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samedi 21 janvier 2012

L'américaine Standard and Poor's milite-t-elle pour la déstabilisation de l'Union européenne ?

La décision de S & P risque de renforcer les divisions au sein de la zone euro

La zone euro pourrait traverser une nouvelle période de fortes turbulences après la dégradation par Standard & Poor's des notes de crédit de la moitié des Etats de la zone euro.
Outre que la France décroche de l'Allemagne, l'Italie risque de s'enfoncer davantage dans la crise.
Moody's et Fitch, les deux autres agences de notation, n'atteignent pas ce niveau d'acharnement sur l'Europe dans la crise de la dette, de part et d'autre de l'Atlantique.

Nivellement par le bas
Le 5 août 2011, l'agence de notation abaissa la note des États-Unis, attribuée à la dette publique à long terme, de " AAA ", le maximum, au niveau immédiatement inférieur (" AA+ "). L'agence américaine n'a pas tardé à aligner l'Europe sur l'administration Obama qui promettait tant, mais a peu réussi dans la crise...

L'acharnement de S & P sur l'Europe
L'Europe du Sud est particulièrement visée

La dégradation de la note de la France et de celles de huit de ses voisins européens porte un nouveau coup, sévère, à la zone euro.
Standard & Poor's aurait pu dégrader uniformément l'ensemble de la zone euro.
Elle a choisi, vendredi, d'accorder un traitement différencié à chacun, prenant le risque d'accroître un peu plus les tensions politiques et financières au sein de la zone euro.

Ses conséquences pour les marchés " sont pires qu'une dégradation pour l'ensemble de la zone euro, en raison des querelles politiques croissantes qu'elle va impliquer, des débats en cours sur le montant des pare-feu et de l'inquiétude des investisseurs ", estiment les économistes de Royal Bank of Scotland (RBS), qui n'est pas membre de la zone euro et se réjouit sous cape. La décision de S&P est pourtant motivée, pour l'essentiel mais selon elle, par l'" insuffisance " des réponses apportées à la crise par " les dirigeants européens " au cours des dernières semaines, notamment à l'occasion du sommet européen du 9 décembre. " L'environnement politique dans la zone euro n'a pas été à la hauteur des défis croissants engendrés par la crise », a déclaré Moritz Krämer, en charge de l'Europe chez S&P. Les appréciations de S & P sont donc maintenant clairement politiques.


Diviser pour régner: Berlin est conforté dans son leadership

L'agence dénonce aussi un " diagnostic incomplet " des causes de la crise
et assure " qu'un processus de réformes basé sur le seul pilier de l'austérité risque d'aller à l'encontre du but recherché ". Or l'Allemagne, qui porte autant que les autres pays de la zone euro - sinon plus en tant que "moteur" - la responsabilité de cette stratégie européenne, n'est pas mise en garde par S&P. Elle est même le seul pays de la zone euro à conserver à la fois son triple A et une " perspective stable ". Au sein des institutions européennes comme dans l'entourage de Nicolas Sarkozy, le revers infligé aux Etats par S&P confirme l'incompréhension persistante vis-à-vis du programme de travail engagé par la zone euro. "
L'Allemagne est le grand gagnant de cet exercice et voit sa puissance de négociation renforcée " , souligne en tout cas RBS.
" Berlin est seul dans le cockpit ", commentait, samedi, l'ancien ministre de l'Economie de Raffarin et Villepin, Thierry Breton.

Première conséquence de ce favoritisme au profit de Berlin, la France, qui avait déjà du mal à convaincre son partenaire de s'impliquer davantage dans le sauvetage de la zone euro, aura encore moins d'atouts en main pour le convaincre de prendre en charge une part croissante de la solidarité. Les Etats-Unis n'en seront pas contrariés... Si, comme cela se profile, la note du Fonds européen de stabilité financière (FESF) est alignée sur celle de la France et de l'Autriche, il n'y aura qu'une alternative : soit les Européens accepteront une réduction de la capacité de prêt du Fonds (d'environ 170 milliards d'euros, selon RBS), soit les pays triple A devront accroître leurs garanties, ce qui est improbable au regard des résistancesd'Angela Merkel, proclamées samedi.
Or ce pare-feu est pour l'instant la seule digue existante -avec les interventions ponctuelles de la BCE -contre la contagion de la crise à l'Italie qui, selon Moritz Krämer, doit faire face à des besoins de financement de 130 milliards d'euros d'ici à avril et de 300 milliards sur toute l'année.

Autre conséquence de l'ingérence de l'agence américaine
Berlin pourra en outre se prévaloir de sa notation pour continuer à imposer à ses partenaires une réponse purement " budgétaire " à la crise. Ce week-end, Angela Merkel a demandé que le pacte budgétaire, actuellement en négociation, soit mis en oeuvre " rapidement ". " Et il ne s'agit pas d'essayer de l'adoucir partout où l'on peut, mais de donner des garanties de finances solides pour l'avenir ", a-t-elle averti.

vendredi 20 janvier 2012

Plus de peur que de mal: la France emprunte moins cher malgré la perte du AAA

L'opposition décrédibilisée par son catastrophisme politicien

Premier test réussi pour la France sur les marchés, moins d'une semaine après la perte du AAA.

L'Agence France Trésor a levé près de 8 milliards d'euros d'obligations à moyen terme, comme prévu, avec des taux en nette baisse.

La demande a été solide pour cette première émission test, en dépit des attaques de S&P sur notre pays.

La vente inclut 2,96 milliards d'euros de papier à 2 ans, 1,57 milliard de papier à 3 ans et 3,43 milliards de papier à 4 ans.
Pour les bons du Trésor à 2 ans, le taux moyen est ressorti à 1,05% contre 1,58% lors de la dernière adjudication comparable en octobre. Pour les titres à 3 ans, le taux était de 1,51% contre 2,44%, et pour les titres à bons à 4 ans, il était de 1,89% contre 2,82%.


Banques françaises et BCE soutiennent la demande

Les investisseurs étaient au rendez-vous.
En France d'abord : " Il devrait y avoir eu une solide demande de la part des investisseurs locaux pour ces obligations ", souligne Mohit Kumar stratégiste chez Deutsche Bank cité par Bloomberg.
La demande est alimentée aussi par l'action de la Banque centrale européenne (BCE), qui a injecté massivement de l'argent frais sur le marché grâce à ses opérations de refinancement à long terme (appelées LTRO). Fin décembre, l'institut d'émission a réalisé
le plus gros prêt de son histoire : les banques ont demandé 489 milliards d'euros. Les établissements financiers peuvent utiliser ce cash pour acheter des emprunts d'Etat, selon des investisseurs interrogés par Bloomberg.
" Certains pourraient affirmer que les rendements sont trop bas comparés aux fondamentaux de la France ", fait remarquer Richard McGuire, stratégiste chez Rabobank à Londres. " Mais actuellement la liquidité semble être le principal moteur de la demande ".
Sur le marché, les taux à dix ans français étaient stables, à 3,10%
Ils étaient de 3,13% vendredi, jour où Standard & Poor's a abaissé la note de la France de AAA à AA+). Lundi, l'Etat a levé 8,6 milliards d'euros sur des papiers à court terme. Le marché avait déjà peu réagi à la dégradation de la note française.

La France devait en outre lever des fonds à la mi-journée le 19 janvie
r, entre 1 et 1,5 milliard d'euros, en titres indexés sur l'inflation à moyen et long terme.

Reprise en main par un gouvernement de droite, l'Espagne a elle aussi fait appel au marché avec succès
ce jeudi, empruntant plus que prévu et moins cher qu'en novembre.
(Source Les Echos)

jeudi 19 janvier 2012

Hollande reconnaît que tout n'est plus possible comme avant la crise de la dette

Angoissé, Hollande est obsédé par le projet Aubry et le bilan Sarkozy


Rares plans larges
au cours de la visite-éclair du
candidat PS aux Antilles
qui a suscité peu d'intérêt dans la population


Depuis les Antilles,
le candidat PS prend ses distances avec les agences de notation

Pire qu'une agence de notation: l'électeur
Sous le soleil des Antilles, François Hollande se sent lui aussi placé sous surveillance. En pleine crise financière, et alors que la France vient de perdre son triple A, le candidat socialiste prend un soin méticuleux à éviter "toute image qui pourrait donner l'impression d'une espèce de moment de détente…"

"On voit bien qu'on est observés" , confie le suspicieux. "Et puis les Français ne sont pas dans la fête," croit-il bon d'ajouter. Le candidat qui pense être capable de monter un projet en s'inscrivant simplement en négatif du bilan du Président sortant se croit pourtant attentivement observé par l'UMP, qui n'a qu'à attendre chacun de ses faux pas et reculades.

L'équipe du candidat socialiste a même soupçonné la maire UMP de Basse-Terre, Lucette Michaux-Chevry, d'avoir coupé l'alimentation électrique du gymnase où il tenait un meeting... Si -comme on l'espère- il ne croit pas à tout ce qu'il dit, les media rebondissent en revanche sur toutes ses idées saugrenues.
Ainsi ne leur vient-il pas à l'esprit que les indépendantistes ont pu vouloir lui dire leur façon de penser ?

Plutôt que de prendre le risque d'apparaître dans une ambiance festive, François Hollande a même préféré annuler une visite prévue dimanche dans une association carnavalesque. Dès l'atterrissage, samedi, son porte-parole Bruno Le Roux avait prévenu: "Il va garder son costume pendant trois jours." C'est donc en veste et cravate, la mine grave et le ton cérémonieux, qu'Hollande a traversé la Guadeloupe.
L'obsession du ridicule le pousse ainsi à refuser le port du casque de sécurité dans ses visites-éclairs d'usines.


Marges de manœuvre rétrécie

Il était venu assurer les habitants de l'outremer de l'attachement que leur porte la République, mais il n'a évidemment pas échappé à la question du triple A. La dégradation de la note française est aussi une mauvaise nouvelle pour lui. Ne serait-ce que parce que s'il gagne en mai 2012, comme le lui promettent les sondages, ses marges de manœuvre s'en trouveront rétrécies.
"Nous avions déjà intégré l'ensemble de ces paramètres" assure-t-il en rappelant que "depuis la publication du projet du PS, il y a déjà eu des changements importants du contexte économique". À Paris, Michel Sapin, chargé du programme du candidat, prépare le terrain et l'a assuré: "Le projet sera adapté à la situation extrêmement grave de la France."

La dégratation d'un A par une seule des trois agences de notation n'aura pas plus d'impact sur le contenu du programme qu'il annonce pour fin janvier que sur la politique du gouvernement. Mais, dans ses discours aux Guadeloupéens, Hollande laisse transparaître son angoisse, transmet sa peur et met en garde: "Tout ne sera pas possible, admet-il aujourd'hui. Il y aura nécessairement un renchérissement du coût du service de la dette. Et donc une réduction des marges de manœuvre financières.
Mais il a pour mission de rassurer et de promettre sa protection: "Je ne me mets pas dans les mains des agences de notation (…) Je n'ai jamais dit qu'il fallait conserver le triple A à tout prix pour ensuite être obligé de constater sa perte."


Une grande réforme fiscale

Hollande rêve de remporter la présidentielle pour gagner un peu en sérénité et mise tout sur le début de son éventuel quinquennat piour "redonner confiance".
Un peu à la manière de Nicolas Sarkozy en 2007, François Hollande espère que son élection créera un choc de confiance susceptible de provoquer le retour de la croissance. «Nous allons faire, dès les premières semaines, les grands textes, les grandes mesures qui nous permettront d'être efficaces», explique-t-il. Puis, dans une allusion à la soirée du ­Fouquet's du 6 mai 2007, il prévient: «Quand on ne réussit pas le début, on ne peut pas réussir la fin.»

Pour réussir son début, s'il est élu, Hollande promet notamment une grande réforme fiscale pour réorganiser la distribution des richesses et séduire son aile gauche. "Nous allons demander plus à ceux qui ont plus pour donner plus à ceux qui ont moins", tranche-t-il. Sans plus de détails. Il préfère éluder les demandes de précisions sur ses propositions. Lorsque la presse locale l'interroge sur la question de "l'indexation", il se montre assez flou dans sa réponse. "Le mieux est de traiter ces questions avec calme, méthode et concertation", esquive cet adepte de la langue de bois.

Dans ces moments de grande solitude de l'économiste, c'est dans l'antisarkozysme qu'il tente de trouver refuge.
Samedi soir, en meeting, il avait ainsi pointé la responsabilité du chef de l'État dans la perte du triple A. "Ce n'est pas la France qui a été dégradée. C'est une politique, c'est une stratégie, c'est une équipe, c'est un gouvernement, c'est un président", avait-il polémiqué devant un millier de militants. C'est ce qu'ils attendent et c'est tout ce qu'il a à leur offrir !

mercredi 18 janvier 2012

Borloo veut porter plainte contre les agences de notation

Standard & Poor's ne représente qu'elle-même
Il faut évaluer les agences de notation,
pour les réformer


"Standard & Poor's, ils sont très gentils, mais ce sont deux types en France", s'est indigné l'ex-ministre.

L'ex-ministre et président du Parti radical Jean-Louis Borloo travaille sur une "action judiciaire" devant les tribunaux français contre les agences de notation pour leur aveuglement en 2006-2007 face à l'arrivée de la crise des subprimes, a-t-il annoncé mardi. "Je travaille à un dossier de mise en cause judiciaire des agences de notation pour les erreurs gigantesques qu'elles ont faites quand elles nous ont dit qu'un certain nombre de paquets de subprimes étaient trois A", a-t-il déclaré.


Jean-Louis Borloo a évoqué une démarche individuelle

"Je suis un vieil avocat." "C'est la seule activité qui peut se permettre de se tromper à ce point sans aucune responsabilité", a-t-il accusé, évoquant une loi américaine sur la presse américaine qui protège la liberté d'opinion.

Leur influence excessive s'exerce sans contrôle, ni contrepoids. Et influence les esprits faibles.
Lien PaSiDupes : "François Hollande défaitiste sur le triple A des agences de notation "

J.-L. Borloo oublie au passage les psychologues et les psychiatres qui, outre les journalistes, exercent un pouvoir démentiel qu'ils ne maîtrisent pas.

Il veut "les dommages et intérêts pour les dégâts qu'elles ont produits", a-t-il expliqué, soulignant qu'en 2006-2007, les agences encourageaient des investissements qui se sont avérés risqués. "Standard & Poor's, ils sont très gentils, mais ce sont deux types en France", a ajouté le député de Valenciennes. "Pour juger de l'avenir de notre modèle économique et social, cela me paraît un peu court", conclut-il.

lundi 16 janvier 2012

Confirmation du AAA par Moody’s: Copé observe le "silence assourdissant" du PS

Les notations des agences s'annulent

Les socialistes n'avaient pas caché leur satisfaction

Ils s’étaient "précipités", le candidat "François Hollande en tête", pour réagir à la dégradation décidée par S & P.
Après le maintien par Moody’s du triple A de la France lundi, Jean-François Copé s’ "étonne" maintenant du "silence assourdissant" des socialistes.
"Le contraste est saisissant. Les mauvaises nouvelles pour la France seraient-elles plus réjouissantes pour le PS que les bonnes ?", s’interroge le secrétaire général du parti présidentiel, dans un communiqué.

"La réalité, c’est que deux agences sur trois maintiennent la note maximale de AAA à la France. Cela démontre que la France garde toute sa crédibilité financière. Cela démontre aussi que l’évaluation des agences de notation doit certes être prise en compte, mais qu’elle doit aussi être relativisée", soiligne-t-il.

Un peu vite, la gauche "juste" célèbre l'affaiblissement de la France
"Face à l’attitude politicienne et aux promesses irresponsables du candidat socialiste, nous avons à la tête de l’Etat un président de la République qui tient le cap des réformes avec sang-froid, qui dit la vérité aux Français et qui a le courage de leur proposer un chemin face à la crise", affirme encore M. Copé.

Et les media assurent le service minimum...

Yahoo ne fait pas cas du maintien du triple AAA par Moody's:
Les dernières expertises de l'affaire Grégory restent…
Le capitaine du navire échoué en Toscane mis en cause
Le CAC 40 en hausse après la perte du AAA
Pas de yacht pour la reine, tranche le gouvernement…
Les conséquences du décrochage" franco-allemand inquiètent
Affaire Grégory : les dernières analyses ADN sont…
Un faux rat dans une cabine d'essayage
Android... dans un rétroviseur
Golden Globes 2012 : Jessica Alba, Miranda Kerr ... Qui…
Chaz Bono : Séparé de sa fiancée, il ère comme une âme…

Pour Google,
les rescapés de la crise n'ont pas la priorié de ses titres: " Les rescapés du Costa Concordia racontent des "scènes d'apocalypse"
et s'attarde sur les Golden Globes : "Le Monde Jean Dujardin, itinéraire d'un "gars"
ou en en reste au AA+ :
Sarkozy : la dégradation de la note de la France "ne change rien"
Le président exprime son indignation
Lors d'une conférence de presse au côté du chef de gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, dont le pays vient lui aussi d'être dégradé par Standard and Poor's, le président français a eu un échange particulièrement vif avec un reporter politique accrocheur de l'agence de presse Reuters." Nicolas Sarkozy a refusé de répondre à la même question posée quatre fois par le même journaliste sur la perte du triple A de la France, ce lundi après-midi à Madrid, alors que Moody's avait fait connaître son maintien du triple A à la France et son intention d'affiner ses investigations.
Considérez-vous que la perte du triple A est un échec et que le décrochage par rapport à l'Allemagne va réduire l'influence de la France en Europe ?", lui demande le journaliste anonyme, en flagrant délit de militantisme ou de faute professionnelle, au choix.
"Vous n'avez peut-être pas eu les dernières informations", lance Nicolas Sarkozy, dans un sourire glacé. "Donc, pouvez-vous me poser une autre question avec les dernières informations ?"

Le journaliste engagé poursuit son idée d'échec.
Le journaliste reprend : "La question de savoir si vous considérez la perte du triple A comme un échec et si le décrochage avec l'Allemagne...» Nicolas Sarkozy le coupe pour observer que le journaliste ne se tient pas à jour des développements de l'actualité: "Je confirme, vous n'avez pas eu les dernières informations. Donc, si vous me posez une question sur les dernières informations, j'y répondrai, si vous me posez une question sur ce qui s'est passé vendredi, c'est vendredi..."

Le journaliste de Reuters s'obstine dans sa mauvaise volonté: "Eh ben, Moody's, alors, que pensez-vous ?" demande-t-il, laconique et de mauvaise grâce. Nicolas Sarkozy : "Non, formulez une question, Moody's, cela ne veut pas dire grand-chose". Le journaliste conserve son angle d'attaque : "Est ce que Moody's fait peser une épée de Damoclès, après Standard and Poor's, sur la politique économique française ?" Réponse du chef de l'Etat : "Je ne comprends pas cette question. S'il y a quelqu'un qui veut me poser une question que je comprenne, j'y répondrai bien volontiers, je ne comprends pas votre question."

VOIR et ENTENDRE
:

Une journaliste espagnole moins "orientée" débloque alors la situation : "Je voulais vous parler de la dégradation de la dette souveraine de certains pays par les agences de notation, je pense à la France et à l'Espagne."
A changement de formulation, changement d'attitude. Le président français répond : "Je vais essayer d'y répondre. C'est mieux de comprendre les questions. D'abord, Madame, en France et je suppose en Espagne, ce ne sont pas les agences de notation qui doivent définir les politiques économiques. Vendredi, une agence [Standard and Poor's] a fait perdre le triple A, lundi une agence (Moody's) confirme que la France garde le triple A, deux agences sur trois [Fitch est la troisième, elle aussi a confirmé le triple A]. Et d'inviter la presse à plus de professionnalisme: "Il faut réagir à ces décisions avec sang-froid et avec recul. Sur le fond des choses, ma conviction, c'est ce que cela ne change rien. Nous devons réduire nos déficits, réduire nos dépenses, nous devons améliorer la compétitivité de nos économies pour retrouver le chemin de la croissance."


Libération et Le Monde n'en démordent pas
La presse socialiste fait son marché dans les informations et les interprètent librement.

Libération conteste : "Moody's n'a pas 'confirmé' le triple A français".
"La droite s'en réjouissait déjà. Mais, contrairement à ce que suggérait une dépêche d'agence ce matin, Moody's pourrait modifier la note française dans les prochains mois".

Le Monde garde sa joie et tient à souligner que "l'agence Moody's a répété, lundi 16 janvier, qu'elle examinait la perspective stable de la note Aaa de la France et qu'elle actualiserait les notes des pays de l'Union européenne au premier trimestre."
Ce que le journal 'socialiste' craint par-dessus tout, c'est "une possible nouvelle baisse dans "un délai de six à vingt-quatre mois"... Et 24 mois seraient clairement insupportables pour Hollande et Libération !

Alors que Hollande se défend de "livrer" la France à une agence de notation", son équipe et sa presse ne s'en privent pas.

Désaccord des agences de notation: Moody's confirme le triple A de la France

Les analyses des agences de notation sont-elles politiques ?

L'agence de notation Moody's a maintenu le triple A de la France

Notre pays conserve donc la meilleure note possible
, et prolonge son examen de
la perspective, actuellement "stable"
, a-t-elle indiqué lundi dans un rapport publié sur son site consacré au pays.

La décision de Moody's tranche avec celle de Standard & Poor's

Standard & Poor's vient en revanche de dégrader la France: décision politique ?
Cette agence a en effet privé vendredi soir la France du triple A, la reléguant à AA+.
Lien PaSiDupes : "Standard & Poor's est-elle suspecte de malveillance politique ?"

Mais Moody's s'était donné, mi-octobre, trois mois pour évaluer la perpective de la note de la France et, au terme de cette période d'analyses,
elle maintient sa confiance à la politique de la France.

Est-ce la mort de François Hollande ?
Pour une fois, le candidat socialiste s'est un peu emballé: sous l'effet du punch d'accueil ?
Samedi, le socialiste a fait sa déclaration à la presse depuis son siège de campagne, à Paris : "Ce n'est pas la France, c'est une politique qui est dégradée."
Gérard Longuet n'a pas tardé à le harponner.
Le ministre de la Défense a en effet comparé ce lundi matin le candidat PS au capitaine du paquebot Costa Concordia qui s'est échoué sur les côtes italiennes. "Il y a des capitaines qui frôlent trop les côtes et qui conduisent leurs bateaux sur les récifs", a déclaré le ministre sur LCI. "Je trouve que François Hollande côtoie et tutoie les déficits publics avec beaucoup de complaisance". Interrogé ensuite sur France Inter sur ces déclarations, Gérard Longuet a concédé en sourinat que cette "formule" n'est "peut-être pas la meilleure".

Et ce matin sur France Info, son ex-concubine, Désirdavenir Royal, a confondu vitesse "juste" et précipitation haineuse, car Moody's ne partage pas les "trois raisons" de la dégradation par S & P's selon la "tête à claques": "500 milliards d'euros de dépenses inconsidérées (...) L'absence de relance économique et l'absence de réforme bancaire, réforme indispensable pour que les banques cessent de commander et fassent avant tout leur travail, prêter aux entreprises qui se développent". La candidate de la gauche laminée en 2007 est cette fois dégradée par Moody's. C'est ballot !
François Fillon a d'ailleurs suggéré à Hollande de soumettre son programme à l'agence de notation: Standard & Poor's, of course...

samedi 14 janvier 2012

AA+: Nora Berra, secrétaire d'État, fait la part des choses

La perte du triple A par la France : la jubilation malsaine et un peu morbide d’une gauche improductive et vaine.

L’agence Standard et Poor’s vient de dégrader la note de la France de AAA à AA alors que les deux autres grandes agences Moody’s et Fitch confirment pour l’instant la perspective de notation de la France. Notée jusque là 21/21 la France passe de manière circonstancielle à 20/21 ce qui traduit dans les faits une économie qui est et demeure solide, diversifiée et résistante, comme l’indique d’ailleurs Standard and Poor’s qui motive sa décision pour la France au regard de la situation générale dans la zone euro et non en raison de facteurs strictement spécifiques à notre pays . Il n’y a franchement pas de quoi se jeter du haut du pont de l’Alma en dépit des invectives trucidaires et un peu ridicules d’une gauche dont la jubilation malsaine constitue aujourd’hui la seule contribution à la résolution de la crise mondiale que nous connaissons.

[Après les Etats Unis d'Obama,] De nombreux pays de la zone euro ont ce soir connus une dégradation de leur note par cette Agence et pour des niveaux beaucoup plus préoccupants que le nôtre.

Standard and Poor’s souligne que le Gouvernement de la République française a mis en œuvre des réformes et la bonne stratégie de réduction du déficit et de la dette, cette appréciation étant largement partagée par nos partenaires allemands par la voix de leur ministre fédéral des finances, Wolfgang Schäuble. Il faut dire que l’Allemagne qui conserve ce soir son triple A a su s’engager, en son temps, dans les courageuses réformes qui s’imposaient, au moment où la gauche française imposait son idéologie dramatique des 35 heures par exemple.

Le Président de la République qui n’a jamais caché aux français la gravité de cette crise et leur a tenu un langage de vérité à Toulon, comme à l’occasion de ses voeux, est donc légitimé et reconnu dans ses choix comme dans son action pour réformer notre pays. Ceux qui aujourd’hui hurlent à la mort en se frottant les mains pour le petit bénéfice électoraliste dérisoire qu’ils croient pouvoir tirer de cette situation sont les mêmes qui, il y a peu, accusaient Nicolas Sarkozy de dramatiser la situation. …

Plus que jamais, le sommet social du 18 Janvier prochain devra se traduire par des décisions importantes qui seront prises par le Chef de l’Etat -je n’ai aucun doute à ce propos– pour renforcer la croissance et la compétitivité de la France. Cette dégradation de notre note, loin d’être un drame, constitue au contraire un signal fort pour accélérer et amplifier encore le rythme et l’ambition de nos réformes sans tarder, n’en déplaise aux pompiers-pyromanes d’une gauche hystérique dont l’intérêt bien compris pour la France s’efface rageusement devant une petite perspective électoraliste aux petits pieds.

Les français doivent garder confiance, il s’apercevront très vite que la France restera reconnue comme une économie forte, susceptible d’emprunter à des taux raisonnables en inspirant d’autant plus confiance aux investisseurs qu’elle est déjà sur la voix des réformes appropriées pour sortir de la crise et que sa volonté de conduire ces réformes n’est pas prise en défaut.

Que les Cassandre se taisent à présent et commencent à réfléchir honnêtement en cessant de brader notre intérêt général et celui de la France sur l’autel de leurs petites et incompétentes ambitions partisanes et revanchardes.

Bayrou: tous coupables de la perte du triple A

Une "coresponsabilité" UMP-PS qui exonérerait l'ancien ministre

Bayrou, candidat du MoDem à la présidentielle, profiteur assumé du coup dur

Le candidat centriste rend ses adversaires UMP et PS "co-responsables" . Le Cassandre y est allé de son commentaire, estimant ce matin que la perte par la France de son triple A va "obliger tout le monde à regarder la réalité en face" et à "quitter les chimères".

"Il a été révélé hier soir aux yeux des Français que la situation de notre pays était plus grave que les gouvernements successifs ne l'avaient dit depuis longtemps", a-t-il clamé en ouverture du premier des forums de son "Agenda 2012-2020", consacré au "produire en France" et au "redressement" du pays.
"Pour la première fois depuis le premier jour de la construction européenne, la France n'est plus dans le peloton de tête des pays européens et tout cela va avoir évidemment des conséquences réelles et psychologiques importantes pour notre pays, pour son économie et pour son image", a-t-il déploré.


Sarkozy hérite d'une situation vieille de 20 ans


Si F. Bayrou "ne met pas tout le monde sur le même plan" et juge que "naturellement, il y a une responsabilité récente des gouvernements de Nicolas Sarkozy", la situation actuelle a, selon lui, "pris naissance au milieu ou à la fin des années 90" et "engage donc la responsabilité des deux forces qu'on présente comme principales, l'UMP et le PS".


Bayrou pavoise

"Oui, il y a une coresponsabilité" des "deux rives, droite et gauche", a-t-il encore insisté, avec un gouvernement qui "dépensait sans prudence, y compris en baissant la fiscalité des plus favorisés", et "en face à l'Assemblée et dans la rue, une opposition qui exigeait qu'on dépense plus encore".

"Ce qui se produit" n'est "pas une surprise" pour le député des Pyrénées-Atlantiques. "C'est que j'avais annoncé et pris en compte depuis des années et des années quand je disais que la politique suivie était une politique qui négligeait les questions du déficit et de la dette et allait nous amener dans le mur". "Dès 2002", a-t-il martelé, il avait "proposé ce que l'on a depuis appelé la 'règle d'or' ".
Et de d'exhiber ses plaies ouvertes:"Je me souviens très bien des sarcasmes que cette idée faisait naître à l'époque" à droite comme à gauche.

Bayrou a-t-il de quoi faire cocorico sur le tas de fumier fumant ?
"Comme candidat qui propose un choix différent au pays" et inscrit sa "démarche originale sous la maxime 'gouverner, c'est prévoir'", "je veux y voir au moins un avantage: la dégradation va obliger tout le monde à regarder la réalité en face et à quitter les chimères avec lesquelles on a vécu depuis si longtemps".


Les exploits du ministre Bayrou

Au ministère de l'Education nationale (1993-1997) dans le gouvernement de cohabitation d'Édouard Balladur
, sa réforme de la loi Falloux, qui aurait abrogé les limites au financement de l'école privée par les collectivités locales, conduisit près d'un million de manifestants dans la rue, le 24 janvier 1994: ils entendaient imposer le monopole de l'école laïque et conspuèrent la méthode Bayrou, alors critiquée à droite comme à gauche qui dénoncèrent sa volonté de " réformer à la hussarde ". Finalement, le Conseil Constitutionnel rejeta le projet de François Bayrou qui a depuis oublié combien il est difficile de réformer.
Critique, Roger Fauroux, qui présidait une commission sur la réforme de l'école, déclara que l'actuel pontife béarnais gouvernait alors " avec le sondoscope en bandoulière ".

François Bayrou ne s'est plus vu confier aucun portefeuille ministériel depuis 1997: 15 années qui l'autorisent à accuser les acteurs politiques aux responsabilités pendant sa mise au placard.

vendredi 13 janvier 2012

AAA: ce qu'il faut savoir

Vendredi 13: Standard and Poor’s a abaissé la note de plusieurs pays d'Europe



Préméditation:
dans la nuit du 8 décembre 2011,
l'agence Standard & Poors avait diffusé une annonce de dégradation de la France,
par erreur



L’agence de notation Standard and Poor’s est passée à l'acte


Comme prévu depuis trois mois, Standard and Poor's a dégradé la note souveraine de plusieurs pays de la zone euro et la France ne fait pas exception.
Créée en 1941, cette agence d’évaluation financière américaine examine les dettes de 126 Etats, dont 12 depuis plus de 30 ans, mais ce n’est qu’au 1er janvier 1975 qu’elle s’est autorisée - parfois contre l’avis des principaux intéressés - à mesurer la capacité de remboursement d’un pays.
Et début août 2011,les Etats-Unis d'Obama ont été rétrogradés à la note "AA + ", rejoignant un club qui ne comptait qu’un deuxième comparse : la Belgique.Standard & Poor’s est la seule des trois "majors" à avoir rétrogradé les Etats-Unis. Ils font donc toujours partie du cercle restreint des "AAA" de l’américaine Moody’s et de la franco-Américaine Fitch.
Mi-octobre 2011, l'agence Moody's avait menacé de s'en prendre à son tour au triple A de la France, en annonçant qu'elle se donnait trois mois pour déterminer si la perspective "stable" de la note était toujours justifiée, au vu de la dégradation de la situation économique.

Même attendue, c'est une déception à droite, mais une satisfaction à gauche à cent jours de la Présidentielle.
Europe1.fr reprend les décisions prises par Standard and Poor’s:

Quels pays ont été dégradés ?
La France et l’Autriche sont les deux pays qui ont perdu leur triple A vendredi. Tous deux ont perdu le "graal" des finances publiques. Leur note est désormais abaissée d'un cran à AA+, avec perspective négative. Cette perspective négative signifie que l'agence envisage de dégrader à nouveau cette note à moyen terme. La chance de dégradation en 2012 ou 2013 est d'"au moins une sur trois".
Le Royaume Uni n'est pas membre de la zone euro.

Quelles sont les conséquences de cette baisse ?
Entreprises, banques, particuliers : tous sont touchés par la baisse de la note de la France d’un cran. Les collectivités locales devraient aussi voir leur note se dégrader. (Lire le détail des répercussions en

Quels pays conservent le triple A ?
Treize pays figurent encore dans le club très fermé des AAA des trois agences de notation Standard and Poor's, Moody's et Fitch : neuf en Europe et trois dans la zone euro. L’Allemagne, l’Australie, le Canada, le Danemark, la Finlande, Hong-Kong, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, Singapour, la Suède et la Suisse.
Pays moteur de l'Union européenne avec la France, l'Allemagne conserve son triple A avec une perspective stable.
A la vérité, ce décompte des pays est effectué à la louche
Ces neuf européens ne sont en fait que sept, puisque la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg forment une seule et même union économique, le Benelux (acronyme, en français, de Belgique, Néderland et Luxembourg) depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, pour former une entité économique plus forte face à des pays voisins beaucoup plus grands. A noter que la gauche française ne relève pas que Standard and Poor's accorde une prime au Bénélux dont le Luxembourg est accusé d'être un "paradis fiscal"...

La France peut-elle regagner son triple A ?
Il est possible, mais très difficile de regagner le précieux sésame. Pour cela, l’Hexagone devra réaliser d’importants efforts de redressements de ses finances publiques, mettre en place une vaste réflexion sur le modèle économique et le projet de société du pays tout en rééquilibrant son budget ou encore bénéficier d’un boom l'immobilier pour gonfler ses recettes fiscales.

Les pays de l'Europe du sud dans le collimateur des agences
?
Le Danemark, la Finlande et la Suède, le Canada ou encore l’Australie sont passés Leurs efforts leur ont valu de retrouver la note de AAA.
Fin septembre 2011, Fitch a abaissé la note souveraine de la Nouvelle-Zélande à AA, avant d’être rejoint par Standard & Poor’s.

Un nouveau plan d’austérité à prévoir en France ?
Malgré une chute de la note française, le ministre de l’Economie l’a assuré : le gouvernement ne prépare pas de nouveau plan de rigueur. "Ce n'est pas une question de rigueur budgétaire. Ce qui devait être fait a été fait et va se poursuivre", a affirmé François Baroin.

En charge pour les investisseurs d'évaluer la capacité des Etats ou des entreprises à honorer leur dette, les agences de notation sont accusées de dicter leur loi aux gouvernements de la zone euro, qui multiplient les gages de bonne volonté à l'égard des marchés pour ne pas mettre en péril le financement de leur dette.

mardi 10 janvier 2012

Attali appelle les agences de notation à dégrader la France

Ex-conseiller de Mitterrand, Attali presse les agences de notation de faire diligence
Attali, quatrième cavalier socialiste de l'Apocalypse,
après Aubry, Hollande et Hamon


L'oiseau de mauvais augure rêve d'être le premier à avoir prédit le pire

Pour Slate, l'impatient socialiste a déjà placé la France dans "L'oeil du cyclone"

Il file gentiment la métaphore
"La France est entourée de tempêtes qui pourraient la détruire si elle ne s’y prépare pas; et si les candidats à la prochaine élection présidentielle ne proposent pas clairement des stratégies pour y faire face."

Attali décrit la poésie lyrique de l'instant
Quand un cyclone tropical se forme, des tourbillons se rassemblent et prennent la forme d’une grande colonne de vent qui monte selon des mouvements hélicoïdaux autour d’une zone protégée. On ne sait presque rien des causes de ces cyclones, des lieux où ils se forment, de la façon dont ils se déplacent. On sait seulement qu’ils offrent un répit à ceux qui résident dans ce qu’on nomme «l’oeil du cyclone», dont on ne sait rien non plus de la trajectoire, de la vitesse et de la stabilité.

La France serait en sursis
Etrange moment en ce lieu: tout y est calme, alors que chacun sait, par les annonces de la météo et par ce qu’il voit au dehors, qu’un mur d’orages et de vent menace de tout ravager et que, quand le cyclone se mettra en marche, s’ils ne prennent pas les mesures adaptées, leurs maisons, leurs automobiles, tous leurs biens, leurs vies mêmes, seront détruites.


Le défaitisme des traîtres socialistes plombe l'action du pouvoir au combat


C’est exactement ce que je ressens aujourd’hui à observer [sic] la
On n’y parle de rien; sinon de sujets anecdotiques. Au lieu de se préparer au cyclone, de faire des plans très précis pour réagir à ce qui s’annonce, de mettre en oeuvre des réseaux de solidarité, d’accueillir la population dans les lieux les plus solides, d’interdire des opérations qui peuvent être dommageables, nos dirigeants –et l’opinion avec eux– semblent décidés à ne rien faire, sinon à admirer les dégâts causés ailleurs par la tempête. Ils ne veulent pas voir que la France n’est que dans l’oeil du cyclone. Ils pensent qu’elle en sera épargnée. Ils refusent d’admettre qu’elle est entourée de tempêtes qui pourraient la détruire si elle ne s’y prépare pas; et si, en particulier, les candidats à la prochaine élection présidentielle ne proposent pas clairement des stratégies pour y faire face.

"Tu trembles, carcasse, mais tu tremblerais bien davantage si tu savais où je vais te mener !" (Henri, vicomte de Turenne)
Nous avons en effet devant nous des orages innombrables qui exigeront bientôt une action: que ferons-nous si le gouvernement syrien continue de massacrer sa population? Si l’
Iran devient une puissance nucléaire avec le but affiché de détruire un de ses voisins? Si la Corée du Nord accélère son programme d’essais nucléaires militaires? Que ferons-nous si un pays riverain de la Méditerranée ou dans l’Afrique sub saharienne passe sous la coupe de dirigeants islamistes et déterminés à imposer la charia chez eux et ailleurs ?

Que ferons-nous quand la crise financière, très passagèrement assoupie [sic], reprendra [promesse future] de sa vigueur en Europe ? Que ferons-nous si la Hongrie devient une dictature en février, si la Grèce [re]fait faillite en mars, si l’Italie [ou l'Espagne] ne réussit pas à refinancer ses banques, si la France ne réussit pas à financer son déficit public ? Que ferons-nous si nos établissements financiers réduisent massivement leurs crédits à l’économie et en augmentent les coûts, tout en montrant, par des dividendes et des bonus très largement versés à leurs actionnaires et à leurs traders, qu’elles n’ont rien compris à ce qui se joue? Que ferons-nous quand la précarité, le déclassement des diplômés, la montée du chômage, la fermeture de toutes les portes à toutes les initiatives poussera la jeunesse la mieux disposée au désespoir et à la violence?

De tout cela, nul ne parle; chacun est trop occupé à ne pas y penser. Etrange moment, dont nous paierons très cher le prix, s’il dure trop longtemps.
Jacques Attali


Des quatre chevaliers de l'Apocalypse (sans doute socialistes), Zacharie disait (peut-être) dans l'Ancien Testament:
" Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l'épée, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre. "

mercredi 14 décembre 2011

Des syndicats manifestent pour leur autogestion des carrières de professeurs

Syndicats et presse taisent l'essentiel: une lutte d'influence



Faudra-t-il que les enseignants
fassent leur auto-critique,
avant auto-évaluation
et notation personnelle et individualisée ?



Le ministre veut modifier l'évaluation des enseignants

Deux réformes en une
Le ministre réforme un système archaïque et injuste de notation des professeurs et d'avancement de leurs carrières, donc de leurs "salaires".

Les enseignants appellaient eux-mêmes à une réforme
De fait, les syndicats auto-gèrent en effet les progressions de carrière au sein des commissions paritaires et les fonctionnaires "bien" syndiqués au syndicat dominant ont des carrières rectilignent, voire éclair. Les professeurs du second degrée (collèges et lycées) sont les plus concernés, ceux des écoles dans une moindre mesure, mais quoi qu'il en soit, il est de notoriété publique que les chefs d'établissement, qui pèsent d'ores et déjà pour 40% sur la notation finale, sont eux-mêmes syndiqués.

Leurs capacités administratives ne permettent en rien de préjuger des qualités pédagogiques et humaines des chefs d'établissement. Ce sont souvent des "comptables" recrutés préférentiellement parmi les enseignants de matière scientifique jugés mieux aptes aux calculs prévisionnels d'effectifs-élèves, de postes d'enseignement et d'horaires. Mais ce sont tout aussi souvent des professeurs en échec pédagogique qui se reconvertissent dans l'administration pour éviter le face-à-face quotidien avec leurs élèves.
Ce sont même parfois des personnes perturbées qui exercent soit un pouvoir totalitaire sur les professeurs qu'ils tiennent à leur merci, soit des individus déficients qui se coupent de la communauté éducative et exercent leur pouvoirs ou leur laxisme, retranchés dans le 'bunker' de leur bureau, au fin fond d'une suite de bureaux et de personnels terrorisés ou livrés à eux-mêmes. Certains cumulent ces déficiences et vont d'établissement en établissement.

Le système actuel de notation
Deux notes.
Actuellement, un professeur est noté par l'inspecteur pédagogique régional (IPR) et par le principal de son collège ou le proviseur de son lycée. Sur une heure, l'inspecteur qui assiste à un seul cours, doit apprécier à la fois les qualités pédagogiques et les connaissances du professeur dans sa matière et attribuer une note " pédagogique " sur 60 points.
Mais cette note est encadrée: une grille de notation établie paritairement par l'administration et les représentants syndicaux limite les variations de notation, aussi bien positives que négatives. La politique générale de nivellement par le bas n'affecte pas seulement les élèves: elle frappe aussi les professeurs et ne permet guère de distinguer "les bons", puisqu'elle est faite pour protéger "les mauvais".
Les carrières sont donc standardisées. De plus, l'inspecteur, qui est d'abord reçu par le chef d'établissement, est conditionné par l'avis oral et confidentiel du principal ou du proviseur. Le supérieur hiérarchique reçoit son collègue professeur dans son bureau, lui donne communication de sa note administrative portant sur sa ponctualité, sa participation au projet d'établissement, ses relations avec les parents et les élèves... pour un total de 40 points également définis par avance.

Trois rythmes théoriques d'avancement
En fonction de sa note, la carrière et le salaire d'un professeur progressent plus ou moins vite : lentement, " à l'ancienneté " (pour les notes les plus basses) ; plus rapidement, " au choix " (pour les notes correctes) et très vite, " au grand choix " (pour les notes les plus hautes). A la vérité, l'avancement est aussi tributaire du calendrier: un professeur n'est promouvable qu'à certaines périodes, après un certain délai dans l'échelon. Un fonctionnaire peut ainsi perdre trois ou quatre années et plusieurs fois dans une carrière, en dépit de sa valeur réelle. Sans compter que les inspecteurs ne sont pas toujours disponibles au moment opportun. On en a enfin observé que des professeurs qui avaient refusé tout contrôle de l'Etat payeur avaient progressé sans encombre jusqu'à la hors-classe...

Fin des notes ?
Luc Chatel, ministre de l'Éducation, assure une évaluation, tous les trois ans
Il en confie l'entière responsabilité aux chefs d'établissements et les syndicats vivent mal cette mise à l'écart qui contribue à déserrer l'étau syndical sur l'administration de l'Education nationale.
Mais c'est là où le bât blesse encore, malgré la reprise du pouvoir par le ministère, compte tenu des possibles comportements de chefs d'établissement inadaptés et des pressions intérieures, du fait des syndicats, des fédérations de parents d'élèves et des organisations d'élèves, mais aussi extérieures, du fait des municipalités et conseils territoriaux.


Les syndicats défendent leurs prérogatives usurpées

La FSU exerçait une véritable dictature sur l'Administration

Du ministère aux conseils d'établissement des écoles, collèges et lycées, en passant par les rectorats et les inspections d'académie, la FSU et, dans une bien moindre mesure, la CFDT, dictaient leur loi.

Le noyautage était total
D'actions syndicales en blocages, la nébuleuse socialo-communiste FSU (SNES, SNE-Sup et SNU-ipp, principalement) a placé le Ministère sous tutelle.
Le ministre délègue et les professeurs se tournent, non pas vers les services de l'Education nationale, mais vers la FSU (PS-PCF-SUD et CGT), syndicat totalitaire effectivement dominant et le SGEN (CFDT) pour la gestion de leur carrière. C'est ainsi que c'est par exemple la FSU qui informe les enseignants d'un changement d'échelon.
Le secrétaire national de la FSU était donc chez lui au Ministère où il gérait en maître avant 2007.
Ainsi Bayrou prenait-il l'avis de Mme Monique Vuaillat avant toute mesure. Monique Vuaillat Secrétaire général de la FSU pendant 15 années à compter de 1999, elle dû faire face à des attaques personnelles reposant sur des rumeurs et des calomnies: on l'accusa d'avoir eu des relations privées avec l'ancien ministre de l'Education nationale, François Bayrou, entre autres.
La FSU fit même la guerre au socialiste Claude Allègre, ministre de l'Education nationale en 1997, au motif qu'il voulait "dégraisser le mamouth", et dressa les enseignants du second degré contre le gouvernement de gauche mené par Lionel Jospin.
A sa retraite en 2001 et jusqu'en 2008, Monique Vuaillat sera maire-adjointe de Grenoble, sur la liste conduite par Michel Destot (PS).


Les enseignants sont appelés à faire grève pour défendre la main mise des syndicats

Le "syndicat dominant" orchestre la peur d'un changement du déroulement des carrières
Aujourd'hui, la propagande syndicale relayée par les media accuse le ministre de faire avancer la carrière de tous les profs au rythme le plus lent. Seule variable : ils peuvent ponctuellement gagner des mois s'ils sont bien vus de leur chef d'établissement. Ce qui était vrai dans le passé le resterait à l'avenir, mais sans partage ni contre-poids et à l'initiative exclusive de l'Administration.
Les "petites crevures" pourraient donc donner toute leur mesure et la brosse à reluire gâterait la sérénité des rapports, comme la justesse des appréciations. Comment mettre équitablement en balance l'expérience d'un professeur chevronné et le charme d'une jeune enseignnante ?

Profs vent debout
Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU, soutient que " le système actuel a des carences, mais comment un chef d'établissement va-t-il pouvoir juger la construction d'une leçon ? " Un ex-professeur de sciences physiques est-il apte à évaluer un collègue enseignant le droit des entreprises ?
Pascal Rougé, professeur de philosophie, stigmatise les chefs d'établissement, estimant qu' " il sera facile pour le supérieur hiérarchique de sanctionner un prof en ralentissant la progression de son avancement. "
Or, il faut bien dire que Pascal Rougé n'est pas un professeur aussi anonyme qu'il y paraît dans la presse. Il est en effet connu autour de Rennes pour son engagement politique auprès des clandestins.
Les syndicats radicaux qui refusent le dialogue exigent le retrait " pur et simple" du projet soumis à discussion avec les partenaires syndicaux. En revanche, le Sgen-CFDT ne participe pas au mouvement de grève et accepte de négocier avec Luc Chatel.

Une fuite
Le ministre avait engagé la réflexion sur l'évaluation il y a plusieurs mois. En novembre, le projet a fuité. C'est dire à quel point le ministère est infiltré et que la FSU n'est jamais prise par surprise. Luc Chatel a fait valoir alors qu'il n'avait pas de texte prêt à discuter sur son bureau. Lorsque le dialogue peut s'ouvrir sur une base précise, les syndicats totalitaires se refusent à la concertation.
Le ministre a pourtant fait une concession : " Je ne souhaite pas que le chef d'établissement évalue seul. ". Il pourra appeler l'inspecteur, ce qui est certes raisonnable, mais encore flou. Mais il maintient sa volonté de " donner des responsabilités, ce qui n'est pas un gros mot, de management aux chefs d'établissements ".

samedi 19 novembre 2011

Sapin confirme le défaitisme politicien du PS en campagne

Le désespérant Sapin prévoit aussi "une fin d'année catastrophique en termes d'activité"

Les socialistes désespèrent les Français à des fins électoralistes

Le "capitaine de pédalo" anticipe des excuses à son incapacité "dans la tempête".
François Hollande a refusé la "règle d'or."
Puis, il a créé une psychose démobilisatrice après avoir "constaté que les marchés ont déjà anticipé" une dégradation de la note française. Ainsi commentait-il dès sa publication la dégradation par erreur de la note française par l'agence Standard and Poor's. De quoi éclairer sur ses mauvais sentiments et susciter une panique dont il espérait qu'elle profiterait à sa campagne en perte de vitesse, mais aux dépens de l'économie du pays qu'il voudrait présider un jour.
VOIR et ENTENDRE

Erreur de Standard and Poor’s : Hollande réagit par BFMTV

Hollande instrumentalise la bavure de l'agence de notaion et dramatiser la situation réelle:
Lien PaSiDupes: "François Hollande défaitiste sur le triple A des agences de notation "

En charge du projet présidentiel du François Hollande, Sapin a estimé que la situation de la France est "désastreuse". "La situation de la France aujourd'hui est désastreuse. Je ne dirais pas qu'elle est en récession parce que techniquement il faut trois mois de suite, mais là, vous verrez, cette fin d'année est une année catastrophique en termes d'activité", a-t-il déclaré à Questions d'info (LCP/Le Monde/France Info/AFP), profitant de son statut d'ex-ministre de l'Economie de Bérégovoy, mort par ...suicide.

D'un pessimisme rare chez un dirigeant politique, Sapin (60 ans en 2012) a même annoncé que, selon lui, "il n'y aura pas de croissance pour ce dernier trimestre. Il y aura peut-être même une croissance négative". Il dresse un tableau cataclysmique: "le nombre des chômeurs ne va pas cesser d'augmenter", "la situation du pouvoir d'achat ne va pas cesser de se dégrader", a assuré le député de l'Indre.
"Et quand je dis ça, je ne suis pas un oiseau de malheur. [sic] Je regarde les choses en face. Et quand je regarde les taux d'intérêt en France, je m'aperçois que nous sommes quasiment à deux points de plus que les Allemands", a encore insisté le socialiste.

VOIR et ENTENDRE l'oiseau socialiste de mauvais augure, dans sa manière de soutenir le moral des Français dans l'effort :



Appelant à "changer les politiques" qui dirigent le pays, il a ajouté : " ça ne veut pas dire que d'un seul coup la croissance reparte. [sic] Mais nous allons créer les conditions d'un retour à la croissance parce que la croissance c'est la condition même pour une diminution de nos déficits, une diminution de l'endettement, le maintien d'un certain nombre de systèmes sociaux, etc". Et comment ? Il faut attendre pour savoir, car pour l'instant, les créations massives d'emploi ne sont pas financées de manière crédible.

Pour le moment, François Hollande n'a toujours pas présenté le détail de son projet présidentiel personnel , ce qui permet toutes les promesses et approximations. Mais il joue aussi un vilain jeu, puisqu'il admet maintenant qu'il s'agira bien pour les Français de faire "un effort", même avec les magiciens socialistes, avec un PCF moribond, un Mélenchon prêt à tout casser et des écolos désordonnés et seulement motivés par la possibilité de mettre le Bronx à l'Assemblée nationale. "Il n'y a pas un Français aujourd'hui qui pense que ce sera facile", a-t-il admis, plaidant toutefois pour "un effort justement partagé", notamment vers ceux "qui paient de moins en moins" d'impôts, comme si ce petit nombre devait suffire.


Bruno Le Maire, le ministre de l'Agriculture, l'a exhorté, lançant au maire d'Argenton-sur-Creuse le dimanche 13 novembre au Grand Rendez-Vous Europe 1/i-Télé/Le Parisien-Aujourd'hui en France: "Je lui demande d'avoir un discours responsable."

lundi 14 novembre 2011

Nucléaire: Rocard condamne le totalitarisme d'Europe Ecologie-les Verts

Rocard : "Vouloir attenter au nucléaire est une folie"


Nos besoins en électricité ne sont pas
menacés de pénurie
par la fermeture de 8 centrales nucléaires en Allemagne,
non, pas le moins du monde !



L'ancien premier ministre socialiste Michel Rocard a estimé dimanche 13 novembre lors de l'émission "Internationales" sur TV5-RFI-Le Monde que "vouloir attenter au nucléaire est une folie" au moment où les négociations entre le PS et les écologistes sont au point mort, bloquant toujours sur l'avenir du chantier de la centrale nucléaire EPR de Flamanville (Manche).

" Je souhaite profondément que les Verts comprennent : nous sommes entrés dans le pic pétrolier, dans 7 ou 8 ans, il y aura une diminution frénétique" des ressources pétrolières, a mis en garde M. Rocard. "Le charbon tue beaucoup plus de gens ", a-t-il affirmé, ajoutant que " le nucléaire est beaucoup moins dangereux que l'on ne le saurait ". " Il nous faut retrouver sur le nucléaire de la sérénité ", a fait valoir l'ancien premier ministre.

VOIR et ENTENDRE Michel Rocard sur l'hystérie anti-nucléaire des écologistes radicaux:

Interrogé sur la politique italienne, Michel Rocard a estimé que le départ de Silvio Berlusconi est "un soulagement" : il a salué Mario Monti, chargé de former un nouveau gouvernement : "un homme admirable, une conscience". Le socialiste a également différencié les dettes italiennes et françaises : " la dette française est pour les 2/3 détenue par des étrangers ", tandis que la dette italienne "est à 80 % entre les mains d'Italiens : c'est une fameuse sécurité" - même si elle est plus importante que la dette française.

VOIR et ENTENDRE Michel Rocard sur la différence entre les endettements de l'Italie et de la France:

M. Rocard a aussi critiqué le rôle des agences de notation, qui "sont juges et parties". "Ce n'est pas admissible", a-t-il déploré. Il a plaidé pour un statut public de ces agences, "pourquoi pas nommée par le Conseil de sécurité des Nations unies".

VOIR et ENTENDRE Michel Rocard sur les agences de notation:

Michel Rocard s'en est enfin pris aux idées meurtrières
L'ancien Premier ministre n'a pas seulement fustigé les écologistes radicaux.
Estimant que "les idées peuvent tuer", Michel Rocard a enfin accusé l'économiste Milton Friedman et les partisans du libéralisme d'être responsables des difficultés financières actuelles. "La plupart des gouvernements ont adopté cette doctrine, mais ça ne marche pas. Nous sommes obligés d'en sortir".
VOIR et ENTENDRE Michel Rocard sur le libéralisme: