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lundi 17 octobre 2016

Agression d'une proviseure: l'état d'urgence, c'est pour qui ?

La proviseure de Tremblay-en-France découvre que les abords d'établissements scolaires ne sont pas sécurisés

La communication gouvernementale est une intox dangereuse

Maxime Besselièvre, de CGT Educ'action 93, syndicat de lutte situé à l'extrême gauche -internationaliste, anti-libéral, anti-impérialiste, proche de SUD- revient sur les récents épisodes dans plusieurs établissements en Seine-Saint-Denis. "Je suis arrivé à 8h10; la proviseure était à la grille du lycée comme tous les matins. Peu de temps après, on a entendu des cris; on a tout de suite compris. Notre lycée a déjà été attaqué il y a dix jours", se souvient un enseignant du lycée Hélène-Boucher à Tremblay-en-France (93), commune communiste, encore sous le coup de l’émotion. Il ne veut pas que son nom apparaisse dans l’article. Le personnel, dit-il, est parti se réfugier dans le réfectoire, "on est resté confiné en attendant que les secours arrivent."
L’académie de Créteil confirme: "
Un cocktail Molotov a été lancé dans l’enceinte de l’établissement, entre la grille et le bâtiment. La proviseure a été victime de coups de pied et de poings". 
Heureusement, la rectrice s’est rendue sur place et les "équipes mobiles de sécurité ont été immédiatement déployées", indique encore le rectorat, après coup. Cette attaque qualifiée d'"événement" par Libération, s’ajoute à d’autres actes de violences qui ont perturbé ces dernières semaines la Seine-Saint-Denis.

Le rectorat nie : "Les situations ne sont pas comparables"
Il faut distinguer les violences commises par des élèves, de celles venant de l’extérieur, qui relèvent des violences urbaines dont l’Education nationale ne peut pas grand-chose," raconte le rectorat Ce sont pourtant des jeunes déscolarisés -"venus de l'extérieur"- qui commettent des attentats contre les lieux publics, symboles de la République, pendant le temps scolaire. L'obligation scolaire a-t-elle été supprimée ?

En temps de crise, le cégétiste Maxime Besselièvre refuse la langue de bois.
Vendredi, à la différence des autres syndicats, il a adressé un courrier à la ministre de l’Education, cosigné par le représentant du SNES (syndicat enseignant fortement marqué à gauche), pour alerter sur ces faits de violence. 

Vous avez envoyé un courrier vendredi, avant cette agression ce lundi donc… 
Oui, le climat est vraiment tendu depuis la rentrée. Je rappelle qu’un surveillant a été agressé au lycée Suger (établissement public local d'enseignement secondaire et supérieur labellisé lycées de métiers de l'Image et du Son, Saint-Denis où la musique n'adoucit pas les moeurs) début septembre, entraînant un mouvement de grève des enseignants de quinze jours. 
Au lycée d'enseignement professionnel Jean-Moulin (Le Blanc-Mesnil, ville prise par l'UMP au PCF en 2014), une enseignante a été agressée
La semaine dernière, ce sont un proviseur et son adjoint qui ont été touchés, au lycée professionnel de l’Enna à Saint-Denis (PCF)
Et aujourd’hui, ce nouvel épisode de violence, à Tremblay-en-France (PCF). 
Le rectorat souligne que ces agressions n’ont pas de rapport les unes avec les autres… Il y a une volonté de minimiser la situation. 
A chaque agression, le rectorat dépêche un agent dans l’établissement pour la gestion de crise. En soit, c’est une bonne chose. Sauf que par gestion de crise, ils entendent d’abord gestion de la communication, avec rappel des professeurs au devoir de réserve [une intimidation], entendu de manière très stricte. L’épisode de grève des enseignants du lycée Suger, très médiatisé, a déplu au rectorat. Depuis, il y a une pression encore plus forte que d’habitude mise sur les collègues. Pour être plus clair, le ministère veut normaliser la situation de Seine-Saint-Denis. Il répète que des moyens importants ont été déployés pendant ce quinquennat et qu’il n’y a donc plus de problèmes
Mais les problèmes existent encore. Les agressions sont en partie dues à des jeunes extérieurs aux établissements ? 
Non ! Il y a des raisons liées au climat de notre société, c’est évident [surtout quand on est marxiste], mais aussi des raisons directement liées à l’école. Tous les établissements concernés par les violences sont des lycées professionnels ou polyvalents (filières générales, technologiques et professionnelles mélangées: une précision qui n'a pas de sens puisque tous sont ou polyvalents, et peu concernés, ou professionnels, et très perturbés).
Quoiqu’en disent les politiques, la voie professionnelle n’est pas l’égale de la voie générale, les moyens ne sont pas les mêmes, souligne le cégétiste proche du PCF. Les textes prévoient par exemple que pour chaque classe en filière professionnelle, le proviseur ait une enveloppe de dotation de 45 heures d’enseignement par semaine (ce qui veut dire pour les élèves : 34 heures de cours au total, dont dix heures en petits groupes). Nous, à Créteil, on a une enveloppe de 40 heures. Et donc, en pratique, vous avez des lycées qui proposent aux élèves 26 heures de cours, au lieu des 34 réglementaires! [Les heures en atelier sont toutefois à effectifs réduits, ce qu'il ne précise pas]. On le dénonce depuis des années, mais rien ne change [et Vallaud-Belkacem continue de parader devant la presse sans qu'aucun journaliste ne lui apporte la contradiction]. 
Le rapport du Cnesco (le Conseil national d’évaluation des politiques éducatives) a montré de manière éclatante ces inégalités. Il ne faut pas s’étonner ensuite qu’il y ait des actes de violence [le syndicaliste justifie-t-il les violences ?], nos élèves sont parfaitement réalistes sur leur condition et le peu de perspectives à la sortie de leur bac pro. [Faut-il stigmatiser les élèves de bac pro ? Les lycées professionnels ne se réduisent d'ailleurs pas à cette filière]. 

Que demandez-vous dans votre courrier à la ministre ? 
Nous demandons un plan de rattrapage d’ampleur. Il faut plus de personnels d’encadrement dans les établissements, des embauches de CPE notamment. [Ce qui n'a rien à voir avec les agressions aux entrées des établissements, maisimplique la responsabilité de Cazeneuve]. Mais aussi des assistantes sociales, des infirmières. [Qui sont les bénéficiaires de créations de postes calmées par la ministre depuis plusieurs années ?]
Pour nous [syndicalistes conservateurs], l’actuelle mobilisation 'Touche pas ma ZEP', pour le classement des lycées défavorisés dans l’éducation prioritaire a tout son sens. D’ailleurs, dans tous les établissements touchés par les violences ces dernières semaines, le personnel ne demande pas des moyens sécuritaires mais un renfort de moyens humains

vendredi 16 mai 2014

Rentrée 2014: Benoît Hamon rétropédale face aux enseignants

Hamon décale la rentrée d'une journée pour satisfaire les enseignants

Le ministre bac+3 détricote Peillon: il repousse au 1er septembre la "pré-rentrée" des enseignants
fixée au 29 août par Peillon. 

Chez les uns le nez s'allonge,
chez lui, les oreilles s'élargissent
Les élèves rejoindront l'école le mardi 2 septembre. Une décision que la presse socialiste présente comme un "cadeau" du ministre au SNES-FSU, syndicat hégémonique d'enseignants, mais qui constitue une première reculade grave: le ministre se soumet aux professeurs et suscite l'incompréhension des parents.

Les parents des 12 millions d'élèves français ont appris la nouvelle aujourd'hui, de la bouche du ministre de l'Éducation. Leur rentrée aura lieu un jour plus tars, le mardi 2 septembre, et non le lundi 1er, comme le prévoyait le calendrier scolaire arrêté en janvier. 
"En cette période de déception et de défiance croissante vis-à-vis de l'école, ce n'est pas un bon signe envoyé aux parents", déplore Valérie Marty, la présidente de la PEEP, fédération modérée de parents, voire molle et imprévisible, qui pointe au passage les difficultés matérielles que ce changement va provoquer. "Le calendrier scolaire, c'est cauchemardesque. Il y a toujours une contrainte supérieure à une autre", poursuit-elle, évoquant au passage l'industrie du tourisme et le casse-tête du zonage.

Le SNES se félicite d'avoir fait plier le camarade ministre

Benoît Hamon inaugure sa fonction en se soumettant aux enseignants,  leur concédant une pré-rentrée le 1er septembre, plutôt que le 29 août. C'est par le biais d'un tweet du puissant SNES co-gestionnaire du ministère de l'Educationue la communauté éducative a appris le 15 mai ce décalage, permettant de préserver ce mois de vacances. 


Dans un contexte de campagne pour les élections professionnelles  en décembre, le syndicat d'extrême gauche du second degré menaçait il y a quelques jours de déposer un préavis de grève pour le 29, ralliant ainsi le Syndicat national des lycées et collèges (SNALC) qui appelait dès février) un mouvement de contestation.

"Le ministre a entendu les personnels, et notamment ceux du secondaire, qui ont été les moins écoutés au moment de la refondation de l'école lancée par Vincent Peillon", commente Albert-Jean, vice président du syndicat.

Mais des représentants d'enseignants désapprouve la volte-face de Hamon
"Ce décalage est loin d'être un cadeau", assure Richard Michel, secrétaire adjoint du syndicat des personnels de direction (SNPDEN). "Cela ne va pas contribuer à redorer leur image auprès du grand public. Politiquement, le fait de ne pas respecter un calendrier est un mauvais signe envoyé aux usagers du service public", estime-t-il.

VOIR et ENTENDRE Hamon rivaliser d'hypocrisie avec des Le Roux et Royal. Il faut en effet l'entendre ici invoquer une démocratie moderne -sans qu'on voie bien le rapport- et des "conditions optimales" et l'incontournable "intérêt des ...enfants" valable en toute occasion !  


L'alibi de l'informatique 

Comble de l'hypocrisie, le ministre de l'Education a invoqué un motif informatique: un logiciel prévoyant une affectation des enseignants au 1er septembre. Juridiquement, les assurances ne les auraient donc pas été "couverts" le 29 août… "On va faire comme si on y croyait !", se gausse Paul Raoult, le président de la FCPE, la fédération de parents proche et complice de la FSU.

La question se pose maintenant de savoir si la journée du 1er septembre devra et sera rattrapée. Le ministre a répondu par l'affirmative. En l'état et réglementairement, il ne peut en faire l'économie, alors qu'il est question de réduire la durée des vacances. 
Mais quand cette journée perdu pourra-t-elle être casée? Les emplois du temps des enseignants et des élèves sont déjà émaillés de rattrapages divers et variés, le mercredi après-midi ou en fin d'année scolaire. Or, on sait que l'année s'achève quand se déroule le brevet des collèges, les 26 et 27 juin 2014, et du baccalauréat, le 16 juin cette année pour le bac S, alors que le calendrier officiel annonce une sortie des classes officielle le 4 juillet au soir.

Le projet de modification des rythmes scolaires prend un nouveau coup
Ministre dilaté de joie,  
face à Y. Barthès
"A l'heure où l'on parle de meilleure organisation du temps scolaire, ces histoires de rattrapages sont absurdes", lâche la présidente de la PEEP.
La FCPE, de son côté, s'oppose à l'idée même de ce rattrapage, pour les élèves. "En revanche, si les enseignants y sont tenus, sous forme d'une journée pédagogique (qui a effectivement lieu, ou non!), ils pourront peut-être réfléchir à une meilleure organisation des rythmes ?", ironise Paul Raoult.

Les parents devront trouver une solution de garderie pour le lundi 1er septembre
Sur le terrain, au-delà des postures politiques et positions syndicales, les enseignants semblent saturés par cette course après le temps. Cet électorat réputé à gauche sera-t-il reconnaissant au ministre de lui avoir laisser son mois d'août intact ? Au final, la FCPE et la FSU devraient trouver un point d'accord...

dimanche 21 novembre 2010

Collégiens frappés par des délinquants du 9.3 hébergés

La gauche condamne les établissements de réinsertion scolaire

Des délinquants jettent le trouble dans deux ERS

Créés à la rentrée pour les élèves «perturbateurs qui empoisonnent la vie des autres», les établissements de réinsertion scolaire (ERS) connaissent des débuts difficiles.

Au lendemain de leur accueil dans l’ex-internat du collège de Craon (Mayenne) ouvert le lundi 8 novembre, des élèves ont provoqué des incidents. Quarante enseignants de l'établissement ont décidé d’exercer leur droit de retrait. Ces éducateurs s'opposent ainsi à la réinsertion de cinq jeunes en difficultés âgés de seulement 13 à 16 ans.

Moins d'une semaine après leur arrivée, les 8 élèves d'un établissement de réinsertion scolaire (ERS) installé à Portbail (Manche), près de Cherbourg, ont été renvoyés dans leur département de Seine-Saint-Denis après des violences.
Deux élèves ont été renvoyés dans les deux jours qui ont suivi leur arrivée après avoir notamment cassé les vitres du véhicule d'un éducateur. Quatre jours plus tard, les six autres étaient également renvoyés après une altercation accompagnée d'insultes à l'encontre d'un garçon de café de la station balnéaire.
Les jeunes, originaires de Bobigny, étaient hébergés dans un établissement autonome - face à la mer - appartenant à l'académie de Seine-Saint-Denis.
« Ils ont eu des comportements manifestement incompatibles avec le statut d'élève », a indiqué Patrice Lorandel, porte-parole de l'inspection académique.
Les établissements de réinsertion scolaire (ERS)
Ils accueillent des collégiens en difficulté scolaire et sociale, dont le comportement nécessite un éloignement et une prise en charge différente. Le premier établissement a ouvert dans l'académie de Nice dès la rentrée 2010. Dix ouvertures sont prévues au cours de l'année scolaire 2010-2011.
Les ERS proposent une scolarisation aménagée pour réinsérer des collégiens particulièrement perturbateurs dans un parcours de formation générale, technologique ou professionnelle. Issus des classes de 5e, 4e et 3e, ils ont déjà fait l'objet de multiples exclusions, mais ne relèvent ni de l'enseignement spécialisé et adapté, ni d'un placement dans un cadre pénal.

Réactions: la politique prend le relais de l'émotion

Selon le règlement, les 14 internes de 11 à 14 ans, originaires de Seine-Saint-Denis, ne devaient pas croiser les autres élèves et devaient prendre leurs repas séparément. Mais hier matin, ils ont débarqué dans la cour et, selon une enseignante, « ont distribué des coups et des claques à nos élèves sans raison apparente. Cinq ont reçu des coups, d’autres, choqués, se sont réfugiés dans le bureau de l’administration».

L'émotion de parents

Certains ont décidé de retirer leurs enfants du collège en attendant la fermeture de l’ERS. La presse verse dans l'auto-censure militante en taisant l'appartenance de ces parents à la FCPE. Il est difficile en effet de se déclarer ouvert, social et vertueux et de chasser des élèves défavorisés en difficulté.

La pratique radicale de l'exclusion par les vertueux
Pour reprendre le travail, parents et enseignants de Craon exigent la fermeture de l'ERS. Sont-ils des opposants à Paul Chaineau, maire DVD de Craon ?

La presse ne décrit pas le cadre d'accueil de Porbail
Le cadre est privilégié: « Situé sur la côte ouest du sud Cotentin l’environnement est unique : grande plage de sable, cordon dunaire protégé, havre de Portbail, chemin de Grande Randonnée des Douaniers. Une côte sauvage encore à découvrir. Face aux îles anglo-normandes de Jersey et Guernesey, le centre est situé en bord de mer avec accès direct à la plage sans route à traverser. Base de char à voile de l’Ecole du vent de Portbail. Centre équestre à 500 m. »
Elle n'apporte pas davantage les précisions qui permettent d'apprécier les motivations des parti(e)s.

Des réactions politiques

  • «Les jeunes en réinsertion étaient encadrés par d'autres jeunes issus du service civique sans formation particulière», a dénoncé le maire de la commune, Guy Cholot, un retraité de la police nationale. Il continue à soutenir “le projet sur le fond“, à condition, malgré 3 enseignants, 3 assistants d’éducation, 3 volontaires service civique et 1 éducateur, qu’il bénéficie “d’un encadrement beaucoup plus soutenu“.
    «On a vraiment fait tout ce qu'il fallait. On s'intéresse à ces jeunes désocialisés, on a mis des associations à disposition. C'est maintenant à l'académie de Seine-Saint-Denis de donner les moyens», a-t-il ajouté, refusant un projet qui viendrait troubler la tranquillité de ses concitoyens.
  • Les syndicats d’enseignants condamnent ces nouvelles structures de réinsertion.
    Bien qu'ils ne soient qu'à cinq ou huit, Guy Tresallet, secrétaire de la FSU 93 prétend que « concentrer autant de gamins difficiles dans un même lieu ne peut que se solder par un échec. » Sur ces bases discutables, viennent ensuite les accusations passe-partout. 3Ils se sentent stigmatisés et on leur fait porter l’étiquette 93 bien visible. Comment voulez-vous qu’ils s’intègrent dans ces conditions ? En outre, on voit bien que l’encadrement n’était pas suffisamment formé pour affronter ce genre de situation. A Portbail, par exemple, ils étaient 11 adultes pour 8 gosses et pourtant on a assisté à des dérapages. » Le taux d'encadrementest pourtant de 1,5 éducateur pour un délinquant.
    La CGT-Educaction fait de la surenchère syndicale.
    « La création de ces structures s’est faite dans la précipitation, assure Yvon-Yvan Barabinot, secrétaire départemental. » Commentaire politique: « Ce qui s’est passé à Craon et à Portbail était tout à fait prévisible car ce dispositif est plus répressif qu’éducatif. »
    Les syndicats réclament donc la suppression des ERS. Thomas Danglot, secrétaire départemental du SNPES/PJJ et éducateur en Seine-Saint-Denis depuis six ans, n’est pas aussi tranché mais reste sceptique. « Couper les liens familiaux peut être catastrophique, analyse-t-il, par angélisme, concernant non pas des collégiens de base, mais des petits durs de quartiers en fait coupé de leurs bandes. Il a même le sentiment politiquement correct que « contrairement à une idée reçue, les parents de ces jeunes savent prendre leurs responsabilités dans les moments difficiles. »
  • Avec Libération, la presse attaque les ERS
    « Malgré les violences [...], le ministre de l'Education nationale Luc Chatel a annoncé vouloir «persévérer» dans la mise en place de ce type d'établissements. » Annoncés par Nicolas Sarkozy en mai, les ERS visent à « éloigner ceux 'qui pourrissent la vie de leurs camarades', dixit François Fillon. »

    Verdict politique instantané de Libération
    «Cette mesure est critiquée de toutes parts.» Dès le 10, le journal charge l'expérience et choisit de donner la parole, non pas au syndicat dominant, mais à son rival de gauche, à Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN-CFDT, qui livre son interprétation du «raté» de Craon:
    - « couper les jeunes de leur environnement pour mieux régler leurs difficultés, cela revient à exporter les problèmes de la ville à la campagne. »
    - «il n'y a donc pas eu de réflexion approfondie sur le projet éducatif à mener auprès de ces jeunes », et cela malgré la diversité des compétences des 11 professionnels d'encadrement: de quoi créer des remous au sein de la confédération !
    - et l'incontournable : « Il faut aussi concentrer et renforcer les moyens sur les établissements les plus en difficulté. »

    Déni de violences scolaires

    Tandis qu'affligeant de conservatisme ravi le SGEN conclut: « Il n'y a pas de formule magique: il faut rendre plus efficace ce qui existe déjà. », et bien que des ados se soient fait tabasser dans l'enceinte d'un établissement d'enseignement public, Jean Arthuis appelle les victimes à la “tolérance” !
    Le président du Conseil général de la Mayenne, Jean Arthuis (Alliance centriste), a appelé le collège de Craon à la “tolérance”, au lendemain de violences. « Ces jeunes ne sont pas des délinquants, ils sont en difficulté scolaire et sociale et leur avenir ne peut nous laisser indifférents.
    Où et quand commence la délinquance ?
  • jeudi 30 septembre 2010

    Le Parlement adopte la loi sur l'absentéisme scolaire

    Le CSE se prononce contre le decret sur les sanctions scolairesOn sait désormais clairement d'où viennent les blocages.
    Le Parlement lutte contre la débandade à l'école, mais les enseignants refusent les sanctions qui les protègent.

    Le conseil consultatif enseignant a donné son avis sur la réforme des sanctions

    Un décret du ministère de l'Education nationale réformant les sanctions dans les collèges et lycées a été rejeté par le Conseil supérieur de l'éducation (CSE), ce jeudi 30 septembre 2010, selon les sources lycéenne (UNL) et parentale (FCPE).
    L'avis du CSE n'est pas suspensif
    Le Conseil représente notamment enseignants, lycéens, parents, étudiants et collectivités territoriales, mais ne formule qu'un avis.
    Soumis au vote, le décret a recueilli quatre votes pour, 16 contre et il y a eu 17 abstentions et huit refus de votes, selon l'UNL. La première organisation lycéenne, comme la FCPE, a apprécié que les aspects concernant la récidive soient finalement retirés du texte. "Mais le ministère a refusé de remettre en cause l'automaticité d'une procédure disciplinaire en cas de violence verbale et nous avons donc voté contre", a prétexté le président de la FCPE, Jean-Jacques Hazan.

    Les mesures à venir
    Grâce à ce décret, si le chef d'établissement ne fait pas de l'obstruction, avec le soutien de la FSU et de la FCPE, toute "violence verbale" donnera désormais lieu à une procédure disciplinaire et toute violence physique à un conseil de discipline.
    Quant à la refonte de l'échelle des sanctions, elle prévoit de donner aux expulsions un caractère exceptionnel, notamment en supprimant les exclusions temporaires de plus de huit jours, qui peuvent trop souvent conforter l'élève dans sa volonté de décrochage scolaire.

    Fallait-il en revanche abandonner les élèves au laxisme enseignant ?

    Le 15 septembre, le Parlement a choisi de voter définitivement, après un ultime vote du Sénat, une proposition de loi UMP prévoyant la suspension des allocations familiales pour absentéisme scolaire.

    Le Sénat a voté le texte conforme, c'est à dire sans y apporter de modifications, ce qui vaut adoption définitive par le Parlement.

    La proposition de loi du député UMP Eric Ciotti avait déjà été approuvée le 29 juin par les députés. Il répond à un voeu exprimé à plusieurs reprises par Nicolas Sarkozy de lutter contre l'absentéisme scolaire.
    Sauvons nos retraites ?

    L'opposition de gauche a combattu ce texte
    , également dénoncé par les principaux syndicats d'enseignants -majoritairement à gauche- et la fédération de parents d'élèves dominante, la FCPE, aux ordres du PS.

    dimanche 4 juillet 2010

    Voilées pour passer le bac à Créteil

    Le diplôme du baccalauréat est-il valide ?




    Le meilleur moyen

    de ne pas

    capter le regard

    des garçons ?




    Pagaille au lycée Gutenberg de Créteil où le voile s’est invité
    dans les épreuves écrites du baccalauréat
    technologique au début de la semaine.

    On dit les candidat(e)s tendu(e)s, tant l'enjeu serait grand avec un taux de réussite qui dépasse 90%, mais l'examen de fin d'études secondaires, sésame vers le supérieur n'intimide plus guère que les parents. Un candidat a même obtenu une moyenne de 20,3/20. Est-ce possible ? Eh bien, oui ! Tout est possible dans l'Education Nationale depuis que Lionel Jospin s'en est remis à Philippe Meirieu, aujourd'hui élu régional d'Europe Ecologie...
    Or, à Créteil, les petites n'ont pas craint le stress: elles sont « pures » !

    Désordre pendant les épreuves

    Les dix musulmanes ont revendiqué
    Conditionnées et remontées à bloc (si l'imam n'est pas l'instigateur, il ne les a pas dissuadées), elles ont invoqué leur bon droit et le proviseur a obtempéré: les jeunes filles ont été autorisées à plancher dans une salle isolée des autres candidats. A preuve que les effectifs en surveillants sont suffisants.

    Des enseignants de la FSU se sont opposés
    Piégés et indignés, des enseignants du lycée Gutenberg de Créteil ont protesté auprès du rectorat contre la présence de ces dix candidates voilées dans l’établissement.

    D'abord illégalement autorisées
    "Après avoir été autorisées à composer voilées dans un premier temps, suite à une mauvaise lecture des textes (réglementaires), ces jeunes filles, élèves d'un établissement public, ont ôté leur voile", après plusieurs jours de tensions, a précisé le rectorat de Créteil dans un communiqué, confirmant une information de RMC.

    Il aura fallu que des enseignants de la FSU se mobilisent
    Le syndicat dominant du second cycle secondaire avait auparavant adressé une lettre au recteur de l'académie pour faire connaître sa désapprobation, a précisé une porte-parole du rectorat.
    "La loi n'a pas été respectée les deux premiers jours" de l'examen et les candidates voilées "n'auraient pas dû composer", a-t-on confirmé au ministère de l'Education. La loi du 15 mars 2004, précisée par une circulaire du 18 mai 2004, interdit le port de signes ostentatoires dans les écoles et établissements publics.

    Deux poids, deux mesures


    Deux cas de figure

    Si un candidat au baccalauréat est scolarisé dans un établissement public, il lui est donc légalement interdit tout signe ostentatoire, notamment pendant les examens, a-t-on expliqué au ministère.
    En revanche, selon la circulaire, "la loi ne s'applique pas" aux élèves scolarisés dans le privé ou aux candidats libres qui viennent passer un examen dans un établissement public.

    Dans ce dernier cas, il existe néanmoins une "police des examens".
    Celle-ci s'applique et se fonde sur quatre règles :
    1- le visage doit être apparent pour vérifier l'identité du candidat,
    2- le port peut être interdit pour des raisons de fraude potentielle (un turban sikh qui cacherait une oreillette, par exemple),
    3- pour des raisons de sécurité
    4- et enfin pour des raisons d'ordre public.
    "Pour ces quatre raisons-là, c'est au cas par cas", selon le ministère.

    Ce qui ne risque pas d'arriver au lycée privé musulman Averroes (cf. libellé PaSiDupes, ci-dessous), à ...Lille dont le maire est la socialiste Aubry-Brochen (lien PaSiDupes), ouvert depuis 2003. A Décines, près de Lyon, continue d’enfler une autre polémique autour du limogeage du recteur d’académie, Alain Morvan, après l’ouverture du lycée musulman Al Kindi (cf. libellé ci-dessous). Le recteur s’était fermement opposé à l’ouverture de ce lycée privé, au point que le ministère de l’Education lui avait alors rappelé son devoir de réserve. De transactions en compromis, les enjeux électoraux et des rapports complexes entre les organisations musulmanes et l’Etat permettent l'ancrage d'une situation contestée.

    => Une provocation caractérisée
    Dans ce cas précis, les jeunes filles étaient inscrites dans le même établissement et avaient toujours accepté de le retirer à l’entrée du lycée.

    Les exemples ne sont pas rares

    Ainsi, une professeure de lettres dans un établissement public s'apprêtait comme chaque année à faire passer les épreuves anticipées de français du bac, dans un lycée de l'Oise.

    Elle avait participé à une réunion technique préalable aux examens du baccalauréat, pour connaître les modalités, s'accorder sur des barèmes de notation. Mais, lors de cette rencontre, le représentant de l'académie d'Amiens avait prévu et précisé le comportement à adopter si une candidate arrivait voilée. « Elle sera acceptée, dit-il, mais devra soulever son voile pour que vous puissiez vérifier son identité. Ensuite, elle sera autorisée à remettre son voile pour toute la durée de l'examen. »
    Assez pour indigner l'enseignante qui estime que «cette directive de l'académie d'Amiens va à l'encontre de l'oral de français pour lequel l'expression et l'engagement physique du candidat sont très importants». Si le cas se présentait, l'enseignante l'assure, elle refuserait d'entendre le candidat : « On ne peut pas refuser le voile dans le cadre de l'enseignement tout au long de l'année scolaire et l'autoriser lors du passage du baccalauréat. Pour moi, c'est hypocrite », observe-t-elle.

    Le directeur du centre aurait-il été défaillant ?
    "Quoi qu'il arrive, le directeur du centre a les outils pour que ça se passe bien", précise-t-on de même source. Ainsi, le cas échéant, on place des candidates voilées dans une salle à part. Comme des fumeuses ?
    La gauche et le cortège de ses associations, réseaux et collectifs devraient logiquement hurler à la stigmatisation...

    vendredi 25 juin 2010

    Pour les syndicats de fonctionnaires, il faut que les portes claquent

    Les négociations salariales interrompues avant d'avoir commencé

    Les syndicats -singulièrement la FSU- n'ont que des griefs

    Les huit syndicats de fonctionnaires ont un problème de méthode.
    Ils n'étaient pas venu négocier, mais s'entendre dire ce qu'ils voulaient souhaitaient, mais le gouvernement n'est toujours pas une organisation syndicale et personne ne leur a encore dit.
    Dès la première réunion de négociation salariale vendredi, ils ont donc claqué la porte, comme un seul homme, pensant que leurs adhérents y verraient de la combativité, alors que chacun a compris que la décision était préméditée et concertée.
    Les syndicats ont par ailleurs jugé le calendrier trop serré et déploré de n'avoir reçu les documents de préparation que mercredi soir.

    La politique de la chaise vide

    Pour rompre la négociation, Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, prétend que le ministre du Travail Eric Woerth n'a pu ni confirmer la hausse générale prévue au 1er juillet, ni démentir un éventuel gel des salaires sur trois ans. Elle n'a fait aucune proposition et a préféré polémiquer: "cette désinvolture est inacceptable et c'est pourquoi nous avons quitté la séance".

    "Nous avons tous bien compris que le gouvernement expliquait à tout le monde qu'il y a une crise parce que nous dépensons trop, alors que nous avions tous compris que la crise était celle du système financier", a-t-elle commenté.
    Bernadette Groison n'est pas une néophyte malgré ses débuts à la tête de la FSU et elle ne peut ignorer qu'une décision postérieure au 1er juillet pourrait néanmoins prendre effet à cette date. Elle se moque donc de l'opinion qu'elle tente ainsi de manipuler.
    Ils n'ont pas « tous bien compris »

    Bien que le calendrier soit serré, la FSU a préféré rompre la concertation.

    Dans son indignation concertée, Jean-Marc Canon (CGT) admet ce que nie FSU.
    "A 4 jours de l'échéance" de la prochaine réunion, le ministre "nous dit que le gel des salaires est la perspective la plus vraisemblable pour 2011, 2012 et 2013". Bernadette Groison a dû avoir des moments d'absence...
    Ce scénario "représenterait 8% de perte de pouvoir d'achat", a même estimé la CGT, calcul effectué selon M. Canon sur la base des prévisions d'inflation utilisées pour la programmation triennale des lois de finances.

    Venu recevoir une décision gouvernementale plutôt que d'en débattre, Bernard Sagez, secrétaire général des fonctionnaires CFTC a eu le sentiment que " le discours d'ouverture était catastrophique" et "sans aucune proposition". Pour autant, il ne précise pas quelles sont les propositions de sa confédération.

    Une heure après le coup d'éclat des syndicats, Matignon a annoncé que cet engagement n'était "pas remis en cause", sans précision de la date de la reprise des négociations, ni de la hausse salariale du 1er juillet.

    Gouvernement et syndicats n'ont pas les mêmes modes de calcul

    Les syndicats veulent imposer des augmentations générales de salaire par la revalorisation, en euros, du "point d'indice", le gouvernement veut revaloriser le "salaire moyen", incluant les primes, promotions et heures supplémentaires, qui ne bénéficient pas à tous.

    A en croire M. Sagez, Eric Woerth aurait déclaré que la valeur du point d'indice représente le sixième du salaire des fonctionnaires. Selon lui, "c'est quand même scandaleux, ce n'est pas du tout la situation dans la fonction publique".
    "C'est facile de tout mettre dans un même pot et de faire croire qu'on a tous été augmenté de 2%", a ajouté M. Sagez qui ne semble plus favorable à l'égalité.

    Dans le calcul de la rémunération des fonctionnaires, le point d'indice représente environ 25% du total, a affirmé de son côté le secrétaire d'Etat à la Fonction publique Georges Tron, selon qui syndicats et gouvernement pourraient se revoir "en début de semaine prochaine".

    Les syndicats ont eu le temps de lire une déclaration commune

    Les syndicats ont sorti une première déclaration qu'ils avaient préparée avant de claquer la porte.
    "La valeur du point d'indice" est "l'élément central et prioritaire en matière salariale dans la fonction publique", affirme le texte, signé des huit syndicats (CGT,FSU,FO, Solidaires, Unsa, CFDT,CFTC, CGC), la CFDT semblant en retrait.

    Ils se sont ensuite retrouvés dans le hall du bâtiment, pour rédiger ensemble, devant les caméras de télévision, une seconde version de cette déclaration, destinée cette fois à la presse.

    Peu après, un communiqué commun de MM. Woerth et Tron précisa que l'augmentation générale de 0,5% au 1er juillet est fonction d'"arbitrages budgétaires" non encore rendus, la décision finale devant être annoncée "aux environs du 1er juillet.

    Alors que, selon une source non identifiée, l'octroi du +0,5% pourrait être lié à un accord triennal sur les salaires mais pour la période 2011-2013, Didier Bourgoin, secrétaire général de la fonction publique territoriale (SNUCLIAS-FSU, donc CGT), est en mesure de préciser que Eric Woerth a très brièvement "évoqué un effet report": la hausse de 0,5% pourrait être inclue dans la négociation triennale en cours, qui pourrait en fait concerner la période 2010 à 2012.

    A vouloir communiquer, la FSU se prend dans les cables

    De cela non plus Bernadette Groison n'a donc pas entendu parler, bien qu'elle soit patronne de Didier Bourgoin et du SNUCLIAS. On se demande donc qui dirige la FSU.

    mercredi 10 février 2010

    Des enseignants de Vitry orientés par erreur sur l'Assemblée

    Le Conseil Régional d'Ile-de-France est pourtant leur autorité de tutelle

    Des enseignants grévistes du lycée de Vitry-sur-Seine ont défilé aujourd'hui aux abords de l'Assemblée Nationale
    Certains professeurs ont en effet cessé les cours il y a une semaine après l'agression d'un élève poignardé par des jeunes d'une bande extérieure au lycée pour réclamer l'application dans leur établissement du "droit fondamental" à la sûreté.

    "On se tourne vers la représentation nationale pour être enfin entendus", a déclaré Sabine Contrepois, enseignante -avec son conjoint- au lycée Adolphe-Chérioux, qui participait, avec une soixantaine de collègues et d'élèves, à ce rassemblement. Déçus de ne recevoir que des courriers du Conseil Régional en réponse à leurs appels à l'aide, « plusieurs dizaines d'enseignants », selon l'agence R****** qui ne fait pas le détail, se sont tournés vers les députés.
    Quand elle le veut, cette agence de presse ne remue pas le couteau dans la plaie et choisit le flou
    : elle évoque "l'agression d'un élève à l'arme blanche", ce qui évite de mentionner le coup porté à la cuisse, qui, pour la victime hospitalisée, s'appelle un « coup de poignard »...

    Ces enseignants, qui ont été reçus mardi au ministère de l'Education Nationale, réclament le doublement du nombre de surveillants (11 pour 1.500 élèves) et jugent insatisfaisantes les propositions du rectorat: 9 personnels supplémentaires.

    Tentative d'entraînement des lycées de la région communiste

    Très rapidement, Catherine Pothier sur France Info, par exemple, a ressassé que plusieurs dizaines de lycées étaient en grève. En grève contre la réforme des lycées, et depuis plusieurs semaines, à la vérité...

    Qui soupçonne une récupération politicienne ?


    L'opposition politique a finalement saisi quel parti elle peut tirer de cette violence endémique à Vitry-sur-Seine et se joint ouvertement à la FSU.
    Lire PaSiDupes

    Les enseignants de Vitry ne sont plus tout seuls

    => Ils sont incités à détourner l'attention sur les pouvoirs publics, alors que le règlement du problème relève du Conseil Régional, présidé par le socialiste Jean-Paul Huchon, l'autorité de tutelle.
    Or, le PS est pris à son propre piège: il réclame plus de sécurité en la circonstance, mais s'oppose à une loi qualifiée de 'sécuritaire'.

    => La FSU pousse les enseignants de ce bastion communiste à étendre le mouvement.
    Ils revendiquent désormais, non plus pour leur seul lycée, mais sur la dégradation des conditions de sécurité « dans les établissements scolaires de banlieue », théâtres de plusieurs "incidents" ces derniers mois. Lire PaSiDupes pour avoir une idée plus exacte de ce que la presse militante qualifie d' "incidents", pour ménager les élus communistes et socialistes sur Vitry.
    Réunis sur la place Edouard Herriot, située près de l'Assemblée, les manifestants ont réclamé des effectifs supplémentaires.
    VOIR et ENTENDRE les enseignants manipulés


    Les partis d'opposition apportent officiellement leur soutien

    Une délégation s'est faite inviter par des députés communistes, Verts et PS, séparement, ont publié des professeurs...

  • Une délégation des manifestants a d'abord été reçue par le président du groupe de la gauche démocrate et républicaine (GDR, PC et Verts), Jean-Claude Sandrier (PC), qu'ils n'ont pas suffisamment vu à Vitry, et Pierre Gosnat (PC), député de la circonscription dans laquelle se situe pourtant le lycée Adolphe-Chérioux.
    Sans complexes, le député communiste de la dixième circonscription du Val-de-Marne devait interpeller mercredi après-midi sur ce sujet le ministre de l'Education Nationale lors de la séance de questions au gouvernement.
    => Pierre Gosnat n'aurait-il pas pu être plus réactif, depuis des mois que les violences se multiplient ?
    => Pourquoi a-t-il tardé à mobiliser le CR sur le voeu d'une clôture exprimé -dès mai 2009- par le ministre ?
  • La délégation devait être ensuite reçue par le groupe socialiste, radical et citoyen (SRC).
    Le socialiste invisible, Jean-Paul Huchon, est quant à lui tranquille comme Baptiste... Comme si les lycées n'étaient pas sous son autorité en tant que président de la région...
    Les électeurs vont-ils le reprendre pour encore six ans ?
  • Vitry-sur-Seine: les grévistes en appellent à la médiation du ministre Chatel

    Des enseignants reçus par Chatel qui appelle à la reprise des cours

    Jean-Paul Huchon, leur interlocuteur naturel

    Le président de région se tient en retrait
    Le socialiste Jean-Paul Huchon refuse de se laisser impliquer par les enseignants. Consciente du risque en pleine campagne des régionales, la FSU se garde bien de réclamer ce qui le mettrait en cause.


    Le lycée Adolphe-Chérioux fait partie d'une "cité mixte départementale", donc -pour ce motif- "sous gestion du Conseil général", mais avant tout du Conseil Régional, comme tous les lycées de France et de Navarre.
    "Les diagnostics de sécurité qui ont été faits par le ministère sur le Val-de-Marne n'ont pas été transmis à la Région par l'Etat", argumente la Région Ile-de-France, en réponse à Luc Chatel. Mais "la région et le département sont tombés d'accord fin 2009 sur la partition de la cité mixte", a-t-on toutefois admis à la région, encore présidée par Jean-Paul Huchon (PS). "Dès lors, la Région engagera les travaux de clôture et de sécurisation avant l'été, les crédits seront individualisés lors de la première commission permanente de la prochaine mandature", a-t-on ajouté.

    Les enseignants de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) qui ont cessé les cours mercredi après le coup de poignard à un élève ont été reçus mardi par le ministre de l'Education nationale Luc Chatel.

    Les professeurs du lycée Adolphe-Chérioux, qui ont manifesté mardi près du ministère accompagnés de dizaines d'élèves, réclament 3 personnels en plus des 9 attribués par le ministère et jugent insuffisantes les propositions jusque-là faites par le rectorat.
    M. Chatel a estimé devant la presse que les mesures proposées (trois surveillants supplémentaires, six médiateurs) constituaient un "effort exceptionnel" et que la présence de 30 surveillants supplémentaires "n'aurait pas évité l'agression".

    Le ministre réclame la reprise des cours aux élèves

    Luc Chatel a de nouveau invité les grévistes à "reprendre le travail".
    "Ce qui est important pour les élèves, pour la réussite des élèves, c'est qu'on puisse reprendre le travail", a-t-il insisté.

    Mais à la sortie de la réunion, les professeurs ont affirmé "maintenir" leurs revendications et attendre "un signe du ministre pour débloquer la situation".
    "On ne peut pas reprendre le travail sans assurer la sécurité des élèves [, pourtant menacée depuis des mois]. La balle est dans le camp du ministère (...). On veut vraiment reprendre les cours mais on veut les reprendre dans des conditions normales", a déclaré Laurent Maria, professeur d'horticulture et membre de la délégation syndicale, ajoutant qu'une "réponse" du ministère était attendue dans la journée.
    Alors que la CGT et le SNES-FSU -même tendance extrémiste dans ce département communiste- ont lancé un appel à la grève jeudi dans l'académie de Créteil. Une tentative d'extension du mouvement hors du lycée.

    "On doit systématiquement refuser la banalisation de la violence", a souligné L. Chatel, tout en soulignant que le nombre de surveillants ne réglait pas tout et que la violence était "l'affaire de tous": le Conseil Général et le Conseil Régional font en effet les morts.

    => "Mettre un surveillant derrière chaque élève dans chaque établissement, (...) ce n'est pas possible et ce n'est pas la solution", a jugé le ministre, ajoutant notamment qu'un dispositif de vidéo-protection serait mis en oeuvre à Chérioux "dans les mois qui viennent".
    => Il a d'ailleurs déjà obtenu des élus locaux qu'ils mettent en place la clôture demandée, comme il en avait exprimé le voeu en … mai dernier !

    La FCPE est de la partie

    "Plusieurs" (sic) parents d'élèves étaient également présents à Paris
    "Ce n'est plus possible de continuer comme ça. J'ai deux filles à Chérioux et je n'accepte pas qu'elles aillent étudier dans un tel climat d'insécurité", a tout à coup souligné Marie-José Andrade (FCPE, ancrée à gauche, ci-contre).
    "Je suis inquiète pour mes enfants. Tout le monde peut entrer dans ce lycée, il n'y a aucune sécurité. Ce n'est pas la première fois qu'il y a des incidents dans cet établissement. L'année dernière, un autre élève avait été blessé à l'arme blanche..." Un combat qu'elle mène depuis quatre ans auprès du Conseil Régional et du Conseil Général, communistes, ce qui aurait pu faciliter le dialogue... "Nous autres, parents, avons préparé un courrier que nous allons envoyer au ministère de l'Education, au rectorat et aux Conseils général et régional."

    La FSU réclame des surveillants, un encadrement non formé

    Récupération politique en milieu communiste
    Qu'est-ce qu'un surveillant d'externat ?

    Le statut de surveillant d'externat (SE) a été créé en France en 1937 et a disparu en 2003.
    Agent non-titulaire de l'État et exerçant dans le second cycle, le "pion" (en langage potache), devait 28 heures hebdomadaires à temps complet ou 14 heures à mi-temps, il était en charge de la surveillance des élèves de l'ouverture à la fermeture de l'établissement. Aujourd'hui, les enseignants de Vitry en réclament qui feraient 35 heures... Sachant que le recrutement se faisait parmi les étudiant(e)s, la FSU n'est pas tendre avec les militants de l'UNEF !

    La tâche première des surveillants d'externat consistait en la surveillance et l'encadrement des élèves
    durant le temps scolaire : études et permanences, réfectoire, surveillance des locaux. Ils participaient, auprès du Conseiller principal d'éducation (CPE: ils sont tous « principaux » !), au contrôle d'assiduité (appel quotidien, tenue du fichier des absences et des retards,...) et de discipline (surveillance des retenues) des élèves de l'établissement. Durant la demi-pension, ils veillaient au bon déroulement du service au réfectoire et dans la cour de récréation. Ils étaient en cela le bras droit du CPE, qu'ils tenaient informé du comportement des élèves, et des éventuels problèmes décelés. Ils pouvaient également assurer des tâches éducatives auprès des enfants (soutien scolaire, aide aux devoirs, encadrement de voyages et sorties scolaires, etc.). Enfin, notamment hors du temps de présence des élèves, les SE pouvaient être sollicités par le chef d'établissement (proviseur ou principal) pour participer à des tâches administratives diverses (envoi des bulletins scolaires, inscriptions, préparation de rentrée,...). En somme, ils étaient polyvalents et corvéables à merci.
    Les surveillants d'externat étaient recrutés au niveau académique sur dossier et la seule condition impérative de diplôme était le baccalauréat. Les principaux critères de sélection étaient :
    - avoir le statut d'étudiant dans l'enseignement supérieur
    - être âgé de 19 ans à 28 ans
    - appartenir à une famille aux ressources familiales modestes
    - se destiner aux concours de l'Éducation nationale

    Il n'avait donc aucune formation pédagogique
    et n'étaient pas pas plus "sociologues" que les CPE ou « psychologues » que les COP
    (conseillers d'orientation psychologues, reclassés 'psy' sans le diplôme).
    Au bout de 7 années de délégation ou une fois atteint l'âge de 28 ans, les S.E. étaient remerciés et pouvaient bénéficier de l'assurance chômage.

    Leur nombre -que l'on déplore aujourd'hui avec hypocrisie- ne doit pas faire illusion: pour ne pas obérer leurs chances de réussite universitaire, la plupart étaient ...à mi-temps. Des travailleurs défavorisés, dirait-on aujourd'hui.
    En 2003, leur statut fut considéré comme obsolète et mal adapté aux besoins actuels et la loi Ferry l'abolit pour le remplacer par celui des assistants d'éducation (AE), au profil résolument différent.

    Qu'est-ce qu'un assistant d'éducation ?

    Les A.E. conservent les mêmes fonctions d'encadrement et de surveillance des élèves anciennement dévolues aux SE
    .
    Décentralisation oblige, ils ont désormais un contrat d'une durée de 3 ans, renouvelable une fois, ce qui leur octroie le statut d'agent non-titulaire de l'État. Quoique payés sur le budget de l'État, les AE ne sont plus recrutés par les recteurs d'académie sur critères sociaux (avec barême) comme leurs prédécesseurs , mais par le chef d'établissement d'exercice, après le dépôt d'une candidature auprès des services du rectorat.
    Les postes d'AE restent prioritairement réservés aux étudiants, notamment boursiers, mais ouverts également à d'autres catégories socio-professionnelles.
    Les bénéficiaires ne sont toujours pas mieux formés, car ils ne doivent attester que du baccalauréat ou d'un titre ou diplôme équivalent.

    Critiquer la loi Ferry par principe paraît donc injuste à plusieurs égards.
    => Leur service des AE a gagné en souplesse.
    Il est annualisé et représente un temps de travail de 1 600 heures (800 heures à mi-temps), répartis sur 39 semaines en début d'année. En justifiant d'une inscription dans l'enseignement supérieur, l'AE se voit déduire de son service annuel un crédit horaire de 200 heures (100 heures pour les surveillants à mi-temps).

    => Leurs fonctions se sont étendues
    La tâche première des AE reste la surveillance et l'encadrement des élèves durant le temps scolaire cf. les surveillants d'externat ci-dessus. Certains AE sont employés pour effectuer des tâches en rapport à l'informatique (TICE). Ils sont ainsi techniciens de maintenance, administrateurs de réseau, ou secondent les professeurs.

    => Leur champ d'activité s'est diversifié
    La loi du 30 avril 2003 a également prévu la mise à disposition d'assistant d'éducation pour les écoles du premier degré, et la mise en place d'assistants d'éducation formés à l'intégration des élèves handicapés.

    => Ils n'ont pas acquis les qualités a priori que leur prêtent la propagande toxique des syndicats d'enseignants. Ils idéalisent leur rôle en leur prêtant des vertus éducatives -quasiment curatives- de la violence.

    Une récupération politique de la violence

    Après leur avoir indiqué que les mesures prises étaient «tout à fait exceptionnelles», Luc Chatel les a, comme les jours précédents, invités à «reprendre le travail».
    « Même si on engageait trente surveillants, on ne pourrait pas en mettre un derrière chaque élève », ajoute-t-il, estimant que «les surveillants ne sont pas la seule réponse à l'insécurité».

    Pour le ministère, qui voit dans ce mouvement de protestation «une récupération politique avant les élections régionales», « la revendication de ces enseignants n'est pas très raisonnable». LIRE PaSiDupes Il fait valoir qu'« une cinquantaine de professeurs sur cent quatre-vingts ne sont pas en grève et que douze à quinze ont finalement décidé de reprendre le travail ».
    Les réponses apportées par le recteur sont par ailleurs «adaptées» à une situation architecturale atypique à laquelle s'ajoute une «revendication plus classique sur les moyens».
    Les parents de la FCPE jouent avec l'avenir de leur enfants.

    jeudi 20 novembre 2008

    La presse mobilise : grève des enseignants par dizaines de milliers ! ?...

    Un sur trois, selon le ministère, et 21,26% dans le secondaire
    Certaines informations n’ont aucun sens, sinon de mobiliser.

    Ainsi, une agence de presse, succursale de la FSU, lance : «Des dizaines de milliers d'enseignants et lycéens ont fait grève et manifesté en France contre les suppressions de postes et la politique éducative du gouvernement. »
    Dénombrer des manifestants de rues ne prouve rien, considérant l’impossibilité de savoir qui sont réellement les marcheurs : sont-ils, d’une manière ou d’une autre, liés à l’Education Nationale, des enfants traînés par leurs parents ou des militants d’opposition à tout (cf. photo ci-contre)?
    La même agence R****** avance 150.000 manifestants, nombre cumulé sur l’ensemble du territoire, et chiffre qu’elle doit aux syndicats organisateurs eux-mêmes, qui, dit-elle, espèrent avoir ébranlé les "certitudes" du ministre ! "Le message adressé est clair et constitue une véritable interpellation au ministre", a déclaré le Snes-FSU, majoritaire. "La grève est une réussite, elle est majoritaire", a renchéri l'UNSA-Education. L'hyperbole est la consigne...


    Malaise...
    Cette agence de presse avait anticipé -dès la mi-journée- en annonçant: "Selon le principal syndicat des écoles primaires, le SNUIPP-FSU, près de 70% des enseignants français devraient cesser le travail jeudi pour protester contre les 13.500 suppressions de postes prévues en 2009 dans l'Education nationale." Le "près de", à lui tout seul, ne manque pas de sel. Mais, tout bien considéré, R****** met en relief l'échec de cette journée: 70% de grévistes annonncés et seulement un sur trois à l'arrivée. Embarrassant, non ?

    Or, le ministre de l'Education Nationale dénonce une "culture de la grève". Xavier Darcos a déploré cette mobilisation, qui a en outre entraîné une nouvelle fronde de maires des grandes villes d’opposition contre le Service minimum d'accueil (SMA).

    Intoxication
  • L’agence de presse R****** annonce que pour « les syndicats », plus d'un enseignant sur deux aurait été en grève dans les collèges et lycées, selon le SNES-FSU (hégémonique), ce qui n’est pas concevable et 69% des professeurs des écoles en primaire, d'après le SNUipp-FSU (syndicat totalitaire). Or, tout lecteur attentif et éclairé aura remarqué, à la différence de l’agence de presse, que « les syndicats » ne sont qu’un seul syndicat, la FSU
  • Pourtant, cette agence insiste et déclare : « La quasi-totalité des organisations [elle refuse de comprendre] dénoncent pêle-mêle la suppression de 13.500 postes à la rentrée 2009, la réforme du lycée et "l'entêtement" du ministre de l'Education. » Dénoncer des suppressions de postes va les occuper encore quelques années ! Nous verrons également si les taux de réussite au bac en souffrent et fléchissent…

    Les chiffres à Paris sont une manipulation de l’opinion
  • La FSU se prévaut d’estimations personnelles sujettes à caution : les techniques de comptage des organisateurs ne peuvent évidemment pas être objectives et les résultats atteignent le grotesque. 40.000 personnes (retraités, chercheurs d’emplois et membres des diverses associations, réseaux et collectifs qui se disent enseignants ou parents), selon la FSU, mais 9.000 selon la police - auraient défilé du jardin du Luxembourg jusqu'aux abords du ministère de l'Education. Soit des chiffres gonflés plus de quatre fois.
    Il faut dire que France Info avait déjà fait fort lors de la manif mensuel d’octobre des enseignants. Le journaliste avait lancé un chiffre-maison : « selon nos propres estimations », avait-il osé déclarer et cela dès le matin !
  • Vous avez dit 'gonflés'?
    Et ce n'est pas fini. Sans attendre la ré-écriture de cette journée de grèves dans les jours à venir, dès ce soir, l’escalade est amorcée. De 150.000, R****** est passée allégrement à « Au moins 163.000 (admirons la précision) enseignants et lycéens dans les rues ». L’agence de presse A*P peut faire mieux et le prouve: elle en a même vus, de ses yeux vus,… « 220.000 manifestants en France ». On ne va pas chipoter pour 70.000.

    Grève politique
    Sa Cynique Majesté Royal est de toutes les manifestations, en cette période d’élections socialistes. Désirdavenir Royal n’était pas allée à Niort, il avait fallu que Niort vienne à elle à Paris pour qu’elle instrumentalise la liquidation judiciaire de la CAMIF et ne s’en soucie plus ensuite.
    A Lille, Martine Aubry, candidate à la direction du Parti socialiste face à Royal et Hamon a défilé dans les rues de la ville, en tête du cortège. Il lui fallait donc ça pour bien affirmer son ancrage à gauche.

    Témoignage militant
    "Il y en a assez de ces suppressions de postes, ça devient impossible de travailler dans ces conditions, le gouvernement brade l'Education nationale", a lancé Aline Desfossez, enseignante dans une école primaire.
    «Impossible de travailler » ?
    Cette semaine, nous avons recueilli le témoignage spontané d’un père de famille qui refusait de garder sa fille en CP à la maison pour permettre à la maîtresse de la petite d’aller manifester. Cet ouvrier quarantenaire avait connu dans sa propre scolarité des classes à trois niveaux autrement plus chargées. Il ne comprend pas davantage que la professeure des écoles de sa 'jeune enfant' (comme dit la presse !) se décharge sur la famille de l’apprentissage de la lecture à la maison, mais critique la méthode syllabique, qu’elle refuse de pratiquer, tout en adressant des reproches à l’enfant qui apprend plus vite et mieux… Ce père n’en peut plus des méthodes, de l’autoritarisme et du laisser aller de cette enseignante.
    A Toulouse, les estimations ne sont pas plus scientifiques, mais autorisent néanmoins des conclusions fallacieuses. L’agence de presse répète ce que son interlocuteur unique et privilégié lui dit, sans esprit critique. Croyez-vous en effet que le journaliste a interrogé le recteur d’académie de Toulouse, avant d’affirmer que les enseignants étaient « un tiers de plus que le 7 octobre, date de la dernière manifestation des enseignants ». C'est la consigne syndicale...

    Les parents savent-ils que leurs enfants sont livrés à eux-mêmes ?
    Mais où est passée la FCPE ?
  • Plusieurs centaines de collégiens (des mineurs –entre 11 et 15 ans, autorisés à sécher les cours ?) ou d'étudiants (inutile d’essayer de les compter, cette fois?) ont symboliquement pris place en tête du défilé. "On veut des profs. On veut du savoir. On veut pas le BAC unique", scandaient-ils.
  • Rappelons que ceux qu’on appelle « étudiants » ont le bac et leur « On veut pas le BAC unique » est quelque peu rétrospectif…

    Aucun renouvellement des slogans
    Quand il ne s’agit pas du thème de la peur, c’est celui du mépris."Le ministre fait la sourde oreille à nos revendications. Il y en a assez du mépris et du déni de confiance", a lancé Christian Bélinguier, secrétaire général du SNUipp de Haute-Garonne.

    Le mot d’ordre était l’emphase
    Le « flop » de la grève mensuelle d'octobre dernier a suscité la consigne de l’extase sur le nombre de participants. "C'est une manifestation sans précédent, je n'ai jamais vu autant de monde en grève et autant de monde mobilisé", a récité Caroline Komorn, enseignante de maternelle en zone rurale.
    Plus de 10.000 personnes selon les organisateurs, la moitié d'après la police, ont défilé à Marseille.

    R****** s’en prend à Darcos
    « Xavier Darcos, lui, s'en est pris une nouvelle fois aux syndicats» !
  • "Les professeurs méritent mieux que d'avoir des syndicats dont la fonction principale est d'organiser la résistance au changement", a-t-il observé sur RTL.
  • L'autre sujet de discorde porte sur le Service minimum d'accueil (SMA) des enfants, prévu par la loi à partir de 25% de grévistes dans une école.
    Là encore, Xavier Darcos a dénoncé les "prétextes" politiques avancés par les municipalités socialistes pour refuser de l'appliquer. "Tout ça, c'est de la blague, puisque toutes les communes de droite y arrivent", a-t-il affirmé.
  • Il aurait pu ajouter que les municipalités, qui se disent sociales et disposent en temps normal d’animateurs sociaux en nombre, se trouvent étrangement dépourvues en personnel compétent les jours de grève.

  • Les familles monoparentales devront choisir leur ville en fonctions du SMA.<BR>Brest (maire PS, François Cuillandre) et Nantes (maire, Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche à l'Assemblée Nationale) ont annoncé ne pas être en mesure d'assurer pleinement le SMA, mais l'ont mis en oeuvre en partie.
    Marseille, Bordeaux, Aix-en-Provence, Nice, Grasse, Cannes, Antibes, toutes dirigées par des équipes proches de la majorité, ont pensé aux problèmes posés par la grève aux mères de famille et organisé le service minimum d'accueil.