter de faire porter la responsabilité à un autre membre du GSPR
Lorsque des policiers ou des gendarmes se déplacent à plusieurs pour assurer la protection d'une haute autorité de la République, ils emportent avec eux leurs armes dans une mallette sécurisée. A leur arrivée, ces armes sont présentées aux autorités locales. Au moment du départ, ces autorités vérifient également que ces armes repartent bien dans leur pays d'origine.

Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole binationale du gouvernement, a confirmé mercredi qu'un lot d'armes a  bel et bien été oublié à Paris... 
Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, ne juge pas utile et franc de communiquer  sur la bavure de ses services... Ce raté est exclu du cercle de  la "transparence" promise. 


Mais peut-être aussi s'agit-il d'un complot ! 
Lien PaSiDupes: "Hollande discrimine les policiers étiquettés à droite (Hollande suspecte sa protection 'officielle' ") 

lundi 4 juin 2012

Bayrou marque sa différence envers Ayrault et se fige aux législative

Bayrou exclut de participer au gouvernement Ayrault

Bayrou, aigre-doux


On "ne peut participer à un gouvernement que si l'on est pleinement d'accord avec ses options principales"
, explique le président du MoDem, François Bayrou, dans un entretien à Direct Matin de ce lundi.

Le leader centriste a "des réserves sur le projet économique" de François Hollande

Bayrou aime être pris en compte
Alors qu'il doit être reçu ce lundi à l'Elysée par François Hollande dans le cadre des consultations du Président avec les responsables politiques préparatoires au G20 de Mexico et au sommet de Rio sur le développement durable, François Bayrou a salué cette initiative du chef de l'Etat.
"Je suis dans la position d'un interlocuteur libre, avec un a priori positif. Je soutiendrai l'action du gouvernement quand elle ira dans le bon sens. Si ce n'est pas le cas, je le dirai. L'immense majorité des Français n'attendent pas aujourd'hui un affrontement de plus entre gauche et droite. Ils attendent une coopération entre les grands courants politiques pour sortir le pays de la crise. C'est mon état d'esprit", assure F. Bayrou.

Cet opposant à la bipolarisation  PS-UMP  "trouve bien que le président ouvre des discussions avec les grands courants du pays". "Et à l'Assemblée, fait-il valoir, il faudra des voix libres pour apporter un jugement qui ne soit pas systématiquement pour ou systématiquement contre, agressif ou soumis". 

Bayrou se dit ouvert mais garde la posture

Intello incapable de s'engager, le candidat centriste isolé cultive sa spécificité, malgré sa position personnelle difficile dans son fief béarnais à  la législative du 10 juin.
S'agissant de ses chances d'être réélu député, alors qu'il a à affronter un candidat PS et un candidat UMP, Bayrou dit avoir "pleinement confiance en (ses) concitoyens des Pyrénées", et affirme n'avoir "jamais envisagé l'échec comme hypothèse à examiner".
François Bayrou s'est prononcé en février dernier pour l'introduction de la proportionnelle à hauteur de 25% des sièges et pour une réduction de 30% du nombre de députés à l'Assemblée nationale: il semble très déterminé à être  le premier perdant...

Doutait-il de l'hégémonisme du PS ?
 
"Je n'ai rien demandé, ni négocié. Toute ma vie, je me suis battu contre l'esprit partisan et le sectarisme qui sont les ennemis de la France", répond-il. Rejetant "une cohabitation de guerre" qui serait "un trop grand risque pour la France" et la "paralysie", il défend "l'idée d'une coopération et non d'un affrontement stérile".

Questionné sur les premiers pas de François Hollande,  Bayrou "trouve qu'il a bien négocié les premières semaines, notamment en politique étrangère" en portant "une thèse positive, celle du soutien à la croissance". "Pour autant, relève-t-il, aucune des décisions importantes qui vont devoir être prises n'a été abordée. Tout cela viendra après le 17 juin"...


mardi 1 mai 2012

Quand DSK travaillait avec Khadafi


DSK a-t-il payé de sa réputation sa collaboration avec Khadafi ?


DSK travaillait main dans la main avec Khadafi

Sa mission était la création d'une nouvelle monnaie capable d’aider les pays pauvres et en voie de développement, une monnaie dont il devait annoncer la naissance à Deauville deux semaines après son arrestation à New York.

Les USA ont-il grillé DSK pour faire échouer son projet lybien ?

Cette information jette un éclairage nouveau sur l'affaire du Sofitel de Manhattan à New-York, où une femme de chambre noire immigrée a porté plainte contre DSK pour violences sexuelles en mai 2011.

On ne peut comprendre la chute de Dominique Strauss-Kahn sans la replacer dans le contexte du projet lybien qu’il incarnait.

Ce projet lybien de création d’une nouvelle monnaie de réserve internationale prévue pour le 26 mai 2011 était attendu par les États émergents, tout autant que par la Grèce et les autres pays en difficulté, mais refusé par le complexe militaro-industriel américain sous l'administration Obama

Par ailleurs, dans son affaire de moeurs, DSK qui n’a pas d’antécédents judiciaires et qui est domicilié à Washington, n’aurait pas dû bénéficier d’une liberté sous caution plutôt que d'être placé en détention préventive, pour l'isoler.  Par l’intermédiaire d’un de ses avocats, il a réussi à faire parvenir au FMI une lettre de démission et le lendemain même,  un nouveau juge accédait à sa demande de remise en liberté surveillée. Il n’était en effet plus utile de le maintenir sous écrou, puisque le FMI avait recouvré sa capacité d' agir.

Le complot n'est pas celui qu'on croit

Pourquoi donc déployer des moyens hollywoodiens et bloquer le FMI durant 10 jours ?  
D'abord, le 29 mars 2009, le gouverneur de la Banque centrale chinoise Zhou Xiaochuan remit en cause la prédominance du dollar comme monnaie de réserve et ensuite proposa d’utiliser les Droits de tirage spéciaux du FMI pour jouer ce rôle. Les États-Unis acceptèrent un triplement des ressources du FMI et l’émission par le FMI de Droits de tirages spéciaux (DTS) d’une valeur de 250 milliards de dollars, lors du sommet du G20 à Londres, le 2 avril 2009. Ils acceptèrent également le principe d’un Conseil de stabilité financière auxquels seront associés les grands États émergents. Cette idée fut discutée au sommet du G8 à L’Aquila (Italie), le 8 juillet 2009.

La Russie proposa en outre de ne pas se contenter d’une monnaie virtuelle, mais de l’émettre.
Le processus devait aboutir le 26 mai 2011, au sommet du G8 à Deauville (France). Le dollar aurait cessé d’être la monnaie de référence sur fond de cessation imminente de paiement du gouvernement fédéral des États-Unis. Washington aurait dû renoncer au financement de son hyper-puissance militaire par la dette pour se consacrer à sa restructuration interne.

VOIR et ENTENDRE un reportage sous-titré comme la presse militante de France n'en propose pas:


La savonnette fatale

L’arrestation de DSK entre dans la stratégie de blocage du processus sino-russe par Washington.
D'une part, Dominique Strauss-Kahn travaillait à une prise du pouvoir des pays émergents au Fonds monétaire international
D'autre part, bien que le détail exact du montage imaginé par Dominique Strauss-Kahn pour créer cette nouvelle monnaie de réserve adossée aux Droits de tirages spéciaux du FMI soit secret, il apparaît que Khadafi et DSK y jouaient un rôle clé en Libye: à titre expérimental, c’est la Banque centrale libyenne qui la première avait décidé de fonder sa monnaie, le dinar, sur l’or, plutôt que sur le dollar, et au-delà sur les DTS (un DTS est un actif de réserve international, créé en 1969 par le FMI pour compléter les réserves de change officielles de ses pays membres.
).
La chose est d’autant plus importante que la Libye dispose d’un fond souverain parmi les mieux dotés du monde (il est même un peu plus riche que celui de la Russie).

DSK devait se présenter aux élections présidentielles le 15 juin 2011.

Aujourd'hui, la presse militante internationaliste s'en prend au bloc occidental et, aujourd'hui, sans le nommer, DSK interfère dans le processus démocratique de la présidentielle, montrant  Nicolas Sarkozy du doigt dans le Guardian,  en plein entre-deux tours !...
La campagne du candidat socialiste Dominique Strauss-Kahn aurait pu autrement plus vraisemblablement être financée par Khadafi ...


mardi 17 janvier 2012

La mauvaise foi des Indignés indigne les honnêtes gens

Les agitateurs français portent plainte pour ...violences policières !

Mais il faut dire que c'est en France...

Les fans de Stéphane Hessel (ci-contre, au centre) ne savent plus comment semer le désordre
Vingt-trois des "indignés" qui avaient occupé la Défense les 4 et 27 novembre derniers sur le parvis de la Défense à Paris ont déposé plainte, ce mardi au parquet de Nanterre. Ils dénoncent ce qu'ils appellent des "violences illégitimes et disproportionnés" de la part des forces de l'ordre. Cette fois, ce sont les violences policières qui les révoltent.
"Lors de ces rassemblements, mes clients ont été victimes de violences illégitimes et disproportionnées sans sommation", a affirmé leur avocat, Me Christophe Ayela, d'après une information de RTL (lien).

L'avocat des agitateurs, et de la société Romak, a précisé avoir en fait porté plainte pour plusieurs motifs: "atteintes volontaires à l'intégrité physique de la personne", "vols", "entrave à la liberté d'expression", "destruction de biens", "non-assistance à personne en danger", "discrimination pour refus de recevoir les plaintes", "propos injurieux" et "mauvais traitement envers un animal".

L'amère Royal "boite à idées des 'Indignés' à la française " (lien PaSiDupes d'août 2011: "Royal va publier une "lettre aux indignés qui veulent des solutions")


Confiscation de tentes et de nourriture

Dans cette plainte collective, un "indigné" affirme avoir reçu un coup de matraque à la tête ayant entraîné une ITT (incapacité totale de travail bienveillante signée d'un médecin militant ?) de trois jours.
Un autre affirme qu'un policier l'aurait "étranglé sans motif pendant une quinzaine de secondes". Quinze secondes: belle résistance !

L'avocat avoue être missionné pour agiter l'opinion
Au-delà de violences présumées, il dit vouloir avant tout "défendre la liberté d'expression de personnes qui se sont rassemblées pacifiquement sans causer de trouble à l'ordre public".

Le contexte d'agitation politique est éclairant

Campement d'Indignes sur la voie publique:
parvis de la Défense, le 15 novembre 2011

Le 4 novembre, à la fin du sommet du G20 de Cannes
, des "indignés" s'étaient installés au coeur du quartier d'affaires près de la Grande Arche où ils avaient improvisé un campement. Certains avaient déploré la confiscation de tentes, de nourriture, de bâches et de pancartes par la police. Deux personnes avaient été légèrement blessées lors du premier rassemblement.
Parions que, si la gauche l'emportait, les Indignés ne s'indigeraient soudainement plus de rien !

Me Christophe Ayela

Formé à Aix-Marseille et Toronto, il explique que la justice française repose sur une procédure présentée, notamment au pénal, comme " écrite, secrète et non contradictoire ". C’est au juge d’instruction de réunir les preuves de la culpabilité du mis en examen. On parle ainsi de " procédure inquisitoire ". Selon Christophe Ayela, avocat français, " ce modèle est dangereux car il est soumis à l’arbitraire d’un juge. Si ça se passe mal comme à Outreau, l’avocat de la défense est impuissant ". Chritsophe Ayela est un des rares avocats français qui pratiquent la " cross examination " à l’américaine, le contre-interrogatoire des témoins lors du procès. Autorisée en France depuis la loi Guigou de 2000, cette " petite révolution " reste peu usitée dans les prétoires. " Certains avocats le font depuis des années sans le savoir. Mais beaucoup rechignent, par blocage culturel ou parce que cette technique nécessite une maîtrise parfaite du dossier. Il est rare également que le président de l’audience laisse parler les avocats, surtout lors d’audiences correctionnelles ", explique l’avocat.

vendredi 22 avril 2011

Sarkozy: le bilan positif de quatre années à l'Élysée

Ce que la presse s'est occupée à dénigrer, minorer ou occulter


Ce que la gauche tente de "salir",
selon les termes de la Ch'tite Aubry
alignée sur le président danois du Parti socialiste européen



« La confiance revient », à un an de la présidentielle, malgré la crise et la désinformation partisane
.

Une diplomatie de crise

Le 17 mars dernier, à l'ONU, la France faisait voter la résolution 1973 du Conseil de sécurité ouvrant la voie à l'intervention en Libye. Paris a alors pris la tête du front anti-Kadhafi. La diplomatie française était de retour, renouant avec un activisme dont Nicolas Sarkozy a fait sa marque de fabrique. Dès son élection, le chef de l'État s'est déployé tous azimuts sur la scène internationale.
La méthode fait ses preuves pour secouer le cocotier européen lors de la présidence française de l'UE en 2008. Les Vingt-Sept se placent en pole position dans la lutte contre le réchauffement climatique. Cette ardeur diplomatique lui permet de désamorcer la guerre en Géorgie. Et lorsqu'éclate la crise financière, Nicolas Sarkozy est aux avant-postes. Il s'expose personnellement pour nouer des partenariats avec les grands pays émergents. Même volontarisme avec l'Afrique même si la page postcoloniale est plus difficile à tourner, comme en a témoigné le controversé discours de Dakar.

Faisant souvent cavalier seul, Nicolas Sarkozy prend le risque d'irriter ses partenaires. Avec Angela Merkel, les points de divergence sont effacés, mais le débat est âpre. Et parfois, la réactivité présidentielle ne prend pas les autres diplomaties de vitesse, comme en Tunisie et en Égypte. En conséquence du "printemps arabe", Sarkozy a dû constater l'affaiblissement du projet d'Union pour la Méditerranée.
Reste un acquis majeur: la réconciliation transatlantique et le retour de la France dans l'OTAN.

Juguler la hausse du chômage

En matière sociale, le chef de l'État a tout fait pour limiter l'impact de la crise qui s'est abattue sur la France à l'automne 2008.
Il a augmenté provisoirement les effectifs de Pôle emploi, dont il a maintenu la fusion malgré tout, pour accueillir l'afflux de chômeurs supplémentaires. Il a pris des «mesures de solidarité» pour soutenir le pouvoir d'achat de près de 10 millions de ménages modestes (suppression en 2009 de deux tiers provisionnels de l'impôt sur le revenu, prime exceptionnelle de 150 euros…).

Il a augmenté la participation de l'État au financement du chômage partiel pour éviter que les salariés victimes de la crise ne soient licenciés… Grâce à ces mesures, et à d'autres, le nombre de chômeurs a moins augmenté pendant la crise que dans la plupart des pays occidentaux (+33%, contre +50% au Royaume-Uni ou +121% aux États-Unis).
L'autre fait d'armes social du président de la République aura été la réforme globale des retraites qui a vu l'âge légal de départ repoussé de 60 à 62 ans et qui garantit la pérennité financière des régimes jusqu'en 2018.

Des universités autonomes

Dès juin 2007, Nicolas Sarkozy s'est attelé à cette promesse de campagne. Le président voulait moderniser des universités vieillissantes, concurrencées dans l'Hexagone par le système sélectif des grandes écoles et, à l'étranger, par des campus prestigieux en passe d'attirer un nombre croissant de nos meilleurs étudiants. Après quelques semaines de concertation, ponctuées de tensions syndicales, Valérie Pécresse, la ministre de l'Enseignement supérieur, présente son projet devant le Parlement qui le valide dans la foulée.
Instaurée par la loi du 10 août 2007, l'autonomie des universités devient une réalité. Autrement dit, les présidents de fac apprennent à être de véritables managers. Ils peuvent recruter qui ils veulent, disposent d'une manne financière plus importante pour mener leur propre politique de formation et de recherche. En échange, ils sont responsables et rendent des comptes: chaque fac est évaluée sur la qualité de ses productions et sa capacité à insérer ses étudiants dans le monde du travail.
La ministre sera chahutée par deux mouvements sociaux assez violents. Peu importe aujourd'hui. « 90% de nos universités sont autonomes. Cette loi, c'est leur fierté retrouvée. Nos établissements sont désormais décomplexés à l'égard du monde économique et des grandes écoles », confie Valérie Pécresse, fière d'avoir affronté la grogne sans ciller. Elle recueille aujourd'hui les fruits de la réforme: des profs étrangers qui reviennent enseigner dans nos amphis, une image de marque qui s'améliore, des laboratoires d'excellence qui travaillent avec des entreprises… De quoi faire de cette réforme un acquis considérable du quinquennat.

Plus de sécurité et moins d'immigration

S'il est un dossier qui connaîtra un avant et un après Sarkozy, c'est bien celui de la sécurité. Le travail accompli est colossal. À effectif quasiment constant, de l'avis de nombreux chefs de police, l'efficacité des forces de l'ordre s'est accrue d'environ un quart.
Mais la justice n'a pas suivi au même rythme, d'où les tensions récurrentes entre les deux institutions. Les réformes engagées étaient jugées impossibles: fusion des RG et de la DST, redéploiement des commissariats et des brigades et puis surtout rapprochement historique entre la police et la gendarmerie. La logique de décloisonnement des services, avec la création des GIR, constituait en soi une petite révolution. Mais elle n'a pas suffisamment essaimé dans l'administration.

De même, malgré des résultats encourageants dans la lutte contre la délinquance (17% de baisse des crimes et délits depuis 2002), la persistance des violences, notamment dans les quartiers sensibles, implique de trouver de nouveaux modes d'organisation pour répondre aux besoins des populations les plus exposées. Mais les coupes claires dans les effectifs ne favorisent guère les redéploiements d'envergure.

Nicolas Sarkozy voulait également innover en promouvant une immigration «choisie» plutôt que «subie». La crise économique l'a finalement conduit à revoir ses plans en diminuant l'immigration légale. La France tente de résister depuis janvier à la forte pression migratoire née des révolutions arabes. Pour gérer ces contraintes, Claude Guéant est présenté à l'Élysée comme « l'homme de la situation ».

L'ambition de l'environnement

C'était le 25 octobre 2007. Dans la salle des fêtes de l'Élysée, Nicolas Sarkozy prenait des engagements sans précédents en matière d'environnement : « C'est bien un plan Marshall pour la France comme pour la planète qu'il faut engager.» Des conclusions tirées du Grenelle de l'environnement qui, dans les semaines précédentes sous la houlette de Jean-Louis Borloo, avaient réuni autour d'une même table des représentants des entreprises, des collectivités territoriales, de l'État, des ONG et des syndicats. Du jamais-vu. Deux lois ont été adoptées (Grenelle 1: août 2009, Grenelle 2: juillet 2010).

Depuis, les décrets se succèdent: nouvelle réglementation thermique pour les bâtiments, développement du transport durable, renforcement de la fiscalité écologique (bonus-malus, future taxe poids lourds)… Certaines promesses toutefois attendront des jours meilleurs. La taxe carbone est la plus emblématique. « Elle sera mise en œuvre dès lors qu'un engagement européen aura été obtenu sur l'instauration d'une taxe aux frontières permettant de taxer les produits importés des pays qui refusent de réduire leurs émissions de CO2 », promet vendredi l'Élysée. Les déclarations du président au Salon de l'agriculture il y a un an estimant que l'environnement « ça commence à bien faire » ou les ajustements récents en matière d'énergie renouvelables ont également brouillé l'image dans l'attente des résultats des études sur les énergies non conventionnelles.

Cela n'empêche pas la France d'être toujours au premier rang dans les négociations internationales pour tenter d'obtenir des résultats en matière de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, la protection de la biodiversité ou l'émergence des énergies propres dans les pays en développement.

Un Parlement plus puissant

La révision constitutionnelle votée le 23 juillet 2008 a renforcé les pouvoirs du Parlement, qui dispose en théorie de la moitié de l'ordre du jour et d'un droit de veto sur les 52 nominations les plus importantes du chef de l'État.
Cette réforme consacre l'ouverture de la saisine du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) aux justiciables.
Ceux-ci peuvent aussi, depuis le 1er mars 2010, invoquer en justice la conformité des lois à la Constitution, grâce à la question prioritaire de constitutionnalité (QPC), et saisir le Défenseur des droits, inscrit dans la Constitution.

Depuis 2007, l'opposition préside la puissante Commission des finances de l'Assemblée.
La réforme des collectivités territoriales, votée le 17 novembre 2010, va mettre fin à l'enchevêtrement des compétences, avec la création des conseillers territoriaux qui remplaceront en 2014 les conseillers généraux et régionaux, engendrant des économies de gestion.
Sur tous les fronts pendant la crise

Nicolas Sarkozy venait à peine de fêter sa première année à l'Élysée que la faillite de la banque d'affaire Lehman Brothers, aux États-Unis, provoquait la plus importante crise économique et financière depuis la grande dépression des années 1930.
Organisation du G20, sauvetage des établissements bancaires puis mise en place du plan de relance de 28 milliards (prime à la casse, programme d'investissements, création du médiateur du crédit…), régulation des marchés (encadrement des bonus, lutte contre les paradis fiscaux…), naissance du Fonds stratégique d'investissement: depuis octobre 2008, l'Élysée est sur tous les fronts en matière économique. Résultat, alors que l'activité plonge aux quatre coins du monde, la récession française n'est « que» de 2,5% en 2009 (la moitié de l'Allemagne).

Depuis, la France a renoué avec la croissance.
Et le chef de l'État a supprimé la taxe professionnelle pour renforcer la compétitivité des entreprises, mis en place un vaste programme d'investissements d'avenir de 35 milliards d'euros et s'apprête à réformer la fiscalité du patrimoine.
Reste l'enjeu des finances publiques. L'effondrement des recettes de l'État pendant la crise a fait grimper le déficit de 2010 à 7,7% du PIB et la dette à 83% (contre environ 100% aux Etats-Unis). Le mot rigueur n'a jamais été employé mais le chef de l'État met désormais l'accent sur un comportement vertueux: Bercy prend les dispositions pour ramener le déficit à 5,7% en 2011, 4,6% en 2012 et 3% en 2013.

dimanche 20 février 2011

G20 - La présidence française met les 20 d'accord

Des critères communs d'évaluation des déséquilibres économiques



Ch. Lagarde et le gouverneur de la Banque de France (2003), Christian Noyer



La France a pu annoncer un premier succès
à l'issue de la réunion des ministres des Finances du groupe qu'elle préside et qui rassemble 85% de l'activité économique de la planète.

Notre ministre de l'Economie, Christine Lagarde, n'a pas caché que l'accord a été difficile à trouver, mais les pays du G20 réunis à Paris se sont entendus samedi sur des critères d'évaluation de leurs déséquilibres économiques en évitant toute référence directe aux points de friction avec la Chine.
"Les négociations ont été franches, parfois tendues, toujours très respectueuses et elles ont fait l'objet d'un compromis final dont on ne peut pas dire qu'il est attribuable à tel ou tel", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse.
"Ça n'a pas été simple, il y avait évidemment des intérêts divergents. Mais nous avons réussi à faire converger les positions vers un texte qui nous paraît à la fois équilibré et exigeant dans sa mise en oeuvre."

Ces critères sont
la dette et les déficits publics,
le taux d'épargne
et l'endettement privé,
ainsi que "les déséquilibres extérieurs à partir de la balance commerciale, des flux nets de revenus d'investissement et des transferts,
en tenant pleinement compte du taux de change et des politiques budgétaire, monétaire ou autre".

La Chine fait de la résistance

Les discussions, entamées vendredi soir, se sont poursuivies toute la nuit avec les "sherpas" des délégations et à la reprise des ministres, samedi matin, l'issue des négociations restait incertaine, en raison de l'opposition de la Chine à toute référence aux réserves de change et aux transactions courantes pour mesurer les déséquilibres.
Réaffirmant la volonté des pays membres de coordonner leurs politiques pour parvenir à une croissance économique "forte, durable et équilibrée" dans son communiqué, le G20 explique viser, d'ici sa prochaine réunion ministérielle en avril à Washington, un accord sur des "lignes directrices indicatives" pour l'évaluation des indicateurs de déséquilibres.

Le souci chinois
Premier exportateur mondial et deuxième puissance économique de la planète, la Chine s'emploie à réduire son énorme excédent commercial (plus de 130 milliards d'euros en 2010) mais elle dispose parallèlement des premières réserves de change mondiales, estimées à plus de 2.000 milliards d'euros.

Respect des membres et souplesse
La phase d'évaluation des indicateurs retenus devra prendre en compte les "circonstances nationales et régionales, y compris celles des grands producteurs de matières premières".
Parmi ces derniers figurent entre autres, dans le G20, l'Arabie saoudite, le Brésil, l'Argentine et l'Australie.

Christine Lagarde a précisé que les indicateurs n'étaient pas des "cibles" et qu'ils n'étaient pas contraignants.
De son coté, la ministre espagnole Elena Salgado a parlé d'un "excellent début qui (...) annonce une excellente fin".

Lors du sommet des dirigeants du G20 à Séoul en novembre, plusieurs pays, parmi lesquels figurait l'Allemagne, avaient rejeté une proposition américaine visant à fixer des limites chiffrées en matière de déficit ou d'excédent courant.

Rôle moteur de la présidence française
A la suite de la France, les Vingt ont aussi émis le souhait d'une amélioration du système monétaire international (SMI), ce qui les conduit à réaffirmer leur volonté d'éviter "les fluctuations déstabilisatrices des flux de capitaux" et "les mouvements désordonnés des taux de change".

Diplomatie française
Christine Lagarde a une nouvelle fois réfuté l'idée d'une "guerre des changes" évoquée depuis plusieurs mois, assurant que "le G20 ne fonctionne pas comme ça".
Son homologue américain, Timothy Geithner, a néanmoins profité de l'occasion pour dénoncer une nouvelle fois la sous-évaluation du yuan chinois.

=> Washington accuse depuis longtemps Pékin d'entretenir la faiblesse de sa monnaie pour doper ses exportations. "Il y a un large consensus sur le fait que les grandes économies, pas seulement l'Europe, le Japon et les Etats-Unis mais aussi les grandes économies émergentes, doivent permettre un ajustement de leurs taux de change pour répondre aux forces des marchés", a dit le secrétaire au Trésor de Barack Obama.

=> De leur côté, les grandes puissances émergentes, comme la Chine et le Brésil, reprochent aux Etats-Unis de provoquer des distorsions dans les flux de capitaux mondiaux par le biais de leur politique monétaire d'injections massives de liquidités sur les marchés.

Patience et longueur de temps...
La lutte contre la volatilité des prix des matières premières, autre priorité de Paris, n'a encore réalisé aucune avancée notable lors de la réunion de Paris.
Un groupe de travail y sera consacré, sous présidence japonaise.
Le débat sur le SMI sera au centre d'un "séminaire" du G20 fin mars à Shenzhen, en Chine. Mais, a reconnu Christine Lagarde, "le système monétaire international ne va pas être refait en un jour, ni même en un an".

samedi 12 février 2011

Aubry ne réussit pas à faire parler d'elle en Afrique

Son discours de Dakar occulté par le message d'Anne Sinclair

Aubry se fait doublement voler la vedette

Alors que DSK a fait un pas vers la primaire socialiste pour la présidentielle de 2012,
le premier secrétaire du PS échoue à prendre un épaisseur internationale.
Martine Brochen-Aubry est également restée échouée à Dakar un jour de plus: son vol de retour en France vendredi matin a été annulé et la première secrétaire du PS est donc restée bloquée un jour de plus.

La Ch'tite Aubry n'a pas envoyé la vice-présidente de l'Internationale socialiste
Visiblement en campagne, la maire de Lille n'a pas souhaité se faire représenter par la coquecigrue du marais poitevin.

Accueillie à la 11e édition du Forum social mondial (FSM), qui réunissait des altermondialistes de tous les continents jusqu'à vendredi dans la capitale sénégalaise, le premier secrétaire du PS a-t-il pour autant marqué des points auprès des élites sénégalaises ou des associations altermondialistes ?

La dirigeante socialiste française Martine Aubry et l'ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva se sont rencontrés le 7 février, en marge du FSM. Ils ont évoqué ensemble "le prochain G20", la nécessité d'un "nouveau modèle de développement" et la façon de travailler entre pays progressistes.

En cinq jours, elle se sera peu mêlée à la population locale, mis à part jeudi en fin de journée, mais les socialistes sénégalais l'ont traitée comme une candidate en campage. «Avec Martine, la gauche qu'on aime »...

Martine Aubry a pu prendre pour elle les applaudissements surtout destinés à Ousmane Tanor Dieng (qui encadre Aubry, ci-dessus à droite, avec Jacques Bodin, à gauche sur la photo), le secrétaire national du PS sénégalais qui est l'un des deux candidats potentiels du parti pour la présidentielle du Sénégal, avec le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall.

Le petit message d'Anne Sinclair éclipse le grand discours de Dakar

Aubry ne rénove pas les rapports franco-africain
Lorsqu'elle prend la parole, Martine Aubry entonne le discours politiquement correct classique du PS sur l'Afrique. Succès facile assuré, en dépit du passé colonial chargé du PS.

=> Comme l’explique l’historien Gilles Manceron, Georges Frêche (PS), par exemple, était l'un des survivants d’une certaine tradition de la gauche colonialiste qui « remonte à Jules Ferry et on la retrouve dans la SFIO de Guy Mollet, où se mêle au discours républicain celui de la mission colonisatrice des races supérieures vis-à-vis des races inférieures ».
Le 12 novembre 1954 à la tribune de l'Assemblée nationale, le ministre de l'Intérieur de Mendès-France, François Mitterrand, déclara: " Je n'admets pas de négociations avec les ennemis de la Patrie; la seule négociation, c’est la guerre ». Le 23 mai 1956, il est Garde des Sceaux et ministre d'Etat, quand Guy Mollet envoie le contingent en Algérie. Or, devenu président de la République, il envoya son ministre Claude Cheysson assister aux fantasias célébrant le 30e anniversaire des premiers massacres de Français d'Algérie.

VOIR et ENTENDRE Eric Zemmour sur le sujet à RTL:

Eric Zemmour : Aubry a aussi eu un souci avec son discours d envoyé par rtl-fr.

Mais, en France comme au Sénégal, l'actualité c'est la présidentielle

La gauche est en campagne pour 2012 et, à l'étranger, Martine Aubry se laisse emporter. « Aujourd'hui, c'est le départ pour 2012 », assure-t-elle. « En 2012, il y a des élections en France et au Sénégal », ajoute-t-elle.
Martine Aubry trahit ainsi sa fébrilité à la suite du pas en avant de Dominique Strauss-Kahn, président du Fonds monétaire international (FMI), par l'intermédiaire de son épouse, la journaliste Anne Sinclair.

Le discours d'Aubry à Dakar est passé inaperçu !
"J'ai lu dans plusieurs journaux français que la réélection de Dominique serait assurée à la tête du FMI. Pour ce qui me concerne, je ne souhaite pas qu'il fasse un second mandat ", a-t-elle en effet déclaré dans Le Point du jeudi 10 février. Les spéculations quant à une éventuelle candidature de DSK à l'élection présidentielle française de 2012 étaient relancée et le PS mis en effervescence.

Le Premier secrétaire du PS se crispe

« Nous avons des procédures, rappelle-t-elle à toutes fins utiles, peu après le meeting de jeudi soir. C'est en juin que je ferai savoir ma décision. Je suis première secrétaire, je respecte le calendrier que le PS s'est fixé», insinue-t-elle à l'attention de DSK (ici en 2007, entouré du maire de Sarcelles, François Pupponi, et d'Anne Sinclair), selon sa bonne vieille méthode insidieuse. Le dépôt des candidatures aux primaires commence le 28 juin.

Dans l'entourage de la numéro un du PS, officiellement, on fait savoir que Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn se mettront d'accord sans s'affronter pour savoir qui des deux se présentera aux primaires. Mais en réalité, chacune des deux équipes raisonne et communique en considérant par avance qu'elle aura l'avantage sur l'autre. « On a appris à ne jamais regarder les autres », explique-t-on autour d'Aubry. Et ça se voit !

Les partisans du premier secrétaire tentent de se rassurer

Face à DSK qui fait figure de grand favori, les aubryistes avancent quelques arguments: elle peut se prévaloir du rassemblement du PS, du travail sur le projet, qui sera finalisé en mai, mais dont on ne sait rien, et de bons sondages (lien PaSiDupes sur le rôle des sondages), puisqu'elle l'emporterait largement contre Nicolas Sarkozy dans le cadre d'un second tour, comme Désirdavenir Royal en 2006-7. Celle-ci, rappelons-le, ferait volontiers de DSK son Premier ministre... (lien PaSiDupes)
Mais, comme le dit Martine Aubry elle-même, il faut se méfier des entourages qui pensent à la place des autres.

mercredi 10 novembre 2010

Claude Allègre apprécie le quinquennat de Nicolas Sarkozy

Mais Le Monde n'apprécie pas Claude Allègre...

Voici ce que la presse -pourtant 'aux mains du pouvoir'- n'écrit, ni ne dit !

L'ancien ministre de Jospin (PS) a préféré Le Point pour publier un bilan favorable de l'action du chef de l'Etat. A l'approche du changement annoncé d'équipe gouvernementale, il dresse le bilan de l'époque précédente.
Il rend ainsi un hommage à la capacité de Nicolas Sarkozy à résister aux grèves contre la réforme des retraites et aux manifestations de la rue contre le travail des élus.

'Par ailleurs, Sarkozy a montré qu'il savait aussi ne pas plier pour défendre un ministre qu'il juge capable et honnête. C'est une vraie innovation !
', écrit l'ancien ministre de l'Education, rendant justice à Eric Woerth.

Gestion de la crise C. Allègre souligne que Nicolas Sarkozy a 'créé le G20 (...), entraîné l'Europe dans une action solidaire de recapitalisation des banques (...), stoppé net la panique qui avait saisi les épargnants'.

Et politique internationale
Il salue également la politique internationale de la France, 'de nouveau en bons termes avec les Etats-Unis, la Russie, la Chine, l'Inde ou le Brésil'.

Allègre est pourtant critique

En spacialiste, il relève des lacunes dans la loi sur l'autonomie des universités et le Grenelle de l'environnement, mais il déclare l'action politique du chef de l'Etat depuis 2007 globalement satisfaisante. "Qui osera revenir là-dessus ?", lance-t-il, en défi à la gauche.


Une critique réelle, mais nuancée
"Je n'ai pas aimé l'épisode des Rom. Il était inutile et maladroit. Fustiger une population fragile, repoussée de partout, ne correspond pas à notre tradition", écrit Claude Allègre. "Mais je n'ai pas aimé davantage les réactions outrancières de Michel Rocard, Dominique de Villepin ou Viviane Reding", tempère-t-il immédiatement.

Claude Allègre explique la perplexité des Français envers Nicolas Sarkozy

Il évoque son âge et sa méthode de gouvernance.
"Un président décontracté parlant comme tout le monde, cela sera peut-être apprécié, mais pas avant le XXIIe siècle !", dit-il.
Question rhétorique
"Dans les circonstances de cette terrible crise, qui aurait fait mieux pour la France ?
Celle que l'on n'a pas élue ? Chaque Français doit réfléchir à cette question !", suggère-t-il dans une allusion transparente à Ségol'haine Royal, dont il a eu l'occasion de faire le tour, lorsqu'elle était placée à son côté.

Lien PaSiDupes vers les mensonges de l'amère Royal que dénonça Allègre en 2007
Aussi mortifiant que mortifère !