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samedi 25 janvier 2020

Concentration de la presse: Niel autorisé à ajouter Nice-Matin à ses autres media

Feu vert définitif de la justice au rachat de Nice-Matin par le magnat de la presse

L’Autorité de la Concurrence autorise sans engagements Xavier Niel à prendre le contrôle du quotidien régional

Anciennement Conseil de la concurrence, elle est une autorité administrative indépendante (A.A.I.) dont la présidence est toutefois attribuée sur proposition des commission des affaires économiques du Sénat et de l'Assemblée nationale, conformément à l'article 13 de la Constitution. En 2016, la majorité présidentielle était socialiste.
Depuis octobre 2016 et pour cinq ans l'actuelle présidente est une conseillère d'Etat, Isabelle de Silva, une ex-membre du conseil d'administration de la caisse de retraite des personnels de l'Opéra national de Paris.De manière embarrassante au regard de ses prétendues neutralité, vis-à-vis des media, et indépendance, à l'égard du pouvoir, celle qui livre Nice-Matin à Xavier Niel (propriétaire de Free et copropriétaire du groupe Le Monde) est la même qui, dès les premiers mois de son mandat à la tête de l'Autorité, condamna à une amende de 80 millions d'euros le groupe Altice de Patrick Drahi (Libération et BFM) pour la pratique de gun jumping après qu'il a réalisé de manière anticipée deux opérations de concentration notifiée en 2014, et, se flattant de son féminisme qui, au jour de sa nomination clama son désir "d'aider les femmes autour [d'elle] à développer leur carrière et à saisir des opportunités ", renforce aujourd'hui l'emprise sur l'opinion d'un homme condamné en octobre 2006 à deux ans d'emprisonnement avec sursis et à 250.000 euros d'amende pour recel d'abus de biens sociaux datant de 2001 à 2004 dans un 'peep-show' dont il était actionnaire. On ne refuse rien à une fortune personnelle de 5 milliards qui épouse la fortune d'un autre homme d'affaires, Bernard Arnault (groupe LVMH, le plus riche du monde, avec des actifs valorisés à 109 milliards de dollars américains), en la personne de Delphine Arnault.
Après être entrés en négociation exclusive l’année dernière avec Nethys en vue de la reprise d'une part majoritaire des 34% détenus par le groupe belge dans le journal Nice-Matin, Xavier Niel et sa holding NJJ ( Le Monde, L’Obs) ont par la suite eu le champs libre après le retrait surprise du milliardaire franco-libanais Iskandar Safa alors en course pour racheter le solde des 66 % détenus par les salariés actionnaires du journal.

L’Autorité de la concurrence a aggravé la main mise sur la presse par des hommes d'affaires et la concentration de la presse en autorisant le fondateur de Free et NJJ, qu’il détient à 100%, à prendre ce lundi 20 janvier le contrôle exclusif du groupe de presse, lequel édite les titres Nice-Matin, Var-Matin et Monaco-Matin. 
Un nouveau pas en arrière est franchi, préfigurant le "monde nouveau" de Macron.

Cette autorité administrative indépendante est censée lutter contre les pratiques anticoncurrentielles

Après examen (!), elle n'a constaté aucun chevauchement d’activité en ce qui concerne la presse écrite.
“Compte tenu des différences de nature qui existent entre les différents titres édités par GNM (titres de presse quotidienne régionale) et NJJ (titres de presse quotidienne nationale et magazines), l’opération ne donne lieu à aucun chevauchement d’activité dans le secteur de la presse écrite”, a tranché l’Autorité.

Cette autorité fantoche reconnaît pourtant "des chevauchements d’activités (qualifiés de "très limités") sur les marchés de l’exploitation de sites éditoriaux en ligne et de la vente d’espaces publicitaires en ligne”. 
Qu'à cela ne tienne, compte tenu de différences très marquées entre les lectorats de ces différents journaux et la faible diffusion payante des titres édités par NJJ dans les départements du Var et des Alpes-Maritimes, l’Autorité a écarté tout risque de vente liée.

La holding de Xavier Niel s’est engagée à conserver le contrôle de Nice-Matin pendant cinq ans, tout en promettant d’investir plus de 50 millions d’euros.

lundi 16 octobre 2017

Macron ne s'estime pas "arrogant" le moins du monde

Le président confirme son auto-satisfaction dans son entretien sur TF1

Emmanuel Macron nie son "arrogance"
 
En réponse aux critiques se ses manières et propos depuis le début de son quinquennat, marqué d'abord par une prise de distance hautaine avec la presse qui l'a qualifié de 'Jupiter' et des propos qui ont alimentés un procès en mépris de classe, il a tenté de se faire comprendre des Français à l'occasion d'un  entretien avec un hebdomadaire allemand, der Spiegel, publié ce samedi. “Je ne suis pas arrogant; je suis déterminé", a répliqué le chef de l‘Etat, qui fait avec cette phrase la une de l‘hebdomadaire allemand. 

"Je mets fin au copinage entre les politiques et les media."
“Pour un président, être constamment en train de parler avec des journalistes, être constamment entouré de journalistes, n‘a rien à voir avec le fait d’être proche du peuple", s'est-il justifié. "Un président doit garder les media à distance".
Depuis son élection le 7 mai dernier, Emmanuel Macron avait opté pour une communication verrouillée : parole raréfiée par rapport aux précédents quinquennats, déclarations la plupart du temps sans questions, distance avec les journalistes et priorité à l‘image.
Pendant les cinq années de présidence de Hollande, d'abord comme conseiller de l'Elysée, puis comme ministre de l'Economie, Macron a vécu de l‘intérieur l‘effet ravageur des prises de parole intempestives et mensongères. Sous l'effet de sondages en chute libre dès les quatre premiers mois et manifestations de rues contre la mise en oeuvre au bulldozer d'une politique personnelle qui lui vaut l'étiquette d'"autocrate",  il a ensuite fait quelques pas vers ces media dont il se méfie tant, accordant une série d'entretiens, à la presse internationale comme à la presse française et, au bout de seulement cinq mois, il s'est même fait inviter sur TF1 pour une émission qui lui est dédiée, dimanche soir.

Après une rentrée sociale agitée, Emmanuel Macron a entamé cette semaine son deuxième chantier social, la réforme de la formation professionnelle, de l'apprentissage et de l‘assurance chômage, après avoir signé les ordonnances Macron qui a imposé son Code du travail fin septembre. 

Or, le chef de l'Etat a récidivé, s'exposant à une recrudescence de critiques de l‘opposition suite à une nouvelle provocation.
Ce chef de l'Etat s'est livré à des stigmatisations de classe. 
Ainsi, depuis le Morbihan, 1er juin 2017, l'ex-banquier a-t-il mentionné les Kwassa-Kwassas de Mayotte, ces barques de pêche que les passeurs utilisent pour emmener des immigrants comoriens à Mayotte, taclant  les pêcheurs dont "le Kwassa-Kwassas pêche peu: il amène du Comorien"; 
ou le 29 juin 2017, alors qu’il inaugurait Station F, le plus grand incubateur de start-ups du monde, dans l'entre-soi de jeunes entrepreneurs, discriminant les Français d'une gare typique comme "un lieu où l’on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien";
le 17 septembre 2014stigmatisant  les salariées "illettrées" des abattoirs GAD (Finistère), depuis Paris, au micro de Jean-Pierre Elkabbach.

Ce chef de l'Etat parle peu, mais pour agresser les opposants politiques. 
Dans un discours à Athènes, il s'était attaqué aux "fainéants, les cyniques et les extrêmes qui empêchent la France de bouger", le vendredi 8 septembre, à la veille de la grande manifestation contre sa loi travail. Il avait ainsi tenté de se justifier, mais n'avait réussi qu'à réactiver le malaise provoqué par des propos prononcés à Bucarest, en Roumanie, le 24 août, où il avait jugé, sûr de lui, que : "la France n’est pas réformable. Les Français détestent les réformes. La France ne se réforme pas, parce qu’on résiste, on se cabre, on contourne";
il a encore récidivé le 4 octobredans un aparté avec le président de la région Nouvelle Aquitaine à Egletons en Corrèzepointant "ceux qui foutent le bordel", évoquant cette fois les syndicats, sans les nommer.

Emmanuel Macron n'a eu de cesse qu'il ne blesse ses concitoyens, cinq fois en cinq mois, souvent depuis l'étranger. Le trentenaire est ainsi apparu en "président souverain" imbu de sa petite personne toute-puissante, intransigeante avec toutes les sections de la population, et rigide.

Mais le parvenu nie en bloc ses agressions. 
"Certains voudraient juste me coller une étiquette, s'est-il plaint auprès des Allemands. Comme des entomologistes le feraient avec un papillon séché, et puis dire : 'regardez, c‘est le banquier qui n‘aime pas les gens' ", explique l'incompris dans les colonnes du Spiegel.
"Si c’était le cas, je ne serais pas là. Je ne suis pas arrogant à l’égard des Français, je suis déterminé", insiste-t-il. "Pendant la campagne présidentielle, j‘ai voyagé dans tout le pays. J'aime mon pays et les Français. J'adore leur parler et les convaincre (...), mais je ne dois pas succomber à la démagogie et aux mensonges." Tant d'amour qui ne trouve pas preneur...

"Je ne fais pas cela pour aider les riches," s'est-il par ailleurs défendu

Emmanuel Macron, le 8 septembre, lors de son discours en Grèce.Dans le sillage de la présentation du projet de budget pour 2018, le couple exécutif a également tenté d'endiguer les critiques montant contre le "président des riches".
Baisse de l‘aide publique au logement (APL), réduction des emplois aidés, suppression de l‘impôt sur la fortune (ISF): une majorité de Français regrette amèrement d'avoir contribué - par son vote ou son abstention- à l'élection de ce jeune président odieux de 39 ans.

"Distribuer de l'argent public, c‘est ce que certains attendent, notamment l‘extrême gauche", dénonce Emmanuel Macron.
"Ils pensent que vous aidez les gens en leur donnant de l‘argent", raille-t-il. "Mais, c‘est une erreur, explique-t-il, seul contre tous, parce que ce n‘est pas moi qui distribue l‘argent, mais les futures générations. Donc, c‘est mon devoir de dire : quelque chose doit changer."

Concernant la suppression de l‘ISF, "contrairement à ce que certains prétendent, je ne fais pas cela pour aider les riches", assure l'ancien ministre de l'Economie de Hollande. "Mon prédécesseur a taxé les riches à un taux jamais égalé. Et qu‘est ce qu‘il s‘est passé ? Ils sont partis. Est-ce que le chômage a baissé ? Non". CQFD ?

Sur TF1, l'arroseur-arrosé a cherché à colmater les brèches qu'il a ouvertes

La parole présidentielle s’est étalée sur 8 pages dans un hebdomadaire allemand, alors qu'elle se voulait rare dans les media français. 
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L'entretien avec der Spiegel a paru la veille de celui sur TF1 et LCI dimanche soir, une primauté  ressentie par tous, au mieux comme une maladresse, au pire comme un énième geste de mépris à l'encontre la presse hexagonale, notamment de gauche. 
Le choix de s’adresser d’abord aux Allemands n'apparaît pas en soi anodin à celui qui veut positiver la démarche élyséenne. Alors que la Chancelière, Angela Merkel, a dernièrement entamé une sorte de virage stratégique à gauche dans la nécessité d'une coalition gouvernementale avec les Verts et les centristes du FDP, Emmanuel Macron serait plus sensible au vent de critiques venu d’outre-Rhin et à l'apparition d’éventuels obstacles aux projets qu’il voudrait communs à la France et à l’Allemagne. Ne compte-t-il pas sur les retombées françaises de la reprise économique allemande ? Reste que, pour l'heure, cette première à la télévision depuis son élection embrouille toujours plus les relations intérieures du président de la République.

Macron a revêtu les habits du "héros politique"
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"Je ne me prends pas pour un roi. Mais la fonction de Président n'est pas une fonction normale. On doit l'intégrer quand on l'occupe. Pour moi, la fonction n'est d'abord ni politique ni technique, elle est symbolique. (…) Pour cela nous avons besoin d'une forme d'héroïsme politique. Ce qui ne veut pas dire que je veux jouer les héros. Mais nous devons être prêts à nouveau à écrire l'Histoire," a déclaré le président "hors norme" au Spiegel et aux "envieux". Dimanche soir, pour ses propos ennuyeux, flous et embrouillés, le président était un piètre héros de BD.
Après avoir supprimé la traditionnelle rencontre du 14 juillet avec la presse et les Français, à l'issue du défilé militaire où il a descendu les Champs Elysées à bord d'un 'command car' (ce James Bond devait ensuite se faire hélitreuiller d'un hélicoptère sur le sous-marin 'Le Terrible' ! : un fantasme de la sexagénaire en mal de stimuli) et après avoir multiplié les chantiers et propos clivants, se tenant au-dessus des bisbilles subalternes du microcosme, tout en suscitant lui-même des polémiques en rafale, la soirée du président je-sais-tout s'annonçait chargée à la télévision, avec quatre bombes à désamorcer. Sur RTL le porte-parole du gouvernement, l'ineffable Christophe Castaner a pontifié pour noter qu'il est enfin temps de faire un peu de "pédagogie nécessaire" sur les réformes en cours, tant les Français sont obtus.  

Bombe #1 : le président des riches
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C'est le sparadrap qui collera à la peau d'Emmanuel Macron en capitaine Haddock de kwassa-kwassa dans les aventures de "Tintin aux Comores". La confirmation de son intention de réformer l'ISF de manière à le rendre moins lourd pour les "pluzézés" (les plus aisés) a agité la gauche disqualifiée par la présidentielle et les législatives, notamment La France insoumise. 
Il s'agit certes d'une promesse de campagne présidentielle d'En Marche!, mais le timing de Jupiter a fait gronder la vallée : le surdoué de l'Elysée a trouvé malin d'enchaîner avec l'annonce de la baisse de l'APL, allocation logement essentielle aux petits revenus, singulièrement les jeunes. L'exécutif a bien tenté de rattraper le coup par de la pédagogie mais, les professeurs le savent, même peut-être la première retraitée de France, les jeunes sont réfractaires aux pédagos, et le grand mou de Matignon, Edouard Philippe, est resté sec et a échoué à capter  l'attention des grands ados, rares devant leurs écrans pour 'L'Emission politique' de France 2.
Pour contrebalancer, Emmanuel Macron s'est lancé dans de grandes considérations soporifiques sur sa réforme à venir de l'assurance-chômage, censée apporter de nouveaux droits et de nouvelles protections aux salariés.
 
Bombe #2 : répondre aux "fainéants"

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Depuis son élection, Emmanuel Macron boudait les media français et s'adressait à leurs confrères étrangers, une manière de leur manifester son souverain mépris ou de faire croire aux Français qu'il n'était pas redevable à la presse de son accès au logement à l'Elysée, pour cinq ans et cinq euros de moins par mois ? Au fond, son intervention majeure restait un entretien-fleuve exclusif accordé à ses amis du magazine Le Point en septembre, un retour d'ascenseur dans lequel le chef de l'État déclarait vouloir renouer avec "l'héroïsme politique". Pour le reste, des étrangers comme CNN ou, plus récemment, Der Spiegel ont été jugés mieux aptes à recueillir l'expression de sa "pensée complexe". 

Des media pusillanimes sont toutefois restés du côté du manche, relayant certaines paroles accessibles à leur entendement, prononcées soit par le président soit par son entourage, et qui ont pareillement choqué l'opinion publique. Un déferlement d'insultes contre "les fainéants, les cyniques et les extrêmes" de la CGT et de La France insoumise. A CNN, le 20 septembre, comme on sait, le 'héros politique' a déclaré : "la démocratie, c'est pas la rue" et les salariés de l'équipementier automobile creusois GM&S en ont pris plein la tronche : "Y'en a certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d'aller regarder s'ils peuvent pas avoir des postes là-bas, parce qu'il y en a qui ont les qualifications pour le faire, hein. Et c'est pas loin de chez eux", s'est-il emporté, alors qu'une caméra du "pool" de journalistes était encore dans les parages. 

Bombe #3 : Mélenchon, l'opposant qui arrange ?

Résultat de recherche d'images pour "Macron melenchon"Soi-disant mal-aimés de l'un comme de l'autre mal-embouchés, les media trouvent leur compte au contexte d'apparente lutte des classes entretenus par le théâtreux Emmanuel Macron et le tribun Jean-Luc Mélenchon, auto-proclamé "premier opposant" à l'exécutif, comme le suggèrent les deux entretiens des compères l'un, dans Marianne, quelques jours après celui de l'autre, dans Le Point.
Très spectaculaire à l'Assemblée nationale, le groupe des 17 députés de La France Insoumise (LFI) ne cesse de ferrailler contre La République en marche (LREM).

Bombe #4 : une popularité en berne

Résultat de recherche d'images pour "macron impopulaire"Malgré une majorité de godillots néophytes et malléables à l'Assemblée transformée en machine à voter son programme, l'autocrate a perdu la confiance du peuple.  Une enquête Kantar Sofres-OnePoint parue le 5 octobre dans Le Figaro Magazine, confirme que le président est avant tout soutenu par les catégories aisées. Il est en baisse continue chez les plus modestes, qu'il s'agisse des employés ou des ouvriers, les "illettrés" et les "fainéants", ces "gens qui ne sont rien", mais "foutent le bordel"... 
D'après l'institut de sondage Ifop, Macron est passé de 68% à 44% d'approbation, au mois d'octobre. Il s'agit d'une chute libre historique. S'il avait pour objectif de restaurer la dimension régalienne de la fonction présidentielle, malmenée, selon lui, par le "président normal" qui lui a pourtant servi de marche-pied, Emmanuel Macron a renvoyé une image décalée qui, adossée à une politique jugée trop libérale, menace de le couper d'une part encore plus large des Français. 
Christophe Castaner l'a dit lui-même samedi: "Nous sommes sur une étape charnière [...]  "en même temps, Emmanuel Macron ne s'est jamais rien interdit dans sa communication. Il a juste évité une présidence bavarde, il a voulu une présidence d'action". "Il y a des moments où il doit aussi échanger avec les Français dans des formes plus traditionnelles [vulgarités comprises ?], et celle d'un 20 heures lui a paru la bonne", a argumenté Christophe Castaner.
A-t-il su éviter de les agresser ?

Sur TF1, il restait du Tartufe chez Macron

Avec sa prof de français il était allé la veille voir Tartufe donné au théâtre...
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Macron, l'épouvantail
Interrogé sur son insulte à "ceux qui foutent le bordel", visant les syndicats, le président a juré par tous les saints -et le pape François vient d'en faire 35 de plus, en une fois- qu’il n’a "pas cherché à humilier". Il n'y a même pas pensé au fond de lui-même ? Il a donc assumé cette phrase, sans la renier, et revendiqué l’usage par un président d’un mot du registre "populaire", par opposition aux " élites (…) habituées à ne plus dire les choses, à avoir un discours en quelque sorte aseptisé". Macron n'est pas le président des riches, puisqu'il parle mal...

"Il a répondu sur son vocabulaire, une manière de montrer qu’il est proche des Français car il parle comme eux"
, observe le politologue Bruno Cautrès, le chercheur au CNRS et au CEVIPOF. 
Tous les Français sont vulgaires ! C'est l'idée que se fait d'eux leur héros jupitérien.

lundi 4 septembre 2017

Mélenchon dénonce un "stupéfiant délire" des media contre "La France insoumise"

Paranoïa personnelle ou phénomène généralisé?

Le leader de "La France insoumise" (LFI) dénonce la "hargne ordinaire du parti médiatique"

Résultat de recherche d'images pour "hargne melenchon"Jean-Luc Mélenchon a toujours entretenu des relations compliquées avec la presse. Avec lui, les media ont trouvé un bon client, jamais avare de bons mots , de formules chocs et de provocations, voire des insultes, mais la presse ne le ménage pas et pousse des cris d'orfraie à chaque saillie. Ils s'agressent mutuellement avec véhémence, par accès saisonniers. Le député LFI ne manque jamais de riposter et n'hésite pas non plus à critiquer le "système médiatique", au prix de nombreuses anicroches avec les journalistes qui le cherchent et le taclent. 

Ce mélange de fascination-répulsion est monté d'un cran ce lundi. 
Dans une tribune fleuve publiée sur son site, le tribun dénonce le "stupéfiant délire" des media à son endroit. Le chef de file de l'extrême gauche est-il justifié ou est-il dans le coup médiatique permanent ?
"Depuis la quinzaine qui a précédé le premier tour de l'élection présidentielle, tous les coups sont permis contre La France Insoumise dans les media, écrit Jean-Luc Mélenchon. Non seulement il n'y aura pas eu un jour de pause mais, dorénavant, non seulement la violence mais les provocations ont monté d'un cran.
Jean-Luc Mélenchon fait référence aux réactions indignées qui ont suivi la conférence intitulée "Faut-il dégager les media ?", lors de l'université de La France insoumise. Selon lui, ces critiques font fi du contenu de la conférence à laquelle participait notamment Aude Lancelin, ex-journaliste de L'Obs. Pour Jean-Luc Mélenchon, elles témoignent "de la hargne ordinaire du parti médiatique" aux airs de "vindicte". 

L'arroseur arrosé

Le chef de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, candidat aux élections législatives à Marseille, le 23 mai 2017 à Lille (Nord)
Dans son billet de blog, le quatrième homme de la présidentielle règle des comptes. Amoureux du monologue, un plaisir masturbatoire pour lui, il n'aime pas la contestation. 
Il énumère des exemples de cette supposée "haine médiatique". Il revient sur les propos de l'éditorialiste de RMC, Eric Brunet qui, la semaine dernière à l'antenne, a qualifié les électeurs de Jean-Luc Mélenchon "d'abrutis". Il faut dire que l'arrosé qualifie les électeurs frontistes de "ballots". 
La riposte est violente, en forme de menace : "Je mets en garde solennellement: la hargne contre les Insoumis et leurs porte-parole pourrait un jour mal tourner et inspirer des violents", écrit le député. 

Jean-Luc Mélenchon s'en prend également aux tweets "parfois orduriers" de Jean-Michel Aphatie, un déséquilibré qui fut membre du PS pendant les années Mitterrand et se soigne en direct sous les caméras de l'équipe soignante de France Info, et aux "anciens militants politiques qui ont renié leur engagement initial" dans leur activité de journaliste à France Inter. "Patrick Cohen militait au PCF de la Sorbonne [...], (Bernard) Guetta à la Ligue communiste révolutionnaire, combien d'autres au PS et ainsi de suite", énumère-t-il. 

Le leader de LFI dessine le portrait d'une "cléricature" composée de "vaches sacrées". 
"Il est interdit à toute personne non membre de la corporation de mettre en cause leur honnêteté intellectuelle, ni à titre individuel, ni à titre collectif, ni pour la qualité de leur travail, ni pour leur engagement politique", assure le totalitaire et soutien bolivarien du dictateur vénézuélien, Maduro. 
Bien que ce le privilège exclusif des chroniqueurs - que s'approprient leurs confrères militants - , Jean-Luc Mélenchon ne reproche pas aux journalistes de prendre position dans le débat public. Il les accuse en réalité de masquer ce parti-pris derrière une fausse neutralité. "Le pire n'est pas la presse ou les journalistes engagés. Le pire, c'est celle qui fait semblant de ne pas l'être", tacle Jean-Luc Mélenchon, qui n'a pas toujours tort. Il fustige les "chiens de garde en version hypocrite et masquée". A cet égard, polémiste en gros godillots, Bruno Roger-Petit était transparent, en revanche, sur BFMTV. Tout comme Laurent Neumann : la chaîne de Drahi est un repaire de macroniens, mais, en même temps, ils ont réussi à être hollandiens cinq années durant.
Cette fausse objectivité n'est pas le seul grief de l'ancien socialiste. 

L'ancien trotskiste entré au PS fustige la "tendance" des media " à vouloir créer des événements. Alors qu'il attend d'eux qu'ils rendent compte de ce  qu'il leur est proposé d'observer". 

Passe d'armes avec Cédric Villani, polémique sur les propos de Danièle Obono... Jean-Luc Mélenchon juge que ces incidents seraient montés en épingle, afin de "tenter d'affaiblir" le travail parlementaire de LFI et d'occulter les propositions de fond du groupe. Le député ne condamne pas les excès de ses camarades; il les couvre en accusant quiconque s'indigne des "coups d'éclat" des parlementaires LFI à l'Assemblée nationale., mais  La vue des caméras les dope mais le travail en commission, austère et discret, les rebute. 

Il propose une stratégie d'action face au système médiatique
Bien que nul ne soit dupe de l'état d'esprit de Jean-Luc Mélenchon, le sexagénaire tente le coup. Au risque de faire du Macron, version "premiers cent jours", il appelle à "contourner" les media traditionnels, notamment grâce à sa chaîne YouTube, et plaide pour une confrontation directe avec ces derniers. "Le mode opératoire est simple : railleries, humour, superposition, impertinence doivent être convoqués pour miner à la racine l'autorité religieuse que voudrait être le système médiatique et la cléricature arrogante qui le compose".

jeudi 29 juin 2017

Presse inapte: Macron ne lui accordera pas d'entretien le 14 Juillet

La pensée présidentielle est trop "complexe" pour les media... 

Le chef d'Etat ne daignera pas répondre à la presse pour le 14 Juillet

Pour éviter le dialogue avec les journalistes, son entourage prend prétexte qu'il se sera déjà exprimé devant la Nation lors de la réunion du Congrès à Versailles. Et les journalistes ne seraient pas à même de tout comprendre...  

Mais les rendez-vous manqués avec la presse se multiplient. 
Résultat de recherche d'images pour "macron hautain"Après la présidence "hyper-normale" de François Hollande, Emmanuel Macron semble laisser libre cours à son naturel méprisant. Selon son entourage, Emmanuel Macron rompra avec la tradition du rendez-vous du 14 Juillet avec la presse initiée par le président Valery Giscard d'Estaing et leur posera un lapin. 

Son entourage avance plusieurs raisons. 
"Le président de la République aura eu l'occasion de s'exprimer largement devant la Nation [lors de la réunion du Congrès à Versailles, le 3 juillet 2017", sans égard pour Edouard Philippe qui s'exprimera le lendemain, et sans considération non plus et surtout pour la déclaration de politique générale de son Premier ministre, laquelle implique pourtant chacun de ses concitoyens. 
Autre raison évoquée : la pensée du président jupitérien serait trop "complexe" pour entrer dans les clous de l'exercice médiatique, selon des proches du président cités par Le Monde. 

Tant d'arrogance laisse le microcosme perplexe

Résultat de recherche d'images pour "macron hautain arrogant"
Les admirateurs de Macron découvrent pourquoi le grand homme n'a accordé aucun entretien depuis la passation de pouvoir à l'Elysée et pourquoi les relations entre l'exécutif et la presse, pourtant majoritairement 'macronophile' pendant la campagne présidentielle – et même après – restent tendues. 
Le comportement du président trentenaire réussit à troubler Christophe Barbier, éditorialiste de BFMTV, qui se pose des questions ce 29 juin 2017. S'il a pu avoir jusqu'ici le sentiment que la distance olympienne aurait fonctionné, il s'interroge : "mais jusqu'à quand ?" 
Le président Macron déteste la promiscuité: il n'aime pas se salir les mains.
VOIR et ENTENDRE

Du côté des représentants de la Nation, on commence aussi à s'inquiéter, 
Image associée
y compris dans les rangs des Constructifs (groupe parlementaire rassemblant l'UDI et des Républicains 'macron-compatibles'), dont les membres tentent d'articuler soutien au gouvernement et posture critiques. 
Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, a ainsi décidé de boycotter la réunion du Parlement en Congrès, le 3 juillet 2017. "Le président de la République n'a pas besoin de nous pour sa com'", a-t-il protesté sur Twitter. 

Malgré des premiers signes d'inquiétude et quelques sursauts d'humeur, Les Constructifs ont annoncé leur intention de voter la confiance au gouvernement le lendemain, 4 juillet 2017. 

Dans son créneau, le FN a trouvé un coucou...

mercredi 31 mai 2017

Affaire Ferrand: Macron 1er fait pression sur la presse

Le président Macron protège son ami par la censure : la presse ne doit pas "devenir juge"

Emmanuel Macron a appelé le gouvernement à la "solidarité" et à la "responsabilité"

Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a fait état de cet intervention officielle en Conseil des ministres, ce mercredi 31 mai, en réaction à la crise politique et morale créée par le ministre Richard Ferrand. C'est d'ailleurs la première manifestation de soutien du président à son aîné qui est l'un des fondateurs du mouvement En marche!, lequel a soutenu la campagne du président.
"Il a tenu à appeler à la solidarité, à la responsabilité, au sein du Conseil des ministres, à faire le tri entre le grain et l'ivraie, voire quelquefois l'avanie", a relaté Christophe Castaner, usant d'une métaphore biblique du Nouveau testament.

Le chef de l'exécutif estime aussi que la presse ne doit "pas devenir juge"

"Les choses ne vont pas forcément bien quand la presse devient juge", a-t-il ajouté, en forme de mise en garde aux media, ajoutant un commentaire moralisateur selon lequel que "dans une société démocratique chacun doit être à sa place". 

Castaner évoque une "avanie", c'est-à-dire un affront public.
"Il a rappelé que notre objectif doit être de façon permanente celui de l'exemplarité dans nos actions publiques", a insisté le porte-parole.

"Il y a évidemment des contre-pouvoirs," observe-t-il encore, amèrement. 
"Et je le cite 'C'est bien ainsi' ", a-t-il rapporté, avant de préciser que le président a fait adressé des reproches à la presse, lui rappelant qu'"il y a aussi dans les grands principes celui d'une justice indépendante"

Le nouveau président appelle la presse à s'auto-censurer

"Seule la justice est habilitée à décider ce qui relève d'une affaire, d'une instruction, d'une enquête", a fait savoir Christophe Castaner aux organes de presse par trop critiques.

Le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand, qui fait l'objet de soupçons de favoritisme, mais aussi d'enrichissement personnel, et pourtant toujours soutenu par l'exécutif, a une nouvelle fois exclu mercredi de démissionner - au risque de pénaliser le pouvoir -,  martelant qu'il n'est "pas mis en cause par la justice". Seule une mise en examen - bien que non  - serait de nature à chasser du gouvernement le mutualiste indélicat.
Or, malgré le feuilletonnage par la presse des éléments nouveaux recueillis chaque matin, le Parquet national financier et le Parquet de Brest - soumis à Bayrou, archétype de l'homme intègre tant qu'il est dans l'opposition, mais devenu ministre de la ...Justice - persistent à ne pas considérer qu'ils sont en possession d' assez d'"indices graves ou concordants rendant vraisemblable que Ferrand ait pu participer, comme auteur ou complice, à une infraction.

Mardi soir, le Premier ministre avait préparé le terrain à une prise de parole du président.
Bien que mollement, Edouard Philippe avait conforté Richard Ferrand à son poste, malgré "l'exaspération des Français" qui ne pèse pas lourd face au copinage.
Ce matin, le président Macron pointe la presse et la rappelle à l'ordre...

vendredi 7 avril 2017

Menaces de mort contre des magistrats et les media agressifs

Le Parquet de Paris a ouvert une enquête

Des courriers, contenant des balles, adressés à des magistrats du pôle financier (PNF), comme aux rédactions du Canard enchaîné et de Mediapart

Ce qui passe et
ce qui ne passe pas 
Le Parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour "menaces de mort" après l'arrivée de courriers, contenant des balles, adressés à des magistrats du pôle financier (PNF) comme aux rédactions du Canard enchaîné et de Mediapart.


Quatre courriers de ce type sont arrivés lundi au pôle financier et deux courriers "similaires" ont été reçus mercredi aux deux rédactions en pointe dans la diffusion de soupçons visant deux candidats de la droite, a fait savoir aujourd'hui une source judiciaire, ajoutant que l'enquête avait été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).


Le site Mediapart, révèle que les destinataires seraient Eliane Houlette, la patronne du Parquet National Financier et trois autres juges chargés de l’enquête sur l’affaire Fillon qui seraient visés.

Mediapart parle en lieu et place du rédacteur en chef du Canard enchaîné, hebdomadaire anarchiste, Louis-Marie Horeau, et affirme qu'il est la personne qui a reçu un courrier similaire. Ce dernier  ne viserait pas une personne en particulier, mais l’ensemble de la rédaction. Dans la lettre reçue par l’hebdomadaire satirique, le cercueil a été remplacé par… un canard. Le Canard enchaîné n’a pas souhaité porter plainte : "Nous n’avons pas porté plainte. On prend ce courrier avec précaution, on le signale à la police mais, pour nous, cela s’arrête là."

Les agresseurs sous la menace
Photo published for Affaires: des journalistes et des magistrats ciblés par des menaces de mort
Les initiales 'EP' désignent E. Plenel
C'est auprès de cette brigade que le directeur de Mediapart, Edwy Plenel, a déposé plainte, après avoir reçu un courrier posté à Marseille, daté du 30 mars, apprend-on le 7 avril, adressé au site d'information et à son attention. Le trotskiste dit avoir jugé cette menace "sérieuse".
Le texte adressé à E. Plenel est signé d'un mystérieux "Collectif d'épuration 2J", qui place "juges et journalistes dans le même sac", sans préciser de contexte particulier. Sur ce courrier sont dessinés un cercueil et une tête de mort.

Ces menaces interviennent à moins de trois semaines du premier tour de l'élection présidentielle alors que deux des candidats, François Fillon (Les Républicains) et Marine Le Pen (Front national), sont visés par des enquêtes jugées politiques et menées par le pôle financier (PNF) du tribunal de Paris qui dépend directement du gouvernement.

Co-détenu par le groupe SIPA-Ouest-France
("la machine à cash du groupe" propriétaire de l'association qui la chapeaute) et par le groupe belge Rossel (Les Echos du Touquet lui appartient), le quotidien gratuit 20 Minutes reprend une information non vérifiée livrée par Edwy Plenel et n'hésite pas à établir aussitôt un lien entre le Penelopegate et ces menaces: "les rédactions du Canard Enchaîné, de Mediapart ainsi que quatre magistrats du pôle financier - en charge de l’affaire Fillon - ont reçu une lettre de menace accompagnée d’une balle « 22 Long Rifle » ", avant tout utilisée pour le tir sportif, mais aussi pour tuer des petits animaux classés 'nuisibles', et pour le tir réduit militaire.

VOIR et ENTENDRE une conversation surprise entre Hollande et Plenel, à l'université d'été du PS en 2010 :

mardi 10 janvier 2017

CNN et le New York Times, ou l'information nauséabonde que la gauche avale

Pour Trump, le modèle de la presse française a rechuté dans le caniveau

L'AFP et ses clients partisans (Le Monde, Libération, BFMTV, France Info, etc) recourent aussi aux attaques sous la ceinture

CNN, porteur d'Hillary Clinton, adore désormais Moscou. Et notre presse lui emboîte le pas ! Non contents de distiller la rumeur, les décrypteurs de presse de gauche lisent dans les pots de chambre. La presse d'alcôve aurait même reçu de son ennemi, Poutine, de quoi compromettre Trump... Le Canard enchaîné n'y avait pas pensé; Mediapart est admiratif. Le Monde et Libération se sentent petits...

Un rapport de 35 pages agite les media américains. Et ses suiveurs français. Présenté à Donald Trump par les renseignements américains, il contiendrait des informations compromettantes recueillies par Moscou sur sa vie intime. Or, cette presse exemplaire n'a pu vérifier ses sources, puisque le FBI commence à peine à engager les vérifications ds sources qu'il a lui-même diffusées, après avoir la charrue de la rumeur avant les boeufs de la déontologie
Le 31 octobre 2016, CNN a annoncé avoir mis un terme à sa collaboration avec sa commentatrice politique Donna Brazile, par ailleurs... présidente du Comité national démocrate, après la publication par WikiLeaks de courriels révélant qu'elle a communiqué à l'équipe de campagne d'Hillary Clinton des questions prévues pour un débat. Dans un des courriels, Donna Brazile déclare connaître certaines questions et offre d'en communiquer davantage.Lire PaSiDupes.
Le rapport évoque - sans preuves ni détails - une vidéo clandestine qui aurait été tournée à Moscou en 2013. Mais ce montage du FBI, largement acquis aux Démocrates, pourrait également éclabousser Barack Obama au moment de sa sortie de fonctions, parce qu'il fait fuiter pendant son second mandat des informations compromettantes non vérifiées,  mais classées défense, recueillies par la Russie sur le candidat républicain, devenu le prochain président américain. 
"Buzzfeed News publie en entier ce qui est présenté comme un document. Il contient des accusations, qualifiées de "révélations", sur des relations tarifées avec les femmes russes, "pour que les Américains puissent se faire leur propre idée", fusse à partir de montages sur le président élu et d'"allégations qui circulent parmi les plus haut niveaux du gouvernement américain", explique la publication, sans les nommer !, pour tenter de justifier un choix éditorial non pas sulfureux, mais à la fois calomniateur et diffamatoire. 
Comme le précise Buzzfeed, site d'information qui a rechuté dans la fange après s'être efforcé en 2011 d'accéder à la presse de qualité, que côtoie à la marge la journaliste media et divertissement Charlie Vandekerkhove (Fun radio, France Inter, BFMTV) et qui ne craint pas de goûter à ce pain-là.
Les sites francophones du type de BuzzFeed, diffusant des contenus de divertissement et d'"insolite", sont Melty, Topito, Koreus, Démotivateur, Minutebuzz, Konbini, ou Golem13.
Le rapport circule depuis plusieurs semaines dans les sphères politiques, de l'intelligence et des media (tous non spécifiés), ce qui, pour les journalistes du buzz, serait la preuve d'une quelconque validité, mais est surtout à dix jours de la prestation de serment du vainqueur d'Hillary Clinton. Il est composé d'une série de notes datées de juin à décembre 2016, rédigées par un ancien agent du contre-espionnage britannique. Elles auraient été préparées à l'attention des opposants politiques de Donald Trump. Jugé crédible par les éléments Démocrates du renseignement américain, le document est en cours de vérification par le FBI.
Le site Buzzfeed reste entaché par le scandale de juillet 2014, quand on découvrit qu'un de ses rédacteurs politiques, Benny Johnson, avait plagié d'autres sources (plus de 40 fois).
BuzzFeed a en outre dû avouer le 10 août 2014, qu'ils avaient reçu un financement de 50 millions de dollars d'un fonds américain de capital-risque.
Le 18 août 2015, le groupe bénéficie d'un financement de 200 millions de dollars du conglomérat de meédia américain NBCUniversal détenu par GeneralElectric, puis par le premier câblo-opérateur américain, Comcast, propriétaire du studio DreamWorks Animation.
Ce rapport évoque un secret de polichinelle : des liens de longue date entre le nouveau président américain et la Russie
 
Alors que Barack Obama, le président sensible de l'Etat le plus puissant de la planète, pleurait comme une madeleine en donnant cette nuit son dernier discours comme président des Etats-Unis, c'est un document de 35 pages fétides qui agite les media putrides outre-atlantique. C'est donc une chance que ce président ait promis une passation "douce" de pouvoirs...
 
Un rapport des chefs du renseignement américain a été divulgué à la veille de la première conférence de Donald Trump en tant que chef de l'Etat. Instrumentalisé par CNN, mais publié dans son intégralité par Buzzfeed seulement, ce mémo encore non vérifié a été lancé dans les jambes de Donald Trump vendredi par les chefs du renseignement américain, qui lui ont adressé sous la forme d'un résumé de deux pages, d'après CNN - chaîne de télévision qui avait froidement localisé Hong Kong en Amérique du sud, avant de chauffer, lors du G20 de 2011, en situant Cannes en Espagne du nord-ouest, et enfin de brûler en logeant l'Irak en Europe - et le New York Times - prestigieux journal de référence internationale, qui, en juillet 2008, censura pourtant une tribune de John McCain, au motif qu'il était candidat républicain à la présidence - ... Deux monuments qui en imposent néanmoins à la presse militante hexagonale républicaine et surtout... démocratique!  Les controverses ne sont pourtant pas exceptionnelles et récentes, puisque, dès 1930, le correspondant du NYT en Union soviétique, Walter Duranty, masqua aux Américains la famine organisée par Staline en Ukraine. 

La concertation d'une radio, CNN, et d'un journal, le NYT, apparaît une nouvelle fois au grand jour pour nuire au Républicain Trump, pendant sa campagne contre leur candidate Démocrate et depuis sa victoire sur Hillary Clinton dans la conquête de la Maison blanche. La vengeance est un plat qui se mange froid ou réchauffé. 

Ils lui ont aussi présenté leur rapport-maison, partiellement déclassifié, qui récapitule des opérations supposées de piratage informatique et de... désinformation pilotées par la Russie.

Donald Trump dénonce "une chasse aux sorcières". 
Buzzfeed avoue lui-même ne pas être en mesure d'authentifier le document qu'il publie in extenso ! Les notes de ce site de divertissement populaire, qui contiennent en particulier des informations sur une vidéo à caractère sexuel, une sextape, tournée dans un hôtel de Moscou clandestinement en 2013 par les services russes, afin de servir de moyen de chantage. Elle impliquerait des prostituées russes. 

Le document contient aussi des informations sur des échanges de renseignements supposés entre Donald Trump, certains de ses proches (non encore identifiés) et le Kremlin, qui auraient circulé dans les deux directions et pendant des années. 

Les zones d'ombre qui entourent pour l'heure ces informations n'appelent pas ses exploiteurs à la réserve... 
Elles agitent au contraire jusqu'à une certaine partie de la sphère politique et du Congrès. 
L'ancien porte-parole d'Hillary Clinton, Brian Fallon, a appelé le chef républicain du Sénat, Mitch McConnell, à autoriser une commission d'enquête spéciale. 
Obama se refuse toutefois à commenter ce qui serait un fuitage de ses services.

Donald Trump a exprimé son indignation sur ces salissures
"Fausses informations - une chasse aux sorcières totale !", a opposé le président élu, en lettres capitales sur son compte Twitter, tandis que les media français -farouches défenseurs du secret des sources- l'accusent,  sur la base d'allégations non vérifiées, de se mettre en colère et de manifester sa brutalité coutumière.  
En novembre 2016, Donald Trump avait pointé le New York Times, l'accusant d'être "malhonnête". "Ouah, le @nytimes perd des milliers d'abonnés à cause de sa couverture très mauvaise et hautement imparfaite du "phénomène Trump"", avait-il tweeté.
L'ex président de la Chambre des Représentants, Newt Gingrich, a fait valoir sur CBS que
Twitter est "une technique qui permet de toucher 13 à 14 millions de personnes gratuitement et de contourner le New York Times" ou les autres. D'où l'agressivité des media dans leur combat 
-notamment en France- pour éradiquer les adblockers (logiciels anti-pub) qui nous débarrassent des intrusions de la publicité commerciale.
Quelques heures plus tôt, l'avocat de la cible des media Démocrates, Michael Cohen, a qualifié ces informations de "ridicules, à plusieurs niveaux". 
Cité par ces notes, qui évoquent de manière détaillée un voyage qu'il aurait effectué à Prague pour y rencontrer des interlocuteurs russes, l'avocat a démonté les accusations sur son compte Twitter. "Je ne suis jamais allé à Prague de ma vie !", a-t-il affirmé.
Sauf si, selon lui, Prague est en République tchèque et non en Australie...