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samedi 9 août 2014

Reims: L'association écologiste "Robin des bois" porte plainte contre un ...lâcher de ballons

La commémoration de la Grande guerre met les Ecolo radicaux en pétard

Trop de Bleu-Blanc-Rouge
Le lâcher de ballons effectué par la mairie de Reims en souvenir des soldats morts pour la France ne plaît pas à tout le monde. L'association écologiste Robin des Bois dénonce une opération dangereuse pour l'environnement.
Elle a annoncé lundi son intention de porter plainte contre la ville de Reims pour abandon de déchets, après un lâcher de 2.000 ballons, dimanche, à l'occasion des commémorations du centenaire de la Grande Guerre.
J. Bonnemains, porte-parole
de Robin des Bois
"Ces lâchers de ballons, qui sont de plus en plus nombreux et pour n'importe quelle occasion, constituent une nuisance et un danger pour l'environnement et la biodiversité", a lâché Jacky Bonnemains, le président de l'association "Robin des bois" qui milite pour "la protection de l'Homme et de l'environnement". 
"Des fragments de ces ballons sont retrouvés dans les estomacs des oiseaux, des mammifères marins, des tortues marines et des poissons, et constituent un véritable poison pour eux", affirme l'extrémiste de l'écologie.

L'association avait demandé au maire de renoncer à ce lâcher


Selon lui, la biodégradabilité revendiquée par les fabricants de baudruches en latex "n'est absolument pas avérée et intervient dans un temps très long qui n'empêche pas une pollution à court terme".

VOIR et ENTENDRE un reportage sur la liesse populaire, lors du lâcher de ballons en mémoire de la Grande Guerre:

Lâcher de ballons à Reims en mémoire de la... par UnionArdennais

L'association avait adressé au maire de Reims, l'UMP Arnaud Robinetun courrier lui demandant de renoncer à ce lâcher ou de retenir les ballons captifs. 

D'un mythe l'autre
"Ce sera la première plainte pour ce type de pollution mais nous entendons responsabiliser les autorités et les citoyens pour que cesse cette pratique dangereuse», a ajouté Jacky Bonnemains, un brin supérieur et moralisateur..

La plainte pour "abandon de déchets" doit être adressée en fin de semaine au procureur de la République de Reims, a précisé l'association. La municipalité n'a pas souhaité faire de commentaire à ce sujet. 
Même pas un haussement d'épaules du maire, un docteur en biochimie et biologie moléculaire, maître de conférences - praticien hospitalier en pharmacologie à l'Université et au CHU de Reims !

Le sectarisme d'EELV

En juin 2012, dans la cour du collège de Cleunay à Rennes, une altercation a opposé Kylian, élève de cinquième, à un garçon de 16 ans, élève de troisième, pour un motif indéterminé. L'élève de troisième a serré le cou de la victime avec son bras replié. Le petit collégien est décédé dans la nuit des suites de cet étranglement. L'auteur des faits a été mis en examen pour homicide volontaire et placé en détention provisoire
Plusieurs centaines de personnes ont assisté aux obsèques de Kylian, mort à 13 ans après une bagarre avec un autre élève. Une cérémonie d'hommage et une minute de silence avaient eu lieu lundi dans la cour de l'établissement, avec un lâcher autorisé de ballons qui n'a fait l'objet d'aucune plainte de mauvais goût...

VOIR et ENTENDRE un reportage sur le lâcher de ballons en hommage à Kylian, dans l'Académie de Rennes:

Le maire de Reims est simplement une cible pour l'extrême gauche.
En 2008, à 33 ans, Arnaud Robinet devint le plus jeune des députés UMP. Il est aujourd'hui membre de la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale. 
Il est le tombeur de la maire socialiste Adeline Hazan.


vendredi 4 juillet 2014

Albi: meurtre d'une institutrice par une mère d'élève

Poignardée à mort sous les yeux de ses élèves 

Une enseignante du Tarn a été poignardée à mort par la mère d'un élève.

Préméditation
"Ce matin, une 'maman' est arrivée avec un couteau et a poignardé devant les enfants une enseignante de maternelle âgée de 34 ans - mère de deux enfants en bas âges - pour une raison que l'enquête déterminera", a déclaré Claude Derens, procureur d'Albi.
"Quand je suis arrivé sur les lieux, on essayait de la ranimer. Elle était en arrêt cardiaque dans sa classe", a précisé le procureur.

L'enseignante a été frappée mortellement au ventre. Grièvement blessée, la victime est décédée peu avant 11 heures. 

Les faits se sont déroulés au dernier jour d'école et à l'ouverture des classes dans l'école primaire publique Edouard Herriot, rue Louis Enjalran, qui accueille selon le site internet de la ville d'Albi 284 enfants en maternelle et primaire. Le groupe scolaire est situé dans le quartier Lapanouse, près du Stadium municipal de la préfecture du Tarn.

Connue des services de police
Selon des informations de RTL, la mère de l'élève de six ans, âgée de 47 ans, était déjà connue des services de police pour délaissement d'un mineur de 15 ans et non-signalement de disparition de mineur pour empêcher ou retarder les recherches (des faits qui remontent à janvier 2014). D'après BFMTV, la mère d'élève, avant de poignarder l'institutrice, aurait crié : "Je ne suis pas une voleuse".
Bien que connue, son identité est tenue secrète.
On murmure que c'est une immigrée espagnole d'origine marocaine, mais l'info semble être "secret défense"...

La question se pose de savoir comment la meurtrière a pu pénétrer dans une école primaire située dans un secteur "chaud" d'Albi. 
Lapanouse-Saint- Martin s'est en effet signalé par une série des incendies criminels en septembre 2013. Cette nouvelle série porta alors à 17 le nombre de voitures incendiées dans le quartier, en trois mois.
A  noter que l'affaire de délaissement du fils mineur de 15 ans de la mère d'élève est intervenue au début janvier 2014.

La suspecte a ensuite pris la fuite

Qualifiée d' "agresseuse" par l'AFP, la meurtrière a été interpellée 20 minutes plus tard. Elle est en garde à vue. 

Les formules toutes faites de l'exécutif
Le ministre de l'Éducation Benoît Hamon se rend actuellement sur place. "Il est profondément choqué par ce crime qui endeuille cette fin d'année scolaire. Ce drame confirme la nécessité de lutter contre les violences dans et autour de l'école, de protéger l'école, les enseignants et les élèves", a déclaré le porte-parole du ministère de l'Education Nationale. 

Les services de l'Elysée ont fait savoir que le président de la République François Hollande a déploré un "drame abominable", mais n'envisage pas de se déplacer: il a envoyé Benoît Hamon à Albi, à seulement 150 km de Tulle... 

samedi 2 novembre 2013

La maîtresse porte plainte contre un élève violent de 7 ans

Alors que la violence n'attend plus le nombre des années,
le débat continue sur la fessée précoce... 

Une institutrice remplaçante porte plainte contre un moutard de 7 ans.

Le débat est ouvert
et prégnant...
Sofiane, un nom d'emprunt,  présenté comme précoce et agité, a commis l'incivilité de trop
L’élément déclencheur remonte à un lundi du mois de septembre  au CE2 de l’école Jules-Verne, à Metz-Borny  en Lorrainequand la maîtresse prend l'enfant en train de jeter des stylos à travers la classe. Elle l’aurait alors interpellé avant que la rebellion de l'enfant ne provoque une bousculade entraînant la chute d’une table qui blesse l’enseignante au pied. L’institutrice doit être envoyée aux urgences pour être soignée et elle dépose une main courante au commissariat. L'affaire aurait pu rester sans suites, d'autant que la maman concède qu' " il est agité, pas facile" et un peu plus que cela, selon l’Inspection d’académie. Mais quelqu'un conseille la famille de l'élève.
Quelques semaines plus tard,  la mère de l’enfant porte elle-même plainte pour violences contre l’écolier et  harcèlement, comme le révèle vendredi Le Républicain LorrainL’enfant et sa mère sont alors convoqués au commissariat pour évoquer les faits.

Un palmarès peu académique 


Une réunion pédagogique est organisée au sein de l’établissement pour trouver une solution aux problèmes de l’enfant, "encombré  de surefficience mentale", comme ils disent...  Doté d’importantes capacités intellectuelles, selon des tests dont la validité est contestée par une forte portion du corps enseignant, l’enfant s’ennuie à l'école et ne s'est fait aucun copain.

De son côté, la mère de l’écolier a décidé de soutenir l'enfant prodige contre l'institution. Joint par Europe1.fr, son avocat Rédouane Saoudi, explique qu’elle a "du mal à comprendre la démarche de l’enseignante". "Elle ne trouve pas normal d’avoir dû accompagner son fils de sept ans au commissariat", précise l’avocat. Pour Me Souadi, "tout cela est regrettable pour tout le monde et il est important qu’on en revienne à des proportions plus raisonnables".

Me Rédouane Saoudi est par ailleurs l'avocat d'un trafiquant présumé de drogue
incarcéré en avril 2012 à la maison d’arrêt de Metz: pris en possession de 25 kg de cannabis et d'armes, le grossiste est soupçonné d’alimenter plusieurs réseaux lorrains en herbe de cannabis.
Les policiers ont mis la main sur des documents prouvant que l’auteur présumé a lourdement investi dans l’immobilier, notamment dans les pays du Golfe. 
Un individu dont l'identité n'est pas précisée mais, à n'en pas douter, un enfant précoce à qui l'école n'a pas su s'adapter...

mercredi 2 mars 2011

Le plan de Sarkozy pour l'emploi et l'apprentissage

Niée par la gauche, c'est une attente des jeunes

Nicolas Sarkozy a présenté une série de mesures destinées à favoriser la formation -notamment par l'alternance- et l'emploi des jeunes, des chômeurs de longue durée et des plus de 45 ans.
A l'occasion d'un déplacement en terrain hostile, à Bobigny (Seine-Saint-Denis), au campus des métiers et de l'entreprise, mardi 1er mars, le chef de l'Etat a détaillé les mesures, dont il avait présenté les grandes lignes pendant l'émission "Paroles de Français" du 10 février dernier.

Le chômage et l'emploi sont une chose

"Le chômage est au coeur des préoccupations de nos compatriotes, le travail est au centre de mon action politique", a répété Nicolas Sarkozy.
"Le chômage, qui a commencé à se stabiliser, n'a pas diminué autant que nous l'aurions souhaité", a-t-il admis. "Le niveau global de l'emploi n'est pas revenu à la dimension que nous pouvions souhaiter".

En France métropolitaine, fin janvier, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A s'établissait à 2.703.200 selon les chiffres du ministère, soit une augmentation de 1,4% sur un an, d'après le ministère du Travail.
"Penser que la reprise va automatiquement améliorer nos perspectives seraient une erreur", a observé le président. "Je sais que dans le temps, on a dit qu'on avait tout essayé contre le chômage et qu'il n'y avait plus rien à tenter. Je ne partage pas cette vision".

"Un demi-milliard d'euros seront dégagés cette année", a rappelé Nicolas Sarkozy, reprenant une annonce du 10 février. "En cette période contrainte pour nos finances publiques, c'est un effort absolument exceptionnel. Et comme il est hors de question d'augmenter les déficits, ce milliard d'euros (...) nous le récupérerons par des économies parallèles sur les autres ministères", a-t-il souligné.

Cette somme servira, à hauteur de 250 millions d'euros, à financer davantage de contrats aidés, et pour le reste, elle contribuera à améliorer la formation et l'accompagnement des demandeurs d'emploi.

"Je fais un choix. Plutôt que d'indemniser un demandeur d'emploi, je préfère qu'on lui finance un contrat aidé ou une formation pour qu'il puisse se reconvertir", a expliqué le chef de l'Etat. "C'est pour les chômeurs de longue durée, c'est pour des gens qui sont éloignés de l'emploi", a-t-il précisé.

Mais l'attente des jeunes déscolarisés en est une autre

Nicolas Sarkozy a présenté un plan destiné à développer l'apprentissage en France. "L'apprentissage, c'est 70% des jeunes qui à la fin trouvent un emploi", a-t-il souligné.

Un programme doté de 500 millions d'euros, financé par le grand emprunt, permettra notamment de financer des projets de formation et de créer des places supplémentaires d'hébergement en direction des jeunes.

Le chef de l'Etat a aussi présenté le système de bonus-malus qui sera mis en place dès cette année pour inciter financièrement les entreprises à embaucher des jeunes en alternance. Il a fixé l'objectif d'atteindre 800.000 apprentis en 2015, et un million à terme, contre 600.000 actuellement.

L'enjeu est "stratégique pour la société française", a-t-il insisté. "Il n'est pas un enjeu partisan (...) La reprise économique est là (...) mais elle ne suffira pas à résoudre le problème des chômeurs de longue durée et le problème des jeunes au chômage. Cette génération nous jugera sur nos engagements et sur nos résultats. Et j'ai bien l'intention que nous soyons au rendez-vous de leurs attentes", a promis Nicolas Sarkozy.

Les réactions idéologiques font peu cas de la souffrance des ados

La CFDT ne condamne pas sur le fond. Elle estime que "la politique de bonus-malus a déjà montré son inefficacité pour l'emploi des personnes handicapées, des seniors et pour l'égalité salariale des hommes et des femmes". "Le recours à la pénalité, même modulée, et à des allégements de charges pour relancer l'alternance serait faire fi des expériences passées", juge la confédération dans un communiqué.

Mais, pour la CFDT qui souhaite dans ces négociations "des engagements chiffrés de la part des organisations patronales", les décisions du président de la République "ne sont pas de nature à simplifier la tâche des partenaires sociaux et ne renforcent pas le dialogue social", prétend-elle pour la forme.

Elle reconnaît en effet la force de proposition du pouvoir, soulignant que "ces annonces arrivent au moment où syndicats et patronat négocient sur les moyens de donner une nouvelle impulsion à l'alternance".

Développer les filières courtes et la spécialisation

La plupart des adolescents sont contraints à accomplir le cycle complet du collège et, à 15 ans (voire 16, âge limite de l'obligation scolaire), aspirent à l'autonomie et à leur entrée dans le monde du travail. Nombre d'entre eux, qui ont déjà manifesté leur souffrance, parfois violemment, par des signes d'intolérance, voire de rejet, renâclent à choisir une orientation qui les maintient dans le système éducatif.

Or, le Certificat d'aptitude professionnelle (C.A.P.) assure une formation professionnelle courte qui permet l'insertion des élèves dans la vie active. Mais elles sont devenues relativement rares dans l'Education Nationale, au fil des ans.

Quinze jours après le rapport des Ateliers de l'apprentissage et de l'alternance qu'il avait initiés,
Laurent Wauquiez a annoncé jeudi 20 mai 2010 le lancement du Portail de l'alternance (
LIEN), destiné aux jeunes à la recherche d'un contrat d'apprentissage ou de professionalisation.
Il avait aussi confirmé la prolongation du dispositif de primes à l’embauche et le soutien aux développeurs de l’apprentissage jusqu’en décembre 2010.

L'objectif du secrétaire d'Etat à l'Emploi est désormais de faire en sorte que plus de jeunes puissent plus facilement accéder à une formation en alternance. Des journées d’information sur l’alternance auront lieu dans les collèges et les lycées pour contribuer à faire passer l’information.
Il étudie aussi les moyens de simplifier les démarches de recherche et d’enregistrement de contrat. Tout comme la définition d’un cadre de référence de l’alternance qui pourrait permettre de rendre plus lisibles les formations à l’échelle européenne, et contribuer à développer les échanges avec les autres pays.
Conscient que les jeunes apprentis souffrent parfois d’un manque de reconnaissance, les propositions des Ateliers de l’apprentissage, prévoient de permettre à tous les apprentis de bénéficier des mêmes avantages que les étudiants en terme de transports, de logement, de loisirs, etc. C’est une façon pour le gouvernement de montrer concrètement tout son intérêt pour ces formations et les apprentis. En plus des 250 millions d’euros affectés aux contrats aidés, le grand emprunt consacre d'ailleurs un budget de 250 millions d’euros à la rénovation des CFA (centres de formation des apprentis) et 250 millions au logement.

Reste le cas des jeunes en demande de réorientation ou au chômage qui souhaiteraient se former en alternance au niveau bac ou infra bac et qui rencontrent des difficultés quand ils ont plus de 21 ans, car leur formation en contrat de professionnalisation coûte plus cher aux entreprises.

Pour développer l’alternance dans la fonction publique, il faut repenser l’articulation avec les modalités de recrutement, qui suppose la réussite à un concours et les propositions gouvernementales comportent un volet sur la fonction publique, car le dispositif du PACTE [Parcours d’accès aux carrières de la fonction publique territoriale] est trop étroit et ne fonctionne encore qu’avec un public très ciblé. La piste actuelle de réflexion s'oriente vers la possibilité pour un jeune de mettre en avant l’acquisition d’une formation et une première expérience professionnelle.

dimanche 21 novembre 2010

Collégiens frappés par des délinquants du 9.3 hébergés

La gauche condamne les établissements de réinsertion scolaire

Des délinquants jettent le trouble dans deux ERS

Créés à la rentrée pour les élèves «perturbateurs qui empoisonnent la vie des autres», les établissements de réinsertion scolaire (ERS) connaissent des débuts difficiles.

Au lendemain de leur accueil dans l’ex-internat du collège de Craon (Mayenne) ouvert le lundi 8 novembre, des élèves ont provoqué des incidents. Quarante enseignants de l'établissement ont décidé d’exercer leur droit de retrait. Ces éducateurs s'opposent ainsi à la réinsertion de cinq jeunes en difficultés âgés de seulement 13 à 16 ans.

Moins d'une semaine après leur arrivée, les 8 élèves d'un établissement de réinsertion scolaire (ERS) installé à Portbail (Manche), près de Cherbourg, ont été renvoyés dans leur département de Seine-Saint-Denis après des violences.
Deux élèves ont été renvoyés dans les deux jours qui ont suivi leur arrivée après avoir notamment cassé les vitres du véhicule d'un éducateur. Quatre jours plus tard, les six autres étaient également renvoyés après une altercation accompagnée d'insultes à l'encontre d'un garçon de café de la station balnéaire.
Les jeunes, originaires de Bobigny, étaient hébergés dans un établissement autonome - face à la mer - appartenant à l'académie de Seine-Saint-Denis.
« Ils ont eu des comportements manifestement incompatibles avec le statut d'élève », a indiqué Patrice Lorandel, porte-parole de l'inspection académique.
Les établissements de réinsertion scolaire (ERS)
Ils accueillent des collégiens en difficulté scolaire et sociale, dont le comportement nécessite un éloignement et une prise en charge différente. Le premier établissement a ouvert dans l'académie de Nice dès la rentrée 2010. Dix ouvertures sont prévues au cours de l'année scolaire 2010-2011.
Les ERS proposent une scolarisation aménagée pour réinsérer des collégiens particulièrement perturbateurs dans un parcours de formation générale, technologique ou professionnelle. Issus des classes de 5e, 4e et 3e, ils ont déjà fait l'objet de multiples exclusions, mais ne relèvent ni de l'enseignement spécialisé et adapté, ni d'un placement dans un cadre pénal.

Réactions: la politique prend le relais de l'émotion

Selon le règlement, les 14 internes de 11 à 14 ans, originaires de Seine-Saint-Denis, ne devaient pas croiser les autres élèves et devaient prendre leurs repas séparément. Mais hier matin, ils ont débarqué dans la cour et, selon une enseignante, « ont distribué des coups et des claques à nos élèves sans raison apparente. Cinq ont reçu des coups, d’autres, choqués, se sont réfugiés dans le bureau de l’administration».

L'émotion de parents

Certains ont décidé de retirer leurs enfants du collège en attendant la fermeture de l’ERS. La presse verse dans l'auto-censure militante en taisant l'appartenance de ces parents à la FCPE. Il est difficile en effet de se déclarer ouvert, social et vertueux et de chasser des élèves défavorisés en difficulté.

La pratique radicale de l'exclusion par les vertueux
Pour reprendre le travail, parents et enseignants de Craon exigent la fermeture de l'ERS. Sont-ils des opposants à Paul Chaineau, maire DVD de Craon ?

La presse ne décrit pas le cadre d'accueil de Porbail
Le cadre est privilégié: « Situé sur la côte ouest du sud Cotentin l’environnement est unique : grande plage de sable, cordon dunaire protégé, havre de Portbail, chemin de Grande Randonnée des Douaniers. Une côte sauvage encore à découvrir. Face aux îles anglo-normandes de Jersey et Guernesey, le centre est situé en bord de mer avec accès direct à la plage sans route à traverser. Base de char à voile de l’Ecole du vent de Portbail. Centre équestre à 500 m. »
Elle n'apporte pas davantage les précisions qui permettent d'apprécier les motivations des parti(e)s.

Des réactions politiques

  • «Les jeunes en réinsertion étaient encadrés par d'autres jeunes issus du service civique sans formation particulière», a dénoncé le maire de la commune, Guy Cholot, un retraité de la police nationale. Il continue à soutenir “le projet sur le fond“, à condition, malgré 3 enseignants, 3 assistants d’éducation, 3 volontaires service civique et 1 éducateur, qu’il bénéficie “d’un encadrement beaucoup plus soutenu“.
    «On a vraiment fait tout ce qu'il fallait. On s'intéresse à ces jeunes désocialisés, on a mis des associations à disposition. C'est maintenant à l'académie de Seine-Saint-Denis de donner les moyens», a-t-il ajouté, refusant un projet qui viendrait troubler la tranquillité de ses concitoyens.
  • Les syndicats d’enseignants condamnent ces nouvelles structures de réinsertion.
    Bien qu'ils ne soient qu'à cinq ou huit, Guy Tresallet, secrétaire de la FSU 93 prétend que « concentrer autant de gamins difficiles dans un même lieu ne peut que se solder par un échec. » Sur ces bases discutables, viennent ensuite les accusations passe-partout. 3Ils se sentent stigmatisés et on leur fait porter l’étiquette 93 bien visible. Comment voulez-vous qu’ils s’intègrent dans ces conditions ? En outre, on voit bien que l’encadrement n’était pas suffisamment formé pour affronter ce genre de situation. A Portbail, par exemple, ils étaient 11 adultes pour 8 gosses et pourtant on a assisté à des dérapages. » Le taux d'encadrementest pourtant de 1,5 éducateur pour un délinquant.
    La CGT-Educaction fait de la surenchère syndicale.
    « La création de ces structures s’est faite dans la précipitation, assure Yvon-Yvan Barabinot, secrétaire départemental. » Commentaire politique: « Ce qui s’est passé à Craon et à Portbail était tout à fait prévisible car ce dispositif est plus répressif qu’éducatif. »
    Les syndicats réclament donc la suppression des ERS. Thomas Danglot, secrétaire départemental du SNPES/PJJ et éducateur en Seine-Saint-Denis depuis six ans, n’est pas aussi tranché mais reste sceptique. « Couper les liens familiaux peut être catastrophique, analyse-t-il, par angélisme, concernant non pas des collégiens de base, mais des petits durs de quartiers en fait coupé de leurs bandes. Il a même le sentiment politiquement correct que « contrairement à une idée reçue, les parents de ces jeunes savent prendre leurs responsabilités dans les moments difficiles. »
  • Avec Libération, la presse attaque les ERS
    « Malgré les violences [...], le ministre de l'Education nationale Luc Chatel a annoncé vouloir «persévérer» dans la mise en place de ce type d'établissements. » Annoncés par Nicolas Sarkozy en mai, les ERS visent à « éloigner ceux 'qui pourrissent la vie de leurs camarades', dixit François Fillon. »

    Verdict politique instantané de Libération
    «Cette mesure est critiquée de toutes parts.» Dès le 10, le journal charge l'expérience et choisit de donner la parole, non pas au syndicat dominant, mais à son rival de gauche, à Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN-CFDT, qui livre son interprétation du «raté» de Craon:
    - « couper les jeunes de leur environnement pour mieux régler leurs difficultés, cela revient à exporter les problèmes de la ville à la campagne. »
    - «il n'y a donc pas eu de réflexion approfondie sur le projet éducatif à mener auprès de ces jeunes », et cela malgré la diversité des compétences des 11 professionnels d'encadrement: de quoi créer des remous au sein de la confédération !
    - et l'incontournable : « Il faut aussi concentrer et renforcer les moyens sur les établissements les plus en difficulté. »

    Déni de violences scolaires

    Tandis qu'affligeant de conservatisme ravi le SGEN conclut: « Il n'y a pas de formule magique: il faut rendre plus efficace ce qui existe déjà. », et bien que des ados se soient fait tabasser dans l'enceinte d'un établissement d'enseignement public, Jean Arthuis appelle les victimes à la “tolérance” !
    Le président du Conseil général de la Mayenne, Jean Arthuis (Alliance centriste), a appelé le collège de Craon à la “tolérance”, au lendemain de violences. « Ces jeunes ne sont pas des délinquants, ils sont en difficulté scolaire et sociale et leur avenir ne peut nous laisser indifférents.
    Où et quand commence la délinquance ?
  • jeudi 29 avril 2010

    Nouvelle vague de violences contre des enseignants de collèges

    Impudique récupération d'Aurélie Filipetti

    La sécurité des collèges est-elle plus menacée
    Quand on n'y tabasse pas, on y joue du couteau. Lire PaSiDupes

    Violence scolaire en Moselle


    Un jeune de 13 ou 14 ans, élève de quatrième, a poignardé son professeur
    ce matin, mercredi 28 avril, dans une classe du collège Lionnel Theray, à Aumetz (Moselle), rapporte RTL.
    La victime a été immédiatement pris en charge par le SAMU et hospitalisée. Par chance, son pronostic vital n'est pas en jeu. L'agresseur, un bon élève sans antécédents judiciaires, a pris la fuite.

    Le professeur - un sadique irrespectueux ? - avait retenu l'élève à la fin de son cours pour un cahier mal tenu et c'est à ce moment que l'élève a sorti un couteau.

    L'inspecteur d'académie et la police sont sur place
    L'académie prononce le discours d'usage: cet élève ne s'était jamais fait remarquer, et le collège n'avait jamais connu d'actes de violence. Une cellule de soutien psychologique aura été mise en place, n'en doutons pas !

    Violence scolaire en Avignon

    Deux jours plus tôt, une surveillante du collège Gérard-Philippe d'Avignon (Vaucluse) a été victime de l'agression d'un élève à qui elle avait demandé d'éteindre une cigarette, annonce enfin le rectorat de l'académie d'Aix-Marseille.
    Déclaration de circonstance, administrative et froide
    "Le recteur de l'académie d'Aix-Marseille condamne avec la plus grande fermeté l'agression physique dont une surveillante du collège Gérard-Philippe à Avignon a été victime, le lundi 26 avril, après avoir demandé à un élève d'éteindre une cigarette et de la suivre chez la principale".

    Pour les détails, il faut lire la presse locale
    Le quotidien Le Dauphiné Libéré (Vaucluse Matin à Avignon) raconte que l'adolescent a roué de coups la surveillante, avant de prendre la fuite puis de se présenter à la police, accompagné de sa mère. Lire sur l'attitude de la FCPE en pareille circonstance
    La surveillante a été conduite à l'hôpital et s'est vue « recommander » cinq jours d'interruption totale de travail (ITT).

    Et alors, pas non plus de p'tite cellule d'aide psychologique ?
    Ici, pas de ministre, pas de préfet.
    Ils ne se déplacent pas pour des cas isolés: seulement dans des situations collectives de traumatisme psychique (attentats, violences de masse, catastrophes, accidents, ...) mais aussi dans les plans de licenciement douloureux, les situations de souffrance au travail, les événements à fort impact psychologique en milieu scolaire, etc. En cas de banalisation, on ne trouve plus personne.
    Et pas même un recteur pour venir tapoter la joue des victimes, ces provocateurs ? Auront-ils seulement délégué un sous fifre, leur inspecteur d'académie, par exemple ? Lire PaSiDupes

    Il est vrai que si France 2 ou France Inter avait tenté de soutirer une éventuelle proposition utile de la FSU, nous aurions appris qu'avec plus de « moyens humains » laxistes le problème serait réglé...
    => Nous gardons pourtant en mémoire les chicaneries coupables entre le PS et le PCF qui ont valu à un jeune lycéen d'être agressé en plein établissement: lien PaSiDupes


    Pas de souci, Aurélie Filipetti est sur le coup

    La députée PS a pris sa "plume" sur son blog:


    « Je condamne fermement l'agression dont a eté victime l'enseignant du collège Lionel Terray, à Aumetz en Moselle.
    [A la bonne heure. Certes, elle ne connaît pas son nom, mais peu lui importe, puisque son intention est la généralisation]

    [Un peu de compassion ne peut pas faire de mal dans les préliminaires]
    "Je lui souhaite un prompt rétablissement et tiens à assurer le personnel pédagogique de toute ma solidarité."

    [Passons à la récupération politicienne]
    "Les agressions d'enseignants se répètent, mois après mois, dans notre pays et j'appelle le gouvernement à prendre enfin les décisions qui s'imposent, à rétablir les moyens financiers et humains dont ont besoin les enseignants et les élèves."

    [Tract syndical ?]
    "Les Etats généraux sur la violence en milieu scolaire menés par Luc Chatel n'ont été qu'une opération de communication.
    Les coupes sombres dans le budget de l'éducation nationale [l'agrégée de l'Université ignore les majuscules: respect !] ne permettent pas d'assurer un encadrement, un enseignement efficace et sécurisé dans les écoles, collèges et lycées de la République."
    Lire PaSiDupes

    [Libelle politique ?]
    "Nous n'attendons pas de mesures pseudos sécuritaires ou une suppression démagogique des allocations familiales pour les parents d'enfants absents, mais bien des crédits et des formations pour les enseignants et l 'encadrement:Il faut suspendre la suppression des postes et réagir à l’insuffisance du nombre de surveillants, de CPE, de conseillers d'orientation psychologues (copsy) et d’infirmières."
    Aurélie FILIPPETTI

    On peut être politiquement instable, Verts passée au rose et porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, successivement proche de Sa Cynique Majesté Royal, tant que l'amère de Melle n'a pas été battue, puis de l'Espoir à gauche, avec Peillon-la-honte, mais la rengaine de la battue aux Européennes, elle, n'a pas varié.
    Va-t-elle passer à Europe Ecologie ?

    mardi 16 février 2010

    Vitry-sur-Seine: le lycéen, victime de chicaneries entre élus PS et PC

    Valérie Pécresse pointe la « passivité » de Huchon en matière de sécurité

    Candidat à un troisième mandat, le président socialiste de la région Ile-de-France et candidat pour un troisième mandat, Jean-Paul Huchon n'admet pourtant pas sa mise en cause par Luc Chatel, ministre de l'Éducation nationale, pour qui les collectivités locales se sont «renvoyé la balle» et n'ont pas pris en compte «les attentes des enseignants». Résultats: une agression d'un élève de 14 ans poignardé dans l'établissement, le lycée Adolphe-Chérioux de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), montée aux créneaux des professeurs FSU, soutenus par les parents d'élèves de la FCPE: le schéma habituel des alliances et des fuites des responsabilités.

    Le débat s'est radicalisé

    Les accusations de l'opposition sur les réductions de postes ont poussé le gouvernement à mettre sur la place publique la fin de non recevoir des collectivités locales opposées à la demande -de mai 2009- du ministère d'une sécurisation du parc départemental sur lequel les bâtiments du lycée polyvalent de Vitry-sur-Seine sont implantés. Depuis l'agression d'un jeune par des éléments extérieurs au lycée, le Conseil Général présidé par Christian Favier (PCF), propriétaire du terrain, et le Conseil Régional présidé par Jean-Paul Huchon (PS), et tutelle administrative des lycées de la région, ont promis tardivement de sanctuariser l'établissement. Trop tard.

    La rappel de la répartition des responsabilités de la gauche par Luc Chatel sur RTL a suscité la réponse immédiate de Jean-Paul Huchon, président PS de la région Ile-de-France depuis douze années.
    Accusant d'une part Luc Chatel de «malveillance» du seul fait qu'il dégage les responsabilités, Jean-Paul Huchon a d'autre part, regretté que le ministre fasse «la campagne de (sa) concurrente», Valérie Pécresse. Le coup de poignard a en effet été porté pendant une période sensible de campagne des régionales et les ministres -ni la victime- n'en peuvent mais !

    La ministre de l'Enseignement supérieur a dénoncé «la passivité» de la région


    Jean-Paul Huchon assure que le diagnostic de sécurité sur cet établissement, posé en mai 2009 par le rectorat, ne lui serait «jamais parvenu». Or, le recteur de l'académie de Créteil, William Marois, précise que le conseil d'administration du lycée de Vitry-sur-Seine a soulevé, en mai, la question «des problèmes d'insécurité sur le campus».

    => Un Conseil d'administration (CA) existe dans chaque EPLE (établissement public local d'enseignement) pour gérer l'établissement. Le contenu de ces CA est préparé par l'administration de l'EPLE et discuté au préalable au sein d'un comité restreint appelé commission permanente. Au CA sont, en autres, nommés
    - un représentant de la collectivité territoriale de rattachement : le Conseil Régional;
    - deux ou trois représentants de la commune (Alain Audoubert, maire PCF de Vitry);
    - un éventuel représentant du groupement de communes. Vitry-sur-Seine fait membre de la communauté d'agglomération Plaine Commune, présidée par Patrick Braouezec, ancien maire de Saint-Denis et actuel député de Seine-Saint-Denis (PCF).
    L'information circule mal entre les 3 élus communistes et le président PS de région...

  • Luttes d'influence autour d'un parc scolaire ouvert

    Vice-présidente de la région en charge des lycées, la socialiste Élisabeth Gourévitch, était physiquement présente au CA.
    Elle confirme les tensions entre le Conseil général du Val-de-Marne, présidé par Christian Favier (PC), et la région (PS). Le parc dans lequel est établi le campus, et donc le lycée, appartient en effet au département. Or, pour établir un périmètre clos de sécurité, il faut rétrocéder une partie du terrain à la région, propriétaire de l'établissement scolaire… «Au cours de nos discussions, explique Élisabeth Gourévitch, j'étais intraitable sur le périmètre nécessaire aux élèves que je souhaitais le plus large possible… » Des discussions difficiles donc, «compte tenu du prix du terrain». Au bout du compte, l'élue socialiste «regrette la nécessité de devoir clôturer» mais promet que les travaux «seront lancés dès cet été».

  • Le Conseil général admet qu'il y a eu «des discussions»

    Mais Michel Coronas, chef de cabinet de Christian Favier, affirme subjectivement (par idéologie) que «la vidéosurveillance n'a pratiquement [nuance] aucun effet préventif» et « la résolution des problèmes ne passe pas par les murs». Il pointe surtout «la diminution des effectifs» et se défausse sur «la responsabilité de l'État» supposée.

    Maire Nouveau Centre (NC) de Vincennes et tête de liste dans le Val-de-Marne, Laurent Lafon, membre de la commission des lycées à la région, souligne «les récurrentes divisions au sein de l'exécutif de gauche, en particulier en matière de sécurité. Des divisions source d'inaction». Et de violences.

  • Marie-George Buffet prend la défense de ses élus

    Dans les cours de récréation, on dirait qu'elle se sent morveuse...
    Marie-George Buffet, la secrétaire nationale du PCF, était la bienvenue ce matin sur le service public. France Info l'a accueillie en outre pour justifier les travailleurs qui ont investi les locaux de Total-Flandres à Dunkerque, et principalement pour soutenir ses élus irresponsables qui ont exposé des lycéens aux violences urbaines ordinaires dans le Val-de-Marne. Comme Christian Favier, elle a stigmatisé la cause unique de l'insécurité selon les communistes et la FSU, toutes tendances, «la diminution des effectifs». Elle a donc déploré le manque de surveillants qu'elle range au nombre des personnels « qualifiés » ! Sachant que ce sont de simples bacheliers, que plus de la moitié d'entre eux sont des femmes (certes modernes et fortes) et qu'ils sont généralement à mi-temps, ne connaissant donc pas chaque élève par son nom, comme elle croit, de qui se moque-t-on ? Certes des journalistes (compétents en tout, compétents en rien, et qui dissimulent finement leurs insuffisances derrière leur « impertinence »), mais surtout des parents, des professeurs et des élèves (et, aujourd'hui, des électeurs) manipulés par leurs élus politiques et syndicaux qui les enfument et les embrument.

    «On est toujours dans cette stratégie stérile du : c'est pas moi, c'est l'État», tonne Valérie Pécresse qui renvoie aux «3 800 médiateurs de la vie scolaire recrutés cette année par l'Éducation nationale».
    Elle demande d'utiliser «dès maintenant les crédits dédiés aux 5 000 emplois-tremplins promis en 2004 qui n'ont jamais été créés par Jean-Paul Huchon pour embaucher autant de surveillants-tuteurs».
    La candidate UMP note que «la sécurité des lycées ne supporte pas d'attendre, elle ne supporte pas les querelles de clochers».

    - Janvier 2009
    =>
    Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, s'est attaqué à l'absentéisme scolaire et à l'errance d'éléments incontrôlés dans les villes, en recrutant 5.000 "médiateurs de réussite" (ex-médiateurs de la vie scolaire), une mesure aussitôt stigmatisée par les syndicats et jugée a priori "inadaptée".
    L'absentéisme (absences d'au moins quatre demi-journées dans le mois sans justification) touchait pourtant, selon le ministère, en 2007, 2,4% des collégiens, 4,6% des lycéens et jusqu'à 10,9% des élèves des lycées professionnels. Vitry-sur-Seine et Thiais ne seraient pas concernés...
    Aussi, dès mars 2009, 5.000 "médiateurs de réussite" étaient implantés dans les établissements de 215 quartiers déjà ciblés par la politique de la ville (332 collèges ou lycées). Ils prolongeront l'action des conseillers principaux d'orientation (CPE), en se déplaçant dans les familles dont l'enfant n'est pas assidu pour le faire revenir en cours. Verdict de l'opposition: inadapté !

    => Le ministre Darcos avait aussi entrepris de renforcer la lutte contre la violence scolaire, en introduisant notamment des travaux d'utilité collective (TUC) comme réponses disciplinaires. Encore faut-il que les conseils de disciplines ne soient pas noyautés par les « pédagogistes » et autres citoyens « vigilants ».

    => Pour les enseignants, un module de formation à l'autorité, actuellement expérimenté dans l'académie de Créteil, doit être évalué et généralisé.

    => Si la concertation sur la réforme du lycée se poursuit, elle est conduite par Richard Descoings, directeur de Sciences-Po Paris, qui se tient en retrait. Prière de ne pas déranger: il pense !

    - Les 5.000 médiateurs de réussite scolaire que la gauche déclare « précaires » (CDD) sont nommés pour quatre ans et s'ils ne sont « pas formés », s'ils le sont plus que les surveillants, puisqu'ils ont une expérience professionnelle.

    =>
    Les médiateurs de réussite scolaire s'ajoutent aux surveillants
    - et aux AVS (Auxiliaires de Vie Scolaire, qui s'occupent de l'accompagnement, de la socialisation, de la sécurité et de la scolarisation d'enfants en situation d'handicap ou un trouble de santé invalidant)
    - et aux EVS (Employés de Vie Scolaire)…

    Ces personnels sont-ils vraiment précaires et non qualifiés ?

  • Les AVS interviennent principalement
    - en CLIS (CLasse d'Inclusion Scolaire, avec un'enseignant référent qui assure la mise en place d'un Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS) avec l'aide de l'ensemble des intervenants (famille, social, médical, enseignant) en fonction de la situation et du handicap de l'enfant.( decret 2005-1752 du 30/12/2005)
    - et en UPI (unité pédagogique d'intégration) : les enfants en situation de handicap venant de CLIS sont encadrés par des instituteurs (ou professeurs des écoles, ou des professeurs des lycées et collèges) diplômés et titulaires.

    - Le 2 juillet 2009, l'Assemblée nationale, sur proposition du gouvernement, a proposé une solution de pérennisation des AVS-AED et EVS en mission d'AVS en fin de contrat.

    =>
    Les EVS (emplois vie scolaire) sont des postes dans les écoles, les collèges et les lycées. Ils sont disponibles sous 2 contrats de travail : les contrat d'accompagnement dans l'emploi et les contrat d'avenir.
    Leurs tâches sont fonction des besoins des établissements, qui déterminent les priorités : aide aux élèves handicapés, assistance administrative (notamment aux directeurs d'école primaire), aide à l'utilisation des nouvelles technologies, à la documentation ou à l'animation des activités culturelles, artistiques ou sportives , et participation à l'encadrement des sorties scolaires, mais aussi aide à … l'accueil, la surveillance et l'encadrement des élèves , à condition d'en décider ainsi !


    L'encadrement scolaire est nettement plus lourd qu'il n'y paraît dans la propagande

    En vérité, les personnels adultes sont en nombre sensiblement plus important que celui pris en compte par la FSU et la FCPE, et par les journalistes, militants mais ignares, copieurs-colleurs et colporteurs de dépêches d'agences partisanes ?
  • mercredi 10 février 2010

    Vitry-sur-Seine: les grévistes en appellent à la médiation du ministre Chatel

    Des enseignants reçus par Chatel qui appelle à la reprise des cours

    Jean-Paul Huchon, leur interlocuteur naturel

    Le président de région se tient en retrait
    Le socialiste Jean-Paul Huchon refuse de se laisser impliquer par les enseignants. Consciente du risque en pleine campagne des régionales, la FSU se garde bien de réclamer ce qui le mettrait en cause.


    Le lycée Adolphe-Chérioux fait partie d'une "cité mixte départementale", donc -pour ce motif- "sous gestion du Conseil général", mais avant tout du Conseil Régional, comme tous les lycées de France et de Navarre.
    "Les diagnostics de sécurité qui ont été faits par le ministère sur le Val-de-Marne n'ont pas été transmis à la Région par l'Etat", argumente la Région Ile-de-France, en réponse à Luc Chatel. Mais "la région et le département sont tombés d'accord fin 2009 sur la partition de la cité mixte", a-t-on toutefois admis à la région, encore présidée par Jean-Paul Huchon (PS). "Dès lors, la Région engagera les travaux de clôture et de sécurisation avant l'été, les crédits seront individualisés lors de la première commission permanente de la prochaine mandature", a-t-on ajouté.

    Les enseignants de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) qui ont cessé les cours mercredi après le coup de poignard à un élève ont été reçus mardi par le ministre de l'Education nationale Luc Chatel.

    Les professeurs du lycée Adolphe-Chérioux, qui ont manifesté mardi près du ministère accompagnés de dizaines d'élèves, réclament 3 personnels en plus des 9 attribués par le ministère et jugent insuffisantes les propositions jusque-là faites par le rectorat.
    M. Chatel a estimé devant la presse que les mesures proposées (trois surveillants supplémentaires, six médiateurs) constituaient un "effort exceptionnel" et que la présence de 30 surveillants supplémentaires "n'aurait pas évité l'agression".

    Le ministre réclame la reprise des cours aux élèves

    Luc Chatel a de nouveau invité les grévistes à "reprendre le travail".
    "Ce qui est important pour les élèves, pour la réussite des élèves, c'est qu'on puisse reprendre le travail", a-t-il insisté.

    Mais à la sortie de la réunion, les professeurs ont affirmé "maintenir" leurs revendications et attendre "un signe du ministre pour débloquer la situation".
    "On ne peut pas reprendre le travail sans assurer la sécurité des élèves [, pourtant menacée depuis des mois]. La balle est dans le camp du ministère (...). On veut vraiment reprendre les cours mais on veut les reprendre dans des conditions normales", a déclaré Laurent Maria, professeur d'horticulture et membre de la délégation syndicale, ajoutant qu'une "réponse" du ministère était attendue dans la journée.
    Alors que la CGT et le SNES-FSU -même tendance extrémiste dans ce département communiste- ont lancé un appel à la grève jeudi dans l'académie de Créteil. Une tentative d'extension du mouvement hors du lycée.

    "On doit systématiquement refuser la banalisation de la violence", a souligné L. Chatel, tout en soulignant que le nombre de surveillants ne réglait pas tout et que la violence était "l'affaire de tous": le Conseil Général et le Conseil Régional font en effet les morts.

    => "Mettre un surveillant derrière chaque élève dans chaque établissement, (...) ce n'est pas possible et ce n'est pas la solution", a jugé le ministre, ajoutant notamment qu'un dispositif de vidéo-protection serait mis en oeuvre à Chérioux "dans les mois qui viennent".
    => Il a d'ailleurs déjà obtenu des élus locaux qu'ils mettent en place la clôture demandée, comme il en avait exprimé le voeu en … mai dernier !

    La FCPE est de la partie

    "Plusieurs" (sic) parents d'élèves étaient également présents à Paris
    "Ce n'est plus possible de continuer comme ça. J'ai deux filles à Chérioux et je n'accepte pas qu'elles aillent étudier dans un tel climat d'insécurité", a tout à coup souligné Marie-José Andrade (FCPE, ancrée à gauche, ci-contre).
    "Je suis inquiète pour mes enfants. Tout le monde peut entrer dans ce lycée, il n'y a aucune sécurité. Ce n'est pas la première fois qu'il y a des incidents dans cet établissement. L'année dernière, un autre élève avait été blessé à l'arme blanche..." Un combat qu'elle mène depuis quatre ans auprès du Conseil Régional et du Conseil Général, communistes, ce qui aurait pu faciliter le dialogue... "Nous autres, parents, avons préparé un courrier que nous allons envoyer au ministère de l'Education, au rectorat et aux Conseils général et régional."

    La FSU réclame des surveillants, un encadrement non formé

    Récupération politique en milieu communiste
    Qu'est-ce qu'un surveillant d'externat ?

    Le statut de surveillant d'externat (SE) a été créé en France en 1937 et a disparu en 2003.
    Agent non-titulaire de l'État et exerçant dans le second cycle, le "pion" (en langage potache), devait 28 heures hebdomadaires à temps complet ou 14 heures à mi-temps, il était en charge de la surveillance des élèves de l'ouverture à la fermeture de l'établissement. Aujourd'hui, les enseignants de Vitry en réclament qui feraient 35 heures... Sachant que le recrutement se faisait parmi les étudiant(e)s, la FSU n'est pas tendre avec les militants de l'UNEF !

    La tâche première des surveillants d'externat consistait en la surveillance et l'encadrement des élèves
    durant le temps scolaire : études et permanences, réfectoire, surveillance des locaux. Ils participaient, auprès du Conseiller principal d'éducation (CPE: ils sont tous « principaux » !), au contrôle d'assiduité (appel quotidien, tenue du fichier des absences et des retards,...) et de discipline (surveillance des retenues) des élèves de l'établissement. Durant la demi-pension, ils veillaient au bon déroulement du service au réfectoire et dans la cour de récréation. Ils étaient en cela le bras droit du CPE, qu'ils tenaient informé du comportement des élèves, et des éventuels problèmes décelés. Ils pouvaient également assurer des tâches éducatives auprès des enfants (soutien scolaire, aide aux devoirs, encadrement de voyages et sorties scolaires, etc.). Enfin, notamment hors du temps de présence des élèves, les SE pouvaient être sollicités par le chef d'établissement (proviseur ou principal) pour participer à des tâches administratives diverses (envoi des bulletins scolaires, inscriptions, préparation de rentrée,...). En somme, ils étaient polyvalents et corvéables à merci.
    Les surveillants d'externat étaient recrutés au niveau académique sur dossier et la seule condition impérative de diplôme était le baccalauréat. Les principaux critères de sélection étaient :
    - avoir le statut d'étudiant dans l'enseignement supérieur
    - être âgé de 19 ans à 28 ans
    - appartenir à une famille aux ressources familiales modestes
    - se destiner aux concours de l'Éducation nationale

    Il n'avait donc aucune formation pédagogique
    et n'étaient pas pas plus "sociologues" que les CPE ou « psychologues » que les COP
    (conseillers d'orientation psychologues, reclassés 'psy' sans le diplôme).
    Au bout de 7 années de délégation ou une fois atteint l'âge de 28 ans, les S.E. étaient remerciés et pouvaient bénéficier de l'assurance chômage.

    Leur nombre -que l'on déplore aujourd'hui avec hypocrisie- ne doit pas faire illusion: pour ne pas obérer leurs chances de réussite universitaire, la plupart étaient ...à mi-temps. Des travailleurs défavorisés, dirait-on aujourd'hui.
    En 2003, leur statut fut considéré comme obsolète et mal adapté aux besoins actuels et la loi Ferry l'abolit pour le remplacer par celui des assistants d'éducation (AE), au profil résolument différent.

    Qu'est-ce qu'un assistant d'éducation ?

    Les A.E. conservent les mêmes fonctions d'encadrement et de surveillance des élèves anciennement dévolues aux SE
    .
    Décentralisation oblige, ils ont désormais un contrat d'une durée de 3 ans, renouvelable une fois, ce qui leur octroie le statut d'agent non-titulaire de l'État. Quoique payés sur le budget de l'État, les AE ne sont plus recrutés par les recteurs d'académie sur critères sociaux (avec barême) comme leurs prédécesseurs , mais par le chef d'établissement d'exercice, après le dépôt d'une candidature auprès des services du rectorat.
    Les postes d'AE restent prioritairement réservés aux étudiants, notamment boursiers, mais ouverts également à d'autres catégories socio-professionnelles.
    Les bénéficiaires ne sont toujours pas mieux formés, car ils ne doivent attester que du baccalauréat ou d'un titre ou diplôme équivalent.

    Critiquer la loi Ferry par principe paraît donc injuste à plusieurs égards.
    => Leur service des AE a gagné en souplesse.
    Il est annualisé et représente un temps de travail de 1 600 heures (800 heures à mi-temps), répartis sur 39 semaines en début d'année. En justifiant d'une inscription dans l'enseignement supérieur, l'AE se voit déduire de son service annuel un crédit horaire de 200 heures (100 heures pour les surveillants à mi-temps).

    => Leurs fonctions se sont étendues
    La tâche première des AE reste la surveillance et l'encadrement des élèves durant le temps scolaire cf. les surveillants d'externat ci-dessus. Certains AE sont employés pour effectuer des tâches en rapport à l'informatique (TICE). Ils sont ainsi techniciens de maintenance, administrateurs de réseau, ou secondent les professeurs.

    => Leur champ d'activité s'est diversifié
    La loi du 30 avril 2003 a également prévu la mise à disposition d'assistant d'éducation pour les écoles du premier degré, et la mise en place d'assistants d'éducation formés à l'intégration des élèves handicapés.

    => Ils n'ont pas acquis les qualités a priori que leur prêtent la propagande toxique des syndicats d'enseignants. Ils idéalisent leur rôle en leur prêtant des vertus éducatives -quasiment curatives- de la violence.

    Une récupération politique de la violence

    Après leur avoir indiqué que les mesures prises étaient «tout à fait exceptionnelles», Luc Chatel les a, comme les jours précédents, invités à «reprendre le travail».
    « Même si on engageait trente surveillants, on ne pourrait pas en mettre un derrière chaque élève », ajoute-t-il, estimant que «les surveillants ne sont pas la seule réponse à l'insécurité».

    Pour le ministère, qui voit dans ce mouvement de protestation «une récupération politique avant les élections régionales», « la revendication de ces enseignants n'est pas très raisonnable». LIRE PaSiDupes Il fait valoir qu'« une cinquantaine de professeurs sur cent quatre-vingts ne sont pas en grève et que douze à quinze ont finalement décidé de reprendre le travail ».
    Les réponses apportées par le recteur sont par ailleurs «adaptées» à une situation architecturale atypique à laquelle s'ajoute une «revendication plus classique sur les moyens».
    Les parents de la FCPE jouent avec l'avenir de leur enfants.

    mardi 9 février 2010

    Un élève passé à tabac dans un lycée du Val-de-Marne

    La grève des enseignants perturbe le calme retrouvé

    Le lycée "défavorisé"
    Adolphe Chérioux
    de Vitry-sur-Seine

    Pas de nouvelles de la victime et de ses agresseurs...

    Un adolescent -anonyme- a été hospitalisé après avoir été poignardé à l'intérieur de son établissement
    . Lire PaSiDupes Deux mineurs suspects -de "jeunes garçons"- ont été interpellés. Leur âge reste secret défense, puisqu'il pourrait justifier le couvre-feu voulu par le ministre Hortefeux (et le socialiste Chevènement à Belfort), le fichage des mineurs récidivistes ou la loi sur les mineurs de 13 ans: lire PaSiDupes. Une bagarre entre deux jeunes, voire davantage, pourrait être à l'origine de l'agression.

    La prévention par l'éducation civique

    Un lycéen de 14 ans scolarisé au lycée polyvalent Adolphe-Chérioux de Vitry-sur-Seine, dans le Far West du Val-de-Marne, a été violenté, mardi matin, au coeur même de ce qui devrait être un sanctuaire, son lycée. Le jeune homme a été passé à tabac par au moins sept personnes, qui avaient pris soin de dissimuler leur visage: euphémisme pour désigner les foulards interdits par la loi. De source judiciaire, on indique qu'il a reçu un coup de couteau dans la cuisse, souffre d'une plaie à l'oreille et a les yeux tuméfiés par les gaz lacrymogènes. Son état n'est toutefois pas jugé préoccupant.

    La gauche ne veut pas de portiques de sécurité

    Sans qu'on s'en émeuve outre mesure, tant la violence est banalisée, un coup de feu a par ailleurs été entendu par des témoins, mais aucune blessure par arme à feu n'a été constatée. Il semblerait que l'arme utilisée soit un pistolet à grenailles, «sans doute pour impressionner», estime une source policière.
    Une bagarre entre bandes de Thiais et de l'Haye-les-Roses pourrait être à l'origine de cette agression. «Il y a quelques jours, deux jeunes se sont bagarrés, puis deux clans se sont formés, apprend-on. Cette agression pourrait être une vengeance de l'un des groupes». Les enquêteurs de la Sûreté territoriale cherchent à établir les raisons de cette rivalité. Interpellés mardi vers 11 heures, deux jeunes de Thiais se trouvaient toujours en garde à vue mercredi matin.

    Des enseignants font de l'animation politique devant ...le rectorat

    Les professeurs victimes de la violence de leurs élèves ne mobilisent pas tant: faut-il se faire poignarder pendant une campagne électorale pour mobliser la gauche ? Lire PaSiDupes
    => En décembre 2005 à Etampes, une enseignante, Karen Montet-Toutain, avait été poignardée par un élève, Kévani Wansale, 20 ans, qui n'avait encore vu sa victime qu'à trois ou quatre reprises mais voulait déjà "faire un truc de ouf" et "schlapper" (planter) son professeur principal.

    Alors que, le calme retrouvé, l'établissement rouvrait ses portes mercredi sous la surveillance de quelques policiers, des enseignants ont décidé de profiter de la situation pour exercer leur droit de retrait (lire le prochain article de PaSiDupes sur le sujet) et refuser de donner leurs cours aux élèves. Ils appellaient à manifester devant le ...rectorat de Créteil plutôt que devant le Conseil Régional et «envisageaient de poursuivre leur action» jeudi dans le cas où leur revendication «ne serait pas satisfaite», annoncaient-ils. Ils réclament le doublement du nombre d'assistants d'éducation. Lire PaSiDupes sur la totale absence de formation de ceux-ci.

    L'incurie des Conseils Général et Régional

    Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a souligné mercredi sur RMC que le lycée avait fait l'objet en mai dernier d'un diagnostic de sécurité. Ce dernier avait recommandé la pose d'une clôture autour de l'établissement situé «dans un parc sur plusieurs hectares» avec «22 bâtiments ouverts à tous les vents». «Malheureusement, ça n'a pas été fait et je regrette que les collectivités locales, la région et le département se soient un peu renvoyés la balle sur ce sujet, puisque le département est propriétaire du site et la région responsable du lycée. Ce que je souhaite, c'est que dans les meilleurs délais, on mette en oeuvre les préconisations de ce diagnostic», a-t-il affirmé.

    La manifestation des enseignants n'aurait-elle pas dû prendre le chemin du CR ? Les syndicats enseignants ont préféré entraîner les enseignants, parents et élèves devant le ministère. Nous assistons manifestement à une action de détournement des responsabilités des responsables sur les adversaires politiques traditionnels. En période électorale, ça s'appelle de l'intox de l'opinion, du maquillage des coupables et de la récupération politicienne.

    Des élus d'opposition peu réactifs

    Le maire, Alain Audoubert et le président du Conseil Général, Christian Favier, sont communistes. Quant à celui du Conseil Régional, Jean-Paul Huchon, il est socialiste. La FSU a la délicate attention politique de ne pas nuire à sa campagne des régionales...

    Au lycée de Vitry
    Le ministre a en outre répété que les diagnostics de sécurité seraient effectués dans tous les lycées de France d'ici à la fin de l'année scolaire. A ce stade, ils ont déjà été réalisés dans 57% des établissements.
    Cette agression survient au lendemain de l'annonce de l'accélération du plan de sécurisation des établissements scolaires par Luc Chatel. Il a ainsi affirmé que la mise en place des équipes mobiles de sécurité (EMS), mesure phare du dispositif, sera achevée d'ici au 31 mars.

    D'autres lycées du Val-de-Marne
    Le 10 janvier dernier, un lycéen du Kremin-Bicêtre dans le même département, Hakim, 18 ans, avait trouvé la mort (Lire PaSiDupes), frappé de trois coups de couteau dans son établissement. Son agresseur présumé, un camarade de lycée, avait été placé en garde à vue.

    Le maire, Jean-Luc Laurent, est socialiste de la mouvance Jean-Pierre Chevènement (MRC) et membre (in)actif du Conseil régional d'Île-de-France.
    => Si la récupération politique des coups de poignards en établissements scolaires profite à la gauche, c'est à désespérer de l'électorat. Lien PaSiDupes

    Et pendant ce temps-là

    Malgré les élections et le populisme de l'opposition,la majorité souhaite responsabiliser les parents: lire PaSiDupes

    Devoir de mémoire: Vitry-sur-Seine

  • 11 octobre 2002
    VOIR et ENTENDRE Reportage.
    Evocation du meurtre d'une jeune fille à Vitry-sur-Seine : Sohane a été volontairement brûlée vive après avoir été aspergée de liquide inflammable. Commentaires sur images des lieux du meurtre en alternance avec des témoignages anonymes sur les circonstances du drame et l'interview de Nicolas Couteau, policier et membre du Syndicat général de la police.

  • 1992
    VOIR et ENTENDRE Vitry: drogue au foyer des immigrés (doc INA)