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lundi 12 septembre 2011

Des féministes manifestent sous les fenêtres de Dominique Strauss-Kahn

DSK provoque l'écoeurement des femmes



Non
à la prison
pour DSK



Le socialiste Jack Lang aime-t-il les femmes ?


D'Jack Lang, député PS et ancien ministre, a tenu à se déclarer "heureux" du retour en France de Dominique Strauss-Kahn et de sa femme Anne Sinclair, alors qu'e personne ne lui demandait rien. Il a estimé qu'ils étaient "libérés d'une situation humiliante et injuste", faisant ainsi bien peu cas de l'humiliation de la femme de chambre qui a subi ses violences sexuelles, confirmées par un rapport médical et de l'injustice de l'abandon des charges contre lui, au prétexte qu'elles ne seraient pas - a priori - retenues contre lui par la totalité des 12 jurés, selon le procureur élu, soucieux de sa carrière.
Mysogyne ?
D'jack Lang n'a pas un mot pour la victime, dont les violences sexuelles que DSK lui a faites subir son décrites dans un rapport médical occulté par les media. Le silence et le copinage méprisant de l'ancien ministre outrage l'ensemble des femmes.

Les femmes n'aiment pas les machos

" DSK Sinclair dégage ! "
, " pas de prédateurs ni au gouvernement, ni élus, ni ailleurs ", " shame on you " ou encore " consentir n'est pas forcément désirer "… Autant de slogans que l'on pouvait lire dimanche après-midi sur les pancartes des manifestants rassemblés contre le viol, sous les fenêtres de Dominique Strauss-Kahn.
VOIR et ENTENDRE les manifestants scandalisés par le triomphe de DSK:

Des dizaines de personnes ont manifesté leur hostilité dimanche place des Vosges à Paris (IVe). Féministes pour une bonne part, elles exigeaient de DSK qu'il ne revienne plus en politique.
" Nous demandons que Dominique Strauss-Kahn ne soit pas visible pendant les prochaines élections, puisqu'il n'est pas blanchi, puisqu'il va y avoir un procès et d'autres femmes portent petit à petit plainte contre lui ", a déclaré Nelly Martin, porte-parole de la Marche mondiale des femmes, une organisation regroupant diverses associations féministes.
VOIR et ENTENDRE le jugement politiquement incorrect des quartiers...:

Quelques militants pro-DSK
A quelques mètres de là, une dizaine de contre-manifestants, membres d'un groupe de sectaires socialistes de Facebook, était venue témoigner sa sympathie au pervers, au motif qu'il est de gauche ! "DSK innocent, DSK, Président". Outre un Comité de soutien à Dominique Strauss-Kahn, cette page de Facebook rassemble quelque 500 amis anonymes...
Roses à la main, ce groupe partisan - sans aucune compassion pour la victime, noire, immigrée et défavorisée - s'est étonné que les féministes se rebellent contre DSK, présumé innocent, et pas contre d'autres. "Pourquoi n'ont-ils pas été à Draveil pour s'énerver contre Georges Tron, s'est interrogé l'un de ces vertueux partisans de la présomption d'innocence. Parce que l'Essonne, c'est trop loin ?".
Une autre pro-DSK s'est étonnée de tant de soutiens à Tristane Banon et à Nafissatou Diallo, "alors que des dizaines de femmes sont violées chaque année et que personne ne se bouge". Cette donneuse de leçon se bouge-t-elle quand le dépravé n'est pas socialiste ?

La presse sur la sellette

Malgré la pluie, les manifestants ont écouté pendant plus d'une heure plusieurs prises de parole d'organisations participant au rassemblement, entrecoupées de roulements de tambours.

Les manifestants se sont déclarés outrés par l'orchestration du retour du soudard socialiste en France par la presse il y a une semaine.

Nelly Martin, porte-parole de la Marche mondiale des femmes, a déclaré que les féministes entendaient profiter de cette médiatisation "pour parler au nom de toutes les femmes qui sont victimes de violences en France et dans le monde et qui n'ont jamais justice".

Les organisations féministes soulignent que "98% des viols sont impunis". Alors qu'il y a en France environ une vingtaine de viols par jours, 4 agresseurs seulement sont reconnus comme violeurs et condamnés, selon leurs statististiques.

Si les discours étaient clairs et forts, les pancartes et affichettes brandies par les manifestantes étaient tout autant nets. "DSK partout, justice nulle part", "DSK, Sinclair dégagez", pouvait-on lire notamment.

Un dessin humoristique, d'une dessinatrice féministe déclarant ne pouvoir placer ses créations dans aucun grand journal, montrait DSK infligeant une fellation à une France personnifiée.

VOIR et ENTENDRE le reportage de BFMTV:
Au nom du comité de soutien à Nafissatou Diallo, la femme de chambre du Sofitel de New York ayant porté plainte contre DSK, l'écrivain Claude Ribbe a indiqué qu'une autre manifestation aurait lieu le 24 septembre.

A cette date le Parquet de Paris doit se prononcer sur la plainte de l'écrivaine Tristane Banon. Il devra dire s'il ouvre une information judiciaire, s'il classe sans suite ou s'il considère que les faits allégués, qui remontent à 2003, sont prescrits.

Soutien à Nafissatou Diallo et Tristane Banon
Révoltés du retour "acclamé" de l'ancien directeur du FMI en France, les manifestants ont apporté leur soutien à Naffissatou Diallo qui, en mai dernier, avait accusé le socialiste de viol, et Tristane Banon, qui a porté plainte contre lui pour tentative de viol. "L'abandon des charges contre DSK nous montre encore une fois le profond sexisme du système judiciaire, a rappelé la Marche mondiale des femmes, à l'initiative de la manifestation. Aux Etats-Unis comme en France, le viol est un crime, c'est inscrit dans la loi. Pourtant, 98% des viols sont impunis."

Appel aux élus
A quelques semaines des primaires du Parti socialiste et à quelques mois des élections présidentielles en France, les manifestants ont lancé un appel aux élus sans équivoque. "Nous exigeons que les candidat(e)s aux élections, du PS notamment, prennent une position claire au sujet des allégations répétées de violences sexuelles exercées par DSK envers de nombreuses femmes, ont revendiqué les manifestants. Plus largement, nous affirmons : pas de violeurs ni d'agresseurs en responsabilité politique."

Fenêtres et portes closes
Malgré les cris et les tambours, Dominique Strauss-Kahn n'a pas fait d'apprition au balcon. Les fenêtres de son appartement donnant sur la place du Marais sont constamment fermées et les stores abaissés. Devant sa porte d'immeuble, comme sur la place des Vosges, la police était sur place pour veiller à ce qu'aucun incident ne cause de désagrément à l'ancien patron du FMI. Les organisateurs de la manifestation avait par ailleurs obtenu la préfecture de police de Paris une autorisation limitée de rassemblement, de 14 heures à 17 heures.

Tristane Banon a annoncé un rassemblement le samedi 24 septembre, à l'appel d'organisations qu'elle ne cite pas, à proximité du palais de justice. Le rendez-vous est fixé à 14 heures près du palais de justice, place Louis-Lépine (IVe).


VOIR et ENTENDRE la parodie de freeDSK, Dirty et Ritchie:

mardi 6 septembre 2011

Le comportement des media envers DSK interpelle Me Gisèle Halimi

Les media ont-ils perdu toute notion de décence ?

La féministe Gisèle Halimi décrypte leurs manières

L'indécent retour médiatique de DSK

Les médias français et leurs décideurs sont-ils sourds, aveugles à l'exigence d'une dignité des femmes ? On pourrait le croire, dans le flot d'images et de commentaires complaisants ou neutres, mais jamais défavorables qui nous a été asséné depuis hier pour signaler l'"événement" du week-end : le retour de Dominique Strauss-Kahn à Paris.

A moins d'être totalement dépourvu d'aptitude ou de conscience professionnelles, les informateurs ne pouvaient oublier qu'il s'agissait d'un homme – et non des moindres – accusé d'agression sexuelle sur une femme. Donc un prédateur présumé de notre dignité profonde, celle de l'intégrité de notre sexe, de notre corps, mais aussi celle de notre identité de femme.

Qui, quand elle dit non, signifie non. Or Nafissatou Diallo – la plaignante – fut à peine nommée, les faits presque jamais rappelés, la réputation un peu glauque de Dominique Strauss-Kahn escamotée.

Le "retour" du violeur présumé (la tentative de viol équivaut en droit au crime de viol lui-même) était traité comme un événement mondain, à peine politique, rien à voir avec un crime.

J'entends bien que Dominique Strauss-Kahn n'est mis en cause que dans une procédure civile – après l'abandon de poursuites pénales. Mais cela n'empêche en rien de caractériser la source du dommage pour la nécessité de la réparation.

INDIGENCE

Nous avons eu droit à l'éternelle et ridicule séquence de l'épouse – outragée – mais fidèle-soutien-de-l'accusé. Séquence dont on raffole outre-Atlantique, histoire de s'identifier un peu aux Hillary Clinton et autres célèbres cocues. Une épouse pour laquelle la femme victime présumée n'existe pas, n'existe plus.
Seul compte "le retour" de l'homme que l'on croit (à tort) blanchi, car les procédures sont en cours et l'épisode judiciaire loin d'être clos.

Mais laissons cela. Je m'intéresse quant à moi à l'indigence, l'indulgence et l'indécence qui ont marqué la relation médiatique de ce détestable feuilleton.
Et j'y vois le signe que, près d'un demi-siècle après le nouveau combat des femmes pour exister comme individus à part entière, après la réforme du code pénal quant au viol (à l'initiative de Choisir la cause des femmes), leur dignité peut être foulée aux pieds comme dans le passé.

Je n'ose formuler d'autres hypothèses: Dominique Strauss-Kahn intouchable parce que attendu dans le prochain cirque politique ? La victime passée par pertes et profits parce que lointaine, socialement humble (une "domestique") et noire ? Que les médias s'expliquent, nous expliquent, ou alors, honte à eux !


Source Le Monde, signalée par une aimable lectrice que PaSiDupes remercie vivement.

mercredi 8 juin 2011

Manifestation contre DSK de femmes de ménage humiliées


Souillées, les travailleuses indignées crient leur colère

C'est à New York, non à Paris...

Au pays des droits de l'homme, les femmes se font fort discrètes.

Le 22 mai à Paris, des associations partisanes (dont La Barbe, Paroles de Femmes, et Osez le Féminisme, soutenues par plusieurs politiques dont les socialistes de gauche, le porte-parole de Martine Aubry, Benoît Hamon, et le député socialiste Arnaud Montebourg) s'en étaient prises, non pas à Dominique Strauss-Kahn, mais aux propos générés par l'inculpation de DSK...:

Jack Lang, professeur de droit, estime qu' "il n'y a pas mort d'homme" quand la victime est une obscure soubrette noire (lien PaSiDupes ).

Jean-François Kahn, le co-fondateur de Marianne, s'était ainsi révélé à ceux qui décrochent d'habitude à ses raisonnements paradoxaux et tortueux et pour lequel un «troussage de domestique» ne porte pas à conséquence (lien PaSiDupes
);

et des femmes soumises à l'appareil socialiste: (
lien PaSiDupes);
tandis qu'une féministe historique fustige les nouvelles féministe:
lien PaSiDupes vers la prise de position de Gisèle Halimi
Aux Etats-Unis, en revanche, Dominique Strauss-Kahn a eu droit lundi à un comité d'accueil particulier à son entrée, puis à sa sortie du tribunal criminel de New York, devant lequel il a plaidé non coupable. Quand l'ancien directeur général du FMI s'est présenté vers 14h40, heure française, au bras de sa fidèle épouse devant le bâtiment judiciaire, des « Shame on You » (« Honte à vous ») retentirent dans la foule agglutinée de part et d 'autre des grilles métalliques.
VOIR et ENTENDRE l'action syndicale décriée:

Qui hurle sa colère ?

Une centaine de femmes de ménage, la plupart en habit de travail, qui manifestent des pancartes à la main. Les militantes d'un syndicat new-yorkais de l'hôtellerie, le NYHTC, se déclarent solidaires de leur camarade bafouée: « Un crime contre l'une d'entre nous est un crime contre nous toutes » . Une des manifestantes, Joselin Agresta, une Dominicaine de 43 ans travaillant au Plaza Hotel, souligne qu'elle est venue «soutenir une compagne, qui a été agressée. Nous sommes venues dire que nous ne sommes pas des esclaves, que nous faisons notre travail».
Dans un éditorial, le syndicat ajoute que "la philosophie de management dans ce business du service de luxe attend des employés qu'ils se comportement avec une servilité extrême envers les clients ("invités"). Le mot d'ordre, "le client est roi", influence fortement cette industrie et au final son attitude envers les employés. Cela encourage une atmosphère ou les travailleurs sont souvent invisibles pour le public, excepté peut-être pour certains qui voient en eux des proies faciles."

La presse engagée ne faillit pas à sa fonction militante

Le Parisien réserve ses jugements partisans aux femmes américaines
Il se contente de rapporter que les manifestants de la CGT ou de FO se sont rassemblés devant le Palais Bourbon pour hurler leurs slogans à destination des élus du peuple en séance, de montrer la police interceptant Olivier Besancenot qui tente de franchir les grilles de l'Assemblée Nationale ou l'interruption du travail parlementaire par des manifestants de Greenpeace descendus en rappel des balcons du public dans l'hémicycle au travail, mais porte un jugement sur l'action des femmes américaines bafouées: "A l'intérieur même de la salle d'audience, juge, avocats et journalistes pouvaient entendre les clameurs, comme le confirme Jean-Marc Ducos [comme si besoin était !] , le reporter du «Parisien»...

Le Nouvel Observateur fait le procès du syndicat !
Après avoir souligné dans le texte, par ses soins, que DSK "a plaidé non coupable d'avoir tenté de violer une de leurs consoeurs", le magazine d'information a critiqué hors de propos "la New York Hotel Workers Union, syndicat professionnel des employés d'hôtels de la ville qui a formé un comité d'accueil fort peu protocolaire à DSK" ! Du jamais vu: de façon totalement déplacée, mais probablement ironique, cet hebdomadaire de la gauche intello, tenu par Jean Daniel et Laurent Joffrin, taxe un syndicat de corporatisme: "Ces femmes en blouses bleues, noires ou grises ont ainsi perpétué une tradition américaine voulant que l'on puisse manifester aux abords d'une salle d'audience pour défendre une cause ou, en l'occurrence, une corporation.
Le choix partisan des images


Où sont passées les militantes socialistes ?

Pas une féministe de base pour brandir une pancarte devant la rue de Solférino?
N'est-ce pas un manquement grave aux engagements des adhérentes ?
Tout à coup, les militantes françaises ne sont plus "toutes des femmes de ménage new-yorkaises"...

Aucun rassemblement socialiste en soutien à DSK ?
Les professionnels de la manifestation ne sont pas dans la rue.

Marie-George Buffet est probablement dans l'escalier ?
Quant à elle, la maire communiste de Vénissieux n’y va pas par quatre chemins. Elle s’est dite scandalisée et a estimé dans un communiqué qu’il s’agit ici «d’une forme d’exploitation de l’humain, qui rappelle étrangement celui de la prostitution ».

Mais Martine Aubry préfère souffrir pour DSK ?
C’est pourtant “une insulte à l’image de la femme”, selon l’adjointe au maire de Montpellier.
A la vérité, ces déclarations vertueuses d'indignation sont seulement suscitées par la création, il y a quelques semaines, d'un site baptisé « Sensual Clean Service » qui propose les services de femmes de ménage habillées en soubrettes. Si la violence des activités sexuelles de Dominique Strauss-Kahn laisse les socialistes impavides, ce site suscite la polémique à travers l’hexagone, plusieurs élus ayant fait part de leur indignation…
Lorsque l’on arrive sur le site, voici comment il se présente à nous : « Vous avez besoin d’une femme de ménage ? Notre ‘Lady Clean’ est sociable, amusante et très sexy. Que demander de plus ?
Avec SensualCleanService offrez-vous une femme de ménage de luxe
".
Ainsi, DSK serait-il victime de cette pub ?
En tous les cas, Sensual Clean Service a cessé son activité.

jeudi 31 mars 2011

Mépris de Mélenchon pour le journaliste stagiaire insulté

Un an plus tard, l'étudiant en journalisme répond à Mélenchon

Détail de l'histoire Mélenchon

Le journaliste sympathisant de gauche a attendu la fin des élections
Il a publié mardi sur Internet sa réponse à Mélenchon et mis en ligne l'intégralité de son entretien avec le leader du Parti de gauche, plus d'un an après.

Rappel des faits
Le 19 mars 2010, Jean-Luc Mélenchon avait disjoncté.
Humilié par l'envoi d'un simple stagiaire, il s'emporta contre le malheureux stagiaire et les journalistes en général, traitant la corporation de « voyeuriste » et de « petite cervelle » l'étudiant en journalisme qui faisait son travail.
Entre les deux tours des régionales, Félix Briaud, le jeune stagiaire, avait relancé le leader du Parti de gauche sur la Une du journal Le Parisien concernant la réouverture des maisons closes. Mais, pour Jean-Luc Mélenchon, sommité populiste de la gauche vertueuse, ce débat était « sans aucun intérêt » et il invitait l'étudiant à « parler de politique » ou de « sujets sérieux » utilisant fort mal à propos la maxime romaine « dignitas et gravitas ». Les femmes de petites vertus apprécieront au passage le mépris que le socialo-communiste leur porte. Fait révélateur de son parti-pris hautain, aucun organe de presse n'a rencontré une de ces travailleuses du sexe pour lui extorquer un témoignage d'indignation pour ce manque de respect.

La thérapie de Félix Briaud

Félix Briaud avait gardé le silence pendant un an sur ce que la presse maso qualifie « incident » médiatique, mais dont on connaît le sens aléatoire de l'honneur.
Mercredi 30, il a décidé de s'expliquer sur le blog Personne n'entendra, « en mettant à disposition un maximum d'éléments de contexte », selon ses mots. Il publie ainsi la « version intégrale » de son tournage du vendredi 19 mars 2010 dans le XIIe arrondissement de Paris à l'occasion d'une distribution de tracts du Parti de gauche.

Qualifiée à l'époque de « microscopique » par Jean-Luc Mélenchon, l'altercation fait toujours débat.

Passons les insultes au microscope
Y avait-il un « ne m'touche pas ; tu m'salis » pour excuser Mélenchon ?

Petit « bourgeois », un étudiant de l’école de journalisme de Sciences Po interroge Jean-Luc Mélenchon au cours d’un tractage des Régionales dans le 12ème arrondissement de Paris. Et la conversation dérape, quand le leader du Front de Gauche évoque la Une du Parisien consacrée à la réouverture des maisons closes. Jean-Luc Mélenchon dénonce « ce mélange de voyeurisme et de prostitution d’esprit public » (sic).
Et d'ajouter que ce sujet « n’intéresse personne, sinon vous et votre sale corporation voyeuriste et vendeur de papier ». Le journaliste stagiaire ne se démonte pas et affirme « mais si ça intéresse les gens ». Mélenchon de décider des questions qui lui sont adressées : « Avec moi, vous parlez de choses sérieuses « dignitas et gravitas » comme le dit la maxime latine, vos sujets de merde, vous les proposez à ceux qui parlent de la merde ».
Le journaliste essaie de dialoguer calmement, mais sans succès, car Mélenchon passe au tutoiement : « C’est fini…Ttttt, tu fermes ta petite bouche. Tu me parles de politique, moi je te parle de media et ton métier pourri ». Question du journaliste : « je ne comprends pas votre agressivité ? »
« C’est vous qui êtes agressif…C’est votre tête qui est pourrie » conclut Jean-Luc Mélenchon qui tourne les talons en disant « vous êtes tous les mêmes. Vous préparez un drôle de métier ».

VOIR et ENTENDRE l'ancien socialiste refuser l'alignement du Front de gauche sur le PS, que ce soit au 1er ou au 2e tour, perdre son sang froid et insulter un jeune journaliste de gauche le traitant avec mépris de « petite cervelle » :

Jean-Luc Mélenchon et l'étudiant en journalisme...

En moins de 24 heures, le billet publié sur le nouveau blog de Félix Briaud a suscité une multitude de réactions hostiles au jeune hommequi ne comprend toujours pas ce qui lui vaut un tel déchaînement, alors que le socialiste réserve habituellement flèches et insultes aux acteurs politiques, aux élites. Le Front de gauche a en effet incité ses militants à couvrir le blog de commentaires sur le thème de l'égocentrisme du stagiaire exploité en CDD, l'accusant de « vouloir se faire un nom en relançant le buzz » ou d'« hypocrisie intellectuelle ».

Ou la contre-attaque ou le suicide

Félix Briaud a ainsi été poussé à la contre offensive. Désireux de se reconstruire, il a dû faire entendre sa voix pour répondre aux accusations de lâcheté et pour rester droit dans ses bottes.


VOIR et ENTENDRE les explications du grossier personnage:


Ni regrets, ni excuses

Le SNJ en a-t-il exploité ce dérapage ou l'a-t-il classé au plus vite ?
A-t-il poursuivi l'individu ?
Est-il boycotté par les journalistes ?

samedi 7 juillet 2007

Les femmes ne seraient pas des pipelettes !

Nouvelle contrevérité 'scientifique'Selon une équipe de chercheurs de l'université du Texas et de l'Arizona, dont les travaux sont publiés par le pourtant sérieux magazine Science, les femmes et les hommes prononcent chaque jour un nombre équivalent de mots. Les femmes prononcent environ 16.215 mots par jour et les hommes 15.669, soit une différence de 546 mots. La petite différence de nombre de mots constatée entre les sexes n'est pas considérée comme statistiquement significative, ont affirmé les chercheurs.
Ces chiffres sont loin des clichés machistes ordinaires affirmant que les femmes prononceraient 20.000 mots par jour contre seulement 7.000 pour les hommes. La nouvelle enquête n’est donc pas machiste, mais ne serait-elle pas juste un soupçon sexiste ?
Les psychologues ont mesuré six groupes pendant des périodes qui allaient de 2 à 10 jours et les enregistrements ont été faits entre 1998 et 2004. Les sujets portaient des appareils numériques qui enregistraient discrètement leurs conversations pendant 17 heures par jour. Les chercheurs ont étudié grâce à des enregistreurs numériques (caution 'scientifique'?) très discrets l'utilisation quotidienne de la parole parmi environ 400 étudiants de groupes équivalents d'hommes et femmes aux Etats-Unis et au Mexique. La qualité de l’interprétation des chiffres n’est pas pour autant garantie.
Si la psychologie était une science exacte, çà se saurait… On peut donc s’amuser à démontrer ce qu’on veut, c’est distrayant et on comprend que nos étudiants recherchent cette filière rigolote et peu stressante. Mais cette enquête est mal venue au moment où notre gouvernement annonce une rallonge budgétaire en faveur des universités.
Et puis chacun a pu constater pendant la campagne que Royal, la femme candidate qui refusait d’être considérée comme une femme -du peuple-, révélant ainsi la haute idée qu’elle a de ses consoeurs, était objectivement intarissable dans la multitude de ses interventions médiatiques.
Pour apprécier justement la valeur de cette enquête, il conviendrait donc de préciser si la recherche était menée par des femmes…
Compter les mots n’a d’ailleurs guère de sens. Ce qui fait aussi le bavardage, c’est la teneur des propos, leur profondeur, leur intérêt…
Le cas de Sa Cynique Majesté Royal soulève alors la question fondamentale de savoir s’ils ont décompté les mots prononcés en boucle, à satiété, pour ne rien dire !

lundi 16 avril 2007

Royal appelle les femmes et les enfants au secours

Sa Cynique Majesté Royal est à la peine.

Désirdavenir Royal, la candidate qui promet de soutenir les femmes battues appelle les femmes au secours ! Le monde socialiste marche sur la tête et les femmes battues seront bien protégées par une candidate qui s’avoue déjà battue

Toujours est-il que la candidate socialiste à la présidentielle a admis dimanche lors d'une réunion publique à Achicourt (Pas-de-Calais) avoir "besoin du vote des femmes" pour écrire "une nouvelle page de l'histoire de France". Elle a aussi besoin des unijambistes pour sa prochaine grande marche de retraite politique et des électeurs « en situation d’être appelées personnes aux cheveux couleur de feu » et des roux unijambistes.

Juste un peu sexiste, Sa Cynique Majesté Royal dédaigne donc le vote des hommes… "Je voudrais m'adresser aux femmes: j'ai besoin du vote des femmes. On me dit que pour certaines femmes, c'est trop révolutionnaire que de voir l'Etat et la nation incarnés par une femme", a déclaré la révolutionnaire Royal devant plusieurs centaines de personnes réunies en plein air. Les hommes, il faut qu'elle l'admette, sont tout aussi réticents !

"Je leur dis que là aussi il est temps de mettre fin à des siècles d'injustice, de marginalisation, il est temps de mettre fin à ces préjugés qui n'ont pas de sens", selon Royal, la dure d'oreille qui a des hallucinations, pour qui "on voit bien que ça bouge à l'échelle de la planète". A-t-elle aperçu des OVNI, qui militeraient pour elle? La ‘phallophobe’ se situe ainsi au plan …planétaire et intersidéral. Mais les travailleuses ont les pieds sur terre et savent ce que c’est que d’avoir une femme pour patronne ! Et quand cette femme n’est pas fiable, rien de telle qu’une femme pour la détecter…

Aux abois, la candidate a réaffirmé vouloir établir la "parité" en matière d'égalité salariale entre hommes et femmes et combattre "cette violence particulière faite aux femmes". Oubliés les jeunes et le CPC?... Entre ‘vouloir’ et ‘pouvoir’, chacun et chacune sait faire la différence, de même qu’entre ‘parler’ et ‘faire’… Les femmes n’aiment pas mieux être ‘cassées’ par une femme que par un homme.

Adepte de la méthode du Dr. Coué, elle estime juste à propos qu'un "mouvement populaire est en train de se lever"… Elle a appelé les militants à se mettre en ordre de bataille ! Ce ‘mouvement populaire’ est-il donc une manif ou à la révolution violente ? Elle ne dit pas où est le point de ralliement. Quelle expérience en a-t-elle elle-même des manifs ‘populaires’ et sociales, celle que les organisations syndicales n’ont pas aperçue, même de loin, lors de leurs luttes, avant qu’elle n’ait des ‘désirs d’avenir’ et qu’elle se rappelle à leur bon souvenir.

Appelle-t-elle le peuple de France au soulèvement ? Est-elle en train de draguer le petit Besancenot ? Ou a-t-elle viré sa cuti pour l’Arlette ? Il n’est certes pas besoin d’être très gourmande pour s’offrir à leurs électeurs : ils ne sont pas si nombreux ! Mais sont-ils disposés à se vendre à elle ?...

C’est clair, elle fait de la retape. "J'ai besoin que vous alliez convaincre autour de vous et que vous puissiez dire à chaque citoyen et à chaque citoyenne: ayez l'audace de ce vote", leur a-t-elle lancé."Le monde entier nous regarde", a-t-elle rêvé à haute voix, confiant être "habitée d'une grande gravité" parce qu'elle "(sait) que l'histoire de France est en train de s'écrire". Elle s'écrit déjà, ou a-t-elle besoin que les femmes l'écrivent pour elle? Nous avons dû manquer une partie du 'r-ai/é-sonnement'. Elle s’écrivait d’ailleurs avant elle et, espérons-le, sans elle. L’audace –qu’elle appelle ‘bravitude’ sous d’autres cieux, sous notre climat et en l’occurrence, se nomme ‘inconscience’: c'est SA MANIERE D'ETRE DANGEREUSE. Or, les Français ne sont pas stupides comme elle le croit, et les femmes pas plus que les hommes, quoi qu’elle en pense… Mais quelle idée a-t-elle donc des Français ? Les croit-elle à ce point inconscients et vénaux ? Chercherait-elle à nous casser le moral ?

Elle ne pense qu’à notre bien, dit-elle. "Je veux être la présidente de la France, présidente pour vous rendre le pouvoir, pour relever la France, pour vous donner un désir d'avenir pour que nous soyons fiers de ce que nous allons devenir", a-t-elle encore affirmé. Mais quelle idée se fait-elle de notre pays qu’elle juge si mal ?

Au cours de son discours, la candidate a par ailleurs ironisé sur les appels lancés par Michel Rocard et Bernard Kouchner à une alliance avec le centre. Sa candidature, elle le sait pourtant, ne fait plus illusion et ils croient bien faire en cherchant le moyen de ne pas discréditer le PS encore un peu plus. Pas même reconnaissante…

Et dans le même discours, la brave guerrière se fait maintenant victime innocente, du PS. La voilà qui se plaint à nouveau, la Walkyrie ! "Dans cette campagne rien ne me sera épargné, même les choses les plus inattendues", a-t-elle gémi, confiant -optimiste- s'attendre "encore à des surprises dans la semaine qui vient". La pauvrette a perdu de sa superbe… Déjà dans la matinée, Royal avait confié lors d'un forum sur Radio J, que dans son propre camp, "on ne lui aura pas épargné grand chose" pendant la campagne présidentielle, mais en ajoutant que cela avait permis de "prouver sa résistance". Mais les a-t-elle épargnés?... Visiblement profondément marquée par Victor Hugo, son modèle de révolutionnaire, dont la lecture des Contemplations l’a définitivement coupée des réalités du monde (planétaire !), la relecture des Misérables lui a tourné la cervelle.

Cette Cosette pitoyable et versatile laisse entendre que, comme son lieutenant-colonel de père, Hollande, le premier secrétaire du PS et ex-concubin, seraient des Thénardier. "J'avoue qu'on ne m'aura pas épargné grand chose en effet dans mon camp. Peut-être qu'on me fait payer une certaine forme de liberté", a commenté l’Olympe de Gouges de Boulogne-Billancourt. Elle était interrogée sur l'appel de Michel Rocard relayé par Bernard Kouchner en faveur d'une "alliance" avec l'UDF, les initiatives des collectifs Gracques et Spartacus, le pamphlet d'Eric Besson.

Sans citer de noms et tout en les méprisant, la Royal Louise Michel s'est plainte qu'"un certain nombre de personnalités au sein du PS n'ont jamais accepté" sa désignation par les militants. Elle le reconnaît; elle n'est pas aidée: "Cela ne m'aide pas. Mais je me dis de façon optimiste que c'est le prix de ma liberté et que finalement cela prouve que j'ai beaucoup de résistance, de constance", a-t-elle cru pouvoir déclarer, en toute modestie. Auto-promotion d’une fille de pu** ?

Et puisque, selon elle, ses liens directs et naturels avec les têtes du PS comportent ‘un certain nombre de nœuds’, elle est revenue sur les appels à une "alliance" avec Fanfan Bayrou, la marionnette du SNES-FSU incarné par la citoyenne Monique Vuaillat, son impériale première secrétaire, qui la conseille encore, elle et non pas lui, à l’occasion… Sa Résistante et Constante Majesté Royal a réaffirmé que la présidentielle était fondée sur "un lien direct entre une personne et le peuple français". Exit le PS ! Celle donc qui énonce des menaces de 35 heures de travail dans les établissements dans le dos de ses amis enseignants, ose déclarer la bouche en cœur : "Je ne suis pas pour les petits arrangements avant le vote, dans le dos des électeurs", expliquant qu'"entre les deux tours la majorité présidentielle se construira avec tous ceux qui viendront autour d'(elle)". "C'est la logique de l'élection présidentielle", a-t-elle insisté. Il leur faudra la solliciter C’est sa logique respectueuse : bien qu’elle serait celle qui aurait besoin de ralliements, ce sont les battus –les précaires de la présidentielle, ces femmes (et hommes) battus des élections- qui devraient la prier ! Nous imaginons le lien qui pourrait se tisser…On comprend aisément que les noeuds du PS soient des obstacles à ses liens...

Sa Sereine Majesté Royal –un instant plus tôt pleurnicharde– a néanmoins indiqué ensuite "attendre sereinement le vote du premier tour et attendre avec impatience la confrontation entre les deux tours pour que, cette fois-ci, les Français ne soient pas privés d'un véritable choix politique".

Quant à François Bayrou, a-t-elle dit, sans le casser, et avec tout le respect de ses adversaires dont elle est capable –y compris ceux qui sont prêts à se soumettre à ses pieds : "j'observe qu'il n'a pas de programme et qu'il n'a pas d'équipe" et "fait des appels d'offres". "Il tente de débaucher un certain nombre de socialistes sans succès", a-t-elle susurré dans un grand sourire.

Dans le registre du respect, celle qui préconise la ‘république du respect’ s’acharne et humilie Fanfan le Béarnais pour qui l’Elysée vaut bien une messe: "Comment se fait-il qu'un homme politique ait assez peu de convictions, soit assez faiblement structuré qu'il puisse avouer aux électeurs qu'il ne défendra pas les mêmes idées et le même programme selon qu'il sera face au candidat de droite ou face au candidat de gauche" au second tour, a-t-elle ironisé.

Samedi elle avait déclaré qu'elle se battait –avec les femmes qui ne la sentent pas bien comme une des leurs– "pour être qualifiée pour le second tour, pour arriver en finale", lors d'une "rencontre avec les Outremers" à laquelle ont participé pendant plusieurs heures quelques centaines de militants convoqués, membres encartés d'associations subventionnées, élus socialistes, dans le gymnase Jean Jaurès à Paris (XIXe). C’est dans cet arrondissement qu’on s’oppose à la loi sur les sans papiers et où quelques activistes du réseau ESF se sont couchés devant les voitures de police et … des caméras !

"Je veux rassembler toute la gauche au premier tour parce que si je rassemble toute la gauche les Français auront droit à un vrai choix pour le second tour", a-t-elle déclaré. Un choix de gauche radicale qui s'imposerait à tous les Français…

Celle que les propos disqualifie persiste et signe : "Je me bats pour être qualifiée pour le second tour, pour arriver en finale", a-t-elle ajouté. "J'entends bien les conseils prodigués ici et là. Je les entends, je les écoute, je les respecte", a-t-elle dit, une allusion probable aux déclarations de Michel Rocard (ex-PSU) appelant à une "alliance" ou une 'combinazione' avec le candidat de l'UDF avant le premier tour. Ca fait beaucoup de « je », pour quelqu’un qui ne pense qu’aux autres !

Pour ceux qui n’ont pas déjà entendu, la candidate et la presse répètent pour eux.

"Mais ma responsabilité, c'est de rassembler le plus grand nombre possible de Français dès le premier tour car c'est du score du premier tour que dépendra la dynamique de victoire pour le second tour, voilà la vérité !", a-t-elle insisté, relayée par les agences de presse. "A travers vous, je m'adresse à des centaines de milliers de nos compatriotes dans l'outre-mer. Ils ont en effet une responsabilité particulière: certains vont voter avant l'Hexagone, le 21 avril", a-t-elle souligné. "Je me bats pour la victoire car je pense que la France mérite mieux que ce qu'elle a, pour que la loi du plus juste remplace la loi du plus fort", a encore expliqué la candidate socialiste.

Et la France mérite bien mieux que « JE », Sa Cynique Majesté Royal : elle ne peut offrir que ce qu’elle a, alors…

Notre ‘désir d’avenir’, c’est sans elle.

jeudi 8 mars 2007

Violences aux femmes des cités.

Française dans les cités.
Cet aspect des mauvais traitements aux femmes ne rencontre pas d'écho parmi les tenants de la pensée unique: voyez-vous une raison valable qui justifie ce non-traitement du malheur de ces femmes par les médias et les partis politiques ou les associations et autres collectifs habituellement fort motivés par des injustices autrement plus sévères?
Peut-être est-il des degrés dans les souffrances justes de l'"ordre juste" qu'on nous promet, mais qui ne suscitent pas des prises de paroles significatives, en particulier chez celle qui 'remue la bouche', puisqu'elle a des paroles définitives sur tous les sujets.
VOIR et ENTENDRE