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vendredi 7 avril 2017

Menaces de mort contre des magistrats et les media agressifs

Le Parquet de Paris a ouvert une enquête

Des courriers, contenant des balles, adressés à des magistrats du pôle financier (PNF), comme aux rédactions du Canard enchaîné et de Mediapart

Ce qui passe et
ce qui ne passe pas 
Le Parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour "menaces de mort" après l'arrivée de courriers, contenant des balles, adressés à des magistrats du pôle financier (PNF) comme aux rédactions du Canard enchaîné et de Mediapart.


Quatre courriers de ce type sont arrivés lundi au pôle financier et deux courriers "similaires" ont été reçus mercredi aux deux rédactions en pointe dans la diffusion de soupçons visant deux candidats de la droite, a fait savoir aujourd'hui une source judiciaire, ajoutant que l'enquête avait été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).


Le site Mediapart, révèle que les destinataires seraient Eliane Houlette, la patronne du Parquet National Financier et trois autres juges chargés de l’enquête sur l’affaire Fillon qui seraient visés.

Mediapart parle en lieu et place du rédacteur en chef du Canard enchaîné, hebdomadaire anarchiste, Louis-Marie Horeau, et affirme qu'il est la personne qui a reçu un courrier similaire. Ce dernier  ne viserait pas une personne en particulier, mais l’ensemble de la rédaction. Dans la lettre reçue par l’hebdomadaire satirique, le cercueil a été remplacé par… un canard. Le Canard enchaîné n’a pas souhaité porter plainte : "Nous n’avons pas porté plainte. On prend ce courrier avec précaution, on le signale à la police mais, pour nous, cela s’arrête là."

Les agresseurs sous la menace
Photo published for Affaires: des journalistes et des magistrats ciblés par des menaces de mort
Les initiales 'EP' désignent E. Plenel
C'est auprès de cette brigade que le directeur de Mediapart, Edwy Plenel, a déposé plainte, après avoir reçu un courrier posté à Marseille, daté du 30 mars, apprend-on le 7 avril, adressé au site d'information et à son attention. Le trotskiste dit avoir jugé cette menace "sérieuse".
Le texte adressé à E. Plenel est signé d'un mystérieux "Collectif d'épuration 2J", qui place "juges et journalistes dans le même sac", sans préciser de contexte particulier. Sur ce courrier sont dessinés un cercueil et une tête de mort.

Ces menaces interviennent à moins de trois semaines du premier tour de l'élection présidentielle alors que deux des candidats, François Fillon (Les Républicains) et Marine Le Pen (Front national), sont visés par des enquêtes jugées politiques et menées par le pôle financier (PNF) du tribunal de Paris qui dépend directement du gouvernement.

Co-détenu par le groupe SIPA-Ouest-France
("la machine à cash du groupe" propriétaire de l'association qui la chapeaute) et par le groupe belge Rossel (Les Echos du Touquet lui appartient), le quotidien gratuit 20 Minutes reprend une information non vérifiée livrée par Edwy Plenel et n'hésite pas à établir aussitôt un lien entre le Penelopegate et ces menaces: "les rédactions du Canard Enchaîné, de Mediapart ainsi que quatre magistrats du pôle financier - en charge de l’affaire Fillon - ont reçu une lettre de menace accompagnée d’une balle « 22 Long Rifle » ", avant tout utilisée pour le tir sportif, mais aussi pour tuer des petits animaux classés 'nuisibles', et pour le tir réduit militaire.

VOIR et ENTENDRE une conversation surprise entre Hollande et Plenel, à l'université d'été du PS en 2010 :

jeudi 28 mars 2013

Des lettres de menaces antérieures à la mise en examen de Sarkozy

Quand la presse suscite un niveau élevé de détestation
Plusieurs journalistes et le président du CSA ont reçu des lettres de menaces.

D'une part, elles ressembleraient à celle envoyée au juge Jean-Michel Gentil
qui a mis Nicolas Sarkozy en examen dans l'affaire Bettencourt, a-t-on appris jeudi de sources policière et judiciaire.
Ces courriers ont été envoyés aux journalistes
Jean-Pierre Elkabach (mais aussi, dit-on, Bruce Toussaint) d'Europe 1, et
Mickaël Darmon, d'i>télé (groupe Canal+), ainsi qu'Olivier Schrameck, le président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) désigné par le président Hollande, en dépit des promesses du candidat de ne pas intervenir dans les nominations des responsables à des postes sensibles.


D'autre part, les lettres auraient été reçues le mercredi 20 mars
Or, la mise en examen de l'ex-président Sarkozy est intervenue le lendemain, le jeudi 21 mars, ce qui pose plusieurs questions ?

Pourquoi l'information a-t-elle été tenue secrète jusqu'à aujourd'hui, du 20 au 28 mars, pendant donc une semaine ?Le juge d'instruction a-t-il été influencé dans sa décision par ce courrier ?La lettre reçue au Palais de Justice de Bordeaux par le juge Jean-Michel Gentil est signée d'un mystérieux groupe se baptisant "IFO", "Interaction des forces de l'ordre Paris-Melun-Rouen-Caen-Cherbourg-Rennes" et l'accuse de faire partie d'un "groupuscule de juges rouges révolutionnaires, totalitaires, enragés et engagés politiquement". Selon Sudouest.fr, les deux collègues du juges, Cécile Ramonatxo et Valérie Noël, ont également reçu des lettres de menace, mais cela n'était pas confirmé mercredi soir.

Les menaces de mort


Les enveloppes contiennent
des balles à blanc ou des cartouches vides"des munitions d'arme de guerre", et portent la signature d'un groupuscule inconnu, selon une source syndicale de la magistrature. "Groupuscule", parce qu'inconnu ?

Une enquête préliminaire a été ouverte par le Parquet de Bordeaux et confiée à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a-t-on précisé.


Des antécédents en 2009


Même mode opératoire ?


vendredi 26 décembre 2008

Un enfant meurt à l’hôpital: l’opposition récupère la dépouille

Une infirmière en garde à vue prolongée
Un enfant de trois ans est mort mercredi soir à l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Paris (XIVe). Une infirmière a reconnu une erreur de médicament et a vu jeudi soir sa garde à vue prolongée de 24 heures, mais les circonstances exactes restent à déterminer.

Sans attendre, dans une entretien diffusé jeudi sur le site du Parisien, Ihmad, père du petit Ilyès âgé de 3 ans et né à Joinville-le-Pont, a reproché à l'hôpital de ne pas avoir réagi assez vite alors que son fils était "en train de mourir". Sa douleur est bien naturelle, mais les cris venus des alentours le sont-ils autant?

La meilleure défense est l’attaque

  • Accusations familiales

    > Premier degré dans l’accusation
    Le papa raconte, la maman restant absente du débat. "Il y avait personne, je suis sorti dans le couloir et j'ai dit aidez-moi (...) J'ai fait le tour, il n'y avait pas un seul infirmier. Et, quand les infirmiers sont venus, il m'ont dit ‘arrêtez de vous affoler Monsieur, votre fils n'a rien (...). Je leur ai dit ‘mon fils est en train de mourir’ " La réponse d’apaisement du personnel est un acte de psychologie élémentaire qui ne préjuge en rien de sa prise en compte du problème.

    > Deuxième degré dans l’accusation
    Pour l’oncle d’Issam, l'infirmière placée en garde à vue n'est pas la seule responsable: "On peut pas mettre tout sur le dos de cette pauvre dame. Je veux pas de bouc-émissaire, je veux que tous les responsable soient punis", a-t-il dit.

  • Récupération politique

    Entrée en scène de l’initiateur de le « colère saine » prévue et répétée par Sa Cynique Majesté Royal avant le débat face à Sarkozy pendant la campagne présidentielle télévisée. Le député socialiste Jean-Marie Le Guen a aussitôt exprimé jeudi soir son "émotion" saine, après la mort de l'enfant.
  • Récupération syndicale

    > Troisième degré dans l’escalade, côté infirmier

    >
    Marie-Christine Fararik, de Sud (syndicat non représentatif de l'AP-HP), a jugé que l'"erreur" d'une infirmière ayant débouché sur une "catastrophe", la mort d'un enfant, n'était pas un "crime", ou en tous les cas ne justifie une garde à vue.
    Jugeant le "risque zéro" impossible, Mme Fararik a souligné que l'accroissement "à tout prix" de la "productivité" à l'hôpital "peut favoriser" ce type d'erreur. Déjà, le petit Ilyès est oublié et sa dépouille récupérée à des fins politiciennes.

    >
    Un responsable de la CGT-santé, Christophe Prudhomme, a également souligné qu'"à partir du moment où l'erreur n'est pas intentionnelle, la garde à vue est disproportionnée", le Parti communiste jugeant, lui, la procédure "pour le moins démesurée". PCF et CGT unissent une nouvelle fois leurs efforts de déstabilisation politique et si des démonstrations de colère éclataient –spontanément- dans les quartiers, ils n’en seraient évidemment pas à l’origine et en rien responsables.
    La CGT en profite pour envisager des possibilités de renouvellement de cet accident.
    "Aujourd'hui, du fait de la tension qui existe dans les hôpitaux, liée notamment au manque d'effectifs et à la dégradation des conditions de travail", a ajouté, M. Prudhomme "on peut prévoir que ce type d'accident, qui devrait rester exceptionnel, risque de se multiplier". Voeu de syndicaliste pour 2009 ?

    > Troisième degré dans l’escalade, côté médical
    De son côté, le président du syndicat de médecins urgentistes Amuf, Patrick Pelloux, a demandé la démission de Roselyne Bachelot, après trois "affaires" s'étant soldées par des sanctions. Aucune présomption d'innocence ? Quelle est la position du bon Dr Pelloux sur l'affaire du sang contaminé qui tache les mains socialistes?
    "C'est les lampistes à chaque fois qu'on met en avant (...) On veut bien travailler dans la difficulté, mais lorsque la ministre (...) nous accuse et ne prend pas, je dirais, les nuances sur la présomption d'innocence, ça commence à bien faire. Je crois que Roselyne Bachelot doit démissionner", a-t-il estimé sur
    France Info. Pelloux a prescrit la mort médicalement assistée d'une ministre...

    La réalité est moins simpliste

    Les procédures mises en place
    Si l'infirmière a bien reconnu avoir administré dans une perfusion du chlorure de magnésium au lieu d'un sérum glucosé destiné à le réhydrater, "aucune conclusion médicale ne peut être établie" pour le moment, a-t-on expliqué de source proche du dossier, car le chlorure de magnésium est un produit habituellement bénin.

    L'infirmière a été placée en garde à vue mercredi à 23H00
    dans les locaux de la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) et
    le Parquet de Paris a prolongé jeudi pour 24H00 cette garde à vue.
    A l'issue de cette garde à vue, le parquet pourrait ouvrir une information judiciaire "probablement pour homicide involontaire" et l'infirmière être présentée à un juge d'instruction.
    "Dès les premiers moments, l'infirmière est venue dire à son chef de service qu'il s'agissait d'une erreur", a déclaré jeudi à la presse la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot.
    L'état de l'enfant s'étant aggravé, il a été conduit au service réanimation de l'hôpital où son décès est intervenu à 20H45, le parquet ayant annoncé que l'autopsie devait être réalisée jeudi après-midi.
    La direction de l'AP-HP a, elle, "demandé un audit interne pour comprendre les circonstances de ce drame".
    La garde à vue de l'infirmière "est la procédure normale dans ce cas", a expliqué
    Mme Bachelot.

    La polémique pourrait venir d’ailleurs
    >
    Alors que l’opposition prétend qu'ils manquent de personnels et de moyens, comment explique-t-elle que les hôpitaux admettent des cas d’
    angine en urgence.
    > Tous les cas d’angine de l’Ile-de-France sont-ils soignés dans les hôpitaux parisiens ?

    Si l’angine n’était pas aussi bénigne que le dit la presse, pourquoi ne pas communiquer sur le risque réel qui nous serait dissimulé ? Sauf s’il existait un risque d’affolement des populations, que le bon Dr Pelloux nous précise de quel pathologie exacte il s’agissait.

    >
    Mais le papa d’Ilyès a fourni une information intéressante.
    Il mentionne en effet les amygdales de son petit. Excluons une ablation à la veille de Noël ! Alors, a-t-il essayé de dramatiser une angine bénigne dans le but de faire admettre son enfant à l’hôpital pour le faire bénéficier de soins aux frais de la solidarité nationale ?

    >
    Si la famille de l’enfant a fait admettre l’enfant en urgence, avec la
    connaissance d’un risque vital pour le garçonnet, a-t-elle informé le personnel soignant ?
    > Si le personnel n’a pas été informé par la famille
    , en quoi est-il responsable ? Et, à plus forte raison, la ministre ?

    Que les partis et syndicats d’opposition se livrent à une récupération paraît inconcevable, mais serait particulièrement malsain en milieu hospitalier.