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dimanche 15 juin 2014

Hollande doit-il démissionner pour éviter une nouvelle révolution ?

Les Français devront-ils prendre le problème Hollande en mains ?
Envol de l'anti-hollandisme,
alors que le président chute 

dans les sondages
Un essai historico-politique compare la situation actuelle à des épisodes de crise graves du passé de la France et explique pourquoi les Français, à la différence de nombreux autres peuples, ne parviennent pas à résoudre dans le calme les problèmes du pays. Faudra-t-il encore passer par une révolution pour sortir le pays de la crise ?

Nous présentons les bonnes feuilles de "Français, prêts pour votre prochaine révolution ?", de Serge Federbusch, publié chez Ixelles. Il est président du Parti des Libertés, élu conseiller du 10e  arrondissement de Paris en 2008 et fondateur de Delanopolis, premier site indépendant d'informations en ligne sur l'actualité politique parisienne.

Hollande fédère les ressentiments: se coaliseront-ils ?

"Une véritable dynamique insurrectionnelle ne pourrait toutefois apparaître que dans la fédération ou au moins l’action concomitante des différentes oppositions au gouvernement. Pour l’heure, le seul dénominateur commun de cette contestation est la demande de démission de François Hollande. C’est le socle minimum à partir duquel Mélenchoniens, Printemps français, Manif pour tous, cégétistes, Bonnets rouges, petits patrons ulcérés, chauffeurs de taxi, travailleurs licenciés, lycéens en prurit adolescents, etc. pourraient s’unir.

Telle est la dynamique des révolutions : la coalition de groupes hétérogènes soudés par leur seule envie d’abattre le pouvoir en place ne permet pas, quand ils y parviennent, au système de se stabiliser puisque, précisément, ces factions n’étaient d’accord sur rien d’autre que le renvoi des anciens chefs.
On a vu récemment, au moment des "printemps arabes", comment un slogan ultra-rudimentaire comme "Dégage !" est à même de rassembler des opposants.
[Trois semaines après le séisme des élections européennes, qui a vu arriver le Front national en tête et le Parti socialiste en troisième position seulement, les différentes organisations de gauche (PS, EE-LV, Parti de Gauche, Parti communiste) ont réuni leurs instances ce week-end. Dans le même temps, le mouvement social se durcit contre la réforme ferroviaire du gouvernement.]

François Hollande, qui a de l’intuition et de la ruse à défaut d’avoir du courage, le sent bien puisque la police réserve depuis plus d’un an un traitement tout à fait particulier à un agitateur encore assez isolé, David Van Hemelryck [polytechnicien de 34 ans], dont le projet politique tient justement en ces seuls deux mots : " Hollande démission !" [Il est l'un des porte-paroles les plus médiatiques du mouvement d’opposition au chef de l’Etat.]

Arrêté sans motif réel des dizaines de fois [une vingtaine d'arrestations et quatre gardes à vue, jusqu'à janvier], il persiste néanmoins à promener ses ballons dirigeables, banderoles et tee-shirts dans toute la France et jusqu’aux États-Unis lors d’une visite présidentielle officielle. Pour l’heure, son action est marginale mais le ferment est présent.

Car, en empêchant le retour à la stabilité politique, même si l’opinion prend peur face à une contestation qui dégénérerait, la crise financière sera le facteur principal d’entretien du désordre. En retour, l’effet "boule de neige" de la crise politique créerait une incertitude qui aurait forcément des conséquences sur les taux d’intérêt, la confiance des agents économiques, la demande des consommateurs et l’épargne des ménages, etc.

Le doute commence d’ailleurs à étreindre de plus en plus clairement François Hollande 
puisque, dans une déclaration étrange du 18 avril 2014, il est allé jusqu’à avouer qu’il ne se représentera pas si le chômage ne baisse pas avant 2017, formule maladroite qui pourrait presque inciter les chefs d’entreprise qui lui sont hostiles, c’est-à-dire la quasi totalité d’entre eux, à limiter les embauches.

L’exemple de la révolution de 1789 est là pour montrer comment et à quelle surprenante vitesse les dérapages vers l’autoritarisme, l’arbitraire et le chaos se produisent. La valse-hésitation de Louis XVI sur la conduite à tenir : collaboration avec les députés, conflit par le veto ou fuite hors de France, lui a coûté son trône et sa tête. Peu après, les rivalités d’intérêt et d’ambition entre révolutionnaires ont vite cédé la place à la peur panique. C’est pour prendre les devants sur leurs ex-amis devenus adversaires, puis ennemis, que les Robespierristes firent périr les Dantoniens. C’est pour les mêmes motifs que, quelques mois plus tard, les Thermidoriens envoyèrent vers l’échafaud les partisans de Robespierre et Saint-Just.

Il n’y a plus ni rime ni raison quand la terreur gouverne les esprits. Ces luttes intestines perduraient car la question de la crise financière et les menaces aux frontières entretenaient en permanence les rivalités au sujet de la conduite à tenir. Nous n’en sommes heureusement pas là mais, dans la France de 2014, les éléments d’une crise de régime se mettent peu à peu en place.

Déjà en janvier 2014
Tous convergent vers l’efficacité ou l’inefficacité de la politique menée à Francfort et Bruxelles. Or, on l’a vu, le vice de construction de l’Euroland rend peu probable le retour de la croissance dans les pays d’Europe qui ont accumulé un handicap de compétitivité trop important ces dix dernières années.

Il suffirait que l’activité internationale replonge pour une raison quelconque : crise entre la Chine et Taïwan, guerre en Ukraine, lassitude des milieux financiers devant l’incontrôlable déficit budgétaire américain, troubles liés au ralentissement économique en Chine, résurgence du conflit entre l’Inde et le Pakistan, expansionnisme russe en Asie centrale, etc. et la stagnation dans laquelle se débat l’Europe redeviendrait récession.

Pourtant, le pire n’est jamais sûr

'J'savois ben que
j'aurions not tour !
'
À ceux qui voudraient éviter une révolution et ses conséquences imprévisibles, la voie de la réforme profonde, que nous nommerons l’ " Antichose ", est étroite mais elle n’est pas encore fermée. Les deux mâchoires qui se referment sur la France pourraient être écartées en même temps à l’occasion par exemple d’élections présidentielle et législative anticipées. Il faudrait desserrer l’étau européen en même temps que réduire puis éliminer la " Chose " et ses excroissances et démembrements.

Personne n’imagine que ce sera aisé. Puisque le mal est lové au coeur de la République et du système politique, l’entreprise peut même sembler impossible : comment demander aux politiciens professionnels, par exemple, de se faire hara-kiri en diminuant drastiquement leur nombre et leurs privilèges ? Cette réforme radicale de la France est de celles qu’une société n’accomplit qu’une ou deux fois par siècle. Elle impliquerait de donner à la France un élan et d’assumer une prise de risque au moins analogues à ceux de 1958. Elle passerait par le rétablissement du lien direct entre le pouvoir central et le peuple, seul antidote au mal qui ronge la France depuis deux siècles, isolant les dirigeants du reste de la population et les circonscrivant à une relation stérile avec des corporations réactionnaires."
[Valls vient de donner tout son poids à cet essai en mettant en garde la gauche qui se laisse mourir, tandis que le Front national se développe. Lien PaSiDupes]


mercredi 11 avril 2012

Le programme de Hollande provoquerait une "crise de confiance massive", prévient Sarkozy

Le  président-sortant met en garde les électeurs contre l'arrivée de Hollande


Nicolas Sarkozy a souligné mercredi  que les engagements de François Hollande provoquerait une reprise de la crise financière dans la zone euro en cas de victoire de son rival socialiste à la présidentielle.

"Si on recommence à embaucher des fonctionnaires, on recommence à dépenser, on met en cause la réforme des retraites, ce n'est pas un risque que les taux d'intérêt vont remonter, c'est une certitude (...), on déclenchera immédiatement une crise de confiance massive", a mis en garde N. Sarkozy invité ce matin de  France Info.
"La France doit emprunter chaque année 42 milliards d'euros pour payer les intérêts de la dette. Aujourd'hui nous levons cet argent, nous empruntons cet argent à moins de 3%, ce qui est un taux historiquement bas. Si nous ne respectons pas la ligne de réduction de nos déficits et de notre endettement, à la minute, les taux d'intérêt vont monter", a-t-il expliqué.

"Si nous recommençons à dépenser sans compter, si nous remettons en cause la réforme des retraites, si nous défaisons le travail que nous avons fait patiemment avec
François Fillon depuis cinq ans, pourquoi voulez-vous que ce qui se passe chez les autres ne se passe pas chez nous ?", a insisté le président sortant et candidat de l'UMP, évoquant les expériences socialistes de  l'Espagne et de la Grèce.

VOIR et ENTENDRE Nicolas Sarkozy interrogé par Raphaelle Duchemin:




Interrogé sur les déclarations de son rival centriste
François Bayrou, qui a jugé que les programmes de MM. Sarkozy et Hollande risquent de précipiter la France dans la situation de l'Espagne, le candidat de l'UMP a assuré qu'il n'y aurait "pas d'augmentation des impôts après les élections (...) parce que nous avons fait ce qu'il fallait avant".

En dépit des efforts de réduction des déficits mis en oeuvre par le gouvernement espagnol qui s'efforce de redresser la situation laissée par José Luis Zapatero (PSE), la situation s'aggrave sur les marchés, où les taux auxquels l'Espagne se finance se rapprochent des 6%, un niveau jugé insoutenable dans la durée.

"La crise financière j'espère que nous sommes en train d'en sortir. On voit bien que l'euro n'a pas explosé, que l'Europe n'a pas explosé." Il y a quelques semaines, le chef de l'Etat avait estimé que l'Europe était "en train de tourner la page de la crise financière". Ce matin, le président-sortant a inscrit à son bilan d'avoir tout mis en œuvre "pour protéger les français de la crise".           
"Il faut s'attaquer maintenant à la crise économique", a conclu Nicolas Sarkozy.


vendredi 20 janvier 2012

Sarkozy refuse une fin de quinquenat en roue libre

Le PS regrette que Sarkozy ne reste pas "les bras ballants"



Nicolas Sarkozy, jusqu'au bout,

malgré la crise de la dette accumulée
et le défaitisme de l'opposition




La crise impose au Président de réformer jusqu'au bout

Au lendemain du sommet de crise réuni à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a défendu jeudi l' urgente nécessité de faire baisser le coût du travail en France, indiquant qu'il s'agissait d'arrêter une véritable hémorragie de l'industrie du pays.

Le chef de l'Etat, qui présentait à Lyon ses voeux au monde économique, a de même estimé que tout n'a pas été tenté pour enrayer la hausse du chômage, afin de justifier les mesures arrêtées lors de sa réunion de la veille avec les partenaires sociaux.

A trois mois de la présidentielle, le Chef de l'Etat n'a pas manqué de dresser un bilan même partiel de sa politique économique, insistant sur
la réforme des retraites,
l'autonomie des universités
ou encore la baisse des effectifs dans la fonction publique d'Etat.

Alors que le président sortant n'est pas encore entré en campagne officielle et n'a donc pas fait le plein de l'ensemble des intentions de vote face au candidat déclaré du PS, François Hollande, il a surtout justifié son volontarisme par la gravité d'une crise qui nécessite des réponses rapides, face au défaitisme de l'opposition
.
"J'ai été élu président de la République pour cinq ans et je travaillerai jusqu'à la dernière minute de mon mandat. Je demanderai aux parlementaires et au gouvernement de prendre les décisions qui s'imposent"
, a-t-il prévenu.

Ces "décisions extrêmement lourdes" concerneront la baisse du coût du travail via le transfert du financement d'une partie de la protection sociale sur d'autres supports que les salaires, une idée qui suscite des réticences dans une portion de la majorité.


Soutenir l'industrie

En visite dans la matinée dans une usine de fers à repasser du groupe SEB à Pont-Evêque, dans l'Isère, puis dans son allocution de voeux, la détermination du gouvernement dans la prise des décisions à venir, qui seront arbitrées d'ici la fin du mois, en insistant sur les risques d'une poursuite des délocalisations.
"Il faut à tout prix enrayer le déclin industriel, il faut à tout prix garrotter la perte du sang industriel de la France", a-t-il déclaré, soulignant que la part de marché de l'industrie française avait reculé de plus de trois points dans la zone euro depuis dix ans pour s'établir à 12%.

"Vous avez peut-être entendu les débats où on dit, il ne faut pas augmenter la TVA, il ne faut pas augmenter la CSG, il ne faut rien augmenter (...), mais on oublie une chose, si on reste comme on est, les délocalisations continueront", a-t-il ajouté devant les ouvriers de SEB, dans une allusion aux solutions envisagées pour compenser la baisse annoncée des charges pesant sur les salaires.
"Nous voulons (...) que votre salaire ne soit pas touché, que votre protection sociale ne soit pas touchée, mais que ça revienne moins cher à l'entreprise pour qu'elle n'ait pas la tentation d'aller produire ailleurs pour fabriquer moins cher" , a-t-il encore expliqué.


Nous n'avons pas dit notre dernier mot

S'agissant du chômage
, il a estimé qu'<"on n'a pas tout essayé", défendant ainsi les mesures annoncées mercredi pour enrayer sa hausse tout en opposant sa vision à celle d'un de ses prédécesseurs, le socialiste François Mitterrand, qui avait déclaré le contraire après la débâcle de la gauche aux législatives de 1993.

Le président déplore déplore le défaitisme de l'opposition

"Quand on pense qu'il n'y a plus rien à faire, on donne beaucoup de perspectives à tous ceux qui sont irresponsables et qui veulent se nourrir des peurs, des angoisses et des souffrances, non pour les guérir mais pour les utiliser", a poursuivi Nicolas Sarkozy.

"La fatalité ne fait pas partie de mon vocabulaire", a-t-il poursuivi, ajoutant qu'il ne sera "jamais l'homme d'un nouveau Vilvoorde", en référence à un autre dirigeant socialiste, Lionel Jospin. Le premier ministre socialiste avait laissé Renault fermer cette usine belge en 1997 après avoir promis qu'il s'y opposerait lors de la campagne des législatives qui lui ont permis d'accéder à Matignon.

Nicolas Sarkozy s'est distingué de la "gauche molle"
Il a conclu ses voeux en insistant sur la nécessité pour un dirigeant d'être aujourd'hui "pragmatique, ouvert" et de "décider très rapidement" face aux évolutions du monde, au moment où l'UMP, son parti, reproche à François Hollande de ne pas savoir décider.

"Il faut prendre beaucoup plus rapidement des décisions beaucoup plus importantes", a-t-il dit en insistant sur la nécessité, dans ce nouveau monde, de dire la vérité aux gens et de faire preuve de courage, autant de qualités qu'on reconnaît au président sortant et qu'il met donc en avant quand il rappelle quel est son bilan.

mardi 10 janvier 2012

Attali appelle les agences de notation à dégrader la France

Ex-conseiller de Mitterrand, Attali presse les agences de notation de faire diligence
Attali, quatrième cavalier socialiste de l'Apocalypse,
après Aubry, Hollande et Hamon


L'oiseau de mauvais augure rêve d'être le premier à avoir prédit le pire

Pour Slate, l'impatient socialiste a déjà placé la France dans "L'oeil du cyclone"

Il file gentiment la métaphore
"La France est entourée de tempêtes qui pourraient la détruire si elle ne s’y prépare pas; et si les candidats à la prochaine élection présidentielle ne proposent pas clairement des stratégies pour y faire face."

Attali décrit la poésie lyrique de l'instant
Quand un cyclone tropical se forme, des tourbillons se rassemblent et prennent la forme d’une grande colonne de vent qui monte selon des mouvements hélicoïdaux autour d’une zone protégée. On ne sait presque rien des causes de ces cyclones, des lieux où ils se forment, de la façon dont ils se déplacent. On sait seulement qu’ils offrent un répit à ceux qui résident dans ce qu’on nomme «l’oeil du cyclone», dont on ne sait rien non plus de la trajectoire, de la vitesse et de la stabilité.

La France serait en sursis
Etrange moment en ce lieu: tout y est calme, alors que chacun sait, par les annonces de la météo et par ce qu’il voit au dehors, qu’un mur d’orages et de vent menace de tout ravager et que, quand le cyclone se mettra en marche, s’ils ne prennent pas les mesures adaptées, leurs maisons, leurs automobiles, tous leurs biens, leurs vies mêmes, seront détruites.


Le défaitisme des traîtres socialistes plombe l'action du pouvoir au combat


C’est exactement ce que je ressens aujourd’hui à observer [sic] la
On n’y parle de rien; sinon de sujets anecdotiques. Au lieu de se préparer au cyclone, de faire des plans très précis pour réagir à ce qui s’annonce, de mettre en oeuvre des réseaux de solidarité, d’accueillir la population dans les lieux les plus solides, d’interdire des opérations qui peuvent être dommageables, nos dirigeants –et l’opinion avec eux– semblent décidés à ne rien faire, sinon à admirer les dégâts causés ailleurs par la tempête. Ils ne veulent pas voir que la France n’est que dans l’oeil du cyclone. Ils pensent qu’elle en sera épargnée. Ils refusent d’admettre qu’elle est entourée de tempêtes qui pourraient la détruire si elle ne s’y prépare pas; et si, en particulier, les candidats à la prochaine élection présidentielle ne proposent pas clairement des stratégies pour y faire face.

"Tu trembles, carcasse, mais tu tremblerais bien davantage si tu savais où je vais te mener !" (Henri, vicomte de Turenne)
Nous avons en effet devant nous des orages innombrables qui exigeront bientôt une action: que ferons-nous si le gouvernement syrien continue de massacrer sa population? Si l’
Iran devient une puissance nucléaire avec le but affiché de détruire un de ses voisins? Si la Corée du Nord accélère son programme d’essais nucléaires militaires? Que ferons-nous si un pays riverain de la Méditerranée ou dans l’Afrique sub saharienne passe sous la coupe de dirigeants islamistes et déterminés à imposer la charia chez eux et ailleurs ?

Que ferons-nous quand la crise financière, très passagèrement assoupie [sic], reprendra [promesse future] de sa vigueur en Europe ? Que ferons-nous si la Hongrie devient une dictature en février, si la Grèce [re]fait faillite en mars, si l’Italie [ou l'Espagne] ne réussit pas à refinancer ses banques, si la France ne réussit pas à financer son déficit public ? Que ferons-nous si nos établissements financiers réduisent massivement leurs crédits à l’économie et en augmentent les coûts, tout en montrant, par des dividendes et des bonus très largement versés à leurs actionnaires et à leurs traders, qu’elles n’ont rien compris à ce qui se joue? Que ferons-nous quand la précarité, le déclassement des diplômés, la montée du chômage, la fermeture de toutes les portes à toutes les initiatives poussera la jeunesse la mieux disposée au désespoir et à la violence?

De tout cela, nul ne parle; chacun est trop occupé à ne pas y penser. Etrange moment, dont nous paierons très cher le prix, s’il dure trop longtemps.
Jacques Attali


Des quatre chevaliers de l'Apocalypse (sans doute socialistes), Zacharie disait (peut-être) dans l'Ancien Testament:
" Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l'épée, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre. "

mardi 20 décembre 2011

Strauss-Kahn, qu'il se taise rendrait service à la France

Roselyne Bachelot aimerait que DSK s'abstienne de tout commentaire inconvenant



DSK et le PS lui font-il
lever les yeux au ciel ?




La ministre des Solidarités rappelle le socialiste à la décence


Roselyne Bachelot a souhaité mardi que l'ancien directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn s'abstienne de faire des commentaires désobligeants, surtout à l'étranger.
" M. Dominique Strauss-Kahn n'est plus un acteur de la vie politique, et dans sa situation, c'est très bien qu'il soit à Pékin à tenir une conférence pour une grosse entreprise chinoise ", a observé Mme Bachelot sur France Inter.
Mais elle a ajouté que outre qu'il se tienne loin, " le meilleur service qu'il puisse rendre à la France c'est de s'abstenir de commentaires ", a-t-elle dit.

Elle a été claire: " Je pense qu'il n'est pas le mieux placé pour exprimer la parole de la France, voilà !", puisqu'il est toujours poursuivi au civil par la justice américaine, s'est-elle charitablement abstenue de rappeler.

En revanche, R. Bachelot n'est pas surprise que l'épouse bafouée de DSK, Anne Sinclair, ait été classée en tête d'un palmarès des personnalités féminines de 2011 dans un sondage français , puisque la presse s'est étendue sur son infortune de la multi-millionnaire socialiste: " Non, ça ne me choque pas, c'est la pipolisation de la vie politique, c'est extrêmement regrettable ".

DSK a observé un délai de décence extrêmement bref

Dominique Strauss-Kahn n'aura pas attendu plus de sept mois
pour s'afficher à nouveau dans les media, après l'affaire de sordides brutalités sexuelles à l'encontre d'une femme noire défavorisée au Sofitel de Manhattan et son départ "précipité" lui aussi du FMI.

Ce qui lundi à Pékin n'aurait dû être qu'un retour discret sur la scène internationale a tourné en attaque déplacée contre la France, l'Europe et ses dirigeants, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, par un candidat aigri, écarté de la course à l'Elysée. Il a en effet critiqué les mesures prises par les deux leaders de la zone euro. Il est allé comparer la zone euro à un "radeau sur le point de sombrer" au pays du Grand Timonier.

Quant au conducteur du pédalo de la "gauche molle", il s'est tu lamentablement
L'Ami Molette a renoncé à fustiger le camarade DSK qui fait des courbettes à la Chine, exportateur mondial de produits bas de gamme, grâce à une main-d'œuvre nombreuse et bon marché. La Chine communiste ignore en effet la protection sociale et discrimine les migrants.
Ni Gro Eva Joly ni Cécile Duflot n'a en outre jugé bon de rappeler à DSK que la situation environnementale de la Chine est préoccupant: désertification, pollution de l'air et contamination de l'eau douce.
François Hollande n' a pas eu le courage de rappeler que les Chinois les plus pauvres ont connu une détérioration très forte de leurs conditions de vie, tandis que les 10 % les plus riches ont vu leurs revenus et leur patrimoine exploser.
Mais le PS en campagne adresse des reproches à la France et réserve ses compliments à un pays communiste en plein essor économique qui exploite ses ouvriers.
Quant à Mélenchon...

lundi 19 décembre 2011

Le socialiste DSK va dénigrer la France jusqu'en Chine

Dominique Strauss-Kahn va trop loin



Le soudard PS va se faire valoir en Chine
en débinant son pays et
en portant préjudice à l'emploi des Français



Le socialiste va loin pour effectuer son retour à la vie publique

L'ex-directeur du FMI a choisi un forum économique à Pékin pour mettre à profit son expérience à la tête du Fonds Monétaire International.
Pour la première fois depuis l'affaire du Sofitel, l'ancien patron du FMI a pris la parole lors d'une conférence organisée à Pékin par le groupe NetEase, l'un des géants de l'Internet en Chine.
Dans un discours de 45 minutes, l'ex-patron du FMI a distribué bons et mauvais points, se montrant très critique des mesures de sauvetage prises à Bruxelles et plutôt tendre avec ses hôtes chinois.


Dominique Strauss-Kahn n'a souhaité faire "aucun commentaire" en réponse aux questions autres que macro économiques des journalistes étrangers plus intéressés par les suites de ses affaires judiciaires... Il n'a pas souhaité faire allusion donc à l'affaire Nafissatou Diallo qui lui a coûté son poste à la tête du FMI et pour laquelle il reste poursuivi au civil. Ni à celle du Carlton de Lille, où son nom est cité. Fabrice Paszkowski mis en examen pour proxénétisme, doit être entendu par les juges aujourd'hui dans cette dernière affaire.


Le candidat socialiste écarté va trop loin et s'en prend à la France

Sans retenue

Commentant la crise de la dette en Europe, DSK a comparé la zone euro à un "radeau sur le point de sombrer"...
" Avec la récente tempête, le radeau semble ne plus être assez résistant», a-t-il affirmé en parlant de l’eurozone. «Le fait que l’euro soit encore au milieu de la rivière et que l’union budgétaire ne soit pas réalisée le rend très très vulnérable et le radeau semble sur le point de sombrer ".

Le candidat socialiste bafoue les usages diplomatiques
Le complotiste complice de Martine Brochen-Aubry parle de la France et des Français depuis l'étranger où il est l'invité - en qualité d'ancien patron du FMI - d'un pays dont la politique économique aggressive menace notre pays et l'emploi de ses concitoyens.

Le socialiste participe à distance à la campagne présidentielle du PS
" Je ne suis pas persuadé que M. Sarkozy et Mme Merkel se comprennent bien entre eux et c’est probablement une des raisons pour lesquelles le système européen a des problèmes pour avancer. "
Il a estimé en revanche que le gouvernement chinois avait " particulièrement bien tiré son épingle du jeu lors de la crise de 2008-2009. Les 500 milliards d’euros du Mécanisme européen de stabilité (MES), futur fonds de sauvetage permanent de la zone euro, " ne seront pas réels avant six mois, ce qui est bien trop tard. C’est une question de semaines, ce n’est pas une question de mois ", a souligné l’ex-favori de la présidentielle française, qui a sali la réputation française au Sofitel.

Le socialiste casse la politique de son propre pays
Concernant les autres mesures sur lesquelles planchent les leaders européens, qui se retrouveront en sommet début 2012, DSK a assuré: " Franchement je ne suis pas vraiment sûr que ce qu’ils vont préparer sera suffisamment solide pour être efficace".

"La participation de Dominique Strauss-Kahn relève le niveau de cette conférence, nous le respectons beaucoup ", a estimé l’économiste chinoise Sun Shilian. On comprend que, selon elle, DSK bénéficie de cette bonne image en Chine car il a permis sous son mandat à l’influence de Pékin de grossir au sein du FMI, qui a notamment intégré comme directeur général-adjoint un Chinois, Zhu Min.


dimanche 30 octobre 2011

La socialiste Martine Aubry se révèle euro-sceptique

L'accord de Bruxelles ne règle rien durablement, dénonce Aubry

La patronne du PS désespère les Français

L'accord trouvé cette semaine à Bruxelles pour sauver la zone euro "arrive trop tard et ne règle rien durablement"
, estime le premier secrétaire du Parti socialiste français, Martine Aubry.
" Cet accord était nécessaire parce que
l'Europe était au bord du gouffre, mais il arrive trop tard et ne règle rien durablement. Les réformes structurelles se font dangereusement attendre ", déclare la maire de Lille, selon un extrait de l'entretien publié sur
le site internet du JDD
.
Si l'Europe "était" au bord du gouffre, cela signifie qu'elle ne l'est plus, avoue la fielleuse, en contradiction avec elle-même.

Les socialistes découragent les Français

Pour la première secrétaire," l'austérité généralisée est en train de fabriquer la prochaine récession ".

Le PS dénigre l'Union européenne
Elle dit regretter notamment que l'UE n'ait rien décidé en matière de taxe sur les transactions financières ni sur la séparation entre les banques de dépôt et les banques d'investissement.

Le PS dénigre le gouvernement français
" Nicolas Sarkozy prétend avoir réglé les problèmes en Europe, ce qui n'est pas vrai. On le verra, je le crains, dans les prochaines semaines ", estime l'aigrie, deux jours après l'intervention télévisée du président de la République sur TF1 et France 2.

Le PS s'en prend à tout le monde
Elle accuse les 17 Etats-membres de la zone euro, et aussi les banques, qui, selon elle, se seraient entendus pour réduire de 100 milliards d'euros la dette publique grecque. Elle reproche à ces chefs d'Etat et de gouvernement d'endosser un mécanisme permettant de porter la puissance de tir du Fonds européen de stabilité financière (FESF) à 1.000 milliards d'euros.
La zone euro a en effet décidé lors de son sommet de crise à Bruxelles mercredi et jeudi de démultiplier la puissance de feu du FESF pour les pays en difficulté, l'Italie ou l'Espagne. Sa capacité d'intervention passerait à 1.000 milliards d'euros, contre 440 milliards.
Pour arriver à ce résultat, un système d'assurance-crédit sera offert aux investisseurs et un fonds spécial serait adossé au Fonds monétaire international pour accueillir les contributions de pays émergents, Chine en tête.

Aubry dénigre la possibilité offerte à Pékin de participer à ce fonds

Le PS mord 'la main qui le nourrit'

Le candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande a estimé jeudi qu'avec l'accord de sauvetage de la zone euro, " le pire a été évité", mais il a aussi jugé que " l'annonce de la participation de grands Etats extérieurs à l'Europe, dans la mise en oeuvre de ce fonds, est profondément troublante ".
" Peut-on imaginer que SI la Chine, par ce biais, venait au secours de la zone euro, elle le ferait sans aucune contrepartie ? " demande notamment F. Hollande pour qui "il s'agit là d'une dépendance de fait qui traduit un aveu de faiblesse". Le candidat rappelle son souhait d'euro-obligations qui auraient "permis à l'Europe elle-même de prendre en main son destin, plutôt que de le confier à d'autres".

Le PS cherche-t-il dès à présent à pénaliser l'économie française ?
Indépendamment d'un besoin de plus d'intégration européenne, cette mutualisation des dettes - et donc des risques - des pays de la zone Euro, ne fait pas l'unanimité à droite comme à gauche, car elle serait prématurée. Le ministre français des Affaires européennes, Jean Leonetti, réagissant à l'appel commun des présidents des députés socialistes français et allemands, a fait valoir qu' "en mutualisant les dettes de pays qui n'ont pas les mêmes politiques économiques et budgétaires, les eurobonds sanctionneraient les États vertueux en renchérissant le coût de leurs emprunts."
Vassal de François Hollande, le député PS Michel Sapin s'était inquiété jeudi - à l'unisson - que la zone euro aille "faire la quête" en Chine, et se mette en "situation de faiblesse" par rapport à un pays "vis-à-vis duquel il aurait fallu être en situation de force".

A la traîne, la Ch'tite prend la parole pour répéter

Dans un entretien au Journal du dimanche, la candidate battue dès la primaire socialiste a ajouté son grain de sel la polémique. L'ex-favorite de la gauche du PS fait de la surenchère. Elle n'est pas seulement 'troublée', mais juge carrément "choquant" de faire appel à la Chine pour sauver la monnaie unique européenne.
" Oui, c'est choquant ", assène-t-elle, sans le démontrer. " Les Européens, en se tournant vers les Chinois, montrent leur faiblesse. La réponse aurait dû être européenne ", ajoute-t-elle, en toute subjectivité.
A la vérité, si la Chine, premier détenteur mondial de réserves de change avec plus de 3.200 milliards de dollars, a dit à maintes reprises qu'elle était prête à soutenir l'euro, le directeur du Fonds européen de stabilité financière (FESF), Klaus Regling, a prévenu vendredi qu'aucun accord ne serait annoncé lors de sa visite à Pékin sur une contribution supplémentaire de la Chine à ce fonds anticrise."Il n'y a pas de négociations en cours avec la Chine" sur des investissements chinois dans le FESF, a déclaré à la presse M. Regling.
Le PS nous fait encore une de ses crises à blanc, pour de troubles raisons de campagne présidentielle.


Elle trompe les Français au passage

Voilà ce qui est choquant !
Elle occulte en effet le fait que la Chine est déjà créditeur de l'Europe et veille en fait à sauvegarder ses investissements en Union européenne. Depuis le début de l'année, "la Chine est un bon client pour les obligations du FESF", a indiqué le directeur du Fonds européen de stabilité financière (FESF), Klaus Regling, refusant toutefois d'indiquer le montant de la contribution chinoise.

Il a observé que, contrairement aux Etats-Unis qui publient pays par pays la liste des acheteurs de leurs bons du Trésor, les Européens donnaient seulement des indications par continent.
"40% des obligations émises par le FESF ont été achetées en Asie", indique M. Regling. Le Japon en a acheté la moitié, soit 20%, pour un montant de 2,68 milliards d'euros.
" La Chine pourrait être désireuse de contribuer entre 50 et 100 milliards de dollars au FESF ou à un fonds nouveau monté sous sa houlette en collaboration avec le FMI", a indiqué vendredi le Financial Times, citant une source proche du gouvernement chinois.
Mais "aucune confirmation officielle n'est venue étayer cette affirmation."

La Chine n'a pas encore décidé si elle allait investir dans le fonds (spécial) du FESF
, a déclaré vendredi le vice-ministre des Finances, Zhu Guangyao, tandis que le président de la Commission de régulation bancaire, Liu Mingkang, indiquait que son pays "attendait des détails" avant de prendre une décision, selon l'agence Dow Jones.

vendredi 26 août 2011

A la crise, la CGT et la FSU veulent ajouter la chienlit


Et en temps de guerre, cela ne s'appelerait-il pas "trahison" ?

Thibault a de nouveau appelé à une journée de mobilisation des salariés

La CGT compte jeter les victimes de la crise dans la rue début octobre contre la politique d'austérité, aggravée selon lui par les nouvelles mesures de lutte contre les déficits annoncées par le gouvernement.

Le secrétaire général de la CGT sert-il les intérêts de la nation ?

Le meneur syndical n'estime pas que les Français doivent faire front ensemble à la crise

Il a estimé Vendredi 26 août qu'il y avait "de fortes probabilités" pour que l'intersyndicale (CGT, CFDT, Unsa, FSU, Solidaires) qui se réunira le 1er septembre décide d'une journée de manifestations et d'éventuels arrêts de travail.
"La situation appelle une intervention forte des salariés", a-t-il dit lors d'une conférence de presse au siège de la centrale syndicale, à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

L'heure est-elle à la polémique ?
A l'instar de la Ch'tite Aubry, le dirigeant syndical se range du côté des malfaisants.
Il fait des bons mots à contre-temps, assurant que le dispositif annoncé mercredi vaut au gouvernement non pas "la note triple A, mais triple zéro", car il se contente de mesures visant à "rassurer les marchés" et s'avère "dangereux" pour la croissance. Selon lui, "On ne peut pas sortir de cette crise en donnant encore et toujours plus de gages aux marchés financiers".

La crise donnera-t-elle des ailes au mouvement syndical ?

Ils vont s'efforcer de surfer sur la crise

La rentrée s'annonce délicate pour les syndicats français qui se sont mal remis du conflit des retraites de 2010 où d'imposantes manifestations n'ont pas réussi à faire céder le gouvernement et qui apparaissent relativement divisés.

Les syndicats peinent à accorder leurs violons
Bernard Thibault s'est trahi en révélant que l'intersyndicale avait su s'adapter à la situation
en reportant au 1er septembre la réunion initialement prévue mercredi dernier pour décider ou non d'une mobilisation.
" Les avis progressent ", assure-t-il, contre toute évidence, puisque la CFDT reste réticente à faire descendre les salariés dans la rue.

François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a estimé jeudi à l'issue de son entretien avec le Premier ministre que "le plan de rigueur n'est pas le bon, car il est inégal", les salariés étant mis à contribution.
Il ne s'est pas prononcé sur un éventuel mouvement social, assurant aux journalistes: "On en est au stade du débat".

Bernard Thibault a dit espérer que les trois organisations (FO, CFDT, CGC) qui n'ont pas rejoint à ce jour l'intersyndicale changent d'avis. "Je ne fais le deuil d'aucune organisation syndicale", a-t-il lâché.

Jean-Claude Mailly, le dirigeant de Force Ouvrière (FO), qui est hostile au principe de manifestations, s'est démarqué des autres organisations en admettant jeudi que le plan anti-déficit présenté par François Fillon "aurait pu être pire".

Il s'est notamment félicité de voir qu'il n'y avait pas de remise en cause des droits sociaux, même s'il a déploré que l'on soit toujours "dans une logique d'austérité".

Bernard Thibault s'est gardé vendredi d'afficher ses désaccords avec Jean-Claude Mailly, lui laissant "la responsabilité de ses propos".

Le Premier ministre a quant à lui ouvert la concertation

Pour la galerie, la plupart des organisations syndicales ont néanmoins demandé à être reçues ensemble, bien qu'ils ne soient pas sur la même longueur d'onde. François Fillon n'avait pas d'autre choix que de commencer à les recevoir une par une pour discuter du plan de rigueur de 12 milliards d'euros sur 2011 et 2012.


mercredi 24 août 2011

Si les Etats-Unis vont mal, c'est la faute de l'Europe


Pour Greenspan, les subprimes n'auraient aucune responsabilité dans la crise


Alan Greenspan a présidé la FED de 1987 à 2006.

Agé aujourd'hui de 85 ans, le 13e président du conseil de la Réserve fédérale des États-Unis (FED) a été l'un des principaux instigateurs de la déréglementation financière aux Etats-Unis ayant contribué au déclenchement de la dernière crise et a toujours rejeté les accusations des économistes pour qui la politique de taux ultra-bas menée par la FED de 2003 à 2005 porte une lourde responsabilité dans la bulle immobilière ayant précédé son éclatement.

Suite à la crise des subprimes, il a d'ailleurs publiquement reconnu, devant le Congrès le 23 octobre 2008, avoir trouvé un défaut dans son système consistant à faire du marché libre le meilleur moyen d'organiser l'économie. Il annonçait alors d'autres problèmes à venir.
Lien pbs.org

« L'économiste des économistes » impute les difficultés de l'économie américaine... aux banques européennes.

Et la faute en incomberait à la Grèce

Les banques européennes en difficulté sont celles qui détiennent des titres de dette de pays comme la Grèce, affirme-t-il.
"La raison pour laquelle nous sommes si lents (à croître aux Etats-Unis) est le niveau d'incertitude" provoqué par cette situation, a-t-il estimé.

L'ancien président de la FED a pourtant été mis en cause pour avoir laissé fortement augmenter la masse monétaire par une politique de taux d'intérêts très bas suivi d'un redressement conséquent des taux directeurs, ce qui est un des facteurs de l’émergence de la crise des subprimes.

Maintenant, le "maestro" estime à Washington que les difficultés de l'économie américaine à retrouver du rythme s'expliqueraient par un euro "en train de se décomposer".

Alors, mauvaise foi ?
Alan Greenspan ne dit rien en revanche sur les origines de la crise financière, qui a entraîné la crise de la dette en zone euro : les "subprimes", la faillite de Lehman Brothers ou encore l'affaire Madoff. Déjà, en 2010, à propos des subprimes, il avait estimé que ce n'était pas l'accès plus facile des Américains les moins fortunés au crédit immobilier qui avait plongé les Etats-Unis dans la crise, mais la tendance de Wall Street à transformer les prêts en produits financiers opaques.

Selon lui, le niveau colossal de la dette américaine, dont le plafond a dû être relevé en catastrophe, et la dégradation de la note des Etats-Unis par S&P ne semble pas non plus constituer le facteur principal du ralentissement subi outre-atlantique.

lundi 22 août 2011

Ségol'haine Royal n'a que mépris pour les économistes des candidats socialistes


Royal ironise sur les «réunions d'économistes» autour de candidats PS

La picto-charentaise affiche un sentiment infondé de supériorité

La prétendante permanente à l'investiture socialiste se targue de ne pas avoir « attendu pour parler de la crise » et s'oppose de surcroît à une hausse d'impôts préconisée par ses concurrents.

Le décor de l'université d'été du PS est planté
Sans attendre La Rochelle ni la réunion de crise du Bureau national mardi soir, les candidats à la primaire PS font leur rentrée sur l’incontournable dossier économique.
A sa fête confidentielle de la Rose à Frangy-en-Bresse, Arnaud Montebourg occupe le terrain de la gauche du parti.
Manuel Valls a investi le créneau de la droite du PS en proposant de remettre à plat le projet socialiste tout-terrain et en prenant les socialistes à contre-courant sur la règle d'or : il communique avec ses concurrents par lettre ouverte ce matin.
Lien Libération.

Les candidats socialistes jouent la carte de la gravité

Alors que les nouvelles mesures budgétaires du gouvernement pour réduire les déficits publics sont attendues pour mercredi, François Hollande s’exprimera le même jour après un «colloque sur la sortie crise et la politique économique de la France» et Martine Aubry réunit jeudi sa «cellule de suivi de la crise».

Et l'amère Royal ?
« Moi, JE n’ai pas attendu pour parler de la crise. La crise, on la connaît depuis 2008, on la subit depuis trois ans. Je n’ai pas attendu demain ou après demain pour rencontrer les économistes», se flatte-t-elle, après que tous, au PS, aient nié l'ampleur de la tâche de la majorité, avec elle.
Elle ne réserve pas seulement ses flèches au gouvernement, mais aussi à ces experts « de haut vol » - « à quel moment ont-ils interpellé le pouvoir en place ? » - d'une part, mais aussi à ses camarades, d'autre part: «Attention aux mises en scène et à la politique spectacle ! » « S'il y a des économistes de haut niveau, comme un ancien président de la Commission, qui ont des choses à dire, qu'ils viennent le dire devant tous les socialistes», assène l'agressive Royal. La dédicace s'adresse à Jacques Delors qui participe à la cellule de crise de sa fille, Martine Aubry
L'agresseur ne brille pourtant pas pour ses compétences en économie.

Elle tente de se hausser en mettant en avant son expérience d’ex-candidate à la présidentielle, pourtant battue à plate couture en 2007 et rebattue par sa rivale Aubry, déjà en mai 2008. Faire illusion avec des échecs recyclés en expérience trahit un défaut chronique de lucidité, voire d'aveuglement.

Certes ses propres économistes « de (très) haut vol » ont depuis peaufiné ses propositions soumis au 'crash test' de « 17 universités populaires, des déplacements internationaux », détaille la gestionnaire-comptable, sans que leur impact ne soit avéré. Thomas Piketty a pourtant failli arriver sur le ventre à l'émission On n'est pas couché du 29 janvier dernier sur France 2... Or, cet économiste de référence de Sa Cynique Majesté Royals'est surtout illustré pour une garde à vue à Paris en mars 2009 à la suite d'une plainte pour violences de sa compagne, la députée PS de Moselle, Aurélie Filippetti.
Lien PaSiDupes


Surfant sur la vaguelette des Indignés, elle s’octroie aussi la médaille de Chabichou de la « bonne gestion des fonds publics »: en Poitou-Charentes, « je suis la démonstration qu’il est possible de faire du développement économique sans augmenter les impôts» depuis 2004. « Lever l’impôt, c’est la solution de facilité », insiste la tête de gondole.

Après avoir stigmatisé, samedi, certains de ses rivaux qui promettent « du sang, des larmes et de la rigueur », Royal se distingue à nouveau dans la « course à l’échalote sur la rigueur ». Elle fait ainsi la leçon à Valls et à Hollande, le père de ses enfants. « Il faut se demander qui supporte cette rigueur », pointe-t-elle, prônant un « rigueur plus "rigoureuse"» pour le système bancaire et les grandes fortunes fraudant le fisc.

Elle a la langue fourchue mais, à trop servir, le venim altéré.


«Je suis favorable au principe d’une règle d’or», claironne Manu Valls


La "règle d'or" divise le PS et ses candidats au premier chef

Cher(e)s Martine, Ségolène, Arnaud, François, Jean-Michel,


Le krach financier qui a secoué la planète ces dernières semaines est la marque d’une crise d’ampleur inédite. Les pouvoirs politiques semblent impuissants face à la tempête boursière, malgré le signal d’alerte précurseur de 2008. Les mois à venir seront très difficiles pour les Etats et les populations, éprouvant chaque jour un peu plus l’efficacité des premiers et la confiance des secondes. Notre statut de responsables politiques, notre engagement pour la gauche, notre ambition présidentielle pour la France nous imposent d’être à la hauteur de nos prérogatives en proposant un projet fort et crédible.

La crise l’exige : impulsons une nouvelle donne à l’Europe !

Le monde a besoin de nouvelles règles de coopération financière. Il nous faut prendre la voie d’un nouvel ordre monétaire et financier, ordonné, juste et efficace. Pour cela, l’Europe a besoin de stabilité économique et de cohérence politique. Sans rien céder à l’anti-européanisme populiste, il faut, néanmoins, avoir le courage de regarder la situation avec lucidité : l’élargissement trop rapide de l’Union, l’absence d’harmonisation fiscale et budgétaire, l’euro trop fort…

Une de nos premières priorités devra être le rééquilibrage rapide des objectifs de croissance et d’inflation, en combinant un abaissement des taux de la Banque centrale européenne avec des politiques publiques responsables où chaque euro dépensé le serait à bon escient.

Cette nouvelle donne doit également passer par un vrai dialogue avec l’Allemagne, afin qu’elle accepte une révision de sa politique (par exemple à l’égard des eurobonds). Le plus tôt serait le mieux. La chancelière le souhaite-t-elle et le peut-elle politiquement ? Rien n’est moins sûr. Nous devrons donc convaincre notre partenaire allemand - mais aussi les Français eux-mêmes - que les enjeux actuels dépassent très largement les seuls intérêts nationaux…

Il est urgent de passer à l’écriture d’un nouveau traité qui rééquilibrerait les priorités entre croissance et inflation, qui permettrait à l’Union européenne d’emprunter pour financer des programmes de grands travaux, qui progresserait dans le fédéralisme et qui amènerait l’Allemagne à davantage de solidarité en contrepartie de la prise en compte de ses intérêts de garant du système.

Ne sacrifions pas l’avenir, favorisons l’intérêt général !

La situation inquiétante de la France nécessite, elle aussi, de profondes réformes.

Avec sa «règle d’or», le président de la République cherche aujourd’hui moins à recadrer les finances publiques qu’à nous tendre un piège sans que l’intérêt de la France y trouve son compte.

Pourtant, j’ai déjà eu l’occasion de le dire : je suis favorable au principe d’une «règle d’or». Sacrifier l’avenir et les nouvelles générations est insupportable. Laisser filer le déficit de la dette, c’est se mettre dans les mains des marchés. Face à l’inquiétude des Français, nous devons formuler nos propositions.

Proposons une vraie règle d’or, un engagement contraignant de retour progressif aux équilibres, étalé dans le temps pour ne pas menacer l’activité, mais commençant tout de suite. Il ne sert à rien de se fixer des objectifs constitutionnels que l’on ne saurait respecter eu égard à la dégradation de nos finances. L’objectif d’un plafond de dette à 60% du PIB est «constitutionnel» (traité de Maastricht) et, pourtant, il faudra une génération pour retomber sous ce plafond… En revanche, à travers une loi de programmation quinquennale garantissant la soutenabilité des finances publiques, on peut mettre en place une procédure efficace.

Il faut immédiatement annuler la baisse du taux marginal de l’impôt sur le revenu, l’exonération des heures supplémentaires et la baisse de la TVA dans la restauration.

Nous devons proposer un collectif budgétaire préalable à toute discussion sur une quelconque règle d’or. Il appartiendra au président de la République de refuser ou non de revenir sur la politique fiscale pratiquée ces dernières années.

Le devoir de vérité de la gauche

La première des priorités demeure d’investir dans l’avenir : l’éducation, la formation, la recherche, mais nous ne pourrons dépenser un euro supplémentaire sans lui trouver sa contrepartie. Nous devons dire aux Français que l’effort à accomplir, à condition qu’il soit juste, sera aussi important que celui réalisé après la Libération. Les mesures à prendre sont nombreuses : supprimer des niches fiscales ; augmenter le taux d’imposition des ménages les plus riches ; contrer les stratégies d’optimisation des grands groupes ; redéployer nos efforts vers les classes moyennes, les PME et les TPE ; étudier le principe d’une «TVA protection» avec des contreparties pour les consommateurs ; réviser en profondeur notre fiscalité locale…

Ne disons pas aux Français que nous n’augmenterons pas les impôts. Il faut les réconcilier avec un impôt juste et efficace. C’est d’ailleurs le sens de notre proposition commune de fusion de l’impôt sur le revenu avec la CSG et de la retenue à la source.

Revoir le financement de notre projet

Enfin, sans remettre en cause notre projet pour 2012, nous devons le revoir à l’aune de cette crise et de ses effets sur nos finances. La part des marges de manœuvre «conventionnelles» - hausse des impôts jusqu’au seuil maximum historique de 45% du PIB, baisse des dépenses publiques de gestion… - consacrée à la réduction des déficits doit être revue. Je vous propose de consacrer l’intégralité de cette marge à la réduction des déficits, et non plus la moitié.

Cher(e)s ami(e)s,

La tempête financière qui a déferlé sur le monde exige que nous nous retrouvions et que nous débattions ensemble sur la situation économique de notre pays avec lucidité et responsabilité collective.

Je vous prie de croire en mes sentiments amicaux.

Par Manuel Valls Candidat à la primaire socialiste et député-maire d’Evry (Essonne)

La Cynique Royal : « La crise est une chance»


Seule Ségol'haine Royal est une fatalité




Marie-sEGOlène Royal,
clé universelle
de la gauche




La picto-charentaise ne fait qu'apporter la contradiction à tous

Invitée du 20 heures de TF1, la candidate n°3 à la primaire socialiste a réfuté l'idée de la règle d'or budgétaire proposée par le gouvernement. Ségolène Royal a affirmé sa volonté d'interdire la spéculation sur les Etats pour faire face à la crise financière.
Elle bat aussi en brèche les propositions du PS
a répondu au gouvernement en faisant plusieurs propositions et en battant en brêche l'idée que la crise n'est pas une fatalité que nous devons payer de nos poches : « La première proposition est de considérer que la crise n'est pas une fatalité que l'on doit subir et à faire porter aux mêmes, c'est-à-dire aux catégories moyennes et aux catégories populaires. Mais que c'est une chance pour changer les règles du jeu.
Et la première règle du jeu à changer, c'est celle qui s'impose aux banques. Il est temps que dans notre pays et en Europe au lieu de commander, elles obéissent.
»
La démagogie est son fonds de commerce.

Impôt direct: encore un bouquin pour financer sa campagne

Sa campagne de promotion chez Bouygues
Ses propositions médiatiques tournent autour d'une reprise du pouvoir citoyen sur la finance. Pour le détail il faudrait se reportet à son livre à paraître, mais depuis qu'elle est sur le marché elles sont prévisibles.

Ainsi la populiste réclame-t-elle l'interdiction de la spéculation contre les Etats (notamment via l'interdiction des ventes de titres que l'on ne possède pas) et demande au gouvernement de dresser la liste noire des banques et des institutions financières qui spéculent contre la France et l'Europe.
« Il faut que les banques cessent d'être à leur propre service, parce que c'est là qu'il y a une vraie crise de civilisation, puisque l'on voit un système financier qui est au service de lui-même, au lieu d'être au service de l'économie et au service des entreprises. » a-t-elle ajouté: à force de s'écouter parler, la quinqua devrait pouvoir éviter d'être redondante.

VOIR et ENTENDRE les délires de la coquecigrue du marais poitevin:

La battue conserve une haine intacte de son vainqueur
et une vive rancune envers les socialistes méprisants de 2007.
Selon la perverse, Nicolas Sarkozy s'apprêterait à faire passer la pilule des hausses générales d'impôts et de charges en faisant « exceptionnellement » payer les riches, à commencer par les 3 nantis de la gauche caviar qui se sont portés volontaires : un manque à gagner pour le financement de sa campagne, bien qu'il lui reste une niche importante de contributeurs volontaires: Paris Match, Closer et Gala ?
Mais elle s'en prend aussi à François Hollande, le père de ses enfants, comme à Martine Aubry, qui l'a distancée au congrès de Reims, et se fait également tacler sur son discours de la "vérité", du "sang et des larmes". Et elle assène : " Tant que l'on aura pas changé les règles du jeu, il ne sert à rien d'essayer d'accabler les Français d'impôts et de charge puisque la prochaine crise sera en plus grave que celle-ci."

A la différence de 2007, Sa Cynique Majesté Royal promet monts et merveilles : « il y aura beaucoup d'efforts mais la garantie que je donne aux Français c'est que les efforts seront équitablement répartis. Parce quand j'entends certains dirigeants socialistes promettre du sang et des larmes ... Il n'y a pas que la rigueur à promettre, il y a une bonne gestion à mettre en place. »

Sur la réforme fiscale que propose François Hollande, Désirdavenir Royal n'est pas tendre : « Oui moi je ne suis pas favorable aux hausses d'impôts. Je pense que la priorité est à la relance de l'activité, pour faire que tous ceux qui veulent créer leur entreprise, leur activité et toutes les petites et moyennes entreprises qui veulent grandir puisse le faire ».

SEGOlène Royal est une magicienne
Elle promet aussi de rembourser la dette et en finir avec la crise en sortant le pays de la spirale de l'austérité et de la rigueur qui tuent l'activité, pour que la France ne soit pas la nouvelle Grèce ou la nouvelle Espagne.
« Ma première priorité sera de refaire de la France un pays d'entrepreneurs » a-t-il dit à nouveau sur TF1 comme cette semaine à Nice et dans les Alpes de Haute-Provence. Les analystes vont peiner à tenir le compte de ses priorités.

Elle connaît les solutions mieux que quiconque
Les gouvernements socialistes de Grèce et d'Espagne n'ont pas profité de l'aubaine picto-charentaise...
Elle est seule à savoir comment mener à bien la réforme bancaire indispensable, la première règle du jeu à changer,
Ensuite, son remède miracle est la création d'une banque publique d'investissement Enfin, elle se duplique en généralisant les bourses Désirs d'Entreprendre qu'elle a initiées dans sa région.
Accessoirement, elle lancerait le pays sur le chemin de l'excellence environnemental, qui généra de l'activité, de l'emploi, donc de l'espoir.
Rien sur sa méthode et le financement de ses rêves à voix très haute.

Présente sur tous les lieux de détresse

Sa campagne se repaît de "sang et de larmes"
Ce dimanche Sa Cynique Majesté Royal sera à Saint-Nazaire pour rejoindre la caravane du PS et pour visiter une plage sinistrée par les algues vertes.

L'université du PS à La Rochelle est aussi à son programme de la semaine prochaine.
Photo de famille mais boulets rouges garantis.
Elle se rendra sur les lieux de son opposition au PS. Il y a 2 ans, Ségol'haine Royal avait lancé son appel contre la taxe carbone qui punissait sans offrir d'alternative. En juin 2009, les sénateurs socialistes étaient très favorables à l’instauration de cette taxe que certains appellent plutôt « contribution climat énergie ».

Si les battus qui n'apprennent rien de l'expérience et des échecs avaient de l'avenir, l'amère Royal serait mieux perçue dans l'opinion. Il demeure que l'animation des débats socialistes est dans ses cordes. La réalisation de toutes ses priorités pour la sortie de crise dans l'équité est reportée de la revanche de 2012 à la belle de 2017.