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vendredi 4 mai 2012

A Stains, le totalitarisme des communistes de Mélenchon est une réalité concrète


La gauche vertueuse donne l'exemple de la démocratie française à la soviétique 


Hollande, candidat unique ?

Les camarades  communistes de Stains n'ont aucun complexe
 pour afficher la photo de leur seul candidat
Et en double exemplaire


Voici une photo de panneaux officiels dans la commune de Stains en Seine-Saint-Denis (9.3), un département présidé par Claude Bartolone (PS).
Vous pouvez faire un tour dans cette commune pour constater de vos propres yeux que pour le deuxième tour de l'élection présidentielle, le seul candidat socialiste suffit aux totalitaires!

Une illustration de la moralisation dont parle le candidat unique 
Et inquiétant pour la suite des événements... 
Le préfet a été saisi et un huissier a été dépêché pour constater !

lundi 19 mars 2012

La montée de Mélenchon menace les accords PS-Europe Ecologie-les Verts

Nono Mamère s'inquiète pour leur entente aux législatives



Mamère a un problème avec le Front ...de gauche:
il craint l'éclatement du Pacs PS-EELV




Interrogations sur le respect de l'accord pour les législatives conclu avec le PS


Après Moscovici (PS), Noël Mamère (EELV) redoute la montée de Mélenchon (10-11% dans les sondages), alors que Gro-Eva Joly stagne à moins de 3%, avec le risque que le Front de gauche veuille "faire monter les enchères".

Pierre Laurent a estimé que "le paysage politique à gauche ne serait pas celui qui était prévu par certains en novembre dernier" au moment de l'accord entre le PS
et EELV.
Invité de Radio France dimanche soir, le secrétaire national du PCF a observé que le mouvement "est en train de s'imposer comme un acteur majeur de l'élection à la présidentielle et des législatives qui vont suivre".
"Donc, évidemment, si quelqu'un veut gouverner à gauche, quel qu'il soit, il devra compter avec le Front de gauche", a souligné le numéro un du PCF, en réaction à chaud à la démonstration de rue de Mélenchon à la Bastille dimanche.

Mais Noël Mamère (EELV) oppose le respect des accords

"Il y a un accord signé entre PS et EELV" sur une soixantaine de circonscriptions réservées à EELV.
"Le respect mutuel doit être la règle et cet accord doit être tenu" et "s'il n'y a pas de loyauté entre partenaires de la gauche, c'est à désespérer de la possiblité d'une alternative au sarkozysme", a insisté sur France Info le député-maire de Bègles (Gironde), aux abois.


Le pire ennemi de la gauche, c'est la gauche


"Je comprends que Pierre Laurent et ses amis du Front de gauche soient saisis par le vertige des cîmes et veuillent remettre en cause l'accord que nous avons passé mais je pense qu'il y a de la place pour tout le monde dans la future majorité ", a approuvé le coprésident du Conseil stratégique de Gro-Eva Joly.

Nono Mamère a reconnu avoir "des motifs d'inquiétude, car cet accord risque d'être fragilisé par le score qu'on nous annonce à la présidentielle et les amis de Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent risquent de faire monter les enchères, tout comme nous risquons d'être confrontés à des dissidences dans un certain nombre de circonscriptions car nous savons bien qu'une partie des socialistes a très mal accepté cet accord, considéré comme étant exorbitant".

Mais, a prévenu Mamère, "il faut découpler la question présidentielle des législatives", sinon il y aura des "dégâts collatéraux dangereux pour l'avenir de l'écologie politique dans notre pays".
A gauche, on s'éclate !
Le candidat Hollande découvre que le PCF existe toujours et bouge encore !
Les grandes manoeuvres ont commencé dans la "république bananière" des gauches unies-désunies ...

mercredi 7 décembre 2011

Achetez français, clame Hollande, avec les communistes

François Bayrou fait du neuf avec de l'ancien

Hollande plaide pour le "patriotisme industriel"


Ca s'appelle 'repli sur soi' ou protectionnisme
" Acheter français " ? François Hollande aurait trouvé la formule pour parler d'un sujet autour duquel toute sa campagne va tourner (avec l'éducation) : la réindustrialisation de la France.
François Hollande a assuré mercredi que la désindustrialisation n'est pas une fatalité.
Il était chez Alstom au Creusot, fleuron de l'industrie française et dans une région qui a su préserver son industrie. "Il y a eu 400.000 pertes d'emplois industriels en France en cinq ans, mais pendant les cinq ans qui viennent, nous allons réindustrialiser la France, augmenter la capacité de production, c'est un véritable enjeu pour notre compétitivité et pour notre balance commerciale", a déclaré le candidat socialiste à l'élection présidentielle aux salariés, dans ce site qui fabrique des pièces de TGV.

Le candidat solitaire s'en est pris une nouvelle fois à Nicolas Sarkozy sans le nommer, sa technique directe et franche.
Se livrant sans doute à de l'auto-dérision, il a ironisé sur "ceux qui viennent dans les usines pour Noël, dire qu'elles vont être sauvées et qui finalement ferment au printemps" et ceux qui, "au sommet de l'Etat, à bout de souffle, menacés d'une note dégradée, s'interrogent sur la crise". Mais il y a aussi ceux qui font et ceux qui n'ont jamais rien fait.
François Hollande a raillé le slogan "travailler plus pour gagner plus" utilisé lors de la campagne de 2007 par Nicolas Sarkozy, en soulignant que le chômage approchait les 10%.
S'appuyant sur l'exemple de l'entreprise Eolane, qui fabrique, elle aussi au Creusot, des tablettes numériques dont la production a été relocalisée en 2010, il a plaidé en faveur d'une politique de relocalisation en France.
" Ils se sont aperçus qu'ici il y avait un meilleur savoir-faire, une meilleure qualité, un meilleur service après-vente. On peut donc revaloriser notre savoir-faire. C'est ça le patriotisme industriel", a-t-il défendu.
Puis, s'adressant en aparté à un ouvrier, il a expliqué qu'il était d'accord pour produire en Chine des produits destinés au marché chinois. " Mais si c'est pour la France, alors on produit en France ! ", a-t-il proclamé.

La campagne de Bayrou est vieille de 40 ans

" Acheter français, c'est du patriotisme social "
A la mi-décembre 2008, le Parti Radical lançait une pétition pour inciter les consommateurs à acheter des produits fabriqués en France. Le but : sauver des emplois, explique Nourdine Cherkaoui, à l'origine du projet.
Communicant et membre du PR, il pense cette initiative comme " un antidote à la fatalité " : " Nous avons tous le pouvoir d'influencer l'emploi. Notre pouvoir d'achat c'est notre pouvoir d'emploi. Si vous privilégiez des produits qui sont fabriqués en France, vous protégez les emplois. Par exemple : nous sommes capables de fabriquer du high-tech, mais trouvez-moi 10 usines en France qui font des écrans plats ! 85% des cadeaux, jouets modernes... sont "made in China". "
Il parle même de " commerce équitable tricolore "...
Les marxistes défaitistes parleraient plutôt de commerce durable.

Mais l'initiative est due au PCF
En vérité, les communistes de Georges Marchais (photo d'introduction ci-dessus) avaient lancé la campagne " Acheter français et produire français " en 1970 !

L'affiche ci-contre à gauche est due au PPF, parti fasciste français actif durant la Seconde Guerre mondiale: troublant !

Quant à Bayrou, il se livre à du laisser-aller langagier !
invité du "Grand Jury" RTL-Le Figaro- LCI, il a agité son drapeau rouge: " On est en train de crever, il faut inverser le mouvement et redonner envie d'acheter français, c'est une démarche civique ", a affirmé Bayrou dimanche 4 décembre au « Grand Jury » RTL - Le Figaro - LCI.
"
Il faut que les Français consommateurs soient le soutien actif des Français producteurs. Il faut et il suffit que, chaque fois que nécessaire, sur les rayons, la transparence soit établie sur la localisation de la production.
Le label “produit en France” dira au consommateur qu'il est engagé dans le produit, qu'il achète un peu pour lui-même, pour son emploi, pour sa sécu et sa retraite.
"


Pour ne pas (trop) prêter le flanc aux accusations de protectionnisme
, il précise que " ce label ne sera pas réservé aux entreprises françaises ": " Il sera ouvert à tous les produits pourvu qu'ils soient produits en France. Et il joue sur les mots: "Il ne s'agit nullement de protectionnisme, il s'agit de transparence !"

Marine Le Pen en revendique aussi la maternité: " Je l'ai dit bien avant lui "

Marine Le Pen propose " une loi Achetons français ", clamant qu'elle l'avait « dit bien avant lui ".





Le député (radical) de Seine-et-Marne Yves Jego, lui, accus Bayrou de plagiat, sur son compte Twitter :
" Les propositions de Bayrou sur le “Made in France” sont celles de mon rapport remis à Sarkozy en mai 2010. " Jégo préconisait notamment la création d'un label ' Origine France '. Créé en mai dernier, ce label indique qu'au moins 50% de leur valeur provient de France. Des matières premières peuvent être importées mais les éléments doivent être assemblés en France.


dimanche 25 septembre 2011

Jean-Luc Mélenchon fait le vide au parti communiste

Le candidat du Front de gauche à la présidentielle serait-il un despote ?

Qu'ils s'en aillent tous, les militants communistes !


Mélenchon, l'intolérant candidat du Front de Gauche à la présidentielle, s'en est pris à un militant communiste
, lors de la dernière Fête de l'Humanité. Il l'a sommé de " dégager ", parce qu'il avait l'audace de l'interpeler sur la présence de plusieurs candidats à la primaire PS, la Ch'tite Brochen-Aubry, la Gélée Royal et Nono Montebourg, escortés de leurs courtisans respectifs.

Un "débat participatif" typique des alliés du PS
Dans un reportage filmé la semaine dernière et diffusé dimanche sur Canal+, on voit un militant s'approcher de Jean-Luc Mélenchon juste après la visite de Martine Aubry et lui lancer: " Je voudrais savoir s'il y a un débat ou si c'est juste pour la télé ? Il y avait Martine, elle ne s'est pas exprimée et on ne sait pas ce qu'elle est venue faire à la Fête de l'Humanité... "

"Bon, redescends (de la tribune), s'il te plaît. Dehors ! ", lui lance Jean-Luc Mélenchon, agressif.

- Le militant: " Non, pourquoi je redescendrais ? "

- Jean-Luc Mélenchon: " Si tu es un militant, tu es discipliné !"

- Le militant: " Non, attends, tu vas pas me faire la leçon !"

- Jean-Luc Mélenchon: " Si, je te la fais. Dégage !"

Le militant communiste s'est ensuite fait pousser au bas de l'estrade par les de Jean-Luc Mélenchon, tandis que l'indigné lançait: " Il n'a pas à me dire ça... Moi, je suis pas journaliste, Jean-Luc !"



VOIR et ENTENDRE la scène de mépris pour la base.
Ce qui est auto-censuré par les media qui se disent démocratiques se trouve, non pas sur Dailymotion, mais sur RuTube...:

A noter que Clémentine Autain est disciplinée... La révolutionnaire assiste à la scène sans broncher !


L'ex-socialiste Jean-Luc Mélenchon est un caractériel

Le passif du candidat du Front de gauche
, association du PCF (dirigé par Pierre Laurent) et du PG (Parti de gauche, dirigé par Mélenchon) est particulièrement encombrant.
VOIR et ENTENDRE son mépris pour les jeunes et la presse:


Jean-Luc Mélenchon et l'étudiant en journalisme... par felixbriaud

VOIR et ENTENDRE Mélenchon stigmatiser le Parti socialiste.

L'entretien de Jean-Luc Mélenchon et de Jean-Jacques Bourdin avait été houleux, sur BFM TV et RMC, en janvier 2010:

La colère de Mélenchon contre le PS, Frêche et... par rmc

"Vite, la révolution citoyenne" ?
Les alliés au temps des élections sont-ils capables de gouverner ensemble ?

vendredi 21 janvier 2011

André Gérin rejette le coucou Mélenchon du nid communiste

Le député PC de Vénissieux veut couper les ailes du socialiste Mélenchon

Comme en 2007, Hervé Gérin, figure régionale du PCF historique, est candidat à la candidature pour défendre les couleurs du PCF à l’élection présidentielle de 2012.

Ce qui motive sa décision

Il explique qu'il serait mortifère pour les forces de gauche et la France laborieuse que le Parti communiste français (PCF) soit absent de cette échéance qui constitue la clé de voûte de la V e République.

L’hypothèse selon laquelle le PCF pourrait se ranger derrière Jean-Luc Mélenchon et son Parti de gauche (PG), filiale du PS, doit absolument être combattue. Sa démarche vise donc pour partie à faire barrage à Mélenchon.

L’identité communiste; oui, l'identité nationale, non




Mélenchon vient de féconder l'oeuf





Gérin, en recherche de paternité, observe que le PCF est isolé du fait de la politique d’abandon conduite par ses dirigeants depuis notamment les années Robert Hue. Pour sa part, il a l’intention de mener une campagne qui s’adresse, sans exclusive, à tout le peuple de France. Il s’agit de repartir à la reconquête de l’électorat populaire qui se réfugie dans l’abstention, voire le vote Front national, avoue-t-il.

Dédé Gérin (ci-contre) pense incarner un PCF porteur des valeurs d’une gauche authentique
par sa volonté de changer de modèle de société, de rompre avec le capitalisme. Convaincu qu'il n’y a pas de fatalité à la bipolarisation, il compte régénérer le PCF et lui redonner ainsi sa place dans le paysage politique français.

André Chassaigne, député PCF a choisi de représenter le Front de gauche

Gérin se retirerait-il si Chassaing était désigné, comme en 2007 ?
Lors de la dernière présidentielle, le PCF avait désigné Marie-George Buffet. Pour l’heure, Dédé Chassaigne, député du Puy-de-Dôme, est isolé. Gérin reste en alerte et réitère son rejet de Jean-Luc Mélenchon un arbre qui ne masque aucune forêt Front de gauche. Gérin accuse la démarche « étriquée » de Mélenchon qui conduirait à la défaite, comme elle a conduit à l’échec du gouvernement Jospin.
Gérin appelle les militants à faire le bon choix entre plusieurs candidats issus des rangs communistes lors de la consultation qui devrait avoir lieu en juin.

lundi 14 juin 2010

Villeneuve-Saint-Georges: drapeau tricolore brûlé, remplacé par le drapeau algérien

L'accueil de la France récompensé

L'outrage

Le drapeau français de la mairie de Villeneuve-Saint-Georges (ville communiste du Val-de-Marne) a été brûlé dans la nuit de dimanche à lundi et remplacé par un drapeau algérien, a-t-on appris auprès de la municipalité.
Ci-contre la scène dont rend comte la presse date de 2008: c'était à Cavaillon dans le Vaucluse (PACA), dont on parle décodemment beaucoup: lire PaSiDupes
Les faits ont été découverts lundi matin à l'ouverture de la mairie, qui a porté plainte.

Un raisonnement incertain
La Slovénie a terni le retour de l'Algérie en Coupe du monde de football dimanche en remportant (1-0) son premier match du groupe C. Le drapeau tricolore devait payer le prix de la défaite algérienne. De quoi en conclure que l'intégration bloque dans certaines communes ?

Dans le cadre d'une opération de jumelage, trois drapeaux - un français, un allemand et un anglais - avaient été hissés pendant le week-end sur des mâts, devant la mairie.
"C'est le drapeau français qui a été brûlé et remplacé par un drapeau algérien", a précisé un porte-parole de Sylvie Altman, le maire PCF. Dans cette commune qui apporte son soutien à la Palestine et aux pro-palestiniens, on assure que "rien ne laissait présager ce geste": le drapeau français immolé sur le perron de l'hôtel de ville.

Les réactions qui expliquent le phénomène

Valérie Pécresse, présidente du groupe UMP au Conseil régional d'Ile-de-France, a exprimé son indignation "face à cet outrage au drapeau français." Le groupe UMP condamne cet acte "avec la plus grande fermeté et souhaite que ses auteurs soient rapidement identifiés et sanctionnés", dit un communiqué.

Pour Dominique Joly, conseiller municipal FN de la ville et Marie-Christine Arnautu, secrétaire régionale du parti, cet acte témoigne "du plus grand mépris envers la République" et d'une volonté des auteurs de ce délit de "régner en maîtres sur nos villes, sur notre pays."

=> Depuis 2003, en France le délit d'outrage au drapeau ou à l'hymne national lors d'une manifestation organisée est puni de 7.500 euros d'amende et de six mois d'emprisonnement lorsqu'il est commis en bande organisée.

La maire n'a rien vu venir

"Rien ne peut justifier que le drapeau tricolore soit brûlé", a tenu à préciser Sylvie Altman, mais sans grande conviction et un peu tard, par le biais du site internet de la municipalité.
Un article de presse aurait-il été trop officiel et 'stigmatisant' ?

La scène ci-contre date de 2010 à Nice, provoquée par une initiative de la FNAC: lire PaSiDupes sur ledébat consacré à l'identité nationale

Sylvie Altman glorifie la population qui l'a faite maire
"Villeneuve est riche de sa population, une population multicolore, interculturelle. Ici comme ailleurs les drapeaux des nations qui jouent au Mondial de football sont mis sur les maisons, les restaurants. Le climat peut être passionné, mais calme et serein", écrit-elle sereinement. Pas de quoi donc en faire un plat !

Au PC, on suggère ainsi de rentrer le drapeau tricolore aux grandes occasions: il irriterait certains...
Faudra-t-il bientôt cacher les emblèmes nationaux pour complaire à la diversité qui enrichit la France de sa population ?

mardi 16 mars 2010

Régionales: la gauche maquille sa confusion en fusion

Les magouilles de l'opposition au second tour, région par région

Les oppositions de personnes s'ajoutent aux divergences de projets

=> Seulement 7 accords à gauche mardi 16 mars à 6h30 du matin

Après un jour et deux nuits, les maquignons du PS, du Front de gauche et d'Europe-Ecologie se sont rapprochés dans seulement 7 des 22 régions : Alsace, Champagne-Ardenne, Corse, Lorraine, Midi-Pyrénées, Poitou-Charentes et Provence-Alpes-Côte d'Azur.

=> Trois refus d'entente

3 régions continuent de se déchirer : Bretagne, Limousin et Nord-Pas de Calais, où les désaccords persistent et pourraient mener à des triangulaires.

=> Les négociations qui se poursuivaient dans la plupart des régions ne préjugent pas un risque particulier de rupture, mais plutôt la difficulté de ménager des amours-propres et des ambitions peu compatibles et de néanmoins préserver la sérénité des conseils régionaux à venir, autant que faire se peut à gauche. Pour autant, le respect de la proportionnelle n'est déjà plus aussi automatique qu'au moment des accords pré-électoraux et l'application des engagements provoque d'ores et déjà les frictions qui n'augurent rien de bon des prochains débats et de la défense des intérêts des populations régionales. Construire ensemble n'est pas naturel à ceux qui n'ont jamais partagé qu'une culture de dénigrement et d'opposition.
Les formations politiques ont jusqu'à mardi, 18h, pour présenter leurs listes.

Alsace

Les têtes de liste d'Europe Ecologie et du PS en Alsace ont présenté lundi leur liste fusionnée, en vue du second tour. Ils espèrent parvenir à une alternance "historique" dans l'une des deux seules régions restées à droite en 2004.
La liste fusionnée, qui sera conduite par le socialiste Jacques Bigot, comprend 26 noms issus de la liste PS et 21 venus d'Europe Ecologie, soit une répartition proportionnelle à leurs scores respectifs au premier tour, qui consacre donc l'amère déception des Verts qui se voyaient déjà prendre la tête de la région.
La liste des deux Jacques est issue d'un "accord de gouvernance équilibrée", prétend Fernique, le meneur des écologistes, qui s'exprimait sous le contrôle du socialiste Jacques Bigot, à son côté.
Les listes s'étaient mises à deux pour obtenir dimanche 34,57% des voix au premier tour, soit quasiment le même score que la liste unique de la majorité, menée par l'UMP Philippe Richert (34,94%), dans un scrutin marqué par un taux d'abstention record de 56,64%, contre 53,64% au niveau national. Le second tour, auquel participera également le Front national dans le cadre d'une triangulaire, s'annonce donc particulièrement serré, dans cette région qui n'a jamais été gérée par la gauche. Le vote des électeurs du FN est donc déterminant et confirmera -ou non- qu'il peut s'accommoder de la gauche, dont les communistes, en Alsace.
Interrogé de son côté sur les sujets annoncés de désaccords majeurs entre les deux partenaires - notamment sur le nucléaire, le tracé du futur TGV Strasbourg-Lyon ou la politique de développement de l'aéroport de Strasbourg -, l'autre Jacques a assuré -non sans un aplomb prometteur de dialogue sincère- que le PS et Europe Ecologie n'avaient aucun "désaccord qui empêche de gérer la région"...
Le leader du Mouvement écologiste indépendant (MEI), Antoine Waechter, qui fut le candidat des Verts à la présidentielle de 1988, avant de prôner pendant longtemps une ligne de "ni droite ni gauche", est 3e sur la section du Haut-Rhin de la liste fusionnée, pour simplifier les rapports !

Bretagne

En guise de fusion de leurs listes , Europe Ecologie et le PS n'ont réussi qu'à créer la confusion.

Pour le second tour des régionales en Bretagne, il y aura donc une "triangulaire", ont confirmé lundi soir à Rennes les chefs de file des deux listes rivales, à la suite d'annonces et de désaveux successifs dignes de la rive méditerranéenne.
"Je regrette que nous n'ayons pas abouti à un accord", s'est étonné la tête de liste d'Europe Ecologie, Guy Hascoët, à l'issue d'une journée de négociation tendue. "On est confronté à une vision hégémonique d'un parti vis-à-vis d'un camp", a-t-il regretté.
En effet, le chef de file du dominateur PS et président sortant de la région, Jean-Yves Le Drian, de son côté, n'est pas disposé à partager. "Malgré notre volonté d'ouverture, la position de M. Hascoët est restée intangible", a accusé Jean-Yves Le Drian devant la presse. Il a "préféré le choix de passer en triangulaire, mal élu, au lieu d'une dynamique enthousiasmante", a-t-il tenté d'expliquer.

En Bretagne, la liste de J.-Y. Le Drian qui fédérait le PS, le PCF et des dissidents Verts -façon compromission en Poitou Charentes- se targue d'avoir terminé largement en tête à l'issue du premier tour, avec 37,19% des voix, contre 23,73% à la tête de liste UMP, Bernadette Malgorn et 12,21% à Europe Ecologie.
"Je suis déçu, chacun prend ses responsabilités" et "nous allons poursuivre notre mobilisation dans le cadre d'une triangulaire", a-t-il répliqué avec hauteur, soulignant qu'il y avait déjà l'onction d' "écologistes patentés" sur sa liste.
Le Drian se dit rassembleur
Il avait reçu dès le 1er tour le soutien de militants écologistes regroupés sous la bannière Bretagne Ecologie. Deux conseillers régionaux Verts sortants, Marie-Pierre Rouger et Haude Le Guen, entendent conserver leurs voitures de fonction et figurent déjà sur sa liste, mais elles ont été suspendues par leur parti...
La masse des champs de maïs transgéniques de Dany-le-rouge et Joseph Bové a visiblement contaminé les quelques anti-OGM bretons authentiques !

Les accords pré-électoraux ne sont déjà plus tenus
Guy Hascoët a précisé que la fédération bretonne d'Europe Ecologie avait "libéré les autres fédérations" régionales "de leur obligation de solidarité à notre égard, pour ne pas nuire à la dynamique nationale". Ils s'étaient pourtant engagés à rester solidaires et d'appliquer à toutes les régions la règle du tout ou rien... "Nous allons montrer que nous avons un socle politique" en Bretagne "et que nous n'avons pas à accepter d'aller à Canossa", a défié le Verts.
Selon les comptables des deux partis, Europe Ecologie revendiquait 14 ou 15 sièges dans les négociations dans le futur exécutif, mais le PS n'est disposé à en accorder que 10, refusant de partager les sièges de "la prime majoritaire".
Ainsi, les électeurs sauront d'avance dans quoi il ne faut pas mettre le doigt le dimanche 21 mars.
Quant aux projets, ils ne sont pas plus compatibles que les individus. Les abstentionnistes auront donc toutes les raisons de se manifester.

Champagne-Ardenne

Avec elle, Europe Ecologie a fondu lundi ses militants à la liste de rassemblement à gauche menée par le président sortant DVG Jean-Paul Bachy. Eric Loiselet, tête de liste écologiste jusqu'au second tour des régionales, a officialisé sa soumission.
L'alliance, conclue en milieu d'après-midi, n'est pas une bonne affaire pour les écolos dont l'apport sera modeste. Ils ne pèseront pas lourd, puisque seulement cinq conseillers régionaux Europe Ecologie seront en position d'éligibles sur la liste de gauche.
"La fusion permet la présence de deux conseillers dans la Marne et d'un dans chaque autre département de la Champagne-Ardenne", a compté Eric Loiselet, qui semble ravi de faire nombre. "C'est un accord qui nous satisfait d'autant que Jean-Paul Bachy a confirmé son intérêt pour les thèses que nous défendons, comme le combat contre la précarité énergétique ou la création d'emplois dans l'économie verte", a-t-il pavoisé. Les électeurs verraient-ils la différence s'ils se laissaient aller ?

Eric Loiselet ne pouvait décemment pas faire le délicat
En tant qu'ancien socialiste responsable du pôle écologiste au PS, il avait la souplesse requise pour se soumettre à son mâle dominant. En revanche, le parti de Daniel Cohn-Bendit n'est pas ravi de l'acquisition tardive de cet entriste opportuniste, arrivé dimanche soir en quatrième position avec 8,48% des voix.
L'abstention a été de 56,95% en Champagne-Ardennes.

Corse

La gauche offrira l'apparence d'un visage uni pour le second tour des élections territoriales en Corse, mais en fait une face profondément ridée. Les quatre listes engagées au premier tour ont décidé de rafraichir la façade lézardée avant la mise en vente du 21 mars.

Lundi soir, à l'issue d'une réunion d'une dizaine d'heures à Venaco (Haute-Corse), Paul Giacobbi, le député radical de gauche de Haute-Corse, qui conduisait la liste soutenue par le PS et qui a réalisé le meilleur score à gauche dimanche: 15,48% des voix (sic), a déclaré que les quatre listes avaient accepté de se fondre dans le maquis de gauche pour afficher leur unité jusqu'à dimanche prochain.

Au vu des résultats du premier tour, la presse militante assure déjà que cette liste de bric et de broc sera en position très favorable pour l'emporter. Les quatre listes de gauche ont certes obtenu un total de 40,1% des voix au premier tour. Les trois listes de gauche assujetties à Giacobbi sont celles du Front de gauche (10,02%) conduite par un élu à l'assemblée sortante, Dominique Bucchini (PCF), celle soutenue par le PRG et conduite par le maire radical de gauche de Bastia, Emile Zuccarelli (8,05%) et la liste social-démocrate du maire d'Ajaccio, Simon Renucci (6,64%).
La presse n'est donc pas en mesure de garantir que la coalition sera en état de gérer la région. Est-elle seulement capable de séduire la majeure partie des abstentionnistes ?
L'UMP est arrivée en tête avec seulement 21,34%, mais l'abstention est le principal parti en Corse comme ailleurs. Parmi les 37,62% se joue la différence.

Trois de ces listes pouvaient se présenter au second tour ayant obtenu plus de 7% des suffrages au premier. Celle de M. Renucci n'était pas parvenue à ce résultat mais était autorisée à fusionner car ayant dépassé le seuil de 5%.
Au terme des pourparlers, les représentants de la gauche ont décidé que, en cas de victoire, c'est M. Giacobbi qui présiderait le conseil exécutif de la Collectivité territoriale de Corse et M. Bucchini l'assemblée.
La liste de M. Giacobbi obtiendrait aussi cinq des neuf postes de conseillers exécutifs, celle de M. Zuccarelli deux et celles de MM. Bucchini et Renucci un chacune.
La liste de gauche pour le second tour doit souligner dans sa profession de foi sa volonté de rompre avec la politique de la majorité de droite au pouvoir depuis 2004 et, au plan national, avec celle de la majorité et du gouvernement, a indiqué M. Giacobbi.

Limousin

La liste d'alliance PCF-Parti de gauche-NPA conduite par Christian Audouin (PCF) a annoncé lundi son intention de se maintenir au second tour, bien que créditée de 13,13% des voix au 1er tour des régionales en Limousin. C'est donc une triangulaire que la gauche a voulu, après l'échec des négociations avec le PS.
"Malgré notre appel à l'unité, on est conduit à se maintenir au second tour, par la faute entière et exclusive de la fédération PS de Haute-Vienne", a expliqué sans conviction Stéphane Lajaumont, porte-parole du NPA et n°3 de la liste "Limousin, terre de gauche" en Haute-Vienne.
Selon le trotskiste, le PS, dont la liste conduite par le président sortant Jean-Paul Denanot est arrivée en tête au 1er tour avec 38,05% des voix, a refusé la présence d'un anti-républicain dans la liste départementale de Haute-Vienne.
Christian Audouin (PCF), tête de cette alliance PCF-Parti de gauche (Mélenchon)-NPA présentée comme un cas d'école, a confirmé que "le PS avait rompu unilatéralement" tout en précisant qu'il restait "disponible pour reprendre les discussions avec le PS jusqu'à la limite des horaires imposés par l'imprimerie pour les bulletins de vote".
Cet exemple de mésentente profonde est symptomatique de ce qui attend les régions lorsqu'elles jouent le jeu des apparences contre la réalité des rivalités. Un jeune en a fait les frais en Ile-de-France à Vitry-sur-Seine, où le PS et Le PCF se sont disputés une bande de terrain jusqu'à ce que l'irréparable se produise. Lire PaSiDupes (cf. libellé)
"Pour nous, il était hors de question de mener une triangulaire, on est catastrophés", a ajouté le communiste. Dans la journée, un accord semblait pourtant se dessiner pour la constitution d'une liste d'alliance au niveau régional intégrant 3 PCF, 2 NPA et un représentant du Parti de gauche, a-t-il feint de regretter.
L'entourage de Jean-Paul Denanot a donc officiellement consommé le rejet de l'alliance avec les PCF-PG-NPA. Dimanche soir, le président sortant de la région avait pourtant exprimé son accord à la constitution d'une liste d'alliance intégrant le PS, l'alliance PCF-PG-NPA et Europe-Ecologie (9,74%).
Le PS est archi-favori pour conserver la gestion de cette région et pense pouvoir revenir à ses vieux démons hégémoniques.

La liste de la majorité, emmenée par Raymond Archer, a recueilli 24,16% des voix, mais le réservoir des abstentionnistes est de 46,18%.

Lorraine

Le Parti socialiste (PS) et Europe Ecologie (EE) ont annoncé qu'ils iraient "rassemblés" au 2e tour des élections régionales en Lorraine, lundi à Maizières-lès-Metz (Moselle).
"A l'issue du 1er tour, nous nous sommes retrouvés avec EE dans une grande facilité", a déclaré à des journalistes le sénateur (PS) Jean-Pierre Masseret, président sortant de la Lorraine. "Nos amis écologistes auront huit places éligibles sur nos listes communes", a-t-il ajouté.
La liste PS, qui avait reçu au 1er tour le soutien du Parti communiste et du Mouvement républicain et citoyen de Jean-Pierre Chevènement, est arrivée en tête dimanche avec 34,36% des suffrages à l'issue d'un scrutin marqué par un taux d'abstention record de 58,45%.
EE n'a obtenu que 9,16% des voix, en repli de près de sept points par rapport aux élections européennes, alors que le parti écologiste s'était vu offrir douze places éligibles sur les listes socialistes.
"Je n'aurai pas d'atermoiements sur notre résultat du 1er tour", a répondu Daniel Beguin, le meneur d'EE. "L'écologie a reçu toute sa place (sur les listes de 2e tour du PS) et nous nous y retrouvons", a-t-il souligné.
Laurent Hénart, qui n'a réuni que 23,77% des suffrages à la tête de la liste de la majorité présidentielle, a par ailleurs indiqué lundi qu'il reconduirait "la même équipe" au 2e tour.

Dimanche soir, le radical valoisien avait reconnu que "si ce sont les mêmes qui vont voter (le 21 mars), la région ne peut pas être regagnée".
Arrachée à la droite en 2004, la Lorraine devrait rester à la gauche à l'issue d'une triangulaire qui doit l'opposer dimanche à la majorité présidentielle et au Front national, arrivé en 3e position avec 14,87% des voix.

Midi-Pyrénées

Le Parti socialiste et Europe Ecologie ont conclu lundi un accord pour le second tour des élections régionales en Midi-Pyrénées, permettant une possible entrée au Conseil régional des écologistes, a-t-on appris auprès de leur chargé de communication, Philippe Gagnebet.
Europe Ecologie détiendra "15 candidats en position éligible" sur la liste commune, a préciséPhilippe Gagnebet, soulignant que les deux formations s'étaient mises d'accord sur un texte commun pour la profession de foi.
Le responsable presse pour la liste PS, Pascal Jalabert, a confirmé cet accord, qui sera signé sous réserve qu'un accord national soit conclu, a-t-il dit.
La liste PS menée par le président sortant du conseil régional Martin Malvy était arrivée dimanche en tête sur l'ensemble des huit départements de la région, remportant 40,93% des suffrages exprimés. Europe Ecologie, emmenée par Gérard Onesta, était arrivé en troisième position avec 13,46%, derrière la liste de l'UMP (21,75%).
"Les négociations se sont bien passées", a encore assuré Gagnebet en se félicitant de la rentrée attendue de candidats d'Europe Ecologie au Conseil régional de Midi-Pyrénées, qui n'en compte aucun actuellement.

A 74 ans, Martin Malvy brigue un troisième mandat à la tête de la Région, dont sept des huit départements sont aux mains de la gauche, est désormais assuré de l'emporter au second tour avec une confortable majorité.
Au premier tour, la liste socialiste a obtenu plus de 40% des suffrages dans plusieurs départements, dont la Haute-Garonne (40,74%), le Lot (47,69%), le Gers (42,71%) et l'Ariège (42,95%).

Quant à la liste d'Europe Ecologie, elle est arrivée en troisième position dans tous les départements de la région, sauf dans le Tarn-et-Garonne, où elle était devancée par le FN. Elle a réalisé un score spectaculaire à Toulouse avec 18,88% des suffrages.

Le score le plus frappant reste pourtant celui sur lequel la presse militante évite de s'appesantir. Martin Malvy ne se vante pas en effet, en tant que président socialiste sortant, de n'être pas parvenu à déplacer les électeurs.
Malvy n'a pas motivé les Midi-Pyrénéens qui ne se sont pas précipités dans les bureaux de vote. Le taux d'abstention atteint le record régional pour une telle élection. Il est de 15 points supérieurs à celui des régionales de 2004: !
48 %, un taux qui laisse de la marge aux frontistes et aux pêcheurs pour exprimer leur rejet de la gauche arrogante.

Nord-Pas de Calais

Le Front de Gauche du totalitaire Alain Bocquet ne fera pas liste commune avec le PS du président sortant Daniel Percheron, a annoncé lundi soir le PCF.
"Nous n'avons pas réussi à trouver d'accord avec le PS et nous allons donc déposer notre propre liste Front de Gauche pour le deuxième tour des régionales mardi matin", a déclaré Fabien Roussel, porte-parole de la fédération du Parti communiste du Nord.

Du « tous ensemble » au « chacun pour soi »
"Le PCF, qui avait pour coutume de fusionner avec la liste PS pour le deuxième tour des régionales, s'est vu opposé une fin de non recevoir à ses propositions et a donc décidé de faire liste à part", a confirmé Roussel. Ce qui ne devrait pas empêcher Marie-George Buffet d'apparaître sur la photo avec la Ch'tite Aubry et la JOCrisse Duflot des Verts.
"Nous réclamions d'avoir 20 élus, contre 19 dans la précédente législature, et le PS nous a proposé d'en avoir seulement 16. De même, nous voulions pouvoir conserver notre liberté de choix et de vote", a expliqué le responsable communiste.
La liste Front de Gauche d'Alain Bocquet (et de Mélenchon) a obtenu au premier tour 10,78% des suffrages. En 2004, il avait obtenu 10,68% des voix au premier tour et décidé de fusionner avec le PS pour le second.

L'abstention montante pourrait-elle peser?
Entre 2004 et 2010, le nombre d'inscrits a progressé de 81 366, alors que l'on que les votants sont 434 613 de moins. Le recul est quasi général: il est de l'ordre de 126 000 voix pour le PS, 46 000 pour l'UMP, 65 000 pour le FN et 40 000 pour le Front de gauche.

Poitou-Charentes

Les équipes de Sa Cynique Majesté Royal et d'Europe Ecologie sont parvenues lundi à un marché de dupes sur la répartition des places en vue de la constitution des listes pour le second tour des élections régionales en Poitou-Charentes. Un "accord est intervenu ce jour" pour opérer "le rassemblement autour de Ségolène Royal", a déclaré Alexandre Godin, directeur de cabinet de l'amère de Melle à la région.
Europe Ecologie, qui a rassemblé 11,92% des suffrages dimanche, a obtenu "neuf places éligibles" sur les listes menées par la battue de la présidentielle (38,98%), en plus des trois ex-militants Verts (dont deux en position éligible) qui l'avaient déjà rejointe avant le premier tour, a précisé M. Godin.
Chez Europe Ecologie, on a avoué "être encore en négociation concernant l'organisation de la mandature (le marchandage des vice-présidences et le contenu programmatique": il est toujours temps ! Le rideau de fumée est prêt. "On attend de pouvoir faire une conférence de presse commune pour dire 'On part ensemble au deuxième tour", mais on ne sait pas très bien où...
Dans l'assemblée sortante, les Verts disposaient de sept élus sur 55 sièges.
M. Godin a quant à lui également affirmé que le PCF, qui avait constitué des listes Front de gauche rassemblant dimanche 4,66% des voix, avait "appelé à voter pour Mme Royal".
Quant au MoDem ?

Dimanche, les listes UMP menées par le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau ont recueilli 29,46% des suffrages, celles du Front national 7,72%, le MoDem 4,37% et l'extrême gauche 2,89% (1,85% pour le NPA et 1,04% pour LO).
Un picto-charentais sur deux n'a pas choisi au 1er tour, ce qui paraît inconcevable, considérant le degré de médiatisation de la tête de liste et l'énergie qu'elle déploie tout à coup en région. Les abstentionnistes peuvent encore faire bon usage de leur droit de vote et créer la surprise.
Provence-Alpes-Côte d'Azur

Le président sortant du Conseil régional, Michel Vauzelle (PS), a confirmé lundi la décision d'Europe Ecologie et du Front de gauche de serrer les coudes sur une liste commune dans la tourmente socialiste des affaires Jean-Noël Guérini et Sylvie Andrieux, en vue du deuxième tour des élections régionales dimanche en Provence-Alpes-Côte d'Azur. cf. les libellés à leurs noms
Lors du 1er tour, la liste Vauzelle avait totalisé 25,8% des voix, celle d'EE, conduite par la magistrate Laurence Vichnievski, 10,9%, et celle du Front de gauche, conduite par Jean-Marc Coppola (PCF), 6,10%.
"La liste est bouclée et j'irai la déposer demain (mardi) matin à la préfecture avec Mme Vichnievski et M. Coppola" et la profession de foi est terminée, a précisé Vauzelle, comme si ce ne devait pas être évident.

La réalité des tensions
Le Front de Gauche a indiqué en début de soirée ne pas avoir encore signé d'accord.
De nombreux communistes déplorent vivement en effet la tutelle Vauzelle pour quatre années de plus. "Des discussions sont en cours afin de créer la meilleure dynamique possible, dans le respect de toutes les composantes", a-t-il nuancé, relevant qu'"un accord est largement à notre portée", ce qui souligne ces réticences.
Michel Vauzelle prétend pourtant très honnêtement que l'accord entre les trois formations n'a pas soulevé "beaucoup de difficultés", car, a-t-il assuré, "Verts, communistes et socialistes ont travaillé ensemble pendant douze ans dans la même majorité régionale et ont une communauté de culture". Il semblerait qu'ils saturent.
Sur les questions programmatiques, un accord aurait ainsi été trouvé avec les écologistes sur le projet Iter de fusion thermonucléaire qui les opposait jusqu'au 1er tour ! "La région va continuer à accompagner ce programme de recherche et de développement si important notamment pour nos universités", affirme désormais M. Vauzelle. Jusqu'au 22 mars ?
Et puisque, tout à coup, le budget régional ne doit plus souffrir d'un remplacement de la taxe professionnelle, les infrastructures de transports routiers devraient voir la part de leur financement baisser progressivement au profit du ferroviaire, si la CGT, qui a fait grève contre, vire aussi.

Le président sortant n'est pas tranquille et craint notamment que l'abstention ne soit pas réduite au profit de la gauche. La réserve des abstentionnistes s'élève en Rhône-Alpes à 56% et en Paca à 55%. Thierry Mariani est donc bien toujours dans la course.

mercredi 10 février 2010

La FSU réclame des surveillants, un encadrement non formé

Récupération politique en milieu communiste
Qu'est-ce qu'un surveillant d'externat ?

Le statut de surveillant d'externat (SE) a été créé en France en 1937 et a disparu en 2003.
Agent non-titulaire de l'État et exerçant dans le second cycle, le "pion" (en langage potache), devait 28 heures hebdomadaires à temps complet ou 14 heures à mi-temps, il était en charge de la surveillance des élèves de l'ouverture à la fermeture de l'établissement. Aujourd'hui, les enseignants de Vitry en réclament qui feraient 35 heures... Sachant que le recrutement se faisait parmi les étudiant(e)s, la FSU n'est pas tendre avec les militants de l'UNEF !

La tâche première des surveillants d'externat consistait en la surveillance et l'encadrement des élèves
durant le temps scolaire : études et permanences, réfectoire, surveillance des locaux. Ils participaient, auprès du Conseiller principal d'éducation (CPE: ils sont tous « principaux » !), au contrôle d'assiduité (appel quotidien, tenue du fichier des absences et des retards,...) et de discipline (surveillance des retenues) des élèves de l'établissement. Durant la demi-pension, ils veillaient au bon déroulement du service au réfectoire et dans la cour de récréation. Ils étaient en cela le bras droit du CPE, qu'ils tenaient informé du comportement des élèves, et des éventuels problèmes décelés. Ils pouvaient également assurer des tâches éducatives auprès des enfants (soutien scolaire, aide aux devoirs, encadrement de voyages et sorties scolaires, etc.). Enfin, notamment hors du temps de présence des élèves, les SE pouvaient être sollicités par le chef d'établissement (proviseur ou principal) pour participer à des tâches administratives diverses (envoi des bulletins scolaires, inscriptions, préparation de rentrée,...). En somme, ils étaient polyvalents et corvéables à merci.
Les surveillants d'externat étaient recrutés au niveau académique sur dossier et la seule condition impérative de diplôme était le baccalauréat. Les principaux critères de sélection étaient :
- avoir le statut d'étudiant dans l'enseignement supérieur
- être âgé de 19 ans à 28 ans
- appartenir à une famille aux ressources familiales modestes
- se destiner aux concours de l'Éducation nationale

Il n'avait donc aucune formation pédagogique
et n'étaient pas pas plus "sociologues" que les CPE ou « psychologues » que les COP
(conseillers d'orientation psychologues, reclassés 'psy' sans le diplôme).
Au bout de 7 années de délégation ou une fois atteint l'âge de 28 ans, les S.E. étaient remerciés et pouvaient bénéficier de l'assurance chômage.

Leur nombre -que l'on déplore aujourd'hui avec hypocrisie- ne doit pas faire illusion: pour ne pas obérer leurs chances de réussite universitaire, la plupart étaient ...à mi-temps. Des travailleurs défavorisés, dirait-on aujourd'hui.
En 2003, leur statut fut considéré comme obsolète et mal adapté aux besoins actuels et la loi Ferry l'abolit pour le remplacer par celui des assistants d'éducation (AE), au profil résolument différent.

Qu'est-ce qu'un assistant d'éducation ?

Les A.E. conservent les mêmes fonctions d'encadrement et de surveillance des élèves anciennement dévolues aux SE
.
Décentralisation oblige, ils ont désormais un contrat d'une durée de 3 ans, renouvelable une fois, ce qui leur octroie le statut d'agent non-titulaire de l'État. Quoique payés sur le budget de l'État, les AE ne sont plus recrutés par les recteurs d'académie sur critères sociaux (avec barême) comme leurs prédécesseurs , mais par le chef d'établissement d'exercice, après le dépôt d'une candidature auprès des services du rectorat.
Les postes d'AE restent prioritairement réservés aux étudiants, notamment boursiers, mais ouverts également à d'autres catégories socio-professionnelles.
Les bénéficiaires ne sont toujours pas mieux formés, car ils ne doivent attester que du baccalauréat ou d'un titre ou diplôme équivalent.

Critiquer la loi Ferry par principe paraît donc injuste à plusieurs égards.
=> Leur service des AE a gagné en souplesse.
Il est annualisé et représente un temps de travail de 1 600 heures (800 heures à mi-temps), répartis sur 39 semaines en début d'année. En justifiant d'une inscription dans l'enseignement supérieur, l'AE se voit déduire de son service annuel un crédit horaire de 200 heures (100 heures pour les surveillants à mi-temps).

=> Leurs fonctions se sont étendues
La tâche première des AE reste la surveillance et l'encadrement des élèves durant le temps scolaire cf. les surveillants d'externat ci-dessus. Certains AE sont employés pour effectuer des tâches en rapport à l'informatique (TICE). Ils sont ainsi techniciens de maintenance, administrateurs de réseau, ou secondent les professeurs.

=> Leur champ d'activité s'est diversifié
La loi du 30 avril 2003 a également prévu la mise à disposition d'assistant d'éducation pour les écoles du premier degré, et la mise en place d'assistants d'éducation formés à l'intégration des élèves handicapés.

=> Ils n'ont pas acquis les qualités a priori que leur prêtent la propagande toxique des syndicats d'enseignants. Ils idéalisent leur rôle en leur prêtant des vertus éducatives -quasiment curatives- de la violence.

Une récupération politique de la violence

Après leur avoir indiqué que les mesures prises étaient «tout à fait exceptionnelles», Luc Chatel les a, comme les jours précédents, invités à «reprendre le travail».
« Même si on engageait trente surveillants, on ne pourrait pas en mettre un derrière chaque élève », ajoute-t-il, estimant que «les surveillants ne sont pas la seule réponse à l'insécurité».

Pour le ministère, qui voit dans ce mouvement de protestation «une récupération politique avant les élections régionales», « la revendication de ces enseignants n'est pas très raisonnable». LIRE PaSiDupes Il fait valoir qu'« une cinquantaine de professeurs sur cent quatre-vingts ne sont pas en grève et que douze à quinze ont finalement décidé de reprendre le travail ».
Les réponses apportées par le recteur sont par ailleurs «adaptées» à une situation architecturale atypique à laquelle s'ajoute une «revendication plus classique sur les moyens».
Les parents de la FCPE jouent avec l'avenir de leur enfants.

jeudi 4 février 2010

Tous racistes ? Mélenchon dénonce la candidate voilée du NPA

Les trotskistes instrumentalisent une "attitude immature" et "racoleuse"

Jean-Luc Mélenchon, porte-parole du Parti de gauche, allié au PCF dans le Front de Gauche aux Régionales, critique jeudi l' "attitude immature et un peu racoleuse" du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) qui a accepté une jeune femme voilée sur ses listes pour les régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur.
"Quelqu'un qui participe à une élection doit représenter tout le monde et pas seulement ceux dont il partage les convictions religieuses", rappelle-t-il dans un entretien au site marianne2.fr. Le voile pour toutes les femmes de France,est-ce dans le projet du NPA ?

Selon Mélenchon, "il y a une confusion des rôles" entre "politique" et "religieux". "C'est une attitude immature et un peu racoleuse qui dit: 'A moi les miens'", ajoute-t-il.
"Il y a mille manières d'être féministe, mais cette manière-là est un peu particulière et constitue une régression", observe J.-L. Mélenchon à propos de la militante NPA qui porte un foulard -blanc, pour commencer- sur les cheveux. Selon lui, "on ne peut pas se dire féministe en affichant un signe de soumission patriarcale". "Elle a le droit de pratiquer, mais pas dans la sphère politique", estime-t-il.
"Si cette jeune femme pense rassembler, elle se trompe: elle divise", juge-t-il, lui demandant "de tirer les leçons de l'histoire de France", qui a "connu trois siècles de guerres de religions".

Mélenchon se distinguerait-il tellement du Che-Besancenot ?

Jean-Luc Mélenchon accuse aussi le NPA de se saisir "de tous les moyens" pour "se différencier" du Parti de gauche, qui est "une gauche laïque", "à cheval sur les principes". "Ça n'est franchement pas une bonne idée", lâche-t-il, sans compter qu'à l'intérieur du NPA, il n'est "pas sûr que les camarades marxistes révolutionnaires apprécient".

jeudi 18 juin 2009

Le PS ira bouder dans un coin du Congrès

Le PCF et les Verts boycotteront…
La gauche n'a décidemment peur de rien !

Suite à la révision de la Constitution et donc pour la première intervention d'un chef de l'Etat en exercice devant les assemblées législatives réunies en Congrès, le lundi 22 juin, la gauche « unie » dans la rue ne fera pas de démonstration "unitaire" à Versailles.

=> Les parlementaires socialistes iront écouter les propositions du président de la République devant le Parlement réuni en Congrès. En revanche, les démocratiques socialistes refuseront une nouvelle fois le dialogue et n’utiliseront pas leur temps de parole (dix minutes) dont dispose chacun des groupes.

Ce choix du PS est sérieux, de l’avis des socialistes boudeurs, mais la démarche constitutionnelle ne le serait pas !

  • "Ce n'est pas sérieux", a estimé le président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault. Il a une idée innovante et demande que le premier ministre vienne devant l'Assemblée nationale et le Sénat faire une déclaration de politique générale suivie d'un vote.
    "Nous serons présents parce que nous respectons l'institution mais nous nous ne nous exprimerons pas en signe de protestation", a déclaré le député Nono Montebourg à l'issue de la réunion hebdomadaire du groupe socialiste, radical et citoyen (SRC).
  • Les sénateurs PS ne sont pas tout à fait sur la même ligne que les députés de leur parti. Sur le principe d'une participation au débat, les sénateurs socialistes "se sont prononcés mardi en réunion de groupe de manière indicative pour", a précisé Jean-Pierre Bel, leur chef de file. "Ce sera au bureau national du PS ce soir de trancher".

    => Les élus du PCF et des Verts sont, quant à eux, décidés à boycotter cette première intervention d'un chef de l'exécutif en exercice devant les assemblées législatives depuis la révision de la Constitution, estimant qu'elle constitue "un simulacre de démocratie". Un vote sur la politique générale aussi.

    Les parlementaires Verts ont voté le boycottage le Congrèsà une large majorité samedi, lors de leur conseil national interrégional (CNIR) au grand complet mais cette décision ne faisait pas l'unanimité parmi les neuf parlementaires. L'amère Noël Mamère avait appelé "toute la gauche" à ne pas participer à cette "mascarade" (lire PaSiDupes), véritable "escamotage du Parlement". Même son de cloche (!) de sa collègue Martine Billard stigmatisant une "conférence de presse" du président de la République, qui "vient, parle et repart sans écouter les représentants du peuple".
    En revanche, les députés François de Rugy et Yves Cochet tout comme la sénatrice Dominique Voynet avaient jugé "puéril" un boycott, qui relève de "l'antisarkozysme pavlovien".

    => Du côté des parlementaires PCF, le porte-parole des députés, Roland Muzeau, a annoncé mardi leur boycott boycotter du Congrès de Versailles: "C'est un simulacre de démocratie, car il n'y aura ni vote ni débat", a-t-il dénoncé . "Cette décision ne vaut que pour ce Congrès", a-t-il précisé, alors que c'est la première fois que le président de la République s'exprime devant les députés et sénateurs réunis à Versailles, conformément à la révision constitutionnelle de juillet 2008.

    => Plus modérés et démocrates, les Radicaux de gauche participeront au Congrès.
  • vendredi 3 avril 2009

    Sommet de l’OTAN: activistes pacifistes, mais violents, à Strasbourg

    Des démocrates extrémistes provoquent les forces de l’ordre
    G 20 à Londres, ici

    Et ils se disent pacifistes

    >Subversion organisée

    VOIR et ENTENDRE
    Ca ressemble davantage à une émeute de banlieue qu’à une manifestation pacifiste contre la guerre
    Le collectif anti-OTAN aligne des combattants bien connus pour leur pacifisme :

    - ATTAC
    - Gauche Alternative
    - Iraniens contre la guerre
    - Les amis du Monde Diplomatique
    - NPA 67
    - PCF 67
    - UNEF
    - Verts Strasbourg
    - Fédération anarchiste
    - No Pasaran
    - Alternative libertaire
    - Sud Education-Alsace
    - CNT 67
    , etc…

    Le facteur Besancenot, de la Guadeloupe à Strasbourg
    La manifestation doit se conclure par des prises de parole de responsables des groupes anti-Otan et de partis politiques. Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), a annoncé sa présence.

    Jour après jour, le camp militaire des non-violents du ‘contre-sommet’ fait le plein.
    Près de 3.000 personnes jeudi, se réjouit Ben, du réseau Dissent qui a appelé sur son site internet à faire du sommet un «désastre».«Ca prouve qu'il y a de plus en plus de gens qui veulent changer le système», explique le jeune homme.
    En écho, Meriadeg, Parisien de 44 ans, affirme qu'il faut «changer l'Etat». Vêtu de noir, mitaines de cuir aux mains, ce vieux routier des contre-sommets peste contre l'Alliance, «résurgence de l'ensemble planétaire de l'industrie militaire» et fustige ses «labos de mort» qui «expérimentent de nouvelles armes, comme par exemple à Gaza».
    Loin des media, plusieurs actions de «block Nato training» sont organisées et un mémo juridique rédigé par une «legal team» rassemblant militants et avocats est distribué aux manifestants en cas d'interpellation.

    La police limite les dégâts

    Tout en évitant le contact et malgré les provocations, les forces de l'ordre ont repoussé les activistes anarchistes vers la forêt du Neuhof et la zone industrielle du port du Rhin où ont lieu les interpellations.
    Des incidents ont ensuite éclaté à proximité du "village autogéré" jusqu'à ce que les forces de l'ordre repoussent les manifestants dans le camp par des tirs de gaz lacrymogène et de grenades aveuglantes.

    La mauvaise foi anarchiste

    "On manifeste pour protester contre le meurtre du jeune au G20", a assuré une manifestante, qui ne doute de rien et surtout pas de ses compétences médicales. A la suite d'une échauffourée mercredi à la veille du sommet du G20 à Londres, un homme a été découvert mort dans une rue de la City.
    La cause du décès de cette personne n'a pas été déterminée, mais l’activiste a probablement des informations. De source policière, on pense en revanche que le « meurtre » serait dû à l’état médical de la victime. L'autopsie confirmera sans doute que le meurtrier est un arrêt cardiaque.
    Les forces de police sont intervenues en nombre à Strasbourg, appuyées par un hélicoptère. Elles ont fait usage de gaz lacrymogène. Le harcèlement des forces de l'ordre se poursuivait dans l'après-midi dans le quartier du Neuhof.

    105 « pacifistes » placés en garde à vue à l'issue des incidents sont soupçonnés d'avoir participé à une attaque armée et de violences aggravées : de la 3résistance passive » ?
    Les violences se sont poursuivies jusqu'à 21h00 environ dans le quartier du Neuhof et n'ont pas fait de blessé, sinon un homme brièvement hospitalisé après avoir reçu un tir de flashball dans la poitrine.
    Selon le quotidien régional Les Dernières nouvelles d'Alsace, il s'agirait d'un photographe allemand.


    Ils ne partagent pas le même sens de l’hospitalité et de la convivialité

    « Nous attendons de 45.000 à 50.000 manifestants samedi, venant de tous les Etats européens », déclare le ministère de l’Intérieur. De plus, les autorités allemandes prévoient l'arrivée de 20.000 à 25.000 manifestants allemands.

  • Le sommet de l'Otan, qui réunit 28 chefs d'Etat et de gouvernement de l'Alliance Atlantique, a débuté officiellement par un dîner vendredi soir à Baden-Baden en Allemagne.
  • Samedi matin, après une photo de famille sur le Rhin entre Strasbourg et Kehl, sa voisine allemande, les dirigeants sont attendus dans la capitale alsacienne pour la réunion proprement dite au palais des congrès.
  • Les opposants au sommet de l'Otan ont prévu, de leur côté, de bloquer les accès au lieu de la réunion dans la matinée.

    "Pacifiquement", il va sans dire…