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mercredi 14 décembre 2011

Des syndicats manifestent pour leur autogestion des carrières de professeurs

Syndicats et presse taisent l'essentiel: une lutte d'influence



Faudra-t-il que les enseignants
fassent leur auto-critique,
avant auto-évaluation
et notation personnelle et individualisée ?



Le ministre veut modifier l'évaluation des enseignants

Deux réformes en une
Le ministre réforme un système archaïque et injuste de notation des professeurs et d'avancement de leurs carrières, donc de leurs "salaires".

Les enseignants appellaient eux-mêmes à une réforme
De fait, les syndicats auto-gèrent en effet les progressions de carrière au sein des commissions paritaires et les fonctionnaires "bien" syndiqués au syndicat dominant ont des carrières rectilignent, voire éclair. Les professeurs du second degrée (collèges et lycées) sont les plus concernés, ceux des écoles dans une moindre mesure, mais quoi qu'il en soit, il est de notoriété publique que les chefs d'établissement, qui pèsent d'ores et déjà pour 40% sur la notation finale, sont eux-mêmes syndiqués.

Leurs capacités administratives ne permettent en rien de préjuger des qualités pédagogiques et humaines des chefs d'établissement. Ce sont souvent des "comptables" recrutés préférentiellement parmi les enseignants de matière scientifique jugés mieux aptes aux calculs prévisionnels d'effectifs-élèves, de postes d'enseignement et d'horaires. Mais ce sont tout aussi souvent des professeurs en échec pédagogique qui se reconvertissent dans l'administration pour éviter le face-à-face quotidien avec leurs élèves.
Ce sont même parfois des personnes perturbées qui exercent soit un pouvoir totalitaire sur les professeurs qu'ils tiennent à leur merci, soit des individus déficients qui se coupent de la communauté éducative et exercent leur pouvoirs ou leur laxisme, retranchés dans le 'bunker' de leur bureau, au fin fond d'une suite de bureaux et de personnels terrorisés ou livrés à eux-mêmes. Certains cumulent ces déficiences et vont d'établissement en établissement.

Le système actuel de notation
Deux notes.
Actuellement, un professeur est noté par l'inspecteur pédagogique régional (IPR) et par le principal de son collège ou le proviseur de son lycée. Sur une heure, l'inspecteur qui assiste à un seul cours, doit apprécier à la fois les qualités pédagogiques et les connaissances du professeur dans sa matière et attribuer une note " pédagogique " sur 60 points.
Mais cette note est encadrée: une grille de notation établie paritairement par l'administration et les représentants syndicaux limite les variations de notation, aussi bien positives que négatives. La politique générale de nivellement par le bas n'affecte pas seulement les élèves: elle frappe aussi les professeurs et ne permet guère de distinguer "les bons", puisqu'elle est faite pour protéger "les mauvais".
Les carrières sont donc standardisées. De plus, l'inspecteur, qui est d'abord reçu par le chef d'établissement, est conditionné par l'avis oral et confidentiel du principal ou du proviseur. Le supérieur hiérarchique reçoit son collègue professeur dans son bureau, lui donne communication de sa note administrative portant sur sa ponctualité, sa participation au projet d'établissement, ses relations avec les parents et les élèves... pour un total de 40 points également définis par avance.

Trois rythmes théoriques d'avancement
En fonction de sa note, la carrière et le salaire d'un professeur progressent plus ou moins vite : lentement, " à l'ancienneté " (pour les notes les plus basses) ; plus rapidement, " au choix " (pour les notes correctes) et très vite, " au grand choix " (pour les notes les plus hautes). A la vérité, l'avancement est aussi tributaire du calendrier: un professeur n'est promouvable qu'à certaines périodes, après un certain délai dans l'échelon. Un fonctionnaire peut ainsi perdre trois ou quatre années et plusieurs fois dans une carrière, en dépit de sa valeur réelle. Sans compter que les inspecteurs ne sont pas toujours disponibles au moment opportun. On en a enfin observé que des professeurs qui avaient refusé tout contrôle de l'Etat payeur avaient progressé sans encombre jusqu'à la hors-classe...

Fin des notes ?
Luc Chatel, ministre de l'Éducation, assure une évaluation, tous les trois ans
Il en confie l'entière responsabilité aux chefs d'établissements et les syndicats vivent mal cette mise à l'écart qui contribue à déserrer l'étau syndical sur l'administration de l'Education nationale.
Mais c'est là où le bât blesse encore, malgré la reprise du pouvoir par le ministère, compte tenu des possibles comportements de chefs d'établissement inadaptés et des pressions intérieures, du fait des syndicats, des fédérations de parents d'élèves et des organisations d'élèves, mais aussi extérieures, du fait des municipalités et conseils territoriaux.


Les syndicats défendent leurs prérogatives usurpées

La FSU exerçait une véritable dictature sur l'Administration

Du ministère aux conseils d'établissement des écoles, collèges et lycées, en passant par les rectorats et les inspections d'académie, la FSU et, dans une bien moindre mesure, la CFDT, dictaient leur loi.

Le noyautage était total
D'actions syndicales en blocages, la nébuleuse socialo-communiste FSU (SNES, SNE-Sup et SNU-ipp, principalement) a placé le Ministère sous tutelle.
Le ministre délègue et les professeurs se tournent, non pas vers les services de l'Education nationale, mais vers la FSU (PS-PCF-SUD et CGT), syndicat totalitaire effectivement dominant et le SGEN (CFDT) pour la gestion de leur carrière. C'est ainsi que c'est par exemple la FSU qui informe les enseignants d'un changement d'échelon.
Le secrétaire national de la FSU était donc chez lui au Ministère où il gérait en maître avant 2007.
Ainsi Bayrou prenait-il l'avis de Mme Monique Vuaillat avant toute mesure. Monique Vuaillat Secrétaire général de la FSU pendant 15 années à compter de 1999, elle dû faire face à des attaques personnelles reposant sur des rumeurs et des calomnies: on l'accusa d'avoir eu des relations privées avec l'ancien ministre de l'Education nationale, François Bayrou, entre autres.
La FSU fit même la guerre au socialiste Claude Allègre, ministre de l'Education nationale en 1997, au motif qu'il voulait "dégraisser le mamouth", et dressa les enseignants du second degré contre le gouvernement de gauche mené par Lionel Jospin.
A sa retraite en 2001 et jusqu'en 2008, Monique Vuaillat sera maire-adjointe de Grenoble, sur la liste conduite par Michel Destot (PS).


Les enseignants sont appelés à faire grève pour défendre la main mise des syndicats

Le "syndicat dominant" orchestre la peur d'un changement du déroulement des carrières
Aujourd'hui, la propagande syndicale relayée par les media accuse le ministre de faire avancer la carrière de tous les profs au rythme le plus lent. Seule variable : ils peuvent ponctuellement gagner des mois s'ils sont bien vus de leur chef d'établissement. Ce qui était vrai dans le passé le resterait à l'avenir, mais sans partage ni contre-poids et à l'initiative exclusive de l'Administration.
Les "petites crevures" pourraient donc donner toute leur mesure et la brosse à reluire gâterait la sérénité des rapports, comme la justesse des appréciations. Comment mettre équitablement en balance l'expérience d'un professeur chevronné et le charme d'une jeune enseignnante ?

Profs vent debout
Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU, soutient que " le système actuel a des carences, mais comment un chef d'établissement va-t-il pouvoir juger la construction d'une leçon ? " Un ex-professeur de sciences physiques est-il apte à évaluer un collègue enseignant le droit des entreprises ?
Pascal Rougé, professeur de philosophie, stigmatise les chefs d'établissement, estimant qu' " il sera facile pour le supérieur hiérarchique de sanctionner un prof en ralentissant la progression de son avancement. "
Or, il faut bien dire que Pascal Rougé n'est pas un professeur aussi anonyme qu'il y paraît dans la presse. Il est en effet connu autour de Rennes pour son engagement politique auprès des clandestins.
Les syndicats radicaux qui refusent le dialogue exigent le retrait " pur et simple" du projet soumis à discussion avec les partenaires syndicaux. En revanche, le Sgen-CFDT ne participe pas au mouvement de grève et accepte de négocier avec Luc Chatel.

Une fuite
Le ministre avait engagé la réflexion sur l'évaluation il y a plusieurs mois. En novembre, le projet a fuité. C'est dire à quel point le ministère est infiltré et que la FSU n'est jamais prise par surprise. Luc Chatel a fait valoir alors qu'il n'avait pas de texte prêt à discuter sur son bureau. Lorsque le dialogue peut s'ouvrir sur une base précise, les syndicats totalitaires se refusent à la concertation.
Le ministre a pourtant fait une concession : " Je ne souhaite pas que le chef d'établissement évalue seul. ". Il pourra appeler l'inspecteur, ce qui est certes raisonnable, mais encore flou. Mais il maintient sa volonté de " donner des responsabilités, ce qui n'est pas un gros mot, de management aux chefs d'établissements ".

lundi 8 février 2010

Les profs de Vitry-sur-Seine ont-ils créé les conditions de la violence ?

Ils refusent de donner leurs cours

Le ministère de l'Education avait demandé aux professeurs de reprendre les cours au lycée de Vitry-sur-Seine
(Val-de-Marne) Lire PaSiDupes

Un élève de 14 ans y a été poignardé mardi 2 février. Mais les enseignants font le chantage au doublement du nombre de surveillants, mis à mal ces dernières années par les suppressions de postes, disent-ils. Ils avaient pourtant accepté la fin de non-recevoir qu'année après année leur hiérarchie territoriale, le Conseil Régional, avait adressé à leur demande de renforcement de l'enceinte extérieure de l'établissement. Pourquoi cette variation d'attitude ?

Nous avons un élément de réponse avec la présentation de leur opposition, ce matin sur France Info. La radio de service public parlait de « bras de fer avec le ministre ». Cette personnalisation du rapport de force en dit long sur sa nature politique.
Les syndicats manipulateurs du corps enseignant et de l'opinion ont en effet gardé la nostalgie du temps où ils étaient co-gestionnaires du ministère. La secrétaire nationale Unité Action du Syndicat national des enseignements de second degré (SNES, créé en 1944, comme syndicat de la Confédération générale du travail -CGT), Monique Vuaillat (1984-99, soit 3 quinquennats), est connue pour un sévère « bras de fer » avec Claude Allègre (alors principal conseiller du ministre de l'éducation nationale, Lionel Jospin (ministre trotstskiste lambertiste et sécessionniste du SNES) en 1989, date qui marque la prise de pouvoir du SNES (FSU) au ministère.
La FSU a depuis conservé l'habitude de ménager le ministère dont il a ancré à gauche et où ses militants continuent d'entretenir un curieux climat. Puisqu'ils ne sont pas masochistes, les professeurs syndiqués s'en prennent donc plutôt au ministre, et avec d'autant plus de détermination que le ministre n'appartient pas à leur camp.

Le ministre de l'Education nationale Luc Chatel voudrait que les élèves retrouvent le chemin des salles de cours et un climat favorable à l'étude
. Mais le souci des professeurs du lycée Adolphe-Chérioux n'est pas visiblement l'intérêt de leurs élèves. Les professeurs ont exercé leur droit de retrait après l'agression de leur élève."Je crois qu'aujourd'hui, il faut surmonter son émotion et la place des professeurs est à mon sens davantage dans les classes auprès des élèves", a déclaré le ministre à France 5.
Le ministère de l'Education nationale a fait savoir qu'à compter de vendredi, ces arrêts de travail seraient considérés comme des journées de grève, et à ce titre non-payés. Une provocation, hurle la gauche syndicale.

La grève -et l'arrêt des cours- pour 3 personnels

Le parc du lycée
Les élèves n'ont pas encore le droit à la parole sur le service public...

Soit ils ne sont pas suffisamment formatés, soit ils demandent à travailler et conserver toutes leurs chances dans la vie.

L'embauche de 3 surveillants supplémentaires et 6 médiateurs de la vie scolaire par le rectorat de Créteil, ça fait 9: le compte n'y est pas, selon les enseignants enrevendiquent 11: ils demandent le doublement du nombre de surveillants (11 nouveaux éducateurs). 9, c'est "insuffisantes".

France Info se livre ce matin à son militantisme habituel


  • La radio reçoit une représentante syndicale, professeur d'histoire, qui dénonce la « logique politicienne » du ministre, selon elle, et lui oppose sa « logique citoyenne » : logique révolutionnaire contre logique républicaine.
  • La radio engagée poursuit son action militante en prétentant que la mobilisation d'enseignants du lycée de Vitry fait « des émules dans une vingtaine d'établissements ». Un amalgame, puisque ils sont mobilisés contre la réforme du lycée...

    Le proviseur de l'établissement milite sur France Info
  • "Avec les suppressions de postes de ces dernières années, il s'agit juste d'un rétablissement", a-t-il soutenu ce lundi matin.
    -> Il a notamment expliqué que le lycée de 1 500 élèves n'avait plus de salle de permanence surveillée, ce qui paraît peu respectueux de la capacité de jeunes adultes à s'autogérer, alors qu'ils seraient très matures en dehors du milieu scolaire.
    -> Bien que son lycée dispose d'un foyer des élèves et d'un CDI (bibliothèque), le proviseur sous influence déclare encore: « Les élèves n'ont pas d'autre choix que de rester dans les couloirs entre les cours. » Le proviseur tendancieux ferait-il l'impasse sur certaines des ressources de son propre établissement ?
    -> D'ailleurs, il ignore également une partie de son équipe pédagogique et le rôle des CPE, conseillers principaux d'éducation (titre cocasse puisqu'ils sont tous 'principaux'), et assure: « Cela crée des tensions que des surveillants ne sont pas là pour apaiser. » Puisque leur présence -et leur efficacité- sont négligés, faut-il dès lors supprimer les CPE ?

    Les radios de service public relaient la parole des syndicats

    La parole de Luc Chatel n'est pas écoutée

  • Outre qu'il a ajouté avoir demandé au recteur de "mettre en place, tant que la situation n'est pas redevenue normale", les équipes mobiles de sécurité "c'est à dire 9 supplémentaires", le ministre a indiqué qu'avec l'apport de personnels supplémentaires, "on passe à 28".
  • Toute la matinée, France Info aura suivi « en direct » les négociations entre le SNES (FSU) et le rectorat, comme un match de foot-ball. Il aura donné la parole à une seule équipe (pédagogique) dont des professeurs très revendicatifs (deux professeurs d'histoire différents). « La balle est dans le camp du ministre », entendait-on.

    Gardons-nous surtout de fustiger les utopistes responsables

    La « politique de prévention », ça donne quoi ?
    Elle chaque jour pratiquée par les enseignants citoyens ou simplement syndiqués. Elle imprègne leur enseignement, mais aussi les conseils où se prennent les décisions pédagogiques et de vie de l'établissement: conseils de classe et conseils d'établissement (assemblée de parents et des personnels consultée sur certaines décisions dont l'approbation du budget annuel). Les représentants syndicaux sont membres de ces conseils dont les décisions engagent l'avenir...

    La responsabilité du Conseil Régional
    Elle est dissimulée derrière le rideau de feu des mots d'ordre des syndicats. La presse ne précise pas à qui des lettres d'alerte ont été adressées... Pourtant, Luc Chatel a annoncé avoir obtenu des Conseil Général et Régional qu'ils remplissent leurs responsabilités et financent la remise en état qui leur incombe: la clôture d'enceinte. La sécurité commence par là, sinon une armée de surveillants ne pourrait assurer la sécurité. Lire PaSiDupes et la déclaration de Luc Chatel mettant en cause le CR

    A Vitry, la politique utopiste du « lycée ouvert » est remise en cause
    L'immense parc départemental de 36 hectares (ci-dessus), sur lequel est implanté le lycée devait -dans l'esprit soixante-huitard- être idyllique. Aujourd'hui, cet établissement scolaire est pourtant déclaré défavorisé par des journalistes incompétents qui se satisfont d'une seule version des faits et d'un seul descriptif de la situation. Le rêve des pédagogues illuminés et des acteurs institutionnels s'est avéré un handicap dans la circonstance, décrite par l'un des interlocuteurs comme un « milieu urbain et une population scolaire difficiles ».

    Devoir de mémoire

    Lire PaSiDupes sur la situation actuelle
    Et surtout
    les actions de la CGT et du PCF, dans PaSiDupes
    Le CNT n'a d'ailleurs pas oublié les bulldozers: lire encore PaSiDupes
    Ca laisse des traces et la sérénité à l'intérieur des établissements scolaire n'y gagne rien.
    On peut également lire avec profit ce que fait la CGT des travailleurs sans-papiers
  • vendredi 26 juin 2009

    Le procureur Marc Robert, martyr de Dati, et bientôt de MAM ?

    Des magistrats menacent Alliot-Marie d’une plainte pénale

    Les syndicats continuent à harceler les Gardes des Sceaux

    A peine Michèle Alliot-Marie est-elle nommée au ministère de la Justice que des syndicats de magistrats la menacent d’une plainte pénale à propos de la mutation d'un procureur dans des conditions jugées par eux illégales : « aux confins» du délit pénal , selon Christophe Régnard (USM). Seulement « aux confins », en forçant le trait, mais sans être affirmatif…

    Les syndicats relancent la co-gestion syndicale de la Place Vendôme

    La lutte de pouvoir pour la gestion du ministère est relancée par les syndicats le jour même de la nomination de la nouvelle ministre place Vendôme. La publication au Journal officiel du décret de la promotion au poste d’avocat général, à la Cour de cassation contre son gré, de Marc Robert, procureur général depuis plus de neuf ans installé à la Cour d’Appel de Riom (Puy-de-Dôme), relance les velléités syndicales de reprise en main de la gestion des mutations.

    => Une mutation refusée soulève le problème de l’impartialité du Parquet
    , lorsque ses substituts et procureurs restent aussi longtemps sur le même poste, avec le risque qu’ils créent des liens qui pourraient paralyser leur action et leur jugement.

    Le SM (gauche) et l’USM (majoritaire) n’ont pas renoncé à leur gloire passée

    Les deux principaux syndicats de magistrats se sont saisis de cette mutation emblématique du fait de la rébellion politique du procureur militant de 58 ans. Dans le passé, celui-ci s'était opposé frontalement à la Garde des Sceaux.

    Ils jugent illégal cette mutation au prétexte que le décret mentionne un avis du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) qui n'aurait pu, selon eux, être « vraiment » rendu : le conditionnel ajouté à un prudent « vraiment » sentent très fort la polémique.
    L'ancienne ministre de la Justice, Rachida Dati, est accusée d’avoir annoncé lors d'une réunion de ce même CSM le 4 juin, qu'elle retirait le dossier Robert de l'ordre du jour. Les syndicats ont demandé sans succès le procès-verbal de cette réunion. Bien qu’il ne soit pas officiellement en leur possession, ils assurent pourtant qu’il ne mentionnerait pas le retrait du dossier de l'ordre du jour.

    Les syndicats concernés regrettent amèrement les jours anciens où ils procédaient eux-mêmes aux mutations au ministère de la Justice. Un autre exemple fameux entre tous est l’ère Bayrou au ministère de l’Education Nationale. La FSU, en ce temps-là, régnait en maître Rue de Grenelle et François Bayrou obtempérait aux décisions de Monique Vuaillat (cf. libellé PaSiDupes à son nom, secrétaire générale du SNES de 1984-1999, soit trois quinquennats de dictature syndicale, pendant laquelle le ministre François Bayrou fit la démonstration de sa soumission, de 1993 à 1997.

    Aujourd’hui frustrés de leurs habitudes, ces syndicats conservateurs cherchent à mobiliser l’opinion en faveur de leur bonne vieille cogestion perdue. Ils se disent « mis au pas » et prétendent que le cas du militant Marc Robert "refléterait" la position d'un "parquet totalement asservi à la volonté de l'exécutif et un Conseil supérieur de la magistrature bafoué dans son fonctionnement constitutionnel".

    Des syndicats qui se prennent pour toute l’institution judiciaire à eux seuls

    "Cette affaire constitue une atteinte extrêmement grave à l'institution judiciaire, désormais soumise, en violation de tous les principes républicains, à l'arbitraire du pouvoir exécutif", disent dans un communiqué commun vendredi l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) et le Syndicat de la magistrature (SM, gauche). La soumission de l’institution judiciaire aux syndicats serait acceptable, mais le serait-elle au ministre qu’elle serait insupportable !

    L'USM et le SM brandissent la menace

    Ces magistrats supposés rendre sereinement la justice ajoutent se réserver 'la possibilité d'entreprendre toute action en justice, notamment par la voie pénale, pour contester la légalité de cette mutation forcée".

    La ministre de la Justice fera son devoir et recevra donc "très prochainement" les présidents des trois formations du CSM, organe constitutionnel chargé de donner un avis consultatif sur la carrière et la discipline des magistrats, a indiqué le cabinet de la ministre vendredi 26 juin.
    Selon eux, Marc Robert fait l'objet d'une vindicte politique car il s'est disputé en septembre 2008 avec Rachida Dati lors d'une réunion et a manifesté publiquement son opposition au projet de suppression du juge d'instruction.
    D'après les syndicats, Marc Robert va saisir le Conseil d'Etat pour contester sa mutation. Il pourra s'appuyer sur une déclaration du cabinet de Rachida Dati aux media qui confirmait avoir "différé" lors de la réunion du 4 juin l'examen de sa mutation.

    Les syndicats prononcent la condamnation de la ministre

  • Le Nouvel Observateur à la fois insinue que Marc Robert aurait été « pris en grippe » au seul motif qu’il est le dernier "PG" nommé sous un gouvernement de gauche et souligne ainsi que le Parquet est politisé…
  • A preuve, l'Union syndicale des magistrats (USM) et le Syndicat de la magistrature (SM) ont annoncé, jeudi 25 juin, qu'ils ne siégeraient plus au Conseil supérieur de la magistrature (CSM) après la mutation, forcée selon eux, du procureur général de la cour d'appel de Riom, Marc Robert.

    La garantie constitutionnelle d'inamovibilité

    => Pourquoi les deux syndicats de magistrats dénoncent-ils la légalité du décret publié par la Chancellerie confirmant la mutation à la Cour de Cassation du magistrat ?
    C’est que Les procureurs sont des magistrats du Parquet, et non pas du siège.

    => Les magistrats du siège (les juges) ne peuvent recevoir aucune affectation, même en avancement, sans leur consentement. Mais cette garantie constitutionnelle d'inamovibilité les distingue des magistrats du parquet, comme le procureur Marc Robert, qui représentent l'Etat auprès des juridictions et sont soumis au pouvoir hiérarchique du Garde des Sceaux.

    => Les syndicats qui accusent le ministère de « mise au pas » manipulent donc l’opinion. Ils tentent actuellement de dénaturer la fonction de magistrat, de s’immiscer dans leurs mutations et d’ainsi les aligner sur le statut des magistrats du siège, pour eux aussi les maîtriser …
  • jeudi 30 avril 2009

    Le 3e de la présidentielle, à boulets rouges contre son premier

    Bayrou, pamphlétaire, tire sur Sarkozy Alexandre-le-Grand et Diogène-le-Cynique
    par N.-A. Mansiau (19e s.)

    Hanté par 2007, Bayrou se soigne

    On dit que François Bayrou ne pense qu'à 2012, mais ses fantômes de 2007 ne le quittent pas et dirigent son cerveau reptilien. On dira qu'il a choisi sa cible, mais elle ne l'a pas quitté: en fait, elle ne le quitte pas et, à l'instar de Désirdavenir Royal, il ne lâchera plus Nicolas Sarkozy.
    Bien que les électeurs aient été de 3,3 millions plus nombreux qu'en 2002, et que le vainqueur ait été élu par 18 983 138 Français et Françaises, avec 53,06 % des voix et 6 points d'avance sur sa concurrente de gauche, Bayrou n'a toujours pas digéré ses 18,57% du premier tour !

    De la présidentielle, Bayrou garde des reflux gastriques

    Les deux battus font des pieds et des mains pour se poser en premier opposant au chef de l'Etat. Surtout des pieds ! Pour cela, ils gesticulent, mais écrivent aussi: l'écriture est la meilleure des thérapies.
    Le fossoyeur de l'UDF publie donc aujourd'hui un pamphlet acide, en forme de réquisitoire contre le président, à la veille du deuxième anniversaire de l'élection à l'Elysée, le 6 mai 2007, de l'objet de tous ses tourments.

    "Le président de la République actuel a un plan. Il nous conduit là où la France a toujours refusé d'aller" et "il le fait sans mandat", affirme l'ex candidat à la présidentielle, bien que les Français l'ait préféré à son détracteur, au suffrage universel direct, avec plus de 12,5 points d'avance au premier tour.

    Bayrou-le-petit a le mépris de son vainqueur

    Entre psychanalyse et littérature, Bayrou fait des phrases à visée politique.

    "Il y a dans tout cela un régime que l'on tente d'imposer à la France", assure François Bayrou, conservateur des belles lettrs et de musée. Ni "monarchie", ni "dictature", l'agrégé de lettres classiques gouverné par la maîtresse de lycée professionnel et grande prêtresse de la FSU (Monique Vuaillat), au temps où il faisait fonction de ministre de l'Education, invente un néologisme pour "dire ce qu'est ce régime improbable": l'"égocratie", d'un président que François Bayrou compare à un "enfant barbare". C'est bien de dire et définir, mais que fait-il ?
    Dans son petit bouquin, le grand Bayrou désigne par« ON » le préféré des Français d'avant la crise. L'écrivaillon, désagrégé par les élections, fustige pourtant l'"égocratie" d'un président qui gouverne à la première personne et "aime se mettre en scène comme un surhomme". Dixit Bayrou-le-petit. Mais voilà qui nous change des "unter-Menschen" du socialiste Georges Frêche, potentat héraultais. Un régime où "tremblent, les préfets, policiers de haut rang, fonctionnaires d'autorité", écrit-il, visiblement à jamais complexé par Monique, sa dominatrice.
    Bayrou se cherche un Pierre Bergé

    Un régime qui s'appuie selon lui sur une "idéologie de l'argent, présenté comme valeur", une "idéologie souterraine de la distraction du citoyen à coup de peopolisation", sur "des réseaux d'intérêt puissants", et "des médias sous influence". "Cette politique qui s'attaque à tous les domaines de la vie nationale, éducation, recherche, justice, que l'on nous vend sous le nom générique et obsessionnel de +réforme+, écrit-il, ce n'est pas une modernisation". François Bayrou, qui se définit comme un "républicain et démocrate français", y voit plutôt un "renoncement" pour lequel "Nicolas Sarkozy n'a pas de mandat". "Le peuple français n'a jamais opté, affirme-t-il, pour les choix qui depuis dix huit mois ouvertement ou subrepticement sont faits en son nom".

    La cause des aigreurs gastriques du François Bayrou
    Grâce à l'héritage de l'UDF, le Modem avait pu bénéficier d'un financement public
    , ce qui n'avait pas été le cas du Nouveau Centre, lequel n'avait pas atteint aux législatives, le seuil des 50 candidats avec 1% des voix dans au moins 50 circonscriptions.
    L'UDF-MoDem s'attendait donc à une stabilité injuste de ses comptes en recevant la même somme qu'en 2005, au détriment du Nouveau Centre. Le MoDem ne compte pourtant que 4 députés dans ses rangs contre 29 UDF dans la précédente législature. Le Nouveau Centre en compte 20, mais ses candidats n'étaient pas tous inscrits sous la même étiquette, ce qui favorisait le plaignant...
    En ajoutant un remboursement de l'Etat de 800.000 euros au titre des frais pour le référendum de mai 2005 sur la Constitution européenne, le total de l'aide budgétaire publique s'élevaient à 5,4 millions d'euros.
    Or, le MoDem ne pourra plus bénéficier de l'injustice passée. Lors des législatives, François Bayrou avait créé un nouveau parti, le MoDem. Peu de cadres de l'ancienne UDF l'avaient rejoint, préférant soutenir Nicolas Sarkozy, au sein du parti Nouveau Centre, et désormais, Bayrou est dans tous ses états.

    Bayrou-le-Grand fustige aussi la politique étrangère d'un président qui, selon lui et objectivement, fait "allégeance aux puissants", comme Barack Hussein Obama, selon la gauche. Mais pour la cohérence de son raisonnement, il préfère associer le président français à Vladimir Poutine pendant la crise en Géorgie. "La France a donné son accord plein et entier à l'annexion, elle a consacré le fort et abandonné le faible", écrit-il. « On » n'a donc joué aucun rôle pour empêcher les affrontements entre Russie et Georgie...

    Enfin, le latiniste , d'une langue morte, ranime les derniers feux.

    Songeant sans doute à la prochaine présidentielle en 2012, le président du MoDem évoque en latin sa relation avec Nicolas Sarkozy. L'archaïque professeur préfère voir en lui un "ennemi à qui on fait la guerre" (hostis), plutôt qu'un "ennemi personnel" (inimicus). Pédant, non ?

    jeudi 22 janvier 2009

    Création de 5000 agents de médiation : Darcos veut juguler l’absentéisme

    Mais UNSA-éducation a déjà émis ses réserves !

    Les syndicats ne risquent pas d’exprimer leur satisfaction : ce n’est pas dans leurs mœurs et leur attachement à une co-gestion d’un autre âge, comme à une bouée de sauvetage syndicale, va entraver les efforts du ministre, sur un problème pourtant longtemps stigmatisé, sans que les gouvernements Jospin n’aient levé le petit doigt pour le régler.

    Patrick Gontier
    (UNSA) a paru ce matin sur France Info en même temps que l’entretien du ministre pour Le Figaro. Il a pourtant gémi de bon matin sur l’absence de concertation : le ministre ne lui demande plus la permission de prendre une décision !


    L'esclave
    Bayrou qui était pieds et mains liées à Monique Vuaillat (SNES-FSU, avant le sinistre Gégé Aschieri) avait cédé beaucoup de terrain et trouvait au demeurant fort agréable les petites tracasseries dominatrices que lui infligeait la maîtresse femme. Les humiliations quotidiennes lui firent un temps espérer la paix sociale.

    >François Bayrou reçut pourtant la fessée et dut lécher les bottes de cuir de Maîtresse Monique (PTA commerce, ici au temps de sa splendeur), lorsqu’en 1994 il proposa des brûlures à la cire de bougie : une réforme de la loi Falloux, qui aurait déplafonné la possibilité, pour les collectivités locales, de subventionner les investissements des établissements d’enseignement privé, et que le 24 janvier 1994, près d'un million de manifestants s'en prirent à ce projet, pour défendre l'école laïque. L’opposition critiqua alors les mœurs de Bayrou et Monique et ses amis accusèrent François de vouloir inverser les rôles pour « réformer à la hussarde ».
    >
    Finalement, le Conseil Constitutionnel soumit François Bayrou et son projet à la volonté de Monique. C’est encore Monique Vuaillat (SNES) qui, en duo avec Daniel Le Bret (SNUipp), fit faire ses premiers pas à la FSU, centrale hégémonique d’enseignants. De cet épisode BDSM de la vie de l’esclave Bayrou on retiendra son aversion nouvelle pour le baîlon, son obsession du musellement de la presse, l'attente fantasmatique de sa libération de toute domination, dont celles désormais de Sa Cynique Majesté Royal et de Sarkozy.

    Darcosn’est pas très SM, en revanche, et Patrick et Gégé n’ont pas les talents de Monique.
    > Ce matin donc, le sieur Gontier craignait que les nouveaux emplois aidés empiètent sur les plates bandes des CPE et autres COP. Or, les Conseillers ‘principaux’ d’Education (il n’existe pas de conseillers ‘secondaires’ d’éducation) passent leur temps devant leurs ordinateurs à comptabiliser les absents mais n’ont jamais su comment enrailler le taux croissant d'absence : Gontier trouve pourtant que ça peut continuer comme ça.
    > Le syndicaliste ravi ajoute que les médiateurs ne seraient pas formés. A la différence des CPE, qui pourtant n’en peuvent mais de l’absentéisme, et des COP, les Conseillers d’orientation, qu’un jeu d’écriture a du jour au lendemain élevés à la dignité de Psychologues, sans aucune formation, pour donner bonne conscience et justifier une augmentation de salaire, comme ce fut le cas des CE promus 'principaux'.
    Comme les commissaires de police, direz-vous. Sauf que le maintien de l’ordre dans les établissements scolaires leur paraît tout aussi méprisable qu’à leurs homologues à casquette qui, dans les quartiers, ne font eux aussi que de la prévention, avec les résultats que l’on connaît, puisque leurs missions consistent à faire acte de présence. Or, si la police est parfois visible, les CPE ne le sont pas et rien malheureusement ne permettrait de les prendre pour des ‘surjets’, les surveillants généraux de l’époque où les élèves avaient les moyens de travailler en paix.

    lundi 8 septembre 2008

    UMP- lycées : annonce d’une naissance programmée

    Le PS se sent menacé et crie au scandale
    Faouzi Lamdaoui, le secrétaire national du PS -à l'égalité (sic, et probablement à l’équité) -, s'est élevé samedi contre les propos de Xavier Darcos qui s’est dit favorable au pluralisme dans les lycées, se félicitant de la création d'une UMP-lycées. Le secrétaire national du PS juge pourtant "scandaleux" qu'un ministre de l'Education s’exprime et, selon lui, "ne respecte pas la neutralité de l'institution scolaire". Fallait-il qu’il respectât la pensée unique ?

    Le démocrate socialiste se fait le défenseur de la 'neutralité' de l’Education Nationale !
    Sa 'neutralité': véridique ! Lamdaoui entendrait museler le ministre…
    Selon Lamdaoui, protecteur de l’hégémonie bolcho de la FSU, il serait "scandaleux qu'un ministre de l'Education en exercice ne respecte pas la neutralité de l'institution scolaire en appelant à embrigader la jeunesse dans le mouvement politique dont il est membre pour s'opposer à ses interlocuteurs syndicaux", déclare Lamdaoui à la presse.

    Le parrain socialiste travaille pour l’UNL, voire la Fidl
    "Ces propos sont insultants pour les organisations syndicales qui ont toujours montré leur indépendance, y compris lorsque le PS était aux responsabilités", affirme Lamdaoui, sans rire. Même que l’ex-UDF Bayrou n’était même pas dépendant de Monique Vuaillat (lire PaSiDupes à ce nom de l’ancienne dirigeante du SNES-FSU qui tirait les ficelles au ministère).
    Pour le paisible Lamdaoui encore, qui est monté bien vivement au créneau des intérêts de la gauche (lire aussi PaSiDupes au libellé ‘affaire de la MNEF’, une mutuelle-pompe à fric du PS, rebaptisée LMDE ( lien ) à la manière du Crédit Lyonnais), il y a péril dans la demeure. "Le ministre veut museler les syndicats pendant qu'il casse l'école", s’époumone-t-il, avant même que l’enfant ne paraisse…
    On ne l’arrête plus
    Ces propos de X.Darcos serainet "une provocation destinée à intimider les représentants syndicaux alors que Xavier Darcos mène la plus grande casse de l'Education que notre pays ait connue depuis longtemps", a-t-il affirmé, aussi sereinement qu’ objectivement.

    Xavier Darcos a simplement réagi favorablement samedi à l'annonce d'une future UMP-lycées, lors de l'université d'été de l'UMP à Royan (Charente-Maritime), y voyant un possible "contrepoids" aux organisations classées à gauche et citant notamment l'Union nationale des lycéens (UNL), "très liée au PS", de l’avis de tous.

    Un exemple ?
    Prenons le cas de Constance Blanchard, pour ne pas nous livrer à des affirmations gratuites et des témoignages anonymes.
    Elle est née en 1987 et devint présidente de l’Union nationale lycéenne (UNL), le principal ‘syndicat’ lycéen français, car longtemps le seul, de janvier 2004 à septembre 2005. La marionnette du PS fut l'un des porte-parole du mouvement lycéen contre la loi Fillon en 2005.
    Et où la retrouve-t-on après de brillantes études sur le pavé des manifs, bardée de diplômes par alternance, donc ? Démocratiquement élue au conseil d'administration de … la LMDE, de juin 2005 à juin 2008. Pas de chômage chez les jeunes militants de la gauche…
    Et c’est quoi, cette LMDE ?
    Vous ne devinerez jamais ! C’est tout bonnement la mutuelle des étudiants … Elle a même été au conseil d'administration de l'université Paris I Panthéon-Sorbonne de décembre 2005 à avril 2008.
    Mais que devient-on, après de bons et loyaux services ?
    Constance Blanchard a été candidate aux municipales de mars 2008 sur la liste de rassemblement de la gauche menée par Frédérique Calandra (socialiste engagée dans la solidarité internationale) et soutenue par … Bertrand Delanoë dans le 20e arrondissement de Paris.
    Alors quelle a été la sentence du vote populaire ?
    Recalée ! Elle n’a pas été jugée apte à représenter le peuple du 20°, avec, outre Denis Baupin (Verts) ou Yamina Benguigui (1957, origine Kabyle, PS), Karine Duchauchoi (PCF, conseillère et militante de la participation active des mineurs... et qui a bien dû finalement obtenir son mastère par protection: cf. le brillant Assouline), Anne-Charlotte Keller (suppléante au conseil national PS, façon Aubry) , et … George Pau-Langevin (Mme).

    Mais aussi
    David Assouline
    Ex-trotskiste (OCI), désormais proche collaborateur de Sa Cynique Majesté Royal, il entre à l’Université où il se donne "à 200%", redouble alors d'un activisme militant débordant qui ne l’empêche pas toutefois d’obtenir la maitrise et le CAPES : ça se passe comme çà à gauche.
    Né au Maroc, il participa notamment à l’organisation, en 1983, de la marche « contre le racisme et pour l'Egalité des droits » dite « marche des beurs ». En 1986, il s’engagea « à donf » dans la grève contre le projet Devaquet. Il fut démocratiquement élu porte parole de la coordination. C’est donc logiquement qu’en 1987, il intégra le bureau national de l’UNEF-ID. Le chômage ne frappe pas les jeunes indistinctement : les militants de gauche sont clairement épargnés, mais peuvent cependant parler de précarité sans avoir jamais connu le monde cruel du travail, ou en passant, très vite.

    mardi 11 mars 2008

    Le PS ne veut pas du MoDem à Paris, mais l’accepte à Lille ou Marseille.

    Le MoDem se vend au plus offrant mais ne trouve pas toujours acquéreur.
    Les Ségollande nous refont le coup des divisions pour emporter le morceau dans tous les cas de figures. Ils sont de nouveau complémentaires. De même qu’à la Présidentielle, Sa Cynique Majesté Royal avait prétendu faire « cavalier seul » avec toute la logistique du PS mise à disposition par son concubin, de même aux municipales, son ex-concubin recommande-t-il des ententes locales, tandis que Désirdavenir Royal réclame un accord national, puisqu’elle se croit un destin national et travaille à sa propre carrière. A eux deux, ils ont toujours raison… Mais toujours tort, aussi !
    Mais François Bayrou n’a jamais su prendre ses responsabilités.
    Il a toujours été sous l’emprise des femmes : après la syndicaliste Monique Vuaillat (SNES-FSU) au ministère, la cheftaine des Guides, Marielle de Sarnez, en fait ce qu’elle veut au MoDem. Il a donc « décidé » de ne pas décider… Le MoDem ne donnera pas de consigne nationale de vote;
    Bayrou ne sera ni lié personnellement à Sa Cynique Majesté Royal, ni responsable du passif du MoDem. Il ne revendiquera que l’actif, si toutefois sa carrière politique ne s’enlise pas à Pau..

    Au cas par cas, des alliances contre nature
    A Toulouse ou à Pau et Marseille, la droite aurait pactisé avec le MoDem, mais devant l’opinion, celui-ci, avec moins de 4% au plan national, veut d’autant plus donner l’illusion d’être maître du jeu. C’est oui à l’un, mais non aux deux autres : c’est la nouvelle politique, à la tête du client ! Le MoDem fera voter UMP à Metz, Nevers et Toulouse, mais ni à Pau, Aix-en-Provence ou Marseille . L’électeur comprendra peut-être…
    A Marseille ou à Lille, en revanche, pour le PS et les Verts, le MoDem ne sent pas trop mauvais: faut-il qu’ils en aient besoin et ne soient pas trop regardants… Jean-Luc Bennahmias, un ancien trotskiste de la LCR, avait viré au Vert, mais n’a pas trouvé à se faire élire chez les écolos politiques, alors il s’est fait MoDem, où il a bien du mal. Difficile d’être MoDem ! En passant au rose, l’ex- trotskiste devenu Verts orangé est menacé de contravention par la population des électeurs.

    Mais à trop se faire désirer, il peut aussi se faire refouler.
    Ainsi, à Paris, le PS n’a pas besoin de Bayrou et ne veut pas s’en encombrer. Il n’est pas preneur et préfère le billet Verts qui rejette le ticket Orange, qui ne peut plus virer au bleu. Marielle de Sarnez, la MoDem locale, à force de baver sur tous, ne trouve pas de parti assez bon pour elle: ici les socialistes et là les Verts, tous l’accusent de la rage.
    Si la lecture du message de l’opposition n’est pas lisible à l’échelon national, c’est qu’il est pour le moins brouillé! Et bien qu’il prétende avoir un rôle de rééquilibrage des forces politiques, le MoDem ne maîtrise rien.

    Or, le vote sanction du gouvernement annoncé avant le scrutin par la presse dite dévouée à Sarkozy n’a pas eu lieu.
    S’il fallait s’en convaincre, il suffirait de souligner qu’un rapport de 48 contre 46 au premier tour ne permet en rien de préjuger du second.
    De plus, seulement 4 sur 23 ministres ou secrétaires d’Etat candidats au premier tour sont en mauvaise posture : ces résultats montrent que les Français ne sont pas mécontents de leur gouvernement et que la propagande de la gauche en faveur d’un vote sanction est un échec.

    Et qui est-ce qui persiste à y voir un vote sanction et à réclamer, en vain, un accord national ? C’est Désirdavenir Royal… «Vous ne me déstabiliserez pas !», assure-t-elle.
    Même pas déstabilisée par un vote sanction des alliances contre nature ?

    jeudi 6 décembre 2007

    Hollande met Royal et Bayrou dans le même sac

    Et bastonne le sac
    François Hollande désapprouve Sa Cynique Majesté Royal
    dans sa stratégie électoraliste de rapprochement avec François Bayrou, engagée entre les deux tours de l'élection présidentielle, estimant qu' on "n'improvise pas une stratégie d'alliance". Il doit savoir de quoi son ex-concubine est capable…
    Le Premier secrétaire du PS a également réservé quelques piques à Vladimir Bayrou, le 3° homme, président du Mouvement démocrate (MoDem), taxé d'indétermination. C'était déjà le cas lorsque Bayrou était ministre de l'Education nationale et que Dame Vuaillat y faisait la pluie et le mauvais temps.
    Selon l'ex-, Vladimir Bayrou garde les yeux rivés sur l'échéance présidentielle de 2012. Dénoncerait-il un champ visuel un peu étroit?
    Et l'autodidacte en formation permanente dans la collection Les Nuls (photo bientôt) explique, sans qu'on parvienne à dégager un quelconque cohérence dans ses propos: "On apprend toujours quelque chose dans les livres. Heureusement. Comme ça les bibliothèques sont bien garnies [?]", a-t-il répondu à une question sur l'ouvrage que vient de publier son ancienne compagne Matrie-sEGOlène Royal, qui doit d'intituler: "On se retrouvera!" (si nos informations sont bonnes, mais le sont-elles?)

    François Hollande, qui était l'invité de la presse parlementaire, a évoqué "l'anecdote" ressassée du rendez-vous manqué entre la candidate socialiste au domicile de François Bayrou, au lendemain du premier tour du scrutin présidentiel. Dans son livre, un pétard mouillé, Royal 'révèle' ce que tout le monde savait. Elle confirme son intention de proposer à François Bayrou le poste de Premier ministre si elle était élue, et que ce dernier avait refusé de la recevoir. On comprend que le PS lui ait tourné le dos.
    "J'avais fait savoir que le rapport avec François Bayrou devait se faire sur des bases politiques, sur un éventuel contrat, sur des engagements, ce qui est le fondement même d'une alliance", a souligné François Hollande. Or, "François Bayrou, et c'est encore vrai aujourd'hui, n'est pas dans la démarche de vouloir négocier un contrat, de s'engager sur des alliances et fonder un nouveau rapport politique", a-t-il ajouté. La co-gestion n'est plus son truc, alors? Monique Vuaillat l'aurait donc déçu des femmes?
    Le premier secrétaire du PS enfonce le clou et jette un éclairage utile sur le personnage Bayrou. Il affirme en effet qu'entre les deux tours de scrutin de la présidentielle, François Bayrou "a été dans l'indétermination". Comme toujours. "Aujourd'hui encore, il refuse toute alliance nouvelle", a-t-il ajouté à propos du fondateur du MoDem, sa danseuse. Après les chevaux.

    Le meneur mou du PS poursuit son développement sur ce qui doit ou ne doit pas être. "La position qui doit être celle des socialistes, qui était déjà celle au moment de la campagne présidentielle et au moment de la campagne législative, c'est de considérer que nos alliés doivent être d'abord ceux qui partagent notre projet et qu'ensuite il faut s'ouvrir. Ça ne peut se faire que dans la clarté", a expliqué le dirigeant socialiste, qui rassemble, sans fédérer. Il aurait fallu pour cela que le futur ex-Premier secrétaire susse " s'engager sur des alliances et fonder un nouveau rapport politique". Or, ni Bayrou, ni Hollande n'a cette capacité.
    "On n'improvise pas une stratégie d'alliance, on la prépare et on la construit avant"
    , théorise François Hollande, tout en accablant la candidate socialiste, battue mais ravie . "Il n'y a de victoire, au-delà du choix du candidat ou de la candidate, il n'y a de choix possible pour la gauche que si elle est sur une ligne claire sur le plan stratégique, si elle est sur une position compréhensible, lisible, crédible pour les Français et enfin si elle est dans une démarche politique". Il parle comme un livre. Quand passe-t-il à l'action?
    Outre la théorie, pour François Hollande, l'action, c'est la critique. Il a également dénoncé le discours prononcé dimanche par François Bayrou lors du congrès fondateur du MoDem, qui était selon lui "essentiellement fondé sur une stratégie présidentielle (...) pas du tout organisée autour d'une idée de coalition".
    "Dès lors, François Bayrou est dans une démarche différente de la nôtre. Dès lors qu'il est dans une perspective présidentielle, c'est un concurrent, ce n'est pas un partenaire", a-t-il affirmé. La démarche de Hollande n'est nullement présidentielle... Sauf que quiconque se pose en concurrent dans une perspective présidentielle, ne peut être un partenaire…

    Revenant sur la défaite de la candidate socialiste malencontreuse qu'il n'a su ni pu écarter le 6 mai, François Hollande l'a imputée à un manque de cohésion de son camp. "Je pense qu'il ne sert à rien de vouloir imputer aux autres une responsabilité", a-t-il estimé. "Il faut regarder le rôle, la place qu'on a occupée, ce qu'on aurait pu faire de mieux". On notera que Hollande globalise! Il met tout le monde -'dans son camp'- dans le même panier. Plus de Premier secrétaire, terminé! Il refuse qu'on lui impute une quelconque responsabilité. Finie sa 'prééminence'. C'est la faute à 'personne' …
    "Ce qu'on aurait pu faire de mieux c'est d'être davantage en cohésion et en cohérence", a-t-il estimé. "S'il y a des leçons a tirer pour l'avenir, car ce qui m'intéresse c'est l'avenir, c'est ce devoir de cohérence idéologique, programmatique et de cohésion humaine et personnelle".
    Ce qui nous intéresserait, nous, c'est que le Premier secrétaire du PS parle pour dire quelque chose.

    jeudi 11 octobre 2007

    Cogestion : les ministres dirigent-ils leurs ministères ?

    La gauche s’accroche à la cogestion
    Ce qui se passe actuellement en réponse à la volonté de réforme du gouvernement le démontre pleinement. Partis et syndicats, pour ne mentionner qu’eux, réclament la concertation à cor et à cris, veulent en fait imposer leurs vues, mais découvrent que les pressions ne fonctionnent plus comme jadis et que leur culture du dialogue à une voix est remise en cause par le gouvernement. Les enfants gâtés de la gauche nous font une grosse colère, toute rouge.

    La cogestion, c’est encore un avantage acquis, mais ça consiste en quoi ?
    La cogestion est un système consistant en la gestion, sur le principe du paritarisme, ou gestion paritaire, d'un organisme par un nombre égal de représentants des employés et des employeurs. On parle alors d'un organisme paritaire.
    La cogestion ou paritarisme est introduite pour la première fois en France par la loi du 19 octobre 1946 portant sur le statut de la fonction publique, et la mise en place des instances paritaires de concertation. Ses commissions sont consultatives et non décisionnelles, mais elles permettent d'introduire les syndicats aux différents échelons de l'administration française. Les structures administratives étaient précédemment gérées par les seuls supérieurs hiérarchiques.
    Avec la Sécurité sociale, le schéma est inversé. Alors que la gestion était confiée aux représentants élus des assurés depuis la création de l'institution en 1945, l'ordonnance Jeanneney du 21 août 1967 –le Général de Gaulle étant président- partage ce rôle avec les représentants du patronat, dont les contributions financières sont de loin les plus importantes.
    En pratique, les représentants des employés sont souvent issus des syndicats qui sont considérés comme représentatifs. Seuls cinq profitent de cette reconnaissance officielle :
    - CFDT (Confédération française démocratique du travail)
    - CFE-CGC (Confédération française de l'encadrement - Confédération générale des cadres)
    - CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens)
    - CGT (Confédération générale du travail)
    - CGT-FO (Confédération générale du travail- Force ouvrière)
    Les autres sont justement exclus, car s’ils sont belliqueux et plus radicaux encore que les cinq, ils refusent souvent de participer au gouvernement et incluent trotskistes, anarchistes et révolutionnaires, ce qui n’exclut pas qu’ils puissent constituer une minorité agissante au sein des organisations représentatives.

    La gauche récente a déjà eu à subir les assauts des uns et des autres, les marginaux, mais aussi les ‘officiels’. Prenons l’exemple de pressions ‘internes’ par les co-gestionnaires sur le ministre pourtant socialiste, Claude Allègre...
    Claude Allègre est ministre français de l'Éducation nationale de 1997 à 2000, dans le gouvernement de son ami Jospin. À peine nommé ministre, il prononce à la télévision la phrase « Il faut dégraisser le mammouth. ». Restée célèbre, elle est généralement considérée comme le point de départ du conflit qui l'oppose par la suite aux syndicats enseignants (notamment le SNES (Syndicat national des enseignements de second degré), émanation de la FSU (et qui appartient donc à Attac, et d’autres du même acabit). Tout le corps enseignant se sentit d’ailleurs en danger.
    Allègre parle aussi en termes concrets de l'absentéisme des enseignants, citant des taux faramineux et contradictoires avec ceux –qui doivent rester opaques- de ses propres services, parce qu’ils sont noyautés. Il collectionne ainsi les petites phrases jugées provocatrices par les syndicats, du style : « 12 % d'abstentéisme dans l'Éducation nationale, c'est beaucoup trop. Il y a des gens qui considèrent qu'ils ont droit à des congés maladie. Pas moi [...] Les enseignants ont quatre mois de vacances et, en plus, ils prennent leurs congés formation sur la scolarité ». Des pavés dans la mare !
    Il prend à contrepied, le SNES (cf. FSU) et sa secrétaire générale, Monique Vuaillat, qui, dès son arrivée, avait poursuivi la tradition d’ingérence de ses prédécesseurs dans l’administration de l’EN, en brandissant la menace de mobilisation générale. Elle avait pris l’ascendant sur François Bayrou qui la consultait avant de décider et voulait ainsi passer pour un bon ministre consensuel : en fait, il lui délégua peu à peu. Le "laisser-faire" garantissait la paix sociale au futur candidat super-pur à la Présidentielle! Sous Jospin ensuite, de 1988 à 1992, elle s’était imposée au Ministère et participa toujours plus activement à une sorte de cogestion de l'Éducation nationale. C’était devenu à ce point indécent que, dès son arrivée, Claude Allègre clama « La cogestion, c'est fini. » Il déclara également qu'il « veut remettre l'enfant au cœur » du système -autant dire le libérer aussi des fédérations- , remettre les professeurs au travail, les obliger à « jouer en équipe », décloisonner le système, rapprocher l'école de l'entreprise, réduire les conséquences désastreuses de la « massification » de l'école par une prétendue individualisation de la prise en charge des élèves, redonner leurs lettres de noblesse à l'autorité et à l'excellence, méprisées depuis trente ans: on sait ce qu'il en est, sans le concours des enseignants.
    Il met en œuvre la déconcentration de la gestion du personnel jusqu'à présent aux mains des syndicats. Il valait mieux adhérer à ce qui est devenu la FSU pour avoir une progression de carrière convenable. Les militants, eux, progressent à la vitesse V et les critères ne sont guère pédagogiques dans les commissions dirigées en fait par les syndicats… De nombreux recteurs et hauts fonctionnaires ont considéré que cette décision fut une des plus grandes réussites du ministre : les syndicats dominants étaient pour un temps marginalisés. Fort du soutien des parents d'élèves, des partis de droite et de son premier ministre, Allègre supprima les heures supplémentaires des professeurs pour payer l'embauche des emplois-jeunes -au dériment des enseignants qui se targuent d'uneavancée de la gauche!; décision qu'il regrettera plus tard car elle le coupa de la masse des enseignants-moutons.
    Que croyez-vous qu’il advient en 2000 ? Claude Allègre est remplacé par Jack Lang au Ministère de l'Éducation nationale, à la suite de grandes manifestations en mars 2000 : grèves et mouvements pour plus de moyens et contre la ‘logique de privatisation’ et le vendredi 23, une manifestation nationale se déroule devant le ministère de l'Education Nationale, où sont présents des délégations des 4 universités en grève, Le Havre, Nantes, Montpellier III et Metz ainsi qu'une bonne délégation des universités Parisiennes.
    Jospin le nomme pour son côté mou et sa démagogie auprès des jeunes, en cette période préélectorale, afin de calmer les esprits : « C’est la hantise de tout ministre d’avoir les lycéens dans la rue », raconte-t-il, nommé à deux reprises (1992-1993 ; 2000-2002) pour pacifier le monde éducatif, calmer les syndicats et les représentants des parents d'élèves. La vérité, c’est que la FSU téléguide ses satellites : la FCPE et l’UNEF. Depuis la Libération, la Fédération des Conseils de Parents d’Elèves (FCPE) réunit et mobilise parents de gauche mis en mouvement par les enseignants-parents de gauche qu animent la FCPE .
    L’UNEF ?
    Jean Cornec (7 mai 1919 - 16 décembre 2003), avocat français, membre de … "La Révolution prolétarienne", revue fondée par Pierre Monatte, et président de la Fédération Conseil des Parents d'Elèves (FCPE) de 1956 à 1980 (24 années..., alors évidemment considérée comme la Fédération Cornec!)
    Julien Dray : Lorsqu’il entre à l’université, Julien Dray rejoint tout naturellement le syndicat étudiant de prédilection de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), le MAS ("Mouvement d'action syndicale"). S'impliquant de plus en plus dans la politique et le syndicalisme, il devient responsable du secteur jeunesse de la ligue. En 1977, lorsque la LCR devient majoritaire au MAS, Julien Dray est élu au poste de secrétaire général. En 1980, le MAS participe à la création de l’UNEF-ID. À l'UNEF-ID, Julien Dray occupe alors le poste de vice-président mais surtout, il organise la "Tendance LEAS" (Luttes étudiantes ! Action syndicale !).
    À l’automne 1981, Julien Dray quitte la fac (avec une licence d’histoire-géographie et un DEA d’Economie, qui en font un enseignant-chercheur !) et la LCR, pour faire carrière, au PS : c’est l’époque Mitterrand ... De la valeur de certains diplômes, certains postes et des convictions politiques qui vont avec.
    Des similitudes entre les deux trajectoires : les DEA sont des diplômes-maison où réussissent à merveille les syndicalistes de l’UNEF, tel Bruno Julliard, outre Juju Dray : le grade de master peut être conféré par l'Etat -donc la fac- aux titulaires de certains autres diplômes, notamment le DEA (diplôme d'études approfondies, préparé en deux ans après la licence et qui récompense parfois les bons et loyaux services de quelques-uns : il faut seulement connaître les bonnes filières). Julliard, dont la maman est maire socialiste du Puy-en-Velay, a commencé au Comité d'action syndicale de Lyon II (CAL) et ne pouvait qu’être récompensé.
    Autre syndicat, mêmes mœurs, mêmes courroies de transmissions ? Non ! L’Education nationale est une chasse gardée, un monopole de la gauche, sa chose, comme le sont les ministres…
    Jusqu’à présent !
    Dans ses luttes, la gauche défend donc moins sa base que son fromage.

    lundi 16 avril 2007

    Royal appelle les femmes et les enfants au secours

    Sa Cynique Majesté Royal est à la peine.

    Désirdavenir Royal, la candidate qui promet de soutenir les femmes battues appelle les femmes au secours ! Le monde socialiste marche sur la tête et les femmes battues seront bien protégées par une candidate qui s’avoue déjà battue

    Toujours est-il que la candidate socialiste à la présidentielle a admis dimanche lors d'une réunion publique à Achicourt (Pas-de-Calais) avoir "besoin du vote des femmes" pour écrire "une nouvelle page de l'histoire de France". Elle a aussi besoin des unijambistes pour sa prochaine grande marche de retraite politique et des électeurs « en situation d’être appelées personnes aux cheveux couleur de feu » et des roux unijambistes.

    Juste un peu sexiste, Sa Cynique Majesté Royal dédaigne donc le vote des hommes… "Je voudrais m'adresser aux femmes: j'ai besoin du vote des femmes. On me dit que pour certaines femmes, c'est trop révolutionnaire que de voir l'Etat et la nation incarnés par une femme", a déclaré la révolutionnaire Royal devant plusieurs centaines de personnes réunies en plein air. Les hommes, il faut qu'elle l'admette, sont tout aussi réticents !

    "Je leur dis que là aussi il est temps de mettre fin à des siècles d'injustice, de marginalisation, il est temps de mettre fin à ces préjugés qui n'ont pas de sens", selon Royal, la dure d'oreille qui a des hallucinations, pour qui "on voit bien que ça bouge à l'échelle de la planète". A-t-elle aperçu des OVNI, qui militeraient pour elle? La ‘phallophobe’ se situe ainsi au plan …planétaire et intersidéral. Mais les travailleuses ont les pieds sur terre et savent ce que c’est que d’avoir une femme pour patronne ! Et quand cette femme n’est pas fiable, rien de telle qu’une femme pour la détecter…

    Aux abois, la candidate a réaffirmé vouloir établir la "parité" en matière d'égalité salariale entre hommes et femmes et combattre "cette violence particulière faite aux femmes". Oubliés les jeunes et le CPC?... Entre ‘vouloir’ et ‘pouvoir’, chacun et chacune sait faire la différence, de même qu’entre ‘parler’ et ‘faire’… Les femmes n’aiment pas mieux être ‘cassées’ par une femme que par un homme.

    Adepte de la méthode du Dr. Coué, elle estime juste à propos qu'un "mouvement populaire est en train de se lever"… Elle a appelé les militants à se mettre en ordre de bataille ! Ce ‘mouvement populaire’ est-il donc une manif ou à la révolution violente ? Elle ne dit pas où est le point de ralliement. Quelle expérience en a-t-elle elle-même des manifs ‘populaires’ et sociales, celle que les organisations syndicales n’ont pas aperçue, même de loin, lors de leurs luttes, avant qu’elle n’ait des ‘désirs d’avenir’ et qu’elle se rappelle à leur bon souvenir.

    Appelle-t-elle le peuple de France au soulèvement ? Est-elle en train de draguer le petit Besancenot ? Ou a-t-elle viré sa cuti pour l’Arlette ? Il n’est certes pas besoin d’être très gourmande pour s’offrir à leurs électeurs : ils ne sont pas si nombreux ! Mais sont-ils disposés à se vendre à elle ?...

    C’est clair, elle fait de la retape. "J'ai besoin que vous alliez convaincre autour de vous et que vous puissiez dire à chaque citoyen et à chaque citoyenne: ayez l'audace de ce vote", leur a-t-elle lancé."Le monde entier nous regarde", a-t-elle rêvé à haute voix, confiant être "habitée d'une grande gravité" parce qu'elle "(sait) que l'histoire de France est en train de s'écrire". Elle s'écrit déjà, ou a-t-elle besoin que les femmes l'écrivent pour elle? Nous avons dû manquer une partie du 'r-ai/é-sonnement'. Elle s’écrivait d’ailleurs avant elle et, espérons-le, sans elle. L’audace –qu’elle appelle ‘bravitude’ sous d’autres cieux, sous notre climat et en l’occurrence, se nomme ‘inconscience’: c'est SA MANIERE D'ETRE DANGEREUSE. Or, les Français ne sont pas stupides comme elle le croit, et les femmes pas plus que les hommes, quoi qu’elle en pense… Mais quelle idée a-t-elle donc des Français ? Les croit-elle à ce point inconscients et vénaux ? Chercherait-elle à nous casser le moral ?

    Elle ne pense qu’à notre bien, dit-elle. "Je veux être la présidente de la France, présidente pour vous rendre le pouvoir, pour relever la France, pour vous donner un désir d'avenir pour que nous soyons fiers de ce que nous allons devenir", a-t-elle encore affirmé. Mais quelle idée se fait-elle de notre pays qu’elle juge si mal ?

    Au cours de son discours, la candidate a par ailleurs ironisé sur les appels lancés par Michel Rocard et Bernard Kouchner à une alliance avec le centre. Sa candidature, elle le sait pourtant, ne fait plus illusion et ils croient bien faire en cherchant le moyen de ne pas discréditer le PS encore un peu plus. Pas même reconnaissante…

    Et dans le même discours, la brave guerrière se fait maintenant victime innocente, du PS. La voilà qui se plaint à nouveau, la Walkyrie ! "Dans cette campagne rien ne me sera épargné, même les choses les plus inattendues", a-t-elle gémi, confiant -optimiste- s'attendre "encore à des surprises dans la semaine qui vient". La pauvrette a perdu de sa superbe… Déjà dans la matinée, Royal avait confié lors d'un forum sur Radio J, que dans son propre camp, "on ne lui aura pas épargné grand chose" pendant la campagne présidentielle, mais en ajoutant que cela avait permis de "prouver sa résistance". Mais les a-t-elle épargnés?... Visiblement profondément marquée par Victor Hugo, son modèle de révolutionnaire, dont la lecture des Contemplations l’a définitivement coupée des réalités du monde (planétaire !), la relecture des Misérables lui a tourné la cervelle.

    Cette Cosette pitoyable et versatile laisse entendre que, comme son lieutenant-colonel de père, Hollande, le premier secrétaire du PS et ex-concubin, seraient des Thénardier. "J'avoue qu'on ne m'aura pas épargné grand chose en effet dans mon camp. Peut-être qu'on me fait payer une certaine forme de liberté", a commenté l’Olympe de Gouges de Boulogne-Billancourt. Elle était interrogée sur l'appel de Michel Rocard relayé par Bernard Kouchner en faveur d'une "alliance" avec l'UDF, les initiatives des collectifs Gracques et Spartacus, le pamphlet d'Eric Besson.

    Sans citer de noms et tout en les méprisant, la Royal Louise Michel s'est plainte qu'"un certain nombre de personnalités au sein du PS n'ont jamais accepté" sa désignation par les militants. Elle le reconnaît; elle n'est pas aidée: "Cela ne m'aide pas. Mais je me dis de façon optimiste que c'est le prix de ma liberté et que finalement cela prouve que j'ai beaucoup de résistance, de constance", a-t-elle cru pouvoir déclarer, en toute modestie. Auto-promotion d’une fille de pu** ?

    Et puisque, selon elle, ses liens directs et naturels avec les têtes du PS comportent ‘un certain nombre de nœuds’, elle est revenue sur les appels à une "alliance" avec Fanfan Bayrou, la marionnette du SNES-FSU incarné par la citoyenne Monique Vuaillat, son impériale première secrétaire, qui la conseille encore, elle et non pas lui, à l’occasion… Sa Résistante et Constante Majesté Royal a réaffirmé que la présidentielle était fondée sur "un lien direct entre une personne et le peuple français". Exit le PS ! Celle donc qui énonce des menaces de 35 heures de travail dans les établissements dans le dos de ses amis enseignants, ose déclarer la bouche en cœur : "Je ne suis pas pour les petits arrangements avant le vote, dans le dos des électeurs", expliquant qu'"entre les deux tours la majorité présidentielle se construira avec tous ceux qui viendront autour d'(elle)". "C'est la logique de l'élection présidentielle", a-t-elle insisté. Il leur faudra la solliciter C’est sa logique respectueuse : bien qu’elle serait celle qui aurait besoin de ralliements, ce sont les battus –les précaires de la présidentielle, ces femmes (et hommes) battus des élections- qui devraient la prier ! Nous imaginons le lien qui pourrait se tisser…On comprend aisément que les noeuds du PS soient des obstacles à ses liens...

    Sa Sereine Majesté Royal –un instant plus tôt pleurnicharde– a néanmoins indiqué ensuite "attendre sereinement le vote du premier tour et attendre avec impatience la confrontation entre les deux tours pour que, cette fois-ci, les Français ne soient pas privés d'un véritable choix politique".

    Quant à François Bayrou, a-t-elle dit, sans le casser, et avec tout le respect de ses adversaires dont elle est capable –y compris ceux qui sont prêts à se soumettre à ses pieds : "j'observe qu'il n'a pas de programme et qu'il n'a pas d'équipe" et "fait des appels d'offres". "Il tente de débaucher un certain nombre de socialistes sans succès", a-t-elle susurré dans un grand sourire.

    Dans le registre du respect, celle qui préconise la ‘république du respect’ s’acharne et humilie Fanfan le Béarnais pour qui l’Elysée vaut bien une messe: "Comment se fait-il qu'un homme politique ait assez peu de convictions, soit assez faiblement structuré qu'il puisse avouer aux électeurs qu'il ne défendra pas les mêmes idées et le même programme selon qu'il sera face au candidat de droite ou face au candidat de gauche" au second tour, a-t-elle ironisé.

    Samedi elle avait déclaré qu'elle se battait –avec les femmes qui ne la sentent pas bien comme une des leurs– "pour être qualifiée pour le second tour, pour arriver en finale", lors d'une "rencontre avec les Outremers" à laquelle ont participé pendant plusieurs heures quelques centaines de militants convoqués, membres encartés d'associations subventionnées, élus socialistes, dans le gymnase Jean Jaurès à Paris (XIXe). C’est dans cet arrondissement qu’on s’oppose à la loi sur les sans papiers et où quelques activistes du réseau ESF se sont couchés devant les voitures de police et … des caméras !

    "Je veux rassembler toute la gauche au premier tour parce que si je rassemble toute la gauche les Français auront droit à un vrai choix pour le second tour", a-t-elle déclaré. Un choix de gauche radicale qui s'imposerait à tous les Français…

    Celle que les propos disqualifie persiste et signe : "Je me bats pour être qualifiée pour le second tour, pour arriver en finale", a-t-elle ajouté. "J'entends bien les conseils prodigués ici et là. Je les entends, je les écoute, je les respecte", a-t-elle dit, une allusion probable aux déclarations de Michel Rocard (ex-PSU) appelant à une "alliance" ou une 'combinazione' avec le candidat de l'UDF avant le premier tour. Ca fait beaucoup de « je », pour quelqu’un qui ne pense qu’aux autres !

    Pour ceux qui n’ont pas déjà entendu, la candidate et la presse répètent pour eux.

    "Mais ma responsabilité, c'est de rassembler le plus grand nombre possible de Français dès le premier tour car c'est du score du premier tour que dépendra la dynamique de victoire pour le second tour, voilà la vérité !", a-t-elle insisté, relayée par les agences de presse. "A travers vous, je m'adresse à des centaines de milliers de nos compatriotes dans l'outre-mer. Ils ont en effet une responsabilité particulière: certains vont voter avant l'Hexagone, le 21 avril", a-t-elle souligné. "Je me bats pour la victoire car je pense que la France mérite mieux que ce qu'elle a, pour que la loi du plus juste remplace la loi du plus fort", a encore expliqué la candidate socialiste.

    Et la France mérite bien mieux que « JE », Sa Cynique Majesté Royal : elle ne peut offrir que ce qu’elle a, alors…

    Notre ‘désir d’avenir’, c’est sans elle.